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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclarations, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 06:12

hoy somos unoDes temps difficiles pour le Paraguay

 

L'unité de toutes les forces progressistes et démocratiques est nécessaire

 

 

Intervention du Parti communiste paraguayen - pour le Front Guazu - au Forum de Sao Paulo du Cône sud, à Asuncion

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Comme lorsque s'est installée la dictature d'Alfredo Stroessner en 1954, en pleine guerre froide, l'ascension de Cartes a aujourd'hui une signification similaire. Sa dangerosité n'est peut-être pas perçue par les forces progressistes du Paraguay ni de la région.

 

En ce moment, la dictature stroniste fut l'avant-poste de l'impérialisme yankee pour déstabiliser les gouvernements démocratiques et provoquer un recul, ce qui fut pleinement réalisé dans les années 1970, avec le « Plan Condor », au moins dans le Cône sud de l'Amérique. La dictature de Stroessner était la base arrière sûre de l'Empire, où se trouvait non seulement un centre de renseignement mais aussi un centre d'opérations, à partir duquel ont été déstabilisés des gouvernements comme celui d'Allende (le soutien aux camionneurs est parti d'Asuncion, via l'Ambassade paraguayenne à Santiago du Chili). L'objectif aujourd'hui est de déstabiliser la région, en plus de créer un modèle néo-libéral valorisable, face à la décrépitude des gouvernements conservateurs en Colombie et au Chili.

 

Le Paraguay vit un moment critique bien que, dans le même temps, plein d'espoir. Comme peu de fois dans son histoire, le pouvoir oligarchique instauré depuis la Guerre de la Triple-Alliance (1864-1870) fut remis en cause pendant le gouvernement de Fernando Lugo (2008-2012).

 

Les occasions précédentes furent la révolution de Février (1936-1937) et la guerre civile de 1947. Justement depuis cette rébellion populaire et démocratique, le pouvoir oligarchique a pu consolider un long règne, avec le soutien politique du Parti « Colorado », qui s'est renforcé avec la dictature d'Alfredo Stroessner (1954-1989) et a continué par la suite avec la longue « transition à la démocratie » (1989-2008).

 

Après 61 années de règne, le pouvoir oligarchique était totalement usé et ce fut à ce moment précis qu'un vaste secteur démocratique a pu constituer une alternative, l'Alliance patriotique pour le changement, avec la candidature de Fernando Lugo, avec 41 % des voix. La gauche, le centre-gauche et d'autres secteurs démocratiques non-libéraux ont obtenu 13 % des voix au Sénat – dispersés sur 20 listes, et donc seulement 3 sénateurs sur 45 – et le Parti libéral radical authentique (PLRA) a obtenu 28 %, ce qui a permis le triomphe de Lugo. Le Parti « Colorado » a obtenu 31 %, les partis conservateurs UNACE 20 % et Patria Querida 8 %.

 

Même avec un Congrès à une écrasante majorité conservatrice (ANR, PLRA, UNACE et PQ),le gouvernement de Fernando Lugo inquiétait l'oligarchie. Il l'a inquiétée parce qu'il a fait largement participé – à travers l'Exécutif – toutes les organisations sociales, y compris les plus stigmatisées par les gros propriétaires terriens, comme c'est le cas des « carperos » ou paysans sans terre. Il a mis par ailleurs en place des programmes sociaux, comme la santé publique et gratuite, la distribution de repas et de matériel scolaire, des aides conditionnées aux familles dans le besoin (tekopora, ou bien-être) et une pension minimale pour les personnes âgées, voilà quelques-unes de ses réalisations sociales. Grâce à ces projets, les pauvres ont retrouvé une dignité et compris que leur survie était une question de droit et non une question de qui était le caudillo local, comme ce fut le cas pendant les cent dernières années. Dans le fond, les très modérés projets sociaux du gouvernement de Fernando Lugo ont touché la base même du pouvoir de l'oligarchie. C'est pour cela qu'elle a décidé d'agir et, toutes les informations concordent, elle a planifié le massacre de Curuguaty [NdT : en juin 2012, la police charge violemment un camp de paysans sans terre, le bilan est de 17 morts, 11 paysans et 6 blessés, et de 80 blessés. Le massacre sert de point de départ au processus de renversement du président] tout comme le coup d'Etat parlementaire. L'oligarchie ne voulait courir aucun risque lors des élections d'avril 2013, et cela ne l'a pas gêné de briser l'ordre constitutionnel, comme elle l'a toujours fait dans l'histoire paraguayenne.

 

Les élections d'avril 2013 furent totalement frauduleuses, en commençant par la candidature même de Horacio Cartes. Ce dernier ne pouvait pas être candidat du Parti Colorado, n'ayant pas l'ancienneté requise dans les statuts. Prêt à tout, il fait pression et réussit à convoquer une Convention extraordinaire pour modifier les statuts – une convention pour une personne – et il achète littéralement un bon nombre de conventionnels, ce qui lui assure une victoire facile dans l'Assemblée colorada. Pareillement, il a imposé une présidente du parti de confiance (Lilian Samaniego) et un intendant d'Asuncion également de confiance (Arnaldo Samaniego). Au sein du Parti colorado, son argent a écrasé les prétentions de son rival (Zacarias Irum), qu'il est ensuite parvenu à aligner sur ses positions, grâce à ses ressources. Pour le coup d'Etat parlementaire il a donné son appui décisif, avec l'objectif clair de compromettre le PLRA dans l'effondrement institutionnel, lui faire perdre de son prestige et briser, pour toujours, l'Alliance patriotique pour le changement. Les élections d'avril 2013 furent une « promenade » pour Cartes, qui s'est imposé plus par sa fortune que par tout autre type d'argument.

 

Les secteurs progressistes non-libéraux furent plus forts qu'en 2008. Tandis qu'en 2008, ils avaient obtenu 13 % des voix au Sénat, en 2013 ils ont obtenu – les mêmes groupes – 28 % des voix (plus que doublés) et 11 sénateurs (contre 3) : 5 du Front Guasu, 3 du PDP, 2 de l'AP et 1 du PEN.

 

Il y a bien eu une restauration conservatrice, avec une couleur nettement néo-libérale et autoritaire, déjà présent dans le massacre de Curuguaty et la criminalisation qui s'en est suivie de les luttes sociales et dans le même temps qu'a surgi, paradoxalement, comme acteur d'une bien plus grande envergure le progressisme – de la gauche jusqu'au centre – qui aujourd'hui a un poids important au Paraguay, comme jamais il n'en eut dans l'histoire du Paraguay.

 

Le 15 août, Cartes prit ses fonctions de président. Il le fit dans la plus grande indifférence de ses collègues colorados, qui ont hué plusieurs ministres qu'il avait nommé ce jour-ci. En revanche,cela se produisit dans la joie exacerbée des groupes de presse, des propriétaires terriens et des industriels de l'agro-alimentaire.

 

Fait notable, un jour avant, le 14 août, était assassiné le dirigeant paysan et du Front Guasu, Lorenzo Areco, par des hommes armés, en plein jour sur la route internationale au nord du pays. Deux jours après, le 16 août, un attentat présumé de la fantomatique Armée du peuple paraguayen (EPP) a fait quatre morts parmi des voyous et un officier de police, des gardiens de sécurité des propriétés du nord du Paraguay, où opèrent les narco-trafiquants et l'EPP. Résultat de ces événements – selon nous, froidement calculés – en moins d'une semaine (le 22 août)fut adoptée la Loi de Militarisation, permettant aux forces armées de réprimer tout mouvement sans nécessité de déclarer l'Etat d'urgence, où que ce soit dans le pays. Il y a quelques jours fut assassiné un autre dirigeant paysan, Inocencio Sanabria, et 6 dirigeants paysans ont été assassiné depuis le coup d'Etat parlementaire du 22 juin 2012 (deux dans les 40 derniers jours), sans que personne n'ait été poursuivi.

 

D'après nous, cette loi de militarisation est totalement anti-constitutionnelle, puisque le rôle des forces armées est la protection des frontières et, en général, la défense du pays, et non d'intervenir dans les conflits internes. Dans les raids réalisés dans le nord du pays (Concepcion, San Pedro), les organisations de défense des droits de l'Homme rapportent des violations significatives, comme des raids brutaux au cœur de la nuit, des mauvais traitements et des intimidations visant la population civile.

 

De fait, ce qui se passe au Paraguay est l'achèvement du coup d'Etat parlementaire contre Fernando Lugo, quand la droite la plus réactionnaire a planifié de reprendre le pouvoir, à partir du massacre de Curuguaty (11 paysans et 6 policiers assassinés) et qui avait tous les aspects d'un complot. La Commission des Droits de l'Homme des Nations unies, en mars 2013, a condamné les exécutions sommaires de paysans, les tortures et l'absence de garanties dans le procès biaisé qui maintient une dizaine de paysans sous les barreaux, uniques présumés coupables du massacre. Les victimes sont les seuls coupables pour la « justice ».

 

La vitesse avec laquelle agit Cartes sur le plan militaire, et l'intimidation qu'il impose au mouvement social en général et paysan en particulier, s'étend aux autres sphères du pouvoir. Déjà avant qu'il entre en fonctions, il a ordonné que soient adoptés deux projets : la loi de participation public-privé dans les infrastructures et la loi sur le cadre régulateur électrique. Ce dernier projet a pu être empêché grâce à une mobilisation sociale immédiate, avec un rôle du Front Guasu et d'autres forces progressistes, et est aujourd'hui suspendu. La Participation public-privée, qui hypothèque toutes les ressources et biens publics en faveur des grandes entreprises privées du bâtiment, y compris des trans-nationales, a été en revanche adoptée le 24 septembre, 40 jours après l'investiture de Cartes. Cette loi ne donne plus son mot au dire au Congrès en cas de concession (privatisation), pareil pour le Pouvoir judiciaire. Ce jeudi 26 septembre a également été adoptée la Loi de responsabilité fiscale, qui gèle tous les salaires publics et les dépenses publiques courantes (éducation, santé et aides sociales) sans que le Congrès ne puisse rien dire par la suite sur les nouveaux budgets de la nation. Tout le pouvoir économique, politique et militaire se trouve concentré entre les mains de Cartes, laissant – comme pendant la dictature de Stroessner – les pouvoirs législatif et judiciaire comme de simples objets décoratifs.

 

Qui sont derrière le plan de Cartes ?Incontestablement l'Empire et les oligarchies régionales.Ils cherchent à développer l'industrie agro-alimentaire exportatrice, les « maquilas » (usines délocalisées) et les privatisations, transformer le Paraguay en un nouveau modèle néo-libéral pour la région, mettre un frein au processus d'intégration des peuples dans des projets comme le MERCOSUR, l'UNASUR et la CELAC. Il s'agit d'une mauvaise articulation de la Colombie d'Uribe – qui est venu présenter un livre d'un ami personnel de Cartes, Mateo Balmelli –, le Mexique des maquilas et l'Argentine de Menem. C'est un projet qui, comme celui des Chicago Boys de Pinochet (dont Cartes connaît l'expérience via Cuadra, qui un de ses principaux conseillers), prétend être un modèle à partir duquel on peut torpille le processus d'intégration progressiste d'Amérique du sud, face à l'épuisement des modèles néo-libéraux dans la région, comme la Colombie de Santos, contrainte à un processus de paix, et le Chili de Piñera, qui va bientôt être remplacé par Bachelet, avec une inflexion progressiste.

 

Pour vaincre, Cartes – et ceux qui le soutiennent dans et hors du pays – concentre tout le pouvoir économique, politique et militaire.Son objectif immédiat est de battre le mouvement social et politique progressiste au Paraguay, et de lancer une croissance économique élevée pour une élite de super-millionnaires, comme lui, et d'obtenir ainsi comme disent les néo-libéraux un « déversement » (de miettes, en réalité) qui limiterait la pauvreté. Y arrivera-t-il ? Si il bénéficie du soutien de l'Empire et de toutes les oligarchies régionales, celle uruguayenne était toute présente lors de son investiture – la résistance du mouvement social monte en puissance et il ne sera pas facile de la démanteler.

 

En tout cas, des moments difficiles s'annoncent une fois de plus pour le Paraguay. Comme le Front Guasu, la principale organisation progressiste du pays, nous croyons que le peuple paraguayen saura affronter ce défi.

 

Nous croyons que l'heure est venue de l'unité de tout le peuple, y compris des secteurs non-progressistes mais démocratiques. D'abord seuls contre la Loi de militarisation (le Front Guasu fut la seule formation non-invitée par Cartés pour discuter de la question), nous avons avancé vers un rassemblement plus fort contre le « nouveau cap » néo-libéral et de militarisation, en ayant réussi contre la Loi de participation public-privée une adhésion beaucoup plus importante, y compris de secteurs non-progressistes, mais démocratiques.

 

Nous devons briser le pacte « bleu-grenat » qui réunit les colorados, les libéraux et d'autres partis politiques en vue de constituer un grand front démocratique qui affronte le nouveau défi de l'autoritarisme, la négation de la démocratie et des droits de l'Homme politiques, économiques et sociaux. En même temps, la solidarité internationale est fondamentale, voilà pourquoi nous valorisons le travail important de ce Forum de Sao Paulo Cône Sud, qui se réunit à Asuncion.

 

 

Nous sommes ici, donc, pour débattre et nous mettre d'accord sur des actions qui nous permettent de faire face au projet si dangereux pour le Paraguay comme pour toute la région, comme le fut la dictature d'Alfredo Stroessner, qui au moment de son installation, en 1954, est passée quasi inaperçue, et ce fut une grave erreur de toutes les forces démocratiques de la région.

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 06:55

2013-09-06Au Brésil, communistes et syndicalistes dénoncent la privatisation du pétrole, livré aux multi-nationales par Dilma 

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Ce lundi 21 octobre, le gouvernement de Dilma s'est livré à la plus grande mise aux enchères au monde dans le secteur pétrolier, un immense champ pétrolifère au large des côtes brésiliennes, livré aux multi-nationales chinoises et européennes. 

« Leilão », la « méga-enchère » : voilà le nom donné à l'opération entreprise par l'Etat brésilien de vente, ou plutôt de bradage, des droits d'exploitation des gigantesques champs pétrolifères de Libra, dans le bassin de Santos au sud-est du pays.

Ces champs pétrolifères sont non seulement « off-shore » mais surtout en « eaux profondes » des gisements « pré-sels », autrement dit des réserves pétrolières enfouies sous d’épaisses couches de sel sous-marines.

Avenir de la prospection pétrolière, suscitant les convoitises des multi-nationales, risquée tant par son coût d’exploitation que par ses menaces pour l’environnement, elle nécessite des techniques spécifiques et des investissements massifs dont Petrobras est devenu expert.

Avec entre 8 et 12 milliards de réserves estimées, le « pré-sel » de Libra est le plus important gisement découvert à ce jour. A titre d’exemple, il est l’équivalent à l’ensemble des réserves pétrolières de pays pétroliers comme l’Angola, l’Algérie ou l’Azerbaidjan !

Non seulement les réserves brésiliennes doubleront grâce à ce gisement mais on estime que ce seul « pré-sel » serait en mesure de produire 1,5 million de barils par jour, contre 2,4 million à l’heure actuelle au Brésil … déjà 13 ème puissance pétrolière mondiale !

De quoi assurer la souveraineté énergétique du Brésil pendant plusieurs décennies, de financer des programmes de développement des services publics fondamentaux … cela si Petobras était maître intégral du projet, et s’il était encore un monopole public national.

Or, le choix qui a été fait par le gouvernement « PT » est autre.

Il s’intègre dans la stratégie de transformation de Petrobras, ancien monopole public national en un « champion national » privatisé, à la conquête des marchés continentaux voire mondiaux, orienté vers la recherche du profit.

Le « leilão » proposé par l’Etat brésilien était censé concéder l’exploitation pour une durée de 40 ans à des opérateurs étrangers, privés ou publics, devant émettre l’offre la plus élevée possible, celle accordant à l’Etat brésilien le plus de parts dans le projet.

En échange, Petrobras était assuré d’un seuil minimal de 30 à 40%, tandis que l’Etat empochait une « prime à la signature » ainsi que des « royalties » échelonnés sur 40 ans.

Finalement, Petrobras n’a hérité que du seuil minimal de 40% – preuve de l’échec apparent du projet – les monopoles publics chinois CNPC et COOC récupérent 20% et les multi-nationales européennes, la française Total et la britannique Shell, 40%.

La somme récupérée à la signature par l’Etat brésilien approcherait les 7 milliards de $. Une broutille. A 110 $ le baril, le potentiel de ces champs approche les 13 000 milliards de $. Même en soustrayant les coûts d’exploitation, le compte n’y est pas.

Grève depuis une semaine des travailleurs du pétrole

C’est sur la base de ce constat que les travailleurs du secteur pétrolier dénoncent « la plus grande privatisation de l’histoire du pays », selon la Fédération nationale des pétroliers (FNP).

Les deux principales centrales du secteur, la FUP (réformiste, affiliée à la CUT, le syndicat majoritaire) et la FNP (syndicat de lutte) ont appelé à un mouvement de grève le 16 octobre, pour s’opposer à la privatisation et exiger des améliorations des conditions salariales.

Le mouvement est massivement suivi, la plus grande grève dans le secteur depuis celle de 1995, une grève déjà contre la privatisation de Petrobras au moment de la remise en cause du monopole public.

Il intègre également les travailleurs d’entretien, de l’administration ou encore les précaires « tertiarisés », touchés durement par les projets gouvernementaux, qui avec la « loi 4330 » prévoit la généralisation d’un sous-statut de travailleurs sous-traités, de précarité intégrale.

Après une semaine de grève, avec des bases motivées permettant la paralysie de plusieurs sites pétroliers dans le pays, le gouvernement craint la contagion, après la grève des professeurs en septembre, et le grand mouvement de protestation de juin dernier.

Ce lundi, ce sont près d’un millier de policiers et de militaires qui étaient mobilisés dans les rues de Rio pour faire face et réprimer le mouvement populaire de protestation contre la mise aux enchères des champs pétrolifères.

Plutôt que le bâton, la direction de Petrobras a choisi la carotte, jouant la carte de la division du mouvement syndical, en offrant des concessions salariales mineures à la direction réformiste de la FUP pour mieux protéger l’essentiel, le plan de privatisation.

La FUP a logiquement répondu en faveur de l’adoption du projet de la direction de Petobras prévoyant une hausse de 6 % des salaires.

La FNP a refusé l’accord et propose de continuer la grève pour obtenir satisfaction non seulement sur les 16% d’augmentation salariale mais aussi sur le refus de la précarisation du personnel et l’annulation du contrat signé avec les grands groupes pétroliers étrangers.

Ce 23 octobre, l’avenir de la grève est toujours incertain.

Les communistes dénoncent une nouvelle étape dans la privatisation des ressources naturelles

Pour le Parti communiste brésilien (PCB), le « leilão » s’inscrit d’abord dans « le plus grand projet de privatisation de l’histoire du Brésil ».


D’une part, le PCB rappelle que cette « méga-enchère » fait suite à 11 rondes de mise aux enchères des champs pétroliers du pays. La dernière, en mai 2013, a conduit à céder 289 blocs d’exploitation dans 11 Etats, pour des réserves autour de 10 milliards de barils.


Plus largement, la privatisation progressive du pétrole s’inscrit aussi dans la concession au privé des grandes infrastructures du pays – routes, aéroports, ports, stades – ainsi que de secteurs stratégiques, comme les télécoms.


Sans oublier le rôle que jouent les banques publiques (BNDES, Banco do Brasil) et les anciens monopoles énergétiques publics comme Petrobras dans le financement des « champions nationaux » privés, et leurs politiques d’investissement à l’étranger.


Cette opération de privatisation est ensuite, selon le PCB, un « crime contre les travailleurs brésiliens ».


Le PCB a tenu fermement à dénoncer le discours gouvernement selon lequel la concession de la majorité des champs « pré-sel » au privé conduirait à la conquête de « royalties » qui iraient uniquement à des projets de développement de la santé et de l’éducation. Triplement faux.


D’une part, parce que la Petrobras n’est plus un monopole public national.


Multi-nationale comme une autre, aujourd’hui son argent est essentiellement utilisée pour financer des projets d’investissements à l’étranger et récompenser les actionnaires : 24 milliards de $ de profit en 2012 !

D’autre part, parce que, sur les 60% concédés aux entreprises étrangères, publiques ou privées, la part des royalties ne s’élèvera au maximum qu’à 15 % de la production.


Sur ces 15 % – selon la dernière loi votée l’an dernier pour la redistribution des revenus pétroliers –  80% iront aux Etats fédérés et communes, qui n’ont aucune obligation d’utiliser ces fonds pour l’éducation et la santé.


L’état désastreux de l’éducation largement décentralisée, qui a conduit au mouvement de grève des professeurs de Rio et de Sao Paulo – les deux principaux Etats producteurs de pétrole – en est une preuve patente.


De fait, les 20% restant pour l’Etat fédéral (portant sur les 15% de royalties) seraient reversés dans un « Fonds social » où 50% des ressources seraient destinées à l’éducation … soit 1,5% des ressources pétrolières globales issues du contrat signé lundi !


Comme le note le PCB, l’argument fallacieux de l’utilisation de la manne pétrolière à des fins sociales tombe à l’annonce de la « prime de signature » de 7 milliards empochée … pour rembourser les intérêts de la dette, qui accaparent la moitié du budget de l’Etat fédéral.


Le Parti communiste résume de façon claire ce hold-up des richesses nationales :


« Le gouvernement brésilien livre encore les richesses nationales au grand capital privé, sans aucune contre-partie significative pour la majorité de la population brésilienne, la classe ouvrière, dans une logique de privatisations offrant plus de facilités à la reproduction du capital. Cette méga-enchère ne peut pas avoir lieu. C’est un crime ».


Face à ce crime, les communistes et les syndicalistes sur des positions de classe ont relancé la campagne populaire des années 1950-60 : « Le pétrole doit être à nous ! », qui rencontre aujourd’hui un écho dans la population et les travailleurs du secteur.


Pour le PCB, cela suppose une lutte prioritaire : celle de la reconquête du monopole national du secteur pétrolier, d’une Petrobras 100% publique.


Sans illusions sur un gouvernement présenté de façon trop rapide comme « progressiste » et « anti-impérialiste », les communistes brésiliens indiquent la voie de la lutte contre le bradage du patrimoine national, pour la défense des conditions d’un développement national indépendant au service des travailleurs : A luta continua ! 

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 05:23

Brasil-de-Fato-Manifestacao-Professores-7-10-2013.gifDeuxième mois de grève des enseignants à Rio : 50 000 manifestants dans la rue pour défendre une éducation publique ravagée

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Les manifestations de juin ont été l'étincelle d'une explosion de colère généralisée contre la gestion loyale et cynique des intérêts du capital par le Parti travailliste de Lula puis Dilma. Désormais, au tour des enseignants de refuser ce système inégalitaire et clientéliste.

 

Les médias français ont préféré retenir de la manifestation massive du 7 octobre, à Rio de Janeiro, les échauffourées entre provocateurs « Black blocks » et forces de police, destinées à effrayer le badaud et à discréditer le mouvement.

 

Pourtant, 50 000 enseignants avaient répondu à l'appel lancé par le seul Syndicat de l’État de Rio des professeurs (SEPE). La manifestation a également reçu le soutien des enseignants d'autres villes et Etats du pays qui ont défilé, notamment à Sao Paulo.

 

Cette démonstration de force marque le point d'orgue de deux mois d'une grève lancée le 8 août dernier contre le « Plan d'emplois et de salaires » proposé par la municipalité et l’État de Rio de Janeiro. A l'heure actuelle, la grève est encore suivie par 80 à 90% des personnels de l’État.

 

Ce plan prévoit une série de mesures présentées de façon cynique comme un progrès pour la condition désastreuse des enseignants au Brésil : une revalorisation salariale de 8 % pour tout enseignant qui s'acquittera de 40 heures par semaine effectives.

 

Or, seuls 7% des professeurs des écoles et collèges publics de l’État effectuent actuellement ce service de 40 h. De deux choses l'une : soit cette revalorisation ne concerne qu'une infime minorité, soit elle suppose l'alignement de tous les profs sur les 40 h par semaine .. en classe.

 

Le but premier est donc de faire travailler plus les enseignants, en classe ou dans l'établissement, avec un salaire toujours modique. Selon les chiffres du Ministère, à Rio, le salaire moyen s’élèverait à 750 € par mois.

 

Selon le syndicat, il est au moins 2 fois inférieur. Pour un professeur sur deux, au niveau fédéral, il est à peine au-dessus du SMIC … lui-même fixé à 200 €. Le SEPE évoque, pour Rio, l'absence d'augmentation du salaire réel depuis 21 ans.

 

En parallèle, cette réforme de l'emploi et de la rémunération prévoit deux mesures de libéralisation : l'introduction de la polyvalence des enseignants et l'ajustement des salaires au « mérite », deux remises en cause supplémentaires de la qualification et de l'égalité dans la profession.

 

Face aux allégations de « corporatisme » rependues dans la presse brésilienne, les professeurs ont tenu à souligner que leurs revendications allaient au-delà du salaire : elles portent sur la défense même de l'éducation publique contre l'achèvement de sa privatisation.

 

La faillite de l'éducation privatisée au Brésil

 

Le système éducatif brésilien, largement défaillant, est un héritage d'une longue histoire construite sur l'absence d'un service public national fort de l'éducation, sur une décentralisation auprès des entités fédérées, des municipalités, de privatisation au profit des Églises et entrepreneurs privés.

 

Cette tradition remonte pour grande partie à la période de la dictature militaire, entre 1964 et 1985. La présidence Lula à partir de 2002 puis Dilma n'a pas inversé ce processus, elle l'a géré et aggravé.

 

Concrètement, l'éducation primaire et secondaire publique au Brésil est largement de la responsabilité des municipalités, et des États fédérés (régions). Dans un système gangrené par la corruption et le clientélisme, l'éducation publique est perçue comme un coût.

 

Sous-financée, sous-équipée, avec des profs sous-formés et sous-payés, de fait, l'éducation publique a cédé face à un système à deux vitesses. La concurrence du privé conduisant mécaniquement à un cercle vicieux de dévalorisation du secteur public.

 

D'un côté, une éducation privée, généralement de qualité, attirant les meilleurs professeurs, bénéficiant des meilleurs équipements, concentrant les élèves des classes supérieures, au prix de frais d'inscription pouvant aller de 200 € (le salaire minimum!) à 800 € par mois !

 

De l'autre, une éducation publique, de qualité inégale mais globalement médiocre, attirant des professeurs démotivés, dépassés, dans des locaux dégradés et concentrant les problèmes sociaux et l'échec scolaire des classes défavorisées, comme celles des « favelas » de Rio.

 

Ce système biaisé grave dans le marbre l'inégalité scolaire qui se perpétue pour l'entrée au supérieur. Seul le privé prépare aux examens ultra-sélectifs (« vestibular ») pour l'entrée dans les meilleures universités … publiques du pays, les prestigieuses universités d’État.

 

Pour ceux que l'éducation publique n'aura pas déjà poussé au décrochage, la seule alternative reste les universités … privées, souvent à but lucratif, promettant ascension sociale contre frais exorbitants mais n'offrant finalement qu'une éducation au rabais sans perspective.

 

Ces universités accueillent actuellement 75% des étudiants du supérieur, elles ont absorbé 3 des 3,5 millions de nouveaux étudiants que compte le Brésil depuis 2000.

 

Le gouvernement Lula a même adopté de façon spécieuse un système de bourses dit Pro-Uni pour permettre aux enfants de milieux pauvres d'accéder aux universités publiques.. Il s'agit de fait d'un financement déguisé des universités privés, un encouragement à leur expansion au Brésil.

 

Les résultats pour le Brésil sont catastrophiques. Selon l'UNESCO, dans son rapport sur l'éducation mondiale de 2010, le Brésil se classe à la 88 ème place sur 128 pays pour son éducation. A titre de comparaison, Cuba socialiste se place au 14 ème rang.

 

Révélateur de la faillite de ce système privatisé, outre le nombre encore élevé d'analphabètes de plus de 15 ans – 14 millions, soit 10% de la population – un quart des Brésiliens sont dans les faits incapables de lire ou écrire. Le Brésil touche le fond dans les tests de science ou de langue.

 

Les taux de redoublement, d'abandon atteignent des records, même pour l'Amérique latine : un élève sur cinq redouble, un élève sur deux ne va pas au bout de sa scolarité obligatoire.

 

Le malaise est profond dans la société brésilienne. Les grandes manifestations de juin dernier en avaient été l'illustration. La grève historique des personnels de l'enseignement supérieur, en août 2012, en était un autre signal alarmant.

 

Pour nous, en France, outre note nécessaire solidarité internationaliste, c'est une mise en garde contre la tentation toujours présente de favoriser la décentralisation, l'autonomie des établissements de l'éducation, la polyvalence et la flexibilisation des personnels : cheval de Troie de la privatisation, remise en cause de l'accès universel à l'éducation.

 

 

 

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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 06:03

evo.jpgDéclaration de solidarité avec le président Evo Morales et le peuple bolivien

 

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Face aux décisions des gouvernements du Portugal, d'Espagne, de France et d'Italie d'empêcher le survol et l'atterrissage de l'avion de l’État de Bolivie dans lequel se trouvait le président de la Bolivie, Evo Morales, de retour de sa visite en Russie, les partis et organisations sous-signées:

 

1 – Condamnent, dans les termes les plus fermes, les décisions des gouvernements mentionnés précédemment et exigent que des excuses publiques soient faites au président Evo Morales et à l'Etat pluri-national de Bolivie. Il s'agit d'agissements coordonnés allant contre les principes les plus élémentaires du droit et des conventions internationales, constituant une remise en cause de la sécurité et de la vie du président Evo Morales.

 

2 – Estiment que cette action, sans précédent en temps de paix en Europe, est encore plus grave qu'elle est clairement liée à la tentative de la part du gouvernement des États-Unis de poursuivre un ancien agent de la Sécurité nationale des États-Unis, qui a confirmé l'existence d'un réseau international d'espionnage massif, et de violer les droits les plus fondamentaux, les libertés et les garanties des peuples, ainsi que la souveraineté des États.

 

3 – Exigent que les gouvernements du Portugal, d'Espagne, de France et d'Italie s'expliquent publiquement sur les contours de ces décisions, tant elles représentant un acte illégal et que, du point de vue du droit international, on peut même l'intégrer à la définition du terrorisme d’État.

 

4 – Condamnent la complicité de l'Union européenne avec ces actes illégaux, révélant une fois de plus sa véritable nature, ses politiques et sa soumission dans le cadre de l'OTAN.

 

5 – Exigent une condamnation claire et sans équivoque de la part des organes compétents des Nations unies de ces décisions.

 

6 – Saluant les États et les organisations multi-latérales et internationales qui ont déjà condamné de tels agissements, appellent le peuple de Bolivie, les peuples des pays mentionnés précédemment et les autres peuples du monde, particulièrement en Amérique latine, à exprimer, sous diverses formes, leur condamnation et leur rejet de cet affront gravissime fait au président Evo Morales, à la souveraineté de la Bolivie et aux autres peuples touchés par cette décision, ainsi qu'aux droits nationaux, à la démocratie et à la liberté des peuples.

 

7 – Expriment leur solidarité avec les peuples du Portugal, d'Espagne, d'Italie et de France, qui dans leurs pays luttent contre les politiques d'exploitation, d'oppression, de capitulation nationale et de soumission aux intérêts de l'impérialisme.

 

8 – Réaffirment leur engagement à poursuivre et intensifier la solidarité internationale avec toutes les forces qui, dans les parties les plus diverses du monde, continuent de lutter contre la stratégie belliciste, d'ingérence, autoritaire et portant atteinte aux droits sociaux, syndicaux, démocratiques et nationaux des peuples que l'impérialisme intensifie dans un contexte d'approfondissement de la crise du capitalisme.

 

Alternative Nouvelle nation (Guatemala)

Nouveau parti communiste britannique

Nouveau parti communiste de Yougoslavie

Parti algérien pour la démocratie et le socialisme

Parti communiste allemand

Parti communiste brésilien

Parti communiste britannique

Parti communiste d'Afrique du sud

Parti communiste de Bohême-Moravie

Parti communiste de Bolivie

Parti communiste du Danemark

Parti communiste de la Fédération russe

Parti communiste de Grèce

Parti communiste d'Inde

Parti communiste d'Inde (marxiste)

Parti communiste d'Irlande

Parti communiste de Turquie

Parti communiste de Cuba

Parti communiste d'Espagne

Parti communiste du Brésil

Parti communiste du Chili

Parti communiste du Mexique

Parti communiste du Pakistan

Parti communiste des peuples d'Espagne

Parti communiste libanais

Parti communiste au Danemark

Parti communiste portugais

Parti communiste unifié de Géorgie

Parti de la Refondation communiste (Italie)

Parti du peuple (Panama)

Parti du travail de Belgique

Parti des communistes italiens

Parti des travailleurs d'Irlande

Parti ouvrier hongrois

AKEL (Chypre)

Parti Tudeh (Iran)

Réseau des communistes (Italie)

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 07:38

alba01.jpgLes pays d'Amérique latine membres de l'ALBA condamnent l'attaque européenne contre Evo Morales



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Les États membres de l'Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique (ALBA) *, ont publié ce mardi un communiqué dans lequel ils expriment leur rejet de la violation des droits internationaux du gouvernement de Bolivie, après que la France, le Portugal, l'Espagne et l'Italie ont empêché le survol et l'atterrissage de l'avion qui transportait le président Evo Morales de retour au pays, après avoir participé au II nd Sommet des pays exportateurs de gaz, en Russie.



Suit le texte intégral du communiqué:

 

 

Nous, pays de l'Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique (ALBA), exprimons notre solidarité avec le Président de l'Etat pluri-national de Bolivie, Evo Morales, face à ce que nous estimons être une flagrante discrimination et menace à l'immunité diplomatique d'un Chef d'Etat, commise par les gouvernements de France, du Portugal, d'Espagne et d'Italie, en ne permettant pas le survol ni l'atterrissage de l'avion qui le transportait depuis Moscou, après avoir participé au II nd Sommet des pays exportateurs de gaz, sur la base de raisons infondées.

 

Cette grave situation, imputable à l'impérialisme américain et ses alliés européens, a mis en péril la vie de notre frère le Président Morales et ceux qui l'accompagnaient, en forçant un atterrissage d'urgence en Autriche de l'avion officiel qui le transportait, sur la seule présomption qu'il y aurait à bord de l'avion, le citoyen états-unien Edward Snowden, qui est actuellement poursuivi par son gouvernement pour avoir dévoilé la plus grande opération d'espionnage connue au monde jusqu'à présent, ce qui s'est révélé être une présomption totalement fausse.

 

En tant qu'Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), nous appelons les nations impliquées dans cette situation regrettable de ne pas persévérer dans ces pratiques et de régler quelque différend que ce soit par la voie diplomatique prévue par le Droit international.

 

Nous espérons que notre frère, le président Evo Morales, pourra retourner sans autre contre-temps vers notre bien-aimée Bolivie.

 

* Les Etats-membres de l'ALBA sont :

 

Antigua et Barbuda

Bolivie

Cuba

Dominique

Équateur

Nicaragua

Saint-Vincent-et-les-Grenadines

Venezuela

 

 

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