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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclarations, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 08:00

26738_9_PazConJusticiaSocial.jpgLe Parti communiste colombien salue les efforts des FARC et du gouvernement pour parvenir à une solution pacifique au conflit colombien



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le Parti communiste colombien salue les annonces du gouvernement et des FARC, qui se sont mis d'accord pour entamer des pourparlers de paix.




Ce pas en avant, longtemps attendu, est le résultat d'efforts continus de la part des divers parties, dans le respect mutuel, la recherche de convergences et avec le soutien décisif des gouvernements de Cuba, du Vénézuela et de Norvège. Un processus renforcé par la disposition d'ELN à l'intégrer.



La recherche de la paix apparaît comme une urgence pour la société colombienne, et non comme la simple expression d'une bonne volonté. Le conflit armé, de nature sociale et politique, pèse lourdement sur la vie nationale. Son escalade, et l'implication du South Command des Etats-unis dans la direction des opérations, met en péril la stabilité de la région et la souveraineté sud-américaine.



L'extrême-droite, avec ses positions solides dans le pouvoir économique, politique et militaire tente de faire obstacle à ces nouveaux efforts de paix. Le dialogue en plein coeur de la guerre, dans les conditions colombiennes actuelles, reste sujet à des menaces et des défis préoccupants. Le cessez-le-feu bilatéral est une demande urgente exprimée par notre société.



La crise structurelle du pays et les inégalités se sont aggravées. La Colombie ne s'est certainement pas remise encore des problèmes de pauvreté et de ses déséquilibres sociaux et régionaux. Le modèle économique néo-libéral a joué un rôle crucial dans le processus d'accumulation de capital, par la dépossession des masses laborieuses, et s'est appuyé sur l'approfondissement de la guerre devenue une politique permanente de l'Etat, la répression et la criminalisation de l'opposition sociale.



La question de la paix représente aujourd'hui un espoir pour les grandes masses paupérisées, soumises à l'expropriation, à la précarisation, à l'abandon de la part de l'Etat et au silence du côté du pouvoir politique et médiatique. Les marches et manifestations populaires, indigènes, paysannes, ouvrières et étudiantes sont, de plus en plus, l'expression d'un peuple mis à l'écart des décisions fondamentales concernant les politiques publiques. La paix avec justice sociale est sa revendication première. Sa présence dans les rues et sur les routes marque une volonté légitime de jouer un rôle actif dans la construction d'un avenir de paix, de liberté, de droits sociaux revendicables, de démocratisation de la vie sociale et d'approfondissement de la démocratie.



Le PCC salue tous les secteurs de la société qui ont lutté pour la paix et les droits de l'Homme, faisant fi des stigmatisations, des accusations, des poursuites judiciaires et des mauvais traitements.



Il est nécessaire de continuer à rester vigilants et critiques face aux menaces pesant sur nos organisations et nos militants, face aux provocations. L'heure de l'unité est venue, celle de l'action commune et de la mobilisation populaire.

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 06:42

yo-si-puedo.gifLe programme cubain d'alphabétisation « Yo si puedo » a appris à lire et écrire à plus de 800 000 boliviens



Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Le programme bolivien d'alphabétisation a donné une instruction à 824 101 personnes de 2006 à août 2012, à l'aide de la méthode cubaine « Yo si puedo » (« Oui, je peux »), a souligné le vice-ministre à l’Éducation spéciale et alternative, Noël Aguirre.



Depuis 2006, la Bolivie a ramené à 3,7% le taux d' analphabétisme dans les 337 communes que compte le pays, a annoncé le fonctionnaire à la presse locale à l'occasion des célébrations de la Journée internationale de l'alphabétisation le 8 septembre prochain.



Aguirre rappelle que ce succès a été reconnu par l'UNESCO, qui a déclaré la Bolivie territoire libéré de l'analphabétisme le 20 décembre 2008.



Selon les autorités, 70% des personnes qui suivent les cours d'alphabétisation dans le pays sont des femmes.



Actuellement, 154 700 personnes de plus de 15 ans participent en Bolivie au processus de post-alphabétisation dans 11 974 salles de classe localisées dans les écoles, les prisons, les asiles, les établissements éducatifs, militaires, dans les quartiers, les églises et les coopératives agricoles du pays.



Des efforts sont entrepris par ailleurs pour alphabétiser les populations marginalisés, dans des programmes auxquels ont participé 41 742 boliviens.



La méthode d'alphabétisation « Yo, si puedo » est un programme éducatif cubain visant à l'alphabétisation gratuite d'adultes sur une période de trois mois, un dispositif qu'a suivi plusieurs pays à travers le monde et qui a permis l'alphabétisation de millions de personnes.



Source : Prensa Latina

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 09:18

barbara-figueroa-cut[1]Victoire historique du syndicalisme de classe au Chili

La liste menée par les communistes renverse la direction réformiste de la CUT

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Image: Barbara Figueroa, nouvelle présidente de la CUT



Depuis plus d'un an, le Chili connaît des mouvements de lutte inédits depuis la chute de la dictature. Manifestations étudiantes et enseignantes, occupations de lycées, grèves de mineurs : la lutte a touché tous les secteurs et s'est assuré la solidarité de l'immense majorité d'un peuple exaspéré par les réformes libérales du gouvernement de droite.



Pourtant, hormis dans certaines branches plus combatives, la direction de la CUT (Centrale unitaire des travailleurs) est apparue comme avançant à reculons dans ce mouvement, privilégiant la voie du « dialogue social » à celle de la grève générale, suscitant la défiance des bases militantes.



Ce 23 août, les 750 000 syndiqués de la CUT étaient appelés à ré-élire leurs instances dirigeantes, à travers l'élection indirecte de 60 conseillers nationaux.



Les communistes à la tête de la CUT, une première depuis 40 ans



Quatre listes étaient présentées au vote : la liste A (« Alternative unitaire ») menée par le syndicaliste du pétrole, démocrate-chrétien, Nolberto Diaz, la liste C (« Les travailleurs au pouvoir») conduite par les gauchistes du MIR et surtout les deux listes principales :



  • la liste D (« Autonomie syndicale ») de la direction sortante réformiste, menée par le socialiste Arturo Martinez, à la tête de la centrale depuis douze ans, prônant un syndicalisme de co-gestion ;



  • la liste B (« Unité et lutte ») conduite par les dirigeants syndicaux communistes, Barbara Figueroa, du syndicat des enseignants, et Cristian Cuevas, secrétaire du syndicat des mineurs de cuivre (CTC) ;



Les résultats définitifs tombés le 27 août confirment la victoire étroite de la liste soutenue par le Parti communiste avec 320 000 voix (44%) et 27 délégués, devant la liste de la direction sortante avec 300 000 voix (42%) et 25 délégués. La liste A, démocrate-chrétienne, obtient 98 000 voix (13%) et la liste C, gauchiste, 6 000 (1%).



La victoire est historique. Cela faisait quarante ans que les communistes n'étaient plus à la tête de la Centrale unitaire des travailleurs (CUT), la confédération syndicale historiquement dominante au sein de la classe ouvrière chilienne.



Tensions au sein du Parti communiste : soutien à la direction réformiste du syndicat ou liste d'opposition sur des bases de classe ?



Et pourtant, la mise sur pied de cette liste « communiste » a été tout sauf un long fleuve tranquille. Elle a révélé de profondes tensions non seulement au sein du syndicat mais aussi dans le Parti communiste.



D'une part, les débats préalables à la constitution de la liste ont confirmé l'existence d'un puissant courant réformiste dans les rangs communistes.



Au cours des dernières années, aussi au nom des alliances politiques « de gauche » avec le PS, les dirigeants du Parti communiste se sont souvent accommodés de la direction syndicale réformiste de Arturo Martinez. Ils n'ont tout du moins pas manifesté une ligne cohérente vis-à-vis du mouvement syndical.



Des syndicalistes affiliés au Parti communiste ont par ailleurs accédé aux plus hautes sphères du syndicat : Jaime Gajardo, président du Syndicat des professeurs, était devenu secrétaire-général de la CUT tandis que Guillermo Salinas s'installait comme sous-secrétaire de la CUT, et devenait le bras droit officieux du président Martinez.



D'autre part, les mouvements de lutte dans les secteurs des mines et de l'éducation ont mis sur le premier plan des figures d'un syndicalisme plus combatif. On pense à Camila Vallejo, jeune communiste et secrétaire du syndicat des étudiants de l'Université du Chili (FECH), mais aussi Cristian Cuevas, secrétaire de la Centrale des travailleurs du cuivre (CTC).


 

Cristian Cuevas, militant du Parti communiste, n'a pas hésité dans les dernières semaines à exprimer son opposition frontale à la ligne réformiste, de concertation, et à la gestion du syndicat quasi mafieuse d'Arturo Martinez, appelant les dirigeants communistes à s'en dissocier.



Après des tensions vives entre dirigeants syndicaux « communistes », partagés entre ceux intégrés à la direction réformiste et contestataires de la ligne de la direction, c'est une liste de compromis qui a été établie par le Parti communiste :



Cristian Cuevas nommé numéro 2 de la liste et Barbara Figueroa, secrétaire-générale du syndicat enseignant, figure de la lutte de l'an dernier pour l'éducation publique, était désignée tête de liste.

 

Parmi les membres actuels de la direction de la CUT, si Jaime Gajardo se ralliait – après une période de tensions assez vives avec Cuevas – à la liste communiste, Guilllermo Salinas décidait lui de soutenir jusqu'au bout la liste de la direction syndicale réformiste.



A la suite de la victoire, la nouvelle présidente de la CUT, Barbara Figueroa, a tenu à affirmer la victoire, non pas d'un « courant » politique mais bien d'une conception de la lutte syndicale et politique alternative, plus combative :



« On a perdu en crédibilité et en confiance, car pendant des années on a soutenu une ligne de concertation, de petits accords, avec la logique du 'on fait ce qu'on peut'. Cela manquait cruellement de combativité. Cette façon de faire du syndicalisme, c'est terminé. C'est une nouvelle étape qui s'ouvre, plus combative, où non seulement on va aller au combat, mais où surtout nous devrons être capables de gagner des avancées ».



Au Chili, comme en Uruguay en octobre 2011, les communistes – avec des contradictions et des tensions internes – sont parvenus à mettre en échec les directions réformistes des centrales syndicales unitaires.



Au moment où la lutte des étudiants et des enseignants est relancée, où le mouvement des mineurs pour la défense de leurs conditions de vie et la re-nationalisation du cuivre est toujours d'actualité, la victoire historique du courant de classe dans la CUT ouvre aux travailleurs chiliens de meilleures perspectives pour mettre en échec les projets gouvernementaux et ouvrir, par la lutte, une alternative au système hérité de Pinochet.

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 09:17

LOGOECUADORBVSINTRABINFANTILLOGO.jpgEn cinq années, le gouvernement progressiste d’Équateur a permis à 450 000 enfants d'abandonner le travail et de se consacrer aux études



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Les derniers chiffres officiels de l'Institut de statistiques Équatorien (INEC) offrent une idée de l'impact des politiques sociales du gouvernement équatorien sur la réduction des inégalités, de la pauvreté et sur la garantie d'un accès à l'éducation autrefois nié aux couches les plus pauvres des sociétés latino-américaines.



La réussite de ses politiques sociales est révélatrice dans le domaine du travail infantile. En seulement cinq ans, ce sont près de 450 000 enfants et adolescents équatoriens qui ont été extraits du monde du travail infantile et ont pu poursuivre une scolarité normale.



En 2006, lorsque le gouvernement progressiste de Rafael Correa arrive aux commandes, plus de 650 000 enfants travaillaient en Équateur, soit 16,9% des mineurs. En 2012, ils ne sont plus que 200 000, représentant 5,8% de la population entre 5 et 17 ans.



Le taux de scolarisation des 4 millions de mineurs que compte le pays est ainsi passé de 76,8 à 90% entre 2006 et 2012.



Ce travail s'inscrit dans le projet lancé en 2006 d' « éradication du travail infantile ». Un projet dont l'efficacité a été salué récemment par l'UNICEF, dont la représentante en Équateur, Nayda Vazquez a ainsi reconnu que le nombre d'enfants exploités au travail avait diminué tandis que le nombre de mineurs scolarisés avait considérablement augmenté.



Une réussite qui trouve une explication d'une part dans le rétablissement de l'entière gratuité de l'éducation publique et d'une politique d'investissement dans l'éducation, qui ont notamment permis cette année de garantir la gratuité des manuels scolaires et, pour les plus pauvres, des cantines et des uniformes.



En cinq ans, les dépenses publiques en faveur de l'éducation ont été multipliées par quatre, passant de 235 millions de dollars en 2006 à près d'1 milliard prévus pour 2012.



D'autre part, les aides sociales du gouvernement Équatorien ont également incité à scolariser leurs enfants. Le « bon pour le développement humain », dont bénéficient cette année 1,2 millions de mineurs, consiste en une aide étatique de 35 $/mois, garantie pour tout enfant scolarisé, suivant des examens médicaux réguliers.



Selon le secrétaire national à la Planification et au Développement, Fander Falconi, si les coûts de l'éradication du travail infantile sont estimés à 960 millions de $, « les bénéfices dépassent largement les coûts, notre mission est bien de concentrer nos efforts pour parvenir à une élimination du travail infantile ».



Lors de la présentation du budget du gouvernement la semaine dernière, le président Correa a affirmé que l'essence de sa « Révolution citoyenne » était de transformer « l’État bourgeois en un État populaire » et d'assurer la suprématie de l'être humain sur le capital.



Il a également réaffirmé que l'objectif de son gouvernement restait d' « éliminer la pauvreté et les inégalités ». Entre 2006 et 2012, le taux de pauvreté a chuté de neuf points en Equateur, passant de 37,6 à 28,6%.



Avec toutes ses limites, la politique du gouvernement équatorien, comme celle d'Evo Morales en Bolivie ou d'Hugo Chavez au Vénézuela, montre qu'il est possible de mener une autre politique que celle des libéralisations et des privatisations, prônées par le FMI, l'UE et les États-Unis, ou que celle d'un capitalisme régulé suivie par les « pays émergents ».

 



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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 07:21

unasur.jpgLes nations sud-américaines soutiennent le droit souverain de l’Équateur à accorder l'asile à Julian Assange et dénoncent les menaces proférées par le Royaume-Uni



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Déclaration de l'UNASUR en soutien à la République d’Équateur



Ce dimanche, les ministres des Affaires étrangères de l'Union des nations sud-américaines (Unasur), ont décidé de soutenir le gouvernement souverain de Rafael Correa, dans la décision prise par le pays d'offrir l'asile diplomatique à Julian Assange et ont exprimé leur opposition aux menaces du gouvernement de Royaume-Uni contre l'ambassade d’Équateur à Londres.



Le secrétaire général de l'UNASUR Ali Rodriguez a lu la déclaration du bloc régional qui comprend 7 points :



1 – Une expression de sa solidarité et de son soutien au gouvernement de la République d’Équateur face aux menaces de violation de sa mission diplomatique ;



2 – Une réaffirmation du droit souverain des États à accorder l'asile ;



3 – Une condamnation énergique de la menace d'un recours à la force entre États tout comme la réaffirmation de la validité des principes consacrés dans le droit international, le respect de la souveraineté et l'application à la lettre des traités internationaux ;



4 – La réaffirmation du principe fondamental de l'inviolabilité des locaux des missions diplomatiques et bureaux consulaires et des obligations des États hôtes, conformément à ce qui a été instauré par la Convention de Vienne de 1961 sur les Relations diplomatiques et par la Convention de Vienne de 1963 sur les Relations consulaires ;



5 – La réaffirmation du principe du droit international en vertu duquel il n'est pas possible d'invoquer le droit national afin de ne pas conformer à une obligation de nature internationale, comme cela est inscrit dans l'article 27 de la Convention de Vienne sur le Droit des traités de 1969 ;



6 – La réaffirmation de la validité des concepts de l'asile et du réfugié pour protéger les droits humains des personnes qui considèrent que leur vie ou leur intégrité physique se trouve menacée ;



7 – Un appel aux parties en présence à poursuivre le dialogue et la négociation directe à la recherche d'une solution mutuellement acceptable au regard du droit international ;



Déclaration signée à Guyaquil, en Equateur par les douze pays membres de l'UNASUR : l'Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, Guyana, l'Equateur, l'Uruguay, le Paraguay, le Pérou, le Surinam et le Vénézuela.







alba-assange.jpgDéclaration de l'ALBA de soutien au droit souverain de l’Équateur d'accorder l'asile diplomatique au citoyen Julian Assange





Déclaration du IX ème Conseil politique extraordinaire de l'Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA)* sur l'inviolabilité de la mission diplomatique de l’Équateur à Londres, et de soutien à son droit souverain d'accorder l'asile diplomatique au citoyen Julian Assange.



Les menaces proférées par le gouvernement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, qui laisse ouverte la possibilité d'une entrée illégale dans l'Ambassade d’Équateur à Londres pour arrêter Julian Assange, constituent des actes d'intimidation qui portent atteinte à la intégrité territoriale de la République d'Equateur



Le gouvernement de l'Equateur a exercé son droit souverain en accordant l'asile diplomatique au citoyen Julian Assange, qui l'a demandé, se sentant menacé dans ses droits humains et civiques.



Le concept d'asile diplomatique est prévu par de nombreuses conventions, traités et autres instruments internationaux, appliqués en conformité avec les principes du Droit international.



L’Équateur a agi dans le plus strict respect des normes du Droit international, et tout acte hostile du Gouvernement du Royaume-Uni signifierait une remise en cause inacceptable de sa souveraineté, par lequel le monde civilisé connaîtrait un recul vers un état de barbarie et d’irrationalité.



Les arguments livrés par le gouvernement du Royaume-Uni, invoquant des normes du Droit interne auxquels les traités internationaux ne peuvent se subordonner, sont en contradiction avec ses obligations internationales, et aux décisions précédentes de ce même gouvernement, ce qui révèle dans ses agissements une politique du deux poids deux mesures.



Conscients de la nécessité d'épuiser tous les recours diplomatiques pour sortir de la situation actuelle, à la lumière de la protection et de l'asile accordé par le gouvernement d’Équateur au citoyen Julian Assange, en faisant en sorte que prévalent la souveraineté, la libre détermination des nations et le respect du droit international:



Déclaration :



1 – Nous rejetons les menaces d'intimidation proférées par les porte-paroles du gouvernement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne comme violant les principes de souveraineté et d'intégrité territoriale des nations, et des principes du Droit international ;



2 – Nous réaffirmons notre soutien catégorique au droit souverain du gouvernement d’Équateur d'accorder l'asile diplomatique au citoyen Julian Assange ;



3 – Nous exprimons notre rejet de la position du Royaume-Uni qui cherche à résoudre ses conflits avec les nations du monde entier, en particulier celles d'Amérique latine et des Caraibes, par des méthodes contraires au droit international ;



4 – Nous soutenons l'appel lancé par l'Union sud-américain des nations (UNASUR) à débattre sur la position hostile exprimée par le gouvernement du Royaume-Uni envers le gouvernement de la République d’Équateur, et à fixer une position claire de soutien à l’Équateur ;



5 – Nous estimons qu'il est important de faire avancer l'idée d'un grand débat à l'ONU sur l’inviolabilité des bâtiments diplomatiques et le respect plein et entier de la part de tous les États des principes du droit international ;



6 – Nous mettons en garde le gouvernement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne sur les graves répercussions que déclencherait, dans le monde entier, une violation directe de l'intégrité territoriale de la République d’Équateur à Londres ;



7 – Nous lançons un appel à tous les gouvernements du monde, aux mouvements sociaux, aux intellectuels, afin qu'ils s'opposent à cette nouvelle tentative du gouvernement britannique d'imposer par la force sa volonté à des nations souveraines ;



8 – Nous nous engageons à faire le maximum pour accorder à cette déclaration la diffusion et la publicité la plus large possible ;



Déclaration signée par les ministres des Affaires étrangères de la Bolivie, Cuba, l’Équateur, le Nicaragua et le Vénézuela



Sources : Telesur et Juventud Rebelde

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