50-000-march-in-Prague-against-Czech-welfare-cuts_large.jpg50 000 manifestants dans les rues de Prague expriment leur opposition à la contre-réforme des retraites prévoyant le recul de l'âge de départ à la retraite et la privatisation du système

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Près de 50 000 personnes ont participé à une manifestation à Prague samedi, à l'appel des centrales syndicales, contre le plan gouvernement de casse de l'Etat social.



Soufflant dans des vuvuzelas et tapant sur des tambours, les manifestants ont défilé sous les banderoles syndicales jusqu'à la place Wenceslas, interrompant la circulation sur un axe central de la ville.



La coalition gouvernementale de droite composée des Démocrates civiques(ODS), de Top 09et d'Affaires publiques propose de reculer l'âge de départ à la retraite et de faire grimper les tarifs relatifs à la couverture médicale tout en coupant dans les prestations sociales.



Son projet le plus controversé est d'inaugurer un système de retraites privé, un « second pilier » qui entrerait en concurrence avec le « premier pilier », système par répartition géré par l’État.



Les employés de moins de 35 ans pourront transférer 3% de leur assurance sociale obligatoire, comptant pour 28% de leurs revenus, aux nouveaux fonds de pensions privés.



Le gouvernement veut compenser le manque à gagner par des projets de réforme fiscale qui verraient l’uniformisation des taux actuels de la TVA qui sont de 10 et 20%, avec un nouveau taux fixé dans un premier temps à 14% et passant à 17,5% l'année suivante.



Il prévoit également la privatisation d'entreprises publiques pour financer les réformes.



Le représentant du syndicat KOVO, Josef Stredula, a déclaré aux manifestant que ces mesures régressives « sont conçues pour jeter la santé, les retraites et toute la Sécurité sociale dans les bras du profit ».



« Les réformes de la couverture médicale et de la fiscalité, des retraites et du système de Sécurité sociale sont mal conçues, mesquines et orientées idéologiquement, sans la moindre analyse de l'impact qu'elles auront sur les citoyens », a pesté M.Stredula.



Les manifestants ont brandi des drapeaux et des banderoles syndicales avec des slogans tels que « Nous en avons eu assez, le gouvernement doit partir », « Mettons en échec le gouvernement » et « Peuple, réveille-toi ! ».



Demonstrace_21.5.2011_15.JPGLe président de l'Association des syndicats indépendants Bohumir Dufek a affirmé : « Nous voulons des élections anticipées – nous n'allons pas attendre quatre ans qu'ils saccagent tout ».



La coalition gouvernementale envisage de soumettre ces mesures au parlement en Juin, mais elle est handicapée par des querelles intestines et des allégations de corruption.



Si la coalition explose, le gouvernement perdrait sa majorité parlementaire. La prochaine élection est prévue pour 2014.



M.Dufek a déclaré que les adhérents de la Confédération des syndicats Tchèques-moraviens sont prêts à organiser des manifestations plus radicales, y compris des grèves, si les ministres ne parviennent pas à répondre aux revendications des syndicats.



« Nous préparons des blocages », a-t-il lancé.



Tereza Stoeckelova, du mouvement citoyen contre la réforme ProAlt a prédit que le gouvernement allait déclencher une grève générale à moins qu'il ne change de cap.



Article initialement paru dans le Morning Star, quotidien du Parti communiste de Grande-Bretagne





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