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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 06:16

obama_dilma.jpgUn gouvernement au service du grand capital



Communiqué du Parti communiste brésilien (PCB)

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La Commission politique nationale du PCB estime que le récent paquet économique annoncé par le gouvernement, mobilisant des ressources de l'ordre de 133 milliards de $ en travaux d'infrastructures ferroviaires et routières, consolide et approfondit le parti-pris du gouvernement du PT en faveur du grand capital et relance de façon accélérée le processus de privatisation de l'économie brésilienne, sous couvert de « concessions », de « partenariat public-privé ».



Ce paquet n'est que la première étape du Programme d'investissement dans la logistique, qui couvrira également les secteurs de l'énergie, des ports et aéroports et vient consolider l'option validée par la privatisation des trois principaux aéroports du pays et d'une autoroute reliant Rio de Janeiro à Espírito Santo.



Ces mesures sont l'incarnation même d'une ligne politique fort semblable à celle du gouvernement Fernando Henrique Cardoso, livrer le patrimoine public à l'initiative privée ; ce qui explique que même le PSDB a publié des articles dans les journaux pour féliciter la présidente Dilma pour son nouveau programme de privatisations. Le patronat a par ailleurs salué d'une seule voix le paquet et couvert d'éloges la présidente, à tel point que Eike Batista, le patron le plus riche du pays, a définit le paquet économique comme le « kit-bonheur » du patronat.



Ce coup de boost du capitalisme brésilien – un volume colossal de concessions à l'initiative privée, comme l'a si bien défini la revue réactionnaire Veja – va privatiser 7 500 kms d'autoroutes, bien plus que toutes les concessions du gouvernement précédent, qui n'ont atteint guère plus que 5 000 kms, et 10 000 kms de voies ferrées. Comme le rapporte avec fierté le journal O Globo, porte-parole des intérêts du grand capital, le Brésil, avec 23 400 kms d'autoroutes à péage, détient le record du monde de cette forme de privatisation, devant l'Allemagne et les États-Unis.



Pour faciliter encore plus la vie du patronat, le gouvernement s'est chargé de couvrir les acquisitions en terme de capacités de transport de marchandises des nouvelles entreprises concessionnaires, ce qui signifie que ces patrons ne courront aucun risque de perte si jamais la demande dans le secteur du fret était trop faible.



En outre, dans le plan même des cadeaux faits au patronat, il est convenu que la Banque nationale de développement économique et social (BNDES) financera près de 80% des projets de privatisation, dans le cadre d'un processus également similaire à celui du gouvernement précédent. C'est de l'argent public, une fois de plus, finançant des investisseurs privés. Et pour que l'on ait aucun doute sur les objectifs du gouvernement, celui-ci va encore concéder des incitations (exonérations fiscales) aux consortiums qui ont remporté les appels d'offre de privatisation des autoroutes et voies ferrées, et divulguera dans les prochaines semaines de nouvelles mesures privatisant les ports et aéroports.



Le gouvernement, annonce euphorique la presse bourgeoise, accordera également des « incitations » supplémentaires à ceux qui auront remporté les concessions : allègement de charges dans les secteurs du transport aérien et de marchandises, le cabotage, le transport maritime et l'entretien et la réparation d'avions, de moteurs et pièces détachées (des exonérations de l'ordre de 900 millions de $). C'est la bourgeoisie qui gagne et les travailleurs qui perdent, puisque ces secteurs cessent de contribuer à hauteur de 20% de la fiche de paie à la Sécurité sociale, et obtiennent en tout une réduction de 1 à 2% sur le salaire brut.



Il s'agit donc de la consolidation d'un modèle radical de construction d'un État maximal pour le grand capital et minimal pour les travailleurs. N'est-ce pas l'essence de ce qu'on appelle le néo-libéralisme ? Se révèle une fois de plus la nature de classe du gouvernement Dilma : tout en niant la revalorisation des salaires des 400 000 fonctionnaires publics et professeurs universitaires en grève et durcit les négociations avec les travailleurs, il ouvre les coffre-forts du gouvernement, via la BNDES, pour que les patrons fassent main basse sur le patrimoine public. Le plus honteux, c'est que la Centrale unique des travailleurs (CUT) et d'autres centrales jaunes, qui devraient être au côté des travailleurs grévistes, ont jugé positives les mesures de privatisation et leur ont donné leur aval, ce qui démontre toute la dégénérescence du syndicalisme officiel et jaune au Brésil.



Nous n'avons pas à attendre que les vainqueurs des concessions soient annoncés pour savoir, a priori, que, au-delà des nouveaux riches choisis par le gouvernement, les fonds de pension liés au syndicalisme officiel et jaune (comme Previ, Petros et Funcef) seront parmi les principaux bénéficiaires de la décision du gouvernement. Une fois de plus, le « PT Patron » sera représenté dans les conseils d'administration des grandes entreprises qui seront créées, dans de nouveaux secteurs stratégiques de l'économie brésilienne.



Avec ce plan de privatisations, le gouvernement du Parti des travailleurs (et ses alliés à gauche et à droite) jette définitivement le masque et enterre les illusions des naïfs et de ceux qui croient encore que ce gouvernement ait une quelconque dimension populaire. Cela confirme par ailleurs les analyses que rend le PCB sur le PT depuis 2005, lorsque nous avons rompu avec le gouvernement et avons adopté une position indépendante, malgré l'incompréhension que cela a pu susciter chez certains courants à gauche. Le seul critère pour juger un gouvernement, en fin de compte, c'est son rapport aux intérêts des travailleurs. Et, dans ce cas, nous sommes confrontés à une administration qui gouverne essentiellement pour le capital, qui coordonne et finance ses affaires, et ne donne que des miettes aux travailleurs, qui veut leur retirer le peu qu'il reste, avec la proposition de nivellement par le bas des droits des travailleurs, qui sera bientôt envoyée au Congrès national.

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 06:50

edmilsoncosta--pcb.jpg« Nous analysons la situation brésilienne comme celle d'un capitalisme monopoliste »

 

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Entretien réalisé par les communistes colombiens avec Edmilson Costa, professeur d'université d'économie, secrétaire aux relations internationales du PCB

 

--Quelle est la différence entre le Parti communiste du Brésil (PCdoB) et le Parti communiste brésilien (PCB)?

 

--Le Parti communiste brésilien est le parti historique des communistes brésiliens, fondé en 1922, le parti qui a toujours été lié à l'Union soviétique, et qui a fait partie du mouvement communiste international depuis le début, et le PcdoB est une dissidence datant de 1962, qui fut dans un premier temps maoiste, et qui s'est rallié par la suite au Parti du travail d'Albanie. Ainsi, la différence à l'origine et la différence politique actuelle repose sur le fait que nous avons une ligne politique au Brésil très différente de celle de la ligne du PcdoB, car nous caractérisons la situation brésilienne comme celle d'un capitalisme plus dur, monopoliste. Par conséquent, la caractéristique centrale de la révolution est qu'elle doît être une révolution socialiste, et si il devait y avoir une révolution socialiste, nos efforts doivent être axés vers le camp prolétarien, le camp de tous les anti-capitalistes. Les camarades du PcdoB nouent une alliance multi-classiste avec le gouvernement Lula et avec divers gouvernements de centre-droit dans les régions, et nous, nous avons décidé de suivre la voie qui mène à gauche. Voilà les différences fondamentales entre nos deux partis.

 

--Vous estimez que los gouvernements Lula et Dilma Rousseff ont acté des transformations progressistes au Brésil?

 

--Nous avons participé au gouvernement Lula lors de son premier mandant pendant trois ans et ensuite nous en sommes partis, car nous avons vu que Lula ne respectait plus le programme sur lequel il avait été élu. A partir de là, nous sommes passés à l'opposition, en toute indépendance : quand le gouvernement fait quelque chose qui va dans le bon sens, nous le soutenons ; quand nous considérons que cela ne va pas dans le bon sens, nous le critiquons. Par exemple, nous soutenons le gouvernement quand il permet au Venezuela d'entrer dans le Mercosur, mais nous le critiquons durement quand il envoie des troupes brésiliennes à Haïti. Du point de vue économique, nous jugeons que Lula et Dilma ont gouverné pour le capital. Pour les travailleurs, ils ne restent que les miettes, des politiques de compensation. Il existe une colère très forte du côté des travailleurs. Il y a actuellement des milliers de travailleurs en grève, les ouvriers du bâtiment, les professeurs universitaires sont tous en grève contre la politique du gouvernement. Celui-ci a également mis en œuvre des politique néo-libérales, comme la réforme des retraites qui a fortement pénalisé les travailleurs. C'est un gouvernement qui apporte un important soutien financier au grands groupes brésiliens, nombre d'entre eux s'étendent désormais à l'ensemble de l'Amérique latine et possèdent également des positions hégémoniques fortes en Afrique et dans certains pays d'Asie. Tout ceci est très bien articulé et financé par le Gouvernement. Par conséquent, pour nous, notre grille d'analyse de ce gouvernement repose sur le rapport qu'il entretient avec les travailleurs, et en cela, ce n'est pas un gouvernement des travailleurs.

 

Quelle est l'analyse que vous faites des processus progressistes en Amérique latine : au Venezuela, en Bolivie, en Équateur, voire au Brésil ?

 

– Nous pensons qu'au Venezuela, en Bolivie, en Equateur, il y a un processus de lutte plus avancé que dans d'autres pays d'Amérique latine. Mais au Vénézuela, il y a une faiblesse, et c'est le manque d'organisation populaire, c'est une révolution qui dépend beaucoup d'une seule personne, mais nous soutenons Chavez pour les prochaines élections. La victoire de Chavez est importante car elle ne représente pas seulement une victoire du peuple vénézuelien mais une victoire de tous les peuples d'Amérique latine. Cette victoire renforcera également les luttes sociales en Amérique latine, et serait un nouveau coup dur pour l'impérialisme. En Bolivie, il y a aussi un processus très complexe, avec une ingérence très forte du gouvernement Brésilien, qui soutient les latifundistes brésiliens qui vivent en Uruguay. Le gouvernement brésilien appuie ces personnes, qui sont un foyer de tension permanent contre le gouvernement Bolivien, puisqu'ils ont déjà tenté de faire sécession. La situation de l’Équateur est aussi difficile, car il n'y a pas de mouvement de masse organisé et une avant-garde qui mènerait ce mouvement. Voilà pourquoi nous disons qu'en Amérique latine se construit un processus de lutte populaire, mais qu'il n'y a pas encore une force politique capable de conduire le peuple aux transformations de classe nécessaires.

 

--Par rapport à la Colombie, quelle analyse faites-vous de notre situation ?

 

–Nous avons de bonnes relations tant avec le Parti communiste colombien qu'avec les insurgés. Au Brésil, nous sommes le seul parti qui organise des actions publiques de solidarité avec la guérilla et qui impulse un mouvement de solidarité, car nous saisissons que le problème de la guérilla n'est pas militaire. La guérilla trouve son origine dans des problèmes sociaux, avec une base sociale très forte, et on ne peut résoudre le problème par la voie militaire. Nous défendons l'idée d'une solution pacifique et juste au conflit colombien et nous espérons que les nouveaux mouvements, du type Marche Patriotique, contribueront à forcer le gouvernement à une négociation qui ouvrira la voie à une Colombie démocratique.

 

Croyez-vous que l'on soit dans une nouvelle situation dans le monde, rompant avec l'unilatéralisme, ou que soient en train de se constituer de nouvelles hégémonies avec la Chine, la Russie et d'autres pays comme le Brésil ?

 

Non. Nous comprenons que la situation mondiale est en train de changer, car la crise économique des pays centraux tend à réduire l'hégémonie des États-Unis, et cette réduction laisse un espace pour de nouvelles nations, de nouveaux pôles de pouvoir. En ce sens, les BRICS, le Brésil, la Chine, la Russie, l'Inde, jouent un rôle de plus en plus important dans le rapport de force mondial, mais il y a aussi un nouveau rapport de force du point de vue populaire, car si dans les premiers temps de la crise les travailleurs n'ont pas été à la fête, désormais les luttes populaires touchent les quatre coins du monde. Dans toute l'Europe, les travailleurs lancent des grèves, des mobilisations. Au nord de l'Afrique, sont tombés la dictature de Moubarak et celle de Ben Ali. Aux États-Unis même, existe une lutte embryonnaire chez les jeunes de Occupy Wall Street et chez les travailleurs du Wisconsin. Et il existe ici en Amérique latine une recrudescence de la lutte populaire. Par conséquent, selon notre analyse, la lutte de classe à l'échelle mondiale change de nature et cela ouvre des espaces pour de nouveaux rapports de force internationaux.

 

Participez-vous au Brésil à un niveau du gouvernement ou un autre, ou vous situez-vous complètement en dehors, dans l'opposition ?

 

Non. Nous participons à aucun gouvernement, nous travaillons de manière indépendante et nous participons logiquement aux élections. Je suis candidat à la mairie de Sao Paulo dans une coalition de gauche avec un autre parti qui s'appelle le Parti socialisme et libertéet nous avons des candidats participant aux élections dans tous les États.

 

Caractérisez-vous le Parti des travailleurs de Lula et de Rousseff comme un parti centriste, un parti social-démocrate ?

 

C'est un parti centriste. Il y a certaines tendances avec lesquelles nous continuons de dialoguer, qui sont de centre-gauche, mais la majorité correspond à un parti centriste, même pas social-démocrate.

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 06:39

pcchile-copie-1Le Parti communiste chilien rend hommage à Salvador Allende trente-neuf ans après son exécution

« Ses idées sont toujours présentes dans nos luttes quotidiennes »

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Ce 11 septembre 2012, c'est devant le monument consacré à Salvador Allende que se sont réunis plusieurs organisations sociales et politiques pour rendre hommage au président mort il y a 39 ans au palais de la Moneda.



Une délégation du Parti communiste était au premier rang, menée par son président, le député Guillermo Teillier, et comptant également sur le député Lautaro Carmona et d'autres dirigeants d'organisations de défense des droits de l'Homme, professeurs et travailleurs.



En déposant une gerbe, Teillier a prononcé le discours suivant: « Le président Salvador Allende est entré dans la Moneda par la grande porte, dans les bras de son peuple qui lui a réservé un triomphe historique, plein d'espoir, avec l'idée de construire une Patrie plus juste, égalitaire, solidaire et démocratique. Le monde entier a focalisé toute son attention sur la présence de Salvador Allende à la Moneda, la présence de ministres ouvriers, du peuple dans le gouvernement Chilien et la présence du peuple discutant et analysant la façon de construire une société meilleure.



« Mais, avant même d'entrer dans le palais de la Moneda, il suscitait déjà la haine des États-Unis, des grandes multi-nationales qui en ce temps-là étaient maîtres de toutes les richesses naturelles du Chili ainsi que d'une grande partie de la droite et du patronat national qui entama sans attendre une grande campagne de déstabilisation de son gouvernement. Un des premiers actes criminels qu'ils commirent, avant que Salvador Allende accède au pouvoir, fut l'assassinat du général René Schneider.



Une poignée de militaires ambitieux, hauts gradés des forces armées, crurent que le coup d’État était le moyen de préserver ces intérêts et Salvador Allende qui était entré par la grande porte de la Moneda en est sorti en ayant donné sa vie pour le peuple du Chili, porte Morandé 80. Certains ont pensé qu'à partir de là Allende tomberait dans l'oubli, or, en sortant par cette porte, il est entré dans la grande porte de l'histoire.



Salvador Allende a été le président le plus remarquable, le plus noble dans ses sentiments et le plus fidèle au peuple du Chili. Aujourd'hui, quand nous nous disons que faire, nous disons : les idées de Salvador Allende sont présentes dans nos luttes quotidiennes et pas seulement au Chili, mais dans le monde entier, les idéaux que portait Salvador Allende sont des idéaux d'avenirs et qu'aujourd'hui ont fait siennes non seulement les chiliens et surtout sa jeunesse, mais aussi d'autres peuples qui ont remporté des victoires comme celles que Salvador Allende aurait aimé conquérir pour sa patrie. Aujourd'hui, quand nous réfléchissons, nous disons que devons être capables d'ouvrir de nouveau cette potentialité pour le peuple du Chili, c'est-à-dire que nous devons de nouveau être capables de forger l'unité, de porter des propositions pour que le peuple Chilien croie à nouveau dans la politique et dans sa capacité à décider lui-même de son destin ». (…)



« Voilà pourquoi nous luttons, c'est pour cela que nous continuerons à lutter et que nous souvenons aujourd'hui de Salvador Allende et nous continuons d'avancer avec ses idées vers la victoire »,a conclu Guillermo Teillier.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 08:00

26738_9_PazConJusticiaSocial.jpgLe Parti communiste colombien salue les efforts des FARC et du gouvernement pour parvenir à une solution pacifique au conflit colombien



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le Parti communiste colombien salue les annonces du gouvernement et des FARC, qui se sont mis d'accord pour entamer des pourparlers de paix.




Ce pas en avant, longtemps attendu, est le résultat d'efforts continus de la part des divers parties, dans le respect mutuel, la recherche de convergences et avec le soutien décisif des gouvernements de Cuba, du Vénézuela et de Norvège. Un processus renforcé par la disposition d'ELN à l'intégrer.



La recherche de la paix apparaît comme une urgence pour la société colombienne, et non comme la simple expression d'une bonne volonté. Le conflit armé, de nature sociale et politique, pèse lourdement sur la vie nationale. Son escalade, et l'implication du South Command des Etats-unis dans la direction des opérations, met en péril la stabilité de la région et la souveraineté sud-américaine.



L'extrême-droite, avec ses positions solides dans le pouvoir économique, politique et militaire tente de faire obstacle à ces nouveaux efforts de paix. Le dialogue en plein coeur de la guerre, dans les conditions colombiennes actuelles, reste sujet à des menaces et des défis préoccupants. Le cessez-le-feu bilatéral est une demande urgente exprimée par notre société.



La crise structurelle du pays et les inégalités se sont aggravées. La Colombie ne s'est certainement pas remise encore des problèmes de pauvreté et de ses déséquilibres sociaux et régionaux. Le modèle économique néo-libéral a joué un rôle crucial dans le processus d'accumulation de capital, par la dépossession des masses laborieuses, et s'est appuyé sur l'approfondissement de la guerre devenue une politique permanente de l'Etat, la répression et la criminalisation de l'opposition sociale.



La question de la paix représente aujourd'hui un espoir pour les grandes masses paupérisées, soumises à l'expropriation, à la précarisation, à l'abandon de la part de l'Etat et au silence du côté du pouvoir politique et médiatique. Les marches et manifestations populaires, indigènes, paysannes, ouvrières et étudiantes sont, de plus en plus, l'expression d'un peuple mis à l'écart des décisions fondamentales concernant les politiques publiques. La paix avec justice sociale est sa revendication première. Sa présence dans les rues et sur les routes marque une volonté légitime de jouer un rôle actif dans la construction d'un avenir de paix, de liberté, de droits sociaux revendicables, de démocratisation de la vie sociale et d'approfondissement de la démocratie.



Le PCC salue tous les secteurs de la société qui ont lutté pour la paix et les droits de l'Homme, faisant fi des stigmatisations, des accusations, des poursuites judiciaires et des mauvais traitements.



Il est nécessaire de continuer à rester vigilants et critiques face aux menaces pesant sur nos organisations et nos militants, face aux provocations. L'heure de l'unité est venue, celle de l'action commune et de la mobilisation populaire.

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 06:42

yo-si-puedo.gifLe programme cubain d'alphabétisation « Yo si puedo » a appris à lire et écrire à plus de 800 000 boliviens



Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Le programme bolivien d'alphabétisation a donné une instruction à 824 101 personnes de 2006 à août 2012, à l'aide de la méthode cubaine « Yo si puedo » (« Oui, je peux »), a souligné le vice-ministre à l’Éducation spéciale et alternative, Noël Aguirre.



Depuis 2006, la Bolivie a ramené à 3,7% le taux d' analphabétisme dans les 337 communes que compte le pays, a annoncé le fonctionnaire à la presse locale à l'occasion des célébrations de la Journée internationale de l'alphabétisation le 8 septembre prochain.



Aguirre rappelle que ce succès a été reconnu par l'UNESCO, qui a déclaré la Bolivie territoire libéré de l'analphabétisme le 20 décembre 2008.



Selon les autorités, 70% des personnes qui suivent les cours d'alphabétisation dans le pays sont des femmes.



Actuellement, 154 700 personnes de plus de 15 ans participent en Bolivie au processus de post-alphabétisation dans 11 974 salles de classe localisées dans les écoles, les prisons, les asiles, les établissements éducatifs, militaires, dans les quartiers, les églises et les coopératives agricoles du pays.



Des efforts sont entrepris par ailleurs pour alphabétiser les populations marginalisés, dans des programmes auxquels ont participé 41 742 boliviens.



La méthode d'alphabétisation « Yo, si puedo » est un programme éducatif cubain visant à l'alphabétisation gratuite d'adultes sur une période de trois mois, un dispositif qu'a suivi plusieurs pays à travers le monde et qui a permis l'alphabétisation de millions de personnes.



Source : Prensa Latina

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