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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 17:27

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Aux États-Unis, les grandes firmes et les millardaires décident du futur président à coups de centaines de millions de dollars



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Si les élections aux Etats-unis ont toujours été une affaire d'argent, le financement privé des candidats à la présidentielle américaine ne connaît désormais plus de limites. La campagne actuelle devrait dépasser le milliard de dollars, et selon certaines estimations pourrait atteindre entre trois et six milliards de dollars.



En septembre 2012, un rapport de la Commission mondiale sur les élections, la démocratie et la sécurité de l'ONU pointait du doigt dans les régimes libéraux occidentaux, en premier lieu les États-Unis, l'influence croissante de « financements dérégulés, secrets, illégaux et opaques », tendant à vider de leur sens les institutions démocratiques.



Aux États-Unis, depuis un arrêt de la Cour suprême de 2010, les dons de particuliers, associations, entreprises ne sont plus plafonnés. Au nom de la liberté d'expression.



Des dons privés dépassant déjà l'intégralité des dons depuis plus de vingt ans



Par le biais des « super PAC » (Comités d'action politique), les grandes entreprises et les milliardaires du pays peuvent désormais financer en toute légalité les campagnes des deux principaux candidats.



Là où hier les grandes entreprises devaient contourner les limites légales (30 000 $ par an et par candidat) pour investir plusieurs centaines de milliers dans les campagnes électorales, leurs dons se chiffrent désormais à plusieurs millions de dollars.



Selon le dernier rapport de la Commission électorale fédérale (CEF), les dons privés, prélevés par les super PAC ou d'autres associations du même type, s'élèvent à 500 millions de $ depuis le début de la campagne. Plus que l'intégralité des dons collectés depuis 1990.



Dans leur ensemble, les campagnes officielles du président Barack Obama et de Mitt Romey leur ont permis de collecter 915 millions de $ et de dépenser 756 millions de $, a indiqué la CEF. La campagne Obama a coûté à ce jour 462 millions de $, celle de Romney 294 millions.



Une lutte entre fractions du grand capital américain



Les richissimes donateurs injectent plusieurs millions de dollars dans la campagne.



Côté républicain, le magnat de l'immobilier Bob Perry a donné 10 millions de $ à Romney, le propriétaire de casinos Sheldon Anderson 5 millions. Les dix premiers donateurs particuliers ont versé 30 millions de dollars pour la campagne de Romney.



Du côté d'Obama, le patron de presse de Chicago Fred Eychaner (3,5 millions) ou le responsable de Dreamworks Jeffrey Katzenberg (3 millions) ont également contribué à cette campagne. 25 millions de $ ont été récoltés auprès des dix milliardaires les plus généreux parmi les soutiens du camp démocrate.



Dans l'ensemble, selon le Center for responsive politics, Barack Obama peut compter sur le soutien officiel des entreprises de haute technologie (Microsoft, Google, IBM), du divertissement (Warner), de la grande distribution (Wal-Mart) mais aussi de certains fonds de pension privés.



Mitt Romney bénéficie lui cette fois d'un soutien massif de Wall Street, avec l'appui des secteurs financiers, bancaires (Goldman Sachs, JP Morgan, Crédit Suisse) et immobiliers (52 millions de dons officiels). Les secteurs de l'énergie (pétrole texan, charbon, General Electrics) et de la santé privé figurent également parmi les principaux appuis financiers.



En 2008, le soutien massif du secteur bancaire et financier qu'Obama avait joué un rôle significatif dans son accession à la tête du pays.



A noter néanmoins que nombre de grandes entreprises américaines donnent à la fois le candidat démocrate et le candidat républicain pour mieux couvrir leurs arrières et s'assurer que leurs affaires continuent (« business as usual ») quel que soit le candidat élu.



Parmi les entreprises repérées par le Center for responsive politics : l'entreprise de conseils Deloitte ou encore une banque comme JP Morgan.



Un combat entre multi-millionnaires



La campagne est également un combat entre multi-millionnaires. Un affrontement gagné haut la main par Mitt Romney, dont les 250 millions de $ de fortune personnelle contrastent avec les 8 millions de $ de la famille Obama.



A l'heure actuelle, près d'un congressiste américain sur deux (250 sur 535) est millionnaire, selon les chiffres du Center for responsive politics.



Le revenu médian net d'un sénateur américain est de 2,6 millions de $, un chiffre relativement plus élevé côté démocrate (2,8 millions de $) que côté républicain (2,4 millions de $).



Parmi les cinq congressistes les plus fortunés, l'ancien candidat démocrate à la présidence, prédécesseur d'Obama, John Kerry dont la fortune est estimée à 230 millions de $.



Sources de départ : CubaDebate, Avante, ML Today, Center for responsive politics



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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Etats Unis-Canada
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