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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 06:18

halleg2013-copie-1.jpgNotre frère et camarade de combat Henri Alleg vient de nous quitter

 

Communiqué d'Alger Républicain repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Il est décédé suite aux conséquences d’un accident cérébral survenu l’an dernier.

 

Henri Alleg, de son vrai nom Harry Salem, a été ancien directeur d’Alger républicain avant son interdiction par les autorités coloniales en 1955 et après l’indépendance jusqu’à sa suspension après le coup d’Etat du 19 juin 1965.

 

Il a été membre dirigeant du Parti communiste algérien puis du PAGS. Fuyant la répression anti-communiste déclenchée après le coup d’Etat, il a dû rejoindre la France.

 

Authentique internationaliste, il a été pris d’un immense sentiment de révolte contre l’oppression coloniale dès son premier contact avec l’Algérie en 1939. Il a adhéré au Parti communiste algérien réduit à l’action clandestine et pris fait et cause pour la lutte pour l’indépendance de l’Algérie.

 

Durant la guerre de libération, il est activement recherché par toutes les polices. Il est arrêté en juin 1957 par les paras du sinistre Bigeard lors d’un traquenard qu’ils lui avaient tendu au domicile de son camarade Maurice Audin, dont le corps n’a jamais été retrouvé. Henri Alleg est soumis à la torture comme tous les patriotes et les combattants anti-colonialistes pris dans les griffes de l’armée française.

 

Il réussira à faire sortir de prison son retentissant témoignage "La Question" dans lequel il fera connaître au monde entier les atrocités commises par la soldatesque coloniales sur les patriotes.

 

Notre camarade Henri sera inhumé le 29 de ce mois

 

Alger républicain présente ses condoléances les plus attristées à la famille, aux amis et aux camarades du défunt.

.

Zoheir Bessa

Directeur d’Alger républicain

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 06:33

Abdelaziz-Bouteflika-Francois-HollandeIl est inadmissible que le chef d'Etat algérien tienne une "réunion de travail" avec de hauts responsables du pays dans l' hôpital militaire d'un Etat impérialiste.

 

 

Communiqué du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS) repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

 

L'opinion nationale est encore sous le choc après avoir appris à travers les canaux officiels d'information que le chef de l'Etat a organisé dans la chambre d'un hôpital militaire français, où il se trouve pour réadaptation fonctionnelle après un AVC,  une réunion de travail avec le chef du gouvernement et le chef d'état-major de l'Armée Nationale Populaire. Au cours de leur visite les deux responsables lui ont présenté un exposé portant sur la situation générale du pays y compris, selon certains journaux, sur le plan sécuritaire.

 

Quels que soient les vrais motifs et les calculs politiciens de ceux qui ont décidé cette visite, aucune raison ne peut justifier et aucun travailleur, aucun patriote anti-impérialiste, ne peut admettre le fait que c'est dans un hôpital de l'armée d'un Etat impérialiste, qu'un chef d'Etat algérien discute des problèmes du pays et donne, toujours à en croire le communiqué de la Présidence, des instructions au gouvernement.

 

Personne, à part les deux visiteurs algériens et les autorités françaises, ne détient d'information sûre sur l'état de santé du chef de l'Etat et sa capacité à donner ou non des instructions aux responsables du pays. Mais là n'est pas la question. A travers le communiqué de la Présidence on tente de banaliser un grave événement. On veut faire croire que les rapports algéro-français sont désormais fondés sur l'amitié et la confiance. Cela est contraire à la réalité tant que l'Etat français est et demeure un Etat impérialiste, l'Etat de la grande bourgeoisie monopoliste, quel que soit le groupe de politiciens qui se trouve aux commandes, droite ou parti socialiste. Les intérêts de la bourgeoisie monopoliste française sont dans une contradiction antagonique avec ceux des masses laborieuses algériennes. Seuls les bourgeois algériens trouvent leur compte dans cette prétendue amitié.

 

Les deux courants politiques qui dirigent en alternance la France mènent la guerre aux peuples, en Afrique et au Moyen Orient pour assouvir les appétits de la grande bourgeoisie française. Ils échafaudent des plans pour s'emparer des richesses de l'Algérie par n'importe quel moyen, par les pressions et la "manière douce" ou par les ingérences ouvertes, n'hésitant pas à envisager pour le peuple algérien le pire des scénarios, comme celui que le peuple syrien est en train d'endurer du fait du soutien du gouvernement français, des impérialistes américains, anglais et autres, aux courants les plus rétrogrades de ce pays.

 

Cette réunion dans un hôpital militaire français tend à désarmer la vigilance des masses populaires au moment où, en raison de sa crise économique structurelle, l'impérialisme devient partout plus agressif maniant la fourberie et la violence la plus extrême pour arriver à ses fins.

 

Les communistes algériens ne confondent pas les exploiteurs impérialistes français avec la classe ouvrière française, le peuple français. Ils militent depuis toujours pour une amitié réelle entre les deux peuples. Cette amitié s'est forgée en profondeur entre les deux peuples avant et durant la guerre de libération nationale dans la  lutte contre le colonialisme. Elle a continué à s'approfondir après l'indépendance quand des milliers de Français désintéressés sont venus aider l'Algérie à se construire. Elle se développe tous les jours autour d'événements les plus divers, ainsi que dans la lutte contre les ingérences étrangères, contre le despotisme et l'exploitation, contre le pillage des ressources des nations économiquement dominées. Les communistes et progressistes français qui dans le passé ont soutenu le combat des Algériens pour l'indépendance ne manquent pas de poursuivre de nos jours leur lutte contre les ingérences des puissances impérialistes dans les pays du Moyen-Orient et d'Afrique. Cette amitié est de nature à contrecarrer jusqu'à un certain point les intrigues des milieux impérialistes les plus agressifs, mais ne peut les empêcher d'ourdir les plans les plus sombres contre les travailleurs et le peuple algériens, en s'appuyant sur la complicité interne de classes et couches sociales algériennes exploiteuses et parasitaires.

 

Cette amitié donnera certainement tous ses fruits quand les travailleurs algériens et français se seront débarrassés de leurs exploiteurs, du système impérialiste et se mettront à édifier une société nouvelle, une société socialiste, s'entraidant mutuellement dans la réalisation de leurs espérances.

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 05:33

william_sportisse-47e2b.jpg« Le Parti communiste algérien
 dans le mouvement national »



William Sportisse, dirigeant du PADS (Parti algérien pour la démocratie et le socialisme), héritier du Parti communiste algérien interviewé par 
Jean-Paul Piérot pour l'Humanité repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Votre enfance se déroule dans une famille juive de Constantine. 
Vous décrivez les liens entre les milieux populaires juifs et musulmans dans cette Algérie coloniale. 
Les antagonismes de classes sont-ils plus forts que les différences religieuses  ?



William Sportisse. Dans certaines entreprises de Constantine, notamment dans l’ébénisterie, il y avait une majorité d’ouvriers juifs. J’ai connu ces ouvriers dans la période de la montée du fascisme. Ils se sentaient proches des ouvriers arabes. Tout ce contexte, marqué par un racisme particulièrement fort dans le Constantinois, m’a entraîné dans les luttes contre le fascisme et contre le système colonial. La grosse colonisation terrienne a toujours voulu exercer sur la minorité européenne une influence idéologique et politique pour la séparer des Algériens exploités et opprimés par le colonialisme. Son objectif était aussi de neutraliser la population juive, faute de pouvoir la ramener de son côté. Au sein des minorités juive et européenne, il y avait une opposition entre ceux qui avaient intérêt à se mettre du côté de la colonisation et ceux qui n’avaient aucun intérêt à la défendre et qui comprenaient de mieux en mieux qu’il leur fallait s’unir aux travailleurs algériens. La majorité des juifs de Constantine étaient d’origine autochtone judéo-berbère ou étaient les descendants de ceux qui avaient quitté l’Espagne pendant l’Inquisition. Peu nombreux étaient les juifs venus de France.



Quels sont les éléments déclencheurs de votre engagement communiste qui va déterminer toute votre vie  ?



William Sportisse. Pour nous, le problème ne se posait pas en termes de judaïté ou non, mais en termes de classe. Nous étions communistes et la chose essentielle qui se posait, c’était d’en finir avec le système colonial et de lutter contre l’exploitation de l’homme par l’homme. Mon grand frère Lucien a été l’élément moteur de notre prise de conscience. Il était instituteur et il a mené des luttes qui lui ont valu la répression coloniale. Après avoir été révoqué de l’enseignement en 1934, il fut rétabli dans sa profession par le Front populaire, mais muté en France. Engagé dans la Résistance, il sera assassiné par la Gestapo à Lyon, en 1944.



Comment se forge le mouvement qui va conduire à la guerre de libération à partir 
du 1er novembre 1954  ?



William Sportisse. Sous des formes diverses, le mouvement d’émancipation en réalité n’a jamais cessé. Au début de la colonisation, après l’échec des révoltes armées, le peuple a cherché d’autres moyens de lutte. Le mouvement de libération moderne a commencé après la révolution soviétique d’Octobre 1917 et la naissance des premières organisations révolutionnaires, notamment l’Étoile nord-africaine. Puis ont été créées les premières organisations communistes affiliées au PCF. Jusqu’en 1936, il n’était en effet pas possible de créer un parti communiste algérien, car les Algériens n’avaient pas le droit de s’organiser en raison du Code de l’indigénat et du décret Régnier.



L’indépendance des colonies avait été posée dès 1920 comme principe par l’Internationale communiste, dont l’une des conditions d’adhésion pour tout parti communiste était la reconnaissance du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes



L’objectif de l’indépendance a pourtant été relégué au second plan pendant toute une période, jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale… William Sportisse. Avec la montée du fascisme, les communistes ont édulcoré leur mot d’ordre. Ils parlaient de liberté, condamnaient le système colonial, mais la revendication de l’indépendance avait disparu du discours. À l’époque, la grosse colonisation terrienne était prête à se séparer de la France et à créer un État ségrégationniste, comme l’Afrique du Sud, et même à s’allier avec Hitler et Mussolini. En conséquence, devant cette perspective, le PCA a édulcoré le mot d’ordre d’indépendance. Mais ce n’était pas juste. Il aurait dû le maintenir tout en se différenciant des séparatistes colonialistes et lier l’indépendance à la lutte contre le fascisme. De son côté, le mouvement nationaliste algérien a sous-estimé l’importance de la lutte contre le fascisme. En 1946, le PCA fera son autocritique sur toute cette période.



Dès les premières années d’après-1945, la possibilité de devoir mener une lutte armée prend corps dans le peuple algérien. Comment cela se manifeste-t-il  ?



William Sportisse. Après 1945, je deviens responsable de la Jeunesse communiste dans le Constantinois, puis dirigeant, dès sa création, de l’Union de la jeunesse démocratique algérienne. Au sein de l’organisation, on trouvait surtout des jeunes d’origine juive et musulmane, et peu d’Européens, contrairement à Alger et à Oran, où les jeunes d’origine européenne étaient plus nombreux. Le 1er Mai 1945, il y a eu une manifestation à Alger, puis il y eut le 8 mai et le massacre de Sétif.



La grosse colonisation, avec l’aide de l’administration coloniale, a voulu écraser le mouvement de libération nationale. Mais, à partir de là, le mouvement a pris de l’extension. Les communistes s’y sont intégrés. Quand eurent lieu les premières arrestations dans les milieux nationalistes, les communistes ont créé les comités d’amnistie. Le mouvement pour l’amnistie, qui fut très fort en Algérie et fut soutenu en France par tout le mouvement démocratique, a permis la libération de centaines de militants nationalistes. Les luttes de libération nationale qui se développaient dans le monde, et notamment au Vietnam, ont encouragé le mouvement en Algérie. Les dockers qui refusaient de charger le matériel en partance pour l’Indochine témoignent de cette solidarité.

 

Les Algériens n’auraient-ils pas préféré faire l’économie d’une guerre  ?



William Sportisse. Les Algériens ont recherché pendant longtemps une issue pacifique. Mais les gouvernements français se sont pliés aux volontés de la grosse colonisation et ont toujours refusé de discuter. Dès lors, le recours à la lutte armée s’est imposé. Je me souviens être allé dans le sud du Constantinois, chez des paysans, des planteurs de tabac. Dans un discours en langue arabe, j’avais dit qu’il faut utiliser toutes les formes de luttes, y compris «  les formes supérieures de lutte  », ce que les militants avaient interprété fort justement comme une référence à la lutte armée, pour laquelle, disaient-ils, ils étaient prêts.



J’étais allé dans les Aurès rencontrer les jeunes communistes. Ils m’ont accueilli en rang, chantant des chants patriotiques. Les paysans des Aurès venaient aux meetings armés pour se défendre d’éventuelles provocations de l’administration coloniale. Tout cela se passait dans les années de l’immédiat après-guerre. Dès cette période, il apparaissait que l’administration coloniale et les gouvernements n’étaient pas prêts à céder. Ils ont négocié au Maroc et en Tunisie, mais en Algérie, ils ont fait sept années de guerre.



Quel poids pesait le Parti communiste algérien au moment où débute la guerre d’Algérie  ?



William Sportisse. Le PCA, créé en 1936, arrivait en tête aux élections dans certaines villes. Il y a eu des grèves ouvrières et les communistes ont apporté une grande contribution à ces luttes. Beaucoup de militants ouvriers nationalistes ont adhéré au PCA. Le PCA travaillait parmi les ouvriers les plus exploités  : les mineurs, les dockers, les liégeurs. En même temps, il travaillait chez les paysans pauvres et les ouvriers agricoles.



Les contradictions entre les communistes et d’autres composantes du mouvement 
de libération étaient réelles. Ne les avez-vous pas vécues  ?



William Sportisse. Les projets des communistes entraient en contradiction avec ceux qui voulaient faire de l’Algérie un pays capitaliste. Je me souviens d’un député nationaliste qui est venu à Constantine en 1948. Au cours d’un meeting, il a dit  : «  Cela ne nous intéresse pas de savoir quel sera le devenir de l’Algérie, si elle sera capitaliste ou socialiste. Ce qui compte, c’est l’indépendance.  » Nous ne nous posions pas seulement le problème de l’indépendance. Nous voulions construire une société socialiste. Nous ne voulions pas passer de l’exploitation coloniale à l’exploitation capitaliste. C’est une bataille idéologique. Il y a eu des courants anticommunistes et aussi des courants qui se rapprochaient de nous. Mais certains nous ont combattus jusqu’à nous liquider physiquement, comme ils ont liquidé aussi des nationalistes qui n’étaient pas d’accord avec leurs orientations pro capitalistes. Si la contradiction principale pendant la guerre de libération opposa le peuple opprimé au colonialisme, cela ne signifiait pas que disparaissait la contradiction secondaire à l’intérieur de ce mouvement sur l’orientation ultérieure du pays une fois libéré.



Le départ massif des Européens et des juifs d’Algérie aurait-il pu être évité après l’indépendance  ?



William Sportisse. Le départ massif des juifs et des Européens est le résultat de la politique de la terre brûlée des ultracolonialistes de l’OAS. La minorité a cédé à la peur que lui a inculquée la grosse colonisation terrienne. Le colonialisme avait commis tellement de crimes que les Européens redoutaient une revanche. Elle n’a pas eu lieu.



Ceux qui sont restés ou qui sont venus en Algérie après l’indépendance ont été bien accueillis. La situation a été maîtrisée par le FLN pour éviter les représailles à la suite des exactions de l’OAS. Il y a eu des répliques à l’OAS, mais elles furent peu nombreuses.



Au lendemain de l’indépendance, pourquoi le gouvernement a-t-il dissous le Parti communiste  ?



William Sportisse. Pour certains nationalistes favorables à la voie capitaliste, c’était tout à fait naturel. D’autres avaient peur d’une influence très forte des communistes. Ils ont argumenté ainsi  : si nous laissons les communistes s’organiser, nous serons obligés de laisser la bourgeoisie s’organiser également, et nous risquons de ne pas avancer. C’était une idée fausse, car la bourgeoisie était présente au sein du FLN et de l’administration.



Pendant la guerre de libération, nous avions envisagé une telle évolution. Nous ne fûmes pas étonnés de cette pression exercée pour dissoudre le PCA. Mais, au sortir d’une guerre de sept ans, il nous était difficile de nous opposer frontalement. Tout en condamnant cette décision et en maintenant notre parti dans la clandestinité, nous avons travaillé à l’union des Algériens pour l’édification du pays pour empêcher que le néocolonialisme ne prenne le relais du colonialisme. Cette volonté de nous voir disparaître s’était déjà manifestée pendant la guerre de libération. Nous avions déjà refusé de nous dissoudre et de nous fondre dans le mouvement nationaliste.



Nous avions cependant accepté d’intégrer nos groupes armés dans l’armée de libération nationale (ALN). Nous avons pris position contre le coup d’État de 1965. Nous avons constitué avec des militants de la gauche du FLN une organisation de la résistance. J’étais à la direction, et c’est ainsi que j’ai été arrêté, torturé. J’ai été jeté en prison pendant trois ans, puis assigné à résidence à Tiaret jusqu’en 1975. Je suis retourné ensuite à Alger pour travailler comme cadre financier dans une société publique. En 1966, nous avions créé le Parti de l’avant-garde socialiste (Pags) qui agit dans la clandestinité jusqu’à sa légalisation, en 1989. Quant au journal historique des communistes algérien, Alger républicain, il fut interdit en 1965.



Les années 1990 furent marquées par une montée de l’islamisme en Algérie, avec son cortège de terrorisme. Quelle est votre analyse de ce phénomène islamiste qui continue de jouer un rôle important dans le monde arabe  ?



William Sportisse. La montée de l’islamisme a correspondu avec la disparition de l’Union soviétique. Que défendaient les dirigeants islamistes  ? Ils étaient pour le libéralisme. Certains étaient liés à des courants de la bourgeoisie du commerce informel. Parmi eux, il y avait d’anciens propriétaires fonciers touchés par la réforme agraire, des gens qui s’étaient emparés de denrées de première nécessité et du cheptel, qui avaient été soutenus par le gouvernement et les revendaient dans les pays limitrophes (Tunisie et Maroc) à des prix un peu plus élevés C’est ainsi qu’ils construisirent leurs fortunes sur le dos de l’Algérie et des pauvres gens. Leur priorité était de supprimer le monopole de l’État sur le commerce extérieur et de récupérer les terres remises aux paysans pauvres qui en étaient démunis par la réforme agraire des années 1970. Cette conversion au libéralisme, on la constate aujourd’hui en Tunisie avec Ennahdha et en Égypte avec les Frères musulmans.

 

 

Enfant du camp des oliviers. 


Toute la vie de William Sportisse est marquée par l’engagement. Jeune juif du Maghreb, né à Constantine en 1923, tout le rapproche des autres Algériens arabes et musulmans exploités par la colonisation. Devenu communiste dès l’adolescence, il connaîtra les rigueurs de la lutte clandestine contre le fascisme, participera aux combats de la libération de la France, avant 
de s’engager avec le Parti communiste algérien 
dans la lutte pour l’indépendance de l’Algérie. 
Son rêve, une Algérie libre et socialiste, lui vaudra 
la prison et la torture après le coup d’État de 1965. Dans des conditions difficiles, avec ses camarades, 
il lutte pour une orientation progressiste de son pays. La montée de l’islamisme et la décennie de plomb des années 1990 marquent un coup d’arrêt au projet porté par la lutte d’indépendance. Mais ce communiste algérien refuse de céder à la désespérance. Son livre le Camp des Oliviers, écrit avec l’historien Pierre-Jean Le Foll-Luciani, en est un passionnant témoignage.

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 20:16

lienpadsAppel du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS) pour le 1er mai

 

 

Appel communiqué par nos camarades algériens du PADS repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Renforçons notre combat national et international contre l’exploitation capitaliste et la domination impérialiste !


Edifions dans les luttes les organisations politiques et syndicales indispensables à la classe ouvrière pour renverser le régime capitaliste et instaurer le pouvoir des travailleurs et des couches laborieuses du peuple !


La situation des travailleurs ne s’améliore pas. Elle se dégrade même, malgré les immenses disponibilités financières de l’Etat algérien. Les bourgeois, importateurs, gros intermédiaires, industriels ou gros fellahs, s’enrichissent à un rythme effréné. Ils contrôlent les importations, la production et la grosse distribution des biens de base. Avec leur argent, fruit de l’exploitation éhontée des travailleurs des villes et des campagnes, du détournement des richesses pétrolières et des budgets publics, ou au moyen de leur pouvoir dans les hautes sphères de l’Etat, les bourgeois ont acheté les services d’une multitude de fonctionnaires corrompus dans le corps des contrôleurs et inspecteurs des impôts, du commerce, du travail des magistrats et des responsables de la police et des services de sécurité. Ils peuvent donc se permettre en toute impunité d’augmenter les prix de la pomme de terre, de la tomate et de l’oignon, de la viande, des produits alimentaires de base, des fruits et des légumes indispensables à une alimentation équilibrée. Ils font aussi la pluie et le beau temps sur le marché des matériaux de construction. La hausse infernale des prix de tous ces produits a réduit à zéro les augmentations de salaires arrachées ces trois dernières années par une partie importante des fonctionnaires de l’Etat.

 

Les grèves des travailleurs du secteur privé pour des salaires en rapport avec le coût de la vie, pour le respect de leurs droits sociaux, sont violemment étouffées.

 

Les syndicats ne sont pas tolérés par les patrons privés. Quand les travailleurs s’organisent pour se défendre, les syndicalistes sont jetés à la rue. Dans les cas rares où des magistrats leur donnent raison, ils ne sont pas réintégrés. Les patrons manient la force et le chantage au licenciement, c’est-à-dire à la faim. Les autorités chargées de faire respecter les lois sociales ne bougent pas. Quand elles se manifestent c’est pour intimider les travailleurs.

 

L’appareil de l’UGTA, qui agit comme un instrument policier du pouvoir, ne se met jamais du côté des travailleurs réprimés quand il ne défend pas ouvertement ou de façon indirecte les intérêts des patrons. C’est le cas de Cevital où, l’an dernier, il n’a pas levé le petit doigt pour manifester sa solidarité avec les travailleurs licenciés. C’est le cas du port d’Alger où les instances de l’UGTA ont planté leur poignard dans le dos des syndicalistes. Elles suspendent arbitrairement de ses responsabilités tout représentant des travailleurs qui tient tête aux esclavagistes de la société Dubaï Port World à laquelle le gouvernement a cédé l’essentiel des activités du port d’Alger. Partout, les valets de la bourgeoisie dans l’UGTA, à leur tête Sidi Saïd qui se pavane toute l’année aux côtés des patrons et des ministres, font tout pour imposer l’application de leur "pacte social" avec le patronat et le gouvernement, pour "améliorer le climat des affaires", c’est-à-dire augmenter les profits des exploiteurs de la classe ouvrière.

 

Les capitalistes ne peuvent se passer de la classe ouvrière. Mais la classe ouvrière peut se passer d’eux


L’évolution de la situation sociale et des luttes de ces dernières années amène la classe ouvrière à tirer de plus en plus vite l’enseignement que ses intérêts et ceux de ses exploiteurs sont irréductiblement opposés.

 

Il n’existe pas de "bon" capitaliste ou de capitaliste "patriote" ou "honnête". Les capitalistes ne se font des profits qu’en s’appropriant les résultats du travail de la classe ouvrière et en mettant la main sans contrepartie sur l’argent du pétrole. Les capitalistes ne peuvent se passer de la classe ouvrière. Mais la classe ouvrière n’a pas besoin des capitalistes. Elle peut construire une économie forte et moderne par son labeur et en alliance avec les cadres honnêtes et dévoués à l’intérêt général, dans l’entraide et la solidarité de tous les peuples qui veulent s’affranchir de la dictature des capitalistes et des multinationales. Avec ou sans recettes pétrolières, elle peut bâtir une économie garantissant le plein emploi, le progrès social et le bonheur dans un monde délivré des incertitudes du lendemain.

 

Cette évolution lui montre aussi que le régime en place est le régime des exploiteurs, des trafiquants, des voleurs et accapareurs des ressources du pays. Il ne peut se réformer ni changer de l’intérieur. Un changement radical est indispensable. Il ne s’agit pas de remplacer Hadj Moussa par Moussa Hadj, Bouteflika par Benbitour, valet notoire du FMI, ou par un autre exécutant des désirs de la bourgeoisie et de l’impérialisme, pour continuer l’application de la même politique d’appauvrissement des pauvres et d’enrichissement des riches. Il s’agit de transformer l’Etat de haut en bas. Il s’agit de faire de cet Etat un instrument aux mains des travailleurs, en alliance avec les petits paysans et les couches intermédiaires qui vivent du fruit de leur travail, avec les cadres honnêtes, pour défendre leurs intérêts.

 

Seul un régime démocratique révolutionnaire populaire de cette nature peut relancer durablement, et dans le cadre d’un plan, l’économie productive, impulser un développement régional équilibré et harmonieux, faire profiter des richesses du pays toute la population laborieuse, jusque dans ses régions les plus reculées.

 

Seul un tel régime peut préserver l’indépendance du pays et son intégrité territoriale, mettre en échec les plans dangereux des USA et de l’Union européenne qui intensifient leurs ingérences et leurs opérations de manipulation de diverses catégories de la population, dans le but de faire exploser le pays pour s’emparer de ses richesses pétrolières. Le régime actuel est responsable de l’accumulation de ces dangers. En tant que pouvoir d’Etat de la bourgeoisie, il est incapable de satisfaire les aspirations fondamentales des travailleurs. Il n’a ni la capacité de tenir tête aux injonctions arrogantes de ces puissances impérialistes, du monarque de l’Arabie saoudite et de l’Emir du Qatar, ni l’envie de les affronter, car les intérêts des classes qu’il représente sont étroitement liés à ceux de la bourgeoisie impérialiste.

 

Pour parvenir à réaliser les grands changements dont ils ont besoin, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes. La clé qui leur ouvrira les portes de ce changement radical, c’est :

 

- l’édification d’un parti communiste révolutionnaire de classe résolu à mener les exploités et les opprimés à la conquête du pouvoir pour construire une société socialiste ;


- la création de syndicats de classe, démocratiques et indépendants de la bourgeoisie et des officines impérialistes qui ne font semblant hypocritement de se soucier de leur sort que pour les mener dans des impasses.

 

A la veille de ce premier mai 2013, le Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, parti des communistes algériens, appelle les travailleurs à s’organiser pour se rassembler sous toutes les formes possibles afin de faire entendre leur voix


Il dénonce l’habitude prise par les autorités depuis 20 ans d’interdire les marches ou les rassemblements du 1er mai, sous prétexte de dangers terroristes.

 

Le PADS exprime sa solidarité totale avec les travailleurs qui réclament des augmentations de salaires, l’amélioration de leurs conditions de travail, le respect de leurs droits sociaux, avec les travailleurs du complexe sidérurgique d’El Hadjar, de la SNVI et de la zone industrielle de Rouiba et Reghaïa, de la brasserie de Heineken, des cimenteries de l’Est et de l’Ouest, de l’ENIEM de Tizi Ouzou, des Moulins de Mahdia, de la laiterie de Draa Ben Khadda, avec les pétroliers et parapétroliers du Sahara, avec les travailleurs des corps communs de la Fonction publique et les postiers, avec les enseignants et médecins, avec tous ceux qui lient leurs revendications matérielles et morales à l’exigence de l’amélioration de la qualité des services publics.

 

Il est solidaire des actions des gardes communaux et des "patriotes" qui ont barré la route au terrorisme des forces de l’obscurantisme.

 

Il appelle les travailleurs à renforcer leur union face à leurs exploiteurs, à remettre à leur place les responsables qui répondent avec mépris à leurs revendications légitimes.

 

Le PADS exprime son soutien à la lutte des jeunes des régions du sud pour l’emploi, le logement et la dignité. La marginalisation et les discriminations qu’ils subissent, la misère et l’absence de perspectives des jeunes de ces régions sont le résultat du changement de cap effectué par le régime en faveur du capitalisme. Il appelle l’ensemble des travailleurs à soutenir leurs luttes, à déjouer les opérations des provocateurs, à dénoncer la politique trompeuse du régime d’aide à la création de petites entreprises par les chômeurs, à manifester contre son refus de relancer dans ces régions ainsi que dans tout le pays la création d’entreprises publiques, seules capables de mettre en oeuvre une politique de développement industriel et agricole véritable assurant le plein emploi et un niveau de vie décent.

 

Renforçons la solidarité prolétarienne internationale


Le PADS exprime sa solidarité avec les travailleurs originaires des pays voisins du sud chassés par la misère et l’insécurité résultant de la mainmise de l’impérialisme sur la région. Il dénonce les brimades de toutes sortes dont ils sont souvent victimes, y compris des autorités qui ont transformé le pays en barrière protectrice de l’Europe contre l’immigration clandestine.

 

Il appelle les travailleurs algériens à intensifier leurs liens internationaux de solidarité mutuelle avec les syndicats de classe et notamment avec la Fédération syndicale mondiale qui vise à unir à l’échelle internationale le combat contre les capitalistes et la résistance à leurs politiques de casse des conquêtes sociales ouvrières. Il met en garde les travailleurs contre les tentatives de la Confédération syndicale internationale de recruter dans ses rangs des syndicalistes algériens alléchés par les facilités matérielles qu’elle leur accorde. Cette Confédération est la courroie de transmission de l’impérialisme, de ses plans de démantèlement du secteur public et de soumission aux exigences des capitalistes sous couvert de "réalisme", d’ "adaptation aux réalités mondiales" et de "mesures anti-crises".

 

Il appelle les travailleurs algériens vivant à l’étranger à lutter côte à côte avec leurs camarades des pays d’accueil, à déjouer les pièges du racisme et de la propagande communautariste qui visent à les diviser face à leurs exploiteurs communs.


Le PADS salue la mobilisation permanente des travailleurs grecs qui demeurent la locomotive de la lutte de la classe ouvrière internationale dans sa contre-offensive face à la volonté de la bourgeoisie impérialiste de la réduire en esclavage.

 

Il exprime son soutien politique et moral aux familles des centaines d’ouvriers et d’ouvrières de la confection du Bangladesh morts dans l’effondrement de l’immeuble abritant des ateliers de confection, au mépris des règles de sécurité les plus élémentaires. Il s’incline à la mémoire des travailleurs victimes de la course sauvage aux surprofits des multinationales, du mépris criminel des capitalistes pour la vie de leurs employés.

 

Il salue tous les peuples qui résistent aux ingérences des puissances impérialistes, à leur tentatives de leur dicter leurs ordres. Il salue la victoire électorale du peuple vénézuélien qui a su repousser les ingérences grossières d’Obama et adresser un message clair aux alliés internes de l’impérialisme.

 

Il salue la résistance héroïque du peuple palestinien face aux agressions criminelles permanentes des sionistes israéliens soutenus par les Etats impérialistes.

 

Il soutient la lutte du peuple sahraoui pour l’exercice de son droit à l’autodétermination.

 

Il salue le peuple cubain qui ne plie pas sous un embargo de plus de 50 ans. Il salue le peuple syrien qui subit des drames sans nom du fait du soutien apporté aux forces de la réaction et de l’obscurantisme par les USA, l’Angleterre, l’Union européenne et les monarchies du Golfe. Il dénonce les provocations répétées des USA contre la République démocratique et populaire de Corée et soutient le droit de ce pays à se doter de tous les moyens qui lui permettent de se défendre contre les plans d’invasion de l’impérialisme.

 

Il adresse son salut à tous les travailleurs et à tous les peuples à l’occasion de ce Premier Mai, journée internationale de lutte pour un monde sans capitalistes, un monde débarrassé de l’exploitation et de l’oppression, un monde socialiste.

 

Vive la solidarité prolétarienne internationale !


PARTI ALGERIEN POUR LA DEMOCRATIE ET LE SOCIALISME

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Algérie
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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 21:00

Abdelaziz-Bouteflika-Francois-Hollande.jpgSur la visite de François Hollande en Algérie

 

« Rien de bon à attendre pour les travailleurs algériens »

 

 

Déclaration du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS) repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

La visite que doit effectuer le chef de l'Etat français en Algérie s'inscrit dans le processus de renforcement des liens entre la bourgeoisie algérienne et l'impérialisme français pour préserver le système d'exploitation, de domination et de pillage international. Dans le contexte de la grave crise économique du système capitaliste international, cette visite va permettre la conclusion d'affaires juteuses entre les multinationales françaises et les affairistes algériens sur le dos du peuple algérien et de la classe ouvrière française.

 

La campagne orchestrée pour faire passer l'idée que les relations algéro-françaises vont connaître un nouveau départ avec un gouvernement socialiste fait fi des réalités et de la fonction politique, idéologique et économique véritable de la social-démocratie française.

 

Les dirigeants socialistes français sont un pilier de la domination de la grande bourgeoisie en France et dans le monde, la courroie de transmission qui assure la subordination de la classe ouvrière aux intérêts des capitalistes, l'agent actif de la bourgeoisie pour maintenir les rapports d'exploitation, tromper les travailleurs, faire croire aux peuples qu'il est possible d'améliorer leurs conditions d'existence sans renverser le système capitaliste.

 

La sociale-démocratie française n'a pas changé de nature. Faire croire qu'elle s'est transformée en force de paix et de progrès et que Hollande, à la différence de Sarkozy, va contribuer à améliorer les rapports entre la France et l'Algérie n'est pas une simple erreur. La propagation de ces illusions fait partie d'un travail de réécriture idyllique de l'histoire pour leurrer les travailleurs. Le rôle que les dirigeants de la social-démocratie française ont joué dans l'histoire de l'Algérie durant la période coloniale au bénéfice de la grosse colonisation et de la grande bourgeoisie française est connu de tous. Il s'est écrit en lettres de feu et de sang. Des centaines de milliers d'Algériens ont été torturés, emprisonnés, mutilés, tués, sous des gouvernements socialistes. Ce rôle de collaborateurs zélés de la bourgeoisie française et d'exécutants des désirs de l'impérialisme américain, ils continuent à le jouer. Ils n'est pas dans leur pouvoir de travestir les buts réels de leur soutien actif à l'intervention criminelle de l'OTAN en Libye. C'est également avec rage qu'ils veulent installer par tous les moyens à la tête de la Syrie un régime fantoche sous le prétexte éculé et grossier de la défense de la démocratie dans ce pays avec l'appui des pires ennemis des libertés démocratiques que sont les régimes moyenâgeux du Golf. En reconnaissant les traîtres du CNS comme représentants du peuple syrien ils ont encouragé les forces rétrogrades à commettre des crimes abominables en Syrie. Ce sont-là des faits que ni Hollande ni Fabius ne peuvent cacher. Ils indiquent de façon éloquente ce que les socialistes français sont capables de faire pour défendre l'impérialisme et son système d'exploitation, ce qu'ils sont encore capables de faire contre le peuple algérien si le rapport des forces devenait favorable à la réalisation de leurs plans stratégiques de domination de l'Algérie.

 

A la différence de l'arrogant et du cynique Sarkozy, Hollande sait se faire mielleux. Il excelle dans le langage en apparence "civilisé". Mais il est aussi ou sinon plus dangereux pour les peuples exploités et dominés par l'impérialisme et par ses alliés réactionnaires internes.

 

Celui qui prend pour argent comptant les promesses de la sociale-démocratie à la classe ouvrière accepte de se bercer d'illusions. François Hollande a menti aux travailleurs français en leur faisant des promesses lors des dernières élections, en particulier aux sidérurgistes de Florange. Il les a trompés et il a appliqué la politique du grand patronat. Les travailleurs et le peuple algériens ne peuvent rien attendre de positif  d'un chef de la sociale-démocratie qui trompe les travailleurs de son propre pays et applique la politique du grand patronat.

 

Au Sahel, au Mali, au sud de l'Algérie, le gouvernement socialiste poursuit avec une grande fébrilité l'application de ses plans d'intervention militaire pour assurer la mainmise des impérialistes français sur les richesses des pays de la région, contrer leurs alliés et rivaux américains qui cherchent à les évincer de la région, tenter de tenir à l'écart la Chine, préparer les conditions de réalisation de leurs plans stratégiques d'accaparement du Sahara algérien. La lutte du peuple algérien pour son indépendance avait mis en échec ces plans en 1961. Mais aucun groupe de droite ou de la sociale-démocratie ne les a abandonnés.

 

Hollande cherche à attirer l'Algérie dans un traquenard en faisant pression sur ses gouvernants pour que son armée intervienne au nord du Mali. C'est le gouvernement Hollande qui a pesé de tout son poids pour que l'ONU, devenue depuis la disparition de l'URSS un lieu de repartage du monde entre rapaces impérialistes, accorde sa bénédiction aux plans interventionnistes au sud de l'Algérie. Le gouvernement algérien a étalé sa couardise en affichant sa satisfaction après l'adoption par le conseil de sécurité de l'ONU de sa résolution sur le Sahel. Cette résolution ouvre la voie notamment à l'intervention de la Cédéao, instrument néocolonialiste de la Françafrique. Le gouvernement de la bourgeoisie algérienne veut la "tranquillité" avec l'impérialisme car la bourgeoisie algérienne a des intérêts communs très forts avec les capitalistes français. Le gouvernement trahit les intérêts du peuple algérien en se gardant de rejeter fermement les manœuvres de l'impérialisme français dans la région. 

 

Hollande a reconnu le massacre de centaines de manifestants algériens le 17 octobre 1961 à Paris par la police française. Il faut faire preuve d'une très grande naïveté pour ne pas comprendre le sens de cette manoeuvre. Hollande veut en échange de cette reconnaissance s'arroger le droit d'intervenir dans les luttes politiques internes de l'Algérie et dicter ses volontés à notre pays. Il croit que cette reconnaissance lui donne une virginité politique qui lui permettrait d'agir et d'appuyer en tant qu' "ami"  les fractions de la société les plus disposées à servir les intérêts de l'impérialisme.

 

Divers cercles algériens exigent de l'Etat français qu'il reconnaisse les crimes de la France en Algérie. Cette revendication est erronée car elle fait croire que l'impérialisme, même si par absurde il accepte de faire une telle concession, peut changer de nature et renoncer à maintenir les peuples sous la domination de la bourgeoisie monopoliste par tous les moyens, y compris par les coups de force et les guerres. Elle est une diversion. Elle permet de masquer et d'éviter de dénoncer les nouvelles formes de colonisation de l'Algérie, de pillage, de sous-développement savamment organisé soit par le truchement des institutions de l'Union européenne dans tous les domaines, y compris ceux de l'Ecole et de l'Université, soit sous la houlette directe de l'administration française, avec la complicité des classes possédantes algériennes. Or la visite de Hollande a pour objectif de renforcer le poids de l'Union européenne dans les décisions de l'Algérie sous prétexte d'appliquer les principes de l'Accord d'Association avec  l'Union européenne et d'activer les "réformes" découlant de cet accord. Il faut être de mauvaise foi pour travestir la réalité de l'Union européenne: un bloc impérialiste réactionnaire dont les représentants officiels en Algérie ne se gênent pas de dicter au gouvernement ce qu'il doit faire et ce qu'il ne peut pas faire, à travers les interviews complaisantes d'une presse d'argent vendue aux plus offrants.

 

Les travailleurs, les classes laborieuses du pays, autant que la classe ouvrière française, n'ont rien à attendre de bon de cette visite.

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