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KPRF_logo_color.jpgIntervention du Parti Communiste de la Fédération de Russie (KPRF)

 

11 ème rencontre des Partis Communistes et Ouvriers – New Delhi, 20-22 Novembre 2009

 

Intervention de Vyacheslav Tetekin,


Membre du Présidium et secrétaire du Comité Central du Parti Communiste de la Fédération de Russie




« Soyons réalistes, demandons l'impossible: Retour au socialisme et restauration de l'URSS! »

 

Traduction d'AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Chers Camarades,

 

Je suis très heureux d'être ici, dans cette rencontre fraternelle réunissant les Communistes du monde entier. Nous avons ici un échange extrêmement fructueux d'idées et d'expériences. C'est une grande source d'inspiration pour les communistes russes.



Cela fait désormais un an que la crise économique mondiale a éclaté. Sa nature et ses conséquences possibles sont encore au centre de toutes les attentions. Il s'agit bien d'une crise systémique qui remet en cause les perspectives d'avenir d'une économie mondiale qui suivrait le modèle économique américain, dominant dans le monde aujourd'hui. Je pense qu'il est opportun que nous vous faisions partager le point de vue porté par les communistes russes à cet égard.



La faillite de ceux qui ont misé sur le « dynamisme capitaliste », en Russie comme ailleurs

 

Les événements de fin 2008 et de cette année ont prouvé toute la validité de la thèse Marxiste-Léniniste classique selon laquelle les crises sont une donnée inhérente et inévitable du système capitaliste. Les partisans du libre marché et du chacun pour soi (free-for-all markets) ont tout à coup découvert que le système capitaliste existant se serait effondré s'il n'y avait pas eu intervention massive de l'État. Nous avons suivi avec intérêt le fait que le gouvernement américain, dans cette citadelle du libre marché que sont les Etats-Unis, a justement fait ce que les communistes proposaient depuis toujours: nationaliser les principales banques et les grandes entreprises.

 

Il y a un débat vif sur la question: avons-nous touché le fond et la reprise de l'économie, dont on dénote déjà quelques signes, sera-t-elle rapide ou lente? Les déclarations faites sur la fin de la crise ont étouffé certains jugements sincères et honnêtes, qui pointent du doigt le modèle capitaliste spéculatif actuel, et qui trouvent les origines de cette crise aux Etats-Unis d'Amérique, le phare du monde capitaliste.

 

Parler d'une sortie de crise rapide est un moyen, parmi d'autres, pour justifier la réticence et l'incapacité des « puissants » à changer quoi que ce soit au modèle actuel. Alors que dans la préparation de la première réunion du G20, quelques propositions concrètes et résolues ont pu être avancées, elles ont désormais pratiquement disparu. Et, en fait, pourquoi changer quelque chose si on peut réparer ce modèle en panne grâce à l'argent des contribuables? Bien que l'oligarchie mondiale ait perdu un peu de graisse superflue, elle n'a aucune intention de céder sur ses prétentions, qui sont de continuer à vivre comme avant. Les banques, les piliers du capitalisme oligarchique, qui ont bénéficié le plus des mesures anti-crise, défendent fermement leurs intérêts privés. Ils règnent d'une main de fer sur les actions des gouvernements nationaux.



Cependant, la locomotive du capitalisme spéculatif est cassée. Des réparations superficielles peuvent être faites, mais elle n'est manifestement plus capable d'avancer à la même vitesse et avec la même charge. Ceux qui ont tout misé sur « l'efficacité du capitalisme mondial », y compris en Russie, sont ceux qui ont le plus souffert. Cela devrait les mener rapidement à en tirer des leçons pour l'avenir.



Une crise à la fois du capitalisme comme système économique et de sa forme néo-libérale



Nous sommes convaincus que la crise de l'économie mondiale provient dans le fond à la fois des contradictions du capitalisme en général (comme l'avait démontré Marx) et des défauts de ce modèle particulier de capitalisme, qu'est le capitalisme néo-libéral. De l'avis des plus grands spécialistes Occidentaux, une telle chute ne peut pas être surmontée facilement ou rapidement. La reprise est possible seulement si les gouvernements sortent de cette crise avec de nouvelles méthodes de gouvernement, qualitativement différentes, des méthodes dont le caractère novateur et la mise en place pratique puissent être à la hauteur de la profondeur de la crise qui vient de se produire.



Il a fallu près de dix ans aux Américains pour vaincre la Grande Dépression, et ils y sont parvenus avec difficulté seulement grâce au New Deal de Roosevelt qui s'appuyait sur la philosophie économique de centre-gauche de Keynes. Cette évolution s'est aussi lourdement appuyée sur l'expérience Soviétique des plans quinquennaux, dans le domaine de la planification et de la gestion de la société. Aujourd'hui, il est nécessaire de répéter que, malgré toutes les crises connues à l'Ouest, l'Union soviétique jouissait d'un développement rapide et durable basé sur de nouvelles méthodes économiques et sociales. En fin de compte, elle a aidé le monde à sortir de la crise pendant ces années et à contribué à libérer la planète du fléau du fascisme.





Sans changement de cap économique et politique, la crise va s'aggraver



Toutefois, aucun changement décisif n'a lieu dans la conscience et dans la manière de gérer l'État et la société en Occident aujourd'hui, et par conséquent, pour des raisons objectives, la crise va s'aggraver. La prochaine chute sera encore plus périlleuse. Il est parfaitement clair aujourd'hui qu'il est nécessaire d'adopter des mesures protectrices qui permettent de faire échec à la domination destructrice du processus de mondialisation, et que de nouvelles approches doivent être explorées en ce sens.



On ne peut nier le fait que la crise ait déclenché un processus d'érosion de l'ordre économique mondial injuste qui a existé jusqu'au présent. De la même manière, nous constatons l'érosion des structures économiques et politiques qui ont assuré la domination d'une seule puissance sur la scène mondiale autour de laquelle ses principaux alliés se regroupaient, tels des satellites.



Des changements importants sont nécessaires dans la manière de fonctionner d'organisations comme l'OMC, le FMI, la Banque Mondiale, etc. Dans le même temps, la question se pose, celle d'assurer la stabilité du système politique qui a permis à un petit groupe d'États capitalistes développés de dominer le reste du monde.



Si l'effondrement du système capitalisme est inévitable, ne pas sous-estimer sa capacité d'adaptation



Chers camarades,



Comme je l'ai déjà dit, nos débats sont de très haute qualité intellectuelle. On sent vraiment que le Marxisme constitue l'outil le plus puissant pour comprendre les sociétés humaines. Nous avons brillamment analysé les contradictions du système capitalisme et confirmé son inévitable auto-destruction. Mais nous ne devons pas sous-estimer la capacité du système capitaliste à s'adapter aux changements de conjoncture. Il a réussi à s'adapter au défi lancé par la Révolution d'Octobre de 1917, en Russie, en introduisant des systèmes de sécurité sociale en Europe et aux Etats-Unis pour détacher les gens du socialisme. Il a réussi à s'adapter à l'effondrement des empires coloniaux après la Seconde guerre mondiale en introduisant un néo-colonialisme économique. Et il est en train de s'adapter à la crise actuelle en réalisant l'impensable – nationaliser les banques et les grandes entreprises. Les serviteurs intellectuels du capitalisme étudient scrupuleusement le marxisme pour mieux le vaincre.

 

Bien sûr, la capacité d'adaptation du capitalisme ne le sauvera pas de son effondrement futur. C'est un système dont le moteur est la cupidité et nous pouvons déjà voir comment, aux tout premiers signes de reprise, les capitalistes abandonnent leurs nobles intentions de correction des défaillances du système actuel. Ils sont en train de gonfler de nouvelles bulles financières similaires à celles qui sont à l'origine de la crise actuelle.

 

La nécessité de l'aider à s'effondrer: renforcement du Parti Communiste et rassemblement autour de lui des forces populaires

 

De toute façon, il est clair que le capitalisme ne s'effondra pas tout seul. Nous devons l'aider à s'effondrer.

 

Bien sûr, l'unité d'action et la solidarité collective sont extrêmement importants. Mais ce qui est le plus important est de renforcer nos organisations et de les transformer en des points de convergence de toutes les forces progressistes et anti-capitalistes.

 

Les Communistes Russes avancent justement dans cette perspective. La mafia capitaliste Russe composée de l'oligarchie criminelle et de la noblesse d'Etat est peut-être la plus cupide et la plus irresponsable au monde. Bien que la Russie puisse être potentiellement le pays le plus riche au monde, la mafia capitaliste a tellement mal géré l'économie qu'aujourd'hui notre pays est un de ceux qui a été touché le plus durement par la crise.

 

Soyons réalistes, demandons l'impossible? Retour au socialisme et rétablissement de l'URSS



Maintenant, les gens commencent à voir la différence énorme qui existe entre le socialisme sous lequel il vivait il y a 20 ans et la société criminelle qu'on leur a offert sous le nom de capitalisme. Ainsi, on remarque des changements notables dans l'état d'esprit politique. Même dans des circonstances de fraudes électorales massives, le Parti Communiste reçoit systématiquement entre 15 et 20% lors des différentes scrutins. Nous savons, toutefois, que notre potentiel de soutien va bien au-delà. Et nous nous engageons ici à intensifier notre travail afin de revenir au socialisme en Russie et de rétablir l'Union Soviétique.



Comme le disait Che Guevara: « Soyons réalistes, demandons l'impossible! »



Mais la construction d'un monde socialiste devient de plus en plus crédible. Travaillons à le réaliser!



Site du Parti Communiste Russe: http://www.kprf.ru



Samedi 26 décembre 2009 6 26 /12 /Déc /2009 00:15
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Commentaires

LU DANS LE FIGARO:

Joseph Staline hante toujours la mémoire russe

Pierre Avril - Correspondant à Moscou
21/12/2009 | Mise à jour : 19:25
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Lundi,à Moscou,des communistes russes ont fêté le 130e anniversairede la naissance de Joseph Vissarionovitch Djougachvili,dit Staline.
Lundi,à Moscou,des communistes russes ont fêté le 130e anniversairede la naissance de Joseph Vissarionovitch Djougachvili,dit Staline. Crédits photo : AP

Seuls les communistes ont commémoré la naissance du dictateur, le 21 décembre 1879.

Le fait que Joseph Vissarionovitch Djougachvili, dit Staline, ait officiellement vu le jour à Gori, en Géorgie, le 21 décembre 1879, a permis à la Russie de commémorer lundi le cent trentième anniversaire de sa naissance. Dans ce pays qui n'en finit pas de contempler les ombres de son passé, l'ancien dictateur, qui a dirigé durant trente ans l'URSS d'une main de fer et fut responsable de la mort de millions de ses compatriotes, occupe toujours une place singulière dans la mémoire des Russes, mêlée de répulsion pour une minorité d'entre eux, d'admiration et de tendre ironie pour les autres. Selon un sondage publié le 18 décembre par l'institut VTsIOm, 54 % d'entre eux affirment apprécier ses qualités de dirigeant, une opinion en recul de 9 points par rapport à 2000. Huit pour cent sont d'un avis contraire. Par ailleurs, 58 % des sondés estiment qu'un leadership de type stalinien n'est plus nécessaire à leur pays.

Les autorités n'ont organisé aucune manifestation officielle. Les deux têtes de l'exécutif expriment des opinions partagées à l'égard du dictateur. Le président Dmitri Medvedev condamne les «répressions» dont s'est rendu coupable le régime, ce qui n'empêche pas le premier ministre, Vladimir Poutine, d'honorer le vainqueur de la «grande guerre patriotique».

Lundi, seuls les nostalgiques du stalinisme se sont chargés des commémorations. Le leader communiste, Guennadi Ziouganov - deuxième formation politique au sein de la Douma - a décoré des vétérans de la Deuxième Guerre mondiale. Devant 1 500 personnes, il a déposé une gerbe devant la tombe de son idole au pied du Kremlin. Le Parti communiste a invité les Russes à faire silence sur les «erreurs de la période stalinienne» et à voir dans l'ancien maître de l'URSS, non pas un bourreau, mais «un créateur, un philosophe et un patriote» .

 

Tentative de réhabilitation

La tentative de réhabilitation du leader soviétique se joue également devant les tribunaux où le petit-fils de Staline poursuit les médias, coupables, à ses yeux, d'avoir sali la mémoire de son grand-père. Après avoir perdu son premier procès contre le journal Novaya Gazeta, Ievgueny Djougachvili exige désormais d'Écho de Moscou 10 millions de roubles (228 000 euros).

Un animateur de la radio avait traité de «salauds» les défenseurs d'un homme qui «a permis de fusiller des enfants à partir de 12 ans, au titre d'ennemis de la nation» . Parfois, le retour en grâce du Petit Père des peuples s'effectue subrepticement : le métro moscovite a récemment restauré un slogan à sa gloire, sur la coupole du plafond de la station Kourskaya. Le slogan litigieux avait pourtant été expurgé de l'hymne national en 1997. «À force d'admirer Staline, a mis en garde la figure russe des droits de l'homme Lioudmila Alexeïva, on risque de revivre une période identique à la sienne.»

Commentaire n°1 posté par Michel Lamer le 26/12/2009 à 12h51

bj je voulai juste dire a tous que le destin de tous est dans l'idée commune

le droit de chaque personne qui née sur terre.

Est le droit a un toi ,le droit au travail,

le droit , lui et sa famille de se nourir covenablement 

que chacun soit au service de tous

on ce doit de se batre pour un avenir commun, donc un avenir communiste

ou alors nous serons une grande foule de machine humaine dont une

partie reste en reserve pour l'enrichisements d'une minorité selon leurs besoin

de vulgaire machine des serfs des esclaves

la seul idée que l"on doit avoir c'est notre condition

et qu'el systeme peut l'ameliorer

metre en commun etre communiste

imposer notre monbre pour terroriser les speculateurs les petits malins

 

Commentaire n°2 posté par TBOBO le 19/02/2012 à 21h27

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