le-nobel-de-la-litterature-turque-orhan-pamuk-decore-de-la-.jpgLes communistes turcs dénoncent la lettre à Libération, signée notamment par Orhan Pamuk, appelant à une intervention en Syrie

 

Traduction NB pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Voir la lettre à Libération signée par Orhan Pamuk et cinq autres intellectuels : http://www.liberation.fr/monde/2012/12/09/lettre-a-bachar-al-assad_866288

 

A l’attention des peuples du monde entier,

 

L’écrivain turc, Orhan Pamuk, lauréat du prix Nobel de littérature, agit comme une avant-garde de l'occupation en Syrie. Nous déclarons qu’il ne représente aucunement les intellectuels de Turquie.

 

Une lettre adressée au Président syrien, Bachar al-Assad vient d’être publiée dans le journal Libération. Orhan Pamuk en est un des signataires, aux côtés d'autres écrivains célèbres, qu'ils soient algérien (Boualem Sansal), israélien (David Grossman), allemand (Michael Walser), italien (Claudio Magris) ou français (Alfred Grosser). Les signataires lancent un appel à Assad afin qu'il renonce au pouvoir et quitte la Syrie, l'avertissant qu'il risque autrement de finir comme Kaddafi. Cette lettre bourrée de menaces et d'intimidation, ne s'épargne pas le sarcasme lorsqu'elle suggère à Assad de partir s'installer en Algérie.

 

Publier cette lettre pose un véritable problème en termes de responsabilité des intellectuels en cette période cruciale où l'ensemble du Moyen-Orient, y compris la Turquie, est sous la menace d'une occupation impérialiste, alors que des centaines de milliers de personnes innocentes sont en train d’être massacrées en Irak, en Afghanistan, en Palestine et en Syrie par les forces impérialistes.

 

La responsabilité d’un intellectuel, c'est de dénoncer les politiques d’occupation impérialiste. La responsabilité d'un intellectuel, c'est aussi de ne pas compter sur les forces armées des puissances étrangères.

 

Les signataires de cette lettre ne font qu'appeler les centres impérialistes à occuper la Syrie. Ces auteurs sont clairement devenus des pions de l'OTAN.

 

Nous déclarons aux peuples du monde entier : la lettre en question ne représente pas l’humanité. L’écrivain lauréat du Nobel de littérature turc, un des signataires de la lettre, ne représente pas les intellectuels turcs ni la conscience de l’opinion publique de ce pays. Notre peuple n'a jamais pris le parti d'une guerre et de l'occupation de la Syrie, et ce ne sera jamais le cas. Voilà la promesse que nous faisons aux peuples du monde entier

 

Cet écrivain, qui se fait par sa plume le fer de lance de l'occupation d’un autre pays, sera isolé par le peuple et les intellectuels de notre pays.

 

Centre Culturel Nazım Hikmet, institution culturelle liée au Parti communiste turc (TKP)

Retour à l'accueil