Flag-map of SyriaLe Parti communiste syrien livre son analyse de la situation en Syrie et appelle au renforcement de la résistance contre l'agression impérialiste

Communiqué du Parti communiste syrien

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


Le Comité central du Parti communiste syrien a organisé une session élargie ce 5 décembre, présidée par le secrétaire-général Ammar Bagdache, auquel se sont joints les membres du Comité central, membres de la commission de contrôle et les secrétaires fédéraux. La session a commencé par une minute de silence en hommage à la mémoire du camarade Wissal Farha Bagdache, président du parti, et de deuil pour les martyrs morts pour la patrie.

 

Pendant la discussion sur la situation politique, le comité central s'est concentré sur l'évolution de la situation intérieure dans le pays, où les affrontements armés ne cessent de s'intensifier entre les forces gouvernementales qui défendent une approche nationale Syrienne opposée aux plans belliqueux et expansionnistes de l'impérialisme et du sionisme, et de l'autre côté les forces rebelles dont la force de frappe est constituée par des groupes terroristes loyaux à l'impérialisme et aux régimes réactionnaires arabes, qui veulent détruire la Syrie perçue comme une forteresse des forces de libération dans le monde arabe, et comme un point de repère important de la lutte internationale de libération anti-impérialiste.

 

En dépit de l'expansion de l'insurrection et de son intensification, ils n'ont pas atteint leurs objectifs : renverser le régime par la destruction de la capacité de combat de l'armée Syrienne, qui fait face courageusement aux attaques répétées des rebelles sur la capitale Damas, et Alep a résisté avec ténacité, orgueil, levant haut le drapeau de la dignité nationale. L'hostilité des masses Syriennes vis-à-vis des rebelles se renforce, au fur et à mesure que leur visage barbare se révèle au grand jour, avec les crimes commis contre les civils, en particulier dans les régions qui refusent de les rejoindre. Pour ce qui des méthodes de combat concrètes des rebelles, les opérations terroristes visant les quartiers et les cibles civils sont toujours plus nombreuses, renforçant d'autant plus la haine du peuple à leur égard.

 

Le Comité central estime qu'il n'est pas possible que l'insurrection ait pu prendre une telle ampleur, sans le soutien massif que reçoivent les rebelles des États impérialistes et des régimes arabes réactionnaires, en particulier des États du Golfe et de la Turquie d'Erdogan qui est le poste avancé de l'OTAN dans la région, acteur d'un travail incessant contre la Syrie, une œuvre qui n'a rien à voir avec les normes du droit international, et ne peut qu'être qualifié d'actes d'agression. Une des dernières manifestations de l'orientation belliciste de la Turquie, le déploiement du système de missiles Patriot sur son territoire.

 

La Turquie appuie également de façon éhontée les opérations depuis son territoire contre la Syrie, mais elle participe concrètement à ces opérations, comme cela s'est déroulé dans la ville de Ras al-Ain. Tout le monde sait que la Turquie soutient les bases de rebelles armés sur son territoire, tout comme la présence du centre Atlantique de renseignement, qui dirige et coordonne les efforts des rebelles se trouvant en Turquie.

 

Le Comité central a estimé que la première tâche des communistes, comme de tous les patriotes, est de défendre l'indépendance nationale de la Syrie et de défendre l'intégrité du territoire national, face à la conspiration impérialiste, sioniste, des régimes arabes réactionnaires et de s'opposer aux agissements criminels des ennemis de la patrie, des exécutants des volontés du colonisateur.

 

Pendant la discussion sur la situation socio-économique, les camarades présents ont fait écho des difficultés des masses vis-à-vis de la détérioration de leur condition de vie provoquée par la chute du pouvoir d'achat des familles syriennes, et la vague de hausse des prix conduisant à une dégradation dramatique des conditions de vie. La réunion a rapporté les nombreuses difficultés que rencontrent la production nationale et les producteurs. Le Comité central a jugé qu'une bonne part de la situation est due au siège imposé à la Syrie et aux actes de sabotage. Mais tant que le gouvernement ne prendra pas d'actions claires pour faire face à cette situation, ne s'éloignera pas de son approche économique libérale, qui a contribué finalement à créer les conditions de la crise que connaît actuellement la Syrie.

 

Ce qu'il faut désormais, c'est renforcer le contrôle étatique sur les secteurs stratégiques de l'économie nationale, accroître son rôle en particulier dans le secteur commercial lié aux produits de base, restaurer ses positions dans le commerce extérieur, tout particulièrement pour ce qui est des matières premières stratégiques nécessaires pour assurer la continuité de la production et satisfaire les besoins des citoyens. Le Comité central a estimé que tout ce qui était avancé par certains dignitaires gouvernementales pour renvoyer à demain cette question, renvoyer le choix d'une politique économique alternative à après la crise, ne fait que prolonger la crise avec ses conséquences prévisibles.

 

Il est devenu clair que après que les puissances coloniales ne sont pas parvenus à remporter une victoire militaire rapide sur la Syrie, elles cherchent à mener une guerre d'usure contre elle, pour faire en sorte que la Syrie qui sorte de la crise soit incapable de s'opposer aux plans expansionnistes de l'impérialisme et du sionisme dans la région.

 

D'où l'importance du Front social et économique, l'importance de suivre une autre politique économique qui protège et renforce la production nationale, réponde aux intérêts des masses qui sont le pilier de la résistance nationale syrienne, et cela ne passe que par un changement de cap radical dans les orientations sociales et économiques du gouvernement, et une rupture avec le libéralisme économique sous toutes ses formes.

 

Le Comité central a noté qu'il y avait une condamnation de plus en plus forte, à l'échelle mondiale, des actions perpétrées par l'impérialisme international et ses fidèles serviteurs contre la Syrie, une de ses manifestations les plus patentes a été le communiqué de solidarité avec la Syrie publié par les partis communistes et ouvriers participant à la 14ème Rencontre internationale. Le rejet de l'intervention militaire directe contre la Syrie progresse également au niveau des États, et même des centres impérialistes. C'est également le cercle de ceux comprenant les risques découlant des conséquences de la crise syrienne qui s'élargit.

 

Cette situation renforce la furie des régimes arabes réactionnaires contre la Syrie. Ces régimes réalisent que leur existence serait menacée en cas d'échec des plans contre la Syrie. Cela conduit à alimenter la fièvre belliciste de ces régimes et leur soutien à toutes les opérations bellicistes et subversives visant la Syrie, en pleine coopération avec la Turquie et ses dirigeants réactionnaires.

 

Le Parti communiste syrien confirme, comme il l'avait déjà fait auparavant, que la résistance n'est pas seulement un devoir mais qu'elle est possible. Toutes les preuves sont là au niveau national, régional et international pour le confirmer. La chose importante désormais est de soutenir, renforcer tout ce qui va dans le sens d'une mobilisation des masses, d'un renforcement de la capacité combattante de l'armée syrienne et du maintien de la production nationale.

Le Comité central s'est arrêté sur la participation de notre parti à la rencontre des partis et coalitions nationales, insistant sur l'importance de l'alliance de toutes les forces nationales et de leur unité tout particulièrement dans les circonstances difficiles que rencontre notre pays. L'unité du Front national est un devoir face aux forces réactionnaires.

 

La scène politique arabe nous montre la face sombre et le contenu obscurantiste des forces réactionnaires, qui s'opposent aux concepts de démocratie et de progrès, et aux questions de civilisation et humanistes. C'est ce que nous prouvent les événements en Tunisie et en Libye, et en particulier la situation en Égypte, où les masses résistent aux tentatives d'imposer un régime dictatorial et obscurantiste tout aussi fidèle à l'impérialisme que ces prédécesseurs. Les évolutions rapides des événements dans le monde arabe laissent présager de sérieux changements de cap dans la voie suivie par le mouvement de libération nationale arabe.

 

Le Comité central affiche sa solidarité avec tous ceux épris de liberté dans le monde arabe qui rejettent la tutelle coloniale et les autorités réactionnaires sous toutes les formes, pointe le risque représenté par les forces réactionnaires.

 

Durant la discussion de la situation internationale, le Comité central a poursuivi l'analyse du parti sur l'escalade actuelle de contradictions impérialistes, en particulier dans les circonstances de la crise structurelle vécue dans les centres impérialistes et l'aiguisement du conflit en leur sein entre travail et capital, ainsi que la renaissance d'un mouvement de libération nationale globale dans la résistance aux politiques de paupérisation et aux tentatives d'imposer une domination absolue du capital financier global.

 

Le Comité central a envoyé ses salutations à toutes les forces progressistes et anti-impérialistes dans le monde, tout particulièrement aux partis communistes en première ligne de la lutte contre le pouvoir du capital. Soulignant que la lutte des communistes syriens pour renforcer la résistance nationale syrienne est également une tâche internationale, celle de renforcer le front mondial anti-impérialiste.

 

Le Comité central a également écouté le rapport des activités consacrées au centième anniversaire de la naissance du camarade Khalid Bagdache, dirigeant historique des communistes syriens, qui a maintenu les organisations du parti dans tout le pays dans des conditions difficiles, qui s'est concentré sur les aspects de la lutte de classe, nationale et internationale, du Parti communiste syrien.

 

Le Comité central a également discuté de certaines questions d'organisation et a pris les décisions nécessaires et les recommandations dans ce domaine. Le Comité central a salué les activités des organisations du parti et la lutte des camarades communistes côte à côte avec tous les patriotes pour la défense de la patrie, de sa souveraineté et de sa dignité

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