Présentation

    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

Recherche

26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 07:22

rivoluzione-civile-ingroia-432x432.jpgLégislatives en Italie : les communistes effacent leurs symboles pour se ranger derrière des juges anti-mafia centristes

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Note du rédacteur: l'article ayant fait polémique parmi certains acteurs et observateurs. Nous fournissons ci-dessous certains éléments concrets permettant au lecteur de se faire une idée des événements en Italie*

 

 

Dans le laboratoire italien de la destruction de la vie politique traditionnelle, les communistes italiens semblent alimenter de douteuses recompositions plutôt que de réaffirmer l'exigence de reconstruction d'un Parti communiste, dont le peuple italien a besoin comme jamais

 

Les semaines se suivent et se ressemblent en Italie.

 

Nous avions laissé le PdCI (Parti des communistes italiens) prêt à s'allier avec le Parti démocrate (PD) centriste, et Refondation communiste (PRC) à la recherche d'un introuvable « Quatrième pôle » (à côté du PD, du PdL – parti de Berlusconi et du mouvement de l’humoriste Beppe Grillo).

 

La donne a changé, PdCI et PRC ont désormais accepté de participer à une liste commune pour les législatives de 2013. La liste ne sera pas communiste, elle ne portera même pas ni le nom ni les symboles communistes.

 

L'unité de la liste – paradoxe pour un mouvement se réclamant « anti-berlusconiste » – se construit autour d'une personnalité et d'un nom effaçant partis et idéologies : INGROIA, juge anti-mafia à la moralité aussi incontestable que ces opinions politiques sont modérées.

 

Une unité forgée autour d'un slogan : « La révolution civile », associant un terme radical en apparence, celui de « révolution » à un processus assumé de changement institutionnel et graduel.

 

Enfin, une couleur symbolique qui est, plus que le rouge trop connoté, le « Orange ». Celui du « Movimento arancione », porté par divers politiciens supposés issus de la « société civile », lui-même inspiré directement ou indirectement par la « Révolution orange » ukrainienne.

 

Les protagonistes de ce mouvement : les juges centristes réformateurs

 

A la tête de ce mouvement, un citoyen au-dessus de tout soupçon : Antonio Ingroia. Apôtre crédible de la moralisation de la politique et juge spécialisé dans les cas de corruption et de lutte contre la mafia. Son image est celle d'un justicier intègre, indépendant des « pouvoirs forts ».

 

Sur le plan politique, si Ingroia peut apparaître « radical » dans le milieu feutré des magistrats, ses idées restent somme toute modérées : un attachement sincère à la légalité alimentant des réformes politiques visant à régénérer une démocratie bourgeoise italienne à bout de souffle.

 

En réalité, le phénomène Ingroia ne donne qu'un nouvel élan à une vieille formulée déjà expérimentée par le juge Antonio di Pietro il y a 15 ans de cela : celui du juge impartial, ni de droite ni de gauche, du justicier moralisateur de la politique.

 

Ce n'est pas un hasard si Di Pietro a été un des premiers soutiens de la liste Ingroia. Di Pietro se définit lui-même comme un libéral, un centriste (son parti est membre de l'Alliance des libéraux européens).

 

Di Pietro a soutenu tous les gouvernements Prodi, il fut même son Ministre des Travaux publics, avalisant le projet de TGV Lyon-Turin ou encore organisant la fusion entre l'ex-entreprise publique des autoroutes italiennes et un grand groupe espagnol pour en faire un « monopole européen ».

 

Parmi les autres leaders du mouvement « Ingroia » : deux maires élus en 2011 dans le Sud et issus de la « société civile », les juges de Magistris et Orlando.

 

Les deux n'ont pas vraiment le profil de révolutionnaire. Le premier se reconnaît dans les idées de Di Pietro sur la liste européenne duquel il s'est présenté et a été élu à Bruxelles en 2009. Le second, lui aussi membre du parti de Di Pietro, est un ancien de la Démocratie chrétienne.

 

Deux juges reconvertis dans la politique élus triomphalement respectivement en 2011 et 2012 à la tête des villes de Naples et Palerme avec des scores (65% et 71%) reflétant, dans ces villes loin d'être de tradition progressiste, le caractère « moral » et « a-politique » de ces candidatures.

 

Depuis, dans des villes certes extrêmement difficiles à gérer, le changement peine à se matérialiser et la déception grandit parmi les militants associatifs quant à la prudence des changements dans les politiques sociales et environnementales des nouveaux maires.

 

Un manifeste « réformiste » assumé pour une révolution... « radicale et démocratique »

 

Dans un cadre toujours plus droitier et dépolitisé, le programme d'Ingroia n'a guère de mal à apparaître comme « révolutionnaire ». Or, une simple analyse du Manifeste (« Io ci sto »/« j'en suis ») de la liste d'Ingroia conduit à une autre lecture : un programme de réformes institutionnelles.

 

En effet, le mouvement se présente comme une « alternative de gouvernement » construit à partir d'une « force réformiste » dont le but est de « sortir l'Italie de la crise » et relancer « un pays libéré des mafias et de la corruption ».

 

Cette force se fixe deux objectifs fondamentaux : tout d'abord, réformer l'Union européenne « pour qu'elle devienne autonome des pouvoirs financiers » ; ensuite, « changer le personnel (caste) politique italien », en somme proposer qu'une nouvelle équipe remplace l'ancienne usée.

 

Le catalogue de réformes proposées s'inscrit dans une perspective démocratique et inter-classiste : faire « de la légalité et de la solidarité le ciment du pays ».

 

Parmi les dix points du programme, des mesures réformistes et une insistance sur la moralisation de la politique qui font du manifeste d'Ingroia un programme radical-démocratique plus qu'un programme d'une gauche de classe ou d'alternative.

 

Seule mesure économique (de classe) concrète, la proposition 6 selon laquelle « les entrepreneurs doivent pouvoir développer des projets, la recherche et des produits sans être étouffés par la finance, la bureaucratie et les taxes ».

 

Que ce programme soit limité aux PME ou à toutes les entreprises, cela n'en reste pas moins un plan d'exonérations fiscales pour les entreprises au nom de la compétitivité.

 

Dans son ensemble, le programme de la liste Ingroia s'assume comme celui d'une force ouvertement légaliste, réformiste et démocratique. Comme l'a affirmé lui-même la tête de liste : « Nous avons besoin d'une révolution... radicale et démocratique »

 

Pas d'alliance avec le Parti démocrate?

 

Une force qui reste pourtant inflexible sur un point : pas d'alliance avec le Parti démocrate et ceux qui ont soutenu Monti.

 

Une ligne de fer face au PD dans les paroles qui pourrait subir quelques exceptions en pratique. Si Ingroia a récusé tout pacte de désistement ou liste commune avec le PD, notamment pour le Sénat la réalité locale pourrait être autre.

 

En Lombardie, Sicile ou Campanie, les appels du pied du PD, pour l'instant rejetés, pourraient se concrétiser par un accord électoral concédant à la liste Ingroia quelques élus potentiels.

 

Derrière le numéro de « Je t'aime moi non plus » entre Ingroia et le candidat du PD Bersani (ex dirigeant liquidateur du PCI), le leader de la « Révolution civile » lance malgré tout des appels du pied calculés au PD pour faire barrage aux ennemis communs : Monti et Berlusconi.

 

Ne pas oublier que, si la liste efface symboles et noms des partis, les partis traditionnels – PdCI, Refondation, Verts et Italie des Valeurs – continuent à jouer un rôle déterminant dans la politique d'alliances de cette nouvelle force.

 

Tout récemment, à l'exception de Refondation communiste, le PdCI et l'Italie des Valeurs ont manifesté leur volonté de signer des alliances électorales dès le premier tour avec le Parti démocrate pour revenir (ou rester) au Parlement.

 

Quant à Ingroia, il inscrit son opposition sur des considérations morales revendiquant l'héritage du PD : « Cela ne va pas cher Bersani. La question morale et la lutte contre la mafia doivent être la priorité de l'engagement politique. Dans ce cas, c'est nous qui porterons sur nos épaules l'héritage que le PD a abandonné ».

 

Et les communistes dans tout cela ?

 

Intégrés au projet du PGE (le PdCI avec de fortes critiques), les communistes italiens semblent pourtant dépasser par la droite le projet du PGE matérialisé en 2008 par le projet Fédération de la gauche qui l'a alors emporté sur l'ambition de reconstruction d'un véritable Parti communiste.

 

Dans un cadre original – un PCI liquidé depuis 20 ans et une scène politique en décomposition – les communistes font le choix de l'effacement derrière une force « morale » et « radical-démocratique ». Un choix aux conséquences organisationnelles et idéologiques incertaines.

 

Conséquence probable, un nouvel affaiblissement de la visibilité des idées communistes ainsi que de l'enracinement social de l’organisation communiste. Un affaiblissement fruit de choix politiques qui pourraient justifier de nouveaux compromis électoraux glissant vers des compromissions.

 

Des voix critiques du côté du syndicat de classe de la FIOM : Plutôt la lutte de classes plutôt que la lutte anti-mafia

 

La seule voix critique associée aux communistes bien que proche d'éléments gauchistes est celle de Giorgio Cremaschi, l'ex-secrétaire de la FIOM, le syndicat des métallurgistes italiens, connu pour ses positions de classe.

 

Cremaschi critique une alliance réformiste à contre-temps :

 

« Ce n'est plus l'heure des réformes graduelles ni de l'unité des gauches. Il faut une rupture radicale avec l'Europe du Pacte budgétaire et de Monti, dire non au consensus dominant politique et syndical sur les contre-réformes. Plus forte sera les ruptures, plus nette sera la position politique ».

 

Ce que reproche Cremaschi à Ingroia, c'est de mettre la « lutte anti-mafia » avant « la lutte de classe », le « changement institutionnel » avant le « changement social » : « Ce qui ne me convient pas, c'est son ordre des priorités ».

 

Pour Cremaschi, il faut d'abord lutter contre les réformes libérales, ensuite rompre avec les engagements européens et enfin reposer la question de la socialisation de l'appareil productif.

 

La question de la lutte contre la corruption et les mafias dérive pour lui de la lutte contre ce système capitaliste : « C'est la question sociale qui l'emporte sur la lutte contre la criminalité et non l'inverse ».

 

« Voilà la différence de fond entre la lutte contre les mafias des libéraux honnêtes et celle du mouvement ouvrier socialiste et communiste : une différence encore plus vraie aujourd'hui, si l'on veut vraiment se positionner comme une alternative au cadre politique libéral dominant ».

 

Le dirigeant de la FIOM rappelle la ligne de fracture fondamentale à gauche : entre réformisme puisant à l'humanisme libéral-démocratique et gauche révolutionnaire et de classe, communiste, qui propose non d'aménager mais de renverser le système dominant.

 

* Voici le manifeste de la "Révolution civile" proposée par le secrétaire aux relations internationales du PdCI: http://www.rivoluzionecivile.it/manifesto-io-ci-sto/ ou http://www.esserecomunisti.it/?p=53612

 

Voici un article d'analyse positif sur l'alliance proposé par nos camarades suisses: http://www.sinistra.ch/?p=2401

Partager cet article

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Italie
commenter cet article

commentaires

Massimiliano Ay 28/01/2013 00:16


L'auteur de cet article ne sait rien de l'Italie, le raport de force et les projets concrets pour la reconstruction d'un parti communiste. Cet article est biaisé, faux et propose une vision
extremiste et dogmatique de la réalité. En tant que marxiste-léniniste suisse je veux exprimer ma solidarité avec les camarades italiens diffamé par cet article inspiré surement à un certain
petit groupe marginale et scissioniste qui dit d'une "gauche populaire"! 


Ici un article en italien sur la realité d'un point de vue marxiste: http://www.sinistra.ch/?p=2401

Solidarité Internationale PCF 28/01/2013 02:00



Chers camarades,


 


vos critiques ont été intégrées à l'article où sont désormais proposés vos articles d'analyse ou de complément.


 


Je souhaiterais ajouter que je ne trouve pas ces attaques - ad hominem parfois - comme particulièrement convaicantes. Nous ne demandons qu'à être convaincus par des arguments politiques de cette
alliance avec des camarades comme ces juges anti-mafia dont l'honnêteté n'est pas à prouver, mais qui représentent - et ce n'est pas une insulte - plus une idéologie "radical-démocratique"
(idéologie en Italie comme en France qui a pu être progressiste au XIXe mais qui s'est re-centré avec l'émergence du mouvement ouvrier socialiste puis communiste).


 


On peut penser que se ranger derrière de telles personnes, je répète moralement au-dessus de tout soupçon, en effaçant symboles et programme communistes peut représenter quelque chose de négatif.
Plus négatif ou non que les expériences de type Front de gauche, Izquierda Unida ou Linke, cela se discute. On peut arguer que les Mélenchon et Lafontaine sont sur des positions historiquement
plus à gauche, celle de la social-démocratie, mais peut-être moralement plus douteuses par leurs calculs politiciens. En tout cas, c'est un débat sur lequel nous n'espérons qu'être convaincus par
des arguments politiques.


 


Que des alliances soient nécessaires pour dépasser le barrage de 4%, cela se conçoit. Mais alors pourquoi effacer symboles et noms? Se ranger derrière une personnalité très loin du monde
communiste, l'équivalent italien de l'intègre (mais centriste) Eva Joly?


 


Les exemples nationaux convoqués sont très divers et le parallèle ne soutient pas réellement l'analyse.


 


En Inde, les deux partis communistes choisissent une alliance (Left Front) pour se réunir mais apparaissent avec leurs symboles (faucille/marteau). En Afrique du sud, le parti communiste
participe à une alliance fort contestée en interne avec l'ANC mais reconstruit son organisation dans ce cadre, avec ses symboles et son programme. Enfin au Portugal, la CDU est une alliance
strictement contrôlée par le PCP qui une fois encore affiche ses symboles et propose (impose) son programme à l'alliance. Je passe sur le cas du Brésil où on pense visiblement au PCdoB dont la
politique de collaboration (s'appuaynt pour le coup sur le recours-alibi aux symboles et au nom) avec la politique ultra-capitaliste de Lula laisse beaucoup de questions. Peu à voir - mais je
demande débat - en tout cas avec ce qui semble se passer en Italie.


 


Dernier point, comme vous le savez, ce site publie très régulièrement des articles sur la situation en Italie depuis 2007-2008. Tous les camarades connaissant la situation en Italie, anciens
acteurs exilés en France ou acteurs encore actuels, reconnaissent leur qualité. Que l'on estime que cet article ne reflète pas toute la réalité, c'est une chose, que l'on diffame son auteur - en
arguant soit de l'incompétence soit de la malhonnêteté - c'en est une autre.


 


Si tel ou tel événement, telle ou telle déclaration, affirmation est contestable, alors contestez-la en vous appuyant sur des faits précis, alimentez le débat collectif, convainquez les camarades
français du bien-fondé de vos positions. Les rédacteurs de ce site ne recherchent le débat contradictoire que dans un but d'enrichir mutuellement notre compréhension de cette situation
extrêmement complexe.


 


Quant aux soupçons d'inspiration sur le groupe "Comunisti/sinistra popolare", je ne sais où une telle idée a pu surgir. La connaissance du pedigree d'Ingroia, de Magistris, Orlando, les
déclarations des protagonistes, et du manifeste de la "Révolution civile" suffisent. La stratégie de la reconstruction de groupuscules identitaires depuis l'extérieur nous paraît suicidaire,
telle est la position exprimée sur ce site, animée politiquement par ses inspirateurs en France. Sa condamnation n'excuse pas les glissements des représentants des partis héritiers du PCI.


 


En attente d'un débat fraternel et apaisé


 


AC pour le comité de rédaction du site



Fausto Sorini 26/01/2013 12:25



(suite)




Vogliamo il libero accesso a Internet, gratuito per le giovani
generazioni e la banda larga diffusa in tutto il Paese;




 




per la pace e il disarmo. Va ricondotta la funzione dell’esercito
alla lettera e allo spirito dell’articolo 11 della Costituzione a partire dal ritiro delle truppe italiane impegnate in missioni di guerra. Va promossa la cooperazione internazionale e l’Europa deve svolgere un’azione di pace e disarmo in particolare nell’area mediterranea. Va abrogata la riforma Monti delle Forze Armate, vanno tagliate le spese militari a partire dall’acquisto dei cacciabombardieri F35 e di tutti i nuovi armamenti.




 




per una nuova questione morale ed un’altra politica. Vogliamo
l'incandidabilità dei condannati e di chi è rinviato a giudizio per reati gravi, finanziari e contro la pubblica
amministrazione. Vogliamo eliminare i privilegi della politica, la diaria per i parlamentari, porre un tetto rigido
ai compensi dei consiglieri regionali e introdurre per legge il limite di due mandati per parlamentari e consiglieri
regionali. Vogliamo una nuova stagione di democrazia e partecipazione.


Fausto Sorini 26/01/2013 12:16


(suite du programme)





 




per le piccole e medie imprese, le attività artigianali e agricole. Deve partire un grande processo di rinascita del Paese, liberando le imprese dal vincolo malavitoso, dalla
burocrazia soffocante. Vanno premiate fiscalmente le imprese che investono in ricerca, innovazione e creano occupazione a tempo indeterminato. Vanno valorizzate le eccellenze italiane
dall’agricoltura, alla moda, al turismo, alla cultura, alla green economy;




 




per l’ambiente. Va cambiato l'attuale modello di sviluppo, responsabile dei cambiamenti climatici, del consumo senza limiti delle risorse, di povertà,
squilibri e guerre. Va fermato il consumo del territorio, tutelando il paesaggio, archiviando progetti come la TAV in Val di Susa e il Ponte sullo Stretto di Messina. Va impedita la
privatizzazione dei beni comuni, a partire dall’acqua. Va valorizzata l'agricoltura di qualità, libera da ogm, va tutelata la
biodiversità e difesi i diritti degli animali. Vanno creati posti di lavoro attraverso un piano per il risparmio energetico, lo sviluppo delle rinnovabili, la
messa in sicurezza del territorio, per una mobilità sostenibile che liberi l’aria delle città dallo smog;




 




per l’uguaglianza e i diritti sociali. Vogliamo eliminare l’IMU sulla prima casa, estenderla agli immobili commerciali della
chiesa e delle fondazioni bancarie, istituire una patrimoniale sulle grandi ricchezze. Vogliamo colpire l’evasione e alleggerire la pressione fiscale nei confronti dei redditi medio-bassi. Vogliamo rafforzare il sistema sanitario pubblico e universale ed un piano per la
non-autosufficienza. Vogliamo il diritto alla casa e il
recupero del patrimonio edilizio esistente. Vogliamo un tetto massimo per le pensioni d’oro e il cumulo pensionistico. Vogliamo abrogare la controriforma pensionistica della Fornero, eliminando le gravi
ingiustizie generate, a partire dalla questione degli “esodati”;




 




per la conoscenza, la cultura, un’informazione libera.
Affermiamo il valore universale della scuola,
dell’università e della ricerca pubbliche. Vogliamo garantire a tutte e tutti l’accesso ai saperi, perché solo così è
possibile essere cittadine e cittadini liberi e consapevoli, recuperando il valore dell’art.3 della Costituzione, rendendo centrali formazione e ricerca. Vogliamo portare l’obbligo scolastico
a 18 anni. Vanno ritirate le riforme Gelmini e il blocco degli organici imposto dalle ultime leggi finanziarie. E’ necessario accantonare definitivamente qualsiasi progetti di privatizzazione del sistema di istruzione e stabilizzare il personale precario. Vogliamo valorizzare il patrimonio culturale, storico e artistico, come afferma l’art. 9 della
Costituzione. Vogliamo una riforma democratica dell’informazione e del sistema radiotelevisivo che ne spezzi la subordinazione al potere economico-finanziario. Vogliamo una legge sul conflitto di interessi e che i partiti escano dal consiglio di amministrazione della Rai. Vogliamo il libero accesso a Internet, gratuito per le giovani ge


Fausto Sorini 26/01/2013 12:13


Onte pour votre article...qui ne correspond pas du tout à la realitè. Lisez de suite le programme de la liste electorale de Revolution Civile, à partir du point sur la politique exterieur et
la paix...et soyez plus honètes. Dans le quadre d' un loi electorale avec un barrage de 4%, les communistes en Italie - pour avoir des elus au Parlement, sont obligez de faire des listes de
coalition avec d'autre forces de gauche et progressiste: comme d'ailleurs les communistes leniniste et revolutionaires le font dans la plupart des pays du monde, comme au Bresil, en Afrique du
Sud, en Inde, au Portugal...etc.  


Fausto Sorini, membre du secreteriat et du Bureau Politique du Parti des Communistes Italiens (PdCI)


 


 


 


UN PROGRAMMA PER GOVERNARE L’ITALIA


ALTERNATIVO A BERLUSCONI E A MONTI


 


Vogliamo realizzare una rivoluzione civile per attuare i principi di uguaglianza, libertà e democrazia della Costituzione repubblicana, nata
dalla Resistenza.


Vogliamo realizzare un “nuovo corso” delle politiche economiche e sociali, a partire dal mezzogiorno, alternativo tanto all’iniquità e alla
corruzione del ventennio berlusconiano, quanto alla distruzione dei diritti sociali, del lavoro e dell’ambiente che ha caratterizzato il governo Monti.


 


VOGLIAMO UNA RIVOLUZIONE CIVILE:


 




per l’Europa dei diritti, contro l’Europa delle oligarchie economiche e finanziarie. Vogliamo un’Europa autonoma dai poteri finanziari e una riforma democratica delle sue istituzioni. Siamo contrari al Fiscal Compact che taglia di 47 miliardi l’anno per i prossimi
venti anni la spesa, pesando sui lavoratori e sulle fasce deboli, distruggendo ogni diritto sociale, con la conseguenza di accentuare la crisi economica. Il debito pubblico italiano deve essere affrontato con scelte economiche eque e
radicali, finalizzate allo sviluppo, partendo dall’abbattimento dell’alto tasso degli interessi pagati. Accanto al Pil deve nascere un indicatore che misuri il benessere sociale e
ambientale;




 




per la legalità e una nuova politica antimafia che abbia come
obiettivo ultimo non solo il contenimento ma l’eliminazione della mafia, che va colpita nella sua struttura finanziaria e nelle sue relazioni con gli altri poteri, a partire da quello politico. Il totale contrasto alla criminalità organizzata, alla corruzione, il
ripristino del falso in bilancio e l’inserimento dei
reati contro l’ambiente nel codice penale sono azioni necessarie
per liberare lo sviluppo economico;




 




per la laicità e le
libertà. Affermiamo la laicità dello Stato e il diritto all’autodeterminazione della
persona. Siamo per una cultura che riconosca le differenze. Aborriamo il femminicidio, contrastiamo ogni forma di sessismo e siamo per la democrazia di genere. Contrastiamo l’omofobia e vogliamo il riconoscimento dei diritti
civili, degli individui e delle coppie, a prescindere dal genere. Contrastiamo ogni
forma di razzismo e siamo per la cittadinanza di tutti i nati in
Italia e per politiche migratorie accoglienti;










per il lavoro. Non vogliamo più donne e uomini
precari. Siamo per il contratto collettivo nazionale, per il ripristino dell’art. 18 e per una legge sulla rappresentanza e la democrazia nei luoghi di lavoro. Vogliamo
creare occupazione attraverso investimenti in ricerca e sviluppo, politiche industriali che innovino l’apparato produttivo e la riconversione ecologica dell’economia. Vogliamo introdurre un
reddito minimo per le disoccupate e i disoccupati. Vogliamo che le
retribuzioni italiane aumentino a partire dal recupero del fiscal drag e dalla detassazione delle tredicesime. Vogliamo difendere la salute e la sicurezza nei luoghi di
lavoro;