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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclarations, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 20:07

RigobertoRenaissance du Parti communiste du Honduras (PCH) dans la lutte de résistance au régime putschiste, plus de vingt ans après sa dissolution

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Dans une proclamation adressée au peuple hondurien et aux peuples du monde entier, a été annoncée la réactivation organisationnelle du Parti communiste du Honduras (PCH) culminant, dans la clandestinité, sur la tenue de son Vème Congrès où ont été adoptés ses Statuts et son Programme politique.

 

« Ce 9 et 10 avril, quelque part dans notre pays, nous avons organisé le Vème Congrès du Parti communiste du Honduras, réactivant ses structures organisationnelles et adoptant ses Statuts et son Programme politique », souligne le document diffusé via Internet. 

 

Le PCH se définit comme un parti révolutionnaire, adoptant les principes du Marxisme-léninisme pour contribuer, à partir de cette perspective, aux côtés du prolétariat et des autres couches sociales du pays, au processus révolutionnaire Hondurien.

 

« Nous ne renaissons pas comme prétentieuse avant-garde ni comme les détenteurs de la solution à la crise nationale, mais comme des critiques sérieux et des ennemis frontaux du système capitaliste mondial en général et du système capitaliste dépendant national en particulier », soulignent-ils.

 

Dans leur proclamation, les communistes Honduriens renouent avec l’esprit « anti-impérialiste, anti-colonial, anti-oligarchique et anti-clérical de Francisco Morazan », reconnaissant en lui un des grands libérateurs « qui inspire notre lutte ».

 

« Nous réaffirmons notre décision d’accompagner le peuple Hondurien dans sa lutte pour la refondation de la patrie, tout comme la lutte de tous les peuples du monde pour leur libération définitive et leur véritable indépendance, leur résistance à l’impérialisme et aux différentes formes d’exploitation et d’oppression de l’Humanité. »

 

« Les temps ont changé et, avec eux, la conscience critique, la colère et les revendications des honduriens, qui brandit aujourd’hui le drapeau d’une patrie digne et, par conséquent, ne se laisse pas effrayer par les campagnes médiatiques anti-communiste, au contraire, désormais ils montrent leur intérêt, leur disposition et leur aspiration à un système juste de production socio-économiqu socialiste comme réponse et solution au système dégénéré et pourri de production capitaliste, qui n’a que deuil et souffrance à offrir à l’Humanité », note le document.

 

« Nous poussons tous nos camarades à continuer à participer activement à toutes les différentes organisations qui luttent avec dignité pour le bien de notre peuple et en particulier ceux qui participent activement au Front national de résistance populaire (FNRP), contribuant à tous les espaces et à tous les processus unitaires, défendant la tolérance et refusant toute intention ou action manipulatrice par la prise de décision unilatérale. Notre devoir principal est d’assurer la plus large participation populaire dans cette instance unitaire et révolutionnaire du peuple hondurien », indiquent-ils.

 

« Nous appelons tous ceux dont la visée révolutionnaire est de construire le socialisme, à rejoindre nos rangs », concluent-ils.

 

Le Parti communiste du Honduras a été fondé le 10 octobre 1954, enraciné dans le Parti révolutionnaire démocratique Hondurien. Etant un parti légal dès sa naissance, il eut une forte présence dans le mouvement syndical, en particulier dans le secteur bananier. En 1990, le Parti communiste du Honduras se dissout et fusionne avec le Parti Rénovation patriotique.

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 09:39

Le president Obama et Dilma Rousseff-253f4Les premiers mois de Dilma confirment que le gouvernement de brésilien est au service du capital

 

 

Les révoltes ouvrières dans les chantiers du PAC (Programme accéléré de croissance) indiquent la voie de la lutte

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

par Ricardo Costa, du Comité Central du PCB

 

Les premiers mois du gouvernement Dilma ne font que démontrer la justesse de la ligne proposée par le PCB pour le second tour des élections présidentielles de 2010: après la défaite de Serra dans les urnes, il faudrait organiser et mobiliser les travailleurs brésiliens pour vaincre Dilma dans la rue.

Dilma a adopté le slogan « Un pays riche est un pays sans misère », projetant l’éradication de la misère comme objectif principal de son gouvernement. Il est clair qu'il s'agit d'un simple tour de propagande, puisque la politique économique mise en place, conservant les bases fixées par Lula, favorise ouvertement les activités de l'industrie agro-alimentaire, des grandes industries et des banques, visant à continuer la politique d'intégration de l'économie brésilienne à l'ordre capitaliste-impérialiste mondial. Bien qu'elle-même subordonnée, cette intégration se produit de façon complexe et dynamique, avec le pays jouant également un rôle d'exportateur de capitaux, au moins dans le cadre de l'Amérique latine et d'autres régions périphériques au centre du capitalisme. Sans l'aide providentielle de l'Etat brésilien, principalement à travers la BNDES, il n'aurait pas été possible de faire monter un capitalisme national dont la bourgeoisie noue des liens de plus en plus étroits avec les entreprises multi-nationales.

Au vu de ce que met en avant Dilma dans ses premiers actes, la politique visant à répondre prioritairement aux volontés et aux besoins du Dieu Marché poursuivra son cours. Le choix d'un salaire minimum à 545 Reais (soit 250 euros), pratiquement 0% d'augmentation en termes réels, révèle une fois de plus la force du capital financier dans la définition des orientations de l'économie brésilienne. Sous l'argumentaire de la lutte contre le « retour de l'inflation » et le déséquilibre des comptes publics, la mesure, associée à l'annonce de coupes budgétaires de 50 milliards de Reais (21 milliards d'euros), touchant comme toujours les dépenses sociales, et l'augmentation des taux d'intérêts, cherche à faire porter par les travailleurs tout le poids des effets résultats de l'action dérégulée du capital national et international.

Il suffit de dire, par exemple, que la plus récente hausse des prix fut provoquée fondamentalement par la pression du marché mondial des produits alimentaires, contrôlé par des oligopoles trans-nationaux. Le modèle agraire brésilien, centré sur la promotion de l'industrie agro-alimentaire, fait du Brésil un des plus grands importateurs de pesticides au monde et un pays totalement dépendant des marchés extérieurs.

Contrairement à ce que certains experts de gauche affirment, il n'y a pas eu de revirement dans les politiques mises en œuvre par rapport à Lula, comme si Dilma était revenu à des « pratiques néo-libérales » qui auraient été abandonnées par Lula. Ni l'un ni l'autre. Lula s'est inscrit dans la continuité de la politique macro-économique de l'ère Cardoso, mettant juste en œuvre des politiques compensatoires plus agressives. Dilma suit la feuille de route tracée par Lula, à la différence qu'elle va mettre le pied sur le frein pour ce qui est des dépenses sociales. Mais cela n'est aucunement une nouveauté : Lula a fait la même chose en 2003, en mettant un frein au Plan de croissance, pour faire rentrer de l'argent dans les caisses et ensuite ouvrir le coffre-fort dans les dernières années de son mandat.

Si l'économie brésilienne a cru à un taux record de 7,5% en 2010, comme annoncé par l'IGBE, élevant le pays à la place de septième économie mondiale, les inégalités sociales se sont approfondies, comme cela ne pouvait pas ne pas arriver dans une nation où les rapports capitalistes sont devenus dominants dans tous les secteurs de la vie économique et sociale. Pour cette raison, le Brésil occupe la 70ème position dans le classement mondial de l'IDH (Indice de développement humain).

C'est un fait que de nouvelles attaques vont porter sur les droits de travailleurs. Le gouvernement de Dilma est presque une répétition du cabinet de Lula, maintenant les querelles de place entre les partis alliés, avec une représentation importante pour le PT et le PMDB et, secondairement, pour les PCdoB, PDT, PSB et PP. Il n'y aura pas de changement, donc, par rapport à la tendance à la privatisation des services publics, comme la Santé, la Sécurité sociale et l'Education. Révélateur de la primauté des intérêts du marché sur les intérêts publics, la suspension des concours publics pour l'embauche de nouveaux fonctionnaires et le délai dans la nomination de 40 000 fonctionnaires déjà sélectionnés. En outre, les coupes budgétaires annoncées touchent directement les programmes dans les domaines de l'environnement et du logement, justement au moment où les fortes pluies ont provoqué des catastrophes de grande ampleur, coûtant la vie à des centaines de personnes et laissant des milliers d'autres sans-abris dans plusieurs régions du pays, mettant en évidence la tragédie de l'occupation illégale des sols, du manque de planification et de l'absence totale de participation populaire dans les villes.

Dans le secteur pétrolier, l'éternel ministre Edison Lobão (du PMDB du Maranhão), carpette de Sarney [président du parti centriste PMDB, principal partie allié de Lula et Dilma, à la tête d'un système local et national féodal et clientéliste], a déjà annoncé la reprise des ventes aux enchères pour les champs de pétrole et les zones d'exploitation pré-sel, confirmant la politique de dilapidation des ressources naturelles brésiliennes, au moment où le président Barack Obaam des États-Unis réaffirme au monde entier son intention de récupérer la primauté des intérêts de l'empire états-unien et de ses entreprises sur le marché mondial, mettant à l'épreuve ces intentions en donnant l'ordre de bombarder la Libye alors qu'il se trouvait en visite au Brésil.

Pour ce qui est de la politique étrangère, le gouvernement Dilma se révèle plus cohérent que Lula dans sa disposition à favoriser le processus d'expansion du capitalisme monopoliste brésilien en Amérique latine, dont est symptomatique l'attitude claire faisant à nouveau des relations avec les États-Unis une priorité, au détriment des échanges privilégiés, également marqués par les intérêts des grands capitalistes brésiliens, avec les gouvernements de la région plus préoccupés par la réponse aux exigences sociales de leurs peuples. La décision du président de la Cour suprême fédérale, Antônio Cezar Peluso, non contestée par Dilma, de refuser de libérer Cesare Battisti après la décision de non-extradition du militant révolutionnaire italien, démontre avec précision la tendance plus conservatrice de gouvernement. Il maintient encore, sans aucune indication que cette politique pourrait être modifiée, la présence des troupes brésiliennes à Haïti.

Montent, pourtant, les contestations de la classe ouvrière en cette année 2011. La recrudescence de la crise internationale du capitalisme rencontrera au Brésil un gouvernement plus disposé à ouvrir le robinet du crédit pour augmenter la consommation (en vérité, une politique d'endettement croissante de la population et de cooptation des classes populaires avec l'illusoire sensation que leurs conditions de vie s'améliorent).

Les premiers mois du gouvernement Dilma démontrèrent également l'insatisfaction croissante de divers groupes sociaux. Les manifestations d'étudiants et de travailleurs en colère contre la hausse des prix des trajets de bus dans plusieurs villes du Brésil, où la violence policière s'est toujours fait sentir, reflètent l'indignation de la population urbaine vis-à-vis des services de transport de très mauvaise qualité et de plus en plus chers, contrôlés par les cartels et les oligopoles des transports. Des forums populaires dans tout le pays débattent de la situation de la santé publique et organisent des mobilisations contre le processus de privatisation, des initiatives qui s'étendent au domaine de l'éducation, impliquant syndicats de professeurs et représentants des élèves, parents et fonctionnaires.

Les travailleurs du bâtiment réagissent aux conditions abjectes de sur-exploitation et de semi-esclavage imposées par les patrons – multi-nationales comme l'Odebrecht, OAS, Camargo Corrêa, Queiroz Galvão, Mendes Júnior et autres – sur les chantiers du PAC, Plan d'accélération du capitalisme, un des plus grands programmes de transfert de fonds publics dans les poches du grand capital (21 chantiers avec des dépenses estimées de plus de 45 milliards d'euros, depuis le début du programme, en 2008). Les travailleurs partent en lutte contre les salaires de misère, et le non-paiement des heures supplémentaires, les conditions de travail excécrables et la répression de la part des vigiles et des forces de police locales, véritable bras armé au service des capitalistes.

Plus de 80 000 travailleurs ont déjà cessé le travail dans les chantiers du Nord, Nord-Est et Centre-ouest du pays : l'usine de Jirau (Rondônia), où des logements, 50 bus, des véhicules et des bureaux de l'entreprise furent incendiés par la masse en révolte ; le barrage hydro-électrique de Santo Antonio (également sur le fleuve Madeira, en Rondônia); le barrage hydro-électrique São Domingos (Mato Grosso do Sul), où les travailleurs ont également mis le feu aux logements ; le Complexe du Suape, réunissant la Raffinerie Abreu e Lima et un complexe pétro-chimique (Pernambuco), où 30 000 ouvriers se sont mis en grève ; le complexe thermo-électrique de Pecém (Ceará), avec 6 000 travailleurs qui ont arrêté le travail; le Pont sur le fleuve Madeira (Rondônia), avec 300 grévistes. En outre, dans plusieurs régions, le Programme « Ma maison, ma vie » est paralysé par près de 7 000 ouvriers du bâtiments refusant de travailler dans les conditions imposées.

Les centrales syndicales gouvernementales furent appelées pour contenir la colère des travailleurs, puisque la peur du gouvernement, et du vice-président Gilberto Carvalho comme médiateur du conflit, est l'explosion de révoltes se répandant à l'ensemble des chantiers du PAC, qui emploient près d'un million d'ouvriers. Si la flamme de l'incendie entamé à l'Usine de Jirau ne s'éteint pas, cela peut signifier une crise sans précédents pour un gouvernement qui voulait transformer le Brésil en un grand UPP (Unité de police pacificatrice) et garantir la « paix sociale » nécessaire au plein développement du capitalisme monopoliste.

Pour le PCB, il est temps de réaliser un bond qualitatif dans la recherche de l'unité des mouvements populaires, des forces de gauche et des entités représentatives des travailleurs, vers la formation d'un bloc prolétarien capable d'opposer à l'hégémonie bourgeoise une réelle alternative de pouvoir populaire dans notre pays. La création d'un Front anti-capitaliste et anti-impérialiste, avec en vue la constitution d'un puissant système d'alliances capable de donner sa chance et leur parole aux producteurs de richesse, est une des voies dans la lutte contre les diktats du capital et pour la construction de la société socialiste dans notre pays.

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 15:52

Gonzalo RojasDécès du poète chilien Gonzalo Rojas, prix Cervantes 2003, ancien diplomate du président Allende, opposant à Pinochet et ami de la révolution cubaine

Traduction AC (depuis le communiqué du PC Péruvien) pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



L'illustre poète chilien, Gonzalo Rojas, prix Cervantes 2003, est mort ce lundi 25 avril, à 93 ans à Santiago du Chili, incapable de se rétablir après un infarctus cérébral contracté en février. S'est éteint celui qui, avec Nicanor Parra, était considéré comme un des derniers grands poètes vivants Chiliens



Gonzalo Rojas est sorti de la pauvreté provinciale du sud du Chili pour devenir un des poètes les plus respectés d'un pays connu pour avoir eu de grands maîtres de ce genre littéraire. De son œuvre imposante se démarquent, surtout, les écrits au fin contenu érotique, tout comme ceux où il exprimait la douleur de l'exil durant les longues années de la dictature militaire d'Augusto Pinochet.



Rojas, né le 20 décembre 1917 dans le port minier de Lebu, en plus du Prix Cervantes 2003, la plus importante récompense littéraire de langue espagnole, reçut le Prix national de littérature du Chili et le Prix de poésie de la Reine Sophie, en Espagne.



En 1938, il rejoignit le groupe d'écrivains surréalistes chiliens La Mandrágora, mais l'union fut brève, car très vite il se sentit bridé par le style du groupe et ne parvint pas à se conformer à une école particulière d'écriture.



Fils de mineur, il connut la pauvreté dès l'enfance. Dans la décennie des années 1940, il apprit à lire et à écrire aux enfants de mineurs du nord du Chili, dans le désert aride d'Atacama.



En 1948, il publia son premier recueil de poèmes, « La misère de l'homme », et près de deux décennies plus tard son second livre, « Contre la mort ». Il ne fut véritablement reconnu dans sa partie qu'à partir de 1977, et la publication d' « Obscurité ».



Il fut diplomate à Cuba, durant le gouvernement d'Unité populaire de Salvador Allende et collaborateur de la Maison des Amériques.



Il aimait Cuba et fut un défenseur de sa Révolution. Sa dernière visite à la nation caribéenne fut en janvier 2008 pour inaugurer la 49ème édition du Prix littéraire Maison des Amériques. Dans son discours prononcé à cette occasion, il souligna:



« Je me trouvais à Rome cette fois, lisant le journal ce matin de janvier 1959, du siècle dernier, quand je demanda à Rodrigo, mon fils ainé de 15 ans qui m'accompagnait dans le monde entier:



'Allons, mon petit, des deux nouvelles laquelle tu choisis? Celle de l'entrée de Fidel à la Havane ou l'autre de cette fusée sur la Lune?'



'Celle de Fidel, me dit-il, car elle ne s'éteindra jamais.'



Il visait juste. Elle ne s'éteindrait jamais. Elle marquait quelque chose de « nouveau » comme le dirait Apollinaire en parlant de ce qui est nouveau, quelque chose de nouveau, une nouveauté héroïque.



J'ai désormais 90 ans, je viens de les fêter tout récemment, et je continue d'être « fidéliste », comme je continue d'être « allendiste ». Mondain car homme du siècle, avec tous les risques que cela comporte. Je suis né carbonifère, noir de charbon mais mondain tout de même. Maritime et fluvial, mais mondain, homme de cette terre, de ce port de la pointe sud où le personnage principal reste la bourrasque ».



Voici un poème de Gonzalo Rojas choisi et traduit par nos soins :



Contre la mort





Je m'arrache la vue et m'arrache les yeux chaque jour qui passe.

Je ne veux pas voir, je ne peux pas! voir mourir les hommes chaque jour.

Je préfère être de pierre, être mélancolique,

qu'à supporter ce dégoût me rongeant de l'intérieur et sourire

à droite et à gauche pourvu que fonctionne mon manège.



Je n'ai rien d'autre à faire que de rester ici à dire la vérité,

au milieu de la rue et à tous les vents:

la vérité d'être vivant, rien d'autre que vivant,

les pieds sur terre et le squelette libre en ce monde.



Que gagnons-nous à bondir vers le soleil avec nos machines,

à la vitesse de la pensée, que diable: que gagnons-nous

à voler au-delà de l'infini

si nous continuons à mourir sans espérance aucune de

sortir des temps obscurs?



Dieu ne m'aide pas. Personne ne m'aide à rien.

Mais je respire, et comment, et je m'assoupis

en pensant qu'il ne me reste plus que dix ou vingt ans pour aller

m'allonger, comme tout le monde, dormir entre deux mètres de ciment là-dessous.



Je ne pleure pas, je ne me pleure pas. Tout doit être comme il doit être,

mais je ne peux voir les cercueils et les cercueils

passer, passer, passer, passer chaque minute,

couvrant quelqu'un, recouvrant quelqu'un, je ne peux pas voir

le sang encore chaud dans les cercueils.



Je touche cette rose, j'embrasse ses pétales, j'adore

la vie, je ne lasse pas d'aimer les femmes; je me nourris

en ouvrant leur monde. Mais tout est inutile,

puisque je suis moi-même une tête inutile

prête à être coupée, mais qui ne comprend pas que c'est cela

que d'espérer un autre monde de ce monde-ci.



Qu'ils me parlent de Dieu ou qu'ils me parlent de l'Histoire. Je ris

d'aller chercher si loin l'explication de la faim

qui me dévore, la faim de vivre comme le soleil

dans la grâce du ciel, éternellement.

 

gonzalo rojas

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 08:03

pcb-copie-1.jpgMettons en échec la conspiration réactionnaire et l’aventurisme gauchiste

 

Corrigeons, défendons et approfondissons le processus de transformation

 

Communiqué du Parti communiste de Bolivie

 

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Face au conflit social en cours, la Commission politique du Parti communiste de Bolivie croit nécessaire d’effectuer certaines mises au point indispensables, afin de trouver une issue qui préserve tant les intérêts du processus de Transformation que ceux des travailleurs rassemblés dans la Centrale ouvrière bolivienne, intérêts qui ne sont pas contradictoires :

 

 

1 – Nous partons du fait que le processus de Transformation ne s’oppose qu’aux desseins de l’oligarchie, à ses représentants politique de droite et d’extrême-droite et à l’impérialisme yankee. Certaines défaillances voire erreurs qui ont pu être commises ne le privent pas de sa légitimité et de la nécessité de le poursuivre et de l’approfondir.

 

 

2..- Le processus de Transformation n’appartient à personne en particulier. Il est le résultat d’une longue accumulation de la lutte du peuple bolivien et pour cette raison il doit être défendu comme un travail collectif en particulier des travailleurs des champs et des villes avec les partis de gauche. Toutes ces forces, par leur convergence, sont parvenues à vaincre le néo-libéralisme et à ouvrir la possibilité d’une nouvelle voie de développement souverain pour la construction d’un nouvel ordre social. La COB reste guidée dans sa lutte par les Thèses socialistes de 1969 et auxquelles elle n’a renoncé en aucunes circonstances.

 

 

3 – Il est possible de trouver des solutions rapides à partir de l’adoption d’une attitude flexible par les acteurs en lutte. Le gouvernement de l’Etat pluri-national doit assumer, surtout dans ses plus hautes sphères, une attitude de plus grande ouverture au dialogue.

 

 

4 -  De leur côté, les secteurs syndicaux doivent mettre fin à l’infiltration d’éléments téléguidés par la droite qui, avec un langage pseudo-révolutionnaire, en réalité servent les desseins sinistres de l’impérialiste. Avant tout, il faut nous soustraire aux tentatives d’opposer les travailleurs entre eux. Le succès du processus de transformation s’enracine surtout dans l’alliance ouvrière-paysanne.

 

 

5 – Il est nécessaire que le gouvernement prenne en compte le fait qu’il existe des besoins non-satisfaits des classes populaires et cherche des moyens de parvenir à les satisfaire. A leur tour, les travailleurs ne doivent pas se laisser avoir par la propagande de désinformation qui invente des objectifs ou des mesures qui soi-disant remettraient en cause les intérêts légitimes du peuple. Pour cette raison même, il est nécessaire de s’informer sans préjugés pour agir avec objectivité.

 

 

6 – La vigilance révolutionnaire, propre aux travailleurs, doit rester sourde aux chants des sirènes de la droite et à la démagogie sociale du fascisme. Ces éléments agissent de concert avec les services de l’impérialisme qui soutiennent des activités qui n’opèrent pas seulement en Bolivie, mais dans tous ces pays ayant des gouvernements démocratiques et progressistes ou engagés dans des processus de Transformation, quelque soit leur ampleur, mais qui sont tous également hostiles à l’impérialisme. Il faut dénoncer particulièrement l’infiltration d’éléments provocateurs qui attisent la violence.

 

 

7 – Comme parti qui revendique sa condition de parti du prolétariat et son incarnation des intérêts du moment et historiques des classes révolutionnaires, nous appelons les acteurs en conflit à se mettre à travailler avec générosité, esprit de correction, et honnêteté pour parvenir aux solutions les plus adéquates.

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 23:11

1231168Des milliers d’étudiants de l’Université centrale du Chili en grève depuis une semaine descendent dans les rues de Santiago pour protester contre la privatisation de leur université

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Des milliers d’étudiants de l’Université centrale du Chili ont mené des actions de protestation dans la capitale contre la vente de 50% de l’université à une entreprise privée.

 

Les syndicats étudiants de cette institution ont appelé à la poursuite de la grève du personnel enseignant qui a été lancée la semaine précédente, en parallèle à des manifestations dans les rues de Santiago, pour refuser ce qu’ils qualifient d’un acte typique de la prédominance d’une logique du profit au détriment de l’intérêt général en terme d’éducation.

 

Le Chili a besoin d’une révolution dans l’éducation, a affirmé le président de la Fédération des Etudiants de l’Université centrale, Adrian Prieto, qui a ajouté que les élèves de l’Université centrale veulent continuer à appartenir à une institution pluraliste, laïque et indépendante.

 

 

Le leader estudiantin a également dénoncé le licenciement de plus d’une centaine de professeurs qui se sont opposés à la vente déjà mentionnés d’actions de l’université à la Société d’investissements « Norte Sur ».

 

 

Pendant ce temps, des anciens présidents de syndicats étudiants et diplômés des facultés de l’Université central ont rendu publique une déclaration de soutien à ces étudiants et ont exhorté le ministre de l’éducation chilien, Joaquin Lavin, à s’orienter vers une résolution du conflit dans un délai ne dépassant pas les 30 jours.

 

 

De même, ont exprimé leur solidarité avec l’action de protestation des étudiants d’autres universités comme l’Université du Chili, l’Université de Santiago, l’Université Diego Portales et l’Académie d’Humanisme chrétien.

 

 

Le gouvernement chilien doit intervenir et s’assurer que soit préservée la logique académique dans les universités et que l’on mette fin à la logique du profit dans l’éducation, a souligné Camila Vallejo, présidente de la Fédération des étudiants de l’Université du Chili.

 

 

Comment est-il possible qu’un Etat qui parle d’une révolution dans le secteur de l’Education ne soit pas capable de défendre les droits de 12 000 étudiants de l’Université centrale, a demandé de son côté le leader syndical estudiantin Camilo Ballesteros.



Dans des déclarations à la presse locale, Aldo Flores, vice-président de la Fédération des étudiants de l’Université centrale, a affirmé que les mobilisations et la grève allaient se poursuivre: « Les étudiants sont convaincus que seule la voie des mobilisations est juste ».

 

Compte-rendu des mobilisations publié par le PC Colombien

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