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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 07:09

SPD_Die_Linke.jpgAllemagne - Die Linke à la tête d’une région en collaboration avec le SPD : une analyse critique

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Trois événements concomitants ont marqué ce week-end en Allemagne : la grève des cheminots qui a irrité Merkel prête à liquider le droit de grève, la commémoration de la chute du mur de Berlin et l’accession attendue d’un dirigeant de Die Linke à la tête d’une région (land) allemande. Des événements liés entre eux.

 

Doit-on se réjouir de l’arrivée à la tête d’un « ancien communiste » dans un land d’Allemagne de l’est, Thuringe, 25 ans après la chute du mur de Berlin ?La réponse semble évidente.

 

Le président et la chancelière dénoncent le spectre du communisme

 

Le président Joachim Gauck, et la chancelière Angela Merkel ont beaucoup pesté ce week-end. Ils ont vu leur commémoration de la fin du communisme en Allemagne gâchée par deux événements.

 

Le président Gauck, ancien pasteur dissident en RDA et anti-communiste viscéral, a critiqué le choix démocratique des électeurs comme la combinaison politicienne entre Die Linke, le SPD social-démocrate et les Verts, 25 ans après le 9 novembre 1989 :

 

« Les gens qui ont connu l’Allemagne de l’est, qui ont mon âge, doivent faire de sacrés efforts pour l’accepter ». Pour lui, Die Linke est l’héritier du SED est-allemand, assimilé à des idées répressives « qui font partie de ce parti, d’où mon manque de confiance ».

 

La présidente de Die Linke, Katja Kipping, a justement condamné ces propos « inacceptables pour un président », et a ajouté qu’elle « récusait le moindre doute sur l’adhésion des membres et électeurs de Linke à l’ordre constitutionnel démocratique allemand ».

 

La chancelière Merkel – autrement plus puissante que Gauck –  a concentré son attaque ailleurs. Sur la grève de quatre jours des cheminots. Elle a relancé l’attaque contre le droit de grève, une restriction au nom de la représentativité syndicale (« tariffeinheit »), qui annihilerait de fait le pouvoir des syndicats de base, réduirait drastiquement le droit de grève.

 

Cela ne l’a pas empêché de lancer sa pique contre l’entrée de « Karl Marx au gouvernement régional » (sic). L’anti-communisme est toujours le pilier fondateur de la RFA.

 

Une normalisation : Die Linke ne fait pas peur à l’ordre établi en RFA

 

Revenons sur les faits, mis dans leur contexte.

 

Le 14 septembre dernier, les électeurs du land est-allemand de Thuringe ont donné la victoire à la droite, la CDU (33, + 2 pts), devant Die Linke en stagnation (28 %, + 0,8 pt). La social-démocratie plonge (12 % , - 6 pts), les Verts glissent (5 %, - 0,5 pt). La droite anti-euro (Alliance pour l’Allemagne) fait une percée remarquée : 10,6 %.

 

Deux combinaisons étaient possibles : une « grande coalition » CDU-SPD ou une coalition « rouge-rouge-verte » menée par Die Linke, et son chef régional, Bodo Ramelow.

 

La nouveauté, c’est que les dirigeants comme les militants régionaux du SPD ont accepté la deuxième option, permettant pour la première fois aux ex-communistes d’accéder à la tête d’un Land – une entité qui a sensiblement plus de pouvoirs qu’une région française.

 

On peut se réjouir de cette normalisation. Elle peut nous questionner aussi.

 

Attaqués, les dirigeants de Linke s’empressent d’assurer de leur pleine adhésion à l’ordre constitutionnel d’un régime qui n’est que l’élargissement de la RFA, non la rencontre des deux modèles ouest et est-allemands, deux conceptions de la démocratie différentes.

 

Suspicieux, les dirigeants du SPD – comme l’ensemble de la classe dominante – acceptent un gouvernement mené par Die Linke, inoffensif pour l’ordre établi en Allemagne, en Europe.

 

Die Linke, une caution de gauche à une Allemagne toujours plus à droite

 

Beaucoup d’est-allemands regrettent – malgré ses défauts, ses excès – un régime socialiste qui offrait un mieux-être réel, des relations humaines plus solidaires, la démocratisation de la culture, l’éducation pour tous ou la garantie d’un emploi.

 

Le PDS (Parti du socialisme démocratique) a incarné la continuité avec cet héritage.

 

Il fut liquidé, transformé en « Die Linke » en 2007, qui a maintenu un courant communiste culturel, fait vivre le folklore est-allemand, tout en annihilant la perspective politique de construction d’un socialisme au XXI ème, reprenant le meilleur, de façon critique, de celui du XX ème.

 

« Die Linke » sert aujourd’hui de caution de gauche, est-allemande, à la résurgence d’une Allemagne de plus en plus conservatrice, anti-sociale, militariste et impérialiste.

 

Collaborer avec la social-démocratie … au moment où elle détruit les acquis sociaux, mène les guerres impérialistes ?

 

Habituel dans les Lander d’Allemagne de l’Est où Die Linke a souvent apporté une caution de gauche – comme à Berlin – à un SPD qui a mené sa politique social-libérale à l’échelon national comme régional, cette coalition « rouge-rouge-vert » est inhabituelle uniquement parce que Die Linke la mène.

 

Le hic, c’est que la politique menée par le SPD au niveau régional ne peut être dissociée de celle qui mène au niveau national. Elle est même complémentaire.

 

En novembre 2014, le SPD est le partenaire de la « grande coalition » CDU-SPD menée par Merkel. Cette coalition mène une série de gravissimes attaques, où le SPD joue un rôle de premier plan, dont deux en particulier

 

-          La remise en cause du droit de grève. Le projet de loi proposé au Bundestag privant les syndicats de base de toute représentativité, de tout droit à la grève, est portée par la Ministre du Travail, la social-démocrate (SPD) Andrea Nahles.

 

 

-          Le soutien aux guerres impérialistes. L’Allemagne est sur le terrain au Mali, en Centrafrique. Elle est en première ligne en Ukraine, en Irak. Le fer de lance de cette politique est le Ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, un social-démocrate (SPD) ;

 

 

 

On pourrait ajouter l’ensemble des lois votées sous l’ère Schroder (1998-2005), dont les cadeaux fiscaux aux entreprises, la génération « Hartz IV » des chômeurs déguisés rémunérés 400 € par mois, la casse des monopoles publics. Aucune de ces mesures, parmi tant d’autres, n’ont été remises en cause depuis par le SPD.

 

C’est dans ces conditions que la classe dirigeante allemande a pu laisser des « ex-communistes », qui ne croient plus au communisme en 2007, peut-être déjà en 1989, accéder à un poste aussi important que celui de président de Land.

 

Il s’agit, de façon plus subtile, à la RFA de montrer sa capacité de rassemblement, d’intégration – non sans contradiction – des anciens communistes, héritiers de la RDA. Une réunification, mais uniquement au prix du reniement du passé est-allemand, communiste.

 

Communistes français, poursuivons cette analyse critique. Ne nous réjouissons pas de ce qui légitime un régime menant le combat en Allemagne contre les travailleurs, le droit à la grève, en Europe, dans le monde, contre l’indépendance des peuples.

 

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 07:02

ddr_wappen_wdr_g.jpg25 ème anniversaire de la chute du mur de Berlin : les communistes allemands célèbrent l'Etat socialiste que fut la RDA

 

Discours du représentant du DKP (Parti communiste allemand), Olaf Harms à l’occasion de la cérémonie pour le 65ème anniversaire de la RDA (République Démocratique Allemande) au Cabinet d’histoire de la RDA à Bochum

Paru sur le site du DKP - Parti communiste allemand

Traduction AL (revu par AC), transmis par GH pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 


Chères amies et chers amis,


Chers camarades,


d’abord, je vous remercie cordialement pour l’invitation à cette cérémonie au nom du DKP. Je viens de Hambourg, la ville natale d’une personnalité exceptionnelle : Ernst Thälmann. C’est en outre le seul lieu en RFA, entretenu de façon militante, où il y a encore un mémorial en l'honneur de ce communiste extraordinaire, de ce leader ouvrier et de ses camarades en lutte.


C'est pour cela que je souhaiterais commencer mon discours de bienvenue en citant Thälmann : « Une journée commémorative n’a pas de sens, si elle n’a pas d'impact sur le présent et l'avenir. »


L’objectif des socialistes et communistes soviétiques et allemands était, à l’origine, de maintenir une Allemagne unie, un nouveau départ pour une transformation de toute l’Allemagne libérée des fascistes, des profiteurs de la guerre et des capitalistes.


Il devrait être construite une nouvelle Allemagne, démocratique et pacifique. C’est ce que prévoyait le Traité de Potsdam conclu par les quatre puissances victorieuses en 1945.


Mais les choses se sont passées autrement : « Plutôt l’entière moitié de l’Allemagne, que la moitié de l’Allemagne entière» - telle était la devise d’Adenauer, l’Allemagne fut divisée.  


La proposition soviétique de conclure un traité de paix avec une Allemagne démocratique et antifasciste fut rejetée en faveur d’une « intégration » dans l’Occident capitaliste (avec la fondation de la RFA, le 23/05/1949) et son alliance militaire agressive, l’Otan.


La RDA fut fondée le 7 octobre 1949. C’est ainsi que la construction d’une alternative antifasciste et socialiste a commencé à l’Est, un effort énorme.


La plupart de ceux qui ont fait partie de l'aventure de la construction de la RDA n’étaient pas des gens issus de l’élite bourgeoise, mais des fils et filles d'ouvriers et paysans, souvent peu expérimentés politiquement. Ils construisirent un projet antagoniste, antifasciste face à l’Ouest capitaliste.


Ils ont fait de la partie la plus petite, faible de l’Allemagne un des dix plus grands Etats industriels du monde. Ils ont dressé une alternative socialiste durable face au capitalisme. Ils ont construit un Etat reconnu dans le monde entier, dont la politique extérieure était guidée par l'internationalisme et la lutte pour la paix.


Dans beaucoup de pays du monde, cet Etat était respecté pour sa solidarité avec les peuples qui luttaient pour leur liberté nationale et politique. En RDA, beaucoup de réfugiés persécutés par le fascisme ou l’impérialisme y ont trouvé une nouvelle patrie.


Dans l’industrie, il n’existait plus de propriété privée capitaliste des grands moyens de production. Les anciens propriétaires fonciers, à l’est de l’Elbe, avec leurs grandes terres n'étaient plus.

 


Les usines étaient passées aux mains du peuple ; c'étaient des entreprises socialisées [en all. VEB]. Les terrains appartenaient à ceux qui les cultivaient – aux coopérateurs agricoles. Le droit au travail était fixé dans la constitution.


Le pouvoir d’Etat n’était plus du côté des millionnaires et milliardaires, mais était exercé par la Chambre du peuple en alliance avec le Front national [Ndt : rien à voir avec ce parti de l’extrême droite en France] constitué par les partis, le syndicat et les associations démocratiques.


Les Krupp, Siemens, les Henkel, les Porsche, Quandt et Piech ne régnaient plus. C’étaient les Monsieur-tout-le monde qui avaient le pouvoir : les Müller et Krause, les Schulz et Schmidt. L’image que donnait d'elle-même la RDA, c’était un pays où les travailleurs, et non les plus riches, devaient gouverner.


Ceci explique la colère du capital. Cette colère s'est manifesté contre un Etat inspiré par les idées de Marx et Engels et les expériences de la lutte du mouvement ouvrier et communiste international.


C’était un Etat qui était fidèle à l’objectif de construire une alternative anticapitaliste et antifasciste face au pouvoir des monopoles et banques, des marchands de canon, donc face à ceux qui avaient déjà financé le parti de Hitler en 1933.


Ces représentants de l’ancien ordre capitaliste et impérialiste ont essayé de saboter et de supprimer cet Etat de la carte. Ils ont essayé de le bloquer économiquement, d’isoler politiquement et enfin d’étrangler cette Allemagne antifasciste et socialiste, économiquement plus faible.


Pendant 40 ans, ils ne réussirent pas. 40 ans où l’existence de la RDA et des Etats socialistes a mis un frein au capitalisme: 40 ans où nous avons eu la paix en Europe.


Des limites ont été posées aux éléments les plus agressifs du grand capital et du capital monopoliste et à leurs tendances expansionnistes, notamment par des moyens économiques importants que le socialisme a dû trouver pour sa défense.


Pendant 40 ans, la RDA a pris place comme partenaire invisible à la table des négociations syndicales, point d'appui pour l'organisation de la classe ouvrière, les syndicats en RFA. Pendant 40 ans, l’ouest a dû répondre au défi de la RDA, quand il s’agit de la politique de l’éducation, de la santé et sociale.


Pendant 40 ans, la RDA a été l'épine dans le pied du capitalisme et de l'impérialisme allemand. Quand le 3 octobre 1990, la RDA a formellement fini d’exister, le capital, refréné jusqu’à ce moment, a été libéré avec des conséquences désastreuses.


La guerre en Ukraine, où il s’agit de partage du monde pour leurs profits, témoigne encore de l'oeuvre de plus en plus agressive de l’impérialisme et de ses larbins. La raison d’Etat, c’est aujourd’hui « la défense de la RFA » à l’Hindu Kuch [en Afghanistan].


Les impôts sur les entreprises ont baissé, et en même temps Hartz IV et les mini-jobs à 1 € ont été introduits. La pauvreté est devenue la norme.


35 % des actifs ne peuvent pas vivre avec leurs revenus. Ils occupent un emploi dit atypique, c. à. d. qu’ils travaillent en temps partiel, en intérim ou en mini-job. Les femmes sont pénalisées : les femmes âgées se paupérisent, comme les masses en général.


Il manque de plus en plus une perspective pour la jeunesse ouvrière. Aujourd’hui, à seulement quelques kilomètres d’ici à Cologne, 20.000 jeunes syndicalistes de l’IG Metall manifestent pour leur formation, leur formation continue et le passage à un contrat de travail stable.


En disant que les caisses sont vides, on va privatiser et soumettre à la logique du profit du capital les aides sociales, les services publics et la protection sociale ainsi que l'approvisionnement énergétique, le ramassage des déchets ou les hôpitaux.


Et avec les prétendus accords sur les libres échanges, comme TTIP ou CETA, les grands monopoles auraient le droit de poursuivre les Etats pour obtenir des dommages et intérêts, si les investissements ou l’attente du profit ne pouvaient pas être réalisé à la suite d’un amendement législatif ou des mesures politiques.


C'est seulement par un mouvement de masses comme la Journée européenne d’action Stop TAFTA - CETA -TISA le 11 octobre qu'on peut l'empêcher.


Ces quelques exemple suffisent : non, le capitalisme ne peut pas être la fin de l’histoire.


Il suffit de voir la campagne médiatique qui se déroule de nouveau à l’occasion de « la chute de mur », pour constater que la RDA est vivante comme il y a 25 ans.


Malgré toutes les tentatives visant à « délégitimer la RDA» (comme ce fut le cas pour le ministre de la justice Kinkel, du FDP, après la dite réunification), on n’a pas réussi à rayer de la mémoire les 40 ans du socialisme sur le sol allemand.


On pourrait demander : « Qui parle encore du FDP ? – Personne. De la RDA, tout le monde en parle ! »


Et je pense qu'ils sont encore trop peu. Le moment est venu, par exemple dans les syndicats, de relancer une discussion sur la société, sur ce que serait une alternative au capitalisme.


« Le socialisme garantit le droit au travail, acte une protection sociale durable et rend possible l’égalité des droits et la libération de la femme. Il garantit que les syndicats et les autres organisations des travailleurs, ainsi que chaque personne, aient le droit et la possibilité réelle d'organiser ensemble leur vie en société. Il garantit l’égalité des chances dans l’éducation et l’accès à la culture humaniste pour tous. Le socialisme encourage l’éducation et la formation, la littérature, les théâtres, les arts plastiques et la musique,  le sport et d’autres activités créatives. Il crée les conditions pour que l’être humain puisse avoir une éducation générale, devienne politiquement majeur et s'épanouisse librement, pour qu’il puisse mener une vie autonome dans la paix, la liberté, la justice et la solidarité et la protection sociale et dans le bien-vivre de tous. Le socialisme signifie une nouvelle, et en même temps plus haute, conception de la démocratie. » (Programme du DKP)


La RDA peut être un exemple pour cette discussion, celui d’une autre société qui est fondamentalement différente, qui dépasse le capitalisme, qui est une société socialiste.


Nous devrons bien sûr répondre à certaines interrogations pour savoir comment est arrivé la défaite et le démantèlement de la RDA. Et nous constaterons que ce n'est pas un seul facteur qui est responsable, qu’il s’agit de causes internes et externes, mais aussi de dérives par rapport aux normes socialistes. Nous devons apprendre.


Mais le plus important, c’est que :


Cet Etat, la RDA, a signifié une option socialiste sur le sol allemand contre l’impérialisme allemand.

 

La RDA, son antifascisme conséquent, sa défense de la paix, de la détente et du désarmement ainsi que la réalisation des droits fondamentaux sociaux appartiennent aux plus grands acquis du mouvement ouvrier allemand et ils font partie de l’héritage humaniste en Allemagne. En conséquence, nous admettons aujourd’hui :


Tous les citoyens de la RDA, qui subissent et subissaient, à cause de leur « proximité particulière avec le parti et l’Etat », des ennuis professionnels, juridiques et politiques, l’emprisonnement et d’autres préjudices matériels ou financiers (par ex. des prestations vieillesses), doivent être réhabilités et mis sur un pied d’égalité avec tous les autres citoyens.


Le souvenir de 40 ans de la RDA et son 65ème anniversaire sont pour nous, face à la situation périlleuse en Europe de l’Est et au Proche et Moyen Orient, une raison en plus d’entretenir le modèle et l’héritage antimilitariste et antifasciste de la RDA.


Il ne faut plus que l'Allemagne représente une menace militaire pour d’autres peuples. La République fédérale d’Allemagne doit quitter l’Otan, ce pacte militaire impérialiste.


Le 65ème anniversaire de la fondation de la RDA nous rappelle à notre devoir :


« Plus jamais le fascisme, plus jamais la guerre ! »


Et il nous rappelle : « L’avenir, c’est le socialisme ! »

 

 

 

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 06:43

gdl_strike_leipzig2-bigbug21-ccsa25-OK.jpgFace à la « bataille du rail » qui s'intensifie en Allemagne, Merkel accélère l'offensive contre le droit de grève

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

La guerre est déclarée. La chancelière Merkel a sorti la grosse Bertha cette semaine pour finir de détruire ce qu'il reste du droit de grève en Allemagne. La « bataille du rail » enrage le grand capital allemand qui veut éradiquer ce droit fondamental.

 

La fête est gâchée. En pleine commémoration des 25 ans du mur de Berlin, d'auto-célébration du modèle allemand – qui appauvrit l'Europe, et les travailleurs allemands eux-mêmes –,les cheminots allemands continuent leur « bataille de rail ».

 

La « bataille du rail » en Allemagne :

4 jours de grève qui gâchent la commémoration de la chute du mur !

 

Les conducteurs de train ont appelé ce mercredi à une grève de 4 jours de l'ensemble des salariés du rail contre la volonté de la direction de la Deutsche Bahn (DB) d'éliminer le syndicat des conducteurs de train GDL de la négociation des nouvelles conventions collectives.

 

C'est le troisième mouvement de grève en un mois. Les conducteurs réclament, pour tous les salariés du rail, une augmentation du salaire de 5 % et le passage de la semaine de travail de 39 à 37,5 h.

 

Ce n'est pas le seul secteur qui bouge. Le fleuron du transport aérien, la Lufthansa, a connu plusieurs grèves qui ont cloué au sol 5 800 avions cette année. Dans le commerce, Amazon a vu aussi se multiplier les grèves face à l'hyper-exploitation.

 

Le nombre d'entreprises touchées par les grèves a été de 1 384 en 2013, un record depuis vingt ans, alors que l'Allemagne pourraît connaître la récession en 2014.

 

Le nombre de travailleurs participant aux grèves, le nombre de jours de travail perdus ont atteint un pic en 2013, sur les six dernières années.

 

 

Une enquête de l'Institut d'études pro-patronal IW, menée par Hagen Lesch, sur 123 conflits du travail avait montré que les syndicats dits catégoriels (aussi de « lutte », de « base » dans le contexte allemand) allaient plus souvent au conflit que les autres.



Merkel monte au front : « les petits syndicats font trop de grèves »



C'est pourquoi l'offensive du gouvernement, du patronat porte sur un projet de restriction du droit de grève, visant à limiter la capacité d'action des syndicats de base, au nom de la représentativité syndicale, ou « tariffeinheit »(unicité de négociation syndicale).



Et cette fois, c'est Angela Merkel, la chancelière, qui monte au créneau, tout en dénonçant publiquement – une première – la grève des conducteurs de train :



« Nous notons une tendance des petits syndicats à partir en grève avec de graves conséquences. Nous avons pris la décision de changer la capacité à négocier les conventions collectives, elle sera limitée à un syndicat par entreprise ».

 

Nom de code : « tariffeinheit ». Avec le « tariffeinheit », un seul syndicat représentatif pourrait mener les négociations dans une entreprise, une branche. Un seul syndicat dans les négociations, un seul donc légitime à les rompre et à entrer en grève. Les autres syndicats seraient réduits à l'impuissance, donc à la disparition.

 

Le tariffeinheit avait été instauré en 1950 dans la RFA capitaliste (où le Parti communiste était interdit, comme les grèves dans le secteur public, ce qui est toujours le cas!) pour façonner un panorama syndical docile, de co-gestion, derrière la DGB réformiste.

 

Les grandes entreprises allemandes effrayées par les mouvements de grève

 

Le but est bien entendu toujours de faire triompher les syndicats de co-gestion liés à la DGB sur les syndicats de métier mais aussi de lutte comme la GDL, ou VC.

 

Les grandes entreprises ont très peur d'un mouvement social d'ampleur. Lufthansa a déjà perdu 160 millions d'€ cette année à cause des grèves. Une grève de quatre jours dans les transports pourraient coûter 100 millions d'€, selon l'Institut pour la recherche économique de Cologne.

 

Wolkswagen, BMW, Audi ont déjà fait savoir au gouvernement qu'elles ne toléraient pas d'arrêt de travail sur leurs chaînes de production.

 

Une syndicaliste social-démocrate pour achever le droit de grève !

 

Ironie de l'histoire, c'est à une Ministre social-démocrate et dirigeante du syndicat IG Metall, Andrea Nahles, que Merkel a confié la tâche d'achever le droit de grève : son projet de loi limiterait la capacité à négocier, donc à rompre les négociations et faire grève, au plus grand syndicat de chaque entreprise. Une façon de briser les syndicats plus petits et plus combatifs.

 

Comme le note le syndicat Vereiningung Cockpit, qui représentent les pilotes de la Lufthansa, « c'est une intervention contre le droit de grève, en cela c'est inconstitutionenel ». Il s'agit « de casser la puissance des syndicats plus petits ».

 

Les syndicats de base s'appuient sur un jugement de la Cour fédérale du travail de Francfort qui, en 2010, avait reconnu le principe démocratique de la « tariffpluralitat », c'est-à-dire non seulement la reconnaissance de la pluralité syndicale mais aussi de la diversité des acteurs pouvant négocier les conventions collectives, partir en grève.

 

Il y a de quoi agir, se mobiliser quand on sait que les revenus moyens des Allemands n'a pas augmenté depuis 2006, selon la Fondation Hans-Boeckler, liée aux syndicats réformistes allemands.

 

Le modèle allemand qui nous est montré en exemple, c'est la paupérisation, l'hyper-exploitation. Celles que combattent de plus en plus les travailleurs allemands. Face à leur action organisée, le gouvernement allemand est prêt à détruire ce qu'il reste des droits démocratiques et sociaux. L'heure est à la résistance, en Allemagne comme en France.

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 05:48

Pressemitteilung-1413300292.jpgLa grève des cheminots allemands paralyse le trafic, face à une direction prête à tout pour éliminer le syndicat des conducteurs

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Nouvelle grève ce mercredi sur le réseau ferroviaire allemand, nouvelle mobilisation massive à l'appel du syndicat des conducteurs de train qui a paralysé le réseau. La direction de la Deutsche Bahn (DB) veut passer à une autre étape et marginaliser au maximum le syndicat.

 

Après les grèves massives du 1er septembre et du 7 octobre, cette grève de 14 h du 15 octobre n'a pas montré de signe de faiblissement. Pire, il semble que la direction de la Deutsche Bhn (SNCF allemande) ait cherché le pourrisssement, en participant à la désorganisation du trafic ferroviaire.


 

Un trafic paralysé sur le rail, avant la grève des pilotes de ligne demain


 

C'est en tout cas l'impression que cela donne, l'analyse que font nos camarades du syndicat des conducteurs de train GDL. Ce qui est sûr, c'est que le trafic était paralysé dans sa quasi-intégralité ce mercredi en Allemagne.

 

Deux trains sur trois de longue distance ont été à l'arrêt, avec un mouvement également très suivi au niveau des trains régionaux. Le succès des autobus interurbains – dont les réservations ont augmenté de 20 % – est aussi une preuve indirecte du succès de la grève.

 

Cette grève se déroule en parallèle à celle des pilotes de ligne de la filiale low-cost de la Lufthansa, GermanWings. La grève de jeudi devrait conduire à l'annulation d'au moins 1 avion sur 5, soit un centaine d'engins partant des aéroports allemands.


 

La direction de la DB prête à tout pour éliminer le syndicat


 

Toutefois, l'attitude de la Deutsche Bahn (DB) a redoublé d'agressivité contre les grévistes. Le directeur du personnel, Ulrich Weber, a ainsi déclaré publiquement à la chaîne ZDF « qu'il sympathisait avec les clients », et dénonçait « le toupet, le culot » des cheminots de la GDL.

 

Elle a aussi participé à la désorganisation du réseau en n'informant pas correctement les usagers des annulations de train, des retards, pourtant prévisibles.

 

La DB désire par le pourrissement du conflit se débarrasser du gênant syndicat des conducteurs de train (GDL) et pouvoir compter sur le syndicat de collaboration, l'EVG, le Syndicat des chemins de fer affilié à la Confédération générale allemande, la DGB.

 

En pleine négociation des conventions collectives, la direction de la DB prétexte des mouvements de grève pour justifier la marginalisation de la GDL, et faire de l'EVG le seul partenaire légitime.

 

Les revendications de la GDL sont considérées comme inacceptables par la direction : limiter la semaine de travail de 39 à 37 h et une augmentation de 5 % des salaires, non seulement pour les 20 000 conducteurs mais aussi pour les 17 000 personnels à bord.

 

C'est ce qui a transformé le syndicat corporatiste des conducteurs en un syndicat de lutte, désormais fortement implanté dans le personnel roulant. La GDL défend l'idée qu'elle est désormais le syndicat majoritaire dans l'ensemble des salairés de la DB aec ses 34 000 syndiqués.

 

En 2010, la DB avait préféré signer deux conventions collectives – une plus favorable pour les conducteurs signée avec la GDL, l'autre défavorable pour les autres personnels avec l'EVG – désormais elle préférait une seule convention collective, défavorable, sans la GDL.


 

Le bras de fer pour défendre le droit de grève continue


 

Il faut comprendre que la lutte dépasse le seul secteur des chemins de fer. Ce bras de fer est celui pour la défense du droit de grève, de la défense des syndicats de base, les seuls à briser le consensus de la co-gestion, collaboration entre patronats et syndicats, au profit du capital allemand.

 

Le syndicat des conducteurs de train (GDL), comme celui des pilotes de ligne (VC) sont des épines dans le pied du capital allemand.

 

Une enquête de l'Institut d'études pro-patronal IW, menée par Hagen Lesch, sur 123 conflits du travail avait montré que les syndicats dits catégoriels (aussi de « lutte », de « base » dans le contexte allemand) allaient plus souvent au conflit que les autres.

 

C'est pourquoi le gouvernement, poussé par le patronat mais aussi par la confédération syndicale DGB, avance un projet de restriction du droit de grève, au nom de la représentativité syndicale, ou « tariffeinheit » (unicité de négociation syndicale).

 

Avec le « tariffeinheit », un seul syndicat représentatif pourrait mener les négociations dans une entreprise, une branche. Un seul syndicat dans les négociations, un seul donc légitime à les rompre et à entrer en grève. Les autres syndicats seraient réduits à l'impuissance, donc à la disparition.

 

Le tariffeinheit avait été instauré en 1950 dans la RFA capitaliste (où le Parti communiste était interdit, comme les grèves dans le secteur public, ce qui est toujours le cas!) pour façonner un panorama syndical docile, de co-gestion, derrière la DGB réformiste.

 

Le but est bien entendu toujours de faire triompher les syndicats de co-gestion liés à la DGB sur les syndicats de métier mais aussi de lutte comme la GDL, ou VC.

 

Cette offensive patronale menée depuis 2010 trouveune suite dans le projet de loi de la ministre du travail social-démocrate (SPD), Andrea Nahles, qui prévoit d'ancrer ce principe de l' « unicité de négociation »limitant la capacité d'action, de négociation et de mobilisation des syndicats de base.

 

Qu'attend la CES (Confédération européenne des syndicats) prompte à monter au front pour défendre le syndicat de Hong-Kong ? Qu'attend-elle pour défendre le droit de grève en Europe, créer la convergence des luttes entre cheminots allemands, belges, français ou suédois ? Le hic, c'est que la CES défend le syndicat jaune EVG, et non celui de lutte GDL. Fâcheux.

 

La lutte de nos camarades allemands ne peut que susciter notre solidarité qui passe par l'organisation de la mobilisation ici en France contre les suites de la « réforme ferroviaire », d'abord les conditions de sa mise en application.

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 06:24

lh streik neuEn Allemagne, les pilotes de la Lufthansa sont aussi en grève: quatre mouvements en deux semaines pour la défense de leurs acquis

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Chez nous, la grève des pilotes d'Air France conduit à de violentes réactions anti-syndicales de notre gouvernement contre le « corporatisme », appelant à l'arrêt de la grève. En Allemagne aussi, les pilotes luttent contre une direction qui cherche à détruire leurs acquis sociaux.

 

La direction de la Lufthansa a eu peur très peur d'un mouvement massif ce mardi 16 septembre, pour ce qui devait être la quatrième journée de grève en deux semaines, convoquée par le syndicat des pilotes VC (Vereinigung Cockpit), à l'aéroport de Francfort pour les long-courriers.

 

Dans la soirée de lundi, elle a abandonné son intransigeance et proposé de retourner à la table des négociations. Les pilotes ont « suspendu » le mouvement.

 

550 vols annulés en deux semaines : les aéroports allemands perturbés

 

La Lufthansa a craint une convergence périlleuse avec le mouvement des pilotes d'Air France, elle subit par ailleurs des pertes qui s'élèvent entre 5 et 15 millions d'euros par jour de grève. Elle ne pouvait se permettre de voir le premier aéroport du pays, le hub de Francfort, paralysé.

 

Il faut savoir que la Lufthansa est la première compagnie aérienne européenne, avec 100 millions de voyageurs par an, et la deuxième du monde pour son chiffre d'affaires. Elle engendre depuis sa privatisation en 1997 des profits constants : 1,2 milliards d'euros en 2012.

 

La compagnie veut remettre en cause les conditions de départ à la retraite des pilotes, cherchant à imposer le travail pour les pilotes aptes jusqu'à 65 ans, et limiter fortement les départs en retraite anticipée – à 60 % du salaire –, en rehaussant le seuil de 55 à 60 ans.

 

Le syndicat des pilotes refuse cette casse de leurs acquis. Ils ont déjà lancé une grève de trois jours du 1er au 4 avril, qui a été qualifié de grève la plus importante du secteur aérien allemand.

 

Elle avait conduit à l'annulation de près de 4 000 vols, la perte de 60 millions d'euros pour la Lufthansa. Les pilotes réclamaient aussi le retrait d'un plan de licenciement de 3 500 employés et une hausse des salaires de 10 %.

 

Depuis deux semaines, la lutte a repris avec une intensité retrouvée. D'abord, le 28 août la grève à Cologne dans la fillière low-cost Germanwings, qui a touché 15 000 passagers, avec l'annulation de 116 des 164 vols inter-régionaux prévus.

 

Puis ce fut le mouvement des pilotes de la Lufthansa le 5 septembre, de 15 à 21 h, à l'aéroport de Francfort forçant la direction à annuler 218 vols, concernant 25 000 passagers.

 

La troisième grève a porté le terrain de la lutte à Munich, le 10 septembre. Cette fois, ce furent 140 vols transportant 13 000 passagers qui durent être reportés.

 

La peur d'une convergence avec les pilotes d'Air France

 

Le quatrième mouvement devait marquer une montée en puissance, ce 16 septembre, à l'aéroport de Francfort touchant une structure où sont employés 75 000 personnes – premier lieu de travail du pays – alors que les pilotes cherchaient à perturber les longs-courriers, de 9 à 17 h.

 

Si la direction de la Lufthansa a fait la sourde oreille jusque-là, choisissant le bras de fer, la détermination du syndicat des pilotes, la perspective d'une convergence avec la grève des pilotes d'Air France a changé la donne.

 

Le syndicat VC a ainsi publié un communiqué prudent le matin du 16 septembre expliquant sa décision de suspendre le mouvement : « Le syndicat est toujours prêt au dialogue. Mais dans la situation actuelle, il n'est pas sûr que soient écartée la perspective de la lutte sociale ».

 

Chemins de fer, transport aérien : une lutte pour le droit de grève

 

Les syndicats de base comme VC dans le transport aérien, GDL dans les chemins de fer sont une épine dans le pied terrible pour le patronat allemand, alors que la centrale syndicale unitaire DGB joue pleinement son rôle dans la « co-gestion » en étouffant les mouvements sociaux.

 

Depuis le début de l'année, le gouvernement de « grande coalition » CDU (droite) – SPD (social-démocratie) est à l'attaque sur la remise en cause du droit de grève au nom de la tariffeinheit (unité de négociation), la forme allemande de la représentativité syndicale.

 

Selon cette disposition héritée de la loi restrictive de la RFA en 1950, un seul syndicat ne peut être reconnu par entreprise, branche d'activité. Il est seul apte à négocier, seul habilité à faire grève. C'est le socle de la « co-gestion », la collaboration des syndicats avec le patronat allemand.

 

Cette « unicité syndicale » a été remise en cause par l'émergence de syndicats de base, souvent d'origine catégorielle, dans les transports (chemins de fer, transport aérien) qui se révèlent plus combatifs que ceux intégrés à la confédération syndicale unitaire.

 

Une enquête de l'Institut d'études pro-patronal IW, menée par Hagen Lesch, sur 123 conflits du travail a ainsi montré que les syndicats dits catégoriels (de « base ») allaient plus souvent au conflit que les autres.

 

C'est pourquoi la BDA (l'organisation patronale allemande) et la DGB ont fait front commun dès 2010 pour revenir sur la décision de la Cour fédérale du travail de reconnaître la « tariffpluralitat » (pluralité syndicale de négociation) qui permettait aux syndicats de base d'avoir une réalité.

 

Le gouvernement actuel, sous la plume de la Ministre du Travail social-démocrate Andrea Nahles, propose actuellement un projet de loi qui réaffirmera l' « unité de négociation » dans l'appareil juridique allemand, entravant la possibilité des syndicats non-reconnus comme VC dans le transport aérien ou GDL dans les chemins de fer d'entamer des mouvements de grève.

 

Dans le contexte actuel, cela signifie une remise en cause gravissime du droit de grève, dans un pays où, rappelons-le, le droit de grève est toujours refusé aux fonctionnaires.

 

Après la lutte des conducteurs de train qui a paralysé 90 % du trafic ce lundi 1er septembre, ces grèves répétées des pilotes de la Lufthansa inquiètent le patronat allemand. En France, comme en Allemagne, la convergence des luttes est une nécessité face à l'ampleur des attaques du patronat contre le droit de grève.

 

 

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