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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 10:23

Foto0508.jpgInitiative sur la guerre au Mali dans le 15ème

 

Des analyses africaines éclairantes pour mener la lutte contre l'intervention française

 

Compte-rendu pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/ et http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

 

Une trentaine de jeunes communistes, du 15ème et d'ailleurs, sont sortis renforcés dans leurs convictions militantes ce jeudi 28 février de cette rencontre avec des camarades algériens et maliens sur l'analyse à faire du conflit au Mali pour mener la lutte contre l'intervention en France.

 

Une initiative qui s'inscrit pleinement dans notre campagne devant les lycées, dans les quartiers, aux portes des entreprises, dans les cités U contre la guerre au Mali insistant autant sur l'hypocrisie du discours de la « guerre contre la terreur » que sur le coût financier et humain de la guerre.

 

Les analyses de nos camarades William Sportisse, responsable du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS) et Mohammed Diarra responsable en France du parti malien SADI (Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance) ont été de précieuses contributions.

 

Du Mali, comprendre les origines françaises de la crise pour éclairer sur les mécanismes de l'intervention néo-coloniale

 

Mohammed Diarra a rappelé les positions de son parti, qui entretient des relations privilégiées avec les forces communistes bien qu'étant lui-même un parti « de gauche anti-impérialiste », et ses mises en garde contre l'intervention néo-colonialiste française.

 

Il a surtout rappelé les origines lointaines de la tragédie malienne. Les espoirs du « socialisme à la malienne » de Modibo Keita, soutenu par l'URSS et premier soutien de l'Algérie libre. Des espoirs assassinés en 1968 par un coup d’État fomenté par la France.

 

Les manœuvres constantes de la France depuis l'indépendance : d'abord les visées du général de Gaulle sur le Sahara algéro-malien et son pétrole, ensuite le soutien constant au mouvement indépendantiste touareg, enfin les politiques d'ajustement structurel patronnées par le FMI.

 

Le chaos de l'année 2012 au Mali trouve une cause concrète souvent occultée :les accords d'Alger de 2006 signés entre le mouvement touareg et l’État malien, sous patronage algérien.

 

Ces accords ont conduit à la démilitarisation du Nord-Mali, permettant l'implantation de groupes islamistes, non seulement AQMI mais aussi MUJAO et Ansar Dine, réalisant des trafics en tout genre avec le regard bienveillant de l’État malien corrompu d'Amadou Toumani Touré (ATT).

 

Ces accords constituent le cadre qui ont rendu possible la crise de 2012. D'abord la rébellion touareg de janvier, alliée aux islamistes, mettant en déroute une armée malienne corrompue, sous-équipée, souffrant en hauts lieux de connivences avec les bandes voyous islamistes.

 

Dans ce contexte d'une armée en déroute, d'un système corrompu et de menace islamiste sur l'intégrité du pays, le coup militaire du capitaine Sanogo le 22 mars, avec ses contradictions, a été perçu comme un soulagement par le peuple malien.

 

Ce coup, condamné par les puissances occidentales, a servi de prétexte à une « révolution de palais », avec le remplacement d'ATT, et son système à bout de souffle, par un ami de la France, Dioncounda Traoré.

 

Les manœuvres politiques, pilotées par la France, ont été mises en œuvre par la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Europe de l'ouest), gérée par le dictateur burkinabé Blaise Compaoré.

 

La junte, mise au ban de la communauté internationale, a dû concéder le 6 avril l'accord-cadre, avec l'installation comme président par intérim de Dioncounda Traoré et premier ministre de transition de Cheik Diarra, deux politiciens à la double nationalité malienne et... américaine.

 

Le SADI a toujours prôné une solution malienne à la crise malienne. Il a dénoncé les manœuvres visant à priver l'armée malienne des moyens de se défendre contre la menace islamiste : les cargaisons d'armes à quai dans les pays voisins, l'armée dépourvue de munitions sur le terrain.

 

M.Diarra a rappelé que le MNLA touareg a été vaincu sur le terrain par l'armée, que les islamistes ont profité de la crise pour conquérir une position dominante, rendant la situation invivable dans les villes du Nord.

 

Il s'agissait de préparer la population à l'intervention en médiatisant à outrance les horreurs vécues au Nord. Le SADI est toujours resté ferme sur le principe de non-ingérence, sur une solution malienne à la crise.

 

Aujourd'hui, en 2013, la situation est critique.

 

La France empêche toujours l'armée malienne d'entrer à Qidal, laissant les touaregs du MNLA patrouiller dans les rues. Un mouvement qui a proclamé l'indépendance de l'Azawad en France, soutenu au début de la rébellion par le ministre des affaires étrangères Alain Juppé.

 

La France décide de tout, sous mandat de l'ONU. La mission MISMA se pose commeforce d'interposition entre Nord et sud Mali, préparant sous le modèle soudanais, la partition du pays avec l'enjeu des matières premières au Nord : uranium, pétrole, or.

 

M.Diarra dénonce enfin les collusions entre des islamistes financés par le Qatar et la France qui profite de la déstabilisation pour légitimer cette intervention, la « sainte alliance des fous d'Allah et des fous du profit », pour reprendre son expression, des manœuvres déjà vues en Syrie ou en Libye.

 

Depuis l'Algérie, la meilleure des solidarités est de mener la lutte dans son pays contre les tendances pro-impérialistes

 

L'analyse, aussi lucide que combative, de notre camarade William Sportisse du PADS est venue nous confirmer les enjeux régionaux de la crise, avec la menace portant sur l'Algérie ainsi que l'attitude ambiguë de la classe dirigeante algérienne.

 

Notre camarade a dévoilé l'hypocrisie du discours sur l'intégrité du Mali, au moment où se déploie de fait une occupation du Nord-Mali par la France.

 

Rejoignant M.Diarra, William Sportisse a souligné que les mouvements réactionnaires à façade religieuse étaient financés par nos amis du Qatar et d'Arabie saoudite, tout comme le MNLA est piloté par la France.

 

L'intervention impérialiste en Libye a été la condition préalable de celle au Mali, en conjonction avec un lent processus d'affaiblissement de l'Etat malien.

 

Le Mali et ses richesses attisent les convoitises des multi-nationales. Sous la tutelle du FMI, les plans d'ajustement structurel ont appauvri un pays au sous-sols si abondants. Cinq millions de personnes souffrent aujourd'hui de la faim tandis que le pays est dramatiquement endetté.

 

Dans cet État qui a été sciemment affaibli, les impérialistes occidentaux attisent les divisions ethniques et religieuses pour mieux assurer leur domination.

 

Notre camarade algérien a rappelé que la région constitue un espace décisif pour le contrôle de l'Afrique, et dans le dispositif d'encerclement de l'Algérie. La prise d'otage d'In-Amenas, avec ses zones d'ombre, visait à faire céder l'Algérie aux pressions interventionnistes occidentales.

 

La classe dirigeante algérienne est, elle, divisée.

 

D'une part, une fraction « compradore » prête à céder aux sirènes de l'OTAN cherchant à en faire un second Pakistan en Algérie, garante de l'ordre impérialiste dans la région.

 

D'autre part, une fraction « patriotique » petite-bourgeoise, attachée à l'héritage du FLN et du mouvement de libération, déterminé à ne pas céder à l'impérialisme occidental.

 

Dans cette lutte, les communistes algériens mènent le combat contre les manœuvres de l'OTAN, travaillent à la reconstruction de l'organisation communiste en Algérie et pratiquent la solidarité de fait avec le peuple malien : la lutte en Algérie pour la paix et contre l'impérialisme

 

C'est sur ce mot d'ordre combatif que l'initiative s'est achevée, après un débat riche et nourri, où les jeunes militants ont poussé les intervenants à préciser encore leurs riches exposés :

 

la meilleure des solidarités avec le peuple malien, c'est mener la lutte en France contre l'intervention française, à partir d'une organisation communiste que nous re-construisons dans notre travail militant !

 

NB : Les exposés des deux intervenants seront bientôt mis à disposition sur le site Solidarité-Internationale-PCF

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 07:51

mariko.jpgMali : Solidarité avec le député Oumar Mariko, opposant à l'intervention française, victime des intimidations et des brutalités de la police d'Etat

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Le dirigeant du parti SADI Oumar Mariko a été victime d'un enlèvement musclé de la part d'hommes armées de la Sécurité d’État dans un contexte où le parti qu'il a fondé est le seul à exprimer une position de résistance à l'intervention militaire française

 

La scène aurait pu se dérouler à Bogota ou à Mogadiscio.

 

Ce lundi 11 février, plusieurs hommes de la Sécurité d’État (SE) enlèvent Oumar Mariko au siège de son ONG offrant des soins aux plus démunis, fracturant la porte de son bureau.

 

Menotté, encagoulé, il est transporté dans une salle de la SE où il subit pendant deux journées un interrogatoire musclé, sans avoir le droit de manger ni de dormir sur un matelas.

 

Libéré le 12 février au soir, il est à nouveau interpellé, arrêté puis interrogé par les forces de la SE le lendemain, 13 février, durant toute la journée, avant d'être à nouveau relâché par les forces de l' « ordre ».

 

Les agents de la police d’État malienne n'ont plus à se parer du masque de la légalité pour faire taire une des rares voix historiques d'opposition à l'impérialisme français et aux dirigeants maliens corrompus qui collaborent avec lui.

 

Mariko, figure estimée du peuple malien : médecin des pauvres et député-fondateur du parti anti-impérialiste SADI

 

Oumar Mariko est en effet une figure estimée par le peuple malien pour ses positions conséquentes, contre l'impérialisme, la corruption, pour le respect des droits humains fondamentaux du peuple malien notamment dans la santé.

 

Dirigeant historique du mouvement étudiant malien, Mariko était déjà parmi les acteurs de la « Révolution du 26 mars 1991 » qui a renversé le régime autoritaire de Moussa Traoré.

 

Médecin de formation, il fonde durant les années 1990 une ONG Médecins de l'espoir dont la mission est d'apporter des soins de base aux populations les plus pauvres et de se substituer aux défaillances de l’État malien.

 

En 1996, il fonde un parti politique, le SADI (Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance) qui se distingue par ses positions anti-impérialistes et de construction d'un modèle de société plus juste et égalitaire rompant avec les diktats du FMI et de la Banque mondiale.

 

Oumar Mariko est élu député en 2002, réélu en 2007 puis en 2012. Candidat à l'élection présidentielle en 2002 et 2007, il obtient près de 3% lors de ce dernier scrutin.

 

A l'assemblée comme dans la rue, il n'a cessé de prôner une ligne de résistance à la politique de l'impérialisme et du capital : contre l'emprise de l'agro-business sur l'agriculture malienne, contre le bradage du patrimoine public, contre la corruption généralisée.

 

Des luttes positives également pour défendre le droit fondamental à l'éducation, la santé et à l'eau, pour construire des mouvements de coopératives agricoles, pour obtenir l'annulation de la dette du Mali et sortir de ce cercle vicieux imposé par le FMI.

 

Une voix qui dérange : celle d'un parti qui reste le seul à porter une ligne d'opposition à l'impérialisme français

 

Au cours de l'année 2012, le parti de Mariko a un temps soutenu le coup de force du capitaine Sanogo contre le régime corrompu d'Amadou Touré avant de prendre ses distances avec le nouveau pouvoir après l'arrivée de l' « ami de la France », Dioncounda Traoré.

 

Le parti SADI, par la voix de son dirigeant historique Oumar Mariko, a toujours manifesté son opposition à toute intervention de l'ancienne puissance coloniale française, directe ou par la médiation de la CEDEAO.

 

Le parti a toujours défendu l'idée que le peuple malien devait lui-même traiter la menace que font porter les milices islamistes sur son intégrité territoriale, et que cela devait passer par la formation d'un gouvernement représentant réellement le peuple malien.

 

La voix d'Oumar Mariko et de son parti dérange, les intimidations se multiplient mais la détermination de nos camarades maliens n'est pas ébranlée.

 

Solidarité avec le camarade Oumar Mariko, solidarité avec les camarades du SADI, voix de la résistance à l'impérialisme au Mali !

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 08:16

Flag-Pins-Algeria-MaliNon aux ingérences des impérialistes au Mali et aux provocations de leurs agents islamistes en Algérie

 

 

Communiqué du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS) repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

L'impérialisme français poursuit sans relâche l'exécution de son plan de contrôle politique et militaire total de ses anciennes colonies africaines. Après la Côte d'Ivoire où ses commandos avaient démis par la force Gbagbo, envoyé ce dernier dans une prison de La Haye et installé sa marionnette Ouattara, il vient de lancer son armada aérienne et de débarquer ses troupes au Mali sous le prétexte de combattre des groupes armés islamistes déployés au nord de ce pays et de défendre son intégrité territoriale.

 

Depuis maintenant une semaine les impérialistes français tentent de réaliser un de leurs objectifs: déployer durablement leurs troupes militaires au Mali, transformer ce pays en tête de pont afin de contrôler les richesses du Sahel, avec la bénédiction de l'ONU, instance de marchandage et de partage du monde en zones d'influence des puissances impérialistes. Grâce à la soi-disant légitimité internationale délivrée à son action par l'ONU, l'impérialisme français a obtenu l'habilitation de la Cédéao, son instrument néo-colonialiste, à jouer au gendarme de la Françafrique, faire et défaire les régimes africains au gré de ses intérêts.

 

Ce prétexte est grossier et hypocrite. Que ce soit sous un gouvernement de droite ou un gouvernement de « gauche », l'impérialisme s'est toujours appuyé sur les mouvements réactionnaires qui se camouflent sous la religion pour contrer la volonté d'émancipation des peuples de la domination impérialiste et abattre les dirigeants qui lui tiennent tête.

 

Il vient de faire d'une pierre deux coups. Ses troupes prennent pied au Mali. Et il camoufle sous cette intervention son plan d'encerclement de l'Algérie par le sud en vue de renforcer ses pressions sur nos gouvernants pour les pousser encore plus dans la voie de la compromission et de la rupture avec ses orientations anti-impérialistes traditionnelles. Le Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme condamne l'autorisation accordée par le gouvernement algérien au survol du territoire de l'Algérie par les avions militaires français.

 

L'impérialisme trompe le peuple malien auquel il veut faire croire qu'il cherche à le protéger des hordes obscurantistes. Il faut être naïf, aveugle ou de mauvaise foi pour oublier ou ne pas voir que depuis des dizaines d'années ces groupes et leurs régimes sont et ont été les meilleurs auxiliaires de l'impérialisme: Afghanistan, Bosnie, Kosovo, Libye, et maintenant Syrie. Peut-on oublier que durant les années 1990 les dirigeants socialistes français ont appuyé le Front islamique du Salut en Algérie en exigeant de reconnaître sa prétendue « victoire électorale » de décembre 1991 et contribué à répandre les pires campagnes de mensonges visant à innocenter les groupes islamistes armés dans les massacres commis en Algérie? Comment peut-on croire que les puissances impérialistes vont libérer les Maliens de la dictature des groupes obscurantistes, alors qu'elles ont mis à feu et sang la Syrie pour tenter de les placer à la tête de ce pays avec l'appui des régimes monarcho-théocratiques de l'Arabie saoudite et du Qatar?

 

L'impérialisme est confronté à la plus grave crise économique structurelle de son histoire. Il a besoin de diviser les peuples. Tout en prétendant les combattre dans certains pays il soutient dans d'autres les groupes religieux fanatiques qui organisent dans les pays arabes et musulmans des diversions en imposant par la terreur des pratiques religieuses moyenâgeuses. Ces diversions ont pour but et pour résultat d'empêcher les peuples de réfléchir aux mesures politiques, économiques et sociales à prendre pour se libérer du pillage de leurs richesses par les multinationales, pour secouer la domination impérialiste, transformer de façon révolutionnaire les bases économiques de leurs pays. L'impérialisme entretient de façon sournoise ou déclarée l'existence et l'influence de ces groupes. Il en tire profit pour justifier le fichage policier de tous les  peuples. Il propage le racisme islamophobe. Il allume les guerres internes dans les pays arabes et islamiques. Il se présente ensuite sous le masque du "sauveur". En fait, il  tente de se créer de toutes pièces les prétextes pour dépêcher dans ces pays ses espions, ses agents, ses mercenaires, ses tueurs à gage et ses militaires, et installer des marionnettes aux commandes.

 

Ce qui se passe au Mali et ce qui vient de se passer dans le complexe gazier de In Amenas avec l'incursion de groupes lourdement armés à partir de la Libye, la prise de dizaines d'otages étrangers, le massacre d'un certain nombre d'entre eux, ne sont que la suite prévisible de l'intervention militaire en Libye des puissances impérialistes, des USA, de l'Angleterre, de la France, de l'OTAN, de l'Union européenne. La liquidation par la force du régime de Kaddafi avec l'appui des forces les plus rétrogrades de ce pays fait peser sur l'Algérie de graves dangers et l'expose à toutes les provocations montées par les services subversifs de ces puissances. Cette liquidation a encouragé partout les forces obscurantistes à relever la tête dans leur sinistre marche pour la prise du pouvoir. Ce sont les puissances impérialistes qui organisent l'insécurité généralisée dans la région pour justifier leurs ingérences. L'émir du Qatar, ami des dirigeants français, ne cache pas qu'il soutient et finance ouvertement les terroristes islamistes intégristes envoyés de Libye au Mali. Aucun gouvernement, pas même le gouvernement algérien, ne l'a condamné. Les dirigeants français exploitent ensuite la présence des bandes terroristes pour s'ingérer dans les affaires du Mali.

 

Sous prétexte de prêter leur assistance dans la lutte contre les bandes islamistes armées, les puissances impérialistes font pression pour amener le régime algérien à accepter le principe de la présence de leurs "experts" militaires dans le Sahara algérien, premier pas vers l'installation de bases militaires destinées à miner le pays de l'intérieur. Le peuple algérien n'est pas dupe. C'est pourquoi il rejette l'intervention de ces puissances dans ses problèmes internes et réagit avec indignation aux tentatives des dirigeants de la Grande-Bretagne, des USA et d'autres pays de dicter leurs vues aux responsables militaires algériens sur la manière de neutraliser ces groupes criminels.

 

Ce sont les dirigeants des puissances impérialistes qui portent la responsabilité de la mort de nombreux travailleurs, techniciens algériens et étrangers du site gazier de In Amenas. Les communistes algériens expriment leur solidarité avec les familles de toutes les victimes de l'opération terroriste d'In Amenas, sacrifiées par l'impérialisme pour réaliser ses plans de domination de la région.

 

Ces événements ne surprennent pas les communistes algériens. Le Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme a prévenu à maintes occasions les travailleurs et le peuple algériens sur les conséquences qui allaient résulter de l'agression impérialiste en Libye et, d'une manière générale, de son agressivité dans le monde. Mais il n'y a pas de fatalité. Les travailleurs et les peuples sont en mesure de lui résister et de lui infliger des défaites.

 

Il appartient aux peuples, à leurs forces révolutionnaires et progressistes de combattre par leurs propres moyens les courants rétrogrades, les ingérences et les guerres destructrices impérialistes qui favorisent l'extension de ces courants, renforcent l'exploitation et l'oppression des peuples. Face à cette collusion réactionnaire interne et externe, ils doivent compter sur la mobilisation interne de leurs masses laborieuses et sur la solidarité des forces de progrès dans le monde. La clé de la résistance est d'abord l'édification de partis révolutionnaires décidés à mettre fin à l'exploitation et à la domination capitaliste et impérialiste.

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 08:23

paz sim nato nãoLe Parti communiste portugais condamne l'intervention militaire menée par la France au Mali



Communiqué du Parti communiste portugais (PCP)



Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



L'intervention militaire en cours au Mali, menée par la France et comprenant d'autres puissances impérialistes, est indissociable de la dérive militariste et interventionniste de l'OTAN, de l'Union européenne et de ses principales puissances qui, dans un contexte d'approfondissement de la crise du capitalisme et faisant suite à plusieurs cas révélateurs d'intensification des ingérences extérieures, de militarisation du continent – ce que manifeste le Commandement militaire nord-américain pour l'Afrique AFRICOM – et de déstabilisation de plusieurs pays, qui cherchent à renforcer la domination économique, politique et géo-stratégique de l'impérialisme sur ce continent et remettre en cause la souveraineté et l'intégrité territoriale de plusieurs de ces États.



L'intervention militaire au Mali, déclenchée une fois de plus sous le prétexte de la « lutte contre les terroristes islamistes », notamment des groupes qui de notoriété publique ont collaboré activement à l'agression et l'invasion impérialistes en Libye, est indissociable des plans des divers puissances impérialistes, notamment la France, visant à reconstruire leur toile de puissance coloniale détruite par des décennies de lutte des peuples africains, à contrôler et exploiter les abondantes ressources naturelles de la région et en particulier du Mali, notamment le pétrole et autres richesses du sous-sol comme l'uranium.



La situation interne du Mali est, à l'instar d'autres situations, que ce soit sur le continent africain ou dans d'autres régions du globe, le résultat concret de la stratégie impérialiste attisant les conflits communautaires, religieux et ethniques qui, prétexte pour l'agression et l'occupation militaires impérialistes, est en soi l'origine du renforcement des radicalismes religieux et du terrorisme.



C'est à la lumière de tout ce contexte que doit être lu le conflit interne au Mali. Un conflit qui, avec cette intervention étrangère, pourra s'étendre à d'autres pays de la région notamment l'Algérie. La situation interne du Mali n'aura de solution que dans le cadre du respect de la souveraineté et de l'intégralité territoriale du pays, sans la moindre ingérence et intervention militaires extérieures.



Le PCP déplore la position du gouvernement portugais qui, invoquant la défense de la stabilité et de l'intégrité territoriale du Mali, ainsi que la paix et la sécurité régionale, soutient une intervention militaire qui ne fera qu'introduire de nouveaux éléments d'instabilité dans ce pays et dans la région.

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 08:37

belgique-mali.jpgContre la participation de la Belgique dans l’intervention militaire de la France au Mali

 

Communiqué du Parti du travail de Belgique (PTB) repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Le gouvernement belge a décidé de participer à l’intervention militaire de la France au Mali, prêtant son concours par l’envoi de deux C-130, deux hélicoptères et 75 militaires. La force armée occidentale a pour but avoué de stopper l’avancée des groupes de rebelles islamistes dans le Nord du pays, et ce à la demande du gouvernement malien et avec le soutien après coup du Conseil de sécurité de l’ONU.
 
Avec l'intervention militaire de la France, le président français François Hollande joue cavalier seul. Par son action de guerre, il sape une large initiative de paix élaborée par l’ONU avec des pays africains. Le fait que le Mali soit devenu un tel guêpier est largement dû aux conséquences de la guerre menée par l’OTAN en Libye et à l’ingérence politique occidentale depuis des lustres. Dans la situation complexe du Mali actuel, la paix, la stabilité et le développement ne peuvent avoir une possibilité de réussite que par des initiatives extrêmement prudentes, soutenues par une large base et principalement africaines.
 
L’intervention de la France n’est évidemment pas désintéressée. En tant qu’ancienne puissance coloniale, la France a toujours de grands intérêts économiques dans la région. Le Mali possède des mines d’or et du pétrole, tandis que la région possède de l’uranium, utilisé pour une partie de l’énergie nucléaire française.
 
Tout comme lors des bombardements meurtriers de l’OTAN effectués en Libye il y a deux ans, la Belgique s’empresse d’apporter sa contribution à l'effort militaire français. Et cela sans le moindre débat démocratique sur les objectifs, les conséquences et le coût. Dans une période de douloureuses économies sur les dépenses sociales, tout budget supplémentaire pour la Défense est tout simplement cynique.
 
Le gouvernement belge reste aussi dans le flou complet quant à la durée de l’intervention militaire au Mali. Se contentant d’un « très brève, brève ou de durée moyenne », le Ministre de la Défense, Pieter De Crem envoie promener le contribuable belge. Comme ce n’est que fin février qu’une première évaluation est prévue, il s’agit donc – pour commencer – d’une durée de six semaines. Mais combien de fois cette période sera-t-elle prolongée, comme ce fut le cas en Afghanistan ? Et de combien de Maliens qui seront morts, blessés ou contraints à fuir le gouvernement Di Rupo (PS) portera-t-il la responsabilité ?
 
Le Parti du Travail de Belgique (PTB) s'oppose à toute intervention impérialiste au Mali comme ailleurs.

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