colon-israel.jpgUn rapport du conseil des droits de l'Homme de l'ONU exige le « démantèlement immédiat des colonies israéliennes »



Traduction MA (information du PC d’Israël) pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Les observateurs de l'ONU ont appelé jeudi dernier l’État d’Israël à arrêter l'extension des colonies et se retirer de la Cisjordanie occupée, explicitant que ses pratiques pourraient être objet de plaintes pour crimes de guerre. Toute activité de colonisation en territoire occupé doit cesser sans « conditions préalables » et Israël « doit immédiatement lancer un processus de retrait de tous les colons », a déclaré le Conseil des droits de l'Homme (CDH) des Nations unies. Israël, dit-il, agit en violation de l'article 49 de la quatrième convention de Genève, qui interdit le déplacement de populations civiles vers un territoire occupé.



Les colonies « conduisent à une annexion rampante qui empêche la constitution d'un État palestinien continu et viable et sape le droit du peuple palestinien à l'auto-détermination », disent-ils. Le rapport du CDH a globalement réaffirmé le consensus international sur l'illégalité des colonies israéliennes. Mais ses colonisations vont sûrement renforcer les Palestiniens à la suite de leur admission en novembre dernier comme État non-membre de l'ONU, ce qui leur offre potentiellement un recours devant la Cour pénale internationale.



Les observateurs de l'ONU ont dit que les entreprises privées devraient arrêter de travailler dans les colonies si leur travail avaient des effets négatifs sur les droits humains des Palestiniens, et ont incité les États-membres à s'assurer que leurs entreprises respectaient les droits de l'Homme : « Israël doit cesser sa politique de colonisation et offrir une réparation juste, prompte et réelle aux victimes de violations des droits de l'Homme » a déclaré Christine Chanet, juge française qui a mené l'enquête de l'ONU, lors d'une conférence de presse. Les colonies entrent en contradiction avec la quatrième convention de Genève interdisant le déplacement de populations civiles en territoire occupé et pourraient être considérées comme des crimes de guerre relevant de la juridiction de la Cour pénale internationale, selon le rapport des Nations Unies. « Déplacer sa propre population vers des territoires occupés est interdit car il s'agit d'un obstacle à l'exercice du droit à l'auto-détermination », a précisé Chanet.



En décembre, l'OLP a accusé Israël, dans une lettre aux Nations unies, de planifier ce qui sont de nouveaux crimes de guerre en étendant les colonies après que Palestine a gagné de facto la bataille de la reconnaissance de l’État à l'ONU, et a défendu l'idée qu’Israël devait rendre des comptes pour cela.



Les observateurs indépendants de l'ONU ont interrogé plus de 50 personnes qui sont venues en Jordanie en novembre pour témoigner sur les terres confisquées, les dégâts infligés à ce qui constitue leurs moyens de subsistance tels leurs oliviers, et les violences des colons juives, selon le rapport. « La mission estime que derrière cette violence et ces intimidations envers les Palestiniens et leurs propriétés se trouve la volonté de chasser les populations de leurs terres et de permettre l'extension des colonies », ajoutent-t-ils.



Près de 250 colonies en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, ont été installées depuis 1967 et elles abritent près de 520 000 colons, selon le rapport de l'ONU. Les colonies restreignent l'accès des Palestiniens à l'eau et aux terres cultivées.



Les colonies « conduisent à une annexion rampante qui empêche la constitution d'un Etat palestinien continu et viable et sape le droit du peuple palestinien à l'auto-détermination », disent-ils.



Chanet explique : « Pour maintenir un tel système de ségrégation, vous avez besoin d'un sévère contrôle policier et militaire. Cela signifie un certain nombre de checkpoints, des violations de la liberté de circulation, un refus de l'accès aux ressources naturelles, des démolitions de maisons et parfois même jusqu'à l'abattage des arbres (oliviers) ».



Après que l'Assemblée générale a amélioré le statut des Palestiniens dans cet organe mondial, Israël a affiché sa décision de construire 3 000 nouvelles constructions coloniales en Cisjordanie et à Jérusalem-Est – des espaces que les Palestiniens revendiquent pour un futur État, avec la bande de Gaza.

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