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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 12:04
Décès de Fidel Castro: messages du PADS et d'Alger Républicain (Algérie)

Message remis par le Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme à l'ambassade de Cuba à Alger

 

C'est avec une grande douleur que nous avons appris le décès du grand révolutionnaire et grand ami de l'Algérie Fidel Castro. Nous, communistes Algériens, militants du Parti Algérien Pour la Démocratie et le Socialisme (PADS),  tenons à manifester notre soutien et notre sympathie dans le deuil qui frappe le peuple cubain, les peuples de l'Amérique Latine et tous les hommes épris de paix, de liberté et des principes de justice.

Cet homme à l'image d'un chêne qui ne se plie pas a, par sa simplicité, par l'amour dévoué a son peuple, sa clairvoyance et son courage, transmis à son peuple une force inestimable qui lui a permis de tenir contre un embargo imposé, pendant  un demi siècle, par les USA et leurs alliés capitalistes. Ce défi aux plus grandes puissances a forcé le respect du peuple cubain par les peuples du monde entier et du peuple algérien en particulier.

Le peuple algérien n'oubliera jamais l'assistance que lui a apportée le gouvernement et le peuple cubains pendant et après la guerre de libération.

 

26 novembre 2016

 

 

Article d'Alger Républicain, 28 novembre 2016:

Fidel Castro : disparition d’un dirigeant révolutionnaire intransigeant et totalement dévoué à l’émancipation de tous les peuples de la planète

Et même s’il n’en restait qu’un, il serait celui-là,
Il le disait lui-même ces dernières années, la traitrise et la couardise étant devenues légion parmi les carriéristes et les opportunistes grisés par les temps où le socialisme était triomphant, à une époque où les capacités de la contre-offensive impérialiste avait été sous-estimée.

Il était un vrai dirigeant communiste. Au service de son peuple, attentif à ses espoirs, interprète de son refus de courber l’échine, de sa volonté d’en finir avec tout ordre basé sur l’exploitation et l’oppression de classe, solidaire avec les luttes de tous les peuples de la planète pour abolir les privilèges et la domination des puissants, éliminer les guerres en extirpant leurs racines de classe. Un dirigeant internationaliste.

Fidel a fait d’une petite Île, pauvre, sans richesses naturelles particulières, asphyxiée par un blocus criminel un pays, entravée dans son développement par les conséquences de ce blocus, un pays où les travailleurs mangent à leur faim, n’ont pas à craindre l’angoisse des licenciements, sont soignés depuis leur naissance, ignorent la criminalité et l’insécurité qui caractérisent les sociétés capitalistes et en particulier celles que dominent les USA en Amérique latine, y compris les plus « prospères » d’entre elles.

Optant pour une société socialiste, il a fait de son peuple, que les Américains qualifiaient de « coupeurs de canne à sucre », un des peuples les plus éduqués de la fin du siècle dernier et un des peuples les mieux soignés du monde.
Alors que Cuba n’est qu’à quelques encablures du chef de la planète, il a réussi à instaurer un système politique et économique qui terrorise son voisin.

Il a montré à tous les peuples du tiers monde, à tous les pauvres et à tous les exploités que l’espoir en un monde où l’exploitation et le mépris peuvent être éliminés peut devenir réalité, qu’un peuple dirigé par des révolutionnaires dévoués à ses aspirations, insensibles au chant des sirènes de la corruption et de l’enrichissement personnel, peut bâtir son avenir avec confiance et résolution.
Il a tenu tête à la plus grande puissance du monde, installée jusque dans l’Île, à Guantanamo illégalement occupé par les USA.

Il n’a jamais courbé l’échine devant les puissants de ce monde. Il n’a jamais capitulé même au plus fort de la crise des missiles. Le 27 octobre 1962, le monde était au bord d’une guerre nucléaire, Nikita Khroutchev qui n’en était pas à sa première traitrise avait décidé de faire marche arrière et adressé un courrier à John Kennedy pour lui proposer de négocier, sans avoir avisé Fidel Castro, ni même semble-t-il les membres du Politburo, alors que le conflit était imminent, que les EU devaient envahir Cuba.

Fidel Castro, fidèle à ses convictions, avait alors donné l’ordre d’abattre l’avion américain qui avait survolé l’Île avec à son bord le commandant qui avait détecté les missiles soviétiques dans la mer des Caraïbes.
Le 28 octobre, le politburo avait adressé une autre lettre à John Kennedy remettant en cause la décision de négociation prise par Khroutchev.
L’intervention du Politburo avait remis les événements à leur place : toute invasion de Cuba conduira à une guerre totale.
Les Américains ne devaient plus rien tenter contre Cuba : ce ne furent que des promesses légères car Fidel Castro, tout au long de sa vie, aura à déjouer de nombreux attentats.
La suite on la connaît, les Soviétiques retirent leurs missiles de Cuba. Mais les Américains durent en faire de même en Turquie et en Italie. Cuba ne fut pas envahie.
Fidel Castro avait donc dû prendre une décision de la plus haute importance en abattant un avion américain survolant son territoire.
il avait compris le jeu trouble de Khroutchev …

Aujourd’hui son peuple le pleure, ainsi que tous les peuples opprimés car il a été un allié fidèle et clairvoyant : aucun rapprochement ne peut se faire avec l’impérialisme.
Qu’en est-il réellement aujourd’hui, alors que les drapeaux américains flottent à Cuba ?

Les peuples espèrent espèrent que Raoul continuera l’œuvre de Fidel. A Cuba d’innombrables héritiers de Fidel Castro veillent. Le combat continue dans la voie tracée par le dirigeant révolutionnaire disparu.

Alger républicain adresse au peuple cubain, à ses dirigeants, ses condoléances et expriment sa certitude que Cuba poursuivra son chemin dans la voie pour laquelle Fidel a consacré toute sa vie.

AR

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 09:51

Texte du Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme (PADS), publié le 8 Mars 2016 par Lien-pads in nationale: 8 mars journée internationale des femmes, repris pour Solidarité internationale-vivelepcf.

 

La journée du 8 mars fournit l'occasion aux travailleuses et aux travailleurs de réfléchir et d'intensifier leurs luttes communes et unies pour défendre leurs conquêtes sociales, pour exiger l'égalité effective dans tous les domaines de la vie sociale, pour l'abrogation de toutes les lois qui consacrent l'infériorité juridique des femmes, et notamment le Code la famille, pour l'amélioration des conditions de vie et de travail des femmes.

Les travailleuses algériennes, les femmes et les mères de travailleurs, subissent et subiront le plus le fardeau des attaques lancées par le gouvernement au service de la bourgeoisie contre les intérêts des classes populaires sous le prétexte de faire face aux conséquences de la chute des recettes pétrolières. Qu'elles travaillent ou qu'elle ne travaillent pas, ce sont elles qui mesurent de la façon la plus brûlante les effets de la dévaluation du dinar sur le contenu du couffin, le prix des vêtements, de l'électricité et du gaz, etc. Ce sont elles qui vivent le plus douloureusement la difficulté à préparer un repas consistant et équilibré, si ce n'est un simple repas par jour qui n'apaise ni la faim ni les frustrations.

Les mesures du gouvernement ne touchent que les salariés, hommes et femmes. Les propriétaires d'usines, d'immeubles, les importateurs et les gros intermédiaires, ont répercuté la hausse des prix provoquée par la dévaluation et celle des diverses taxes avant même qu'elles ne soient officiellement entrées en vigueur.

Les médias étatiques ou privés déforment le sens et l'origine de la journée du 8 mars. Ils la présentent comme une fête, la fête des femmes quelles que soient leurs conditions sociales. Ce n'est pas parce qu'elles sont femmes que les bourgeoises et les travailleuses ont les mêmes intérêts et peuvent être mises dans le même camp. Leurs intérêts sont au contraire diamétralement opposés, inconciliables. Les préoccupations des bourgeoises qui vont "célébrer" cette journée dans de luxueux restaurants ou dans les salles de fêtes des hôtels à plusieurs étoiles n'ont rien à voir avec l'esprit du 8 mars et aucun lien avec la détresse, la misère, les inquiétudes et les angoisses des ouvrières, des fonctionnaires ordinaires, des femmes de petits fellah s'échinant à entretenir leurs quelques chèvres, moutons ou poules, de petits artisans ou de petits commerçants dont les revenus dépendent du pouvoir d'achat des travailleurs.

Ce sont surtout les femmes qui sont touchées par le refus de la plupart des patrons de les déclarer à la sécurité sociale. Ce sont elles qui se retrouvent ensuite à mendier dans les rues si elles n'ont personne pour les aider quand elles perdent leur mari ou leurs enfants. Les travailleuses, surtout dans le secteur privé ne bénéficient pas de la protection des lois sociales. Salaires minorés dans les ateliers de confection clandestins, absence de syndicats, arbitraires des patrons et des patronnes, harcèlements, etc., telle est la condition des ouvrières. Elles sont mises à la porte en cas de maternité. Ce sont elles qui ont le plus de mal à concilier le travail et la garde des enfants en bas âge étant donné que le régime a complètement délaissé les crèches et fermé depuis l'époque de Chadli les cantines scolaires.

Les ingérences impérialistes, la manipulation des groupes obscurantistes qui opèrent sous le voile de la religion et promettent les pires châtiments aux femmes conscientes de leurs droits et décidées à défendre leurs conquêtes sociales et politiques, font peser une lourde menace sur l'avenir des femmes.

La défense et la promotion des droits et aspirations des femmes sont étroitement liées à leur mobilisation pour résister à l'impérialisme. Plus que jamais pour faire face aux périls, il faut s'organiser, attaquer à la racine les malheurs qui s'abattent sur les peuples, le régime capitaliste et son cortège d'inégalités, d'oppression et de ruines. Plus que jamais il faut conjuguer les luttes avec celles de l'ensemble des travailleuses et des travailleurs dans le monde.

Solidarité avec les femmes du Sahara occupée, avec les Palestiniennes, les Libyennes, les Syriennes, les Yéménites, les Irakiennes, les Kurdes, les Afghanes, toutes jetées dans l'enfer de la guerre ou sur les routes de l'exode par les interventions des Etats impérialistes, des monarchies du Golfe, et du régime rétrograde d'Erdogan en Turquie.

L'émancipation des ouvrières et des travailleuses passe par l'abolition du capitalisme et le développement de la solidarité internationale pour les libertés démocratiques, le progrès social, la paix et le socialisme.

 

PADS, 7 mars 2016

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 16:32

Le pouvoir algérien a fait voter une réforme constitutionnelle le 7 février 2016. Le Parlement l’a adoptée par 499 voix contre 2 et 16 abstentions. Un résultat qui ne semble guère refléter l’état de l’opinion publique. Nos camarades du PADS ont analysé et dénoncé la manœuvre politique. Nous reproduisons leur analyse ci-dessous.
 

Révision constitutionnelle: quelques concessions de pure forme pour masquer le renforcement du caractère de classe antipopulaire et antinational du régime de la bourgeoisie

Publié le 2 Février 2016 par Lien-pads in Algérie: déclarations du PADS

 

"Le régime a choisi de faire avaliser son projet de révision de la Constitution par le Parlement qui se réunira le 3 février. Il a évité le référendum par crainte d'une désapprobation massive à travers l'indifférence de la population à son projet.

Les amendements décidés n'apporteront en soi rien de positif aux intérêts des travailleurs et des masses populaires, à la préservation de l'indépendance du pays.

Seule la reconnaissance de tamazight comme langue officielle, reconnaissance arrachée par des années de luttes des citoyens, peut dans certaines limites être considérée comme une avancée relative.

Des droits consignés de façon catégorique par exemple dans la Constitution de 1976, en matière d'emploi, de logement, de soins à la population, de soutien aux personnes vulnérables ou démunies, etc., sont transformés dans cette révision en vagues promesses. Des concessions sont faites aux courants dits d'opposition telle que la limitation à une seule fois de la reéligibilité du chef de l'Etat. Cette question est un faux débat. Dans un régime présidentiel la vraie question n'est pas le nombre limité ou illimité des mandats mais celle de la nature des intérêts de classe représentés par le chef de l'Etat, celle de savoir quelle cause il sert.

Quelques amendements positifs significatifs sont proposés mais leur application est systématiquement renvoyée à des lois. Par exemple l'amendement  portant sur la règlementation de la détention préventive, une procédure qui a permis de jeter en prison dans l'arbitraire le plus total des milliers de personnes innocentes puis de les relaxer après des années de geôle. De même, l'emprisonnement d'auteurs d'articles de presse est proscrit. Mais, étant donné qu'une loi doit préciser les conditions d'exercice de la liberté de presse, on peut être sûr que le Code de l'information sera une fois de plus retouché pour transformer les peines de prison en étranglement financier par la voie des amendes.

On sait aussi que nos gouvernants ont l'habitude de faire passer des lois vidant de leur contenu les droits constitutionnels qui protègent les citoyens contre l'arbitraire. Et de plus que valent vraiment les droits et les libertés démocratiques garantis dans la Constitution ou dans les lois quand ils sont impunément piétinés par le régime et ses appareils d'Etat?

De très nombreux amendements introduits ne portent que sur des questions de détails. Ils l'ont été pour faire plaisir à tel ou tel groupement satellite des classes au pouvoir. La plupart de ces amendements n'ont pas leur place dans une constitution digne de ce nom. Ils ne reflètent pas les préoccupations des masses populaires face aux attaques contre leur pouvoir d'achat, alors que les plus riches ne sont pas touchés par les mesures d'austérité, face aux exigences actuelles de mobilisation contre les ingérences impérialistes, face aux activités des courants ultra-réactionnaires agissant sous le masque de la religion, de concert avec l'impérialisme, aux dangers liés à l'exploitation par l'impérialisme et la réaction bourgeoise interne des conséquences de la chute des recettes pétrolières.

En fait la multiplicité des amendements cache les véritables objectifs de l'opération:
 

1-Le régime veut donner, sous couvert de "politique de paix et de réconciliation nationale", un socle pseudo-constitutionnel à l'alliance nouée avec les courants réactionnaires de la société qui utilisent l'Islam pour camoufler leurs intérêts de classe;

2-Il confirme, sans s'en cacher derrière des artifices verbaux, sa volonté de transformer l'Etat en instrument au service des appétits insatiables de la bourgeoisie et des multinationales. Cette caractéristique économique et sociale d'Etat bourgeois et pro-impérialiste, renonçant à une politique d'indépendance réelle, est transcrite de façon franche jusqu'à la caricature dans les amendements introduits dans l'article 37 : "L’Etat œuvre à améliorer le climat des affaires. Il  encourage, sans discrimination, l’épanouissement des entreprises … La loi interdit le monopole …" 


Le régime ne se contente pas d'annoncer qu'il fera tout pour concrétiser les caprices des exploiteurs locaux et étrangers à la recherche du profit maximum. Il prohibe le monopole en faisant croire que la prohibition visera à freiner la tendance de certains oligarques, jusqu'ici choyés par l'Etat, à placer l'économie sous leur domination exclusive, qu'il s'agisse de Rebrab ou de Haddad, ou d'autres moins médiatisés. En réalité les concepteurs de cette révision ligotent dans une camisole de force les représentants du peuple qui tenteraient de protéger l'économie nationale et le pouvoir d'achat des masses populaires par le recours au monopole étatique contre les convoitises, les activités désorganisatrices et les tendances monopolistes des multinationales et des importateurs, y compris dans des domaines aussi sensibles que l'électricité, l'eau, l'exploitation des hydrocarbures, la sécurité, etc. Ils veulent interdire toute politique d'appui sur un puissant secteur public, régi par des principes économiques particuliers, hors de la recherche du profit immédiat, en tant qu'instrument de construction d'une vraie économie productive, quand bien même elle serait capitaliste.

Grave est aussi l'amendement de l'article 131*. L'ambiguïté calculée de sa formulation met sur le même plan traités et accords internationaux. Elle laisse entendre que la défense impérative de la souveraineté économique nationale ne primera plus sur les accords de libre-échange, d'associations et d'intégration économiques. Les traités internationaux ratifiés par le président de la République sont déclarés supérieurs à la loi nationale, que ce soit des traités de paix par exemple ou de simples traités économiques. Il faut croire que pour les auteurs de cette révision constitutionnelle, l'accord d'association avec l'Union européenne, un accord néfaste et irréformable pour les intérêts du pays et pour ses travailleurs, ne devrait plus être remis en cause par les représentants de la nation, bien qu'il ait été signé 10 ans avant cette révision constitutionnelle. Les proclamations contenues dans d'autres articles de la Constitution sur la défense de l'indépendance du pays ne sont que formules de style destinées à leurrer ceux qui veulent bien l'être.

A travers une opération menée sans débat populaire, les bandes sans foi ni loi régentant le pays pour le compte des classes exploiteuses et parasitaires cherchent à codifier leur programme de domination économique et politique. Rien de plus trompeur que de chercher à faire croire que cette Constitution révisée ne traduit que des calculs de clans préparant l'après-Bouteflika. Cette Constitution exprime dans son essence la tendance des classes exploiteuses et parasitaires à la domination absolue sur le peuple, à la capitulation devant l'impérialisme, à leur besoin de conclure un nouvel arrangement avec lui pour piller ensemble les richesses du pays, pour soumettre ensemble les classes laborieuses à une exploitation féroce. Cette révision confirme que ces bandes sont prêtes à remettre les clés du pays aux Etats impérialistes et aux multinationales pour protéger leurs intérêts mesquins. Il ne fait pas de doute que leur projet de révision a été soumis à l'approbation préalable des cercles impérialistes interventionnistes. Toutes les mesures économiques prises ces derniers mois à la grande satisfaction de la bourgeoisie interne et des multinationales trouvent leur traduction dans ces amendements.

Le pouvoir compte sur le fait que sa révision de la Constitution passera comme une lettre à la poste devant le Parlement. Mais que représentera vraiment le vote d'un Parlement élu par un pourcentage insignifiant de la population? Et même s'il pouvait se prévaloir d'une quelconque légitimité, les travailleurs, les masses populaires, n'observeront pas de pause dans la poursuite de leurs luttes pour l'avènement d'un régime démocratique populaire au service des travailleurs, de ceux qui vivent du fruit de leur force de travail manuelle et intellectuelle, qui veulent s'affranchir de l'exploitation et de l'oppression de classe.

Leurs luttes ne s'inscrivent pas dans une simple révision constitutionnelle, pour ou contre elle, mais dans un combat pour des transformations révolutionnaires en vue de l'instauration d'un véritable régime de démocratie populaire préparant la société socialiste. 

 

PADS, 31 janvier 2016

*Voici la nouvelle formulation de l'article 131. L'article 132 n'est pas modifié. Le passage signalé en gras  été rajouté dans le cadre de cette révision :

ARTICLE 131 : Les accords d’armistice, les traités de paix, d’alliances et d’union, les traités relatifs aux frontières de l’Etat, ainsi que les traités relatifs au statut des personnes et ceux entraînant des dépenses non prévues au budget de l’Etat, les accords bilatéraux ou multilatéraux relatifs aux zones de libre échange, aux associations et aux intégrations économiques, sont ratifiés par le Président de la République, après leur approbation expresse par chacune des chambres du Parlement.

ARTICLE 132 : Les traités ratifiés par le Président de la République, dans les conditions prévues par la Constitution, sont supérieurs à la loi.

 

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 19:13
Attentats de Paris: déclaration du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme PADS

Attentats criminels de Paris: Les communistes algériens dénoncent leurs auteurs et les conséquences de l'appui de l'impérialisme partout dans le monde aux hordes obscurantistes organisées sous le drapeau de la religion.

 

Le peuple français subit à son tour la barbarie des hordes que ses dirigeants ont couvées partout où les intérêts de la bourgeoisie française sont en jeu. Il paye dans sa chair les conséquences des ingérences et des guerres d'agression menées par sa bourgeoisie impérialiste et ses dirigeants de droite ou socialistes en Afrique et au Moyen Orient, de leur soutien politique et militaire aux bandes qui opèrent en Syrie et dans le monde arabe et islamique sous des slogans religieux.

 

Des jeunes embrigadés dans les rangs de l'obscurantisme sous le couvert de l'Islam ont assassiné plus de 129 personnes et blessé quelque 300 autres dans des attaques lâches et ignobles qui ont ciblé des lieux populaires de divertissement à Paris dans la nuit du vendredi 13 novembre. L'organisation criminelle dite Daech, créée par la CIA pour abattre le régime syrien, morceler et dominer la Syrie et l'Irak, pour fournir des prétextes aux interventions extérieures sous le drapeau mensonger de la "liberté", a revendiqué le massacre. Il importe peu de savoir si le monstre fabriqué dans les laboratoires des guerres de subversion de l'impérialisme a réellement échappé ou non au contrôle de ses créateurs. Quelles que soient leurs multiples étiquettes, "Moudjahidine afghans", Talibans, al-Qaïda, Daech, Front en Nosra, Front islamique du Salut en Algérie, AIS, GIA, etc., tous ces mouvements moyenâgeux sont soutenus et instrumentalisés depuis des décennies par les Etats impérialistes pour soumettre à leur domination les peuples arabes et islamiques qui rejettent leur diktat, pour justifier leur "devoir d'ingérence" dans le monde sous les prétextes les plus divers, pour réprimer les mouvements révolutionnaires et les forces de progrès, pour s'emparer des richesses énergétiques des peuples de l'Afrique du nord et du Moyen Orient et amasser des profits astronomiques, pour susciter à l'échelle mondiale les divisions et les haines au sein des travailleurs et des peuples exploités par le système capitaliste, pour semer la psychose et la peur qui détournent les travailleurs de la résistance contre l'offensive de destruction des conquêtes sociales menée de façon ininterrompue depuis la disparition de l'URSS et du camp socialiste. Les terrains occupés par ces mouvements sont gorgés de sang. Les peuples arabes et musulmans subissent chaque jour et massivement les sanglants forfaits perpétrés par les bandes obscurantistes.

 

Le peuple français subit à son tour la barbarie des hordes que ses dirigeants ont couvées partout où les intérêts de la bourgeoisie française sont en jeu. Il paye dans sa chair les conséquences des ingérences et des guerres d'agression menées par sa bourgeoisie impérialiste et ses dirigeants de droite ou socialistes en Afrique et au Moyen Orient, de leur soutien politique et militaire aux bandes qui opèrent en Syrie et dans le monde arabe et islamique sous des slogans religieux. Tout en brandissant hypocritement l'étendard de la liberté et de la démocratie, la bourgeoisie impérialiste de France, des USA, d'Angleterre, d'Allemagne, apporte dans son ensemble son appui à tous les groupes fascistes dans le monde, quelles que soient leurs références politiques, de l'Ukraine au Venezuela, pour briser les mouvements populaires en lutte contre sa domination. Elle tente de contrer la montée de nouveaux pays capitalistes rivaux dans le monde - Russie, Chine, Brésil- en prenant également appui sur des bandes fascistes et en exploitant les mécontentements sociaux internes suscités dans ces pays par les contradictions capitalistes.

 

Les manipulations impérialistes ont renforcé et enhardi les groupes obscurantistes en abattant ou en tentant d'abattre les régimes qui les ont combattus en Libye, en Irak, Syrie, en poussant d'autres régimes comme celui de l'Algérie à les laisser diffuser leur idéologie rétrograde qui prépare le terrain à de nouveaux assauts. Les actions criminelles du 13 novembre sont une des conséquences-boomerang de l'intervention militaire en Libye en 2011 de la bourgeoisie impérialiste française et de ses politiciens, en concertation avec l'impérialisme US et son instrument de mort l'OTAN, en coordination avec l'insurrection militaire des nervis libyens affiliés à al-Qaïda. Le résultat de cette agression qui s'est achevée par le renversement par la force et l'assassinat de Kaddafi a été le massacre de plus de 150 000 Libyens sous les bombardements de l'aviation française, le basculement de tout un peuple, ainsi que de millions d'Africains que la Libye faisait vivre, dans le chaos, la misère absolue, la loi barbare des milices islamistes, la transformation de ce pays en terre d'exode et de vivier de mercenaires obscurantistes essaimant dans les pays voisins et partis en Syrie prêter main forte à leurs acolytes.

 

Enivrés par leurs succès et leur impunité, la bourgeoisie impérialiste française et ses politiciens tentent d'imposer leur loi en Syrie depuis 5 ans en compagnie de leurs alliés US, anglais, turcs et monarques du Golfe. Ils soutiennent, financent, arment et forment des dizaines de milliers de jeunes fanatisés ou déboussolés par leur marginalisation par le capitalisme, incités à affluer de 100 pays vers la Syrie réduite à l'état de pierres, massacrant ses ouvriers, ses intellectuels et ses savants, rêvant d'instaurer un Etat théocratique sur les décombres de l'Etat laïque combattu sans interruption depuis 35 ans par le mouvement des frères musulmans. Avec les USA, l'Angleterre et le monarque de la Jordanie, ils ont fait adopter par le Conseil de Sécurité de l'ONU le 14 avril dernier une résolution légitimant le bombardement du Yémen. Une coalition de régimes monarchiques dirigée par l'Arabie Saoudite a entrepris 3 semaines avant d'écraser ce pays sous un tapis de bombes afin d'installer une marionnette à sa tête avec l'aide sur le terrain des spadassins d'al-Qaïda.

 

Tout en feignant de combattre Daech - alors qu'en fait l'axe de leurs bombardements vise les troupes de Daech qui s'attaquent aux agents des USA ou qui auraient tendance à oublier que leur cible prioritaire est et doit rester la Syrie - les impérialistes occidentaux appuient la terreur instaurée par leurs hommes de main sous le drapeau de l'islam. Un des buts de leur soutien à tous ces mouvements est de morceler les peuples arabes pour casser leur capacité de résistance à l'expansionnisme colonialiste continu du sionisme israélien. Afin d'assurer des marchés et des profits astronomiques à la bourgeoisie militaro-industrielle, afin aussi de préserver ses intérêts contre tout mouvement populaire anti-impérialiste, ils ont quadrillé les pays du Golfe de bases militaires et entretiennent des alliances étroites avec les régimes les plus rétrogrades des pays arabes et de la région, Arabie Saoudite, Qatar, Jordanie et Turquie notamment. En vérité il n'y a aucune différence fondamentale au plan des objectifs, de la négation des droits démocratique les plus élémentaires, et des méthodes fondées sur la terreur entre l'organisation dite Daech et le régime monarchique de l'Arabie saoudite. Le royaume ouahhabite n'est rien d'autre que la version Daech institutionnelle originelle alliée indéfectible et "sage" des USA. Il est hypocrite de prétendre combattre le terrorisme des hordes qui se revendiquent d'une conception rétrograde de l'Islam et de serrer la main du monarque saoudite en concluant avec lui un juteux marché de vente d'avions "Rafales", de fermer les yeux sur la condamnation à mort d'un jeune bloggeur anti-monarchiste, de cautionner la désignation de ce régime rétrograde, barbare et criminel, à la tête de la commission des droits de l'Homme de l'ONU. Il est indécent de faire croire qu'il existe de bons terroristes, qualifiés de combattants islamistes "modérés", travestis en "démocrates" en lutte contre le "despotisme" du régime syrien et soutenus en réalité dans le seul but de renverser les régimes qui refusent le diktat impérialiste, et de mauvais terroristes, ceux qui portent leurs actions criminelles sur les territoires de leur parrains, mordant la main qui les nourrit.

 

La campagne "anti-terroriste" présentée en France comme une campagne de défense des prétendues valeurs républicaines françaises ne fera pas oublier au peuple algérien que la sociale-démocratie française a lourdement contribué à ses malheurs dans les années 1990. Rares étaient les forces en France qui soutenaient le peuple algérien dans sa résistance à la barbarie intégriste qui a fait quelque 150 000 morts sans compter les innombrables blessés.

 

Aucun Algérien n'a oublié que la sociale-démocratie française a joué le rôle de fer de lance dans les campagnes politiques qui présentaient sous un jour bienveillant les actions criminelles des hordes obscurantistes du Front Islamique du Salut sous prétexte que ce mouvement rétrograde avait été "privé" de sa victoire électorale par l'annulation du processus électoral en janvier 1992. Nul n'oublie que la campagne du "on ne sait qui tue qui" en Algérie a été orchestrée par les médias contrôlés par les socialistes et qu'elle a jeté la confusion dans l'opinion mondiale en faisant croire que les crimes de masse avaient été commis non par les hordes intégristes mais par l'armée.

La bourgeoise française, ses partis de droite et son aile sociale-démocrate camouflent toujours leurs vrais objectifs de conquête et d'asservissement des peuples sous un double langage. Jusqu'à présent la pseudo-thèse des crimes de l'armée algérienne et de l'innocence du FIS continue à être régulièrement agitée. Maintenir une pression politique destinée à créer les conditions d'une ingérence en application du plan d'éclatement de l'Algérie qui devrait mettre le Sahara et ses ressources en hydrocarbures sous le contrôle des puissances impérialistes, tel est le but de cette opération. Différentes affaires savamment fabriquées sont mises en avant à cette fin: affaire de l'assassinat des moines de Tibhirine, imputé au mépris de la vérité à l'armée algérienne, celle des deux frères de Nîmes poursuivis devant les tribunaux français par des "islamistes" - aidés par de soi-disant défenseurs des "droits de l'homme" - pour leur participation héroïque au combat contre les tueurs du FIS dans leur ville natale de Relizane en Algérie.

Les communistes algériens compatissent profondément avec la douleur des familles frappées par l'assassinat de leurs proches par ces hordes obscurantistes criminelles. Ils sont solidaires du combat de leurs camarades français contre le système capitaliste, source de maux, d'injustices insurmontables et de conflits meurtriers. Les défenseurs de l'ordre capitaliste encouragent ouvertement ou en sous-main toutes les formes de fascisme et de racisme pour dresser les unes contre les autres les victimes de sa crise économique profonde. Il ne peut y avoir de succès durables contre les haines distillées par la bourgeoisie, il ne peut non plus être mis fin à ses tendances belliqueuses et aux dangers de guerres sans la mobilisation des travailleurs et des peuples contre l'exploitation capitaliste, sans le renversement du régime capitaliste qui engendre inévitablement les guerres, sans l'organisation et l'unification de leurs luttes politiques dans de puissants partis communistes résolus à remplacer ce régime par le pouvoir des travailleurs et de leurs alliés, par un régime socialiste qui abolit l'exploitation d'une classe par une autre, l'oppression d'une nation par une autre. Il faut combattre les illusions démobilisatrices propagées par ceux qui font croire qu'il est possible d'empêcher l'impérialisme de mener des guerres sans détruire ses bases économiques capitalistes et son régime politique bourgeois . Il faut également combattre sans concession l'idée opportuniste et réactionnaire selon laquelle un régime impérialiste peut entreprendre sous la pression de son opinion nationale démocratique interne de bonnes actions internationales, des actions bénéfiques pour les peuples en lutte contre le pillage, les injustices, la dictature et l'arbitraire.

 

PADS, 15 NOVEMBRE 2015

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 21:32
Après l'attaque des groupes obscurantistes de Aïn Defla: revenir sur les enseignements idéologiques et politiques

L'attaque menée le 17 juillet, la veille de l'Aïd, dans la région de Aïn Defla contre des membres de l'ANP par les groupes terroristes de l'obscurantisme et qui s'est soldée par la mort en martyrs de 9 militaires, enfants du peuple, montre que l'existence persistante de ces groupes, actifs ou dormants, ne doit en aucun cas être sous-estimée.

Le PADS s'incline à la mémoire des militaires tués dans leur combat contre la terreur obscurantiste. Il réitère sa condamnation des actes perpétrés par les hordes obscurantistes. Il appelle, pour déjouer leurs opérations criminelles, à la vigilance, à l'action organisée, au réarmement et à la reconstitution des groupes d'auto-défense populaires que le pouvoir a démantelés ces dernières années au nom de sa politique de "concorde".

De rudes coups ont été portés à l'obscurantisme armé après sa tentative d'arriver au pouvoir durant les années 1990 en semant la terreur au sein du peuple. Il s'est retrouvé isolé au sein de la grande majorité du peuple à cause de ses massacres de masse. Mais son influence et ses dangereuses capacités d'action n'ont pas disparu et ne disparaîtront pas par la magie des discours sur une "bonne éducation" islamique et la "déradicalisation". Ce nouveau thème vient d'être emprunté par nos gouvernants à la propagande des Etats impérialistes. Pour ces Etats le "mauvais djihadiste" - qu'ils manipulent savamment- est celui qui tue sur leur sol et le "bon" celui qui combat les régimes qui refusent de courber l'échine sous leur diktat. Le seul but de leurs appels à la "déradicalisation" est de cadrer vers les "bonnes cibles" les jeunes influencés et trompés par la propagande obscurantiste.

L'existence des groupes armés obscurantistes, la propagation dans de larges couches de la société algérienne d'une vision intolérante de l'Islam, qui alimente à son tour le recrutement d'individus fanatisés, sont liées à l'action ouverte ou souterraine de nombreuses forces sociales internes et externes qui défendent leurs intérêts économiques sociaux acquis par l'exploitation des travailleurs et le pillage des ressources du pays.

La politique de réconciliation, le dialogue officiel avec des chefs de l'obscurantisme qui se vantent d'avoir tué de jeunes soldats, entretiennent au sein des courants obscurantistes l'espoir de reprendre leur revanche. Elles favorisent les attitudes opportunistes au sein d'une partie de la population qui hésite à les affronter adoptant une attitude de neutralité. La politique de "réconciliation" du pouvoir a été officiellement proclamée pour rétablir soi-disant la sécurité. En réalité son objectif de classe véritable a été de réaliser un nouvel arrangement entre courants bourgeois réactionnaires camouflés sous l'étendard de l'Islam les plus divers et courants dits "modernistes", arrangement traduisant les intérêts des différentes classes et couches sociales exploiteuses et affairistes mafieuses, enrichies par l'exploitation de la classe ouvrière, le commerce spéculatif, l'accaparement des biens de la nation, la corruption à grande échelle. Le fond de cette politique, dont l'application a été confiée à Bouteflika, a consisté à établir un climat de tranquillité leur permettant de jouir ensemble et "équitablement" des fruits du pillage des recettes des hydrocarbures, de la libéralisation de l'économie, de la privatisation des secteurs les plus juteux, de la redistribution des terres de la nation, des subventions et des crédits publics, de la monopolisation du commerce extérieur par des groupes privés de toutes obédiences idéologiques réactionnaires, de la mise au pas de la classe ouvrière et des travailleurs sous le "Pacte social" UGTA-Patronat-gouvernement.

Le poids des propagandistes réactionnaires qui instrumentalisent l'éducation religieuse, dans les écoles, les mosquées, et à travers des journaux à grand tirage, arabophones ou francophones, et des chaînes de télévision, pour diffuser au sein de la jeunesse l'irrationalisme, le fanatisme, l'intolérance, la violence contre les femmes et la haine. Ce travail idéologique ne rencontre aucune opposition du pouvoir, quand celui-ci ne le laisse pas sciemment se développer dans le cadre de sa stratégie de chantage et de "recours en dernière instance" contre le danger qu'il n'aura pas combattu jusqu'au bout. Le terrain favorable au recrutement dans les rangs des hordes terroristes est alimenté par la propagation en toute liberté de ces idéologies.

L'emprise idéologique de l'obscurantisme sur une partie de la société est également stimulée par des calculs politiciens, y compris de certains leaders de l'opposition dite démocratique qui ont promis durant leur campagne électorale de rétablir les chefs de l'obscurantisme dans la totalité de leurs "droits" politiques à la faveur d'une loi d'amnistie qui les lavent complètement de leurs crimes.

Les hordes obscurantistes sont encouragées à intensifier leurs actions criminelles par le soutien ouvert ou grossièrement masqué que les Etats impérialistes apportent partout dans les pays arabes et musulmans à ces courants pour qu'ils mettent à feu et à sang les pays de la région. Les Etats impérialistes appliquent différentes tactiques en même temps pour arriver à leurs fins. Ils créent et exploitent les prétextes en or pour justifier leur "devoir d'ingérence humanitaire et démocratique", comme ils l'ont fait en Libye, en Syrie, au Mali, etc. La récente déclaration de Sarkozy en Tunisie sur l'avenir de l'Algérie, dont selon lui l'Union européenne devrait s'occuper, son éloge de la stabilité du Maroc, où l'impérialisme français se sent chez lui, sont une expression éloquente de la tendance des chefs de l'impérialisme à souffler sur les braises de l'obscurantisme, à dresser les peuples les uns contre les autres, à créer des conflits à leurs frontières pour "légaliser" leurs interventions et s'emparer des richesses des pays de la région.

Les forces de l'obscurantisme ont également bénéficié du climat politique créé par la propagande anti-syrienne menée depuis 4 ans par les journaux algériens auto-proclamés dits "démocratiques". Ces journaux se sont servilement alignés sur les mensonges diffusés par les Etats impérialistes et leurs médias au point que les anti-impérialistes algériens les qualifient de journaux "otaniens". Les mêmes éditorialistes qui critiquent la politique de "réconciliation" de Bouteflika, reprochent à Assad de ne pas la pratiquer en Syrie. Ils critiquent Bouteflika pour avoir affaibli la lutte contre le terrorisme mais ils traitent de criminel Assad pour la mener de façon implacable, contre Daech ou Front de Nosra, lequel a été loué par Fabius pour son "bon boulot". Dans leur vison abstraite de la démocratie ou dictée par leur volonté de chercher pour leurs propres buts des appuis auprès des puissances impérialistes, ils ont fait passer les chacals pour des agneaux victimes de la terreur du régime. Ils innocentent à la fois les hordes obscurantistes, mensongèrement qualifiées de combattants de la démocratie et les Etats impérialistes ainsi que les monarchies qui les soutiennent et les financent pour réduire le pays en cendres. Les chefs, les conseillers, les commanditaires politiques de l'offensive obscurantiste se frottent les mains en constatant à quel point ces courants "démocratiques" ont contribué à semer la confusion sur la question syrienne et à affaiblir gravement en Algérie et dans le monde la solidarité avec les Syriens contre les monstres fabriqués par l'impérialisme et les monarchies du Golf.

Les courants obscurantistes tirent profit des entraves créés par le pouvoir à la mobilisation démocratique et indépendante des forces populaires. Il ne peut y avoir de lutte sérieuse et de processus irréversible pour neutraliser l'obscurantisme sans la reconnaissance du droit à s'organiser librement, sans l'abrogation de toutes les lois qui empêchent les masses de se doter de leur organisation hors de toute tutelle du régime.

La lutte contre l'influence, la diffusion, l'extension, l'instrumentalisation de l'obscurantisme est intimement liée à la lutte politique, idéologique et socio-économique contre l'exploitation capitaliste, le pillage impérialiste, source d'arriération économique, de paupérisation, d'inégalité de développement, de domination, de frustrations au sein des peuples des pays arabes et musulmans. Les exploiteurs internes ou externes de ces pays nourrissent les idéologies ultra-réactionnaires, obscurantistes, pour détourner la partie de la jeunesse subjuguée par ces idéologies et trompée du combat contre les racines économiques de l'exploitation: le système capitaliste-impérialiste mondial. Le système impérialiste est en proie à une crise sans fin. Les forces de l'obscurantisme sont pour lui une armée fasciste de réserve. Il les manipule et les téléguide en fonction de ses besoins tactiques. La lutte soi-disant "anti-terroriste" a pour finalité d'entretenir l'angoisse, d'affaiblir la mobilisation contre la bourgeoisie. En même temps cette armée de réserve agit pour semer le chaos dans les pays qui résistent à l'impérialisme, diviser à l'échelle mondiale et sur des bases religieuses les travailleurs et les peuples contre leur exploiteurs communs, leur interdire de réfléchir à la lutte pour le socialisme. Les classes et couches sociales exploiteuses et affairistes se sont enrichies à une échelle sans précédent à la faveur du climat instauré par la terreur obscurantiste et de la division que cette terreur a créée au sein des masses dans les années 1990. La réaction bourgeoise, quelles que soient ses couleurs idéologiques, obscurantistes ou "modernistes" n'hésitera pas un instant, quand ses intérêts sont sérieusement menacés, à mobiliser ces forces pour écraser l'aspiration des travailleurs au socialisme. Les institutions étatiques, les assemblées "élues" continuent à abriter des alliés et sympathisants des groupes armés. L'éradication définitive de toute force fasciste, en Algérie et dans le monde, nécessite non seulement l'élévation du niveau de conscience des masses populaires indispensable à l'isolement de ces groupes criminels, mais surtout l'élimination des rapports d'exploitation capitalistes, de domination économique de classe, l'instauration de la société socialiste, du pouvoir de la classe ouvrière et de ses alliés.

Le PADS considère que l'action consciente, organisée et indépendante de la classe ouvrière est la condition pour que se constituent autour d'elle et de son mouvement la mobilisation indispensable de toutes les forces populaires pour faire échouer les plans des commanditaires politico-idéologiques des actions criminelles des groupes armés obscurantistes visant à détourner l'attention des masses des nouveaux plans d'appauvrissement des masses populaires, d'accaparement des richesses du pays par les sociétés capitalistes étrangères et locales.

Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme

Le 22 juillet 2015

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Algérie
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