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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 16:20

fernand ivetonCommémoration de l’anniversaire du martyre de Fernand Iveton, militant communiste mort pour l’indépendance de l’Algérie


Article de William Sportisse pour Alger Républicain repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


« Pour l’Algérie de demain avec la lutte de classe qui s’annonce nous aurons besoin de tous les camarades … »(Extrait d’une lettre de prison de Fernand Iveton)

 

Après son arrestation le 14 novembre 1956 par les forces répressives du colonialisme français, Fernand Iveton a entretenu, avant son exécution le 11 février 1957, une correspondance suivie (une lettre par semaine) avec Maître Joë Nordmann, juriste international membre du Parti communiste Français qui prit en charge la défense de ses intérêts au côté de Maître Smadja alors membre du Parti communiste Algérien.

 

Le pouvoir colonial voulait impressionner les militants européens anticolonialistes qui désiraient s’engager dans la lutte armée. L’exemple donné par Iveton ne devait pas se reproduire. Il accéléra le rythme de la procédure en désignant d’office un avocat, Me Lainé, pour défendre Iveton qui fut traduit devant le tribunal et condamné à mort dix jours après son arrestation. Le directeur de la prison de Barberousse où il est placé en détention le 19 novembre 1956 après avoir subi d’horribles tortures, l’informe le 2 décembre « qu’il n’a pas le droit de correspondre avec ses avocats » (lettre du 8 décembre à Joë Nordmann). Mais Iveton ne tient pas compte de ce mensonge du directeur de la prison, exige du vaguemestre que ses lettres soient recommandées afin qu’un récépissé de transmission lui soit remis et qu’un accusé de réception lui confirme l’arrivée à leurs destinataires.


Dans son ouvrage qui dresse le bilan de sa vie professionnelle et politique intitulé « Aux vents de l’histoire » Maître Joë Nordmann écrit : « Parmi les affaires que j’eus à plaider pendant « les événements d’Algérie », une, entre toutes, m’a laissé le plus fort souvenir. Triste souvenir parce que mon client, mon camarade, est mort sur l’échafaud. Mais souvenir fervent, aussi, que celui de Fernand Iveton. Sa droiture, sa clarté d’esprit, sa fidélité aux principes de liberté et d’indépendance m’impressionnèrent lorsque pour la première fois je le rencontrai à la prison de Barberousse d’Alger. Il avait trente ans.  » [1]


Joë Nordmann écrit encore que le Président de la République Française René Coty qui« était bien convaincu de l’injustice de la condamnation à mort de Fernand Iveton l’a néanmoins envoyé à la guillotine. L’Algérie Française l’exigeait.  » La bourgeoisie capitaliste française et la grosse colonisation terrienne ne pouvaient pas lui pardonner de s’être dressé contre l’oppression d’un peuple. Sa conscience de classe que partageaient tous ses camarades du Parti communiste Algérien ne pouvait que le conduire à comprendre les liens étroits existant entre la lutte contre l’oppression des peuples et l’exploitation de l’homme par l’homme. Sa conscience de classe l’amenait à distinguer les peuples de leurs oppresseurs et de leurs exploiteurs. Elle l’avait éveillé à cette idée que seule la lutte des peuples sur leur sol national et leur union à l’échelle internationale dans le combat contre leurs oppresseurs et exploiteurs étaient décisives pour les vaincre. Enfin, il était convaincu que le socialisme était la solution pour se débarrasser de l’exploitation et de l’oppression. Des passages de ses correspondances à Maître Joë Nordmann le confirment.


En effet, dans sa lettre du 25 janvier 1957 à propos des illusions de compagnons de détention on relève cette phrase : « Tous ici attendent l’ONU. Quant à moi je suis sûr que cela ne changera rien car notre lutte se joue sur le sol algérien avec nos alliés les plus sûrs, le peuple de France et son P.C.F  ». Toujours dans cette lettre, il ajoute : « Pour l’Algérie de demain avec la lutte de classe qui s’annonce nous aurons besoin de tous les camarades, et les Algériens d’origine européenne doivent y participer. Mais quand je dis cela, dans mon esprit il n’y a pas de distinction raciale car les Musulmans aussi savent qu’ils auront à lutter pour leurs revendications sociales ». Enfin, dans sa lettre du 31 janvier 1957 il exprime à son avocat son ferme espoir « d’une libération prochaine avec la paix retrouvée dans la fraternité de nos deux peuples, gages certains de nos victoires futures pour le socialisme et la paix mondiale.  »

 

Le combat qu’a mené Iveton n’est pas encore achevé, il est vrai. Il se poursuit encore sous nos yeux de nos jours. Les soulèvements populaires de Tunisie et d’Égypte qui ont chassé du pouvoir des exploiteurs bourgeois corrompus et corrupteurs qui se sont vendus à l’impérialisme et qui l’ont servi annoncent les victoires de demain contre l’exploitation et l’oppression pour l’émancipation des peuples de notre planète.

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 00:01

logopads.gifPourquoi le PADS soutient les manifestations contre le régime de la bourgeoisie compradore, affairiste et exploiteuse mais n'est pas prêt à se ranger derrière l'opposition libérale

 

 

Les camarades du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS) répondent à une question d'un visiteur du site web http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Cher ami,

 

Vous nous demandez si nous appelons à marcher ou non contre Bouteflika.

 

La réponse à votre question est contenue dans notre déclaration.

 

La pointe de notre combat n'est pas dirigée contre Bouteflika seulement mais contre tout le régime de la bourgeoisie compradore, affairiste, exploiteuse et ses alliés, y compris parmi les partis et organisations de l'opposition ultra-libérale.

 

Face au désastre provoqué par la politique économique ultra-libérale mise en oeuvre depuis 20 ans, à la misère, à la détresse sociale indicible des travailleurs et des jeunes, aux inégalités qui n'ont pas de précédent depuis 50 ans, face aux conséquences de cette politique, les partisans du capitalisme cherchent à sauver ce système tout en en ravalant la façade et en sacrifiant sans état d'âme ceux qui l'ont incarné depuis des années et sont de ce fait complètement discrédités.

 

Nous soutenons toute action, toute manifestation, toute grève dirigées contre ce régime et ses choix de classe. Nous dénonçons toute entrave à la liberté d'expression des travailleurs et des progressistes. Quand nous en avons les moyens, nous organisons nos propres initiatives, fussent-elles d'envergure limitée, sous des mots d'ordre clairs pour la réalisation des aspirations de classe des masses laborieuses. Quand nos forces ne nous le permettent pas, nous nous adressons aux travailleurs entraînés dans les marches organisées par les partis bourgeois ou petits-bourgeois pour qu'ils impriment à ces marches leurs revendications politiques et économiques de classe.

 

Cependant, le PADS ne marchera pas derrière les partisans de l'ultra-libéralisme et amis des magnats de l'huile et du sucre, affameurs du peuple et exploiteurs sans vergogne des travailleurs. Il ne marchera pas derrière ceux qui se concertent avec l'ambassadeur des USA pour obtenir son appui dans leur course au pouvoir après avoir conféré avec les responsables des services de sécurité algériens. Il ne marchera pas sous la banderole agitée par ceux qui n'ont rien trouvé de mieux à faire que de chercher à gagner la sympathie de Cohn-Bendit, ancien partisan de la libération de Ali Belhadj, au plus fort des massacres commis par les terroristes du FIS, et député européiste enragé, viscéralement hostile à tout peuple aspirant à se libérer de la tutelle des grandes puissances impérialistes.

 

Le PADS marchera avec les travailleurs, les jeunes, les petits fellahs, les intellectuels démocrates progressistes et humanistes, les cadres honnêtes et patriotes de l'Etat et de l'économie, pour un changement radical de régime, pour que soit enfin instaurée la république démocratique et populaire rêvée par les masses populaires et esquissée dans le Programme de Tripoli et le programme du PCA à la veille de la proclamation de l'indépendance de l'Algérie après une guerre de libération lourde de sacrifices.

 

Nous ne tromperons par les travailleurs et les jeunes par des mots d'ordre suivistes qui les pousseraient à se mettre à la remorque des partisans du capitalisme dits d'opposition, à servir de chair à canon pour favoriser la réalisation de leurs objectifs de rééquilibrage des forces en présence au sein du régime, sans rupture avec le système capitaliste, quels que soient les bavardages sur le "changement de régime". Les travailleurs conscients ne veulent pas servir de forces d'appoint pour une "Révolution sans révolution" comme celle que l'impérialisme cherche à imposer en Tunisie après avoir lâché la marionnette Ben Ali vomie par le peuple. Nous les mettrons en garde pour qu'ils ne soient pas les jouets des forces de l'ultra libéralisme et les instruments inconscients du plan des puissances impérialistes qui considèrent que le moment est venu de prendre complètement le contrôle de l'Algérie par l'intermédiaire d'hommes de paille totalement soumis à leurs visées et encore plus réactionnaires que les gens du régime.

 

Il serait criminel de cacher au peuple et aux travailleurs que les dirigeants de l'opposition ralliée à l'ultra libéralisme agissent de concert avec les pays impérialistes et jouent sur tous les tableaux pour arriver à leurs fins: exercer le pouvoir pour gérer "loyalement" un territoire selon les voeux des pilleurs impérialistes, les règles et les critères qu'ils ont définis pour le monde entier afin de soutirer le maximum de profits des pays pris dans leur filet. Il serait impardonnable de notre part de ne pas éveiller la vigilance des travailleurs pour qu'ils ne tombent pas dans le piège de leurs ennemis de classe déguisés en amis compatissant à leur détresse, sous prétexte que l'heure est d'abord à la lutte pour la démocratie et que les objectifs que nous poursuivons seront débattus plus tard grâce aux "acquis de la démocratie". Les comploteurs ultra libéraux nous disent en substance: "battons-nous pour la levée de l'état d'urgence, pour la démocratie et c'est elle qui fournira ensuite aux travailleurs le cadre le plus favorable à l'expression de leurs revendications". Beaux discours et belles proclamations sauf que leur contenu est mystificateur. Depuis la sanglante manipulation d'octobre 1988, la grande masse du peuple a appris que la bourgeoisie compradore, affairiste et exploiteuse a toujours agi sous le drapeau des "réformes démocratiques" pour renforcer son influence, son pouvoir, mettre la main sur les richesses créées par le pays depuis 50 ans, plonger les travailleurs dans un moyen âge social, en un mot effectuer une contre-révolution d'une envergure inimaginable au point que, dans un pays qui a accumulé tant de pétro-dollars, des milliers de jeunes et de travailleurs se sont suicidés depuis le début des années 1990 qui ont sonné le glas des acquis du développement et de l'édification nationale économique et social enregistrés après l'indépendance. Nous ne séparons pas la forme démocratique de gouvernement de son contenu de classe. Nous ne séparons pas le combat démocratique de la lutte pour mettre en échec les complots des pays impérialistes. Démocratie populaire en faveur de la classe ouvrière, de la paysannerie laborieuse, des couches intermédiaires vivant de leur travail et écrasées elles aussi par le système impérialiste-compradore ou démocratie bourgeoise inféodée à ce système? Telle est la question posée à l'étape actuelle des luttes.

 

Nous alertons les travailleurs sur le profond travail d'infiltration effectué par l'impérialisme dans notre pays avec l'assentiment de tous les clans du régime, y compris de ceux qui ont pu considérer qu'il fallait leur faire des concessions pour desserrer la pression lors de la lutte contre le terrorisme islamiste. Nous disons aux travailleurs et aux progressistes: "Attention! Le pays impérialistes ont tissé des liens très étendus avec de nombreuses associations et organisations pour les embrigader et en faire les instruments de réalisation de leur plan expansionniste. N'attendez pas qu'il soit trop tard pour déjouer leurs plans! C'est maintenant qu'il faut vous battre pour arracher les libertés d'expression sans servir de masse de manoeuvre à ceux qui vous chantent le doux refrain de la démocratie pour vous berner!" Le fait que le pays n'est plus depuis quelques années sous le joug des puissances financières grâce à la quasi extinction de la dette extérieure ne plaît absolument pas à ces puissances qui craignent par dessus que la proie Algérie s'échappe de leurs griffes à la faveur d'un sursaut patriotique.

 

Comment ne pas interpréter le silence des partis d'"opposition" sur la question des pressions des USA pour obtenir une base pour l'Africom, comme un signe d'allégeance tacite à l'impérialisme? Compte tenu de l'histoire anticolonialiste de notre pays aucun courant politique de droite ne peut ouvertement déclarer son accord avec les demandes américaines. Mais il peut leur manifester son acquiescement en observant un silence calculé.

 

Les partisans du capitalisme, agents actifs de l'application des sinistres ajustements structurels - dont les résultats sont d'avoir détruit les acquis de l'industrialisation et d'avoir placé le pays sous la dépendance économique de l'impérialisme - ont en réalité participé consciemment ou de fait au monopole de la vie politique par leur soutien à la loi sur les partis, à leur refus même maintenant de demander clairement son abrogation. Ils ont contribué à étouffer la voix des travailleurs en échange de l'accès à certains privilèges politico-médiatiques, pour ne citer que ces aspects.

 

Notre principe tactique est d'être dans toutes les manifestations avec nos propres analyses, nos propres mots d'ordre et nos propres objectifs sans se laisser lier les mains par aucun appel à la "trêve idéologique et politique" avec les partis de la bourgeoisie et de la petite-bourgeoisie "modernistes" au nom d'une soi-disant unité la plus large des "démocrates" qui serait "indispensable" pour abattre le régime. Notre tactique est de combattre les tentatives d'exploiter le mécontentement des travailleurs et les révoltes des jeunes, par les partis et organisations qui critiquent d'un point de vue encore plus réactionnaire certaines décisions économiques du pouvoir en se camouflant sous le drapeau de la lutte pour la démocratie pour cacher leurs objectifs de classe. Pour de nombreuses forces politiques de l'"opposition démocratique", l'enjeu actuel est de se faire des alliés parmi les pays impérialistes et des secteurs de la bourgeoisie lésés par le contrôle qu'une frange "éclairée" du régime a introduit pour éviter à moyen terme une situation révolutionnaire de nature à mettre en péril leurs positions. On ne peut comprendre cette soudaine ébullition si on ne tient pas compte des contradictions qui ont éclaté au sein du régime et de l'instrumentalisation de tel ou tel groupe d'"opposants" par tel ou tel groupe de la bourgeoisie compradore et de ses alliés, soutiens ou parrains dans le régime. La grande masse des travailleurs en est consciente. Elle étudie le moment le plus favorable pour faire entendre sa voix mais n'a aucune envie de tomber dans le piège des conflits internes à ses différents groupes de la bourgeoisie affairiste. Les émeutes du 5 octobre 1988, l'émergence du FIS et son terrorisme de masse, les événements sanglants de Kabylie de 2001, ont cruellement instruit les éléments les plus conscients d'entre eux.

 

La responsabilité historique des communistes algériens et de toutes les forces de progrès du pays est de travailler à la prise de conscience des travailleurs pour qu'ils jouent un rôle fondamental dans les luttes en vue d'un changement radical de régime. Ces luttes vont être longues étant donné les grandes difficultés que le mouvement ouvrier révolutionnaire algérien doit surmonter pour s'affirmer et peser de tout son poids dans les luttes politiques. Ces difficultés été créées par la destruction de la classe ouvrière et de ses organisations politiques et syndicales de classe sous les coups, non seulement des islamistes et des alliés de ces derniers dans le pouvoir, mais aussi des ajustements structurels, de la désindustrialisation qu'ils provoquée, de la liquidation des franges les plus expérimentées de la classe ouvrière que cette désindustrialisation a entraînée. Ces difficultés sont aussi le résultat de la trahison en 1990-1993 de la majorité de la direction et de l'encadrement du Parti de l'Avant-garde Socialiste. La liquidation de ce parti dont se réclament avec fierté les militants du PADS et bien d'autres, a désarmé les travailleurs et les petits fellah au moment où ils en avaient le plus besoin pour contrer la sauvage offensive lancée contre leurs conquêtes sociales. Cette offensive a été activement soutenue, sous couvert des "réformes économiques et sociales", par ces partis dits "démocratiques" et pratiquement toute la presse aussi bien gouvernementale que celle dite démocratique. Celle-ci n'hésite pas ensuite à verser des larmes de crocodile sur la paupérisation des masses comme si cette paupérisation n'avait aucun lien avec la libéralisation qu'elle a défendue, qu'elle défend encore et qu'elle met simplement sur le compte de la "mauvaise gouvernance" ou de "l'autoritarisme" du pouvoir pour laver de leurs responsabilités les tenants du choix capitaliste, dans le pouvoir ou en dehors de lui.

 

Les partisans d'un capitalisme dépendant mais à visage "démocratique" cherchent seulement à "déverrouiller" la vie politique au profit des couches sociales qui ont recueilli leur part du coup de barre déclaré vers le capitalisme en 1987-1990, sans remettre en cause les orientations capitalistes du régime, sources de la misère des masses et du désarroi total des enfants du peuple. Ce n'est pas pure coïncidence si de nombreux porte-parole de la petite-bourgeoisie "moderniste" se prévalent de leur statut social de "classes moyennes" qui les habiliterait, en vertu des pseudo théories socio-politiques en vogue, à guider la société en leur qualité de gage et de fondement de sa stabilité. Sous ce verbiage politico-idéologique perce la prétention de ces couches sociales à éloigner les travailleurs du socialisme, à les éduquer dans la soumission à l'ordre capitaliste, à le faire admettre comme "le moins mauvais des systèmes" et malheureusement conforme à la "nature humaine" qu'il convient seulement de corriger par des mesures sociales bien étudiées. Ce rôle de chien de garde du capitalisme, grassement rémunéré dans un système injuste de redistribution du revenu national, faut-il préciser, sera combattu sans concession par les communistes.

 

Nos buts sont de guider la classe ouvrière, la paysannerie laborieuse et toutes les couches sociales exploitées ou victimes de la domination financière impérialiste pour changer l'ordre actuel, conquérir les libertés démocratiques, instaurer un véritable régime démocratique populaire assurant le progrès social et une indépendance économique réelle.

 

Sous la bannière de la lutte contre le "système", l'aile la plus entreprenante parmi les initiateurs de la marche du 22 janvier et celle du 12 février prochain, la mieux organisée et la plus liée à des cercles du pouvoir et à l'impérialisme, cette aile cherche à faire d'une pierre deux coups: imposer la politique ultra-libérale que réclament les secteurs de la bourgeoisie compradore et des couches industrielles monopolistes, arracher leur participation à la décision politique à la faveur de l'affaiblissement, voire de l'éviction pure et simple des courants détenant dans le pouvoir une hégémonie issue de l'histoire de la constitution de l'Etat algérien, hégémonie devenue aujourd'hui insupportable pour toutes les classes et couches sociales. Forts des appuis dont ils jouissent au sein même du régime, ces initiateurs agissent soit pour un nouveau partage des rôles dans l'Etat, soit pour se substituer aux groupes dirigeants tout en continuant la même politique économique et sociale ou en l'aggravant en "dorant la pilule".

 

La tâche qui se pose à toutes les forces progressistes authentiques du pays est de conduire la lutte de classes des exploités et des catégories sociales marginalisées par le système politique et économique actuel sans servir de marche-pieds pour leurs ennemis de classe, fussent-ils "opposants" et "démocrates".

 

PADS

 

31 janvier 2011

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 20:27

610px-Flag and map of Algeria.svgFace à l'impasse économique et sociale et aux manœuvres des forces de l'ultra-libéralisme, quelle alternative pour les travailleurs Algériens et le pays?


 

Communiqué du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS) repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La crise politique et sociale se développe dans notre pays. L'effervescence politique gagne de nombreux courants d'opinion à la suite des manifestations récentes des jeunes de nombreuses villes et région du pays. La chute de la dictature du clan Benali en Tunisie abattue par la révolte sociale de la jeunesse marginalisée et de l'intifadha du peuple a redonné espoir dans notre pays à de larges couches de la société dans leur capacité à arracher la liberté d'expression et d'organisation.

 

Le mécontentement de larges catégories sociales populaires est très grand face à la cherté de la vie, aux difficiles conditions de vie, au fossé qui sépare une petite minorité de riches trafiquants et d'exploiteurs à l'immense majorité de la population, à l'absence de perspectives pour les jeunes et les travailleurs, à l'absence de rupture avec le système capitaliste parasitaire et antinational, au verrouillage de la vie politique. Il a atteint un tel degré qu'il a attisé les conflits dans le pouvoir entre les diverses fractions de la bourgeoisie compradore, affairiste, parasitaire, trafiquante et exploiteuse et entre leurs représentants parmi les partis et personnalités politiques médiatisés par la presse.


 

Les divers clans de la nouvelle bourgeoisie et les Etats impérialistes intriguent pour renforcer leur domination sur l'Algérie, piller ses richesses et exploiter encore plus les travailleurs


 

Ces luttes de clans n'ont rien à voir avec la recherche de solutions aux problèmes des travailleurs, de leurs enfants, de la petite paysannerie, des couches sociales qui ne vivent qu'à la sueur de leur front, aux problèmes du chômage, du logement, de la misère, du favoritisme et du népotisme, des inégalités de classe.

 

Les barons de l'import se battent entre eux pour monopoliser la plus grande part des ressources en devises de l'Etat. Ils utilisent certaines franges de la jeunesse déshéritée qu'ils ont réussi à tromper pour le repartage des zones tombées sous leur domination depuis 1990 et le contrôle de l'importation des produits alimentaires de base comme l'huile, le sucre, le café, le lait en poudre, les céréales et légumes secs, ou des médicaments et d'autres produits sur lesquels ils ont bâti leurs immenses fortunes ces dernières années.

 

Ils n'acceptent pas que la taille de leur gâteau soit réduite. Ils veulent plus d'argent de l'Etat et moins ou pas d'impôts du tout. Ils veulent continuer à faire fuir les capitaux en toute impunité à travers le système de la surfacturation des biens importés. Ils refusent tout projet d'investissements de réindustrialisation du pays qui aurait pour effet de réduire leurs importations et leur part dans le partage des devises du pays. Ils se dressent contre toute mesure tendant à réduire l'hémorragie des devises provoquée par la hausse vertigineuse des importations et des profits rapatriés par les sociétés étrangères. Ils veulent continuer à gaspiller l'argent du pétrole dans l'importation de biens de luxe pour satisfaire l'appétit insatiable de la minorité des gros possédants.

 

Ils tentent de consolider leur force économique par un contrôle direct des leviers de direction de l’Etat.

Les pays impérialistes exploitent de leur côté le mécontentement populaire et l'impopularité du régime. La crise économique mondiale du capitalisme les pousse à intensifier leurs pressions pour accentuer leur mainmise sur l’Etat algérien. Plus l’Etat leur fait de concessions, comme l’accord d’association avec l’Union européenne, le dialogue permanent avec l’OTAN, dans le but de préserver les intérêts des classes possédantes et l’hégémonie des groupes dirigeants du régime, plus les puissances impérialistes sont incitées à exiger davantage de faveurs. Et plus elles encouragent leurs alliés internes à remettre violemment en cause les timides tentatives de contrôle des transactions financières extérieures amorcées par une frange de ce pouvoir depuis l’été 2009.

 

Le but de leurs pressions ouvertes ou cachées est de porter à la tête de l'Etat des valets à leurs bottes pour piller à plus grande échelle encore les richesses du pays. Ils travaillent à renforcer les pouvoirs des clans disposés à se mettre sans hésitation à leur service. Ils financent une multitude d’associations, appâtent des jeunes et citoyens de divers milieux socioprofessionnels, tissent sans relâche de vastes réseaux d’influence pour établir leur domination sur le pays, étouffer toute évolution favorable aux intérêts des couches laborieuses du pays et contraire à ceux des oligarchies financières impérialistes. Ils continuent à manipuler des groupes terroristes islamistes pour justifier leurs ingérences militaires dans la région au nom de « la lutte internationale contre le terrorisme ». Ils appuient les hommes qui leur ouvriront toutes les portes du pays et leur permettront en particulier d'installer des bases militaires. Ils espèrent transformer l'Algérie en néo-colonie et renforcer par son intermédiaire leur mainmise sur toute l'Afrique.

 

La sociale-démocratie française, support de l’impérialisme en Afrique et dans le monde, s’active pour maintenir l’Algérie dans l’orbite de la mondialisation impérialiste Elle agit par l’entremise de personnalités politiques affiliées à l’Internationale socialiste et tente d'embrigader certaines organisations syndicales « autonomes ».

 

De nombreuses forces politiques dans l'opposition ultra-libérale sont elles aussi étroitement liées aux importateurs et aux capitalistes nationaux et étrangers. Elles cherchent activement l'appui des puissances impérialistes. Les dirigeants de groupes d'opposition - RCD et certainement d’autres personnalités - sollicitent la sympathie et l'appui des USA. Le dirigeant du RCD a fait également un grand clin d'oeil à l'impérialisme français. Il s’est élevé contre la conclusion d'un accord de principe entre l'Algérie et l'Allemagne sur le projet d'énergie solaire « Desertec » aux dépens des groupes financiers et industriels français auxquels s'est associé le groupe algérien privé Cevital. Ce magnat créé de toutes pièces par des clans puissants du régime ne cache pas son désir de mettre les banques algériennes publiques à la disposition exclusive de ses projets monopolistes juteux. Le vrai problème pour le peuple algérien n'est pas de choisir avec qui, de l'Allemagne, de la France, du Japon ou de Rockefeller, il doit se lancer tête baissée dans le projet gigantesque d'énergie solaire pour l’alimentation de l'Europe. Le problème crucial est d'exploiter rationnellement les ressources gazières et pétrolières existantes afin d’assurer sa propre sécurité énergétique. Le vrai problème est de ne pas rééditer l'expérience ruineuse du plan d’exportations massives de gaz, le plan dit « Valhyd » condamnant l’Algérie à vider ses gisements dans un avenir tout proche.

 

Benbitour s'inscrit à fond, lui aussi, dans ce jeu au bénéfice des grandes puissances impérialistes. Ce personnage a été un homme de la Banque mondiale. Il a donné en 2000 le coup de grâce à l'appareil productif national par sa décision, en qualité de chef du gouvernement, d’interdire à l'Etat d’intervenir dans le financement des entreprises publiques industrielles.


 

Pour l'avènement d'un véritable Etat démocratique populaire de progrès, patriotique et anti-impérialiste


 

Les travailleurs, les petits paysans, la jeunesse marginalisée par le système capitaliste compradore actuel, tous ceux qui ne vivent que du produit de leur travail et qui désirent de profonds changements pour réaliser leurs aspirations sociales à des conditions de vie dignes et un lendemain meilleur, n'ont pas d'autre alternative que de se battre, s'unir, s'organiser pour des changements politiques, économiques et sociaux radicaux.

 

Ils doivent se battre pour leurs propres revendications politiques et sociales de classe dans la plus grande vigilance pour éviter de faire le jeu des forces de l’ultra libéralisme et de leurs porte-parole dans les partis de l'opposition "libérale". Ces partis ont approuvé et justifié les mesures imposées à l'Algérie par le FMI en 1994. En réalité, ils combattent toute politique économique de rupture avec les orientations ouvertement capitalistes suivies depuis le lancement des soi-disant réformes en 1990. Pour éviter de dévoiler leur vrai programme économique et masquer leur action en faveur du renforcement du poids de la grosse bourgeoisie, ils prétendent concentrer leurs luttes sur la liquidation du « système ». Ils arborent le drapeau de la lutte pour la dignité. Ils feignent d’ignorer que la destruction de l'économie nationale, la paupérisation de la grande majorité de la population, l'aggravation du chômage avec la dissolution des entreprises, le fléau de la prostitution, les inégalités sociales, la corruption, le détournement de l'argent de l'Etat, l'accaparement des terres agricoles, l'abandon des populations de vastes régions du pays à leur sort, etc., sont des conséquences directes de ces ajustements qu’ils ont soutenus et veulent « approfondir ». Le musellement de la vie politique, sous prétexte de lutter contre le terrorisme, n’a servi et ne sert qu'à briser toute résistance populaire à cette politique désastreuse. C'est une grande hypocrisie que de se présenter comme le défenseur de la "dignité" quand on a appuyé une politique dont le résultat a été de plonger dans une profonde détresse les travailleurs, de pousser à la "harga" ou au suicide des milliers d’entre eux et de jeunes depuis 1994. C'est une grande hypocrisie que de dénoncer le verrouillage politique quand on a, comme le RCD, appuyé la modification en 1996 de la loi sur les partis dans un sens anti-démocratique et policier, quand on a siégé sans hésitation dans un gouvernement issu de la fraude et de la manipulation électorales.


 

Travailleurs, jeunes des couches populaires, petits paysans, petits artisans et commerçants, cadres honnêtes de l'économie et de l'Etat, battez-vous pour un système politique, économique et social qui défend vos intérêts.

 

Battez-vous pour que soient chassés de l'Etat les féaux des barons de l'import, des spéculateurs, des exploiteurs!


 

Battez-vous pour:


 

-l'abrogation de la loi sur les partis, de la loi et des règlements scélérats qui empêchent la formation de vrais syndicats de classe indépendants, la liberté de réunion, d'expression, d'organisation, de manifestation pacifique;

 

-le droit à l'accès à la radio et à la télévision publiques pour faire entendre votre voix;

 

-mettre fin au détournement de l'Etat d'urgence de ses objectifs: la lutte contre les groupes terroristes qui utilisent l'Islam pour réaliser leurs conceptions moyenâgeuses ; supprimer toutes les dispositions de cet état d’urgence interdisant les rassemblements, les manifestations, les réunions des travailleurs, des paysans, des jeunes, des forces démocratiques et progressistes;

 

-le soutien financier et matériel de l’Etat à la presse d’opinion démocratique, progressiste et patriotique;

 

-l'abrogation du code de la famille et l'abolition de toute discrimination envers les femmes.


 

Battez-vous pour:


 

-la reconstitution des entreprises publiques pour l'importation et la distribution des produits alimentaires de base, le médicament, les principaux matériaux de construction et équipements, l’élimination des monopoles privés qui ont accaparé le commerce extérieur ;

 

-l'appui à la relance et au développement d’entreprises publiques chargées de produire des biens et services de base comme le lait, le sucre, l'huile, la semoule et la farine, les médicaments, le transport public, la santé, etc., afin de briser tout monopole privé dans quelque secteur que ce soit;

 

-une politique de relance industrielle, seule capable de créer de vrais emplois durables, à travers la réhabilitation du secteur public comme moteur et colonne vertébrale du développement ; pour une gestion transparente et démocratique de ce secteur;

 

-un soutien massif à la petite paysannerie afin de l'aider à accroître la production des aliments de base, à améliorer ses conditions de vie;

 

-la renationalisation des secteurs stratégiques privatisés ;

 

-une véritable politique de formation professionnelle, de recherche scientifique et technologique liée aux besoins de la relance des secteurs productifs;

 

-une planification démocratique et scientifique;

 

-une politique de logement social décent et d’aide au loyer pour les locataires à faibles revenus;

 

-l’application de la loi obligeant les employeurs à déclarer leurs salariés à la sécurité sociale, la lutte contre la précarisation des salariés et l’utilisation arbitraire des contrats à durée déterminée pour asservir le travailleur ;

 

-la suppression de la TVA sur les produits de base et de large consommation ainsi que sur les équipements productifs, l'augmentation des impôts directs sur les bénéfices des sociétés et les revenus des catégories sociales les plus riches, l'institution de lourdes taxes sur les produits de luxe, l'application de l'impôt sur la fortune et sur tout signe d'opulence;

 

-la lutte contre l'évasion fiscale, la grosse corruption et les signes d'enrichissement des responsables à tous les niveaux de l'Etat et des entreprises publiques;

 

-l'abrogation de l'accord d'association avec l'Union européenne;

 

-le refus de l'intégration à l'OMC ou à toute zone de libre-échange qui détruit notre économie nationale et plonge les travailleurs dans la précarité, zone arabe, Maghreb, UE, etc.;

 

-l'intensification de la coopération et de l’entraide économiques, culturelles et militaires avec les pays qui rejettent le diktat de l'impérialisme.

 

 

Battez-vous contre toute ingérence étrangère dans les affaires internes du pays!

 

Battez-vous pour que l'Algérie ne s'intègre en aucune manière à l'OTAN, à aucune structure militaro-politique de domination impérialiste des peuples!

 

Ne comptez que sur vos propres luttes organisées et coordonnées pour arracher de vrais changements!

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 20:51

logopads.gifFace à l’aggravation de la situation sociale des masses et au diktat insolent des importateurs de biens alimentaires et des grossistes



Édifions les instruments d’organisation des luttes pour l’instauration d’un véritable État démocratique populaire de progrès !



Communiqué du Parti Algérien pour la Démocratie et le socialisme (PADS) repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La hausse sans précédent du prix des biens alimentaires de base importés, hausse fortement amplifiée par le diktat des importateurs et des grossistes, a déclenché depuis plusieurs jours des manifestations de jeunes dans toutes les villes et régions du pays. La révolte des jeunes des milieux populaires et ouvriers traduit le fait que la situation a fini par devenir insupportable face à la misère, au chômage, à l’impossibilité d’avoir son logement et de se marier, à la corruption, à l’enrichissement insolent d’une toute petite minorité de la société, à l’arbitraire, à l’arrogance de ceux qui dirigent le pays grâce au bourrage des urnes et verrouillent la vie politique, à l’absence d’avenir pour les couches sociales les plus démunies.



Cette situation n’est pas le résultat de la politique d’un homme ou d’un groupe de dirigeants, de simples erreurs politiques ou d’une mauvaise « gouvernance ». Elle n’a pas commencé avec Bouteflika et elle ne finira pas avec son départ. C’est la conséquence du grand tournant effectué ouvertement vers le capitalisme à la fin des années 1980 et camouflé sous l’enseigne des « réformes ». Ce tournant a été imposé par les partisans du capitalisme au sein du régime, avec à leur tête Chadli. Ils avaient joué la carte de l’intégrisme islamiste pour détourner le peuple des véritables solutions à la grave crise économique créée par les choix de classe de ce même régime, diviser les travailleurs et les jeunes, éliminer politiquement et physiquement leurs vrais défenseurs, les communistes et les progressistes.



L’accord passé avec le FMI en 1994, revendiqué et soutenu par tous les partis bourgeois sans exception, islamistes ou « modernistes », avait servi d’alibi pour imposer avec hypocrisie ce tournant comme un « moindre mal » ou comme une fatalité dictée par la « mondialisation ». Le désespoir de larges catégories de jeunes et de leurs parents face à une voie sans issue dans le cadre de ce système exprime l’approfondissement des inégalités entre une infime partie de la population possédant tout et l’immense majorité de la société réduite à vivre dans la précarité sans garantie du lendemain.Quelques milliers de famille se partagent l’essentiel du revenu national et des rentrées pétrolières grâce aux privatisations, à la libéralisation du commerce extérieur qui a placé sous le contrôle d’une bande de gros magnats plus de 3000 milliards de dinars de flux financiers, à la restitution des terres agricoles nationalisées en 1973, au lotissement d’immenses parcelles de terre fertile de l’État, à la subordination du secteur bancaire public aux intérêts égoïstes d’une poignée d’heureux élus du régime, aux exonérations fiscales et sociales qui ont fait baisser les prélèvements fiscaux sur le privé de 60% en 20 ans, à l’exploitation par les sociétés privées de jeunes payés par l’État dans le cadre de la prétendue politique de soutien à « l’emploi-jeunes ». Les taxes douanières ont été fortement baissées ces dernières années, notamment après l’accord d’association avec l’Union européenne qui a fini par achever les secteurs productifs du pays. Mais ces baisses n’ont pas profité aux consommateurs. Les prix des biens importés n’ont jamais connu de diminution. Le fruit de ces baisses s’est transformé en profits supplémentaires pour les importateurs, échappant au fisc grâce à leurs nombreux acolytes dans les appareils d’État.



20 ans d’application d’une politique capitaliste, 30 ans de sabotage du secteur public économique, n’ont apporté au peuple et au pays que misère plus grande, inégalités et injustices croissantes, arriération économique sans fin, destruction du tissu industriel que l’Algérie avait commencé à créer dans les années 1970 en investissant l’argent du pétrole pour garantir l’avenir des nouvelles générations.



La cause de la grave impasse actuelle est à rechercher dans cette politique qui se poursuit depuis 30 ans et pas dans de prétendus retards et freins aux réformes ou à « l’autisme » des dirigeants comme le claironnent la presse bourgeoise gavée par les recettes publicitaires et les politiciens rusés et fourbes des riches. Les profiteurs du capitalisme réel algérien ont une faim insatiable. Ils exigent toujours plus de mesures en leur faveur sans que leur système ait réussi à mettre sur pieds quoi que ce soit de comparable aux réalisations enregistrées dans les années 1970, en moins de dix ans, malgré les erreurs commises et des visions hégémoniques anti-ouvrières qui avaient entravé à l’époque la mobilisation populaire sur des bases démocratiques. Aucun industriel privé digne de ce nom n’a montré qu’il était capable de faire mieux que les entreprises publiques pendant les années 1970. Le pouvoir n’a rien fait d’autre depuis 20 ans que fermer la plupart d’entre elles pour remplacer leur production par l’importation, y compris la levure !



Dans ce capitalisme glouton, avide et à courte vue - peut-il être autre chose que cela dans un monde dominé par quelques puissances impérialistes décidées à briser les derniers arrivés ? - les nouveaux riches, chouchoutés par leur pouvoir depuis 30 ans, en arrivent jusqu’à considérer comme inacceptable le simple fait de facturer leurs ventes, de payer par chèque et de déposer leur argent dans les banques ! Un travailleur salarié paye comparativement trois fois plus d’impôts sur le revenu qu’un gros importateur, un industriel ou un affairiste ! Comment peut-on supporter une injustice aussi criante ?



A chaque avantage fiscal ou social accordé aux riches, le pouvoir cherche à équilibrer le budget en dévaluant de façon scélérate le dinar. Cette manipulation engendre la hausse du prix des biens importés et ne touche de plein fouet que le pouvoir d’achat des travailleurs, des retraités, des petits paysans et de ceux qui ne vivent que des maigres pensions de l’État.Les immenses réserves en devises du pays - 155 milliards de dollars ! - sont stérilisées dans les banques étrangères ou ne servent qu’à financer des dépenses d’infrastructure non prioritaires comme l’autoroute Est-Ouest. Des centaines d’usines auraient pu être construites depuis que les revenus pétroliers se sont améliorés en 2000. Mais le régime a opté pour le gel ou la destruction du potentiel industriel public au nom du désengagement de l’État de la sphère économique.



Une fraction du pouvoir actuel est maintenant effrayée par des perspectives qui peuvent devenir plus sombres avec l’aggravation prévisible de la crise mondiale du capitalisme et une chute du prix du pétrole qui pourrait en résultermalgré les « prophéties », sujettes à caution, sur une hausse des prix à attendre de la croissance en Chine et en Inde. Elle tente de freiner l’hémorragie des devises en resserrant le contrôle sur les relations financières extérieures de l’Algérie. Il est faux de croire que cette frange du pouvoir a fini par comprendre qu’il faut revenir à une politique en faveur des masses populaires. Ce qui la fait agir au point qu’elle entre en conflit avec les intérêts à court terme des capitalistes compradores ou industriels, avec ceux des couches les plus parasitaires du capitalisme, c’est la défense même du capitalisme face au danger d’une révolution populaire qui exproprierait les possédants. Tant mieux pour le développement du pays si elle réussit à ré impulser le développement des forces productives en réhabilitant le secteur public. Mais les intérêts capitalistes que ce groupe veut consolider durablement, y compris en relançant le secteur public industriel, continueront à constituer un frein sérieux à un authentique développement économique global. Les mesures prises à cette fin, comme l’instauration du crédit documentaire, sont inopérantes parce qu’elles évitent soigneusement d’éponger, par la hausse du taux d’imposition des plus riches et des taxes douanières sur les biens de luxe, l’énorme masse de revenus détenues par cette petite minorité de super privilégiés. S’attaquer à ces revenus, c’est s’attaquer la base sociale du pouvoir !



Il n’y a pas de salut à attendre de l’intérieur du régime ni des partis bourgeois d’opposition à la recherche du soutien des puissances impérialistespour les aider soi-disant à « instaurer la démocratie », ou la « démocratie certifiée » par la « communauté internationale » des USA, de la France et de l’Allemagne. Ces partis, le RCD, le CCDR, Benbitour et compagnie, défendent le capitalisme, les bourgeois anciens ou nouveaux, les multinationales. Ils cherchent seulement à obtenir un meilleur partage des clés du régime.



Les jeunes, les travailleurs, les couches populaires, ne doivent compter que sur leur propre lutte, leur propre travail unitaire et organisé pour créer les conditions de vrais changements politiques et sociauxavec l’avènement grâce à leur combat organisé d’un État de démocratie populaire véritable qui prépare le renversement radical du capitalisme. En dehors d’un tel régime il est illusoire de penser que le pouvoir actuel et les bourgeois qui le soutiennent peuvent mettre les revenus pétroliers au service d’un développement réel qui profiterait aux producteurs de richesses, aux travailleurs, aux petits fellah et aux artisans, à tous ceux qui ne vivent que du produit de leur travail personnel, améliorerait leur condition de vie, supprimerait la répartition injuste du revenu national, réduirait la dépendance par rapport aux États impérialistes.



Les jeunes en colère doivent isoler les casseurs manipulés, éviter de tomber dans le piège des manipulateurs qui cherchent à les utiliser pour préparer des changements d’équipe à l’intérieur du régime afin que rien ne change radicalement. Il faut mettre fin à la destruction et à la casse qui ne font qu’aggraver la situation du peuple.



La solution à la crise actuelle est de construire les instruments de mobilisation pour réaliser les aspirations des exploités et des couches marginalisées : un parti communiste fort et enraciné au sein des travailleurs, des syndicats de classe indépendants, des organisations de jeunes chômeurs, travailleurs, étudiants, paysans, hommes et femmes, un front démocratique populaire de progrès.


Communiqué du PADS - 8 janvier 2011

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 18:39

Algeria-RiotsManifestations dans tout le pays contre la cherté de la vie, la corruption, l’arbitraire et l’absence de perspectives politiques en faveur des couches laborieuses du pays

 

par Zoheir Bessa, pour Alger Républicain

 

repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

La colère des jeunes, des enfants issus des couches sociales les plus démunies et des travailleurs, une colère accumulée depuis des années est en train d’éclater partout et simultanément dans le pays.

 

Le détonateur de cette puissante explosion sociale est la hausse des prix des produits alimentaires de base. Cette explosion était prévisible. Les milliers de manifestations et de soulèvements localisés et éparpillés de ces dernières années ont préparé le terrain à un embrasement généralisé. Les quartiers populaires d’Alger, Oran, Béjaïa, Constantine, Annaba, etc., sont le théâtre d’affrontements avec la police, de jour comme de nuit. Les jeunes dénoncent la politique de mépris du régime à leur égard : chômage, favoritisme, logements sociaux au compte-gouttes, absence de politique d’aide au loyer pour les couples de chômeurs ou de salariés mal rémunérés, santé au rabais, corruption généralisée. Les gros scandales qui ont éclaté l’an dernier à Sonatrach ont indigné les citoyens. Mais ils n’ont débouché que sur l’arrestation de petits comparses. Les donneurs d’ordre ne sont pas inquiétés. Selon certains articles de presse ils peuvent même se permettre d’acheter des villas cossues à Neuilly ! La flambée des prix des biens alimentaires de première nécessité n’a été que la mèche qui a mis le feu aux poudres.


Comme s’ils voulaient narguer le peuple, les importateurs et les grossistes ont décidé d’augmenter d’un seul coup de 20 à 100% le prix des produits alimentaires de base, comme le sucre, l’huile, le café et les légumes secs. Le lait en sachet demeure introuvable. Les patrons des laiteries dictent leur loi. Cette situation réduit à la sous-alimentation ou même à la faim la grande majorité de la population. Une situation aussi intolérable n’est possible que parce que l’importation et la commercialisation de ces produits sont devenues le monopole d’une poignée de gros nababs grâce à la libéralisation du commerce extérieur, décidée en 1991. Ces gros nababs ont l’appui de personnages puissants du pouvoir. En 20 ans ils ont ramassé des milliers de milliards en imposant leurs prix et leurs insolentes marges de profit. Cet argent n’a pas servi à développer la production nationale. Il a été utilisé pour construire de grosses villas, de buildings loués à prix d’or aux sociétés étrangères et pour acheter des biens immobiliers à l’étranger.


Cette flambée est aussi la conséquence de la décision des classes de pilleurs et d’exploiteurs au pouvoir de ne pas soutenir le prix des produits alimentaires de base au nom des « saines règles de l’économie de marché », depuis que le choix pour le capitalisme a été publiquement affiché dans les années 1990. Le seul désir de ces classes parasitaires est de réserver les revenus pétroliers à leur enrichissement égoïste.


Pendant que le peuple souffre du chômage, de la malnutrition, des privations alimentaires et de la misère, l’argent du pétrole alimente les comptes en banque à l’étranger des corrompusou sert à permettre à des jeunes pistonnés à acheter de grosses voitures de luxe sous couvert de prêts à la micro-entreprise ou à « l’emploi jeunes ».


Évidemment ces prêts ne seront pas remboursés dans la plupart des cas, grâce au soutien des amis bien placés du « papa ». Les gens du régime chantent depuis des années le refrain archi usé du désengagement de l’État et du refus de suivre des politiques sociales qualifiées avec mépris de « populistes ». En réalité leurs discours sont d’une hypocrisie sans borne. Ils se sont en effet désengagés de toute politique en faveur des travailleurs et des plus démunis mais pour s’engager à fond à enrichir les plus riches en mettant dans leurs mains l’argent de l’État au moyen de gros marchés publics surfacturés et de très nombreuses astuces « légales » votées par des députés aux ordres comme la baisse des impôts sur les bénéfices des sociétés ou des taxes douanières sur l’importation de produits de luxe : voitures somptueuses, faïences, vêtements, produits électroménagers de haute gamme, etc. L’argent existe mais il va dans les poches des plus riches.


Il est clair qu’une course pour le pouvoir est engagée depuis des mois comme en témoigne l’éclatement des grosses affaires de corruption impliquant publiquement des personnalités du pouvoir, comme en témoigne aussi l’annonce faussement démentie de l’intention du frère du chef de l’État de se préparer à prendre les commandes du pays, comme en témoignent également l’agitation de nombreux chefs de partis politiques « d’opposition » en direction des ambassades des grandes puissances impérialistes et des appels à la « communauté internationale » pour les soutenir.


La crise mondiale du capitalisme a des répercussions multiples et profondes sur le pays.


Les difficultés créées par la crise internationale du capitalisme et les conséquences de l’absence de véritable politique de développement aggravent d’abord la misère des travailleurs et des couches sociales les plus démunies. Ces conséquences étaient prévisibles.Depuis des années Alger républicain n’a cessé de dénoncer l’incurie du pouvoir des classes parasitaires et possédantes. Un pouvoir représentant les intérêts de classe des travailleurs, de la petite paysannerie, des couches qui ne vivent que de leur travail aurait suivi une autre politique économique et sociale, une politique qui aurait permis d’éviter ces conséquences. Il aurait investi l’argent du pétrole dans l’industrie, l’agriculture, la création d’entreprises de réalisation de logements décents et accessibles aux petites bourses. Il n’aurait pas laissé l’argent du pétrole partir en fumée dans l’importation de biens de luxe pour une minorité. Il aurait donné la priorité à la réfection des routes qui desservent les quartiers populaires, au transport public et ferroviaire. Il n’aurait pas brûlé plus de dix milliards de dollars dans la construction d’une autoroute qui a pour seule fonction de fluidifier la circulation de centaines de milliers de véhicules individuels importés ces dernières années grâce au crédit à la consommation garanti par les banques de l’État et qui a permis aux multinationales de réaliser de gros profit sans tenir leur engagement de contribuer à la mise en place des noyaux d’une industrie automobile nationale. Il se serait appuyé sur le contrôle populaire pour traquer les gros fraudeurs du fisc. Il aurait taxé lourdement les dépenses parasitaires.


La crise a également créé des contradictions au sein du régime. Ses éléments les plus « clairvoyants », regroupés autour du chef du gouvernement, tentent depuis des mois de réduire la facture des importations et les sorties de devises. Leur souci est de préserver d’abord les intérêts à long terme de la bourgeoisie pour éviter une révolution populaire qui s’attaquera inévitablement aux privilèges amassés en moins de 30 ans par une minorité de nantis. C’est dans cet esprit qu’ils ont pris des mesures préventives pour atténuer les conséquences financières d’un grave effondrement du prix du pétrolequ’aucun prévisionniste ne peut écarter, étant donné l’évolution vers l’aggravation de la crise capitaliste mondiale, même si les cours sont repartis à la hausse ces derniers mois. Mais comme ils ont participé au verrouillage de la vie politique pour préserver les intérêts des classes possédantes, ils ont empêché la formation d’organisations politiques ouvrières et populaires indépendantes qui auraient pu jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre les gros importateurs et leurs hommes politiques dans ou en dehors du pouvoir. Ils sont incapables de chercher l’appui du peuple qu’ils ont appauvri et humilié pendant des années pour mettre fin au diktat des importateurs.


Au lieu de s’attaquer directement à la source de la spéculation et du commerce informel, c’est-à-dire à quelques dizaines de gros importateurs, ils ont lancé ces derniers mois et partout dans le pays la police contre les centaines de milliers de petits vendeurs à la sauvette. Traquer cette frange la plus démunie de la population et augmenter en même temps de 50% les salaires des policiers, c’était le meilleur cadeau de nouvel an fait à la mafia de l’import et du commerce spéculatif de gros ! Il est clair que les puissantes forces du gros commerce spéculatif, parties prenantes du pouvoir, ont actionné leurs nombreux relais dans le commerce informel pour tenter de détourner le mécontentement des masses populaires, se servir de lui pour obtenir l’annulation des récentes mesures qui tendent à obliger les barons de l’import à se soumettre aux contrôles fiscaux, comme la révision des registres du commerce des sociétés d’importation tous les deux ans, la facturation obligatoire pour les grossistes, le règlement par chèque des transaction de plus de 500 000 dinars.


Ce qu’il faut aujourd’hui pour sortir le pays de cette impasse c’est de consacrer l’argent de l’État aux investissements productifs qui créent des richesses durables. L’Algérie n’a pas besoin de prêter 85 milliards de dinars aux Emirs du Golfe pour que ceux-ci nous apprennent à créer un parc de loisirs et empochent de juteux bénéfices en devises sans verser un dollar de leur poche ! Elle a besoin d’usines qui réduisent les importations, donnent du travail, un vrai travail, un revenu durableet offre l’occasion aux jeunes diplômés de rivaliser dans l’innovation technologique afin de dépendre de moins en moins du marché capitaliste international. L’Algérie a besoins d’usines qui créent d’autres usines. Il faut rouvrir les usines de l’État qui ont été fermées, comme les fabriques de chaussures, de vêtements, renationaliser celles qui ont été privatisées et qui ne servent, comme le complexe sidérurgique d’El Hadjar, qu’à transférer des devises vers l’étranger. Il faut moderniser et augmenter les capacités de production des usines de lait de l’État, etc. Il faut arrêter les projets qui ne servent pas à créer une industrie de base. A quoi servent les centres commerciaux géants qui coûtent des centaines de milliards, financés avec l’argent de l’État ? A permettre à des sociétés étrangères de vendre leurs biens aux nouveaux riches et aux voleurs de deniers publics à un prix double ou triple de leur prix en Europe et à transférer de gros profits à l’étranger !


Ce qu’il faut c’est mettre fin aux lois et aux accords internationaux qui ont cassé la protection de la production nationale et ne permettront jamais à une industrie nationale de voir le jour.


Ce qu’il faut c’est aider la masse de petits fellahs à produire les biens alimentaires de base, lentilles, pois chiches, blé, etc. Or aujourd’hui l’État ne soutient que les gros fellahs qui spéculent sur les légumes et la pomme de terre. 9 fellahs sur 10 ne reçoivent aucune aide de l’État. Comment après cela réduire la facture des importations alimentaires ? L’argent du Fonds national de développement agricole a servi à grossir la corruption à de hauts niveaux. Des personnalités ont été citées par la presse sans que la justice n’ait réagi. Aucun bilan sérieux de l’utilisation de ce fonds n’a été établi.


Ce qu’il faut c’est que l’argent des banques publiques aille aux entreprises qui produisent des biens et notamment aux entreprises publiques abandonnées par le pouvoir depuis plus de 20 ans.Pas d’argent aux importateurs ou aux faux industriels qui se contentent, par exemple, de remplir des bouteilles avec de l’huile d’importation !


Ce qu’il faut c’est taxer fortement les biens de luxe consommés par une minorité de richissimes exonérés de charges et maniant à perfection la fraude fiscale grâce à des complices bien placés. Ce n’est pas en dévaluant en cachette le dinar qu’on augmente les rentrées fiscales de l’État pour équilibrer des comptes qui ont été déséquilibrés par les cadeaux que le pouvoir ne cesse de faire aux riches depuis 30 ans et surtout ces dernières années. Le pouvoir accorde des augmentations de salaire d’une main, sous la pression des grèves, mais les reprend de l’autre en dévaluant en un an le dinar de 10 %, ce qui augmente le prix des biens importés et grossit le portefeuille des importateurs. Cela est inadmissible !


Ce qu’il faut c’est de traquer les corrompus et les obliger à rendre l’argent volé.Il faut réaliser beaucoup de choses pour fournir aux travailleurs et au peuple de vraies perspectives d’espoirs, de paix, de tranquillité, de sérénité, de vraies raisons pour ne pas chercher à vivre ailleurs.


Mais ce qu’il faut surtout et en premier lieu c’est que les jeunes ne passent pas leur colère sur les biens publics en détruisant les abris bus, les transports publics, les sièges des agences de Sonelgaz ou de la Poste, en brûlant des usines. Ces biens servent d’abord à ceux qui n’ont rien. L’arme la plus efficace c’est le travail organisé, coordonné, réfléchi autour de mots d’ordre concrets, pour arriver à créer les conditions qui permettront de bâtir les organisations populaires de progrès capables de débarrasser le pays des corrompus et des pilleurs de biens publics, de soumettre tout élu à quelque niveau que ce soit à un contrôle populaire permanent.


C’est la meilleure façon de démasquer et de mettre hors d’état de nuire les manipulateurs qui tentent de se servir de la colère des jeunes et du peuple pour régler des comptes entre clans du pouvoir.Tout ce que veulent des manipulateurs prêts à mettre le pays à feu et à sang pour arriver à leurs fins, c’est de remplacer Hadj Moussa par Moussa Hadj, écarter du pouvoir un groupe de corrompus au profit d’un autre groupe de corrompus, mettre la main sur le magot de l’État et continuer la même politique capitaliste qui a ruiné le pays au seul bénéfice d’une petite caste d’oligarques.

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