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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 05:34

pame-apergia-70.jpgLa grève du PAME du 16 juillet – un point de départ pour de nouvelles luttes



Communiqué du Parti communiste grec (KKE)



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





La grève du 16 juillet, avec les manifestations contre l'attaque sur tous les fronts annoncée par le projet de loi du gouvernement de la Nouvelle démocratie et du PASOK, dans 65 villes de Grèce, marque le point de départ pour de nouvelles luttes.



Ce projet de loi menace de remettre en cause ce qu'il restait des droits des travailleurs dans le secteur privé comme public, en supprimant l'Accord national sur les conventions collectives et en fixant le salaire minimum en fonction des besoins de la profitabilité des entreprises, licenciant des milliers d'employés du secteur public et des municipalités, imposant de nouvelles coupes dans la santé et la sécurité sociale, introduisant de nouveaux impôts qui représenteront un pillage fiscal encore plus brutal avec la suppression de la barre minimale d'imposition sur le revenu, ce qui aura des conséquences dramatiques dans la ville quotidienne des familles ouvrières ou populaires.



Les forces sur des positions de classe ont lutté pour cette grève dans des conditions difficiles, subissant l'offensive conjuguée du gouvernement et du patronat, du syndicalisme pro-patronal sapant la lutte des travailleurs. Elles ont montré que les travailleurs, public comme privé, doivent mener une lutte ensemble avec les travailleurs indépendants et les petits paysans.



A Athènes, la place Omonia était remplie de grévistes et de manifestants, arrivés à 10 h 30, rassemblés aux points de rendez-vous. Ce fut une manifestation particulièrement massive. Il y a eu également une participation importante des travailleurs qui organisent habituellement la lutte sur leur lieu de travail.



Dimitris Koutoumpas, secrétaire-général du Comité central du KKE, a participé à la manifestation, il s'est exprimé devant les manifestants : « ce projet de loi, avec son attaque sur tous les fronts, est une monstruosité. Avec les licenciements massifs, il y a aussi le pillage fiscal, les coupes dans l'organisation publique de la santé, nous aimerions dénoncer en particulier l'effort de généralisation des contrats de travail individuels avec la diminution du salaire minimum, qui est actuellement un salaire de misère, en-dessous de 500 euros. Le sentiment d'étouffement que vit notre peuple doit se transformer maintenant en une riposte populaire massive. Le peuple doit prendre son avenir entre ses mains, sans rien attendre des solutions qui viennent d'en haut, afin de tourner le dos au nouveau système bi-polaire qui est sur le point d'être créé ».



Giannis Tasioulas, cadre du PAME et président de la Fédération des travailleurs du bâtiment en Grèce s'est lui aussi adressé à la foule des manifestants :



« l'idée selon laquelle ces nouvelles mesures que le gouvernement propose ne toucheront que certaines catégories de fonctionnaires ou « les mieux payés » se diffuse ou parfois l'emporte dans des parties importantes des travailleurs, des secteurs public comme privé.



Cette vision est fallacieuse, trompeuse et dangereuse. C'est un poison. Elle sert ceux qui veulent diviser les travailleurs, monter une partie de la population contre une autre. Elle masque la nature unique de l'offensive menée contre tous les travailleurs, dans tous les secteurs. L'offensive concerne les travailleurs, les chômeurs, les travailleurs indépendants, les petits et moyens agriculteurs, les femmes, les jeunes. Personne n'est épargné. Seuls le capital et les monopoles restent intacts et voient leurs intérêts défendus. La lutte n'est pas finie avec l'adoption de ce projet de loi.



Nous avons la responsabilité d'éclairer les travailleurs sur les lieux de travail, dans les usines, dans les quartiers, de les mobiliser pour s'engager dans une lutte pour la rupture, dans une lutte pour inverser cette politique contraire au peuple, au monde du travail, pour renverser le pouvoir du capital. Nous sommes conscients du fait que la participation à la grève d'aujourd'hui ne correspond pas à l'ampleur de l'offensive subie par les travailleurs et les couches populaires.



Nous savons bien que de nombreux travailleurs dans les usines et sur d'autres lieux de travail, sous pression des intimidations ainsi que des illusions selon lesquelles ils pourront éviter le pire ou qu'ils sont en sécurité ou qu'ils peuvent espérer l'amélioration de la situation avec un nouveau gouvernement, ne sont pas partis en grève aujourd'hui, bien qu'ils voient que leur vie se dégrade.



Nous le disons clairement : il ne peut y avoir aucune perspective ni de victoire pour la classe ouvrière et les couches populaires à moins d'un changement de situation, à moins que le niveau d'organisation dans les lieux de travail, les usines, les grands commerces ne monte d'un cran », souligne le syndicaliste du PAME.



Après le rassemblement du PAME, les syndicats sur des positions de classe ont marché jusqu'à la place Syntagma dans une manifestation particulièrement massive.

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Grèce et Chypre
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