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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 18:36
Situation en Grèce : analyse du Parti communiste luxembourgeois (KPL-PCL)

Situation en Grèce : analyse du Parti communiste luxembourgeois (KPL-PCL)

Communiqué du Comité central du KPL-PCL, 14 juillet 2015, traduction MlN pour Solidarité internationale PCF

Solidarité avec le peuple grec – maintenant enfin de la bonne façon !

Lors du dernier sommet extraordinaire de l’Eurogroupe, les chefs d’Etat et de gouvernement ont montré une nouvelle fois leur vrai visage de représentants des intérêts du grand capital et du capital financier. La chancelière allemande guidant la plume, la Grèce s’est vue infliger de nouvelles mesures d’austérité qui pèseront encore plus durement sur les actifs, les retraités, les jeunes, les chômeurs et les couches moyennes. Que le gouvernement luxembourgeois et le président luxembourgeois de la Commission européenne aient également approuvé ce diktat laisse clairement voir dans quel camp ils se situent.

La liquidation de l’économie grecque

Les « réformes » décidées à Bruxelles, des impôts, du droit du travail, des retraites, les nouvelles privatisations, le transfert de biens publics à un fonds extérieur (suivant le modèle de la liquidation de l’économie de la RDA), destiné aux trois quarts aux banques privées, au remboursement de dettes, le nouveau renoncement à des droits souverains, montrent comment le gouvernement grec a totalement capitulé devant les exigences de l’Union européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international, après avoir auparavant répandu l’illusion qu’un accord loyal avec l’UE, sans austérité supplémentaire, serait possible. L’illusion s’est retrouvée aussi dans l’idée propagée par Syriza et, ici dans notre pays, par « Déi Lenk » (le « Front de gauche » luxembourgeois constitué sans et contre le PCL – NdT) selon laquelle l’Union européenne pourrait être réformée dans le sens d’une « Europe sociale ».

Les derniers événements ont montré à nouveau comment les conditions imposées par les forces dominantes foulent au pied toute volonté d’expression démocratique. Ils confirment qu’aucun changement fondamental dans l’intérêt des travailleurs n’est gagnable à l’intérieur de cette UE qui prétend défendre la « solidarité » et la « justice sociale ». En particulier en temps de crise, les classes dominantes ne sont pas prêtes à la moindre concession, mais font tout pour garantir et encore démultiplier leurs profits par l’écrasement des revendications. Elles utilisent pour cela les instruments dont elles se sont dotées pour garantir leur domination de classe, parmi lesquels l’Union européenne et la monnaie unique européenne, l’euro, derrière lesquelles se cachent aussi les objectifs allemands de grande puissance.

Aucun changement sans rupture avec les conditions dominantes

De véritables changements dans l’intérêt des actifs, des retraités, des jeunes, des chômeurs et des couches moyennes ne sont possibles qu’avec une rupture avec les conditions de la domination capitaliste et avec une socialisation des banques et des grandes entreprises. Cela ne vaut pas que pour la Grèce mais aussi pour tous les autres pays de l’UE, Luxembourg compris.

De plus en plus de Grecs reconnaissent que, sans lutte, aucune victoire ne peut être obtenue. De plus en plus d’hommes et de femmes descendent dans la rue et manifestent pour leurs droits, contre la politique d’austérité imposée par l’UE. Le Parti communiste luxembourgeois exprime sa solidarité inébranlable avec le peuple grec, avec le Parti communiste grec, avec le syndicat de lutte PAME et avec tous ceux qui se mobilisent contre la politique d’austérité.

Le Comité central du Parti communiste luxembourgeois (Kommunistische Partei Luxemburgs)

A Esch-sur-Alzette, le 14 juillet 2015

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Publié par Solidarité Internationale PCF
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rubio 21/07/2015 17:41

Cette situatin catastrophique sera durable du moins tant ue les électeurs de chaque pays européen, n'auront pas le courage et la pérspicacité de voter pour une véritable alternative de gauche, Les peuples d'Europe votent soit à droite, voire pour l'extrème droite, soit pour une gauche décaféinée qu'est en féit la social-démocratie ou partis socialistes. Syriza s'esttroué bien seul devant les vautours défenseurs du capital transnational, ces chiens de garde fidèles et totalement asservis. Le cap européen peut être changé, mais seulement par une révolution sociale émanant des peuples. Ceux-là ne sont pas encore mûrs pour cela et je doute fort qu'ils le soient jamais. Syriza a cpitulé:il n'avait que deux options et il a choisi la pire, obliger son peuple à vivre à genoux. Il aurait dû se maintenir droit dans sesbottes au lieu de choisir les confortables chaussons. Le changement européen est impossibler en l'état actuel car ses institutions, ou plutôt ses traités sont, non pas antidémocratiques, mais a-démocratiques. Les peuples, gavés d'un semblant de bien-être, ne se rendent pas compte de ce qui nous attend: LE Maître, le seul maître à bord, est le pays le plus puissant du monde: Les USA. Le fameux TAFTA sur lepitn d'être achevé, nous tombera sur la tête sans que nous ayons réagi à temps.Je n'ai plus confiance au genre humain, chaque jour qui passe me donne raison sur ce point. Mes grands parents, mes parents ont lutté pour mieux vivre, pour que notre génération et les suivantes aient un mieux être. Patatras! cela est un fisaco sur tout le front. En novembre prochain il y aura des élections législatives en Espagne. Deux choses peuvent arriver: soit c'est la sempiternel PSOE, à la reconnaissance d_ ventre bien évidente, qui remportera la mise, soit c'est le mouvement Podemos. Dans ce dernier cas, il arrivera la même chose u'en Grèce. Dans le premier cas, le plus probable, rien ne changera. Rien. Et comme en 1982, les socialistes espagnols seront coupables de crime contre l'illusion de tout un peuple: Le leur. Et je voudrais me tromper.