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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 15:52

Gonzalo RojasDécès du poète chilien Gonzalo Rojas, prix Cervantes 2003, ancien diplomate du président Allende, opposant à Pinochet et ami de la révolution cubaine

Traduction AC (depuis le communiqué du PC Péruvien) pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



L'illustre poète chilien, Gonzalo Rojas, prix Cervantes 2003, est mort ce lundi 25 avril, à 93 ans à Santiago du Chili, incapable de se rétablir après un infarctus cérébral contracté en février. S'est éteint celui qui, avec Nicanor Parra, était considéré comme un des derniers grands poètes vivants Chiliens



Gonzalo Rojas est sorti de la pauvreté provinciale du sud du Chili pour devenir un des poètes les plus respectés d'un pays connu pour avoir eu de grands maîtres de ce genre littéraire. De son œuvre imposante se démarquent, surtout, les écrits au fin contenu érotique, tout comme ceux où il exprimait la douleur de l'exil durant les longues années de la dictature militaire d'Augusto Pinochet.



Rojas, né le 20 décembre 1917 dans le port minier de Lebu, en plus du Prix Cervantes 2003, la plus importante récompense littéraire de langue espagnole, reçut le Prix national de littérature du Chili et le Prix de poésie de la Reine Sophie, en Espagne.



En 1938, il rejoignit le groupe d'écrivains surréalistes chiliens La Mandrágora, mais l'union fut brève, car très vite il se sentit bridé par le style du groupe et ne parvint pas à se conformer à une école particulière d'écriture.



Fils de mineur, il connut la pauvreté dès l'enfance. Dans la décennie des années 1940, il apprit à lire et à écrire aux enfants de mineurs du nord du Chili, dans le désert aride d'Atacama.



En 1948, il publia son premier recueil de poèmes, « La misère de l'homme », et près de deux décennies plus tard son second livre, « Contre la mort ». Il ne fut véritablement reconnu dans sa partie qu'à partir de 1977, et la publication d' « Obscurité ».



Il fut diplomate à Cuba, durant le gouvernement d'Unité populaire de Salvador Allende et collaborateur de la Maison des Amériques.



Il aimait Cuba et fut un défenseur de sa Révolution. Sa dernière visite à la nation caribéenne fut en janvier 2008 pour inaugurer la 49ème édition du Prix littéraire Maison des Amériques. Dans son discours prononcé à cette occasion, il souligna:



« Je me trouvais à Rome cette fois, lisant le journal ce matin de janvier 1959, du siècle dernier, quand je demanda à Rodrigo, mon fils ainé de 15 ans qui m'accompagnait dans le monde entier:



'Allons, mon petit, des deux nouvelles laquelle tu choisis? Celle de l'entrée de Fidel à la Havane ou l'autre de cette fusée sur la Lune?'



'Celle de Fidel, me dit-il, car elle ne s'éteindra jamais.'



Il visait juste. Elle ne s'éteindrait jamais. Elle marquait quelque chose de « nouveau » comme le dirait Apollinaire en parlant de ce qui est nouveau, quelque chose de nouveau, une nouveauté héroïque.



J'ai désormais 90 ans, je viens de les fêter tout récemment, et je continue d'être « fidéliste », comme je continue d'être « allendiste ». Mondain car homme du siècle, avec tous les risques que cela comporte. Je suis né carbonifère, noir de charbon mais mondain tout de même. Maritime et fluvial, mais mondain, homme de cette terre, de ce port de la pointe sud où le personnage principal reste la bourrasque ».



Voici un poème de Gonzalo Rojas choisi et traduit par nos soins :



Contre la mort





Je m'arrache la vue et m'arrache les yeux chaque jour qui passe.

Je ne veux pas voir, je ne peux pas! voir mourir les hommes chaque jour.

Je préfère être de pierre, être mélancolique,

qu'à supporter ce dégoût me rongeant de l'intérieur et sourire

à droite et à gauche pourvu que fonctionne mon manège.



Je n'ai rien d'autre à faire que de rester ici à dire la vérité,

au milieu de la rue et à tous les vents:

la vérité d'être vivant, rien d'autre que vivant,

les pieds sur terre et le squelette libre en ce monde.



Que gagnons-nous à bondir vers le soleil avec nos machines,

à la vitesse de la pensée, que diable: que gagnons-nous

à voler au-delà de l'infini

si nous continuons à mourir sans espérance aucune de

sortir des temps obscurs?



Dieu ne m'aide pas. Personne ne m'aide à rien.

Mais je respire, et comment, et je m'assoupis

en pensant qu'il ne me reste plus que dix ou vingt ans pour aller

m'allonger, comme tout le monde, dormir entre deux mètres de ciment là-dessous.



Je ne pleure pas, je ne me pleure pas. Tout doit être comme il doit être,

mais je ne peux voir les cercueils et les cercueils

passer, passer, passer, passer chaque minute,

couvrant quelqu'un, recouvrant quelqu'un, je ne peux pas voir

le sang encore chaud dans les cercueils.



Je touche cette rose, j'embrasse ses pétales, j'adore

la vie, je ne lasse pas d'aimer les femmes; je me nourris

en ouvrant leur monde. Mais tout est inutile,

puisque je suis moi-même une tête inutile

prête à être coupée, mais qui ne comprend pas que c'est cela

que d'espérer un autre monde de ce monde-ci.



Qu'ils me parlent de Dieu ou qu'ils me parlent de l'Histoire. Je ris

d'aller chercher si loin l'explication de la faim

qui me dévore, la faim de vivre comme le soleil

dans la grâce du ciel, éternellement.

 

gonzalo rojas

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 08:03

pcb-copie-1.jpgMettons en échec la conspiration réactionnaire et l’aventurisme gauchiste

 

Corrigeons, défendons et approfondissons le processus de transformation

 

Communiqué du Parti communiste de Bolivie

 

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Face au conflit social en cours, la Commission politique du Parti communiste de Bolivie croit nécessaire d’effectuer certaines mises au point indispensables, afin de trouver une issue qui préserve tant les intérêts du processus de Transformation que ceux des travailleurs rassemblés dans la Centrale ouvrière bolivienne, intérêts qui ne sont pas contradictoires :

 

 

1 – Nous partons du fait que le processus de Transformation ne s’oppose qu’aux desseins de l’oligarchie, à ses représentants politique de droite et d’extrême-droite et à l’impérialisme yankee. Certaines défaillances voire erreurs qui ont pu être commises ne le privent pas de sa légitimité et de la nécessité de le poursuivre et de l’approfondir.

 

 

2..- Le processus de Transformation n’appartient à personne en particulier. Il est le résultat d’une longue accumulation de la lutte du peuple bolivien et pour cette raison il doit être défendu comme un travail collectif en particulier des travailleurs des champs et des villes avec les partis de gauche. Toutes ces forces, par leur convergence, sont parvenues à vaincre le néo-libéralisme et à ouvrir la possibilité d’une nouvelle voie de développement souverain pour la construction d’un nouvel ordre social. La COB reste guidée dans sa lutte par les Thèses socialistes de 1969 et auxquelles elle n’a renoncé en aucunes circonstances.

 

 

3 – Il est possible de trouver des solutions rapides à partir de l’adoption d’une attitude flexible par les acteurs en lutte. Le gouvernement de l’Etat pluri-national doit assumer, surtout dans ses plus hautes sphères, une attitude de plus grande ouverture au dialogue.

 

 

4 -  De leur côté, les secteurs syndicaux doivent mettre fin à l’infiltration d’éléments téléguidés par la droite qui, avec un langage pseudo-révolutionnaire, en réalité servent les desseins sinistres de l’impérialiste. Avant tout, il faut nous soustraire aux tentatives d’opposer les travailleurs entre eux. Le succès du processus de transformation s’enracine surtout dans l’alliance ouvrière-paysanne.

 

 

5 – Il est nécessaire que le gouvernement prenne en compte le fait qu’il existe des besoins non-satisfaits des classes populaires et cherche des moyens de parvenir à les satisfaire. A leur tour, les travailleurs ne doivent pas se laisser avoir par la propagande de désinformation qui invente des objectifs ou des mesures qui soi-disant remettraient en cause les intérêts légitimes du peuple. Pour cette raison même, il est nécessaire de s’informer sans préjugés pour agir avec objectivité.

 

 

6 – La vigilance révolutionnaire, propre aux travailleurs, doit rester sourde aux chants des sirènes de la droite et à la démagogie sociale du fascisme. Ces éléments agissent de concert avec les services de l’impérialisme qui soutiennent des activités qui n’opèrent pas seulement en Bolivie, mais dans tous ces pays ayant des gouvernements démocratiques et progressistes ou engagés dans des processus de Transformation, quelque soit leur ampleur, mais qui sont tous également hostiles à l’impérialisme. Il faut dénoncer particulièrement l’infiltration d’éléments provocateurs qui attisent la violence.

 

 

7 – Comme parti qui revendique sa condition de parti du prolétariat et son incarnation des intérêts du moment et historiques des classes révolutionnaires, nous appelons les acteurs en conflit à se mettre à travailler avec générosité, esprit de correction, et honnêteté pour parvenir aux solutions les plus adéquates.

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 23:11

1231168Des milliers d’étudiants de l’Université centrale du Chili en grève depuis une semaine descendent dans les rues de Santiago pour protester contre la privatisation de leur université

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Des milliers d’étudiants de l’Université centrale du Chili ont mené des actions de protestation dans la capitale contre la vente de 50% de l’université à une entreprise privée.

 

Les syndicats étudiants de cette institution ont appelé à la poursuite de la grève du personnel enseignant qui a été lancée la semaine précédente, en parallèle à des manifestations dans les rues de Santiago, pour refuser ce qu’ils qualifient d’un acte typique de la prédominance d’une logique du profit au détriment de l’intérêt général en terme d’éducation.

 

Le Chili a besoin d’une révolution dans l’éducation, a affirmé le président de la Fédération des Etudiants de l’Université centrale, Adrian Prieto, qui a ajouté que les élèves de l’Université centrale veulent continuer à appartenir à une institution pluraliste, laïque et indépendante.

 

 

Le leader estudiantin a également dénoncé le licenciement de plus d’une centaine de professeurs qui se sont opposés à la vente déjà mentionnés d’actions de l’université à la Société d’investissements « Norte Sur ».

 

 

Pendant ce temps, des anciens présidents de syndicats étudiants et diplômés des facultés de l’Université central ont rendu publique une déclaration de soutien à ces étudiants et ont exhorté le ministre de l’éducation chilien, Joaquin Lavin, à s’orienter vers une résolution du conflit dans un délai ne dépassant pas les 30 jours.

 

 

De même, ont exprimé leur solidarité avec l’action de protestation des étudiants d’autres universités comme l’Université du Chili, l’Université de Santiago, l’Université Diego Portales et l’Académie d’Humanisme chrétien.

 

 

Le gouvernement chilien doit intervenir et s’assurer que soit préservée la logique académique dans les universités et que l’on mette fin à la logique du profit dans l’éducation, a souligné Camila Vallejo, présidente de la Fédération des étudiants de l’Université du Chili.

 

 

Comment est-il possible qu’un Etat qui parle d’une révolution dans le secteur de l’Education ne soit pas capable de défendre les droits de 12 000 étudiants de l’Université centrale, a demandé de son côté le leader syndical estudiantin Camilo Ballesteros.



Dans des déclarations à la presse locale, Aldo Flores, vice-président de la Fédération des étudiants de l’Université centrale, a affirmé que les mobilisations et la grève allaient se poursuivre: « Les étudiants sont convaincus que seule la voie des mobilisations est juste ».

 

Compte-rendu des mobilisations publié par le PC Colombien

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 21:13

ollanta33Le Parti communiste péruvien (PCP) se félicite du succès du candidat de gauche Ollanta Humala au premier tour des présidentielles et se prépare pour la bataille décisive


 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


 

Le Parti communiste péruvien (PCP) a salué ce soir le succès électoral obtenu par le candidat à la présidence, Ollanta Humala du rassemblement « Gana Perú » dont font partie les communistes, s’associant au succès obtenu lors de cette première étape et soulignant que « nous réaffirmons notre engagement à obtenir la victoire définitive lors du second tour des élections présidentielles », qu’il a qualifié de bataille décisive.

 

Voilà ce qu’a exprimé le Dr. Bernardo Millones, sous-secrétaire-général du PCP au nom de la commission politique du Parti : « Le PCP sera en première ligne pour former le grand front anti-impérialiste pour la souveraineté nationale qui rende possible les transformations dont le Pérou a besoin pour son développement à long terme », souligne la note publiée sur le site du PCP.

 

Pour sa première analyse de ces élections, le PCP note : « La candidature à la présidentielle de Ollanta Humala a remporté une importante victoire électorale, désormais il faut nous préparer à livrer la bataille décisive pour en finir avec vingt années d’hégémonie néo-libérale et ouvrir une nouvelle étape dans l’histoire de notre patrie. »

 

Et il poursuit : « Si les tendances électorales annoncées par les sondages à la sortie des urnes se confirmaient, le second tour mettrait aux prises Ollanta Humala et Keiko Fujimori. Soit, la proposition de changement exprimée par Ollanta Humala et la continuité néo-libérale représentée par l’héritière de l’ancien président corrompu Fujimori ».

 

« Ce scénario électoral pose de nouveaux défis pour le second tour. La première des choses est de savoir quelle sera l’attitude qu’adopteront les grands groupes économiques, si ils maintiendront une attitude impartiale lors du second tour électoral ou si ils participeront activement à la campagne contre Humala », exprime cette analyse du PCP.

 

Un deuxième élément à prendre en compte, « c’est de savoir quelle décision prendront Kuczynski, Toledo y Castañeda vis-à-vis du second tour, et jusqu’à quel point les électeurs qui ont soutenu ces candidatures respecteront de façon disciplinée les directives prises par les dirigeants de partis », fait remarquer le PCP.

 

« Si on voit les choses en noir et blanc, il existe de plus fortes affinités programmatiques entre Kuczynski, Toledo, Castañeda et Fujimori qu’avec Ollanta. Donc, le plus probable reste que les candidats battus au premier tour cherchent à se rapprocher de Fujimori, et comme ils nous y ont déjà habitués, appellent à voter d’une voix faiblarde pour Keiko Fujimori, reproduisant ce qui s’était passé aux élections de 2006 quand Garcia avait gagné au second tour grâce au soutien de la droite. »

 

Et plus loin, le PCP signale : « Toutefois, il faut prendre compte le fait que le fujimorisme continue d’être l’épine dans le pied d’une partie importante de la droite libérale et démocratique. Par ailleurs, le comportement des électeurs péruviens n’est pas déterminé par des allégeances politiques ».

 

Le PCP en conclut : « Cela signifie que le second tour électoral reste totalement ouvert. Il faut construire les possibilités de victoire par une stratégie intégrale qui analyse de manière réaliste le paysage politique après le 10 avril. »

 

Finalement, souligne-t-il : « Le Pérou continue d’être un pays déchiré où il n’existe toutefois pas de force politique majoritaire capable d’imposer son programme, cela nous pousse à continuer de mettre en œuvre une campagne de diffusion du programme de Gana Peru pour construire une nouvelle majorité politique et sociale qui soit la force motrice du changement dont la patrie a besoin. »

 

« Mais en attendant, aujourd’hui nous avons le droit de fêter le succès obtenu lors de ce premier tour ».

 

Article de Tribuna popular, organe du PC Vénézuélien

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 21:23

3765797w-365xXx80Plus d’un million d’étudiants, d’enseignants et de travailleurs descendent dans la rue en Colombie pour protester contre la privatisation de l'enseignement supérieur

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

D’après la Centrale unique des travailleurs (CUT), principal syndicat ouvrier en Colombie, entre un million et un million et demi d’étudiants, d’enseignants et de travailleurs ont manifesté ce jeudi 7 avril, dans les plus grandes villes du pays contre l’ensemble de la politique anti-sociale du gouvernement de droite de Juan Manuel Santos.

 

La manifestation avait été convoquée par la Fédération colombienne des enseignants (FECODE) et la Fédération des étudiants universitaires de Colombie pour lutter contre un projet de loi présenté par le président Santos en mars dernier visant à acter l’ouverture du capital des universités publiques aux fonds privés, donc l’accélération de la politique de privatisation de l’éducation en Colombie.

 

Car la privatisation de l’éducation n’est pas à sa première étape en Colombie. D’ores et déjà plusieurs établissements d’enseignement supérieur expérimentaux fonctionnent selon ce système, et le plan de Développement 2006-2010 de l’ex-président Uribe ouvrait la voie à la privatisation des universités notamment à travers la réduction du financement public de l’éducation supérieure ainsi que l’autonomisation financière des établissements.

 

Carolina Tejada, porte-parole de la Fédération des étudiants universitaires, a déclaré que le gouvernement cherche « de manière systématique et massive à faire financer l’éducation par le capital privé, ce qui ne permettrait plus à l’université d’entamer des recherches de façon autonome et de plus libérerait l’Etat des responsabilités financières qu’il a aujourd’hui vis-à-vis de l’éducation publique ».

 

La leader étudiante dénonce dans cette mise au service des universités au capital privé la volonté gouvernementale de former « une main d’œuvre bon marché », tout en abandonnant toute responsabilité sociale, « la nature philosophique, culturelle et de recherche » des universités.

 

Toutefois la manifestation ne s’est pas limitée à la question centrale de l’éducation.

 

Rejointe par les principales centrales syndicales que compte le pays, la marche de protestation a également fait entendre la colère des travailleurs sur la casse du code du Travail, la privatisation de la santé et surtout la contre-réforme du système de retraites, qui prévoit une augmentation de la durée de cotisation, recul de l’âge de départ à la retraite et l’intensification de la politique de privatisation.

 

Les syndicats enseignant et ouvrier ont trouvé un point de convergence dans leur lutte contre la signature imminente d’un accord entre Santos et Obama, à Washington, visant à ratifier le Traité de libre-échange entre la Colombie et les États-Unis, signé une première fois en 2006 mais pendu encore au vote du Congrès Etats-unien.

 

D’après les syndicats, la signature de ce Traité de libre-échange aura pour conséquence une nouvelle vague de libéralisations et de privatisations, ainsi que la vassalisation de l’économie colombienne aux grands groupes états-uniens.

 

Les syndicats ont par ailleurs profité de cette journée pour protester contre la répression policière et anti-syndicale massive mise en œuvre par les gouvernements de droite successifs depuis le milieu des années 1980.

 

Ce jeudi, un dispositif policier gigantesque avait été mobilisé pour « encadrer » les manifestants. 35 000 policiers dans tout le pays dont 15 000 dans la seule capitale, Bogota.

 

Il convient de rappeler que depuis 1986, on estime à 2 800 le nombre de syndicalistes assassinés en Colombie, en faisant un des pays les plus dangereux au monde pour être militant syndical.

 

En outre, un rapport récent du ministère de l’Intérieur dénombrait 178 183 cas d’homicides et 34 467 disparitions causés par les milices para-militaires d’extrême-droite depuis les années 1980.

 

A partir des articles du PC Colombien, du Morning Star et des communiqués des agences de presse

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