Présentation

    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclarations, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

Recherche

26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 07:01

Logo UJCE buenoLa lutte des JC espagnols pour la reconquête de leur organisation et l’importance de la formation


jcpvPar Patricia Santacruz, secrétaire à la formation des Jeunesses communistes du Pays Valencien (Espagne)

 

Sur l’intervention de l’après-midi : « Luttes et socialisme »

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Chers camarades,

 

présents aujourd’hui à cette rencontre internationale où nous mettons en commun expériences et faits marquants de la situation et de l’orientation des partis communistes ici représentés, je vous remercie de votre attention.

 

Je me présente, camarade Espagnole liée à la Jeunesse communiste où je réalise un travail en matière de formation, ainsi que dans d’autres structures au sein du Parti, sur tout mon territoire et dans les organisations de masses.

 

Je rappellerai, dans les lignes suivantes, le rôle des Jeunesses communistes, l’importance de la formation, colonne vertébrale du développement des futurs cadres du parti, à travers l’apprentissage du modèle d’organisation et de concepts-clés comme instruments d’analyse des luttes actuelles et futures alimentant les luttes internationales pour la construction d’un modèle de société socialiste.

 

Je cité Lénine dans le discours aux Jeunesses communistes en Russie en 1920 : « c’est précisément à la jeunesse qu’incombe la véritable tâche de créer la société communiste. »

 

Il faut combattre le capitalisme en s’organisant et cela ne peut se produire qu’à travers une prise de conscience et une organisation préalable.

 

Le pilier fondamental est la formation et l’étude à la base, à partir du premier chaînon où est formé le communiste.

 

Cela est essentiel car personne n’arrive de la société à l’organisation formé comme cadre politique, il s’agit d’éliminer les erreurs de comportement, les préjugés politiques et idéologiques.

 

L’homogénéisation idéologique et la discipline sont la base de l’unité d’action.

 

L’objectif principal, je le répète, est la formation de cadres et de futurs révolutionnaires qui guident et orientent les masses.

 

Il faut intégrer quelques piliers fondamentaux : la culture de l’organisation, la discipline organisationnelle et le fonctionnement collectif.

 

Ce sont les principaux collectifs et références que nous employons à tous les niveaux de notre formation. Une formation qui a été primordiale et fondamentale dans l’évolution, la croissance et le renforcement général de la JC en Espagne.

 

Pourquoi avoir fait de la formation un axe central ? Pour rassembler des forces dans le cadre d’une lutte organisationnelle.

 

Un rappel de l’histoire des JC d’Espagne et de ses congrès mettront en évidence la mise en œuvre de cette ligne et apporteront ainsi une première réponse.

 

En Juin 1977 se produit la légalisation de l’UJCE qui compte alors 50 000 adhérents. En 1981, a lieu le second Congrès, en 1984 la troisième. En 1988 se déroule le IVème, dans une organisation affaiblie et à la traîne des grandes mobilisations de 1986-87 où se produit l’incorporation formelle dans Izquierda Unida.

 

1990, c’est le Vème Congrès. Dans le cadre de la Perestroïka et de la chute du Mur de Berlin, on atteint un tournant idéologique critique dans un débat tendu où est proposée la dissolution de l’UJCE pour travailler au sein d’IU.

 

1993-96, VIème Congrès. On parvient à revenir aux principes du socialisme grâce à une nouvelle direction de l’UJCE formée dans le marxisme-léninisme mais la crise idéologique est toujours présente à la base et dans de nombreuses fédérations, et les révisionnistes se saisissent de cette situation pour s’attaquer à une UJCE désidéologisée qui en sort affaiblie.

 

1998 : L’année de la rupture dans l’organisation. Commence le VIIème congrès de la Jeunesse communiste d’Andalousie et au Pays valencien et dans une bonne partie du pays.

 

Les cadres et structures léninistes sont épurés par toute la coalition anti-communiste des opportunistes et révisionniste de tout poil.

 

Dès lors, les positions léninistes loin de s’effacer sont parvenues à conquérir des espaces de plus en plus importants dans l’organisation, croissant en structures et en cadres. Au contraire des positions révisionnistes qui, fruit de leurs propres contradictions internes et de la classe qu’ils prétendent représenter, sont plongées dans une crise permanente avec une perte de représentativité, de structures et de militants.

 

Comme Lénine le disait : « On ne peut pas faire de révolution si on ne s’organise pas ».

 

Et c’est en cela même que réside notre travail, celui du Parti communiste.

 

Face à toute cette répression qui tente de nous abattre, nous devons nous opposer et nous nous opposons déjà, nous devons nous engager dans la lutte organisée. Réunis, rassemblés et mettant en commun nos expériences, nous avons les principes et les moyens à notre portée pour les mettre en oeuvre. Il est urgent de créer, de s’organiser si nous voulons vaincre.

 

Le moment nous impose ainsi cette nécessité. Le rassemblement de forces comme condition indispensable.

 

Pour vaincre un ennemi puissant, il faut lutter unis, lui livrer bataille.

 

Le plénum extraordinaire du CC qui se tenait juste avant l’insurrection d’Octobre disait notamment : « Partant de cette situation, le problème cardinal pour assurer le triomphe de la révolution est celui de l’organisation et du rassemblement des forces révolutionnaires, sous une direction résolue et consciente de ses objectifs. »

 

Aujourd’hui est nécessaire la création et de développement de nos organisations dans l’unité d’action.

 

Voilà où nous en sommes, le moment ainsi que la situation actuelle du Parti nous réunit.

 

Il nous faut démontrer si nous sommes capables ou non de lutter pour lui, pour l’avenir et les événements qui s’annoncent.

 

Rien n’aura sens si nous n’apprenons pas à observer la réalité qui nous entoure.

 

Il nous revient de dresser les lignes directrices et d’analyser la situation.

 

Il nous faut de la force, l’unité et une capacité de réaction.

 

Et quelles sont les forces qui peuvent le faire ? Le parti communiste. Les jeunesses communistes.

 

Mais camarades ; si pour nous tous la nécessité de l’unité est aussi impérieuse, comment croyez-vous que la social-démocratie la ressent ?

 

Prenons-nous l’exemple du PGE avec la collecte de signatures pour finir dans les bras de l’ennemi ?

 

Ces messieurs du PGE sont bien mal placés pour parler d’internationalisme et de lutte contre l’impérialisme car leur exemple n’est pas le bon.

 

Voulons-nous réformer le système ou voulons-nous le transformer ?

 

En ce moment, coexistent deux visions au sein de la gauche dans nos pays respectifs. Ceux qui croient qu’il est nécessaire de le réformer qui ont abandonné définitivement la lutte de classes, croient que la question institutionnelle est au-dessus de tout, et défendent des projets nationaux et internationaux réformistes. Qu’ils s’appellent Refondation de Izquierda Unida, Front de gauche ou Parti de la gauche européenne. Une autre vision est celle que partagent les personnes qui sont ici, ceux qui croient qu’il est nécessaire de reconstruire et de renforcer les Partis communistes, non pour réformer le système mais pour en finir avec lui, pour le transformer et construire le socialisme.

 

Nous sommes convaincus que nous avons une grande responsabilité à l’intérieur de l’organisation, avec l’opportunisme qui s’est installé dans nos entrailles et qui nous empêche d’exercer le travail qui nous est imposé par l’exemple qu’ont montré les nôtres dans chacune des batailles historiques du parti et par la lutte contre le capitalisme destructeur.

 

Nous luttons et lutterons toujours pour la réalisation de notre programme maximal.

 

Et encore plus en ces moments, moments de graves périls qui nous menacent, menacent les travailleurs du monde entier.

 

Le temps presse, travaille contre nous. La réalité est ce qu’elle est, mais nous devons savoir qui nous sommes et à quel camp nous appartenons.

 

Pour quelle raison nous battons-nous ? En vue de quel but ?

 

Car l’ennemi est en nous et qu’aux portes se trouve un ennemi encore plus grand.

 

Nous l’avons déjà identifié, nous savons qui ils sont et ceux qu’ils sont disposés à faire.

 

Faisons une analyse. Assimilons les enseignements que l’histoire nous permet de tirer et ceux que, par la force des choses, nous avons appris à partir des expériences que nous sommes venus exposer.

 

Actualité du socialisme qui monte, se développe dans la JC, est l’âme de nos partis. Situons-nous à l’avant-garde. C’est le devoir de ceux qui furent, de ceux que nous sommes, et de ceux qui seront, viendront et en vertu de ce que nous sommes, construisons.

 

Face aux périls qui menacent notre survie, comme marxistes, analysons et apprenons à être plus forts.

 

Organisation – information – coordination – tactique – action – pratique

 

On dit : « L’ennemi vaincu se terre ».

 

Triomphons du révisionnisme, du réformisme qui envahissent nos programmes.

 

Intensifions le travail dans nos rangs.

 

Nous avons vu des exemples montrant qu’il est possible d’organiser des forces dans ce paysage économique, politique et social ravagé.

 

No pasarán! Voilà la consigne que portaient les nôtres il y a longtemps de cela.

 

Nous continuons à élargir nos rangs et à atteindre progressivement l’unité organique et politique.

 

Mettons nos actes à la hauteur de nos paroles…

 

Nous avançons jour après jour partout vers cet objectif.

 

Peu importent ceux qui cherchent à nous criminaliser.

 

Nous avons un parcours et une activité. Une ligne conséquemment révolutionnaire. Une efficacité et des acquis pour faire face à la situation actuelle du monde.

 

C’est seulement dans la mesure où nous serons capables de renforcer le Parti, ainsi que la discipline de parti, et nos JC que nous serons dans les conditions de livrer bataille.

 

Que tous ceux qui croient qu’ils nous ont battus, ceux qui tentent de liquider la gauche et le Parti communiste, sachent que nous n’allons pas les laisser faire.

 

Unité politique par-dessus tout.

 

Nous progessons (humblement) de ce que je connais et ce que je vois.

 

Face aux révolutionnaires de façade dans notre camp, attaquons.

Contre le révisionnisme, défendons la formation.

 

Coupons court à la méfiance, aux soupçons et à la haine envers notre mouvement.

 

Démontrons qui nous sommes, lutteurs résolus sans défaillances.

 

Faisons preuve d’une ligne politique juste et unitaire.

 

Marchons dans la voie de la transformation et du progrès.

 

Je conclus par la phrase d’un des dirigeants les plus importants de l’histoire du PCE, José Diaz :

« L’unité a rendu possible notre résistance. Par l’unité, nous vaincrons ».

Partager cet article

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Mouvement Communiste International
commenter cet article

commentaires