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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 10:15

henri_maillot-c6b83.pngHommage vibrant à Alger pour le militant communiste et combattant de l'indépendance Henri Maillot, cinquante-six ans après son assassinat par les forces coloniales





Article publié par Alger Républicain (à partir des agences de presse algériennes) repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





De nombreux citoyens ont rendu hommage, samedi au cimetière chrétien de Diar-Essaâda (El Mouradia) à Alger, au martyr Henri Maillot lors d’une cérémonie de commémoration du 56ème anniversaire de sa mort, le 5 juin 1956, sous les balles des forces d’occupation coloniale.



Devant la tombe du défunt, abondamment fleurie à l’occasion, des habitants d’El Madania accompagnaient des membres de la famille d’Henri Maillot, aux côtés d’anciens Moudjahidine et Moudjahidate, de personnalités politiques et culturelles ainsi que d’officiers supérieurs retraités de l’Armée nationale populaire (ANP). La cérémonie a été marquée par la lecture de la célèbre lettre envoyée par Henri Maillot aux rédactions parisiennes, alors qu’il avait déserté l’armée coloniale en 1956 pour rejoindre les maquis de la guerre de libération nationale algérienne, après avoir détourné un camion d’armes.



Dans sa missive, il expliquait son choix de combattre pour l’indépendance de l’Algérie avec ses compatriotes algériens, estimant que sa place était "aux côtés de ceux qui ont engagé ce combat libérateur (qui n’était pas), comme voudraient le faire croire les gros possédants de ce pays, un combat racial mais une lutte d’opprimés sans distinction d’origine contre leurs oppresseurs".



Certaines personnalités présentes, notamment d’anciens combattants, se sont ensuite succédés pour rendre hommage au défunt et réitérer l’appel de la famille Maillot à nommer un lieu dans la capitale à la mémoire de ce militant de la cause nationale, d’autant plus que l’Algérie célèbre cette année le cinquantenaire de sa libération du joug colonial. Les organisateurs de la cérémonie ont par ailleurs tenu à associer au souvenir d’Henri Maillot le nom de son compagnon d’arme et militant communiste Maurice Laban, tombé au champ d’honneur le même jour que lui.



Né le 11 janvier 1928 à Alger, d’une famille européenne, Henri Maillot grandit à El Madania (Alger). Il rejoint très tôt le PCA (Parti communiste algérien) après avoir été secrétaire général de l’Union de la jeunesse démocratique algérienne. Employé en tant que comptable au quotidien Alger Républicain, il est mobilisé par l’armée française comme aspirant en 1956 dans la région de Miliana. Le 4 avril de la même année, il déserte et prend le maquis en détournant un camion d’armes. Il meurt sous les balles de l’armée coloniale le 5 juin 1956 à Chlef.



Henri Maillot, "l’aspirant félon"



ALGER - Il avait 28 ans et des rêves. Rêves d’une Algérie fraternelle, plurielle, débarrassée de l’oppression et de la domination coloniales. Lui, c’est Henri Maillot. Aspirant dans l’armée française. Mort les armes à la main pour l’indépendance de l’Algérie, un 4 juin 1956. Deux mois auparavant, le 5 avril, la population pieds-noirs d’Algérie se réveilla groggy. Sur toutes les unes de la presse coloniale s’étale en gros caractères une information à peine croyable : un sous-officier du 57e BTA de l’armée française stationné à Miliana avait détourné la veille un camion d’armes avant de s’évanouir dans la nature... Ce détournement spectaculaire d’armes dans l’Algérie insurgée depuis novembre 1954 contre l’ordre colonial, mit en émoi les chefs militaires français et la presse coloniale aux ordres qui hurlait à la trahison de "l’aspirant félon".



Mais en ce deuxième printemps de la lutte armée, l’étau se resserre sur "El Khawa" (les Frères Moudjahidine) dans les villes, alors que dans les djebels les armes manquent cruellement à l’ALN (Armée de libération nationale), confrontée à la puissance de feu de l’occupant appuyé par l’armada de l’Otan.



Robert Lacoste, ministre résident, a désormais les mains libres en Algérie, grâce aux pleins pouvoirs votés par le parlement français. Parallèlement à la chasse aux nationalistes, son administration interdit le PCA (Parti communiste algérien) dont la direction, entrée en clandestinité, continue d’activer et les militants, nombreux, piaffent d’impatience de gagner les maquis. Maillot était de ceux-là. Avec l’accord de son parti, il détourne la cargaison d’armes qu’il devait convoyer de Miliana à Alger. Audacieux tour de force qui mit à la disposition de la lutte armée cent trente-deux mitraillettes, cent quarante revolvers, des caisses entières de grenades, entre autres. H. Maillot rejoint le maquis le 5 mai 1956, après une cavale d’un mois. A Chlef, région de son affectation, il retrouvera Maurice Laban, un ancien des brigades internationales en Espagne en compagnie d’une petit groupe d’hommes, qui formaient les CDL (Combattants de la libération) de l’Ouarsenis. Avec d’autres groupes disséminés dans les monts de Tlemcen et des Aurès, les CDL devaient constituer les premiers noyaux de maquisards communistes que la propagande colonialiste s’empressa d’étiqueter de "maquis rouges".



La vie des CDL fut de courte durée. Un mois seulement pour Maillot et ses compagnons, au cours duquel ils combinent attentats et opérations de sabotage avant d’être accrochés par les "harkas" -supplétifs- du bachaga Boualem et la soldatesque française dans la forêt de Beni-Boudouane (Chlef). Le groupe fut quasiment décimé. L’intégration des communistes algériens dans les rangs de l’ALN interviendra le 1er juillet 1956, suite à l’accord FLN-PCA, moins d’un mois donc après la disparition de Maillot et de ses compagnons (Belkacem Hanoun, 18 ans, Djillali Moussaoui, Maurice Laban et Abdelkader Zelmatt). Des témoignages recoupés attestent que Maillot a été pris vivant. Face aux militaires qui le sommaient de répéter "vive la France", il criera le slogan vengeur "vive l’Algérie", avant d’être arrosé d’une rafale de mitraillette. Le corps criblé de balles de l’aspirant fut exposé pendant de longues heures sur la place de Lamartine (El Karimia aujourd’hui).



Dans une lettre d’une rare lucidité publiée par la presse parisienne, en réponse à ses détracteurs, Maillot affirmait avec force : "Je ne suis pas musulman mais Algérien d’origine européenne. Je considère l’Algérie comme ma patrie (et) je dois avoir à son égard les mêmes devoirs que tous ses fils. En livrant aux combattants algériens les armes dont ils ont besoin pour le combat libérateur (...) J’ai conscience d’avoir servi les intérêts de mon pays et de mon peuple".



En cette année du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, Henri Maillot se rappelle au souvenir de l’Algérie libérée. Reconnu membre de l’ALN en 1986, aucun espace ou édifice publics ne porte à ce jour son nom.

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 08:20

06 05 2012 11754330276 880162Législatives algériennes du 10 mai : les communistes refusent le boycott mais appellent à voter uniquement pour les candidats « indépendants » du système

 

Déclaration du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS) reprise par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Pour dénoncer l'arbitraire, le verrouillage de la vie politique, les injustices sociales et l'accaparement des richesses du pays par une minorité

 

Voter nul ou soutenir les candidats indépendants qui défendent réellement:

- les aspirations sociales et politiques des travailleurs

- les libertés démocratiques

-la souveraineté du pays face aux ingérences impérialistes

 

Ces  élections vont se dérouler sous le signe d'un mépris sans précédent du pouvoir pour les travailleurs et les couches laborieuses du pays.

 

Contrairement à ce qu'avait promis le chef de l'Etat dans son discours du 15 avril 2011, les barrières à la libre activité politique du peuple n'ont nullement été levées. Les amendements introduits dans la loi sur les partis ou dans le Code de l'information rendent encore plus difficiles l'organisation et l'expression démocratiques des travailleurs, des couches populaires.

 

Des dizaines de nouveaux partis ont reçu l'agrément du pouvoir. Mais ces partis sont pour la plupart de faux partis. Ce sont des dépendances du régime. Ils ont été fabriqués artificiellement dans les laboratoires du pouvoir. Ils sont médiatisés tous les jours par la TV pour faire croire que les citoyens sont libres de s'exprimer et de s'organiser. Ces groupements d'individus sans vrais programmes politiques vont rentrer chez eux dès le soir du 10 mai. Quelques uns d'entre eux seront probablement récompensés par l'attribution de sièges au Parlement et des gratifications matérielles qui s'y rattachent. Ils seront de simples  "béni-oui-oui" votant toutes les lois qui leur seront présentées. Le pouvoir les a mis en avant pour discréditer les libertés démocratiques et convaincre les citoyens que la coalition FLN-RND est la seule force politique crédible "digne" de continuer à diriger le pays, comme si son bilan n'était  pas catastrophique pour les travailleurs et les couches laborieuses, pour le développement économique indépendant du pays.

 

Les partis existants et agréés défendent presque tous les intérêts des classes privilégiées, des affairistes, des exploiteurs et des trafiquants sans vergogne. Ce sont de multiples vitrines pleines ou vides au service des classes possédantes au pouvoir.

 

Cette campagne des législatives est une caricature insultante de l'activité démocratique. Les puissances d'argent, les gens de la "chkara", ont investi sans masque, toutes les circonscriptions électorales. C'est le signe que l'immense accumulation d'argent sur le dos des travailleurs est en train de se transformer en puissance politique réactionnaire ouvertement déclarée.

 

Les représentants du pouvoir ont mis en place tout un dispositif pour conserver leur contrôle sur l'APN et se maintenir à la tête du pays afin de poursuivre son pillage méthodique et d'enrichir encore plus les classes possédantes et dominantes. Mais ils voudraient que les citoyens participent massivement aux élections. Leur vrai motif n'est pas de leur donner la possibilité de désigner démocratiquement leurs représentants. Leur vrai motif est d'acquérir plus de crédit aux yeux des puissances étrangères afin de pouvoir, sur une position plus favorable, marchander avec elles leur marge d'autonomie dans l'exploitation des travailleurs et des richesses du pays au profit des classes possédantes algériennes et des multinationales.

 

L'Union européenne et les USA ont dépêché des observateurs. Incapable, en raison de sa nature de classe anti populaire, de chercher l'appui du peuple pour rejeter la prétention de ces pays à valider ou invalider des élections, le pouvoir a accepté la présence de ces  observateurs. Il est clair que le rôle de ces observateurs est d'accumuler des "preuves à charge" qui justifieront les ingérences extérieures déclarées au moment jugé le plus opportun par les puissances impérialistes. C'est de la pure tromperie que de faire croire que les agents de renseignement et de subversion sont envoyés en Algérie sous la casquette d'observateurs pour surveiller de façon neutre le déroulement des élections. Le PADS dénonce la présence des observateurs étrangers, la prétention de ces puissances à décider à la place des peuples qui sont leurs bons et qui sont leurs mauvais représentants. Ils condamne le régime et tous les partis qui banalisent le "droit de regard" des impérialistes sur les affaires internes du pays.

 

Ces élections comportent de réels dangers d'accentuation des pressions et ingérences impérialistes

 

Les impérialistes américains et français, en particulier, sont à l'affût de tout incident dans le déroulement des élections, qui leur permettrait de prendre à la gorge les gouvernants pour les obliger à leur faire de larges concessions sur la question de l'exploitation du pétrole, des bases militaires au Sahara, etc.

 

Ils n'ont cessé de tisser méthodiquement leur toile d'araignée dans la société en vue d'enrôler de nouvelles forces pour réaliser leurs plans de mainmise sur le pays. A cette fin,  ils exploitent les contradictions qui opposent, sur la question du partage du butin et des postes de responsabilité, les multiples courants politiques de la bourgeoisie et des franges réactionnaires au sein des couches moyennes, au pouvoir ou en dehors du pouvoir. Ils provoquent un climat de surenchère pour obtenir des équipes dirigeantes ou de l'opposition réactionnaire la satisfaction de leurs exigences. Ils tablent sur les courants politiques bourgeois ou petits-bourgeois réactionnaires qui utilisent l'Islam pour masquer leurs objectifs de classe et leur soumission aux désirs de l'impérialisme. Ils propagent des "prévisions" qui donnent la victoire électorale à ces courants archi réactionnaires. L'ambassadeur des USA à Alger a contribué à cette opération en déclarant que le gouvernement US travaillera avec les courants islamistes en cas de victoire électorale. Le but de ces annonces que relayent nombre de journaux est d'attiser des conflits leur donnant le prétexte à des ingérences. Les partis de la coalition présidentielle qui utilisent l'Islam ont décidé à la veille du lancement de la campagne électorale de s'écarter de cette coalition. Après avoir participé à la destruction du pays et à l'application d'une politique qui a enrichi les exploiteurs et les trafiquants, ils cherchent à se donner une nouvelle virginité politique et à marquer leur prétention à gouverner seuls pour poursuivre la même politique de classe anti populaire.  Ils trépignent d'impatience. Ils crient "victoire!" par anticipation et clament à qui veut les entendre qu'ils organiseront de grandes manifestations de protestation s'ils ne sont pas déclarés vainqueurs.

 

Dans ce climat propice à toutes les provocations, les masses populaire sont ballottées entre l'indifférence étant donné qu'elles ne se font aucune illusion sur les résultats de ces élections et l'inquiétude face à la tendance de certains partis à rechercher l'appui des puissances impérialistes, à leur donner l'occasion de semer des troubles dans le pays.

 

Certains partis comme le FFS, organisation affiliée à l'Internationale socialiste ne participent cette fois-ci aux élections que pour tirer profit des incidents politiques justifiant les ingérences extérieures. Du bout des lèvres, le FFS critique depuis quelques jours les ingérences extérieures. Dans les faits, il a placé comme tête de liste à Alger, Bouchachi, ex-président de la "Ligue des Droits de l'Homme" et membre moteur du CNCD qui agit de concert avec les Etats impérialistes. D'autres qui les boycottent, comme le RCD, ne cachent plus depuis des mois leurs accointances avec les puissances impérialistes sous couvert de combat pour la démocratie.

 

Les communistes notent que la classe ouvrière et ses alliés, les courants de progrès n'ont pas pu briser les barrages dressés par le pouvoir pour les empêcher d'avoir les défenseurs de leurs revendications politiques et sociales au parlement

 

Le verrouillage, les pressions et intimidations de toutes sortes, les agissements arbitraires ont empêché l'émergence de listes de candidatures ouvrières de classe qui défendent réellement les aspirations économiques et politiques des travailleurs. L'esprit de résignation et une attitude consistant à se remettre à la remorque de l'état d'esprit apathique des catégories les moins politisées au sein des travailleurs a encouragé chez de très nombreux progressistes le rejet de l'exploitation des petites brèches qui se sont ouvertes dans le dispositif de verrouillage à l'occasion de ces élections. Là ou au contraire des noyaux de progressistes se sont emparés de ces possibilités en présentant des listes d'indépendants, la mobilisation politique a atteint des niveaux exceptionnels autour de programme d'alternative progressiste à l'impasse actuelle. Même si les autorités ont invalidé ces candidatures, un énorme capital de confiance et de mobilisation a été accumulé pour la poursuite des luttes.

 

Quelles que soient les nuances qui les traversent, les candidats agréés par le ministère de l'Intérieur sont presque tous des défenseurs de l'ordre social existant, bâti sur l'exploitation, le pillage des biens publics, la spéculation, ou ne le remettent pas en cause. En conséquence, les travailleurs n'auront pas de vrai choix à faire.

 

Les communistes rejettent l'abstentionnisme en tant que tactique de lutte inadaptée aux circonstances politiques concrètes du moment

 

Les communistes ne soutiennent pas la tendance à faire de l'abstention un mot d'ordre de lutte.

 

Ils font la différence entre l'abstentionnisme spontané des masses politiquement inorganisées mais révoltées par les injustices sociales, par l'incurie des autorités face à la spéculation et à la vie chères, la prédation, l'arbitraire et le verrouillage, et  l'abstentionnisme des courants ultra réactionnaires instrumentalisant l'Islam et engagés dans le soutien au activités terroristes criminelles ou celui du RCD qui fait campagne pour les ingérences extérieures.

 

Ils considèrent que le boycott spontané des masses reflète l'esprit de résignation, la croyance naïve que la démocratie peut être octroyée et obtenue sans luttes acharnées sous toutes les formes, y compris à travers les luttes électorales. Il reflète un certain attentisme à la recherche de l'homme "providentiel" qui pourrait changer les choses de l'intérieur de l'Etat.

 

L'abstentionnisme ne peut se justifier que dans une situation qui met à l'ordre du jour l'action extra parlementaire sous toutes ses formes: grèves générales, situation insurrectionnelle, etc. durant lesquelles les élections ne sont concédées par les classes dominantes que comme diversion et moyen de briser la dynamique du mouvement de masse.

 

Les communistes considèrent que la tendance à l'abstentionnisme devient un facteur de blocage de l'activité politique de classe indépendante des travailleurs, un facteur d'encouragement de différentes formes de l' "économisme" qui cantonne la classe ouvrière dans les seules revendications économiques, la tire en arrière, l'empêche de se préparer dans les luttes de tous les jours, sous toutes les formes, à jouer son rôle historique de fossoyeur du capitalisme, de force motrice et dirigeante de la lutte contre l'exploitation et l'oppression, pour le socialisme.

 

Les appels à un boycott "actif" ne sont que des mots creux, juste bons à justifier en réalité la passivité, l'inaction et l'attente du retour de "l'Imam El Mahdi".

 

Les communistes ne sont ni pour le participationnisme dans l'absolu, ni pour l'abstentionnisme dans l'absolu. Leur participation ou non à un processus électoral dépend de nombreux facteurs concrets et de leurs objectifs tactiques, principalement du degré de combativité des masses et de leur préparation à des formes de luttes plus élevées quand les circonstances s'y prêtent.

 

Dans les circonstances présentes, ils combattent l'abstentionnisme spontané des masses dans la mesure où il exprime l'attentisme ou l'esprit de résignation.

 

Ils proposent aux travailleurs de protester contre le verrouillage et le diktat, la corruption et les injustices sociales,

 

- soit en votant "nul";

- soit en votant quand cela est possible pour les candidats des listes d'indépendants connus pour le soutien effectif à leurs revendications sociales, pour leurs luttes contre les ingérences impérialistes, pour leurs luttes pour les libertés démocratiques. Ces critères sont liés inséparablement.

 

Les communistes mettent en garde les travailleurs contre le vote pour le Parti dit des Travailleurs de Louisa Hanoune. Ce parti bénéficie depuis plus de 20 ans des faveurs de la TV du régime. Le PT fait de la démagogie pour leurrer les travailleurs et les amener à soutenir Bouteflika. Il a été durant la "décennie rouge" un allié politique actif des partis islamistes ultra réactionnaires criminels, responsables de l'assassinat d'innombrables citoyens, civils ou militaires, de progressistes, travailleurs et intellectuels.

 

Ils les mettent en garde contre les éléments des partis de gauche agréés par le pouvoir et qui participent sous différentes formes au dénigrement systématique de l'expérience historique de construction du socialisme en URSS. Ces éléments apportent objectivement leur contribution, à l'aide de la phrase de "gauche", à la campagne mondiale de criminalisation du communisme orchestrée par la bourgeoisie et la réaction, à la campagne de démoralisation des travailleurs auxquels on veut faire admettre qu'il n'existe pas d'alternative au capitalisme. Cette campagne idéologique organisée a pour objectif de désarmer la classe ouvrière, de la mettre sur la défensive politique et idéologique au moment où la crise internationale du capitalisme et l'agressivité impérialiste meurtrière, la nécessité d'ouvrir des perspectives de luttes conquérantes exigent de poser ouvertement la question de l'abolition du  capitalisme et de son remplacement par le socialisme, par le pouvoir de la classe ouvrière, des paysans laborieux, des couches qui vivent du fruit de leur travail.

 

Dans tous les cas les travailleurs ne doivent pas donner leurs voix aux partis, aux "indépendants", aux candidats, fussent-ils de "gauche" qui ne réclament pas l'abrogation de la loi scélérate sur les partis.

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 19:08

PCA dz-e1d4eLes communistes algériens placent le 1er mai sous le signe de la convergence des luttes et de la reconstruction de l’organisation communiste

 

 

Communiqué du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS) pour le premier Mai 2012- Journée de lutte internationale des travailleurs transmis et repris pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

 

Construire le parti marxiste-léniniste et des syndicats de classe.

 

Ce sont les conditions pour:

 

-l'amélioration des conditions de vie de la classe ouvrière

 

-la préparation du renversement de l'ordre capitaliste

 

-la résistance sérieuse aux ingérence impérialistes

 

 

 

 

Les manifestations qui marqueront cette année la journée du 1er Mai, journée de lutte de la classe ouvrière et des opprimés de tous les pays, se dérouleront dans le contexte de l'aggravation des conséquences de la crise internationale du système capitaliste et des agressions impérialistes.

 

Dans chaque pays capitaliste et à l'échelle mondiale, la bourgeoisie et ses suppôts sociaux-démocrates appliquent des mesures d'austérité anti-ouvrières sauvages pour faire supporter par les travailleurs et les peuples les conséquences de cette crise:

 

-baisse des salaires nominaux ou réels ;

 

-offensive pour allonger la durée du travail, démanteler les systèmes de protection sociale arrachés par la lutte durant les décennies précédentes ;

 

-délocalisations et aiguisement à l'échelle mondiale de la concurrence des travailleurs les uns contre les autres, pour faire baisser les salaires ;

 

-offensive sans précédent contre les droits des chômeurs, les systèmes et les pensions de retraite ;

 

-hausse du coût de la vie ;

 

-baisse des impôts pour les plus riches et cadeaux fiscaux sous prétexte de relancer la croissance ;

 

-etc.

 

Les attaques brutales et coordonnées de la bourgeoisie n'épargnent aucun travailleur dans le monde. Son offensive vise les travailleurs des pays capitalistes dominants autant que ceux des pays dominés dont les maigres conquêtes sociales ont déjà été démantelées par les différents plans d'ajustements structurels imposés sans scrupule et d'un commun accord par les institutions des pays impérialistes et les bourgeoisies locales.

 

Toutes ces mesures fondées sur la surexploitation de la classe ouvrière ont pour résultat la hausse scandaleuse des profits des capitalistes, l'appauvrissement sans précédent des travailleurs et des citoyens jetés dans le gouffre sans fond de la marginalisation par le système capitaliste.

 

La bourgeoisie ne se contente pas seulement, grâce à ses gigantesques moyens de propagande et de mensonge, de faire passer l'idée trompeuse que ces mesures sont des moyens inévitables et indispensables pour sortir de la crise. Son arme favorite pour maintenir son système d'exploitation, perpétuer l'esprit de soumission répandu dans de larges secteurs de travailleurs intoxiqués par ses mensonges, justifier ses coups de force antidémocratiques, est l'anticommunisme, le dénigrement systématique des réalisations de l'ex-URSS,  les tentatives de  criminalisation de l'idée même du socialisme et du communisme. Soutenue par les partis sociaux-démocrates et de nombreux partis qui ont renié les idéaux révolutionnaires, elle intensifie ses campagnes pour faire admettre l'opinion qu'il n' y a pas d'alternative, que le socialisme est une utopie. Malgré son arrogance et ses énormes pressions sociales et idéologiques, des couches de plus en plus larges ne peuvent plus supporter indéfiniment la dégradation de leur condition et prennent conscience qu'il faut aller vers le renversement du capitalisme.

 

Sur le plan international, les pays impérialistes multiplient leurs ingérences et leurs interventions militaires dans le monde sous les prétextes les plus fallacieux. Leurs vrais objectifs sont de s'emparer des sources de pétrole et de gaz, contrôler les routes de l'énergie. Leurs agressions visent aussi, pour étancher leur soif de surprofits, à étendre les zones où les travailleurs sont exploités férocement et privés des droits sociaux et politiques les plus élémentaires, où les Etats locaux sont transformés en appendices serviles des multinationales et en instruments d'esclavage de la classe ouvrière au profit de la bourgeoisie autochtone rampant sous les pieds du capital étranger.

 

L'invasion de l'Irak, l'installation par les forces militaires françaises de Alassane Ouattara à la tête de la Côte d'Ivoire, la destruction sauvage de l'Etat libyen par les forces coalisées de l'OTAN, la campagne de soutien à l'insurrection réactionnaire en Syrie, les manœuvres et les complots au Mali, etc. ne sont que quelques unes des opérations planifiées, appliquées ou en cours de préparation par les puissances impérialistes pour se partager le monde, écraser le prolétariat mondial sous son talon de fer et de feu.

 

Le capitalisme n'est pas la fin de l'histoire ni l'avenir de l'humanité

 

La question de son abolition est posée. Cette tâche nécessite l'intensification des efforts pour démasquer et isoler dans la classe ouvrière les réformistes, les sociaux-démocrates, courroie de transmission de la bourgeoisie. Le rôle de ces réformistes est simplement de montrer avec zèle à la bourgeoisie qu'ils sont les meilleurs gérants loyaux de ses intérêts, qu'ils sont capables de continuer à berner indéfiniment les exploités, à tuer tout espoir de sortir de l'alternance entre droite déclarée et sociaux-démocrates.

 

Le devoir de toutes les forces anti-capitalistes conséquentes dans le monde est de coordonner leur action, préparer dans les luttes quotidiennes les conditions du renversement du pouvoir de la bourgeoisie en créant de véritables partis marxistes-léninistes ou en renforçant leur influence et leur rôle dirigeant de la classe ouvrière.

 

En Algérie, la situation de la classe ouvrière ne fait que se dégrader

 

Les emplois précaires sont devenus la règle. Le chômage massif est volontairement planifié à travers le refus du pouvoir d'investir dans le secteur industriel public. Le régime crée de cette façon un climat qui entretient la peur de perdre son emploi et favorise les attaques patronales.Toute action revendicative, toute création de syndicat, se termine par un licenciement immédiat avec la complicité des appareils de l'Etat. Malgré la hausse des revenus pétroliers, les salaires des travailleurs des secteurs productifs baissent. Les prix flambent à cause du monopole absolu exercé par les importateurs et les grossistes sur les produits de base. Les hausses de salaires obtenues par les salariés de la fonction publique et d'autres catégories suite à leurs luttes, ont été malheureusement transformés en surprofits faramineux qui ont enrichi comme jamais la bourgeoisie. Les gouvernants, y compris ceux qui se présentent comme adeptes du "patriotisme économique", multiplient les signaux pour montrer qu'ils sont les meilleurs interprètes des intérêts des capitalistes. Le chef du gouvernement a couvert de flatteries l'un des patrons les plus riches du pays. Encouragé, celui-ci vient de mettre à la porte les dirigeants de la grève qui a éclaté dans son usine de raffinage d'huile à Béjaïa.

 

Les travailleurs comprennent que ce régime est celui de la bourgeoisie, quelles que soient les contradictions secondaires et les divergences qui surgissent entre ses différentes composantes.

 

Ce régime s'aplatit de plus en plus sous les pressions impérialistes. C'est uniquement de peur de provoquer un soulèvement populaire ou de nuire aux intérêts immédiats des classes possédantes, qu'il juge le moment inopportun à la privatisation du pétrole au profit des compagnies étrangères ou à l'octroi de bases militaires aux USA et à la France.

Mais il s'affaire à préparer les meilleures conditions à la consolidation du pouvoir de la bourgeoise et de son alliance avec l'impérialisme.

 

Les soi-disant réformes politiques décidées ces deniers mois verrouillent encore plus et dans tous les domaines la vie politique. Les lois sur l'information, les partis politiques, les associations, le code électoral sont des barrages à l'activité démocratique des masses et notamment des travailleurs. Elles n'ont été "réformées" que pour renforcer la protection des classes possédantes contre tout activité indésirable ou incontrôlable du mouvement populaire. C'est pour cette raison que les puissances impérialistes ne les critiquent pas.

Du fait de toutes ces lois, les élections législatives du 10 mai prochain sont marquées par l'exclusion des courants politiques de la classe ouvrière authentiquement révolutionnaires et patriotiques.

 

Les travailleurs ont raison de ressentir une certaine inquiétude pour les résultats de ces élections.

 

Quels que soient ces résultats, les puissances impérialistes vont les exploiter pour renforcer leur mainmise sur le pays. De nombreuses forces politiques, que ce soit celles qui participent à ces élections ou celles qui les boycottent,  se préparent à leur faire appel soit pour arracher la majorité au parlement, soit pour créer une situation propice à leur intervention sous couvert de défendre la démocratie en Algérie. De par la nature de classe du régime, les gouvernants sont incapables de tenir tête à l'impérialisme.

 

La classe ouvrière et ses alliés sont placées devant la nécessité historique d'assumer les deux aspects d'une même tâche: lutter pour mettre en échec les plans agressifs et expansionnistes de l'impérialisme et transformer de façon radicale le régime actuel par son remplacement par un régime démocratique populaire qui ouvre la voie au socialisme.

 

L'accomplissement de cette tâche exige de construire un puissant parti communiste par le renforcement politique et idéologique du Parti Algérien pour la démocratie et le socialisme, par son enracinement au sein de la classe ouvrière, de la paysannerie laborieuse, de la jeunesse révoltée par l'exploitation, la prédation et la corruption, en un mot par les méfaits du capitalisme.

 

C'est dans cette lutte et autour de ce parti comme ferment de changements révolutionnaires que les rassemblements peuvent se faire dans une juste direction.

 

Cette tâche implique une lutte idéologique implacable contre les conceptions et les déviations de toutes sortes qui visent à éloigner les éléments d'avant-garde de la classe ouvrière de la priorité à accorder à l'édification de ce parti.

 

Le combat est à mener contre les courants qui veulent diluer cette avant-garde dans un "grand parti de gauche" confusionniste ou contre les conceptions selon lesquelles il faut d'abord "rassembler large" sans poser de préalables idéologiques, éviter de faire peur à ceux qui ne sont pas encore acquis au socialisme et qui pourraient le rejoindre grâce aux luttes "à la base" et à la "souplesse" des formes d'organisation.

 

Le combat est à mener contre les courants qui conditionnent la lutte pour le socialisme par l'obligation d'attendre que cette question mûrisse simultanément à l'échelle internationale.

Ce combat est à mener également contre ceux qui subordonnent ce mot d'ordre à un plein développement des forces productives "grâce" au passage prétendument obligatoire et préalable par le capitalisme et une "mondialisation" sans entrave comme facteur de "modernité".

 

Il est à mener contre ceux qui poussent à s'allier au "capitalisme productif" soi-disant pour éliminer la bourgeoisie compradore, soi-disant "ennemi principal". Cette approche qui ne voit pas que la "bourgeoisie productive" est en même temps compradore conduit à la conclusion ridicule qu'il faut marcher avec le Rebrab soi-disant productif contre le Rebrab importateur compradore. Elle conduit en fait à s'allier  à celui-ci contre les travailleurs qu'il a jetés à la porte!

 

La construction d'un tel parti ne peut être accomplie sans être complétée par un puissant syndicat démocratique de masse, de classe, internationaliste, indépendant de l'idéologie de la bourgeoisie et du réformisme social-démocrate et de collaboration de classe.

 

La classe ouvrière est appelée à développer toutes les formes de coordination et d'union pour faire face à une bourgeoisie d'autant plus impitoyable qu'elle peut vaincre facilement des collectifs de travailleurs inorganisés et désunis.

 

Les syndicats autonomes qui se sont constitués dans divers secteurs de la Fonction publique, dans l'éducation et la santé essentiellement, en dehors du "syndicat"  UGTA à la botte du régime, représentent un acquis démocratique. Mais ces syndicats sont marqués par des étroitesses corporatistes, leur refus de s'impliquer dans les luttes pour une Ecole de progrès, ouverte réellement sur les enfants du peuple, pour un secteur public de santé de qualité, pour des soins réels à ceux qui produisent les richesses du pays, pour une politique combattant fermement la tendance des cliniques privées à "vampiriser" le secteur hospitalier public. Les progressistes ne doivent pas hésiter à combattre ces tendances corporatistes, à oeuvrer à la solidarité avec les luttes de la classe ouvrière.

 

En ce premier mai 2012 les communistes algériens expriment leur sentiment de solidarité avec la lutte des travailleurs de Grèce qui montrent à tous les travailleurs du monde le chemin à suivre dans le dur combat contre les politiques d'austérité, de soumission au diktat de l'Union européenne, de rupture avec les syndicats de collaboration de classe. Solidarité aussi avec ceux d'Espagne, du Portugal, de la France.

 

Solidarité avec Cuba, le Venezuela, la Bolivie, le Nicaragua, avec l'Amérique latine qui résiste à l'impérialisme US.

 

Solidarité avec les travailleurs du Kazakhstan, d'Inde, etc.

 

Solidarité avec le peuple palestinien dans son combat contre l’occupation de sa patrie par le sionisme.

Solidarité avec le peuple libyen dont le pays a été dévasté et les richesses pétrolières sont pillées par l’ impérialisme

Solidarité avec le peuple et les progressistes syriens dans leur luttes contre la réaction intérieure et les ingérences de l’impérialisme et de ses valets arabes.

 

Solidarité avec les grévistes de Cévital, de Heineken, des Moulins de Tiaret et Mahdai, d'Aluor, de toutes les victimes de l'arbitraire et de la voracité patronales, avec les syndicalistes du port d'Alger, poignardés dans le dos par les syndicats officiels dans leur confrontation avec DPW propriété des Emirs du Golfe.

 

A bas le capitalisme!

Vive l'internationalisme prolétarien!

Vive le 1er Mai, Journée de lutte internationale des travailleurs!

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 20:37

clintonbouteflikaLe Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme dénonce les ingérences grossières de l'impérialisme américain dans la vie politique algérienne

 

Communiqué transmis par le PADS et publié sur http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Madame Hillary Clinton a fait escale à Alger samedi dernier pour dicter ses instructions à un régime algérien incapable de lui indiquer les limites à ne pas franchir.

 

Avant même de rencontrer le chef de l'Etat, elle a tenu une réunion de travail à "huis clos" dans les locaux de l'ambassade des USA avec un groupe de citoyens algériens composés d'universitaires et d'avocats formés aux USA, de jeunes entraînés pour animer sur internet des "réseaux sociaux" ainsi que des exécutants en titre des officines subversives, en particulier du MEPI. Sans respect pour le peuple algérien et sa souveraineté elle a qualifié ces individus de "chefs de file de la société civile algérienne". Ce concept confusionniste de "société civile" est utilisé par les idéologues de la bourgeoisie pour désigner les propagandistes du capitalisme et de l'acceptation du diktat de l'impérialisme sous couvert d'adaptation aux réalités de la mondialisation, c'est-à-dire à la domination impérialiste. Il importe peu de savoir si ces éléments sont conscients qu'ils sont des pantins que l'impérialisme a chargés de faire admettre par l'opinion populaire la fatalité de l'intégration complète dans le système impérialiste américain de pillage et d'exploitation du travail et des richesses du pays. Il est évident que les individus publiquement exhibés par Madame Clinton ne sont que la partie officielle visible des chevaux de Troie qui peuplent les institutions et de nombreuses organisations aux ordres de leurs bailleurs de fonds.


Madame Clinton n'a pas caché la volonté des USA d'intervenir directement dans la vie politique interne en qualité de partie prenante des rapports entre le gouvernement, le secteur privé et cette "société civile". Aucun dirigeant n'a osé la rappeler à l'ordre. Il est vrai que nos gouvernants sont mal placés pour défendre la souveraineté du peuple sur ses affaires internes, eux qui la bafouent systématiquement.

 

Il est clair que l'objet véritable de la visite de Madame Clinton s'inscrit dans les pressions continues des USA pour obtenir l'installation de bases militaires au Sahara, le libre déploiement de leurs troupes au Sahel, la dénationalisation des hydrocarbures, l'appui total aux ingérences impérialistes en Syrie, la réouverture de la frontière avec le Maroc de manière à accentuer les pressions sur l'Algérie, le soutien officiel aux fantoches installés par l'OTAN à la tête de la Libye mais rejetés par la majorité de la population de ce pays. Leur but est de transformer l'Algérie en poste militaire avancé veillant à faire respecter l'ordre impérialiste par les peuples africains.

 

Le PADS dénonce la passivité du pouvoir devant ces ingérences, la complicité de la grande majorité de la presse dont aucun représentant n'a osé interpeller Madame Clinton lors de sa conférence de presse sur ses objectifs et son mépris pour la souveraineté du pays.

 

Le PADS exige que le chef de l'Etat informe le peuple de la teneur de ses discussions avec Madame Clinton, réaffirme la volonté de l'écrasante majorité du peuple de ne pas tolérer les injonctions des puissances impérialistes et de leurs représentants en Algérie.

 

Les pressions impérialistes sur l'Algérie n'ont jamais diminué d'intensité. Mais c'est un pas nouveau que les dirigeants des USA viennent de franchir en étalant sans retenue les liens que leurs services de subversion ont tissés avec des citoyens algériens disposés à comploter contre les intérêts du peuple algérien.

 

Le PADS appelle les travailleurs, les classes laborieuses et toutes les forces patriotiques véritables à se mobiliser pour mettre en échec les plans impérialistes en Algérie et dans la région, à isoler et combattre sans merci les mercenaires algériens de l'impérialisme où qu'ils soient.

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 08:39

drapalgMettre en échec par la mobilisation populaire la plus résolue la nouvelle opération de dénationalisation des hydrocarbures


Communiqué du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS) repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 



La dénationalisation des hydrocarbures est de nouveau réinscrite dans l’ordre du jour du programme de capitulation de pouvoir sous les pressions des puissances impérialistes.



Le ministre de l’Énergie a annoncé que la loi sur les hydrocarbures sera révisée. Cette annonce a été faite à Qatar, un État féodal en pointe dans l’exécution des actions subversives orchestrées par l’impérialisme américain pour renverser les régimes qui lui résistent et mettre au pas les peuples sous un déluge de feu.



Les craintes exprimées par les progressistes au lendemain du reversement du régime libyen par l’OTAN et ses supplétifs se confirment malheureusement. Le régime de la bourgeoisie compradore, affairiste et exploiteuse cherche la paix avec les puissances impérialistes. Il préfère leur offrir les gisements de pétrole et de gaz pour sauver les intérêts d’une minorité de trafiquants, pilleurs des biens de la nation que de s’appuyer sur le peuple pour résister aux plans de déstabilisation de l’impérialisme.



Les soi-disant précisions du ministre sur le fait que la règle des 51/49% ne sera pas touchée par la révision ne tromperont personne. Il s’agit d’un ballon—sonde avant de passer à l’acte. Les motifs avancés pour justifier ce projet de trahison sont fallacieux. Les patriotes anti-impérialistes doivent développer la mobilisation la plus résolue pour mettre en échec ce projet antinational.

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