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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 06:09

nazis-stop.jpgUne dizaine de milliers de manifestants à Munich disent « Non » à la terreur néo-nazie

Article MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Dans le sillage de la crise, de la destruction de la RDA socialiste, du regain de la puissance nationale allemande décomplexée, le néo-nazisme retrouve un certain écho en Allemagne, pas seulement à l'Est mais aussi de plus à l'Ouest.



La Bavière, bastion ultra-conservateur historique, est au cœur de la renaissance du mouvement néo-nazi à l'Ouest. En 2008, les partis d'extrême-droite avaient obtenu près de 3% dont 1,5% pour le parti néo-nazi NPD.



Récemment, le journal der Spiegel révélait les liens privilégiés entretenus par l'extrême-droite bavaroise et le parti grec Aube dorée qui contribue à re-structurer le mouvement nazi en Allemagne du sud.



« Non à la terreur nazie, au racisme quotidien et d'Etat »



Ce samedi, plus de 10 000 personnes ont manifesté dans les rues de Munich pour dire Non au retour du néo-nazisme, non aussi au terrorisme d'extrême-droite et non à la collusion entre milieux conservateurs ouest-allemands, services secrets et groupuscules fascistes.



Parmi les mots d'ordres reflétés par les banderoles des manifestants :« Munich doit rester une ville libérée du nazisme»,« Non à la terreur nazie, au racisme quotidien et d’État ».



« Nous devons avoir une tolérance zéro pour les néo-nazis dans cette ville », a affirmé une survivante d'Auschwitz, Esther Bejarano, dans un message envoyé à la manifestation.



Complicités en haut lieu avec un groupe terroriste néo-nazi



Le procès du groupe terroriste néo-nazi « National-socialiste underground » (NSU) à Munich a fourni l'organisation à une centaine d'organisations, anti-fascistes, anti-racistes, dont le Parti communiste allemand (DKP) et la Jeunesse socialiste ouvrière allemande (SDAJ) de riposter.



Le NSU a orchestré dix meurtres – dont cinq à Nuremberg et Munich – et deux attentats à la bombe, dans la ville de Cologne, entre 2000 et 2006. La dernière survivante du groupe, Beate Zschape, a participé ainsi à l'assassinat de huit individus immigrés, d'origine turque.



Les complicités en haut lieu, le laissez-faire des services secrets allemands incitent les organisations de la manifestation à demander la dissolution de l'Office fédéral pour la protection de la constitution (BFV), accusée d'avoir laisser faire le NSU et ses crimes.



Dans le passé, la complicité du BfV avec le NDP a déjà été évoqué. Le scandale de la gestion par le BdV des attentats du NSU – qu'il a longtemps attribué à des gangs immigrés – a conduit à la démission de plusieurs responsables des services de renseignement.



munich1.jpgPour les communistes munichois : « les nazis jouent un rôle dans le système : dévoyer la colère populaire »



Les communistes munichois du DKP ont soulevé des questions dérangeantes dans leur tract :



« L'Office fédéral pour la protection de la constitution a-t-elle connu un dysfonctionnement ou a-t-elle bien fait son travail ? C'est peut-être aussi le résultat d'un dénominateur commun anti-communiste et nationaliste, entre l'organisme fédéral et l'organisation néo-nazie. »



« Pourquoi les a-t-on laissé en liberté et qui a intérêt à ce que le NPD ne soit pas interdit ? Les tueurs du NSU sont-ils les revenants d'une sombre politique, celle d'un discours nationaliste légitimant les intérêts impérialistes de l'Allemagne.



Les nazis jouent un rôle dans ce système, ils canalisent l'indignation et la protestation contre les excès du capitalisme vers la droite.



Dans l'ombre de la dictature européenne des marchés financiers, le risque de tendances populistes et nationalistes de droite monte en Europe, ils vont cibler les peurs des couches perdantes de la mondialisation capitaliste et vont leur proposer des 'solutions' nationalistes.



Face à cette menace, l'action collective est plus que jamais nécessaire. »

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 06:31

84396164_p.pngChangement de cap au Parti communiste allemand (DKP)

Retour au marxisme-léninisme et critique de « Die Linke »

 

par Günter Pohl, secrétaire aux relations internationales du DKP

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Ces 2 et 3 mars, en Allemagne, se tenait le 20 ème Congrès du Parti communiste allemand (DKP) dans la ville de Mörfelden, près de Francfort. L'issue est lourde de sens.

Le nouveau président du DKP est Patrick Köbele, jusqu'à présent un des trois vice-présidents, il remplace Bettina Jürgensen. Il a obtenu 91 voix contre 60 pour elle. C'était la première fois qu'un congrès du DKP décidait de sa direction en présentant plusieurs candidats.



Ce résultat net et sans bavure apparaît comme la fin d'une querelle de longue date entre les communistes allemands concernant plusieurs des points mis au débat.



Les nouveaux vice-présidents sont Wera Richter et Hans-Peter Brenner, la camarade Hina Hager étant confirmée dans ses fonctions.



Le DKP retourne ainsi à ses positions d'internationalisme prolétarien, au marxisme et au léninisme. Le courant qui a désormais perdu la majorité au Comité central, a déjà perdu d'une certaine façon la direction politique au 19 ème Congrès, en octobre 2010, lorsque les délégués ont rejeté les « Thèses du Secrétariat » optant pour un parti sans Léninisme et une orientation vers les « mouvements » plutôt que guidée par les intérêts de la classe ouvrière.



Mais ce courent, désormais considérablement affaibli, est resté aux commandes du DKP, conservant alors une majorité étroite au Comité central qui ne représentait pas la volonté des bases du DKP.



La nouvelle direction du DKP, d'autre part, cherche à concentrer son travail sur la classe ouvrière, sans négliger une politique raisonnable d'alliances. C'est la fin donc du dogmatisme du « mouvementisme » qui avait mené le Parti communiste à une impasse : en se rapprochant de positions réformistes, du parti « Die Linke » qui n'est plus qu'un simple parti électoral, c'était l'existence du DKP qui était en jeu.



Sans refuser toute alliance avec « Die Linke », quand cela aura du sens et quand prévaudra l'intérêt de classe comme sur les questions des droits sociaux et de la paix, le DKP retourne au combat dès maintenant, avec son identité communiste.



Il va ainsi « retourner dans la rue », comme le disait Patrik Köbele dans son discours de clôture. Le DKP se doit d'être plus combatif et redevenir à moyen-terme une avant-garde, ce qu'elle n'est plus depuis longtemps, et ce qu'une partie du parti ne veut plus être, prétextant que ce serait « dépassé ».



La question des alliances dans le pays, a à voir aussi avec le rôle de la coopération internationale. Pour la nouvelle direction du DKP, les Partis communistes et révolutionnaires ont la priorité, bien que les contacts avec les partis socialistes ou de gauche ne soient pas abandonnés.



Au niveau européen, la participation du DKP au Parti de la gauche européenne (PGE) est un des points de débats qui sera discuté lors d'un jour additionnel du congrès prévu pour mai. Il est probable que le DKP restera observateur tout en s'abstenant d'entrer dans ses instances dirigeantes.



Autre affrontement entre les communistes allemands, ce fut sur la caractérisation de l'impérialisme. Selon certains, il n'existe pas d'impérialisme allemand suivant ses propres objectifs, mais seulement celui de l'Union européenne, agissant parfois collectivement aux côtés de l'impérialisme américain.



La majorité du DKP voit une différence entre exploiteurs et exploités dans l'UE, entre les métropoles et la périphérie de l'Union. Le 20 ème congrès a caractérisé le rôle de l'impérialisme allemand ainsi.



L'Allemagne n'est pas seulement l'avant-garde de la politique réactionnaire au sein de l'UE, mais elle tire profit de la crise économique, laissant supposer même qu'elle l'intensifie dans cette perspective.



Le nouveau Comité central est plus jeune et se veut plus combatif. Par rapport au syndicalisme allemand, le DKP continue d'opter pour le syndicat unique, mais il veut mettre l'accent sur le soutien aux tendances de lutte et de classe au sein des huit syndicats de la DGB (Centrale syndicale allemande).



En Europe, ces derniers temps, au cœur de la crise plus encore qu'avant, on a attiré l'attention sur le fait que des syndicats comme IG-Metall (métallurgie) ne se sont pas solidarisés avec les grèves dans les pays du Sud de l'Europe, mais ils ont appuyé la fermeture d'usine dans ces pays si cela permettait d'éviter la fermeture d'usines en Allemagne.



Le premier Comité central, les 23 et 24 mars, a élu huit membres du Secrétariat, responsables aux politiques d'alliances, à l'organisation au journal « Unsere Zeit » du DKP, à l'éducation marxiste, à la politique aux entreprises et aux syndicats, aux relations internationales, aux relations publiques et aux finances.

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 12:16

die-linke.jpgElections en Basse-Saxe : Die Linke continue sa chute en perdant plus de la moitié de ses voix et tous ses élus

 

Article EDT pour http://vivelepcf.fr/ et http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Des élections régionales avaient lieu le 20 janvier 2013 dans l’importante région de Basse-Saxe en Allemagne occidentale, 8 millions d’habitants, où se trouvent notamment les principales usines de Volkswagen.


La coalition au pouvoir nationalement, conservateurs (CDU) et libéraux (FDP), se tient relativement bien, à 45,9% des voix. Elle perd 4,5% et la présidence de la région à un siège près. Mais il n’y a pas de vote sanction.


La coalition d’alternance, sociaux-démocrates (SPD) et Verts, progresse de 8% et prend un léger avantage à 46,3%. Les Verts, +5,7% à 13,7% des voix, profitent particulièrement des débats sur les déchets nucléaires.


92% des suffrages exprimés se sont ainsi portés sur les partis du consensus antisocial qui, alternativement, se sont appliqués nationalement et régionalement à diminuer les salaires et la protection sociale, à diriger l’argent public vers les grands trusts, à faire payer des investissements « écologiques » par les usagers au plus haut prix, à réduire l’offre de service public, notamment l’école…


Ce constat, en Allemagne comme ailleurs, est consternant et appelle la réflexion des progressistes.


En 2013, l’abstention est à peine moins faible qu’en 2008, 40%. C’est une donnée durable : Une grande partie de la classe ouvrière et des catégories les plus pauvres ne se sentent pas concernés par les élections.


L’autre fait marquant du scrutin est l’effondrement du Parti de la gauche, die Linke, le Front de gauche allemand. Il passe de 7,1% en 2008 à 3,1% en 2013 et perd toute sa représentation. Son électorat s’est volatilisé dans toutes les circonscriptions. Le feu de paille n’a pas duré. L’absence de perspective alternative a été sanctionnée.


Aujourd’hui, la droite est au pouvoir seule à Berlin, sans les sociaux-démocrates comme en 2008. Die Linke ne joue plus le rôle de réceptacle électoral, à gauche du SPD, d’autant moins que sa direction défend comme perspective une participation à une coalition avec les sociaux-démocrates et les Verts pour les « tirer à gauche ». Ceux qui se résignent à l’alternance social-démocrate ont voté directement SPD, les autres se sont abstenus. Pour les problématiques « sociétales » d’accompagnement, les Verts sont des porte-paroles plus efficaces que Die Linke.


Moins que jamais, Die Linke représente une alternative de résistance au système.


En Basse-Saxe, ses responsables se sont associés dès 2008 à la campagne de dénigrement anti-communiste visant la seule élue régionale du Parti communiste allemand, Christel Wegner (DKP). Le conformisme anticommuniste ne paie pas non plus.


Pas plus que l’imagerie gauchiste. Dans les toutes dernières semaines, Die Linke a parachuté Sarah Wagenknecht comme tête d’affiche en Basse-Saxe. L’arrivée de la médiatique conférencière, alibi de gauche « communiste » depuis 20 ans à tous les reniements réformiste de Die Linke, n’a visiblement pas touché l’électorat populaire.


Communistes français, nous assurons nos camarades du DKP et Christel Wegner particulièrement de tout notre soutien dans leur action dans les syndicats et les luttes en Basse-Saxe. Nous attirons une nouvelle fois l’attention sur la gravité pour les travailleurs et le mouvement révolutionnaire de la ligne du Parti de la gauche européenne et de ses avatars nationaux, en Allemagne comme en France.

 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 08:28

deutschetafel.jpgL'Allemagne, pays riche peuplé de pauvres : profits records mais bas salaires, précarité et soupe populaire pour les travailleurs

 

 

Légende, cas d'une cantine sociale (« Deutsche Tafel ») en Allemagne



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Une étude récente du Ministère du Travail allemand reconnaît officiellement l'aggravation drastique des inégalités dans le pays au cours des 30 dernières années, en particulier dans les deux dernières décennies.



L'étude, de 500 pages, intitulée « Richesse et pauvreté », montre que l'Allemagne est l'un des pays où le transfert de richesses du travail vers le capital a été le plus prononcé, générant des inégalités sociales atteignant un niveau inédit jusqu'alors



Ainsi, en seulement 20 ans, les actifs privés (le patrimoine privé) ont plus que doublé, passant de 4 600 milliards d'euros à 10 000 milliards.



Or, comme l'observe le correspondant du journal espagnol la Vanguardia, Rafael Poch, si l'on divise ce montant colossal par les 40 millions de ménages allemands, chacun recevrait une petite fortune de 250 000 euros.



Cependant, on ne parle pas de redistribution mais bien au contraire une concentration croissante. Dans le détail, les statistiques fédérales, pour 2008, montrent que 53% des actifs privés étaient entre les mains de 10% des allemands les plus fortunés. Les 46 autres % du patrimoine privé sont détenus par 40% de la population, tandis qu'il ne reste qu'1% des actifs pour la moitié des allemands.



Dix ans auparavant, en 1998, la moitié la plus pauvre de la population possédait encore 4% des actifs privés et les 40% de la population juste au-dessus, 52% des richesses. Dans la période suivante, seuls les 10% les plus riches sont parvenus à accroître leur richesse, au prix de la paupérisation de l'immense majorité de la population.



Cette évolution s'est poursuivie, selon ce que révèlent les chiffres de 2011, on constate que les 10% les plus riches détiennent déjà 66% du capital.



Mais même parmi cette minorité, les différences sont abyssales. Ainsi, seulement 0,1% de la population de plus de 17 ans contrôle 22,5% des actifs, 0,9% détient 11,3% de la richesse et les 9% les plus riches restants se répartissent 30% du capital.



La partie intermédiaire (40% de la population) a vu sa part se réduire à 32% de la richesse tandis qu'il ne reste plus que 1,2% pour l'autre moitié de la population.



Gel des salaires, explosion des profits



Pour certains hommes politiques et observateurs, cités dans ce même journal, l'aggravation des inégalités ces dix dernières années est la conséquence d'une politique de gel des salaires, au même moment où les profits des grandes entreprises ont plus que doublé.



L'intensification de l'exploitation fut, en grande partie, actée par l'ensemble de lois connues sous le nom de Hartz IV, qui défendaient une politique de bas salaires et la généralisation de la précarité du travail. Dans le même temps, les revenus les plus élevés bénéficiaient d'exonérations fiscales depuis le début du siècle.



Les entreprises, par exemple, ont vu leur taux d'imposition baisser de 51%, à l'époque du conservateur Helmut Kohl, à 29,6% (dans les faits 22%), au moment des coalitions social-démocrates/verts (1998-2005).



Le résultat est visible : si dans les années 1980 l'Allemagne était un des pays avec le pourcentage le plus faible de bas salaires (14%), aujourd'hui, le taux d'emplois précaires, toujours mal payés, s'élève à 25%, comparable aux chiffres relevés aux États-Unis.



Avec ces politiques favorables au capital, les femmes sont les premières à souffrir. Des chiffres récents issus des statistiques fédérales indiquent que, en Allemagne, les femmes gagnent en moyenne 22% de moins que les hommes, la différence étant plus forte encore dans les postes de direction, où elles gagnent un tiers moins que ce que gagnent les hommes, et moins perceptible dans les emplois administratifs non-qualifiés, où la différence est de 4%.



Les soupes populaires ne connaissent pas la crise



Les chiffres officiels indiquent l'existence en Allemagne de 13 millions de pauvres, mais cette couche de la population augmente de jour en jour, comprenant chômeurs, personnes âgées, mais aussi travailleurs précaires, dont les salaires ne leur permettent pas de vivre et les contraignent à avoir recours à des organisations de bienfaisance.



Une de ces organisations, Deutsche Tafel, a révélé que ses centres ont déjà aidés 200 000 personnes dans le besoin en plus cette année, par rapport à 2011.



La même organisation affirme qu'au moins 1,5 million de personnes fréquentent les cantines sociales en territoire allemand.



La Deutsche Tafel a plus de 20 années d'activité, offrant gratuitement des produits alimentaires récupérés de restes de super-marchés et de boulangeries.



Selon son président, Gerd Häuser, « la politique de lutte contre la pauvreté a été un échec en Allemagne ». Aujourd'hui, « avoir un travail ne signifie plus être protégé contre la pauvreté ».

 

Source: Avante, organe du PC Portugais

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 14:14

precarite-principale-raison-miracle-economiqu-L-FLxfb37,5 millions de travailleurs sont actuellement à la recherche d'un emploi en Allemagne



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Dans le pays à l'économie à la plus dynamique d'Europe, et avec un des taux officiels de chômage les plus bas d'Europe, on compte tout de même 7,5 millions de personnes à la recherche d'un emploi.



C'est le constat du Bureau fédéral de statistiques (Destatis), dans une étude publiée le 15 août, où il conclut qu'au-delà des 2,5 millions de chômeurs cherchant activement un emploi, il existe 3,7 millions de travailleurs supplémentaires (parmi lesquels 1,7 millions travaillant à temps plein) qui ont besoin d'un second emploi pour répondre à leurs besoins à qui s'ajoutent 1,2 million d'autres, désignés sous le nom de « réserve silencieuse », qui tout en ne recherchant pas activement un autre emploi, souhaite pourtant en obtenir un.



L'étude révèle que parmi ceux qui travaillent à temps partiel et voudraient travailler plus, 72% sont des femmes. Pour ce qui est de ceux qui travaillent déjà à temps plein (à partir de 32 heures par semaine) mais cherchent un second travail, 73% sont des hommes.



Les causes remontent aux réformes du marché du travail imposées par les gouvernements sociaux-démocrates/verts de Gerhard Schröder, entre 2003 et 2005, censées stimuler le marché du travail.



En réalité, comme l'étude le révèle clairement, les réformes du code du travail et de la protection sociale ont provoqué une augmentation significative de la précarité et une dévalorisation générale du travail qui ont aggravé les inégalités salariales.



Le phénomène des « mini-jobs », une forme d'emploi subventionné par l’État avec un salaire maximum de 400 euros dans des limites de 40 heures par mois, a pu rayer des chiffres officiels des millions de chômeurs, mais il n'a sans aucun doute pas répondu aux besoins et aux aspiration des familles, qui continuent à chercher une solution qui leur permette de vivre dignement.



La même étude montre que, entre 2005 et 2010, les emplois temporaires sous-payés ont crû trois fois plus rapidement que les autres types d'emplois.



Les patrons ont profité de la baisse du coût du travail, alors que les travailleurs se sont vu forcés à tendre la main à toute offre d'emploi, même accompagnée d'un salaire ridicule.



Aujourd'hui, un emploi sur cinq est un « mini-job », soit près de 5 millions de travailleurs trouvent dans ce type d'emploi leur principale source de revenu.



Et pour la majorité, il n'y a pas d'issue possible à cette situation de sous-emploi, vu que les contrats signés en ces termes sont subventionnés par l’État.



Les données de l'UE révèlent encore qu'en Allemagne les contrats à bas salaires représentent 20% des emplois à temps plein, un taux plus élevé que celui rencontré en Grèce (13,5%) ou en Italie (8%).

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