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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 07:34

Die linkeElections régionales en Allemagne (Rhénanie du Nord – Westphalie)

 

 

Retour de « die Linke » à l’insignifiance électorale

 

 

Article EDT pour http://vivelepcf.over-blog.fr/ et http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Des élections régionales avaient lieu dimanche 13 mai 2012 en Rhénanie du Nord – Westphalie, le land le plus peuplé d’Allemagne, avec près de 18 millions d’habitants (la Ruhr).


Les résultats marquent un fort recul du parti de Angela Merkel, la CDU, menée localement par le ministre Norbert Röttgen. Il chute de 35 à 26% des voix, un minimum historique.


La sanction de la politique de bas salaires, de cadeaux fiscaux aux riches est sans appel. Angela Merkel est désavouée en particulier sur le nouveau pacte budgétaire européen qui a été au centre des débats de la campagne.


Les sociaux-démocrates (SPD) et les Verts, déjà à la tête de la région, confortent leur position. Le SPD gagne 4% à 38,5%. La baisse de la CDU profite ainsi à l’autre fer au feu de l’UE du capital en Allemagne, critique sur la Pacte budgétaire, mais totalement aligné sur Maastricht.

 

La vie politique allemande reste totalement cadenassée. Dans l’opposition maintenant depuis 3 ans, la social-démocratie a déjà réussi à se refaire une image de force de changement.


Cela d’autant plus facilement qu’aucun véritable choix alternatif n’est identifiable. Les 40% d’abstention en sont l’expression, comme l’émergence du vote « pirate », libéral-libertaire, sinon guignolesque, à 8%.


Au cœur du consensus entre CDU et SPD, les centristes du FDP (libéraux) se maintiennent après une série de reculs dans d’autres régions, 8%.


Le parti de gauche, « die Linke », modèle du Front de gauche français, essuie un nouvel échec cinglant. Le soufflé électoral de 2009 n’en finit pas de s’affaisser. De 5,6%, die Linke s’effondre à 2,5%. Cela représente même un tiers de voix en moins que la somme des résultats de ses composantes fondatrices aux élections régionales de 2005.


Il n’y a pas de quoi être surpris. Ce n’est pas l’adversité qui fait reculer Die Linke mais bien sa propre ligne. Le Parti de l’ancien ministre de l’économie SPD, Lafontaine, référence de Mélenchon en France, a pour perspective stratégique une alliance avec un SPD « tiré à gauche ». Il s’inscrit pleinement dans la « construction » européenne. Ses députés, derrière l’ancien Gorbatchévien Gregor Gysi, sont même allés en février dernier jusqu’à présenter à la présidence de la République fédérale, la franco-allemande Beate Klarsfeld, « chasseuse » de nazis avec son mari Serge certes, mais aussi supportrice fanatique de Nicolas Sarkozy en France et du gouvernement israélien.


La raison d’être de die Linke au niveau de toute l’Allemagne est posée, après les reculs enregistrés en Sarre, en Rhénanie-Palatinat, en Bade-Wurtemberg etc.


La chute électorale du modèle Linke, qui sert tant à enfumer les communistes et l’ensemble des progressistes français derrière l’opération Mélenchon/Front de gauche, doit faire réfléchir.


En Allemagne, comme en France, c’est d’un solide parti communiste, sur des bases marxistes et léninistes dont les peuples ont besoin. Pas d’une annexe de la social-démocratie.   

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 17:37

110328 die linke baudrucheElections en Sarre : Le soufflé « Die Linke » continue de se dégonfler en Allemagne

 

Article EDT pour http://vivelepcf.over-blog.fr/ et http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Les élections dans la région allemande de la Sarre ont eu lieu le 25 mars 2012. Les résultats ont traduit :


        une poussée de l’abstention, de 32,4% en 2009 à 38,4 en 2012;


        un maintien de la droite de Mme Merkel qui passe de 34,5% à 35,2;


 une forte progression des sociaux-démocrates, de 24,5% à 30,6;


 un effondrement des libéraux (9,2 à 1,2) dont les voix sont à retrouver vraisemblablement dans le parti « pirate », à l’identité tout à la fois libertaire, conformiste et branchée sur internet, qui enregistre 7,4% des voix. 

 

Notre attention se porte spécialement sur le résultat du parti de « gauche », « die Linke ».


Son co-fondateur, Oskar Lafontaine a dirigé le parlement local de 1985 à 1998 comme socio-démocrate. Cette influence avait permis d’obtenir en 2009 un résultat de 21,3% pour Die Linke.

 

En moins de 3 ans, le repli est brutal : Die Linke perd un tiers de ses voix (114.000 à 77.000) et se retrouve à 16%. En 2011 et 2012, des reculs de même proportion ont été enregistrés à Berlin, Brême, en Bade-Wurtemberg ou en Rhénanie-Palatinat, encore plus nets si on compare avec les élections législatives de 2009 (Sarre : 124.000 voix).

 

Die Linke est le « modèle allemand » pour les autres partis du PGE dont le Front de gauche français et le PCF.


Jean-Luc Mélenchon, ancien dirigeant secondaire du PS et sous-ministre de Jospin, essaie de suivre les pas de son exemple, son « alter ego », Lafontaine, ancien dirigeant principal du SPD et ancien ministre de l’économie de Schröder. Pierre Laurent a été intronisé président du PGE à la suite de Lothar Bisky ex-communiste de Die Linke.

 

L’essoufflement électoral de Die Linke fait ressortir sa véritable stratégie.

 

Lafontaine n’a cessé dans la campagne en Sarre de répéter que le vote Linke permettrait de tirer la social-démocratie à gauche dans une coalition régionale. Les électeurs ont préféré voter directement pour une social-démocratie qui assume son nom.

 

Principalement implantés à l’est, les anciens apparatchiks « communistes » dissidents désormais dirigeants de « die Linke » entendent régler des comptes avec leur histoire. Cela vient d’amener le groupe parlementaire fédéral Linke, présidé par le controversé Gregor Gysi, à défendre la candidature pour le poste de président de la République de la binationale Beate Klarsfeld, bien connue en France pour son soutien inconditionnel à…  Nicolas Sarkozy. Etonnante perspective de changement !

 

Le capitalisme allemand et européen a trouvé dans die Linke un relais pour canaliser la protestation des travailleurs, l’aile prête à se radicaliser des syndicats, pour écraser toute organisation révolutionnaire.

 

En France, Mélenchon est mis en avant pour les mêmes fins. Il est significatif qu’il appuie et valide l’axe capitaliste franco-allemand, porté par l’idéologie dominante, en appelant de ses vœux des « relations étroites avec les Allemands comme devoir permanent de notre pays » (page 118 de son livre « qu’ils s’en aillent tous »).  

 

Mais la démagogie a une limite, l’illusion électorale aussi. La preuve par l’Allemagne.

 

Communistes français, rejetons le modèle PGE, le modèle, fût-il allemand, de cogestion.

 

Notre place est avec les révolutionnaires allemands, forgés de leur dure et héroïque histoire, pas avec les réformistes, les traitres et les hypocrites.   

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 07:54

precarite-principale-raison-miracle-economiqu-L-FLxfb3La réalité du « modèle social » allemand pour la jeunesse : précarité généralisée, « jobs à 1 euros » et apprentissage au service du patronat

 

Article et tract de la Jeunesse Communiste du Paris 15 repris, et re-travaillé pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

(Légende de la photo: marre des jobs de merde à 1 euros!)

 

 

La référence au « modèle allemand », comme hier il s'agissait d'un miracle irlandais, espagnol ou britannique tous révélés comme des mirages avec la crise, est devenue un lieu commun de la classe dirigeante française comme européenne.

 

A entendre ses thuriféraires, l'Allemagne, ce serait le « carré magique » économique : croissance, faible taux de chômage, balance commerciale positive et stabilité des prix.

 

Outre que ces discours masquent le rôle qu'a pu jouer la construction européenne et l'Euro dans le renforcement de la puissance commerciale allemande, ils dissimulent avant tout le dumping social pratiqué par le patronat allemand, faisant jouer la « dévaluation compétitive » intérieure, c'est-à-dire la compression des salaires et la « flexibilisation » du travail.

 

Pour les salariés, et avant tout les plus jeunes, c'est un autre carré moins magique qui se fait jour: bas salaires, précarité, sous-emploi et esclavage moderne.

 

Derrière les taux officiels du chômage chez les jeunes à 9%, entre 20 et 25% des jeunes allemands de moins de 25 ans vivent sous le seuil de pauvreté.

 

A l'origine de la situation dramatique pour la jeunesse allemande, les réformes Hartz IV du gouvernement socialiste de Gerhard Schroder entre 2003 et 2005 qui prévoyaient notamment de faciliter les licenciements et de généraliser le contrat « flexible » comme la norme pour les nouvelles embauches

 

La précarité généralisée, le sort commun de la majorité des jeunes allemands

 

Sept ans après, le constat est édifiant. Pour l'ensemble des travailleurs, le nombre de contrats atypiques a augmenté de 30% entre 1999 et 2009, 47% pour les contrats à temps partiel et 131% pour les contrats intérimaires, d'après Destatis, l'INSEE allemande. En 2010, 8 millions d'allemands sur 30 millions de salariés subissaient un contrat précaire.

 

Dans la jeunesse, la précarité est devenue la norme. 54% des jeunes allemands de moins de 30 ans sont en contrat précaire selon une étude du syndicat IG Metall. A la fin de leurs études, seuls 9% des jeunes allemands trouvent un emploi à plus de 800 euros par mois. 28% se contentent d'un stage (non-rémunéré pour 40 d'entre eux), 27% d'un emploi temporaire.

 

Parmi les nouvelles embauches, 43% sont en contrat intérimaire, 42% en CDD. Seules 15% sont des CDI.

 

« Mini-jobs » à 400 euros et « Jobs à 1 euro par mois » : être pauvre dans le pays le plus riche d'Europe

 

Le cœur de la réforme Hartz IV était de lutter contre le chômage en menant la chasse aux chômeurs. L'allocation-chômage classique (Arbeitslosengeld I) est réduite à 12 mois, le chômeur est considéré ensuite de longue durée (Arbeitslosengeld II) et touche 350 euros par mois. Une allocation qu'il ne peut conserver à condition d'accepter tout type d'emploi proposé par l'agence pour l'emploi.

 

Chez les jeunes, c'est encore plus radical. N'ayant pas ou peu travaillé, ils rentrent souvent directement dans la deuxième catégorie et se voient sucrer leur allocation dès le premier refus.

 

Les conséquences sociales en sont dramatiques. Les salariés, souvent jeunes, sont contraints d'accepter des « mini-jobs » à 400 euros par mois maximum, mais en moyenne s’élevant à 250 euros, pour 10 à 15 heures de travail par semaine. Les scandales de ces conducteurs de bus à 2 euros de l'heure à Francfort, ou de ces aides-cuisinières à 2,5 euros à Thuringe deviennent de plus en plus la norme en Allemagne.

 

On a même parlé de ces « jobs à 1 euro », ces contrats-poubelle, assimilés légalement à des formes de travaux d'intérêt général, concrètement plus proches d'une forme de travail forcé. Comble de l'histoire, ce genre de travail n'est conçu que comme un complément à l'allocation et 80% du revenu revient à l’État, le salarié-chômeur ne garde que la portion congrue.

 

Selon la chercheuse Brigite Lestrade, qui a étudié les effets sociaux des réformes Hartz IV, 6,6 millions de personnes - dont 1,7 millions d’enfants - les bénéficiaires d’Hartz IV. Pour elle, ces 4,9 millions d’adultes (les « Hartzi ») sont en fait des chômeurs, des « quasi-chômeurs » dit-elle.

 

 

Le modèle de l'apprentissage allemand : du mythe à la réalité

 

Il est une idée pré-conçue qui fait fureur en France : celle de l'excellence du système d'apprentissage en Allemagne, qu'il faut comprendre dans le système éducatif allemand qui sélectionne dès l'âge de 10 ans les élèves destinées à des filières plus techniques, entrant soit dans une Realschule, pour ceux qui se destinent à devenir techniciens ou cadres dans la production, soit dans une Hauptschule, pour ceux destinés aux métiers d'artisans ou d'ouvriers qualifiés.

 

Les autres suivent une filière générale et rentrent au lycée (gymnasium). Le destin professionnel des jeunes allemands est souvent fixé dès l'âge de 10 ans, et les enfants confinés dans la filière technique dès leur plus jeune âge, bien que celle-ci ne soit pas sans bénéficier d'une certaine valorisation en Allemagne.

 

Si on rentre maintenant dans le vif du sujet, la situation de l'apprentissage en Allemagne est moins rose qu'il n'y paraît. L'apprentissage est souvent pour le patronat l'opportunité de disposer d'une main d’œuvre corvéable à merci, sans les moindres garanties légales, et souvent mal voire non-rémunérée, notamment dans la restauration.

 

Plus de 40% des contrats d'apprentissage ne vont pas à leur terme et la filière n'a plus le vent en poupe. En 2011, 75 000 postes d'apprentis n'auraient pas trouvé preneur, faute de candidats.

 

Ce bref aperçu de la réalité de la jeunesse salariée allemande suffit à démystifier le « modèle social » allemand qui transforme une part croissante des travailleurs allemands en citoyens de Dritter Klasse (citoyens de seconde zone).

 

Un « modèle social » pour le patronat allemandqui est parvenu à comprimer le coût du travail pour accroître les profits du capital, et surtout se donner un avantage comparatif sur le plan du commerce extérieur, renforcé par la monnaie unique qui a interdit ses concurrents de réaliser des dévaluations externes au moment où lui réalisait des dévaluations internes.

 

La colère des travailleurs allemands grondent. En 2011, le mot de l'année en Allemagne fut « Wutburger », le citoyen en colère. Mais cette colère, qui s'exprime dans de multiples manifestations et luttes locales, ne trouve pas d'organisation de classe et de masse pour la porter.

 

Le spectacle pathétique de Die Linke, organisation qui a supplanté l'ancien parti communiste d'Allemagne de l'Est et qui a soutenu en mars 2012 la sioniste et sarkozienne Beate Klarsfeld à l'élection présidentielle face au candidat du consensus dominant, l'anti-communiste Joachim Gauck, résume l'impasse politique dans laquelle se trouvent les travailleurs allemands, à la recherche d'un parti de classe pour organiser leur colère.

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 07:57

nicolas-sarkozy-beate-klarsfeld-2009-3-2-16-34-20.jpgLa candidate de Die Linke à l'élection présidentielle allemande, Beate Klarsfeld, soutient publiquement la candidature de Nicolas Sarkozy



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La baudruche médiatico-politique « Die Linke » en Allemagne ne cesse de dégonfler, révélant de plus en plus sa véritable nature.



En nette perte de vitesse lors des dernières scrutins, perdant aux régionales de 2011 entre 4 points au Bade-Wurtemberg jusqu'à 8,8 points à Berlin par rapport aux législatives de 2009, en passant par une baisse de 7 points en Rhénanie-Palatinat et de 5,8 points à Brême, Die Linke en est réduit aux coups médiatiques faisant apparaître ses propres contradictions.



Pour l'élection présidentielle de 2012, scrutin plutôt mineur étant donné le rôle honorifique du président fédéral et l'élection indirecte par le parlement, Die Linke a choisi une personnalité certes dotée d'une autorité morale incontestable mais aussi porteuse de positions politiques plus douteuses.

 

Face à Joachim Gauck, candidat du consensus CDU-SPD-FDP-Verts, pasteur et figure de l'opposition anti-communiste en RDA, « Die Linke » a choisi d'alimenter ce consensus en présentant Beate Klarsfeld.



Avec son époux Serge Klarsfeld, Beate est mondialement connue pour sa « chasse aux nazis » et son combat pour la reconnaissance de la Shoah. En Allemagne, elle reste aussi symboliquement comme celle qui a osé gifler le chancelier Kiesinger, ancien membre du parti nazi, en 1966.

 

Les positions politiques de Beate Klarsfeld sont pourtant très éloignées de celles historiquement tenues par les communistes, voire même d'une « gauche radicale » que voudrait désormais incarner « Linke ».



Beate Klarsfeld, une sioniste invétérée : incompatibilité ou convergences avec la direction de Die Linke ?



Proche traditionnellement du SPD, elle se distingue médiatiquement par son soutien inconditionnel à l’État d’Israël et son rejet de toute indépendance de la Palestine.



Sa fondation, la Beate Klarsfeld Foundation, est elle-même soutenue activement par le Congrès juif mondial, organisation instrumentalisant l'identité et la mémoire juive pour faire la promotion d'un sionisme inconditionnel.



La position de Die Linke vis-à-vis de la cause palestinienne est pour le moins ambiguë.



Gregor Gysi, qui a encore botté en touche lors de la conférence d'investiture, a déjà exprimé à plusieurs reprises son soutien à l’État d’Israël comme lors d'un discours édifiant lors d'une conférence à la fondation Rosa Luxembourg en 2008 pour le 60ème anniversaire de l’État d’Israël. Gysi y déclarait alors : « L’antisionisme ne peut, ou du moins ne peut plus, être une position défendable pour la gauche en général et pour le parti Die Linke en particulier ».

 

La seconde flottille de la Liberté en juin 2011, avait exacerbé toutes les dissensions internes dans le parti, et la direction avait alors adopté une résolution interdisant la participation d'élus de Linke au nom de la lutte contre l' « anti-sémitisme », ainsi que le« la solution d'un seul Etat pour la Palestine et Israel, ainsi que le boycott des produits israéliens ».



19 des 76 députés avaient alors exprimé ouvertement leur opposition. Les 57 autres députés ont voté cette résolution ignominieuse.



La famille Klarsfeld, premiers soutiens de Nicolas Sarkozy en France, candidats de la gauche pseudo-radicale en Allemagne!

 

Et Beate Klarsfeld a le mérite, elle, de ne pas jouer l'hypocrisie. Quand on lui demande lors de sa conférence de presse d'investiture de préciser quel candidat elle soutient dans l'élection présidentielle en France, la citoyenne franco-allemande répond sans hésiter :



« Sarkozy, oui le je dis publiquement, nous soutenons Nicolas Sarkozy en France ! »



Un « nous » qui englobe naturellement son époux Serge Klarsfeld, proche de la droite française, de Chirac à Sarkozy, récent soutien de la loi défendue par Sarkozy sur la négation du génocide arménien.



Un « nous » qui intègre assurément Arno Klarsfeld, son fils, conseiller proche de Sarkozy, défenseur inconditionnel d'Israel et de la politique des Etats-unis, soutenant notamment en 2003 l'invasion de l'Irak.



Comment un Parti comme « Die Linke », qui se prétend l'héritier du Parti communiste allemand, peut-il soutenir une candidate, sioniste invéritée, revendiquant ses convictions proches de la droite la plus dure, celle de Sarkozy et Netanyahu, une candidate aussi éloignée des positions historiques des communistes ?



L'opportunisme de « Die Linke », en particulier de la fraction dirigeante liquidatrice de l'ex-PDS, Gregor Gysi en tête, éclate de plus en plus au grand jour. Le « modèle » Die Linke, présenté comme tel dans le cadre des transformations en cours tant en France avec le Front de gauche qu'en Italie avec la Fédération de la gauche ou encore en Espagne dans la refondation d'Izquierda Unida, est en train de se fissurer.



Vitrine du PGE (Parti de la gauche européenne), « Die Linke » pousse, après le feu de paille électoral initial, ses contradictions jusqu'au bout. Qu'il constitue un modèle de transformation des « partis communistes » révolutionnaires en « partis de gauche » réformistes doit faire réflechir, surtout au moment où le candidat présidentiel du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, ne cesse de louer son amitié franco-allemande avec Oskar La Fontaine, et le modèle donné Outre-rhin par le « Die Linke », horizon organisationnel du Front de gauche.



La maxime de Georg Buchner est toujours de vigueur : « Veillons et armons-nous en pensée ! »

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 08:58

allemagne pauvretéL'envers du « miracle allemand »: précarité généralisée et intensification de l'exploitation

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

L'Allemagne est présentée comme un exemple exceptionnel de croissance économique et de lutte contre le chômage dans le contexte actuel de crise mondiale. En réalité, derrière le « miracle allemand », se trouve la veille recette capitaliste consistant à intensifier l'exploitation que subissent les travailleurs.

Les chiffres qui ont fait la une des gazettes indiquent qu'en 2011 ont été créés en Allemagne 535 000 emplois par rapport à 2010, faisant descendre le taux officiel à 6,8%, selon l'Agence fédérale pour l'emploi, le taux le plus faible depuis la soi-disant réunification.

Dans ce contexte de crise capitaliste mondiale, avec un impact particulier sur le niveau de chômage dans l'espace commun européen, les statistiques ont été présentées comme un élément d'un miracle ou, plus précisément, d'une formule dont, de façon explicite ou déguisée, on suggère l'application dans les autres pays qui cherchent une solution à la situation dans laquelle ils se trouvent.

Des spécialistes renommés (il y a toujours des spécialistes renommés qui commentent ces questions) comme un chercheur à l'Institut pour l'Economie mondiale, avec une analyse de marché digne d'une grande entreprise privée, garantissent que, en dépit de la crise, l'Allemagne continue à s'affirmer comme le moteur économique de l'Europe en raison de sa compétitivité en matière salariale et de sa capacité de diversification de ses exportations, notamment vers la Chine (BBC World, 3 janvier).

En réalité, cette prétendue capacité de dépassement/gestion, de la part du système, de ses propres contradictions, est contestée. La contradiction n'apparaît pas avec la même vigueur, mais elle laisse percevoir que de l'opulence des exploiteurs ne tombent même plus, comme il fut un temps, des miettes pour les exploités.

Selon l'économiste Julia Martínez, les statistiques de l'emploi masquent la réalité de la période que nous vivons. Dans un article publié dans Rebelion, la professeur de l'Université centro-américaine dénonce le fait que la base de ce « miracle » est l' « institutionnalisation et la généralisation de la précarité » présentée sous l'euphémisme de la flexibilisation du marché de l'emploi.

L'ingrédient principal de la recette, en 2011, fut ce qu'on appelle le micro-emploi, c'est-à-dire, la prolifération de contrats temporaires, d'un maximum de 80 heures par mois avec des salaires plafonnés à 400 euros, dénonce-t-elle.

Intensification de l'exploitation

L'an dernier, 7,3 millions de travailleurs se trouvaient dans cette situation, soit 25% de la population active, gagnant, en moyenne, 230 euros de revenus mensuels.

Avec 120 euros par tête au titre de la contribution à la Sécurité sociale ou aux fonds de pension, explique encore Martinez, le patronat est à l'origine d'une brutale dépréciation de la rémunération de la force de travail et s'assure de généreuses exonérations fiscales, prévues par ce type de contrats.

Pour le travailleur, il reste à ses frais la contribution volontaire à la Sécurité sociale ou aux fonds de pension, et des revenus de misère, qui, en Allemagne, sont de plus en plus garantis par les aides familiales et les allocations de l’État.

Pour l’État (l'ensemble des contribuables, dans leur majorité des salariés), il reste des milliers de travailleurs pauvres éligibles aux aides, bien qu'ils aient un emploi. A Berlin, un cinquième de la population dépend des aides de l’État pour survivre.

Dans la pratique, ce sont les fonds publics (à travers les prestations sociales et les cadeaux fiscaux aux entreprises) et l'intensification violente de l'exploitation de la main d’œuvre qui soutiennent le « miracle » allemand, conclut-elle.

Dans ce contexte, ajoute-t-elle dans l'article, il n'est pas surprenant que les indicateurs officiels, se référant également à l'an passé, affirment que les revenus des plus riches aient progressé en Allemagne huit fois plus que ceux des plus pauvres (OCDE) ; que se renforcent les inégalités et la pauvreté (Association d'assistance publique), et que les plus touchés par la précarité – femmes et jeunes – ne trouvent pas dans le micro-emploi l'intégration souhaitée vers des emplois à temps plein avec un salaire décent, mais précisément l'inverse (Ministère des affaires familiales, des personnages âgées, des femmes et de la jeunesse).

 

Source: Avante, organe du PC Portugais

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