Partager l'article ! Le prisonnier politique palestinien Marouane Barghouti appelle à privilégier la lutte populaire plutôt que les négociations stériles pour mettre ...
Le
prisonnier politique palestinien Marouane Barghouti appelle à privilégier la lutte populaire plutôt que les négociations stériles pour mettre fin à l'occupation israélienne
Article de John Haylett, pour le Morning Star, quotidien du PC Britannique
Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/
Marouane Barghouti, condamné sur la base d'accusations de meurtres montées de toute pièce à cinq peines à perpétuité
consécutives plus 40 ans en 2004, reste en cellule d'isolement dans une prison Israélienne.
Marouane Barghouti a comparu en justice à Jérusalem le 26 janvier, refusant de témoigner dans le cadre d'une poursuite privée
américaine contre le dirigeant Palestinien portant sur des attentats perpétrés de la seconde Intifada entre 2000 et 2005. Il s'est exprimé vigoureusement en Anglais, Arabe et Hébreu face aux
juges et aux journalistes.
L'ancien secrétaire-général du parti Fatah en Cisjordanie a déclaré que le conflit Israélo-Palestinien ne serait résolu que par
la fin de l'occupation et le retrait Israélien sur les frontières d'avant 1967.
Barghouti a également appelé les Palestiniens à poursuivre leur lutte populaire contre l'occupant
Israélien.
La Société des prisonniers palestiniens a annoncé le jour suivant que, à son retour à la prison d'Hadarim, Barghouti avait été
placé en cellule disciplinaire, ce qui est loin d'être nouveau puisqu'il a déjà passé près de trois ans en cellule d'isolement.
Le leader du Fatah, partisan d'une solution à deux États, lui qui avait apporté son soutien aux accords d'Oslo signé par
l'ancien président Yasser Arafat et le premier ministre Israélien Yitzhak Rabin, rejette désormais le dit processus de paix comme une diversion.
Rabin fut, bien entendu, assassiné par la suite par l'extrémiste sioniste Yigal Amir, depuis lors les gouvernements Israéliens
successifs n'ont démontré aucune volonté de parvenir à une solution négociée.
Barghouti s'est saisi de l'occasion du 47ème anniversaire de la fondation du Fatah, le 3 janvier, pour publier une déclaration
via sa femme Fadha, qui lui rend visite tous les quinze jours, recommandant que l'on mette de côté les négociations et que tous les efforts du peuple Palestinien se tournent vers d'autres moyens
d'affirmation des droits nationaux Palestiniens.
« Il l'a dit parce que, depuis 18 ans, les seules choses que nous ont apporté les négociations, ce sont plus de
colonies et plus d'occupations », a-t-elle expliqué.
« Même le jour de son procès au tribunal, il a toujours évoqué la solution à deux États comme la solution ultime. Qu'il
ne croit pas dans les négociations actuelles, et leur chance d'aboutir, ne signifie pas qu'il ne croit pas à une solution à deux États ».
Fadha Barghouti a insisté sur le fait que la priorité de son mari reste de conclure un gouvernement d'unité entre Fatah et Hamas
dans les intérêts de la réconciliation Palestinienne et de l'unité nationale.
« L'important, c'est de parvenir à un accord unitaire », a-t-elle tout simplement affirmé.
Le prisonnier connu comme le Mandela Palestinien – avec une comparaison qui n'est sans doute juste pour aucun des deux – partage
toutefois au moins deux similitudes avec le dirigeant libérateur Sud-africain.
Il a été condamné à passer le reste de sa vie en prison et il a été diffamé comme terroriste par ceux qui terrorisent
quotidiennement un peuple colonisé.
Nombre d'hommes politiques Israéliens, dont l'ancien ministre de la justice Yossi Beilin, architecte d'Oslo, rejettent la
caractérisation de Barghouti comme terroriste.
Beilin affirme que Barghouti « est un dirigeant politique et non un terroriste » et il estime qu’Israël a
fait une grosse erreur en ne libérant pas dans le cadre de l'accord de libération du soldat Israélien Gilad Shalit.
Fadha Normal insiste bien sur le fait que son mari n'est pas « un prisonnier normal, comme les autres et le peuple ne
laissera pas son incarcération se poursuivre éternellement ».
Elle pense d'abord aux Palestiniens, mais, tout comme pour Mandela, les autres peuples ont une responsabilité en exigeant des
changements dans l'attitude de leurs gouvernements respectifs vis-à-vis des politiques de répression d’Israël et en faisant pression pour obtenir la libération de Barghouti et de tous les
prisonniers politiques.
Cet homme est l'honneur de son peuple Palestinien. Cet appel à la lutte est empreint de réalisme et d'un grand humanisme.Honneur à ce martyr de la cause Palestinienne.Salutations fraternelles communistes.
Et c'est sans doute le seul à avoir raison. Assez de paroles. Action, action , action. Seule la lutte du peuple opprimé paie.Le reste ne sont que foutaises et perte de temps.