Présentation

    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

Recherche

27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 06:25

20141130_votations_02.jpgHalte aux privilèges fiscaux des multimillionnaires !

Communiqué du Parti suisse du travail (PST). Repris, avec une introduction, par http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/ *



Nous publions ci-dessous la position des communistes suisses sur un des trois sujets soumis à votation, l'initiative populaire du 30 novembre : le maintien ou non des privilèges fiscaux exorbitants pour les riches étrangers.



Une évasion fiscale qui pénalise lourdement les pays frontaliers – en premier lieu la France – et qui scandalise de plus en plus les citoyens Suisses, qui doivent payer l'intégralité de leurs impôts là où des millionnaires français, européens sont exonérés de l'essentiel de ce devoir.



france-suisse.jpgAprès la finale de la Coupe Davis remportée par la Suisse … contre les Français de Suisse, sanctionnant la victoire de l'exil fiscal, le résultat de ce référendum – qui suscite l'inquiétude des milieux financiers suisses, comme des patrons français exilés de l'autre côté du lac Léman – ne nous est pas indifférent.



Alors que le « Oui » à la fin des privilèges fiscaux avaient la tête dans les sondages, la propagande médiatique semble faire son effet. A l'heure actuelle, 42 % des Suisses voteraient Oui, 46 % Non, 12 % restent indécis. Rien n'est joué (Note du site).



« Selon l’art. 14 de la Loi fédérale sur l’Impôt fédéral direct, les forfaits fiscaux autorisent les personnes physiques qui ne sont pas ressortissants helvétiques et qui n’exercent pas d’activité lucrative en Suisse à se faire imposer sur leurs dépenses et non sur leurs revenus ou leur fortune. Dans les faits, cela signifie que ces multimillionnaires marchandent leur participation fiscale avec les autorités. Il s’agit d’une injustice révoltante face aux travailleurs qui, eux, sont imposés jusqu’au dernier franc.



S’ils n’ont officiellement pas d’activité lucrative en Suisse, ces multimillionnaires peuvent profiter de cette imposition à forfait. Le montant forfaitaire calculé par l’administration représente en règle générale cinq fois la valeur locative du logement des bénéficiaires. La plus grande opacité règne dans ce domaine ; il est impossible d’obtenir le moindre renseignement de l’administration sur le nombre de forfaits accordés ni leur montant. L’acceptation de cette initiative le 30 novembre prochain mettra fin à ce privilège fiscal scandaleux.



Les forfaits fiscaux contreviennent à l’article constitutionnel prévoyant l’égalité de traitement des contribuables proportionnellement à leur capacité financière. Il s’agit d’un détournement légalisé de fonds publics qui doit cesser.



Les opposants rétorquent que ces millionnaires quitteraient la Suisse s’ils ne pouvaient pas jouir de ces arrangements fiscaux. Mais quel est l’intérêt de retenir à tout prix sur le territoire des personnes qui paient aussi peu d’impôt ? D’ailleurs, pour exemple, cette prédiction n’a pas eu lieu à Zurich après l’abolition de la taxation à forfait, car malgré le départ d’une partie des grandes fortunes, ce canton reste largement bénéficiaire grâce à ceux qui sont restés et qui sont depuis lors normalement imposés. 70% des évadés fiscaux zurichois ont changé de canton sans quitter la Suisse. La concurrence intercantonale est un grave problème en Suisse.



C’est pourquoi il est absolument nécessaire d’adopter cette initiative fédérale.



Actuellement, plus de 5 000 millionnaires sont imposés à forfait dans notre pays, dont plus de la moitié en Suisse romande. Parmi eux, il y a toujours plus de nomades du business et de prétendus rentiers qui pilotent en réalité leurs sociétés depuis la Suisse.


Le plus riche d’entre eux est le milliardaire Ingvar Kamprad, propriétaire d’IKEA et première fortune de Suisse. Si un contribuable ordinaire, possédant une fortune de 100’000 CHF était imposé au même taux que le propriétaire d’IKEA, il ne paierait que 50 centimes d’impôts par an !



De nombreux riches étrangers accepteront d’être imposés normalement plutôt que de quitter notre pays qui présente pour eux de nombreux autres avantages. Avec la suppression de ces forfaits fiscaux, on peut escompter quelques milliards de revenus supplémentaires, ce qui permettra de réparer une injustice criante. Sur ce point au moins, nous diminuerons les différences avec nos pays voisins ou même plus éloignés. L’enjeu est d’enrayer une spirale de concurrence fiscale diminuant les ressources des États, provoquant l’endettement, la dégradation des services publics et la diminution des prestations sociales. »

 

*Nous remercions les camarades du Parti suisse du travail (PST) pour nous avoir envoyé le document et expliqué l'enjeu de cette initiative populaire

Partager cet article

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Suisse
commenter cet article

commentaires