anagrama partido comunista venezuelaAppel au peuple et aux travailleurs du Vénézuela



« Il faut lutter pour une politique économique révolutionnaire »



Communiqué du Parti communiste vénézuélien (PCV)



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Pas un dollar pour la bourgeoisie spéculatrice, en développant le monopole étatique sur toutes les importations; une profonde réforme fiscale éliminant la TVA et rehaussant les impôts sur les bénéfices et les transactions financières; lancer un plan national d'industrialisation du pays, voilà quelques-unes des propositions que le Parti communiste du Venezuela (PCV) avance, en appelant les travailleurs et travailleuses ainsi que le peuple vénézuélien à lutter pour que le gouvernement national mette en place des transformations profondes de sa politique économique actuelle qui maintient intact le système capitaliste et ne permet pas d'avancer dans la perspective du socialisme.



Voilà ce qui fut exprimé par Pedro Eusse, porte-parole de la conférence de presse réalisée aujourd'hui par le Bureau politique du PCV, à propos du travail réalisé par le travail pour mettre sur pied une proposition générale pour dépasser la crise économique actuelle et l’État rentier capitaliste, et mettre en place une politique progressiste et révolutionnaire sur le plan économique. Face à ce constat, le dirigeant souligne: « Il est nécessaire d'apporter des réponses aux problèmes structurels de l'économie nationale ».



Pour le PCV, il est urgent d'avancer dans le sens du démantèlement du capitalisme rentier, de la destruction de l’État bourgeois qui est maintenu intact en dépit des transformations progressistes qui se sont produites ces dernières années.



Le dirigeant a ajouté que le Parti communiste cherche à « changer le rapport de forces dans la société vénézuélienne. » Pour cela, « il est nécessaire que la classe ouvrière et le mouvement populaire conquièrent une force suffissante qui nous permettent de donner une nouvelle orientation à ce processus de transformation, dans le sens d'un approfondissement du processus révolutionnaire », a-t-il dit.



Eusse a rappelé que le Parti communiste, dans un document élaboré lors de la II nde plénière du Comité central, réalisé en septembre 2011, toujours d'une pleine actualité aujourd'hui, disait :



« L'opposition, hétérogène et contradictoire fondamentalement dirigée par des forces pro-impérialistes, profite du mécontentement au sein des secteurs populaires face à de graves problèmes structurels non-résolus, comme l'insécurité, le chômage, le coût de la vie, la corruption, l'impunité, entre autres. On aperçoit un cadre politique, social et économique qui prendra des traits critiques dans les années à venir, produit de l'aiguisement des contradictions de classes qui s'expriment dans les grands projets du pays auxquels s'opposent non seulement les forces historiques, bien déterminées de la droite pro-impérialiste, mais aussi des secteurs réformistes, pseudo-socialistes qui ont une influence significative au sein des forces intégrées au processus ».



« Pour cette raison, nous affirmons la nécessité que la classe ouvrière et les travailleurs, avec l'ensemble des forces sociales et politiques révolutionnaires et progressistes, prennent le chemin de la lutte pour obtenir du gouvernement bolivarien qu'il redéfinisse sa politique économique », appelant également le président Maduro et le gouvernement national à faire de même.



Quelques mesures économiques que propose le PCV



Dans le cadre de l'analyse que le Parti communiste développe de la situation économique du pays, qui sera reprise dans un document remis au gouvernement national et au peuple vénézuélien, sont mises en avant les mesures économiques suivantes, qualifiées d'urgentes :



  • Zéro dollar pour la spéculation bourgeoise ;



« Nous ne pouvons pas suivre une politique économique dont le fondement est de remettre des devises dans les poches pleines des couches spéculatrices et du commerce importateur », a souligné Eusse, ajoutant que cela ne génère aucun développement productif, maintient le pays dans un retard de développement et que cela met en danger les finances publiques, affaiblissant les possibilités d'introduire des transformations progressistes et révolutionnaires dans le pays.



Pour cette raison, le PCV pose la nécessité d'établir le monopole étatique du commerce extérieur, ce qui s'exprime par la mise en place de la centralisation des exportations de la part de l’État vénézuélien. Cela permettra aussi de mener la lutte contre la spéculation sur les prix.



  • Développer une profonde réforme fiscale dans le pays ;



Trois mesures essentielles : éliminer l'impôt régressif qu'est la TVA ; élever l'impôt sur les profits ; et rehausser celui sur les transactions financières nationales.



« C'est le moment de remettre les choses à leur place. Un gouvernement révolutionnaire dans le processus progressiste que vit le pays doit appliquer une politique fiscale progressiste et révolutionnaire », souligne Eusse.



  • Développer une planification nationale de la production ;



 

Lancer un processus intense d'industrialisation et de développement de la production agricole. Pour garantir la souveraineté alimentaire et industrielle du Venezuela, sous la direction, le contrôle paysan et ouvrier.

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