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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 06:02

food-and-agriculture-organization-of-the-united-nations.jpgLa FAO félicite Cuba comme pays pionnier dans l'éradication de la faim dans le Tiers-monde



Introduction/Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



L'UNESCO avait déjà reconnu en Cuba le meilleur système d'éducation de masse du continent, l'OMS les prouesses dans le domaine de la santé, notamment infantile. Désormais, c'est à la FAO de reconnaître les succès du système socialiste dans l'éradication de la faim.



La visite à Cuba du directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), José Graziano da Silva, a été une nouvelle fois l'occasion de souligner les progrès remarquables réalisés par Cuba dans les objectifs du développement humain.



Selon le haut fonctionnaire brésilien, Cuba fait partie des six parties d'Amérique latine qui ont atteint l'objectif d'éradication de la faim, avec le Chili, l'Argentine, le Mexique, l'Uruguay et le Venezuela.



Cuba a également répondu aux objectifs du Sommet mondial sur l'Alimentation de Rome en 1996 qui prévoyait d'ici 2015 la réduction de moitié des personnes sous-nourries dans tous les pays signataires. Objectif atteint avec deux ans d'avance sur la date envisagée initialement.



Nous publions ci-dessous le communiqué envoyé par José Graziano da Silva au commandant Fidel Castro, hommage appuyé aux miracles réalisées par la révolution cubaine :



« Cher commandant,



J'ai l'honneur de m'adresser à vous en qualité de Directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l'agriculture (FAO), pour vous féliciter très sincèrement, vous et l'ensemble du peuple cubain, pour avoir réalisé avec de l'avance l'objectif avancé lors du Sommet mondial sur l'Alimentation, qui s'était tenu à Rome en novembre 1996, et qui proposait la réduction de moitié du nombre de personnes sous-nourries dans chaque pays d'ici 2015.



Comme vous devez vous en souvenir, vous nous avez honoré de votre présence lors de ce sommet et prononcé un discours bref mais lourd de sens, qui reste encore dans la mémoire collective de notre organisation. Vous avez conclu votre intervention ainsi :



« les signaux d'alarme qui nous alertent aujourd'hui pour ceux qui meurent de faim chaque jour, sonneront demain pour l'humanité entière si nous ne voulons pas, ne savons pas ou ne pouvons pas être suffisamment sages pour nous sauver de ce fléau ».



Et vous avez déclaré lors de la conférence de presse qui a suivi le Sommet que, même si le but était atteint, on ne serait quoi dire à l'autre moitié de l'humanité qui ne serait pas libéré du fléau de la faim. Vos idées conservent encore toute leur pertinence et leur valeur.



Dix-sept années sont passées, et aujourd'hui j'ai la grande satisfaction de vous informer, par décision de ses pays-membres et pour la première fois de son histoire, la Conférence de la FAO, qui se tiendra le mois prochain à Rome, adoptera l'éradication totale de la faim comme objectif numéro un de notre organisation.



En cette occasion, un hommage sera rendu à Cuba, ainsi qu'à 15 autres pays qui ont connu un succès dans la réduction de la faim. A tous, sera remis un diplôme de reconnaissance pour avoir réalisé en avance l'objectif du sommet. Les pays qui accompagneront Cuba sont : l’Arménie, l’Azerbaïdjan, le Chili, les îles Fidji, la Géorgie, le Ghana, Guyana, le Nicaragua, le Pérou, les Samoa, Sao Tomé et Príncipe, la Thaïlande, l'Uruguay, le Venezuela et le Vietnam.



Tout en vous exprimant de nouveau mes félicitations pour le succès important remporté par votre pays, je souhaite vous exprimer mes meilleurs vœux de bonheur et de réussite, à vous et à l'ensemble du peuple cubain.



Je vous salue avec beaucoup d'estime et de respect. »



 

 

 

 

 

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 06:18

130512_martinez_Alicante_Cuba.jpg« Renvoyez-moi à Cuba ! » : le cri d’un « dissident » cubain mis à la rue par la police de son pays d’accueil, l’Espagne

 

Article EDT pour Vivelepcf.fr repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Gilberto Martinez, sa femme et ses trois enfants de 8, 15 et 22 ans font partie de ces « dissidents » cubains qui ont migré en Espagne en 2011 à la suite d’un accord négocié entre l’église catholique et le gouvernement de La Havane.



Aujourd’hui, Gilberto Martinez crie à la face du monde : « Remmenez-nous à Cuba ! ».



Ses illusions sur le monde capitaliste « libre » sont retombées en 26 mois. Le 7 mai 2013, la police espagnole a procédé sans ménagement à l’expulsion de sa famille du logement qu’elle occupait à Alicante. La mobilisation en aide de militants anti-expulsion a été durement réprimée.



Comme des dizaines de milliers de personnes, ils ont été jetés à la rue par un Etat espagnol, plus soucieux des intérêts des banques et des spéculateurs, que de ceux des habitants, même de ses « réfugiés politiques ».



Au bout d’un an, alors qu’on lui avait promis 5 ans de soutien, le gouvernement espagnol (pourtant passé à droite !) a coupé les vivres à la malheureuse famille exilée. Plus d’électricité, plus d’eau, puis plus de toit : le sort de millions de personnes dans les pays capitalistes n’est même pas imaginable pour la plupart des Cubains.



Gilberto Martinez comprend mieux comment il a été manipulé, là-bas à Cuba comme en Espagne. Saluons son courage de le reconnaître!



Le règne de la propriété privée et de la loi du marché fait expulser des centaines de familles alors que 20.000 logements restent vides à Alicante.



Des camarades cubains rappellent que la toute première mesure du gouvernement révolutionnaire, le 26 janvier 1959, a été l’annulation de toutes les expulsions, suivie par la diminution de 30 à 50% des loyers, puis par l’attribution du titre de propriété de leur logement aux locataires.



Deux conceptions du monde, du droit du logement. L’une à combattre, l’autre à préserver et à consolider.



Gilberto Martinez et sa famille seront sans doute maintenant de ce combat !

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 06:11

el-che-y-alfredo-guevara.jpgDécès d'Alfredo Guevara

 

de l'intellectuel communiste au père du cinéma cubain, parrain du « Nouveau cinéma latino-américain »



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Alfredo Guevara, décédé à l'âge de 87 ans, était non seulement un communiste convaincu, un ami intime de Fidel Castro mais aussi le père du cinéma révolutionnaire cubain et un des initiateurs de la vague du « Nouveau cinéma latino-américain ».



Né en 1925, Guevara était de la même génération que Fidel Castro. Les deux hommes ont noué une amitié indéfectible sur les bancs de l'Université de la Havane. Guevara était déjà militant du Parti socialiste populaire(PSP), nom officiel du Parti communiste cubain interdit par la dictature.



Dans les années 1950, au moment où Fidel lance l'assaut contre la caserne de Moncada, Guevara lance l'assaut contre le vieux cinéma conformiste pré-révolutionnaire, dans le cadre du mouvement culturel avant-gardiste lié animé par des intellectuels communistes, Nuevo Tiempo.



Il réalise en 1955 avec Julio Garcia Espinosa le documentaire néo-réaliste « El mégano », relatant la vie infernale des charbonniers cubains. Le documentaire est censuré, Guevara arrêté, torturé puis exilé. Au Mexique, il perfectionne son art au contact du cinéaste espagnol Luis Bunuel.



De retour à Cuba, il fonde en 1959, après la révolution, l'Institut cubain de l'art et de l'industrie cinématographique(ICAIC) qu'il dirigera de 1959 à 1981 avant d'y revenir dans les années 1990.



C'est dans le cadre de l'ICAIC que se développe un cinéma cubain créatif, novateur en particulier dans son introduction de la musique cubaine engagée (« Nueva Trova »), avec la collaboration de musiciens prestigieux tels que Leo Brouwer ou Silvio Rodriguez.



Alfredo Guevara a toujours encouragé la liberté de création artistique, dans les limites de l'art révolutionnaire. Influencé par le cinéma italien ou soviétique, il refusa l'introduction à Cuba d'une conception étroite du « réalisme socialiste », dominant au début des années 1950 en Europe de l'est.



C'est surtout à l'impulsion de l'ICAIC de Guevara que le mouvement du « Nouveau ciné latino-américain » prit forme : avec la création de l’École de cinéma de San Antonio de los Banos, qui a formé des générations de cinéastes latino-américains, et surtout avec le Festival de la Havane.



Le Festival du Nouveau ciné latino-américain, inauguré par Guevara en 1979, devint l'épicentre d'un anti-Hollywood : un creuset du nouveau cinéma latino-américain, loin des circuits commerciaux, un art engagé mais de qualité.



Loin de se contenter d'un cinéma pour une élite cultivée, Guevara fut un des artisans de la popularisation du cinéma à travers la pratique du « cinéma mobile », des cinéma ambulants apportant la culture au peuple cubain, dans les zones rurales ou montagnardes du pays.



Son action au service du cinéma cubain lui valut d'être récompensé en 2003 du Prix national de ciné. Reconnaissance internationale également avec la médaille d'or Federico Fellini, remise par l'UNESCO, récompensant ceux qui ont réussi à populariser le 7 ème art.



La liberté de critique d'Alfredo Guevara était indissociable de ses convictions communistes. Son anti-conformiste artistique, son esprit subversif, son style détonnant ont fait débat à Cuba dans les années 1980, mais ils n'ont jamais entamé son prestige d'intellectuel révolutionnaire.



AlfredoGuevaraFidelCastro.jpgAmi intime de Fidel, engagé dans un Parti communiste qu'il avait rejoint avant-guerre, partisan du système socialiste, Guevara refusa toujours de mettre ses critiques – sur les dérives bureaucratiques, les risques de stérilisation du débat démocratique – au service des ennemis de la révolution.



Dans les années 1990, il accède enfin au Comité central du Parti communiste cubain, dont il est membre de 1991 à 1997. Il retrouve par ailleurs sa place à la tête de l'ICAIC dont il se retire en 2000.



Ces dernières années, malgré son retrait de la vie politique et artistique, il s'est notamment positionné en faveur du processus de réformes économiques entamées par Raul Castro



A l'annonce de sa mort, les plus grandes figures de la culture cubaine et latino-américaine lui ont rendu hommage.



Des musiciens Leo Brouwer et Silvio Rodriguez à l'écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez, avec lequel il travailla à la promotion du « nouveau ciné latino-américain », en passant par le cinéaste bolivien Jorge Sanjines, tous évoquent la perte d'une grande figure de la culture latino-américaine.



Guevara faisait partie de toute cette génération de cinéastes et hommes de culture qui ont trouvé au XX ème siècle dans le communisme une source d'inspiration artistique. A travers le Festival de la Havane, le cinéma cubain engagé et le Nouveau cinéma latino-américain perpétueront l’œuvre de Guevara : au service de l'art et de la révolution.









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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 07:21

educacion cuba-422x314Cuba investit plus dans l'éducation que n'importe quel autre pays au monde, selon l'UNESCO

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Au moment où la campagne médiatique bat son plein en France pour nous faire accepter des contre-réformes visant à casser l'éducation publique ou à légitimer les coupes budgétaires, il est bon de rappeler les réussites de pays qui mettent la priorité sur l'éducation publique.



On nous parle souvent des pays d'Europe du nord. Beaucoup moins d'autres pays, qui ne disposent pas des mêmes moyens financiers mais obtiennent des résultats exceptionnels dans l'éducation en mettant la priorité maximale sur les besoins humains plutôt sur les profits.



C'est le cas de plus en plus de pays d'Amérique latine dont le Venezuela, l’Équateur et la Bolivie, qui ont réalisé des progrès exceptionnels ces dernières années dans l'éradication de l'analphabétisme et dans la garantie d'une éducation de qualité pour tous.



Pour l'UNESCO, la meilleure éducation d'Amérique latine



C'est le cas surtout de leur modèle, d'un pays qui leur délèguent par ailleurs des enseignants ou pédagogues dans le cadre de « missions » éducatives : Cuba.



Selon un rapport de l'UNESCO datant de 2009, Cuba est de loin en Amérique latine le pays qui offre la meilleure éducation à l'ensemble de sa population.



Les résultats des élèves de primaire et de collège à Cuba sont très largement supérieurs à ceux des élèves des autres pays latino-américains, comparables à ceux des pays d'Europe du nord.



Les dépenses pour l'éducation à Cuba : record mondial



L'UNESCO reconnaît – par ses tests – les mérites d'une éducation publique de masse, mais elle constate également les moyens colossaux que consacre Cuba à l'éducation.



Selon les derniers chiffres pour l'année 2013, Cuba consacre 12,6% de son PIB à l'éducation.



Aucun autre pays n'atteint un tel niveau de dépenses dans l'éducation.



Sur le continent américain, Cuba est loin devant les autres : la Bolivie (6,4%) suit derrière, loin devant les États-Unis (5,6%), le Brésil (4,4%), la Colombie (4,8%) ou le Chili (3,5%) qui ont fait le pari par ailleurs d'une éducation privatisée.



Elle est aussi loin devant la plupart des pays européens : les vertueux pays du nord comme le Danemark (8,5%), la Suède (7,4%) ou la Norvège (7,7%). La France, elle, ne consacre que 5,9% de son PIB à l'éducation.



Depuis la Révolution, d'une éducation d'un pays du Tiers-monde à celle d'un pays développé



Il suffit de faire la comparaison avec l'état de l'éducation à Cuba avant 1959 pour voir l'ampleur de la réussite.



En 1959, un enfant de 5 à 13 ans sur deux n'était pas scolarisé. Le taux d'analphabétisme était de 25%. Aujourd'hui, tous les enfants sont scolarisés jusqu'à 16 ans et le taux d'analphabétisme est résiduel, autour de 1-2%.



En janvier 1959, Cuba ne comptait que trois universités publiques, 15 000 étudiants et 1 000 professeurs. Aujourd'hui, le pays compte 261 000 étudiants dans 67 établissements supérieurs, avec 77 000 enseignants engagés dans le supérieur.



Selon le ministre de l’Éducation, ces chiffres prouvent « tout ce qu'on peut faire quand l'éducation est une priorité gouvernementale et étatique, en dépit des limites économiques et technologiques, amplifiées par le durcissement du blocus états-unien contre Cuba et l'impact négatif de la crise économique mondiale ».



Au moment où les coupes budgétaires, les manœuvres de privatisation remettent en cause l'éducation publique partout en Europe, l'exemple cubain nous prouve qu'investir dans l'éducation, même avec des moyens limités, est une question de volonté politique.

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 07:03

salud 30junioEn 2012 encore, Cuba enregistre le taux de mortalité le plus faible du continent américain, loin devant les Etats-unis



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Les années se suivent et se ressemblent pour Cuba. Pour la deuxième année de suite, Cuba enregistre le taux de mortalité infantile du continent américain, devançant le Canada et les États-Unis.



Pour la cinquième année consécutive, le taux de mortalité infantile se trouve en-dessous des 5 enfants décédés pour 1 000 naissances à Cuba : 4,6 pour 1 000 en 2012.



Cuba devance sur le continent le Canada (4,8 pour 1 000) et les États-Unis (6,05 pour 1000) tandis qu'il reste, très loin devant le Costa Rica (9,2 pour 1 000) et l'Argentine (10,5 pour 1000), le pays au taux de mortalité infantile le plus faible d'Amérique latine.



Rappelons que le taux de mortalité infantile représente un indicateur démographique des décès d'enfants pendant leur première année de vie, crucial pour la survie des personnes, constituant ainsi un instrument de mesure de la qualité des soins accordée à l'enfant et à la mère.



La supériorité du système de santé cubain se manifeste également dans le très faible taux de mortalité maternelle. En 2012, Cuba a atteint le deuxième taux le plus bas de son histoire avec 21 décès pour 100 000 accouchements.



Le succès du Système national de santé cubain repose sur ses fondements socialistes : un système de santé universel, gratuit et public rendant possible un programme de vaccination intégral pour les enfants, ainsi que la garantie de soins de qualité pour l'ensemble des mères et enfants du pays.



Il est nécessaire de rappeler qu'outre son faible taux de mortalité, Cuba dispose de l'espérance de vie la plus élevée du continent latino-américain (78,3 ans, devant les États-Unis), ainsi que la plus forte densité de médecins (58 pour 1 000) du continent.



Aujourd'hui, Cuba forme chaque année plus de médecins (11 000) qu'il n'en comptait à l'arrivée au pouvoir des communistes en 1959.



L'internationalisme médical cubain : un système de santé au service des peuples du Tiers-monde



Non content de soigner sa propre population, Cuba exporte depuis un demi-siècle ses médecins dans toute l'Amérique latine et dans le monde entier.



Actuellement, 31 000 médecins cubains opèrent dans 69 nations du Tiers-monde. Depuis 1959, les médecins cubains ont apporté des soins à 85 millions de personnes et sauvé 600 000 vies.



Un exemple récent, l'aide apportée au Venezuela. Grâce à la « Mision milagro », 2 millions de latino-américains, dont une majorité de vénézuéliens, souffrant de problèmes oculaires ont ainsi pu bénéficier de soins de haute qualité.



L'exploit réalisé par le système socialiste cubain se manifeste dans sa comparaison avec l'état piteux du système de santé américain.



Une comparaison avec le système privatisé américain à l'avantage du système public cubain



Depuis vingt ans, sous l'effet des contre-réformes libérales, la santé est devenue un luxe aux États-Unis, plongeant une partie importante de la population dans la précarité sanitaire. 50 millions de nord-américains ne disposaient pas de couverture santé en 2011, dont 7 millions d'enfants.



Un chiffre révélateur, la mortalité maternelle a ainsi doublé entre 1987 et 2012, passant selon les chiffres officiels de 6,7 mamans mortes pour 100 000 nouveaux-nés à 12,7 pour 1 000. Selon certaines estimations indépendantes (Facethefacts.org), les véritables chiffres seraient plus proches de 24 pour 1 000.



Dans tous les cas, une mère afro-américaine a en 2012 trois fois plus de chances qu'une mère blanche de décéder lors de la naissance de son fils.



A noter que le système cubain plus efficace – conduisant à une meilleure espérance de vie, un taux de mortalité infantile plus faible – s’accommode d'une forte densité de médicalisation et d'un dense réseau hospitalier, pour des coûts de fonctionnement relativement faibles.



Ainsi, en 2006, le gouvernement cubain investissait 355 dollars par habitant, soit 7% du PIB. De son côté, les dépenses annuelles de santé aux États-Unis s'élevaient à 6 714 $ par habitant, soit 15,3% du PIB.



Au moment où de nombreux États européens proposent l'austérité et la privatisation des systèmes de santé, l'exemple cubain doit servir d'antidote à l'idéologie dominante : si il est possible de développer dans un pays du Tiers-monde un système aussi performant, égalitaire et peu onéreux, pourquoi cela ne serait pas possible dans les pays dits « développés » ?

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