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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 16:31

sarkozy-bouteflika

 

Sur les nouvelles « réformes politiques et économiques »

 

Aucune confiance dans le pouvoir actuel!

 

Mobilisation pour mettre en échec les plans inavoués des tendances anti-populaires et anti-nationales disposées à placer le pays sous la botte des puissances impérialistes !

 

Communiqué du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme sur les nouvelles « réformes politiques et économiques » repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Un simulacre de consultations est lancé en vue de nouvelles réformes politiques économiques et sociales "profondes" annoncées par le pouvoir par la voix du chef de l'Etat après son discours d'avril. La loi sur les partis, la loi électorale, la place des femmes dans les assemblées élues, le code de wilaya, celui de l'information et la dépénalisation des "délits de presse", la loi sur le mouvement associatif, devraient être revus. Le Parlement actuel est appelé à se prononcer dans les prochains mois sur les projets que le gouvernement lui présentera. Selon l'échéancier fixé par le chef de l'Etat, les nouvelles lois devront entrer en vigueur avant les élections législatives de 2012. Une révision de la Constitution interviendra après ces élections. En fonction de l'importance des changements projetés, cette révision sera soit adoptée par le nouveau Parlement, soit soumise à l'approbation des électeurs par référendum.

 

Bouteflika n'a pas dévoilé aux citoyens le contenu de ces réformes. Il affirme que ce contenu résultera des consultations qui viennent d'être engagées avec les partis agréés et des personnalités politiques sous la houlette du président du Conseil de la Nation qu'il a désigné pour agir en son nom. De nouvelles orientations économiques et sociales vont entrer en application, après consultation d'une simple "tripartite" gouvernement-patronat-UGTA ("syndicat" du pouvoir). Le pouvoir justifie leur adoption selon cette procédure par la nécessité de "promouvoir un climat plus propice à l'investissement et à l'activité économique".

 

Il est évident que les cercles les plus réactionnaires du régime et les plus disposés à mettre le pays sous la coupe des puissances impérialistes ont déjà leur plan. Ils cherchent seulement à le faire passer comme le "fruit" d'un large consensus national devant recueillir l'agrément des Obama, Clinton, Sarkozy et Merkel. Le contenu essentiel de ces "réformes" est arrêté depuis des mois. Des journaux ont fait état de longs conciliabules dans les coulisses du régime avant le discours du 15 avril du chef de l'Etat. "L'opposition" ultra-libérale inféodée à l'impérialisme, organisée dans le pseudo "Comité national pour le changement et la démocratie" et impulsée par les dirigeants les plus droitiers du RCD, à travers des tentatives de manifestations de rues, a fourni aux tendances les plus réactionnaires et les plus antinationales du régime les alibis pour concocter de nouveaux changements. L'objectif inavoué est de répondre aux exigences des puissances impérialistes et de conforter les intérêts des classes et couches sociales compradores, affairistes, parasitaires et exploiteuses soumises ou alliées à ces puissances.

 

Les réformes sont dictées par le climat de mécontentement général mais leur contenu vise à satisfaire les intérêts des puissants

 

La décision d'opérer des changements législatifs et constitutionnels est une résultante à la fois des contradictions internes du régime, de la guerre qui déchire divers clans au sein des couches sociales affairistes et exploiteuses dont le régime est l'émanation, du mécontentement de diverses tendances de la bourgeoisie et de la petite-bourgeoisie ultra-libérales, dans l'opposition, qui s'estiment écartées de la prise de décision, des pressions et menaces de plus en plus fortes et de plus en plus déclarées des grandes puissances impérialistes. Le pouvoir courbe l'échine sous les injonctions grossières et répétées de Madame Clinton, de Juppé ou de la représentante de l'Union européenne en Algérie, sans parler des ambassadeurs de ces puissances qui ne se gênent pas pour dire au gouvernement ce qu'il doit faire et ce qu'il ne doit pas faire. Cette décision est aussi et surtout le reflet de l'extraordinaire montée des luttes sociales et des luttes populaires contre l'arbitraire et l'arrogance des autorités. Le pouvoir louvoie et prend des mesures, y compris en acceptant des augmentations de salaires en faveur des fonctionnaires, pour faire avorter les changements radicaux de plus en plus exigés à travers le mécontentement populaire pour le moment spontané et inorganisé. Il peut faire des concessions formelles au mouvement populaire pour désamorcer les revendications démocratiques tout en entérinant dans les lois fondamentales du pays le pouvoir économique et les exigences de la bourgeoisie compradore, parasitaire et exploiteuse.

 

Ces contradictions sont liées aux incertitudes créées par la crise internationale du capitalisme, du fait de l'étroite dépendance de tous les équilibres politiques et sociaux du pays par rapport au prix du baril de pétrole, à la lutte sans merci que se livrent les différents clans du régime pour le partage des revenus pétroliers. Certes, la hausse actuelle du prix du pétrole éloigne momentanément le risque de banqueroute financière et politique. Mais ces mêmes hausses excitent encore plus les appétits voraces des barons de l'import. Les mesures de contrôle des importations imposées depuis 2009 par une tendance de ce pouvoir ont heurté les intérêts des multinationales installées en Algérie, des importateurs, des distributeurs et des "industriels". Ils se sont tous habitués depuis la libéralisation de 1990 et le lancement des ajustements structurels de 1994 à jouir de grandes largesses avec la complicité du pouvoir, à ne pas payer leurs impôts, ne pas facturer leurs ventes, ne pas déclarer leurs employés à la sécurité sociale, à violer la loi en toute impunité. Leur principale revendication est la levée des restrictions et contrôles sur les actes d'importation. Des pressions coordonnées ont été exercées dans ce sens par les représentants des Etats impérialistes et la bourgeoisie intérieure sous la bannière de "l'amélioration du climat des affaires". Cette coalition veut fixer dans des lois imprescriptibles sa volonté de piller en toute légalité les ressources de l'Algérie. Elle tente d'enfermer le pays dans une "camisole de force" qui interdira à tout gouvernement à venir, soucieux de traduire en actes les aspirations populaires à la justice sociale et au progrès, de changer les règles économiques imposées par les Etats impérialistes et leurs alliés intérieurs. En fait, elles veulent que l'Etat inscrive dans les lois et la Constitution des clauses qui garantissent de façon irrévocable les privilèges insolents accordés ces 20 dernières années aux multinationales, aux importateurs, aux grossistes, aux spéculateurs du foncier et de l'immobilier, aux prétendus industriels nationaux, des clauses qui interdisent à l'Etat d'intervenir dans la sphère économique si ce n'est seulement pour protéger les "droits" des privilégiés, des exploiteurs et des oligarchies internationales.

 

Les couches compradores et toutes les autres catégories de la bourgeoisie parasitaire et exploiteuse sont opposées à toute mesure considérée comme une entrave à leur enrichissement illimité et à la fuite des capitaux. Elles ont accumulé une masse monétaire de plusieurs centaines de milliards de dinars hors des circuits bancaires, grâce aux crédits sans condition ni contrepartie des banques publiques, à la spéculation, aux cadeaux fiscaux et à la baisse des taxes douanières. Elles représentent désormais une force sociale et politique qui ne tolère aucun contrôle de l'Etat fût-il dans leur propre intérêt à long terme. Elles rêvent d'étendre leur mainmise sur les gisements de pétrole. Elles cherchent à obtenir la liberté de change monétaire pour placer leurs fortunes à l'étranger. Elles ne se contentent plus simplement de profiter de la générosité de l'Etat. Elles veulent exercer leur hégémonie directe sur les appareils d'Etat. Elles dénient à ces appareils toute velléité de se mettre au-dessus de leurs calculs à court terme ou de prendre en compte les intérêts généraux de la société. Les multinationales de leur côté ne relâchent pas leurs pressions pour tenter d'élargir leur contrôle sur  tous les secteurs juteux de l'économie, y compris le secteur bancaire et financier public à la faveur d'une remise à l'ordre du jour du projet d'ouverture de leur capital ou de prétendus partenariats qui servent seulement à pomper les ressources en devises de l'Algérie. Leurs défenseurs dans le pouvoir intriguent pour obtenir, y compris par la force, la reformulation des lois fondamentales et la réhabilitation de la loi Khelil qui leur ouvriraient la porte à la prise de possession directe des gisements d'hydrocarbures.

 

Dans ce contexte, les changements constitutionnels et législatifs en préparation ont pour but principal de satisfaire l'appétit de ces classes parasitaires, d'exaucer leurs souhaits les plus insensés aux dépens des intérêts du pays et des travailleurs.

 

Le pouvoir manoeuvre pour faire passer ses projets sous les dehors d'un nouveau "consensus national". Le silence et le flou sur ses projets sont soigneusement entretenus. Ils cachent de mauvais coups en préparation contre les travailleurs et les masses populaires. Le régime met à mal l'indépendance du pays en gardant le silence sur les ingérences répétées des puissances impérialistes qui se permettent de lui faire des injonctions ou de lui demander des explications sur son attitude vis-à-vis de la Libye voisine. Il a dépêché son ministre des Affaires étrangères aux USA au début du mois de mai pour exposer ses projets de réforme aux principaux responsables de cette grande puissance impérialiste. Selon la formule de l'agence Algérie Presse Service, Médelci a "explicité" auprès de Mme Hillary Clinton le contenu de ces réformes. Les citoyens algériens sont quant à eux tenus dans l'ignorance de ce que le pouvoir compte "réformer". Les responsables américains, le Sénat US et le nouvel ambassadeur des USA à Alger jugent tous "encourageant" le programme de réformes de Bouteflika. Ils vont même jusqu'à considérer qu'à la différence de ce qui se passe dans les autres pays arabes, le départ du régime n'est pas revendiqué. Les revendications qui se posent en Algérie ne sont pas selon eux politiques mais seulement économiques et sociaux. Ces appréciations ne sont pas rassurantes pour le peuple algérien. Cela signifie que la résultante des conflits qui se dessine au sein du pouvoir est jugée dans leur optique déjà globalement en faveur des intérêts des impérialistes. Soit elle doit pouvoir évoluer sous des pressions externes redoublées vers un changement politique plus net par l'éviction des forces qui conservent encore un certain attachement à l'indépendance du pays. Chaque fois que l'impérialisme décerne de bons points aux responsables algériens, la situation s'aggrave pour les travailleurs. Le pays perd en indépendance et souveraineté, avec pour conséquence la descente dans un abîme sans fond. Les Etats impérialistes veulent placer à la tête de l'Algérie, comme dans tous les pays arabes, des pantins qui se mettent au garde-à-vous devant eux.

 

La mobilisation des masses est indispensable pour contrer cette dangereuse évolution

 

La méthode du pouvoir pour faire avaliser ses projets est foncièrement antidémocratique. L'Assemblée nationale et le Conseil de la Nation n'ont aucune légitimité pour entériner les choix du pouvoir. Ils ne sont pas représentatifs de la volonté populaire. Ils sont issus d'élections frauduleuses et d'un verrouillage politique. Le recours à un référendum sans grands débats préalables, sans institutions représentatives dotées du pouvoir de trancher les grandes questions est par essence une méthode qui ne laisse pas d'autre choix aux citoyens que de répondre par oui ou par non à des choix imposés. De plus le président qui propose cette révision constitutionnelle a été "élu" lors d'un  scrutin boycotté par la grande majorité de la population.

 

Le pouvoir s'affaire à noyer le poisson avec ses réformes. La question principale est d'abord de lever les entraves à l'exercice des libertés démocratiques. Le danger persistant du terrorisme islamiste ne peut les justifier.

 

Aucune promesse d'ouverture démocratique ne peut être prise au sérieux tant que la loi anticonstitutionnelle sur les partis, adoptée en 1996 par un conseil de transition fantoche non élu, n'est pas purement et simplement abrogée. Il en est de même pour les lois sur la représentativité syndicale et les modalités de grève votées en 1990 par une APN issue du parti unique et complétées dans une direction encore plus négative par ce même conseil de transition. A plus forte raison, il faut se mobiliser pour dénoncer et mettre en échec les projets du ministre de l'Intérieur qui n'hésite pas à déclarer qu'il y a trop de partis!

 

Aucune illusion ne doit être propagée sur les intentions réelles des dirigeants du régime actuel. Les classes possédantes et dirigeantes sont prêtes à trahir sur toute la ligne les intérêts du pays face aux plans des puissances impérialistes, à leurs menaces à peine voilées, à travers les "leçons" ivoirienne et libyenne, à la banalisation de leurs ingérences et de leur droit de regard sur les affaires internes du pays. Des courants du pouvoir qui ont appliqué à la lettre les injonctions du FMI, jusqu'à une période récente, manifestent maintenant leur inquiétude pour l'avenir du pays face au diktat et à la nuisance des "barons de l'informel". Mais les personnalités qui les représentent n'ont aucune crédibilité du fait de cette compromission. Elles ne comptent que sur les intrigues  ou les jeux tactiques de coulisses pour tenter d'infléchir le cours de l'évolution dans le sens d'un hypothétique redressement venant de l'intérieur de ce pouvoir. Elles ont toujours méprisé le peuple. Habitués à commander et à truquer les élections pour préserver leurs postes et leurs privilèges, ces courants ne mènent aucun combat de masse pour contrer ces barons et leurs puissants protecteurs dans les appareils d'Etat. Bien plus: ils déclarent publiquement que ces barons sont très forts!

 

Les réformes annoncées ne peuvent être détachées de ce contexte préoccupant et dangereux.

 

Aucun changement dans l'intérêt des travailleurs et des couches laborieuses du pays ne peut être arraché sans lutte organisée. Il faut agir pour réaliser la tâche qui est à l'ordre du jour de l'étape historique actuelle: instaurer une véritable république démocratique populaire, donner un contenu politique, économique et social réel et concret à cette république, à ses orientations patriotiques et anti-impérialistes.

 

Les travailleurs ne doivent compter que sur eux-mêmes et sur leur combat politique et social, sous toutes les formes, pour obtenir la satisfaction de leurs revendications sociales immédiates et de leur aspiration à un changement politique et économique radical.

 

Ils représentent l'immense majorité de la population. Unis et organisés, alliés à toutes les couches laborieuses du pays, ils constitueront une force invincible. Ni les groupes mafieux et les plus fascisants du régime, ni leurs alliés islamistes, ni les donneurs d'ordre impérialistes, ni l'OTAN, ne pourront les faire plier.

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Algérie
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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 20:46

logopads.gifRenforcer les luttes contre l'exploitation capitaliste et mettre en échec les dangereuses menées de l'impérialisme

 

 

Déclaration du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme pour le 1er mai communiquée à http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ 

 

La crise internationale du capitalisme rend les  oligarchies financières et militaro-industrielles plus autoritaires, plus dangereuses, plus belliqueuses et agressives dans leur course pour hausser de façon illimitée leurs scandaleux profits et étendre leurs sphères d'influence, d'exploitation et de domination.

La lutte opposant les travailleurs et les peuples aux capitalistes, aux monarques et aux despotes au service des impérialistes s'exacerbe. Par millions, les travailleurs défendent leurs conquêtes sociales, malgré la désinformation, les mensonges diffusés à l'échelle planétaire et l'absence totale de vrais débats contradictoires dans les grands médias contrôlés par une poignée d'oligarques enrichis par l'exploitation effrénée de la classe ouvrière. Malgré aussi la trahison des dirigeants de grandes centrales syndicales ralliés au capitalisme, refusant de coordonner les luttes des travailleurs et d'organiser les solidarités interprofessionnelles, hostiles aux grèves générales sous le honteux prétexte de ne pas desservir la situation des travailleurs en paralysant l'économie. La sociale-démocratie participe activement à la défense du système capitaliste, à l'application des politiques d'austérité édictées pour faire supporter par les travailleurs et les peuples des pays économiquement dominés le coût du sauvetage des banques et de leurs gros actionnaires. Elle a délégué ses personnalités les plus illustres à la tête du FMI, de l'OMC et de la Confédération syndicale internationale, héritière de la CISL créée par la CIA, pour cogérer le système impérialiste mondial, faire rentrer dans les rangs les peuples attachés à leur indépendance de décision.

 

En Europe occidentale, de la Grande-Bretagne à la Grèce en passant par le Portugal et l'Espagne, partout dans le monde où la bourgeoisie écrase les travailleurs sous son "talon de fer", les hommes du Capital appliquent la même feuille de route: poursuivre leur attaque générale contre les conquêtes sociales arrachées au long de décennies de luttes et de sacrifices ininterrompues, faire payer par les travailleurs les centaines de milliards de dollars ou d'euros offerts aux gros banquiers afin de les sauver de la faillite, pressurer les travailleurs pour verser aux plus riches les intérêts dus par l'Etat capitaliste au titre de la dette publique artificiellement créée suite aux cadeaux fiscaux généreusement accordés à ces mêmes privilégiés.

 

Dans les anciens pays socialistes, les travailleurs vivent l'enfer sur terre. Le chômage inconnu du temps du socialisme bat tous les records. Les nouvelles couches moyennes créées par les régimes contre-révolutionnaires pour défendre le nouvel ordre social vivent sous perfusion. Les crédits colossaux contractés auprès des pays capitalistes font planer la menace permanente d'un krach. Les promesses d'un monde meilleur dont les contre-révolutionnaires à la solde de l'impérialisme les avaient gavés se sont avérées de purs mensonges. Les illusions cruellement déçues cèdent la place à la prise de conscience et à la lutte. La majorité des travailleurs de ces pays regrette aujourd'hui de s'être laissés berner et d'avoir perdu un système politique et social qui, malgré des insuffisances surmontables, leur assurait une existence digne et explorait les voies inédites d'une société débarrassée de l'exploitation et des injustices.

 

Les peuples tiennent tête à l'impérialisme

 

En Amérique latine, les régimes progressistes antiimpérialistes consolident leur solidarité face aux complots incessants des USA et de ses alliés dans ces pays. Cuba tient tête aux impérialistes qui enragen de ne pouvoir placer un régime fantoche.

 

En Afrique, les forces révolutionnaires s'organisent, se concertent de plus en plus et animent des luttes politiques et syndicales pour se débarrasser des chaînes néo-colonialistes de la Françafrique. Celle-ci vient de marquer sa présence de triste façon en imposant avec les USA une marionnette à la tête de la Côte d'Ivoire après avoir chassé Gbagbo du pouvoir par la force. Les néo-colonialistes n'ont pas toléré qu'il tente de résister à leur diktat et mette fin

aux privilèges scandaleux dont jouissaient les grands groupes financiers dans ce pays, groupes soutenus à fond par Sarkozy comme Bouygues, Bolloré, TotalFina. En Tunisie et en Egypte, les peuples ont obtenu une première grande victoire démocratique en chassant leurs dictateurs Benali et Moubarak. La lutte ne fait que commencer pour les travailleurs afin de remplacer le système social actuel représentant les intérêts de la bourgeoisie compradore et exploiteuse par un régime au service des travailleurs, des paysans pauvres et de la jeunesse qui n'a que sa force de travail manuelle et intellectuelle pour vivre. En Libye, où la situation est plus complexe, les Etats impérialistes veulent imposer à coup de missiles un régime à leurs bottes qui rétablirait la toute-puissance qu'ils détenaient sur le pétrole et le gaz avant leur nationalisation dans les années 1970. Leur but est de mettre la main sur tout le pétrole de l'Afrique du Nord et sur les richesses potentielles du Sahel. Ils soutiennent un mouvement de révolte dont de nombreux chefs sont des intégristes sortis opportunément de la prison de Guantanamo et des monarchistes. Ils ont exploité le mécontentement suscité par des méthodes despotiques de gouvernement devenues insupportables pour toutes les couches sociales et les conséquences d'une politique ultra-libérale de paupérisation qu'ils ont eux-mêmes imposée depuis 2006 au régime libyen en échange de la levée d'un blocus criminel qui a durement frappé ce pays pendant 20 ans. Au Maroc le combat de masse pour abolir la monarchie soutenue par les puissances impérialistes en est à ses débuts. En Algérie les luttes démocratiques se poursuivent depuis l'explosion d'Octobre 1988.

 

Salutations des communistes algériens à tous ceux qui se battent contre la bourgeoisie

 

Salutations aux luttes des travailleurs des cinq continents et aux communistes qui accomplissent un travail d’arrache pieds pour organiser et orienter ces luttes contre le capitalisme, pour le socialisme.

 

Salutations au récent congrès de la Fédération syndicale mondiale, tenu à Athènes du 6 au 10 avril. Ses décisions vont stimuler la combativité des travailleurs résolus à défendre leurs conquêtes sociales et à se préparer pour les combats de classe décisifs contre le capitalisme. Les communistes algériens invitent la classe ouvrière algérienne à renforcer ses liens avec la FSM, instrument fiable de coordination internationale des luttes ouvrières dans le monde, de solidarité prolétarienne, d'union pour mettre en échec les plans de l'impérialisme.

 

Ils expriment leurs sentiments de solidarité avec tous les travailleurs et les peuples engagés dans la lutte pour la démocratie, le progrès social et la défense de l'indépendance de leur pays face aux convoitises des multinationales et des Etats impérialistes, notamment dans les pays arabes.

 

Salutations aux travailleurs algériens qui vivent dans l'immigration en France, particulièrement en cette période où, pour casser la résistance de la classe ouvrière aux opérations de démantèlement des acquis sociaux, la bourgeoisie française a recours aux diversions et aux méthodes de division les plus répugnantes. Des campagnes sont orchestrées pour transformer les différences religieuses en sources de conflits. Des facilités sont accordées aux forces d'extrême droite pour déverser leur haine de l'étranger et leur racisme à partir des chaînes de TV.

 

Les communistes algériens exhortent les travailleurs d'origine algérienne, comme tous les autres travailleurs immigrés, à renforcer leurs liens avec leurs camarades français, à lutter ensemble contre l'exploitation capitaliste, à mettre en échec les plans anti-ouvriers de la bourgeoisie française, à prendre part aux combats pour construire de véritables organisations politiques et syndicales de classe dirigeant leurs luttes pour l'abolition du capitalisme, pour le socialisme.

 

Les luttes politiques et sociales s'intensifient en Algérie

 

Dans notre pays, les luttes se sont intensifiées depuis le début de l'année pour une plus juste redistribution du revenu national. Des grèves, des marches, des occupations de la voie publique d'une ampleur sans précédent secouent le pays. Les travailleurs n'acceptent plus que les ressources pétrolières ne profitent qu'à une minorité de riches, de trafiquants et de responsables corrompus. Toutes les corporations de la fonction publique ont fait entendre leur voix pour arracher des augmentations de salaires. Les jeunes étudiants rejettent les décisions engageant leur avenir qui ont été prises en application de directives dictées par l'Union européenne sans qu'ils ne soient consultés. Ils ont mené des luttes admirables, malgré les bastonnades, pour contraindre les autorités au dialogue. Le Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme salue les luttes des travailleurs, des jeunes, des chômeurs, des étudiants. Il salue les gardes communaux et les groupes de légitime défense - grâce auxquels les menées des islamistes armés ont été mises en échec - dans leurs luttes pour la reconnaissance de leurs droits légitimes. Leur détermination et leur unité ont eu raison des intimidations du ministre de l'Intérieur.

 

Le Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme déplore que les travailleurs des secteurs productifs soient dans leur très grande majorité les plus mal payés, dans le secteur privé comme dans le secteur public. Les capitalistes abusent des contrats à durée déterminée pour entretenir la résignation et la terreur sociale. Les syndicats ne sont pas tolérés et les syndicalistes sont impitoyablement pourchassés. De très nombreux travailleurs perçoivent un salaire inférieur au SNMG ou ne sont pas déclarés à la sécurité sociale. Dans le secteur public, les dirigeants opposent systématiquement aux revendications des travailleurs le chantage à la menace de fermeture de leurs usines. Les grèves des travailleurs de la zone industrielle de Rouiba de l'an dernier ont été suivies d'opérations sournoises de répression avec la complicité de l'UGTA.

 

Il n'y a pas d'autre voie pour améliorer les conditions de vie de la classe ouvrière et changer la situation (permanisation des journaliers et des "contractuels",augmentation des salaires, réhabilitation de la médecine du travail, formation continue, relance des cantines, etc.) en dehors de la création de véritables coordinations combatives qui préparent le terrain à la construction, dans les luttes quotidiennes, de syndicats de classe, de masse, démocratiques, unitaires, patriotiques et internationalistes, de syndicats de rupture avec le capitalisme.

 

Faire front face aux intrigues de l'impérialisme et aux actions trompeuses de l'opposition ultra-libérale

 

La montée du mécontentement populaire, l'exigence largement partagée au sein des masses populaires d'en finir avec les inégalités sociales, de mettre fin à la mainmise d'une minorité sur les richesses du pays, d'orienter l'utilisation des recettes pétrolières vers un développement véritable, d'arracher les libertés démocratiques bridées depuis 20 ans au nom de la lutte contre le terrorisme islamiste, de porter à la tête des institutions des représentants démocratiquement élus des aspirations des travailleurs, tout cela inquiète fortement les différents clans de la bourgeoisie compradore, affairiste et exploiteuse et l'impérialisme. Ces forces ont engagé une lutte pour éliminer les personnalités discréditées du régime afin d'empêcher la transformation de ce mécontentement général en une révolution démocratique populaire qui confisquerait les fortunes acquises par la corruption et l'accaparement des biens de la nation et s'attaquerait aux privilèges accumulés par une minorité d'oligarques depuis le tournant déclaré vers le capitalisme à la fin des années 1980. Les puissances impérialistes cherchent à exploiter ce mécontentement pour accentuer leur influence sur l'Algérie, s'emparer de ses richesses pétrolières, y installer des bases militaires à partir desquelles elles pérenniseront leur mainmise sur l'Algérie et contrôleront de vastes zones de l'Afrique.

 

Une alliance antinationale de fait s'est tissée entre l'impérialisme, l'opposition bourgeoise ultra-libérale et des fractions importantes du régime prêtes à toutes les compromissions pour conserver leurs privilèges. L'agression de la Libye par les pays impérialistes s'inscrit dans un plan de recolonisation des Etats disposant de richesses naturelles et pétrolières importantes. Elle prépare le terrain à une attaque contre l’Algérie sous divers prétextes. Par sa politique anti-populaire, par ses méthodes antidémocratiques, par ses compromissions avec les courants obscurantistes, par ses concessions aux exigences de l'impérialisme - ajustements structurels, accord de partenariat avec l'Union européenne, complaisance devant les ingérences ouvertes des puissances impérialistes et de leurs ambassadeurs, etc. - le régime algérien a créé toutes les conditions favorables à une intervention étrangère dans les luttes internes.


Ce plan qui plongera le pays dans une misère indicible doit être déjoué par la mobilisation populaire la plus large.

 

Les travailleurs qui ont le plus à perdre dans ces manoeuvres doivent s'organiser et se battre pour assumer un rôle essentiel dans sa mise en échec.

 

La question est : révolution en vue d'instaurer un Etat démocratique populaire, patriotique et antiimpérialiste ou contre-révolution bourgeoise, antinationale, inféodée à l'impérialisme et au néocolonialisme?

 

Il appartiendra aux travailleurs de jouer un rôle non seulement moteur mais dirigeant dans cette bataille cruciale, dans l'alliance indispensable avec la paysannerie laborieuse et les couches intermédiaires qui vivent de leur travail manuel et intellectuel, sans quoi les couches sociales instables n'hésiteront pas à marchander l'indépendance du pays et à plonger les populations laborieuses dans une détresse sociale plus grande.

 

Ce rôle dirigeant ne peut être assumé que par le renforcement du parti des communistes, le PADS, par les ouvriers les plus combatifs et les plus conscients, les intellectuels et la jeunesse révolutionnaires. C'est à cette condition qu'un front patriotique et antiimpérialiste se construira et pourra opposer aux plans impérialistes une barrière indestructible.

 

A bas le capitalisme!

 

Vive l’internationalisme prolétarien!

 

Front face aux menées de l'impérialisme et de ses alliés intérieurs !

 

PADS

 

29 avril 2011

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Algérie
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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 14:26

Hommage Nedjadi Ali au theatre des 5 DimantsHommage rendu à Nedjadi Ali Boudjenah par le PADS à Paris

 

Chers amis cher camarades


Ali, très cher Ali, même si tu ne m’entends pas, je peux te dire, très sincèrement, que ta disparition brutale a provoqué chez tous tes amis et tous tes camarades un choc incommensurable. Même toutes les larmes versées, n’arriverons pas à inhiber le chagrin et la douleur incrustés à jamais dans nos mémoires. Tu nous manques énormément, tu laisses un vide qui sera difficile à combler.


Nous garderons de toi un souvenir inoubliable. Tu étais un homme de conviction et d’honnêteté, un homme juste. Tu seras toujours cité en exemple au jeunes militants qui rejoindront, j’en suis sûr, notre Parti.


Ton cheminement dans la vie n’est pas banal, Dès l’indépendance du pays, tu n’a pas suivi tous ceux qui ce sont précipités vers le FLN sorti victorieux de la lutte pour l’indépendance. Tu n’as pas suivi tous ces margoulins, ces affairistes, ralliers du 19 Mars, tous ces voleurs, tous ces opportunistes se ruant dans ce Parti, pas pour construire une Algérie libre et prospère, mais pour s’accaparer des biens abandonnés par la colonisation et surtout occuper les postes. Ta clairvoyance politique légendaire a tout de suite senti les grands dangers pour l’Algérie toute entière et surtout pour les travailleurs et les pauvres en général. Tu as choisi d’aller vers les communistes. Un chemin miné d’embûches et de danger.


Dés l’indépendance et malgré l’interdiction du parti communiste algérien de toute activité légale par les nouvelles autorités, tu adhères à ce parti sans hésitation. Tu savais déjà que seuls les communistes pouvaient répondre à tes préoccupations et que seul notre Parti présentait une alternative de progrès qui tenait compte du rapport des forces aux plans national et international et tenait compte des aspirations contradictoires qui existaient parmi les différentes classes et couches sociales de la société algérienne. C’est pourquoi contrairement aux dirigeants du FLN, partisan du parti unique, le PCA se prononçait pour l’existence au lendemain de l’indépendance de tous les partis représentants de ces classes et couches sociales qui avaient chassé le colonialisme et leur rassemblement dans un Front véritablement démocratique. Ton combat inlassable pour atteindre ces objectifs a été une préoccupation permanente.


L’analyse du Parti Communiste se confirmait, l’Algérie nouvelle s’engageait sur un chemin scabreux. Le combat pour le pouvoir entre les différents groupes d’intérêts contradictoires se poursuivait au sein du FLN. 1965 le premier coup d’Etat allait semer la désillusion dans notre peuple. Pourtant interdit, le Parti Communiste Algérien avait condamné fermement cette action injustifiée et lamentable. La première décision du nouveau pouvoir a été de pourchasser et d’arrêter les communistes. Certains qui avaient déjà été arrêtés et torturés sous l’occupation, allaient subir le même sort par des tortionnaires algériens. Tu savais également et tu le répétais souvent : « quand on commence à arrêter les communistes, les peuples sont en grand danger ». Tu t’es tout de suite engagé dans la résistance à ce coup d’Etat désastreux contre le peuple algérien. Te sachant recherché et avec l’aide complice de camarades, tu as pu échapper de peu à ton arrestation. Tu as traversé la frontière marocaine et tu as pu rejoindre la France. Interdit de séjour en Algérie, tu as construit une autre vie en te mariant. Trois beaux enfants sont nés en France de cette union. Plus tard et la vie est ainsi faite, tu as rencontré Andrée ta nouvelle compagne. Pendant plus de vingt ans, Andrée fut une compagne remarquable. Cette femme merveilleuse, t’a aidé dans ton combat contre toutes les injustices et surtout au renforcement du parti, ta préoccupation et ton objectif principal : la construction d’un véritable parti communiste. Jusqu’à ton dernier souffle, avec fidélité et amour, elle t’a soutenu et aidé sans compter. Le parti salue son courage.


Ainsi tu as poursuivi ton combat dans les rangs du Parti de l’Avant-Garde Socialiste jusqu’à la trahison de certains de ses dirigeants qui ont rejeté honteusement les idéaux communistes et prononcé, à la suite d’un congrès bâclé, la dissolution de ce Parti. Après la victoire de la contre révolution en URSS, tu n’as pas sombré dans l’opportunisme et la trahison. Bien au contraire, loin de te décourager et d’abandonner la lutte, tu es resté fidèle à ton idéal communiste. Tu as été l’un des plus actifs, parmi les camarades qui ont donné naissance au Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme. (PADS). Le parti des communistes algériens, qui revendique dans la continuité, la ligne politique Marxiste Léniniste du PCA et du PAGS.

Devenu un dirigeant important et membre de la direction du Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme (PADS), tu as porté haut et fort les couleurs de notre parti et contribué à son rayonnement. Grâce à tes contacts avec tous les partis communistes dans le monde, tu as défendu, sans compromission politicienne, la ligne politique marxiste léniniste et internationaliste de notre parti. Tu as assisté à de nombreux congrès partout dans le monde, notamment, des partis communistes, Portugais, Brésilien, Syrien, Libanais et bien d’autres, tu as assisté également à toutes les réunions annuelles internationales des partis communistes (devant plus de 84 partis communistes), et toutes tes interventions ont été très applaudies par les congressistes. Grâce à ton action et ton dévouement, notre Parti a acquis une notoriété reconnue internationalement et surtout sur le plan national. Notre Parti est maintenant invité à toutes les réunions internationales.


Notre analyse sur la politique intérieure de notre pays et sur les événements internationaux en cours est très demandée. Tu étais aussi responsable de la publication du Lien , organe central de notre parti. Je n’oublie pas non plus les nombreuses fêtes de l’huma où tu étais l’homme de la situation, je te revois toujours avec ta sacoche légendaire, fier comme Artaban, tu veillais à ce que tout se déroule normalement et surtout récupérer l’argent du Parti. Pour rire, les camarades t’appelaient Rock Feller. Pas un centime du parti ne devait lui échapper.


Ali, mon très cher Ali, tu étais tellement lié à la vie de notre Parti qu’il est difficile de parler de toi. Ta vie entière tu l’as consacrée à ton Parti et à ton idéal communiste.


Communiste, tu étais, communiste tu es resté jusqu’à ton dernier souffle. Tu étais l’incarnation d’un internationalisme exemplaire à toutes les étapes d’une vie remplie de combats contre le capitalisme et l’impérialisme. Tu nous quittes à un moment où les prolétaires de tous les pays et les peuples dominés par l’impérialisme ont besoin d’unir leurs efforts pour abattre le système du capitalisme et rouvrir de nouveau la voie au socialisme. Tu étais tout simplement un homme véritable, un homme de demain.


Notre Parti ne t’oubliera jamais. Sache une chose, pour nous tu es toujours à nos côtés, ta vie exemplaire de militant sera donnée en exemple à toutes les nouvelles recrues du Parti.


Je ne dis pas adieu, tu es toujours parmi nous. Ali, notre cher Ali, repose en paix, l’idéal que tu as défendu appartient à toute l’humanité. La barbarie ou l’humanité, tel est l’enjeu de notre combat.


Le Parti réitère à toute ta famille nos très sincères condoléances.

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 16:20

fernand ivetonCommémoration de l’anniversaire du martyre de Fernand Iveton, militant communiste mort pour l’indépendance de l’Algérie


Article de William Sportisse pour Alger Républicain repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


« Pour l’Algérie de demain avec la lutte de classe qui s’annonce nous aurons besoin de tous les camarades … »(Extrait d’une lettre de prison de Fernand Iveton)

 

Après son arrestation le 14 novembre 1956 par les forces répressives du colonialisme français, Fernand Iveton a entretenu, avant son exécution le 11 février 1957, une correspondance suivie (une lettre par semaine) avec Maître Joë Nordmann, juriste international membre du Parti communiste Français qui prit en charge la défense de ses intérêts au côté de Maître Smadja alors membre du Parti communiste Algérien.

 

Le pouvoir colonial voulait impressionner les militants européens anticolonialistes qui désiraient s’engager dans la lutte armée. L’exemple donné par Iveton ne devait pas se reproduire. Il accéléra le rythme de la procédure en désignant d’office un avocat, Me Lainé, pour défendre Iveton qui fut traduit devant le tribunal et condamné à mort dix jours après son arrestation. Le directeur de la prison de Barberousse où il est placé en détention le 19 novembre 1956 après avoir subi d’horribles tortures, l’informe le 2 décembre « qu’il n’a pas le droit de correspondre avec ses avocats » (lettre du 8 décembre à Joë Nordmann). Mais Iveton ne tient pas compte de ce mensonge du directeur de la prison, exige du vaguemestre que ses lettres soient recommandées afin qu’un récépissé de transmission lui soit remis et qu’un accusé de réception lui confirme l’arrivée à leurs destinataires.


Dans son ouvrage qui dresse le bilan de sa vie professionnelle et politique intitulé « Aux vents de l’histoire » Maître Joë Nordmann écrit : « Parmi les affaires que j’eus à plaider pendant « les événements d’Algérie », une, entre toutes, m’a laissé le plus fort souvenir. Triste souvenir parce que mon client, mon camarade, est mort sur l’échafaud. Mais souvenir fervent, aussi, que celui de Fernand Iveton. Sa droiture, sa clarté d’esprit, sa fidélité aux principes de liberté et d’indépendance m’impressionnèrent lorsque pour la première fois je le rencontrai à la prison de Barberousse d’Alger. Il avait trente ans.  » [1]


Joë Nordmann écrit encore que le Président de la République Française René Coty qui« était bien convaincu de l’injustice de la condamnation à mort de Fernand Iveton l’a néanmoins envoyé à la guillotine. L’Algérie Française l’exigeait.  » La bourgeoisie capitaliste française et la grosse colonisation terrienne ne pouvaient pas lui pardonner de s’être dressé contre l’oppression d’un peuple. Sa conscience de classe que partageaient tous ses camarades du Parti communiste Algérien ne pouvait que le conduire à comprendre les liens étroits existant entre la lutte contre l’oppression des peuples et l’exploitation de l’homme par l’homme. Sa conscience de classe l’amenait à distinguer les peuples de leurs oppresseurs et de leurs exploiteurs. Elle l’avait éveillé à cette idée que seule la lutte des peuples sur leur sol national et leur union à l’échelle internationale dans le combat contre leurs oppresseurs et exploiteurs étaient décisives pour les vaincre. Enfin, il était convaincu que le socialisme était la solution pour se débarrasser de l’exploitation et de l’oppression. Des passages de ses correspondances à Maître Joë Nordmann le confirment.


En effet, dans sa lettre du 25 janvier 1957 à propos des illusions de compagnons de détention on relève cette phrase : « Tous ici attendent l’ONU. Quant à moi je suis sûr que cela ne changera rien car notre lutte se joue sur le sol algérien avec nos alliés les plus sûrs, le peuple de France et son P.C.F  ». Toujours dans cette lettre, il ajoute : « Pour l’Algérie de demain avec la lutte de classe qui s’annonce nous aurons besoin de tous les camarades, et les Algériens d’origine européenne doivent y participer. Mais quand je dis cela, dans mon esprit il n’y a pas de distinction raciale car les Musulmans aussi savent qu’ils auront à lutter pour leurs revendications sociales ». Enfin, dans sa lettre du 31 janvier 1957 il exprime à son avocat son ferme espoir « d’une libération prochaine avec la paix retrouvée dans la fraternité de nos deux peuples, gages certains de nos victoires futures pour le socialisme et la paix mondiale.  »

 

Le combat qu’a mené Iveton n’est pas encore achevé, il est vrai. Il se poursuit encore sous nos yeux de nos jours. Les soulèvements populaires de Tunisie et d’Égypte qui ont chassé du pouvoir des exploiteurs bourgeois corrompus et corrupteurs qui se sont vendus à l’impérialisme et qui l’ont servi annoncent les victoires de demain contre l’exploitation et l’oppression pour l’émancipation des peuples de notre planète.

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 00:01

logopads.gifPourquoi le PADS soutient les manifestations contre le régime de la bourgeoisie compradore, affairiste et exploiteuse mais n'est pas prêt à se ranger derrière l'opposition libérale

 

 

Les camarades du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS) répondent à une question d'un visiteur du site web http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Cher ami,

 

Vous nous demandez si nous appelons à marcher ou non contre Bouteflika.

 

La réponse à votre question est contenue dans notre déclaration.

 

La pointe de notre combat n'est pas dirigée contre Bouteflika seulement mais contre tout le régime de la bourgeoisie compradore, affairiste, exploiteuse et ses alliés, y compris parmi les partis et organisations de l'opposition ultra-libérale.

 

Face au désastre provoqué par la politique économique ultra-libérale mise en oeuvre depuis 20 ans, à la misère, à la détresse sociale indicible des travailleurs et des jeunes, aux inégalités qui n'ont pas de précédent depuis 50 ans, face aux conséquences de cette politique, les partisans du capitalisme cherchent à sauver ce système tout en en ravalant la façade et en sacrifiant sans état d'âme ceux qui l'ont incarné depuis des années et sont de ce fait complètement discrédités.

 

Nous soutenons toute action, toute manifestation, toute grève dirigées contre ce régime et ses choix de classe. Nous dénonçons toute entrave à la liberté d'expression des travailleurs et des progressistes. Quand nous en avons les moyens, nous organisons nos propres initiatives, fussent-elles d'envergure limitée, sous des mots d'ordre clairs pour la réalisation des aspirations de classe des masses laborieuses. Quand nos forces ne nous le permettent pas, nous nous adressons aux travailleurs entraînés dans les marches organisées par les partis bourgeois ou petits-bourgeois pour qu'ils impriment à ces marches leurs revendications politiques et économiques de classe.

 

Cependant, le PADS ne marchera pas derrière les partisans de l'ultra-libéralisme et amis des magnats de l'huile et du sucre, affameurs du peuple et exploiteurs sans vergogne des travailleurs. Il ne marchera pas derrière ceux qui se concertent avec l'ambassadeur des USA pour obtenir son appui dans leur course au pouvoir après avoir conféré avec les responsables des services de sécurité algériens. Il ne marchera pas sous la banderole agitée par ceux qui n'ont rien trouvé de mieux à faire que de chercher à gagner la sympathie de Cohn-Bendit, ancien partisan de la libération de Ali Belhadj, au plus fort des massacres commis par les terroristes du FIS, et député européiste enragé, viscéralement hostile à tout peuple aspirant à se libérer de la tutelle des grandes puissances impérialistes.

 

Le PADS marchera avec les travailleurs, les jeunes, les petits fellahs, les intellectuels démocrates progressistes et humanistes, les cadres honnêtes et patriotes de l'Etat et de l'économie, pour un changement radical de régime, pour que soit enfin instaurée la république démocratique et populaire rêvée par les masses populaires et esquissée dans le Programme de Tripoli et le programme du PCA à la veille de la proclamation de l'indépendance de l'Algérie après une guerre de libération lourde de sacrifices.

 

Nous ne tromperons par les travailleurs et les jeunes par des mots d'ordre suivistes qui les pousseraient à se mettre à la remorque des partisans du capitalisme dits d'opposition, à servir de chair à canon pour favoriser la réalisation de leurs objectifs de rééquilibrage des forces en présence au sein du régime, sans rupture avec le système capitaliste, quels que soient les bavardages sur le "changement de régime". Les travailleurs conscients ne veulent pas servir de forces d'appoint pour une "Révolution sans révolution" comme celle que l'impérialisme cherche à imposer en Tunisie après avoir lâché la marionnette Ben Ali vomie par le peuple. Nous les mettrons en garde pour qu'ils ne soient pas les jouets des forces de l'ultra libéralisme et les instruments inconscients du plan des puissances impérialistes qui considèrent que le moment est venu de prendre complètement le contrôle de l'Algérie par l'intermédiaire d'hommes de paille totalement soumis à leurs visées et encore plus réactionnaires que les gens du régime.

 

Il serait criminel de cacher au peuple et aux travailleurs que les dirigeants de l'opposition ralliée à l'ultra libéralisme agissent de concert avec les pays impérialistes et jouent sur tous les tableaux pour arriver à leurs fins: exercer le pouvoir pour gérer "loyalement" un territoire selon les voeux des pilleurs impérialistes, les règles et les critères qu'ils ont définis pour le monde entier afin de soutirer le maximum de profits des pays pris dans leur filet. Il serait impardonnable de notre part de ne pas éveiller la vigilance des travailleurs pour qu'ils ne tombent pas dans le piège de leurs ennemis de classe déguisés en amis compatissant à leur détresse, sous prétexte que l'heure est d'abord à la lutte pour la démocratie et que les objectifs que nous poursuivons seront débattus plus tard grâce aux "acquis de la démocratie". Les comploteurs ultra libéraux nous disent en substance: "battons-nous pour la levée de l'état d'urgence, pour la démocratie et c'est elle qui fournira ensuite aux travailleurs le cadre le plus favorable à l'expression de leurs revendications". Beaux discours et belles proclamations sauf que leur contenu est mystificateur. Depuis la sanglante manipulation d'octobre 1988, la grande masse du peuple a appris que la bourgeoisie compradore, affairiste et exploiteuse a toujours agi sous le drapeau des "réformes démocratiques" pour renforcer son influence, son pouvoir, mettre la main sur les richesses créées par le pays depuis 50 ans, plonger les travailleurs dans un moyen âge social, en un mot effectuer une contre-révolution d'une envergure inimaginable au point que, dans un pays qui a accumulé tant de pétro-dollars, des milliers de jeunes et de travailleurs se sont suicidés depuis le début des années 1990 qui ont sonné le glas des acquis du développement et de l'édification nationale économique et social enregistrés après l'indépendance. Nous ne séparons pas la forme démocratique de gouvernement de son contenu de classe. Nous ne séparons pas le combat démocratique de la lutte pour mettre en échec les complots des pays impérialistes. Démocratie populaire en faveur de la classe ouvrière, de la paysannerie laborieuse, des couches intermédiaires vivant de leur travail et écrasées elles aussi par le système impérialiste-compradore ou démocratie bourgeoise inféodée à ce système? Telle est la question posée à l'étape actuelle des luttes.

 

Nous alertons les travailleurs sur le profond travail d'infiltration effectué par l'impérialisme dans notre pays avec l'assentiment de tous les clans du régime, y compris de ceux qui ont pu considérer qu'il fallait leur faire des concessions pour desserrer la pression lors de la lutte contre le terrorisme islamiste. Nous disons aux travailleurs et aux progressistes: "Attention! Le pays impérialistes ont tissé des liens très étendus avec de nombreuses associations et organisations pour les embrigader et en faire les instruments de réalisation de leur plan expansionniste. N'attendez pas qu'il soit trop tard pour déjouer leurs plans! C'est maintenant qu'il faut vous battre pour arracher les libertés d'expression sans servir de masse de manoeuvre à ceux qui vous chantent le doux refrain de la démocratie pour vous berner!" Le fait que le pays n'est plus depuis quelques années sous le joug des puissances financières grâce à la quasi extinction de la dette extérieure ne plaît absolument pas à ces puissances qui craignent par dessus que la proie Algérie s'échappe de leurs griffes à la faveur d'un sursaut patriotique.

 

Comment ne pas interpréter le silence des partis d'"opposition" sur la question des pressions des USA pour obtenir une base pour l'Africom, comme un signe d'allégeance tacite à l'impérialisme? Compte tenu de l'histoire anticolonialiste de notre pays aucun courant politique de droite ne peut ouvertement déclarer son accord avec les demandes américaines. Mais il peut leur manifester son acquiescement en observant un silence calculé.

 

Les partisans du capitalisme, agents actifs de l'application des sinistres ajustements structurels - dont les résultats sont d'avoir détruit les acquis de l'industrialisation et d'avoir placé le pays sous la dépendance économique de l'impérialisme - ont en réalité participé consciemment ou de fait au monopole de la vie politique par leur soutien à la loi sur les partis, à leur refus même maintenant de demander clairement son abrogation. Ils ont contribué à étouffer la voix des travailleurs en échange de l'accès à certains privilèges politico-médiatiques, pour ne citer que ces aspects.

 

Notre principe tactique est d'être dans toutes les manifestations avec nos propres analyses, nos propres mots d'ordre et nos propres objectifs sans se laisser lier les mains par aucun appel à la "trêve idéologique et politique" avec les partis de la bourgeoisie et de la petite-bourgeoisie "modernistes" au nom d'une soi-disant unité la plus large des "démocrates" qui serait "indispensable" pour abattre le régime. Notre tactique est de combattre les tentatives d'exploiter le mécontentement des travailleurs et les révoltes des jeunes, par les partis et organisations qui critiquent d'un point de vue encore plus réactionnaire certaines décisions économiques du pouvoir en se camouflant sous le drapeau de la lutte pour la démocratie pour cacher leurs objectifs de classe. Pour de nombreuses forces politiques de l'"opposition démocratique", l'enjeu actuel est de se faire des alliés parmi les pays impérialistes et des secteurs de la bourgeoisie lésés par le contrôle qu'une frange "éclairée" du régime a introduit pour éviter à moyen terme une situation révolutionnaire de nature à mettre en péril leurs positions. On ne peut comprendre cette soudaine ébullition si on ne tient pas compte des contradictions qui ont éclaté au sein du régime et de l'instrumentalisation de tel ou tel groupe d'"opposants" par tel ou tel groupe de la bourgeoisie compradore et de ses alliés, soutiens ou parrains dans le régime. La grande masse des travailleurs en est consciente. Elle étudie le moment le plus favorable pour faire entendre sa voix mais n'a aucune envie de tomber dans le piège des conflits internes à ses différents groupes de la bourgeoisie affairiste. Les émeutes du 5 octobre 1988, l'émergence du FIS et son terrorisme de masse, les événements sanglants de Kabylie de 2001, ont cruellement instruit les éléments les plus conscients d'entre eux.

 

La responsabilité historique des communistes algériens et de toutes les forces de progrès du pays est de travailler à la prise de conscience des travailleurs pour qu'ils jouent un rôle fondamental dans les luttes en vue d'un changement radical de régime. Ces luttes vont être longues étant donné les grandes difficultés que le mouvement ouvrier révolutionnaire algérien doit surmonter pour s'affirmer et peser de tout son poids dans les luttes politiques. Ces difficultés été créées par la destruction de la classe ouvrière et de ses organisations politiques et syndicales de classe sous les coups, non seulement des islamistes et des alliés de ces derniers dans le pouvoir, mais aussi des ajustements structurels, de la désindustrialisation qu'ils provoquée, de la liquidation des franges les plus expérimentées de la classe ouvrière que cette désindustrialisation a entraînée. Ces difficultés sont aussi le résultat de la trahison en 1990-1993 de la majorité de la direction et de l'encadrement du Parti de l'Avant-garde Socialiste. La liquidation de ce parti dont se réclament avec fierté les militants du PADS et bien d'autres, a désarmé les travailleurs et les petits fellah au moment où ils en avaient le plus besoin pour contrer la sauvage offensive lancée contre leurs conquêtes sociales. Cette offensive a été activement soutenue, sous couvert des "réformes économiques et sociales", par ces partis dits "démocratiques" et pratiquement toute la presse aussi bien gouvernementale que celle dite démocratique. Celle-ci n'hésite pas ensuite à verser des larmes de crocodile sur la paupérisation des masses comme si cette paupérisation n'avait aucun lien avec la libéralisation qu'elle a défendue, qu'elle défend encore et qu'elle met simplement sur le compte de la "mauvaise gouvernance" ou de "l'autoritarisme" du pouvoir pour laver de leurs responsabilités les tenants du choix capitaliste, dans le pouvoir ou en dehors de lui.

 

Les partisans d'un capitalisme dépendant mais à visage "démocratique" cherchent seulement à "déverrouiller" la vie politique au profit des couches sociales qui ont recueilli leur part du coup de barre déclaré vers le capitalisme en 1987-1990, sans remettre en cause les orientations capitalistes du régime, sources de la misère des masses et du désarroi total des enfants du peuple. Ce n'est pas pure coïncidence si de nombreux porte-parole de la petite-bourgeoisie "moderniste" se prévalent de leur statut social de "classes moyennes" qui les habiliterait, en vertu des pseudo théories socio-politiques en vogue, à guider la société en leur qualité de gage et de fondement de sa stabilité. Sous ce verbiage politico-idéologique perce la prétention de ces couches sociales à éloigner les travailleurs du socialisme, à les éduquer dans la soumission à l'ordre capitaliste, à le faire admettre comme "le moins mauvais des systèmes" et malheureusement conforme à la "nature humaine" qu'il convient seulement de corriger par des mesures sociales bien étudiées. Ce rôle de chien de garde du capitalisme, grassement rémunéré dans un système injuste de redistribution du revenu national, faut-il préciser, sera combattu sans concession par les communistes.

 

Nos buts sont de guider la classe ouvrière, la paysannerie laborieuse et toutes les couches sociales exploitées ou victimes de la domination financière impérialiste pour changer l'ordre actuel, conquérir les libertés démocratiques, instaurer un véritable régime démocratique populaire assurant le progrès social et une indépendance économique réelle.

 

Sous la bannière de la lutte contre le "système", l'aile la plus entreprenante parmi les initiateurs de la marche du 22 janvier et celle du 12 février prochain, la mieux organisée et la plus liée à des cercles du pouvoir et à l'impérialisme, cette aile cherche à faire d'une pierre deux coups: imposer la politique ultra-libérale que réclament les secteurs de la bourgeoisie compradore et des couches industrielles monopolistes, arracher leur participation à la décision politique à la faveur de l'affaiblissement, voire de l'éviction pure et simple des courants détenant dans le pouvoir une hégémonie issue de l'histoire de la constitution de l'Etat algérien, hégémonie devenue aujourd'hui insupportable pour toutes les classes et couches sociales. Forts des appuis dont ils jouissent au sein même du régime, ces initiateurs agissent soit pour un nouveau partage des rôles dans l'Etat, soit pour se substituer aux groupes dirigeants tout en continuant la même politique économique et sociale ou en l'aggravant en "dorant la pilule".

 

La tâche qui se pose à toutes les forces progressistes authentiques du pays est de conduire la lutte de classes des exploités et des catégories sociales marginalisées par le système politique et économique actuel sans servir de marche-pieds pour leurs ennemis de classe, fussent-ils "opposants" et "démocrates".

 

PADS

 

31 janvier 2011

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