APTOPIX-Britain-Northern-Ireland-Thatcher.JPEG-08b8d.jpgLa mort de Margaret Thatcher n'est pas une perte pour la majeure partie de l'humanité

 

 

Communiqué du Parti communiste d'Irlande

 

 

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

 

Margaret Thatcher a laissé un lourd héritage non seulement au peuple de l'île voisine mais aussi au peuple irlandais et aux peuples opprimés, martyrisés du monde entier.

 

 

Thatcher incarnait l'arrogance de la vieille tradition impérialiste de la classe dominante britannique. Sa politique face aux grèves de la faim des prisonniers politiques irlandais dans les années 1980 a dévoilé son profond mépris et sa haine envers ceux qui s'opposaient aux intérêts impérialistes britanniques.

 

 

C'est lorsque qu'elle était au pouvoir que l'armée britannique a gagné une plus grande marge de manœuvre pour développer et exécuter sa sale guerre en Irlande du nord, quand les attentats ciblés et les milices para-militaires loyalistes acquirent un rôle plus central dans la machine de guerre britannique.

 

 

Thatcher s'inscrivait dans une longue lignée de dirigeants britanniques qui avaient une haine viscérale des travailleurs, tout comme leur grand héros, Churchill, une autre figure qui portait comme une marque de respectabilité sa haine de l'Irlande, de la lutte du peuple irlandais pour son indépendance, mais aussi de la classe ouvrière britannique.

 

 

Thatcher voyait les travailleurs comme une vulgaire chair à canon dans ses guerres impérialistes, que ce soit en Irlande ou dans les Malouines, ou simplement comme des pions dans ses croisades anti-communistes, telle « Solidarité » en Pologne.

 

 

Son nom est devenu un synonyme de haine, d’égoïsme et d'individualisme effréné. Elle a laissé comme héritage des vies détruites, des quartiers dévastés, un militarisme et un chauvinisme envahissants, ainsi que la démolition de ce qui restait de l'industrie britannique tout en poussant jusqu'au bout l'adoration du « marché ».

 

 

On ne versera pas de larmes pour elles dans les familles des grévistes de la faim ou de ceux assassinés par l'armée britannique et les para-militaires loyalistes, ni dans les villages de mineurs du Pays de Galles et dans tant d'autres cités minières de Grande-Bretagne. Elle n'avait pas la moindre compassion pour les pleurs, les cris de souffrances des familles des mineurs de charbon morts pendant qu'elle remettait en cause puis piétinait les droits des travailleurs.

 

 

Margaret Thatcher était un produit des conditions matérielles que le capitalisme monopoliste avait créé, des intérêts les plus violents du capitalisme monopoliste, des forces politiques qui ont battu les représentants du compromis social et économique de l'après-guerre. En cela, elle a également révélé au grand jour la nature très superficielle et hypocrite du travaillisme britannique.

 

 

Hélas, comme l'histoire le montre bien, la nature même de ce système économique met en avant les personnages dont il a besoin, aussi arrogants et impitoyables soient-ils.

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