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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 06:34

petrosimonenko.jpg« Ils peuvent interdire le Parti communiste, ils ne pourront pas bâillonner les idées communistes ! »

 

Petro Simonenko, secrétaire-général du Parti communiste d'Ukraine interviewé par Sergei Lozounko, pour le journal de Kiev « 2000 »

 

Traduction VL pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Question : Petro, nous nous rencontrons dans une période très difficile, ce qui se passe dans le pays sera le principal objet de notre conversation. Mais je voudrais commencer par cette question : pourquoi le groupe du Parti communiste continue-t-il à travailler dans le Parlement ? Franchement, beaucoup sont perplexes. J'ai souvent entendu l'idée qu'il se passe des événements importants, certains disent un coup d'Etat dans le pays, et que les communistes votent comme si de rien n'était. Alors pourquoi ?

 

Réponse : Je vous remercie de cette question. Je vous préviens, ma réponse ne sera pas courte. Revenons à la fin de la semaine dernière, le président qui fuit, le Premier ministre qui disparaît, les collectivités locales et les organismes chargés de faire respecter la loi qui sont paralysés, le pays s'enfonce rapidement dans le chaos : la violence contre les manifestants, la confusion autour des « Titouschki » [NdT : agents provocateurs, bandes de hooligans tantôt à la solde du pouvoir ou de l'opposition], de l'exigence du renvoi des « Berkut » [NdT : Forces anti-émeutes du gouvernement], et des forces de la police militaire, et tout simplement le pillage généralisé, qui n'avait plus rien de politique.

 

Donc, les communistes ont pris la décision responsable et réfléchie de continuer à travailler dans le Parlement. Faire tout notre possible pour atténuer les peines des gens du peuple. Le plus simple aurait été de claquer la porte, de quitter le Parlement. Nous sommes restés, nous pensions que c'était ce qui était juste, cela l'était.


 

Q : Le Parlement n'a jamais été aussi actif depuis dix ans. Les lois passent, personne ne les bloquent, le système parlementaire fonctionne. Mais en même temps, il subsiste beaucoup de doutes sur la légitimité de toutes ses lois. Etes-vous d'accord avec cela ?

 

R : Beaucoup de votes sont politiques ou, comme nous devons le dire, des actes à la légalité politique. Pendant que le sang coulait, la principale chose qui devait être tranchée, c'était comment empêcher une nouvelle escalade de la violence, que de nouvelles victimes tombent. Par conséquent, dans ces circonstances, il était juste de rétablir la Constitution de 2005, les députés ont pris la responsabilité de cela. Mais pour les projets de loi, résolutions avec lesquels nous étions fondamentalement en désaccord, nous ne les avons pas voté.


 

Q : L'Ukraine connaît peut-être le moment le plus dramatique de son histoire. Je voudrais entendre votre analyse des événements en cours. Quelles sont les chances que la situation se stabilise ? A-t-on passé les moments les plus durs de la crise ?

 

R Dramatique, c'est un euphémisme ! C'est la période la plus tragique, oui ! Pour la première fois depuis l'indépendance, les batailles politiques ont dégénéré en combat réel, il y a eu effusion de sang, des gens sont morts.

 

L'intégrité territoriale de l'Ukraine a été menacée, son existence même en tant qu’État unifié, indépendant et souverain. Cela signifie une menace pour le bien-être, la santé, les vies de millions de personnes. Et je ne parle pas de l'effondrement de l'économie et du système de Sécurité sociale.

 

Les événements offrent un tableau contrasté : que les manifestations aient été suivies par des centaines de milliers de personnes, cela en dit long sur le mécontentement par rapport au régime de Ianoukovitch, qui a dirigé le pays de façon maladroite, a trompé les gens, et n'a tenu aucune de ses promesses de campagne.

 

Tous les agissements du gouvernement précédent visaient à enrichir un petit groupe de personnes, c'était du vol, du népotisme. Et il s'est produit d'une manière si patente que le fils du président est devenu milliardaire en une seule année. Ce dans un contexte de paupérisation totale. La corruption, l'arbitraire bureaucratique, l'impossibilité de pouvoir obtenir justice devant les tribunaux, ces phénomènes négatifs ont acquis une dimension tout simplement catastrophique. L'autorité est en faillite totale et, au moment décisif, il n'y a eu personne pour la défendre. Les forces de l'ordre qui ont défendu les bâtiments gouvernementaux, et n'ont fait qu'obéir aux ordres, ont été limogées. Elles ont été trahies et abandonnées. Par le président, les ministres, les députés, ceux du « Parti des régions ».

 

Cependant, il faut dire que les manifestations n'ont pas acquis la nature d'un affrontement de classes. En fait, il s'agit d'un combat entre deux groupes de la même classe d'exploiteurs : la bourgeoisie oligarchique. Est-ce que les oligarques de l'opposition sont-ils mieux que ceux du « Parti des régions » ? Exploitent-ils moins les travailleurs, profitent-ils moins de la paupérisation des masses ?

 

Il suffit à cette « opposition » dirigée par divers clans oligarchiques, leurs partenaires étrangers, de poursuivre ses propres objectifs géopolitiques, de canaliser la colère, de diriger cette vague pour faire – appelons un chat un chat – un coup d’État. Mais, en fait, les gens des deux côtés ne sont pas morts pour leurs propres intérêts, mais pour les intérêts d'une poignée d'oligarques.

 

Avons-nous passé le pic de la déstabilisation et de l'anarchie ? Non. CE N'EST QUE LE DEBUT !

 

On ne va pas laisser tomber Lénine !

 

Q : Ces derniers jours en Ukraine, ont été détruits des dizaines de monuments en l'honneur de Lénine. Quand, en décembre dernier, on a détruit un monument à Kiev, cela a même suscité des condamnations dans les camps de l'opposition. Maintenant ce que l'on appelle les « Léninopades » [NdT :chutes de monument de Lénine]sont devenues monnaies courantes. Que pensez-vous de cette vague de vandalisme ?

 

R : La destruction massive de monuments de Lénine caractérise bien l'idéologie de ceux qui se trouvaient à Maidan et qui aujourd'hui ont pris le pouvoir en Ukraine. Des monuments de Lénine, ils sont passés à ceux en l'honneur des libérateurs de l'Armée rouge, qui ont nettoyé l'Ukraine de la peste brune, et maintenant à Brody c'est un monument en l'honneur du Maréchal Koutouzov. Le 23 février, un groupe de voyous à Fastiv a emmené le « Drapeau de la victoire » [NdT : drapeau de l'Union soviétique planté par les soldats de l'Armée rouge sur le Reichstag, symbolisant la victoire sur le nazisme] sur la place centrale et l'a piétiné.

 

Hélas, de telles actes barbares ne sont pas analysés correctement ni par les représentants du nouveau gouvernement, ni par les représentants officiels de l'UE et des Etats-unis, qui ont inspiré et soutenu « Euro Maidan » en Ukraine. Les nazis ont démoli les monuments de Lénine quand ils sont entrés en territoire occupé, leurs partisans idéologiques aujourd'hui font de même.

 

C'est la démonstration claire du fait qu'ils sont prêts à mettre en place un ordre nouveau dans le pays, nazi au fond.

 

Il est tout à fait évident que de telles actions n'ont rien de commun avec les valeurs européennes, ni avec la démocratie, ni les représentations élémentaires qu'on peut se faire de la moralité humaine.

 

Personne n'a demandé aux gens, aux habitants quels monuments ils voulaient garder intacts, et lesquels ils voulaient déboulonner. Tout cela se passe de façon déchaînée, j'ose dire terroriste, arbitraire. De toute évidence, il y a aussi la tentative de montrer qui est le patron. Et tout cela sous un verbiage sur la nécessité de conserver l'intégrité du pays. Mais est-ce que ces actions contribuent à la préservation de l'unité – quand on crache à la visage de millions de citoyens ukrainiens, je m'excuse pour l'image. C'est une provocation.



Vous l'avez fait remarqué fort justement, les protestations que cela a soulevé même chez les partisans de Maidan (la destruction de la statue de Lénine à Kiev), ce qui était inconcevable à l'échelle de tout un pays est devenu en un éclair, un acte routinier. Que c'est dangereux, si ce n'est effrayant !



Je tiens à souligner qu'ils ne réussiront pas à débarrasser l'Ukraine des monuments de Lénine. Parce que parmi les monuments de Lénine, on trouve la station hydro-électrique du Dniepr, l'usine d'armement « Ioujmach », les chantiers navals, les usines d'aéronautique, l'industrie métallurgique, les installations de machines-outils, autrement dit – tout ce qui a été créé dans l’État soviétique de Lénine, cet État des ouvriers, paysans, travailleurs intellectuels, et qui existe aujourd'hui encore en Ukraine.



Mais, malgré tout, cela redonne du baume au cœur, de l'espoir, que les gens ne perdent pas le sens de l'humour. Apprendre, par exemple, qu'à la station de métro « Théâtre », où on a démonté une représentation murale de Lénine, les habitants de Kiev ont fait circuler la blague : pourquoi on ne démonterait pas le métro, comme « héritage de l'époque totalitaire » ?



Avec la destruction des monuments de Lénine, la vie ne sera pas meilleure, les salaires, les retraites n'augmenteront pas, la corruption ne disparaîtra pas, la justice sociale ne sera pas instaurée. Mais l'hostilité entre les différentes régions, entre les citoyens va s'exacerber, c'est sûr.



La destruction massive des monuments va se développer de tous les côtés – par les activistes, le nouveau gouvernement puis toute l'Ukraine.



Quant à Lénine, c'est une figure de niveau mondial. Si je puis utiliser les termes de Pouchkine : « Il a érigé un monument superbe, durable ». Donc, essayez de le détruire, peine perdue. Effacer la mémoire de Lénine, pire détruire ses idées : c'est tout simplement impossible.




Q : Vous ne pouvez pas dire que le pays reste silencieux. La destruction de monuments provoque des protestations, mais les gens sont absolument sans défense et craignent le pire, ils achètent des produits et ont peur de sortir de leur maison le soir.



R : C'est dur à dire, mais vous avez raison. Nos concitoyens commencent à s'habituer à ce à quoi une personne normale, a priori, devrait s'indigner. L'Ukraine se résigne à ce que de façon incroyable on puisse facilement arrêter quelqu'un, faire une perquisition, lui saisir des affaires personnelles. Le pays s'habitue à ce que chez nous on fasse irruption dans une maison pour la voler ou l'incendier. Si l'orgie actuelle n'est pas stoppée, j'ai peur que nous puissions tomber dans l’abîme.

 

 

Q : Vous-mêmes, personnellement, vous avez souffert de ces cambrioleurs.



R : Oui mais cela ne concerne pas une maison, mais la totalité du phénomène. Aujourd'hui, ils brûlent les maisons des communistes – demain cela peut être celle de n'importe qui. « Maidan » clamait à la tribune des slogans démocratiques, autour des valeurs européens, pendant que régnaient le chaos, le pillage, le banditisme !



Vous savez que l'on a saccagé le siège du Comité central du Parti communistes. Des actes de vandalisme ont eu lieu dimanche et lundi. Maintenant, on a cassé des ordinateurs, des documents ont été brûlés. C'est seulement grâce aux résidents de l'immeuble, sympathisants du KPU, auxquels nous sommes très reconnaissants, que nous avons pu prévenir un incendie criminel.



En ce moment, comme le disait un camarade du parti, la démocratie ukrainienne est un masque pour agir une matraque à la main. Ces pilllards et ces voyous – quel que soit le parti ou l'organisme auxquels ils appartiennent – Maidan ou Anti-Maidan, doivent se voir opposer l'attitude la plus ferme qui soit.



On était, est et on reste le parti d'opposition populaire



Q : Au moment où on parle, 72 députés du Parti des régions ont déjà fait faux bond. Du côté du Parti communiste : aucun. Cela est au crédit de votre parti. Vous restez dans le Parlement. Avez vous l'intention de participer à tel ou tel nouveau gouvernement ?



Notre parti a déjà déclaré que nous sommes dans l'opposition au pouvoir. Aller à la quête au strapontin dans un gouvernement, il n'en est pas question.



Dans le même temps, je dis, si on propose des projets de loi qui correspondent à notre programme, le KPU est prêt à leur donner ses voix.



Un exemple, a été soumis au vote un projet de loi sur la nationalisation de la résidence Mezhyhiria (ancien palais du président Vikotr Ianoukovitch), les communistes ont voté pour à l'unanimité. Qu'on redonne, comme nous communistes l'avons toujours dit, au peuple tout ce que les oligarques ukrainiens lui ont volé !




Q : Petro, vous vous exprimez avec beaucoup d'assurance, mais vous savez que la proposition monte d'interdiction du Parti communiste. Au Parlement, un projet de loi a été déposé en ce sens. Quelle est la probabilité que de telles initiatives débouchent sur votre interdiction ?



Dans les circonstances actuelles, on ne peut rien exclure. Y compris l'adoption de mesures anti-constitutionnelles de ce type. Mais parler de démocratie, de pluralisme politique, de triomphe des principes européens, alors ce sera juste absurde. Cette interdiction ne sera qu'un acte de répression, une tentative d'imposer la pensée unique dans le pays.



Le Parti communiste, comme nous le savons bien, a déjà été interdit. Ceux qui l'ont fait on dû admettre qu'ils agissaient en dehors de tout cadre légal.



Je le déclare, clair et net, le Parti communiste, ils peuvent l'interdire, mais ils ne pourront pas bâillonner les idées communistes !



Et nous ne sommes pas seuls, l'annonce de ces projets d'interdiction du Parti communiste a provoqué un tollé chez tous les partis de gauche en Europe, des condamnations ont même été émises depuis la Chine et le Vietnam. Et bien sûr, les partis communistes des républiques sœurs d'ex-URSS ont été les premiers à répondre présents.




Q : Se préparent aussi des projets de loi sur la « lustration » (chasse aux sorcières anti-communistes dans l'administration publique)



R : Nous résisterons à l'adoption de cette loi mais il est évident qu'en cas de « purge anti-corruption », un seul groupe résistera au Parlement : celui du Parti communiste.




Q : Ne vous attendez-vous pas, même de manière symbolique, à une amélioration du sort des travailleurs, à des mesures allant vers le rétablissement de la justice sociale, après la « révolution » ?



R : Pas du tout. Les leaders de Maidan ont joué et continuent à jouer sur des slogans sociaux et, après la victoire, ils ont organisé des visites, des tours pour faire étalage du luxe kitsch de ces demeures princières des anciens gouvernants. Mais pourquoi ne pas avoir invité les gens à venir chez eux pour montrer que vous, vous n'êtes pas de ceux-là ?



Personne n'a porté à une telle initiative, tout comme personne n'a « proposé de venir rendre visite » directement aux oligarques, et tout le monde comprend pourquoi.



En effet, je me répète, il ne s'agit pas de quitter le système actuel de pillage du pays pour juste changer les « bénéficiaires ». Au peuple, désolé, on a jeté un os à ronger en le baladant dans ces palais luxueux pour le détourner des vraies causes de la crises, et des moyens d'en sortir.



Regardez : en ne pointant pas les oligarques, aucun des dirigeants de la « révolution » ne propose la la voie la plus claire et la plus juste de sortie de l'impasse économique : la nationalisation des biens appartenant à l'oligarchie, pour que les profits n'aillent pas dans ces palais luxueux mais pour des salaires décents, des retraites, des bourses d'étude, pour le développement d'infrastructures en pleine décrépitude.



Non, le nouveau gouvernement veut résoudre ces problèmes en passant un prêt avec le FMI, dont les termes sont dans les intérêts du capital international, ce qui conduira les gens à se serrer toujours plus la ceinture : hausse des prix et des tarifs, gel des allocations, retraites et salaires. C'est le résultat direct de la « révolution » : puisque l'on sait d'où on doit attendre l'aide, l'aide financière de la Russie, dans ces circonstances, va cesser.



Et encore, pourquoi on ne supprime pas cette réforme anti-populaire de la santé, pourquoi on ne revient pas sur la réforme des retraites. Mais l'ancienne opposition qui maudit le « Parti des régions » est pour ces réformes !




Défendre les travailleurs, renforcer le parti, éviter la guerre civile



Q : Je peux vous demander ce que le parti va faire dans l'immédiat. Quels sont les objectifs et la voie tracée par le KPU ?



R : Poursuivre nos efforts. Nous n'abandonnerons pas notre peuple, tout le monde le sait. On vous a parlé des actes de vandalisme contre le siège central et les bureaux régionaux du Parti. Les vandales se sont eux-mêmes auto-proclamés « groupes d'auto-défense », « centuries noires ». Ces gens là viennent vraiment de Maidan ? Après tout, il n'y avait pas là-bas de slogans anti-communistes. Non, ce sont des voyous envoyés par ceux qui veulent contrôler la vie politique du pays.



Avec le Parti des régions, c'est facile – il s'est disloqué en un rien de temps. Mais nous, communistes, comme vous l'avez dit, on a fait bloc, on a pas cédé. C'est à ce moment-là qu'a commencé cette campagne brutale. Notez que c'est arrivé soudainement : une attaque contre le Comité central, les comités régionaux, des raids à nos domiciles. Et puis ils ont balancé des calomnies dans les médias. Par exemple, on a dit qu'on m' « aurait vu » dans un hôtel à Moscou. Ma réponse à ceux qui essaient de me discréditer : j'étais ici, en Ukraine, où je rencontrais les militants du parti sur le terrain.



Pour moi, la calomnie n'est pas une chose nouvelle, ce n'est pas une surprise. Je comprends aussi que, pendant la campagne électorale, l'opposition d'hier veuille piquer, sur le traitement des questions sociales, les slogans du Parti communiste. Et puisque les communistes sont les défenseurs authentiques du peuple, une ligne que nous ne lâcherons pas, ils sont passés à la persécution organisée contre nous. Finalement, les voyous, avec derrière eux les oligarques, ont pris le pouvoir et, sous couvert de Maidan, ils ont organisé la terreur.




Q : Petro, que voudriez-vos dire à vos camarades, sympathisants ?



R : En premier lieu, je souhaite remercier tous ceux qui sont restés fidèles à nos idéaux, ceux qui n'ont pas fui ni trahi – ni le parti, ni nos électeurs.



Dans ces circonstances, la tâche la plus importante est de conserver la structure, les effectifs, les cadres du Parti, de faire preuve de vigilance pour ne pas succomber aux provocations. Il est important d'utiliser toute opportunité d'expliquer ce qui se passe aux travailleurs, ses conséquences dangereuses pour les travailleurs – à savoir la détérioration de la situation économique, la hausse du chômage et de l'endettement, la baisse des salaires et des retraites, l'augmentation des prix et des tarifs, la criminalité galopante.



Quant à la direction du Parti, au groupe parlementaire, nous ferons tout notre possible pour, dans ces conditions très difficiles, défendre les intérêts des travailleurs, renforcer le parti, défendre l'Ukraine et éviter la guerre civile.




Q : Notre journal est lu par de nombreux partisans de Maidan. Peut-être pouvez-vous leur adresser quelques mots.



 

R : Avant tout, je demanderais aux partisans de Maidan de se rappeler les raisons pour lesquels ils sont descendus dans la rue, sous quels slogans ils protestaient : contre l'arbitraire, contre le régime de non-droit, contre la violence. Pour la démocratie, pour l'Etat de droit, pour le respect strict de la Constitution, pour les droits politiques, pour les droits civils, pour les droits de l'Homme. Et bien, tous les efforts de la nation doivent se diriger vers un processus qui aille dans ce sens, ne permettant plus le règne du non-droit et de la violence.

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Russie et ex-URSS
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