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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 07:18

17Octobre50èmeanniversaire du massacre du 17 octobre 1961

 

L’État impérialiste a recours au crime raciste: souvenons-nous-en et opposons-lui l’unité des travailleurs !

 

Communiqué de la section PCF Paris 15ème repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le 17 octobre 1961, dans les derniers mois de la guerre d’Algérie, 30.000 travailleurs algériens manifestent pacifiquement à Paris.

 

 

Le Front de libération nationale, le FLN, a organisé cette mobilisation pour dénoncer le couvre-feu raciste instauré à l’encontre des Algériens vivant en région parisienne, pourtant officiellement considérés comme citoyens français par l’Etat colonial.

 

La manifestation est réprimée avec une violence inouïe. La police frappe, tabasse, roue de coups, tire.



Elle jette des centaines de manifestants dans la Seine pour qu’ils se noient. Des milliers sont arrêtés, battus, sinon torturés plusieurs jours durant dans des centres de rétention. Selon les historiens, il y aurait eu entre 100 et 300 morts.

 

Le déchaînement policier a été minutieusement organisé.Il est directement le résultat de consignes précises de l’autorité, du préfet de police Maurice Papon, celui-là même qui, en tant que secrétaire général de la préfecture de la Gironde, aida à déporter les juifs de Bordeaux sous l’Occupation.



Les crimes des policiers du 17 octobre 1961 seront tous couverts. Les faits seront et sont encore étouffés aujourd’hui officiellement.

 

Il ne s’agit de rien d’autre que d’un crime d’Etat, d’un crime de l’Etat impérialiste français.   

 

Fin 1961, l’indépendance prochaine de l’Algérie ne fait plus de doutes. Mais, l’impérialisme français entend préserver les intérêts des compagnies françaises, son accès aux ressources naturelles, au pétrole, malgré la décolonisation.



La guerre et la répression continuent afin de peser sur les négociations, en Algérie mais aussi en France.

Le capitalisme français entend aussi continuer à exploiter au maximum les travailleurs immigrés algériens sur le sol français et ne peut supporter leur révolte et leur organisation.

 

Le racisme est intrinsèque au colonialisme, au capitalisme, à l’impérialisme.



Ceux qui les combattent leur opposent l’unité des travailleurs.

 

Adversaires les plus constants et résolus du colonialisme, le PCF et la CGT, avec quelques rares autres, ont organisé l’intervention des travailleurs français pour la paix en Algérie.

 

Dans les mois suivant le 17 octobre 1961, alors que les crimes des jusqu’au-boutistes de l’Algérie française, les fascistes de l’OAS, se multiplient des deux côtés de la Méditerranée, la mobilisation s’amplifie.



Le 8 février 1962, la répression, organisée par le même préfet Papon, massacre 9 manifestants cégétistes dont 8 communistes au métro Charonne.

 

Comment ne pas rapprocher ces deux tragédies ?



Exigeons plus que jamais toute la vérité sur Charonne, toute la vérité sur le 17 octobre 1961 que les autorités continuent occulter !



Plus que jamais, 50 ans après, rendons hommage aux martyrs du 17 octobre 1961 et à ceux du 8 février 1962 qui luttèrent ensemble jusqu’à la mort pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 06:11

cherchellL'attentat criminel de Cherchell: un acte exécuté par les terroristes islamistes mais commandité par les États impérialistes



Déclaration du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS) reprise par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

 

L'attentat sanglant perpétré la veille du 27 ème jour du ramadhan contre le mess de l'Académie interarmes de Cherchell  s'inscrit dans une montée dangereuse des actions criminelles des terroristes islamistes dans de nombreuses localités du pays. Ce crime s'est soldé par la mort de 18 officiers et par de nombreux blessés, parmi lesquels figurent des officiers de différentes nationalités africaines en stage de perfectionnement.

 

Formellement signée par l'AQMI pour "punir" l'Algérie pour son refus de se placer du côté des fantoches libyens de Benghazi, cette action criminelle est indissociable du contexte créé par l'agression de l'OTAN contre la Libye. Les vrais commanditaires de cette action terroriste sont les Etats impérialistes. Leur message est clair derrière leur double langage: ils veulent obtenir la reddition absolue du régime pour mettre la main sur les richesses pétrolières de l'Algérie et transformer l'Algérie en place forte de l'OTAN. Les exécutants islamistes des volontés des Etats impérialistes se sont attaqués à un symbole de la coopération militaire africaine pratiquée par l'Algérie depuis des décennies pour contrecarrer l'influence des anciens États colonisateurs.

 

Les États impérialistes ont conclu une alliance organique avec les islamistes de tous les pays sous la conduite active de l'Arabie saoudite dans le but de renverser par la force les régimes arabes qui refusent de se soumettre à leur diktat, faire pression sur ceux qui ne font pas preuve d'une docilité totale, comme c'est le cas pour l'Algérie, pour qu'ils choisissent entre se plier de bon gré à leur diktat ou se faire inscrire sur la liste des régimes à abattre.  En s'appuyant sur les courants intégristes fascistes qui instrumentalisent l'Islam, les États impérialistes cherchent surtout à liquider par la violence les forces progressistes et antiimpérialistes arabes, ou au minimum à les empêcher de jouer un rôle dirigeant dans les luttes populaires contre les tyrans et les régimes à leur solde, dans l'orientation des mouvements de masse vers l'instauration de régimes mettant en oeuvre des politiques de développement indépendant et de progrès social.

 

Favorisée par la politique de réconciliation du pouvoir algérien avec les islamistes, l'alliance impérialo-islamiste a encouragé les différentes tendances islamistes à engager ces derniers mois une offensive politique, idéologique et armée concertée sur tous les plans en Algérie. Une grande impulsion a été donnée à l'action souterraine mais multiforme pour remettre à l'ordre du jour l'instauration d'un État théocratique rétrograde ultra-libéral et inféodé à l'impérialisme, un État anti-ouvrier sur le plan des orientations économiques et sociales et pratiquant une politique de terreur contre les forces démocratiques et progressistes, .

 

Les communistes algériens appellent les progressistes et tous les patriotes soucieux de défendre la souveraineté de leur pays à mener des actions politiques les plus fermes pour dévoiler et déjouer les plans des rapaces impérialistes et de leurs alliés internes, qu'ils soient dans le pouvoir ou dans l'opposition politique et armée et quelle que soit leur référence idéologique.

 

Ils dénoncent les multiples accords passés depuis plus de 15 ans entre l'Algérie et l'OTAN. Ils exigent que l'Algérie rompe tout lien établi avec l'OTAN sous quelque motif que ce soit. Maintenir ces liens ("partenariat", exercices militaires communs, etc.) équivaut à cautionner son intervention armée en Libye, à encourager les États impérialistes dans leurs actions subversives de domination dans les pays arabes et en Afrique.

 

Le peuple algérien ne peut oublier que les États impérialistes avaient soutenu les forces intégristes dans leur tentative de mettre en place un régime islamiste. Les islamistes algériens formés en Afghanistan par les instructeurs pakistanais et américains durant leur guerre contre le régime progressiste de ce pays ont massacré des dizaines de milliers de citoyens algériens. Le peuple algérien n'a pas eu besoin de l'"assistance" de ces États pour les mettre en échec. 

 

Le peuple algérien n'oublie pas non plus que l'OTAN avait mis ses arsenaux, ses bombardiers, ses hélicoptères et son napalm à la disposition totale de l'armée colonialiste française pour tenter d'écraser sa lutte pour l'indépendance.

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 16:31

sarkozy-bouteflika

 

Sur les nouvelles « réformes politiques et économiques »

 

Aucune confiance dans le pouvoir actuel!

 

Mobilisation pour mettre en échec les plans inavoués des tendances anti-populaires et anti-nationales disposées à placer le pays sous la botte des puissances impérialistes !

 

Communiqué du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme sur les nouvelles « réformes politiques et économiques » repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Un simulacre de consultations est lancé en vue de nouvelles réformes politiques économiques et sociales "profondes" annoncées par le pouvoir par la voix du chef de l'Etat après son discours d'avril. La loi sur les partis, la loi électorale, la place des femmes dans les assemblées élues, le code de wilaya, celui de l'information et la dépénalisation des "délits de presse", la loi sur le mouvement associatif, devraient être revus. Le Parlement actuel est appelé à se prononcer dans les prochains mois sur les projets que le gouvernement lui présentera. Selon l'échéancier fixé par le chef de l'Etat, les nouvelles lois devront entrer en vigueur avant les élections législatives de 2012. Une révision de la Constitution interviendra après ces élections. En fonction de l'importance des changements projetés, cette révision sera soit adoptée par le nouveau Parlement, soit soumise à l'approbation des électeurs par référendum.

 

Bouteflika n'a pas dévoilé aux citoyens le contenu de ces réformes. Il affirme que ce contenu résultera des consultations qui viennent d'être engagées avec les partis agréés et des personnalités politiques sous la houlette du président du Conseil de la Nation qu'il a désigné pour agir en son nom. De nouvelles orientations économiques et sociales vont entrer en application, après consultation d'une simple "tripartite" gouvernement-patronat-UGTA ("syndicat" du pouvoir). Le pouvoir justifie leur adoption selon cette procédure par la nécessité de "promouvoir un climat plus propice à l'investissement et à l'activité économique".

 

Il est évident que les cercles les plus réactionnaires du régime et les plus disposés à mettre le pays sous la coupe des puissances impérialistes ont déjà leur plan. Ils cherchent seulement à le faire passer comme le "fruit" d'un large consensus national devant recueillir l'agrément des Obama, Clinton, Sarkozy et Merkel. Le contenu essentiel de ces "réformes" est arrêté depuis des mois. Des journaux ont fait état de longs conciliabules dans les coulisses du régime avant le discours du 15 avril du chef de l'Etat. "L'opposition" ultra-libérale inféodée à l'impérialisme, organisée dans le pseudo "Comité national pour le changement et la démocratie" et impulsée par les dirigeants les plus droitiers du RCD, à travers des tentatives de manifestations de rues, a fourni aux tendances les plus réactionnaires et les plus antinationales du régime les alibis pour concocter de nouveaux changements. L'objectif inavoué est de répondre aux exigences des puissances impérialistes et de conforter les intérêts des classes et couches sociales compradores, affairistes, parasitaires et exploiteuses soumises ou alliées à ces puissances.

 

Les réformes sont dictées par le climat de mécontentement général mais leur contenu vise à satisfaire les intérêts des puissants

 

La décision d'opérer des changements législatifs et constitutionnels est une résultante à la fois des contradictions internes du régime, de la guerre qui déchire divers clans au sein des couches sociales affairistes et exploiteuses dont le régime est l'émanation, du mécontentement de diverses tendances de la bourgeoisie et de la petite-bourgeoisie ultra-libérales, dans l'opposition, qui s'estiment écartées de la prise de décision, des pressions et menaces de plus en plus fortes et de plus en plus déclarées des grandes puissances impérialistes. Le pouvoir courbe l'échine sous les injonctions grossières et répétées de Madame Clinton, de Juppé ou de la représentante de l'Union européenne en Algérie, sans parler des ambassadeurs de ces puissances qui ne se gênent pas pour dire au gouvernement ce qu'il doit faire et ce qu'il ne doit pas faire. Cette décision est aussi et surtout le reflet de l'extraordinaire montée des luttes sociales et des luttes populaires contre l'arbitraire et l'arrogance des autorités. Le pouvoir louvoie et prend des mesures, y compris en acceptant des augmentations de salaires en faveur des fonctionnaires, pour faire avorter les changements radicaux de plus en plus exigés à travers le mécontentement populaire pour le moment spontané et inorganisé. Il peut faire des concessions formelles au mouvement populaire pour désamorcer les revendications démocratiques tout en entérinant dans les lois fondamentales du pays le pouvoir économique et les exigences de la bourgeoisie compradore, parasitaire et exploiteuse.

 

Ces contradictions sont liées aux incertitudes créées par la crise internationale du capitalisme, du fait de l'étroite dépendance de tous les équilibres politiques et sociaux du pays par rapport au prix du baril de pétrole, à la lutte sans merci que se livrent les différents clans du régime pour le partage des revenus pétroliers. Certes, la hausse actuelle du prix du pétrole éloigne momentanément le risque de banqueroute financière et politique. Mais ces mêmes hausses excitent encore plus les appétits voraces des barons de l'import. Les mesures de contrôle des importations imposées depuis 2009 par une tendance de ce pouvoir ont heurté les intérêts des multinationales installées en Algérie, des importateurs, des distributeurs et des "industriels". Ils se sont tous habitués depuis la libéralisation de 1990 et le lancement des ajustements structurels de 1994 à jouir de grandes largesses avec la complicité du pouvoir, à ne pas payer leurs impôts, ne pas facturer leurs ventes, ne pas déclarer leurs employés à la sécurité sociale, à violer la loi en toute impunité. Leur principale revendication est la levée des restrictions et contrôles sur les actes d'importation. Des pressions coordonnées ont été exercées dans ce sens par les représentants des Etats impérialistes et la bourgeoisie intérieure sous la bannière de "l'amélioration du climat des affaires". Cette coalition veut fixer dans des lois imprescriptibles sa volonté de piller en toute légalité les ressources de l'Algérie. Elle tente d'enfermer le pays dans une "camisole de force" qui interdira à tout gouvernement à venir, soucieux de traduire en actes les aspirations populaires à la justice sociale et au progrès, de changer les règles économiques imposées par les Etats impérialistes et leurs alliés intérieurs. En fait, elles veulent que l'Etat inscrive dans les lois et la Constitution des clauses qui garantissent de façon irrévocable les privilèges insolents accordés ces 20 dernières années aux multinationales, aux importateurs, aux grossistes, aux spéculateurs du foncier et de l'immobilier, aux prétendus industriels nationaux, des clauses qui interdisent à l'Etat d'intervenir dans la sphère économique si ce n'est seulement pour protéger les "droits" des privilégiés, des exploiteurs et des oligarchies internationales.

 

Les couches compradores et toutes les autres catégories de la bourgeoisie parasitaire et exploiteuse sont opposées à toute mesure considérée comme une entrave à leur enrichissement illimité et à la fuite des capitaux. Elles ont accumulé une masse monétaire de plusieurs centaines de milliards de dinars hors des circuits bancaires, grâce aux crédits sans condition ni contrepartie des banques publiques, à la spéculation, aux cadeaux fiscaux et à la baisse des taxes douanières. Elles représentent désormais une force sociale et politique qui ne tolère aucun contrôle de l'Etat fût-il dans leur propre intérêt à long terme. Elles rêvent d'étendre leur mainmise sur les gisements de pétrole. Elles cherchent à obtenir la liberté de change monétaire pour placer leurs fortunes à l'étranger. Elles ne se contentent plus simplement de profiter de la générosité de l'Etat. Elles veulent exercer leur hégémonie directe sur les appareils d'Etat. Elles dénient à ces appareils toute velléité de se mettre au-dessus de leurs calculs à court terme ou de prendre en compte les intérêts généraux de la société. Les multinationales de leur côté ne relâchent pas leurs pressions pour tenter d'élargir leur contrôle sur  tous les secteurs juteux de l'économie, y compris le secteur bancaire et financier public à la faveur d'une remise à l'ordre du jour du projet d'ouverture de leur capital ou de prétendus partenariats qui servent seulement à pomper les ressources en devises de l'Algérie. Leurs défenseurs dans le pouvoir intriguent pour obtenir, y compris par la force, la reformulation des lois fondamentales et la réhabilitation de la loi Khelil qui leur ouvriraient la porte à la prise de possession directe des gisements d'hydrocarbures.

 

Dans ce contexte, les changements constitutionnels et législatifs en préparation ont pour but principal de satisfaire l'appétit de ces classes parasitaires, d'exaucer leurs souhaits les plus insensés aux dépens des intérêts du pays et des travailleurs.

 

Le pouvoir manoeuvre pour faire passer ses projets sous les dehors d'un nouveau "consensus national". Le silence et le flou sur ses projets sont soigneusement entretenus. Ils cachent de mauvais coups en préparation contre les travailleurs et les masses populaires. Le régime met à mal l'indépendance du pays en gardant le silence sur les ingérences répétées des puissances impérialistes qui se permettent de lui faire des injonctions ou de lui demander des explications sur son attitude vis-à-vis de la Libye voisine. Il a dépêché son ministre des Affaires étrangères aux USA au début du mois de mai pour exposer ses projets de réforme aux principaux responsables de cette grande puissance impérialiste. Selon la formule de l'agence Algérie Presse Service, Médelci a "explicité" auprès de Mme Hillary Clinton le contenu de ces réformes. Les citoyens algériens sont quant à eux tenus dans l'ignorance de ce que le pouvoir compte "réformer". Les responsables américains, le Sénat US et le nouvel ambassadeur des USA à Alger jugent tous "encourageant" le programme de réformes de Bouteflika. Ils vont même jusqu'à considérer qu'à la différence de ce qui se passe dans les autres pays arabes, le départ du régime n'est pas revendiqué. Les revendications qui se posent en Algérie ne sont pas selon eux politiques mais seulement économiques et sociaux. Ces appréciations ne sont pas rassurantes pour le peuple algérien. Cela signifie que la résultante des conflits qui se dessine au sein du pouvoir est jugée dans leur optique déjà globalement en faveur des intérêts des impérialistes. Soit elle doit pouvoir évoluer sous des pressions externes redoublées vers un changement politique plus net par l'éviction des forces qui conservent encore un certain attachement à l'indépendance du pays. Chaque fois que l'impérialisme décerne de bons points aux responsables algériens, la situation s'aggrave pour les travailleurs. Le pays perd en indépendance et souveraineté, avec pour conséquence la descente dans un abîme sans fond. Les Etats impérialistes veulent placer à la tête de l'Algérie, comme dans tous les pays arabes, des pantins qui se mettent au garde-à-vous devant eux.

 

La mobilisation des masses est indispensable pour contrer cette dangereuse évolution

 

La méthode du pouvoir pour faire avaliser ses projets est foncièrement antidémocratique. L'Assemblée nationale et le Conseil de la Nation n'ont aucune légitimité pour entériner les choix du pouvoir. Ils ne sont pas représentatifs de la volonté populaire. Ils sont issus d'élections frauduleuses et d'un verrouillage politique. Le recours à un référendum sans grands débats préalables, sans institutions représentatives dotées du pouvoir de trancher les grandes questions est par essence une méthode qui ne laisse pas d'autre choix aux citoyens que de répondre par oui ou par non à des choix imposés. De plus le président qui propose cette révision constitutionnelle a été "élu" lors d'un  scrutin boycotté par la grande majorité de la population.

 

Le pouvoir s'affaire à noyer le poisson avec ses réformes. La question principale est d'abord de lever les entraves à l'exercice des libertés démocratiques. Le danger persistant du terrorisme islamiste ne peut les justifier.

 

Aucune promesse d'ouverture démocratique ne peut être prise au sérieux tant que la loi anticonstitutionnelle sur les partis, adoptée en 1996 par un conseil de transition fantoche non élu, n'est pas purement et simplement abrogée. Il en est de même pour les lois sur la représentativité syndicale et les modalités de grève votées en 1990 par une APN issue du parti unique et complétées dans une direction encore plus négative par ce même conseil de transition. A plus forte raison, il faut se mobiliser pour dénoncer et mettre en échec les projets du ministre de l'Intérieur qui n'hésite pas à déclarer qu'il y a trop de partis!

 

Aucune illusion ne doit être propagée sur les intentions réelles des dirigeants du régime actuel. Les classes possédantes et dirigeantes sont prêtes à trahir sur toute la ligne les intérêts du pays face aux plans des puissances impérialistes, à leurs menaces à peine voilées, à travers les "leçons" ivoirienne et libyenne, à la banalisation de leurs ingérences et de leur droit de regard sur les affaires internes du pays. Des courants du pouvoir qui ont appliqué à la lettre les injonctions du FMI, jusqu'à une période récente, manifestent maintenant leur inquiétude pour l'avenir du pays face au diktat et à la nuisance des "barons de l'informel". Mais les personnalités qui les représentent n'ont aucune crédibilité du fait de cette compromission. Elles ne comptent que sur les intrigues  ou les jeux tactiques de coulisses pour tenter d'infléchir le cours de l'évolution dans le sens d'un hypothétique redressement venant de l'intérieur de ce pouvoir. Elles ont toujours méprisé le peuple. Habitués à commander et à truquer les élections pour préserver leurs postes et leurs privilèges, ces courants ne mènent aucun combat de masse pour contrer ces barons et leurs puissants protecteurs dans les appareils d'Etat. Bien plus: ils déclarent publiquement que ces barons sont très forts!

 

Les réformes annoncées ne peuvent être détachées de ce contexte préoccupant et dangereux.

 

Aucun changement dans l'intérêt des travailleurs et des couches laborieuses du pays ne peut être arraché sans lutte organisée. Il faut agir pour réaliser la tâche qui est à l'ordre du jour de l'étape historique actuelle: instaurer une véritable république démocratique populaire, donner un contenu politique, économique et social réel et concret à cette république, à ses orientations patriotiques et anti-impérialistes.

 

Les travailleurs ne doivent compter que sur eux-mêmes et sur leur combat politique et social, sous toutes les formes, pour obtenir la satisfaction de leurs revendications sociales immédiates et de leur aspiration à un changement politique et économique radical.

 

Ils représentent l'immense majorité de la population. Unis et organisés, alliés à toutes les couches laborieuses du pays, ils constitueront une force invincible. Ni les groupes mafieux et les plus fascisants du régime, ni leurs alliés islamistes, ni les donneurs d'ordre impérialistes, ni l'OTAN, ne pourront les faire plier.

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 20:46

logopads.gifRenforcer les luttes contre l'exploitation capitaliste et mettre en échec les dangereuses menées de l'impérialisme

 

 

Déclaration du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme pour le 1er mai communiquée à http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ 

 

La crise internationale du capitalisme rend les  oligarchies financières et militaro-industrielles plus autoritaires, plus dangereuses, plus belliqueuses et agressives dans leur course pour hausser de façon illimitée leurs scandaleux profits et étendre leurs sphères d'influence, d'exploitation et de domination.

La lutte opposant les travailleurs et les peuples aux capitalistes, aux monarques et aux despotes au service des impérialistes s'exacerbe. Par millions, les travailleurs défendent leurs conquêtes sociales, malgré la désinformation, les mensonges diffusés à l'échelle planétaire et l'absence totale de vrais débats contradictoires dans les grands médias contrôlés par une poignée d'oligarques enrichis par l'exploitation effrénée de la classe ouvrière. Malgré aussi la trahison des dirigeants de grandes centrales syndicales ralliés au capitalisme, refusant de coordonner les luttes des travailleurs et d'organiser les solidarités interprofessionnelles, hostiles aux grèves générales sous le honteux prétexte de ne pas desservir la situation des travailleurs en paralysant l'économie. La sociale-démocratie participe activement à la défense du système capitaliste, à l'application des politiques d'austérité édictées pour faire supporter par les travailleurs et les peuples des pays économiquement dominés le coût du sauvetage des banques et de leurs gros actionnaires. Elle a délégué ses personnalités les plus illustres à la tête du FMI, de l'OMC et de la Confédération syndicale internationale, héritière de la CISL créée par la CIA, pour cogérer le système impérialiste mondial, faire rentrer dans les rangs les peuples attachés à leur indépendance de décision.

 

En Europe occidentale, de la Grande-Bretagne à la Grèce en passant par le Portugal et l'Espagne, partout dans le monde où la bourgeoisie écrase les travailleurs sous son "talon de fer", les hommes du Capital appliquent la même feuille de route: poursuivre leur attaque générale contre les conquêtes sociales arrachées au long de décennies de luttes et de sacrifices ininterrompues, faire payer par les travailleurs les centaines de milliards de dollars ou d'euros offerts aux gros banquiers afin de les sauver de la faillite, pressurer les travailleurs pour verser aux plus riches les intérêts dus par l'Etat capitaliste au titre de la dette publique artificiellement créée suite aux cadeaux fiscaux généreusement accordés à ces mêmes privilégiés.

 

Dans les anciens pays socialistes, les travailleurs vivent l'enfer sur terre. Le chômage inconnu du temps du socialisme bat tous les records. Les nouvelles couches moyennes créées par les régimes contre-révolutionnaires pour défendre le nouvel ordre social vivent sous perfusion. Les crédits colossaux contractés auprès des pays capitalistes font planer la menace permanente d'un krach. Les promesses d'un monde meilleur dont les contre-révolutionnaires à la solde de l'impérialisme les avaient gavés se sont avérées de purs mensonges. Les illusions cruellement déçues cèdent la place à la prise de conscience et à la lutte. La majorité des travailleurs de ces pays regrette aujourd'hui de s'être laissés berner et d'avoir perdu un système politique et social qui, malgré des insuffisances surmontables, leur assurait une existence digne et explorait les voies inédites d'une société débarrassée de l'exploitation et des injustices.

 

Les peuples tiennent tête à l'impérialisme

 

En Amérique latine, les régimes progressistes antiimpérialistes consolident leur solidarité face aux complots incessants des USA et de ses alliés dans ces pays. Cuba tient tête aux impérialistes qui enragen de ne pouvoir placer un régime fantoche.

 

En Afrique, les forces révolutionnaires s'organisent, se concertent de plus en plus et animent des luttes politiques et syndicales pour se débarrasser des chaînes néo-colonialistes de la Françafrique. Celle-ci vient de marquer sa présence de triste façon en imposant avec les USA une marionnette à la tête de la Côte d'Ivoire après avoir chassé Gbagbo du pouvoir par la force. Les néo-colonialistes n'ont pas toléré qu'il tente de résister à leur diktat et mette fin

aux privilèges scandaleux dont jouissaient les grands groupes financiers dans ce pays, groupes soutenus à fond par Sarkozy comme Bouygues, Bolloré, TotalFina. En Tunisie et en Egypte, les peuples ont obtenu une première grande victoire démocratique en chassant leurs dictateurs Benali et Moubarak. La lutte ne fait que commencer pour les travailleurs afin de remplacer le système social actuel représentant les intérêts de la bourgeoisie compradore et exploiteuse par un régime au service des travailleurs, des paysans pauvres et de la jeunesse qui n'a que sa force de travail manuelle et intellectuelle pour vivre. En Libye, où la situation est plus complexe, les Etats impérialistes veulent imposer à coup de missiles un régime à leurs bottes qui rétablirait la toute-puissance qu'ils détenaient sur le pétrole et le gaz avant leur nationalisation dans les années 1970. Leur but est de mettre la main sur tout le pétrole de l'Afrique du Nord et sur les richesses potentielles du Sahel. Ils soutiennent un mouvement de révolte dont de nombreux chefs sont des intégristes sortis opportunément de la prison de Guantanamo et des monarchistes. Ils ont exploité le mécontentement suscité par des méthodes despotiques de gouvernement devenues insupportables pour toutes les couches sociales et les conséquences d'une politique ultra-libérale de paupérisation qu'ils ont eux-mêmes imposée depuis 2006 au régime libyen en échange de la levée d'un blocus criminel qui a durement frappé ce pays pendant 20 ans. Au Maroc le combat de masse pour abolir la monarchie soutenue par les puissances impérialistes en est à ses débuts. En Algérie les luttes démocratiques se poursuivent depuis l'explosion d'Octobre 1988.

 

Salutations des communistes algériens à tous ceux qui se battent contre la bourgeoisie

 

Salutations aux luttes des travailleurs des cinq continents et aux communistes qui accomplissent un travail d’arrache pieds pour organiser et orienter ces luttes contre le capitalisme, pour le socialisme.

 

Salutations au récent congrès de la Fédération syndicale mondiale, tenu à Athènes du 6 au 10 avril. Ses décisions vont stimuler la combativité des travailleurs résolus à défendre leurs conquêtes sociales et à se préparer pour les combats de classe décisifs contre le capitalisme. Les communistes algériens invitent la classe ouvrière algérienne à renforcer ses liens avec la FSM, instrument fiable de coordination internationale des luttes ouvrières dans le monde, de solidarité prolétarienne, d'union pour mettre en échec les plans de l'impérialisme.

 

Ils expriment leurs sentiments de solidarité avec tous les travailleurs et les peuples engagés dans la lutte pour la démocratie, le progrès social et la défense de l'indépendance de leur pays face aux convoitises des multinationales et des Etats impérialistes, notamment dans les pays arabes.

 

Salutations aux travailleurs algériens qui vivent dans l'immigration en France, particulièrement en cette période où, pour casser la résistance de la classe ouvrière aux opérations de démantèlement des acquis sociaux, la bourgeoisie française a recours aux diversions et aux méthodes de division les plus répugnantes. Des campagnes sont orchestrées pour transformer les différences religieuses en sources de conflits. Des facilités sont accordées aux forces d'extrême droite pour déverser leur haine de l'étranger et leur racisme à partir des chaînes de TV.

 

Les communistes algériens exhortent les travailleurs d'origine algérienne, comme tous les autres travailleurs immigrés, à renforcer leurs liens avec leurs camarades français, à lutter ensemble contre l'exploitation capitaliste, à mettre en échec les plans anti-ouvriers de la bourgeoisie française, à prendre part aux combats pour construire de véritables organisations politiques et syndicales de classe dirigeant leurs luttes pour l'abolition du capitalisme, pour le socialisme.

 

Les luttes politiques et sociales s'intensifient en Algérie

 

Dans notre pays, les luttes se sont intensifiées depuis le début de l'année pour une plus juste redistribution du revenu national. Des grèves, des marches, des occupations de la voie publique d'une ampleur sans précédent secouent le pays. Les travailleurs n'acceptent plus que les ressources pétrolières ne profitent qu'à une minorité de riches, de trafiquants et de responsables corrompus. Toutes les corporations de la fonction publique ont fait entendre leur voix pour arracher des augmentations de salaires. Les jeunes étudiants rejettent les décisions engageant leur avenir qui ont été prises en application de directives dictées par l'Union européenne sans qu'ils ne soient consultés. Ils ont mené des luttes admirables, malgré les bastonnades, pour contraindre les autorités au dialogue. Le Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme salue les luttes des travailleurs, des jeunes, des chômeurs, des étudiants. Il salue les gardes communaux et les groupes de légitime défense - grâce auxquels les menées des islamistes armés ont été mises en échec - dans leurs luttes pour la reconnaissance de leurs droits légitimes. Leur détermination et leur unité ont eu raison des intimidations du ministre de l'Intérieur.

 

Le Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme déplore que les travailleurs des secteurs productifs soient dans leur très grande majorité les plus mal payés, dans le secteur privé comme dans le secteur public. Les capitalistes abusent des contrats à durée déterminée pour entretenir la résignation et la terreur sociale. Les syndicats ne sont pas tolérés et les syndicalistes sont impitoyablement pourchassés. De très nombreux travailleurs perçoivent un salaire inférieur au SNMG ou ne sont pas déclarés à la sécurité sociale. Dans le secteur public, les dirigeants opposent systématiquement aux revendications des travailleurs le chantage à la menace de fermeture de leurs usines. Les grèves des travailleurs de la zone industrielle de Rouiba de l'an dernier ont été suivies d'opérations sournoises de répression avec la complicité de l'UGTA.

 

Il n'y a pas d'autre voie pour améliorer les conditions de vie de la classe ouvrière et changer la situation (permanisation des journaliers et des "contractuels",augmentation des salaires, réhabilitation de la médecine du travail, formation continue, relance des cantines, etc.) en dehors de la création de véritables coordinations combatives qui préparent le terrain à la construction, dans les luttes quotidiennes, de syndicats de classe, de masse, démocratiques, unitaires, patriotiques et internationalistes, de syndicats de rupture avec le capitalisme.

 

Faire front face aux intrigues de l'impérialisme et aux actions trompeuses de l'opposition ultra-libérale

 

La montée du mécontentement populaire, l'exigence largement partagée au sein des masses populaires d'en finir avec les inégalités sociales, de mettre fin à la mainmise d'une minorité sur les richesses du pays, d'orienter l'utilisation des recettes pétrolières vers un développement véritable, d'arracher les libertés démocratiques bridées depuis 20 ans au nom de la lutte contre le terrorisme islamiste, de porter à la tête des institutions des représentants démocratiquement élus des aspirations des travailleurs, tout cela inquiète fortement les différents clans de la bourgeoisie compradore, affairiste et exploiteuse et l'impérialisme. Ces forces ont engagé une lutte pour éliminer les personnalités discréditées du régime afin d'empêcher la transformation de ce mécontentement général en une révolution démocratique populaire qui confisquerait les fortunes acquises par la corruption et l'accaparement des biens de la nation et s'attaquerait aux privilèges accumulés par une minorité d'oligarques depuis le tournant déclaré vers le capitalisme à la fin des années 1980. Les puissances impérialistes cherchent à exploiter ce mécontentement pour accentuer leur influence sur l'Algérie, s'emparer de ses richesses pétrolières, y installer des bases militaires à partir desquelles elles pérenniseront leur mainmise sur l'Algérie et contrôleront de vastes zones de l'Afrique.

 

Une alliance antinationale de fait s'est tissée entre l'impérialisme, l'opposition bourgeoise ultra-libérale et des fractions importantes du régime prêtes à toutes les compromissions pour conserver leurs privilèges. L'agression de la Libye par les pays impérialistes s'inscrit dans un plan de recolonisation des Etats disposant de richesses naturelles et pétrolières importantes. Elle prépare le terrain à une attaque contre l’Algérie sous divers prétextes. Par sa politique anti-populaire, par ses méthodes antidémocratiques, par ses compromissions avec les courants obscurantistes, par ses concessions aux exigences de l'impérialisme - ajustements structurels, accord de partenariat avec l'Union européenne, complaisance devant les ingérences ouvertes des puissances impérialistes et de leurs ambassadeurs, etc. - le régime algérien a créé toutes les conditions favorables à une intervention étrangère dans les luttes internes.


Ce plan qui plongera le pays dans une misère indicible doit être déjoué par la mobilisation populaire la plus large.

 

Les travailleurs qui ont le plus à perdre dans ces manoeuvres doivent s'organiser et se battre pour assumer un rôle essentiel dans sa mise en échec.

 

La question est : révolution en vue d'instaurer un Etat démocratique populaire, patriotique et antiimpérialiste ou contre-révolution bourgeoise, antinationale, inféodée à l'impérialisme et au néocolonialisme?

 

Il appartiendra aux travailleurs de jouer un rôle non seulement moteur mais dirigeant dans cette bataille cruciale, dans l'alliance indispensable avec la paysannerie laborieuse et les couches intermédiaires qui vivent de leur travail manuel et intellectuel, sans quoi les couches sociales instables n'hésiteront pas à marchander l'indépendance du pays et à plonger les populations laborieuses dans une détresse sociale plus grande.

 

Ce rôle dirigeant ne peut être assumé que par le renforcement du parti des communistes, le PADS, par les ouvriers les plus combatifs et les plus conscients, les intellectuels et la jeunesse révolutionnaires. C'est à cette condition qu'un front patriotique et antiimpérialiste se construira et pourra opposer aux plans impérialistes une barrière indestructible.

 

A bas le capitalisme!

 

Vive l’internationalisme prolétarien!

 

Front face aux menées de l'impérialisme et de ses alliés intérieurs !

 

PADS

 

29 avril 2011

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Algérie
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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 14:26

Hommage Nedjadi Ali au theatre des 5 DimantsHommage rendu à Nedjadi Ali Boudjenah par le PADS à Paris

 

Chers amis cher camarades


Ali, très cher Ali, même si tu ne m’entends pas, je peux te dire, très sincèrement, que ta disparition brutale a provoqué chez tous tes amis et tous tes camarades un choc incommensurable. Même toutes les larmes versées, n’arriverons pas à inhiber le chagrin et la douleur incrustés à jamais dans nos mémoires. Tu nous manques énormément, tu laisses un vide qui sera difficile à combler.


Nous garderons de toi un souvenir inoubliable. Tu étais un homme de conviction et d’honnêteté, un homme juste. Tu seras toujours cité en exemple au jeunes militants qui rejoindront, j’en suis sûr, notre Parti.


Ton cheminement dans la vie n’est pas banal, Dès l’indépendance du pays, tu n’a pas suivi tous ceux qui ce sont précipités vers le FLN sorti victorieux de la lutte pour l’indépendance. Tu n’as pas suivi tous ces margoulins, ces affairistes, ralliers du 19 Mars, tous ces voleurs, tous ces opportunistes se ruant dans ce Parti, pas pour construire une Algérie libre et prospère, mais pour s’accaparer des biens abandonnés par la colonisation et surtout occuper les postes. Ta clairvoyance politique légendaire a tout de suite senti les grands dangers pour l’Algérie toute entière et surtout pour les travailleurs et les pauvres en général. Tu as choisi d’aller vers les communistes. Un chemin miné d’embûches et de danger.


Dés l’indépendance et malgré l’interdiction du parti communiste algérien de toute activité légale par les nouvelles autorités, tu adhères à ce parti sans hésitation. Tu savais déjà que seuls les communistes pouvaient répondre à tes préoccupations et que seul notre Parti présentait une alternative de progrès qui tenait compte du rapport des forces aux plans national et international et tenait compte des aspirations contradictoires qui existaient parmi les différentes classes et couches sociales de la société algérienne. C’est pourquoi contrairement aux dirigeants du FLN, partisan du parti unique, le PCA se prononçait pour l’existence au lendemain de l’indépendance de tous les partis représentants de ces classes et couches sociales qui avaient chassé le colonialisme et leur rassemblement dans un Front véritablement démocratique. Ton combat inlassable pour atteindre ces objectifs a été une préoccupation permanente.


L’analyse du Parti Communiste se confirmait, l’Algérie nouvelle s’engageait sur un chemin scabreux. Le combat pour le pouvoir entre les différents groupes d’intérêts contradictoires se poursuivait au sein du FLN. 1965 le premier coup d’Etat allait semer la désillusion dans notre peuple. Pourtant interdit, le Parti Communiste Algérien avait condamné fermement cette action injustifiée et lamentable. La première décision du nouveau pouvoir a été de pourchasser et d’arrêter les communistes. Certains qui avaient déjà été arrêtés et torturés sous l’occupation, allaient subir le même sort par des tortionnaires algériens. Tu savais également et tu le répétais souvent : « quand on commence à arrêter les communistes, les peuples sont en grand danger ». Tu t’es tout de suite engagé dans la résistance à ce coup d’Etat désastreux contre le peuple algérien. Te sachant recherché et avec l’aide complice de camarades, tu as pu échapper de peu à ton arrestation. Tu as traversé la frontière marocaine et tu as pu rejoindre la France. Interdit de séjour en Algérie, tu as construit une autre vie en te mariant. Trois beaux enfants sont nés en France de cette union. Plus tard et la vie est ainsi faite, tu as rencontré Andrée ta nouvelle compagne. Pendant plus de vingt ans, Andrée fut une compagne remarquable. Cette femme merveilleuse, t’a aidé dans ton combat contre toutes les injustices et surtout au renforcement du parti, ta préoccupation et ton objectif principal : la construction d’un véritable parti communiste. Jusqu’à ton dernier souffle, avec fidélité et amour, elle t’a soutenu et aidé sans compter. Le parti salue son courage.


Ainsi tu as poursuivi ton combat dans les rangs du Parti de l’Avant-Garde Socialiste jusqu’à la trahison de certains de ses dirigeants qui ont rejeté honteusement les idéaux communistes et prononcé, à la suite d’un congrès bâclé, la dissolution de ce Parti. Après la victoire de la contre révolution en URSS, tu n’as pas sombré dans l’opportunisme et la trahison. Bien au contraire, loin de te décourager et d’abandonner la lutte, tu es resté fidèle à ton idéal communiste. Tu as été l’un des plus actifs, parmi les camarades qui ont donné naissance au Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme. (PADS). Le parti des communistes algériens, qui revendique dans la continuité, la ligne politique Marxiste Léniniste du PCA et du PAGS.

Devenu un dirigeant important et membre de la direction du Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme (PADS), tu as porté haut et fort les couleurs de notre parti et contribué à son rayonnement. Grâce à tes contacts avec tous les partis communistes dans le monde, tu as défendu, sans compromission politicienne, la ligne politique marxiste léniniste et internationaliste de notre parti. Tu as assisté à de nombreux congrès partout dans le monde, notamment, des partis communistes, Portugais, Brésilien, Syrien, Libanais et bien d’autres, tu as assisté également à toutes les réunions annuelles internationales des partis communistes (devant plus de 84 partis communistes), et toutes tes interventions ont été très applaudies par les congressistes. Grâce à ton action et ton dévouement, notre Parti a acquis une notoriété reconnue internationalement et surtout sur le plan national. Notre Parti est maintenant invité à toutes les réunions internationales.


Notre analyse sur la politique intérieure de notre pays et sur les événements internationaux en cours est très demandée. Tu étais aussi responsable de la publication du Lien , organe central de notre parti. Je n’oublie pas non plus les nombreuses fêtes de l’huma où tu étais l’homme de la situation, je te revois toujours avec ta sacoche légendaire, fier comme Artaban, tu veillais à ce que tout se déroule normalement et surtout récupérer l’argent du Parti. Pour rire, les camarades t’appelaient Rock Feller. Pas un centime du parti ne devait lui échapper.


Ali, mon très cher Ali, tu étais tellement lié à la vie de notre Parti qu’il est difficile de parler de toi. Ta vie entière tu l’as consacrée à ton Parti et à ton idéal communiste.


Communiste, tu étais, communiste tu es resté jusqu’à ton dernier souffle. Tu étais l’incarnation d’un internationalisme exemplaire à toutes les étapes d’une vie remplie de combats contre le capitalisme et l’impérialisme. Tu nous quittes à un moment où les prolétaires de tous les pays et les peuples dominés par l’impérialisme ont besoin d’unir leurs efforts pour abattre le système du capitalisme et rouvrir de nouveau la voie au socialisme. Tu étais tout simplement un homme véritable, un homme de demain.


Notre Parti ne t’oubliera jamais. Sache une chose, pour nous tu es toujours à nos côtés, ta vie exemplaire de militant sera donnée en exemple à toutes les nouvelles recrues du Parti.


Je ne dis pas adieu, tu es toujours parmi nous. Ali, notre cher Ali, repose en paix, l’idéal que tu as défendu appartient à toute l’humanité. La barbarie ou l’humanité, tel est l’enjeu de notre combat.


Le Parti réitère à toute ta famille nos très sincères condoléances.

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