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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 15:47

Wade dégageLe Parti de l'indépendance et du travail sénégalais appelle à intensifier la mobilisation pour faire échec au « projet de succession monarchique » et faire « dégager » Wade

 

Communiqué du Parti de l'indépendance et du travail (PIT) sénégalais repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La journée du 23 Juin 2012 vient d’imprimer une marque indélébile dans les pages glorieuses de l’histoire politique plus que centenaire de notre Nation.



En effet, à l’appel du « Mouvement des Forces Vives de la Nation », constitué de Partis politiques regroupés au tour de la coalition « Benno Siggil Sénégal », et d’organisations et de personnalités de la Société civile autour de la RADHO, le peuple Sénégalais s’est puissamment mobilisé à Dakar, dans sa Banlieue et dans les autres capitales régionales du pays, pour empêcher l’adoption, par l’Assemblé nationale, du projet scélérate du Chef de l’Etat, de révision de la Constitution, en vue de jeter les bases institutionnelles de sa confiscation du pouvoir et de sa dévolution monarchique à un successeur qu’il aura personnellement désigné.



C’est ainsi, qu’en supprimant de fait le second tour à l’élection présidentielle grâce à l’artifice de son « quart bloquant », et en instituant un « ticket » à la candidature et la continuation du mandat par le vice président en cas de vacance du pouvoir, Wade mettait sa dernière touche à son projet de se faire succéder par son fils.



A cet effet, il lui a fait déjà prendre le contrôle de la direction de son parti à travers un Comité restreint de 9 membres, qui dirige en fait son Directoire de campagne, qui s’est substitué à la Direction nationale de sa formation politique.



Il vient ensuite de lui faire conquérir le mouvement des jeunes, avant d’amorcer la prise en main du mouvement des femmes, qu’il compte rallier à la cause de son fils, en exerçant un chantage financier sur toutes les femmes qui doivent  encore 3,5 milliards, dont 300 millions par des « femmes leader » , sur le crédit de 4 milliards du Fonds Taïwanais, qu’il a accordé à sa clientèle politique de 2005 à 2010.



Ainsi, il avait fini de baliser, pour son fils, la conquête totale de son parti, le PDS, qui est la voie royale pour légitimer politiquement les prétentions de son fils à sa succession..



Mais tout cet échafaudage s’est écroulé ce 23 Juin devant la puissante manifestation du peuple.



Jamais de mémoire de Sénégalais, il n’ y a eu de mouvement du peuple, aussi massif et aussi national, amplifié par la Diaspora.



C’est cette mobilisation, qui a obligé sa majorité parlementaire à lui demander de retirer son projet, après l’avoir pourtant adopté en Commission des lois, non pas par un sursaut de prise de conscience républicaine, mais par peur de ne pouvoir rentrer chez soi en toute sécurité, après avoir adopté ce projet de loi qui enterre la République.



Ainsi, dans sa stratégie de se faire succéder par son fils, Wade vient d’enregistrer, encore fois ce 23 juin, un deuxième camouflet, après sa défaite humiliante, dans son propre bureau de vote, lors des élections locales de Mars 2009.



Ce double désaveu par le peuple et par sa majorité à l’Assemblée nationale, est, incontestablement, synonyme d’un prélude à l’enterrement de première classe de son projet de succession monarchique.



C’est toute la portée historique de cette journée du 23 juin, qui a, malheureusement, été ternie par la révélation au grand jour, et au monde entier, de la face hideuse du régime de Wade, longtemps marqué par les auteurs et commanditaires d’assassinats, de violence physique et de tortures sur de simples citoyens, et qui se révèlent en véritables «  tontons macoutes » sans jamais être inquiétés par des poursuites judiciaires.



C’est couverts de cette impunité, qu’ils sont encore, en ce 23 juin, rentrés en actions pour tirer à balles réelles, et blesser des manifestants, dont le Président de la RADHO, qui était déjà, la veille, objet de menaces de mort.



Devant ces meurtres et violences gratuits exercés par des hommes du pouvoir tapis au sein du PDS, et par des tortionnaires incrustés dans les forces de Police et de Gendarmerie, le PIT exprime toute son indignation, et souhaite un prompt rétablissement à tous nos blessés durant cette mobilisation patriotique pour sauver la République.



Le PIT souhaite que la Hiérarchie de la Police et de la Gendarmerie, assume toute ses responsabilités, en débusquant et en extirpant des rangs, pour les traduire en Cours d’Assises, ces brebis galeuses qui ternissent leur image de « Forces Républicaines, respectueuses des Droits Humains », et éviter ainsi d’être perçue comme des « complices ou commanditaires » de ces actes de tortures et d’assassinats, qui sont tous passibles de plaintes devant notre Législation et la Cour Pénale Internationale.



Le PIT exhorte le « Mouvement des Forces Vives de la Nation » à appeler tous les « Jeudis » à une puissante mobilisation sur toute l’étendue du territoire, pour réclamer justice, autour d’une seule exigence :



Mettre fin au règne de l’impunité par le départ du régime de Wade.

 

Wade Dégage !

 

                                   Fait à Dakar le 24 Juin 2012

 Le Secrétariat du Comité Central du PIT-Sénégal 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 23:33

Flag-map of SwazilandSur les manifestations et grèves au Swaziland


 

Communiqué du Parti communiste du Swaziland (CPS)


 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/




Le Parti communiste du Swaziland (CPS) affirme son soutien et sa solidarité avec les travailleurs et les syndicats dans la poursuite de leurs actions de protestation, prévues pour les 22, 23 et 24 juin.



Ces journées de protestation sont les événements les plus cruciaux organisés jusqu'ici. La raison est que le régime Mswati est à genoux. Mswati n'a pas réussi à obtenir un soutien financier de la part de l'Afrique du sud et son gouvernement incompétent et malhabile pille désormais tous les secteurs de l'économie publique pour tenter de s'en sortir.



Les manifestations arrivent à un moment où le régime pourrait bien ne plus être en mesure de payer les salaires des fonctionnaires à la fin du mois, en plus de son incapacité à payer les retraites et les heures supplémentaires des travailleurs d'un certain nombre de secteurs. Les actions de protestation doivent se poursuivre et s'étendre, se transformer en actions durables pour mettre en échec le gouvernement, pour paralyser le régime.



Les actions de protestation sont donc d'une importance stratégique désormais, et cela ressort du fait que la classe ouvrière se trouve à l'avant-garde de la lutte contre le régime Mswati honni, menée par des formations de classe – celles capables de mener à bien la lutte et de transformer notre société en vue d'un avenir meilleur...



Le CPS dénonce les efforts de la presse pro-Mswati (en particulier l'Observateur Swazi) pour désinformer le peuple Swazi sur la véritable nature des protestations. Les médias Swazis essaient de dépeindre comme l'expression d'une colère limitée à certains aspects circonscrits, telle que la mauvaise gestion gouvernementale de la question des fonctionnaires.



Cette désinformation est conçue pour affaiblir les manifestations et saper les efforts de la classe ouvrière visant à soumettre leurs revendications au régime et au peuple en général.



Ces revendications lient les questions des salaires et des droits sociaux à l'exigence générale de mettre fin au régime Mswati, ainsi qu'aux interdictions de partis politiques, et de mettre le Swaziland sur la voie de la démocratie et de la liberté.



Le régime est prêt à tout pour étouffer et réduire au silence les voix des travailleurs et du mouvement démocrate dans son ensemble. Il ne peut pas se permettre de subir l'opprobre international alors que les manifestations vont fixer tous les regards sur son fonctionnement empreint d'illégalité et de corruption.



Dans le même temps, nous savons que le régime est capable de manœuvres dures et violentes contre le peuple, et nous en appelons à tous les alliés du peuple Swazi pour qu'ils surveillent de près la situation au Swaziland et attirent l'attention nationale et internationale sur toute action répressive du régime et encouragent partout une condamnation rapide.



Le CPS insiste sur la nécessité d'en finir avec le gouvernement Mswati, et de mettre en place un gouvernement provisoire représentant toutes les forces démocratiques et toutes les communautés du Swaziland. Cela doit s'insérer dans un processus entièrement nouveau dans le pays pour créer un dialogue national basé sur le pouvoir populaire et la démocratie directe. Cela ne doit pas être un processus sous contrôle des chiens de garde de l'élite défendant les intérêts bourgeois tout en se posant comme des initiateurs progressistes du changement. Nous avons besoin de rester particulièrement vigilants vis-à-vis des potentiels efforts impérialistes (UE, USA) pour dénaturer et faire dérailler la transition que nous visons – comme nous voyons que cela se produit actuellement avec certains des soulèvements d'Afrique du nord et du Moyen-orient.



Nous réaffirmons notre engagement et notre soutien envers cette action et nous appelons toutes les forces à s'engager dans cet important processus de transformation démocratique au Swaziland. La mobilisation qui a commencé dans les quartiers, les villes et les villages doit s'intensifier en répondant à l'appel lancé par les travailleurs – ils ne le font pas pour eux-mêmes mais pour tous les pauvres de notre pays et ils ont besoin du soutien inconditionnel de tous ceux qui sont victimes de l'asservissement royal.



Faisons tomber le régime Mswati ! Mswati doit dégager !



Solidarité avec les syndicats et la classe ouvrière du Swaziland !



Pour la démocratie et le socialisme dans une république libre du Swaziland !

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 08:54

francafrique dessin du jourDu port de Conakry aux réseaux hydrauliques et électriques : le MEDEF fait main basse sur la Guinée avec la complicité du président « démocrate » et « socialiste » Condé



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le MEDEF français s'était frotté les mains de l'élection en novembre du 2010 d'Alpha Condé, à la tête de l’État guinéen. Après des décennies d'économie dirigée anti-colonialiste sous Sékou Touré et deux décennies d'une transition graduelle au capitalisme, mais avec des restes persistants du nationalisme guinéen, sous le régime corrompu de Lansana Conté, le patronat français y voyait l'ouverture d'une nouvelle ère pour le monde des affaires français.

 

Il faut dire que le président nouvellement élu a apporté des gages de son allégeance au système néo-colonial français. En mars dernier, Alpha Condé se rendait à Paris pour exhorter le gouvernement et le patronat français à investir massivement en Guinée.

 

Premier cadeau au patronat français, l'octroi en mars dans l'opacité la plus totale d'un marché colossal au groupe Bolloré, proche des présidents Sarkozy et Condé, celui du port à conteneurs de Conakry. Un contrat d'une valeur de 500 millions d'euros.

 

Le « démocrate » Condé ne s'est pas embarrassé de procédures légales pour écarter le bénéficiaire du précédent contrat, GETMA. Il a résilié unilatéralement par décret le contrat, issu d'un appel d'offres remporté par GETMA contre Bolloré, pour le remettre immédiatement entre les mains du groupe proche du président Sarkozy.

 

De forts soupçons de corruptions pèsent sur ce contrat. Bolloré est suspecté d'avoir financé la campagne de Condé et d'avoir ainsi obtenu en contre-partie le port de Conakry.

 

Ce qui est certain, c'est qu'une nouvelle ère s'ouvre bien pour le patronat français en Guinée.

 

Non pas que le nouveau président guinéen incarne la rupture politique avec les méthodes des dictateurs Lansana Condé et Moussa Camara – les ONG guinéennes ont récemment mis en garde contre des « dérives autoritaires » du pouvoir – mais bien parce qu'il achève la normalisation de la Guinée à l'échelle internationale, et son intégration pleine et entière dans le système mondial impérialiste.

 

Du 8 au 10 juin, c'est une délégation de plus de quarante chefs d'entreprises menée par le responsable de la division Afrique du MEDEF, Patrick Lucas, qui fut accueillie en grande pompe par le président Condé ainsi que par le premier ministre, le ministre de l'Industrie ou encore les dirigeants de la CPEG, le MEDEF local.

 

Parmi les grands groupes représentés : Alcatel-Lucent, Areva, Bouygues, Colas, EDF, Oberthur, Sanofi, la Société générale.

 

 

Sous le mot d'ordre officiel rabâché par le gouvernement guinéen et le patronat français d'un « partenariat gagnant-gagnant », il s'agissait pour ces grandes entreprises de faire main basse sur un marché total estimé à plus de 800 milliards de dollars.

 

Le gouvernement guinéen a tenu à rassurer les investisseurs français. Fini le temps de l'interventionnisme économique et du nationalisme étroit. Le président Condé a ainsi pu rappeler l'échec de la gestion étatique de l'économie, notamment dans l'eau et l'électricité, et regretter le départ dans les années 1990 d'EDF et de Saur de ces deux marchés juteux.

 

Pendant deux jours, les dirigeants patronaux français ont reçu l'assurance du développement d'un cadre favorable aux investisseurs : cadre juridique favorable aux entreprises, exonérations fiscales, création d'une agence pour la promotion de l'investissement privé, constitution de partenariats publics-privé et surtout privé-privé entre investisseurs étrangers et entreprises privatisées.

 

Le patronat français s'est déclaré ravi de ses déclarations d'intention. Le chef de la délégation du MEDEF, Patrick Lucas, a ainsi pu annoncer que : « Nous sommes particulièrement heureux de voir le secteur privé guinéen associé, le MEDEF plaide pour l’émergence de patronats locaux forts, unis et qui peuvent aider le développement économique du pays. Nous considérons que le retour à la stabilité politique, que l’achèvement d’une transition politique en cours est une condition qui est essentielle pour le développement et le progrès économique de votre pays ».

 

Si tous les entrepreneurs français présents ont affiché leur volonté d'investir dans les prochains mois en Guinée, la plupart attendent les élections législatives de novembre 2011 et le maintien de la « stabilité politique », entendre un climat favorable aux affaires avec la victoire du parti de Condé.

 

Entre-temps, plusieurs contrats importants ont déjà été signés, notamment dans le domaine de l'électricité (EDF), de l'eau (SAUR) et du traitement des déchets (UCO).

 

Il est presque superflu de rappeler que le parti du président Alpha Condé, opposant déjà du dirigeant nationaliste Sékou Touré, est membre de l'Internationale socialiste, tout comme l'étaient les partis uniques de Ben Ali ou Moubarak.

 

Nous, communistes français, nous insurgeons contre cette main basse sur la Guinée, cette politique de pillage du pays orchestrée par un système néo-colonialiste et impérialiste, avec la complicité de la bourgeoisie compradore locale, « socialiste » de façade.

 

Avec tous ses défauts et ses dérives ultérieures, la Guinée de Sékou Touré avait eu le courage de dire « Non » au système néo-colonial français émergeant. Aujourd’hui, le patronat français signe sa revanche, faisant fi des méthodes démocratiques proclamées officiellement.

 

Plus que jamais, le peuple Guinéen et les peuples africains ont besoin d'organisations révolutionnaires – portant haut le drapeau de l'indépendance nationale et du socialisme, de la lutte contre le colonialisme et l'impérialisme – de partis communistes !

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 21:46

arton3886La colère monte d'un cran au Togo, les médecins et le personnel hospitalier rejoignent les étudiants dans la grève et leur lutte contre la politique du gouvernement dictatorial de Gnassingbé



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Nous nous étions faits l'écho de la lutte d'avant-garde des étudiants de l'Université de Lomé contre l'instauration au Togo du système LMD (Licence-master-doctorat) et souligné combien cette lutte, loin d'être catégorielle, visait le cœur du régime néo-colonial et népotiste de Faure Gnassingbé (cf Contestation étudiante de masse contre la réforme LMD au Togo : le pouvoir népotiste de Gnassingbé choisit la répression et ferme l'Université de Lomé en ébullition)

 

Les étudiants de la plus grande université du pays, avec ses 40 000 étudiants, avaient massivement répondu à l'appel à la grève lancé par le MEET (Mouvement pour l'épanouissement des étudiants togolais) le 26 mai. Au centre des revendications du mouvement, bien entendu l'abandon du projet LMD mais aussi de meilleures conditions d'enseignement, des bourses revues à la hausse, la rénovation des locaux et surtout la garantie d'une université – ainsi que de transports et de services para-universitaires – gratuite, publique et de qualité.

 

Le pouvoir avait alors décidé de répondre, dans un premier temps, par la force. Envahissement de l'établissement par les forces de l'ordre, gaz lacrymogènes, balles en caoutchouc et matraquage indifférencié. L'assaut policier avait fait des dizaines de blessés graves.

 

Par peur d'une contagion, les autorités avaient alors décidé de fermer jusqu'à l'ordre l'Université de Lomé, dont les étudiants avaient déjà reçu le soutien de la deuxième université du pays, l'Université de Kara

 

Tentant de circonscrire l’incendie, le gouvernement annonçait le 7 juin la signature d'un « accord » entre le gouvernement et les représentants étudiants, marquant la fin du mouvement de grève. Les dirigeants du MEET ont dénoncé aussitôt une manœuvre du pouvoir, reconnaissant seulement qu'un « consensus » a pu émerger sur certains points mais que l'on était loin d'un accord sur le fond.

 

Le mouvement de grève n'a pas cessé, il s'est même élargi, contraignant le pouvoir en faiblesse politique à une nouvelle démonstration de force pour réprimer les manifestations des 14 et 15 juin. Cinq militants et leaders du mouvement étudiant, dont le président du MEET Abou Seydou ont alors été arrêtés, écroués par les forces de police qui les ont soumis à des violences.

 

Loin de s'affaiblir dans la durée comme l'espérait le gouvernement togolais, le mouvement se renforce, notamment en créant les conditions d'une convergence des luttes et de la colère massivement éprouvée par le peuple Togolais envers le régime.

 

Après les étudiants et les professeurs, c'est au tour des médecins et du personnel hospitalier de se mettre en grève à l'appel du SYNPHOT (Syndicat des praticiens hospitaliers du Togo).

 

Les médecins et personnels hospitaliers ont entamé, à partir du 14 juin, une grève de quatre jours massivement suivie, mettant même en péril le bon fonctionnement des hôpitaux et centres médicaux.

 

Les travailleurs de la santé mettent en cause la politique budgétaire de l’État, allouant une part insuffisante de ses ressources à la santé (6% en 2011 contre 10% selon les recommandations de l'OMS). Ils dénoncent une politique du « service minimum permanent », avec des salaires dérisoires poussant les médecins togolais à l'exil et menant à des pénuries de personnel aux conséquences dramatiques.

 

Après un appel à la reprise du travail, sans contrepartie, lancé par le gouvernement, les agents hospitaliers et médecins devaient décider ce lundi 20 mai de la suite à donner au mouvement. Il est fort probable qu'il décide de prolonger le mouvement jusqu'à satisfaction de leurs revendications.

 

Dans un silence médiatique assourdissant tranchant avec le battage médiatique subi en Cote d'Ivoire par exemple, les résistances se fédèrent et les luttes convergent au Togo contre le pouvoir népotiste de Faure Gnassingbé, pion important de la Françafrique en Afrique de l'Ouest.

 

Des potentialités révolutionnaires existent. Elles se heurtent à la répression féroce du gouvernement, soutenu par la France et les pays occidentaux. Elles butent également sur l'absence d'alternative, de perspective révolutionnaire, d'organisation en mesure de faire converger les luttes vers le renversement du régime.

 

Plus que jamais, le Togo comme les autres pays africains ont besoin d'organisations révolutionnaires de libération nationale. Ils ont besoin de Partis communistes forts, indépendants et jouant un rôle d'impulsion et de direction dans les luttes !

 

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 11:00

univ loméContestation étudiante de masse contre la réforme LMD au Togo : le pouvoir népotiste de Gnassingbé choisit la répression et ferme l'Université de Lomé en ébullition



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Depuis plusieurs mois, les étudiants togolais manifestent leur opposition à l'instauration du système LMD (Licence-Master-Doctorat) directement inspiré du modèle déjà mis en œuvre par l'Union européenne et les Etats-unis. Cette semaine, leur contestation est passée à un autre niveau.



Les étudiants de l'Université de Lomé (UL), qui regroupe plus de 40 000 jeunes sur son campus, ont décidé de passer à l'action organisant cette semaine des manifestations à l'appel du MEET (Mouvement pour l'épanouissement de l'étudiant togolais), dispersées énergiquement mercredi dernier.



Le jour suivant, jeudi 26 mai, il était convenu de tenir démocratiquement une « Assemblée générale des étudiants » qui devait donner une suite à cette première journée de mobilisation. Le pouvoir en manque de légitimité a décidé de réagir par la force.



Des fourgonnettes de police ont alors envahi le campus, tirant sur les étudiants contestataires avec grenades lacrymogènes et balles en caoutchouc. La violence de la répression a été constatée et dénoncée par la Ligue togolaise des droits de l'Homme (LTDH) tandis que le centre de la Croix-rouge installé à l'Université de Lomé s'est empli au fur et à mesure de la journée des étudiants bastonnés par les forces de l'ordre. A la fin de la journée, on comptabilisait une dizaine de jeunes dans un état grave.



uloméAprès cette démonstration de force, preuve également de faiblesse politique, le régime répressif togolais a décidé de fermer l'Université de Lomé à partir de vendredi jusqu'à nouvel ordre.



Les étudiants de l'Université de Lomé avaient voté un mouvement de grève de 48h censé prendre effet vendredi matin. Le régime craignaitt que cette lutte avant-gardiste fasse des émules dans le pays. En effet, les étudiants de Lomé ont reçu vendredi le soutien des étudiants de l'Université de Kara, deuxième plus grande université du pays, qui ont rejoint le mouvement.



Au cœur de la colère estudiantine, le système LMD déjà instauré depuis 2009 au Togo. Les élèves reprochent un système inadapté aux conditions d'éducation désastreuses qui sont celles de ce petit pays de l'Ouest africain au PIB de 2 milliards de dollars près de 1 000 fois inférieur à celui de la France, comparable à celui des îles Fidji ou de l’Érythrée.



Déterminés à obtenir le retrait du dispositif LMD, le mouvement étudiant porte également une série de revendications qui lui a permis de lancer ce mouvement de masse inquiétant le pouvoir : amélioration du système de transport en commun public, construction de salles de cours décentes, l'abandon des pré-requis, le rétablissement des sessions de rattrapage, la restauration de la moyenne arithmétique et surtout l'octroi d'une cinquième tranche de bourses sachant que les étudiants togolais sont aidés à hauteur de 20 000 Francs CFA par trimestre, soit 30 euros.



Le pouvoir comptait sur la fermeture de l'Université de Lomé et le week-end pour éteindre la vague de contestation. Pourtant le mouvement ne faiblit pas, il est désormais rejoint par leurs camarades de l'Université de Kara et pointe de plus en plus le pouvoir répressif et népotiste incarné par le président Faure Gnassingbé.



Après le Burkina-Faso, le Togo. Les régimes dictatoriaux « amis de la France », héritiers de la Françafrique tremblent devant la colère étudiante, bénéficiant du soutien d'une masse de travailleurs appauvrie et de plus en plus disposée à un changement radical.



Les communistes français, et en particulier les étudiants communistes qui ont mené la lutte contre l'instauration du système LMD en France, soutiennent pleinement ces mouvements de protestation à potentialité révolutionnaire.

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