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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclarations, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 19:16

jpg canete-asturiasIzquierda Xunida veut interdire la liste communiste aux prochaines élections, en Asturies la tête de la liste contre-attaque

 

« Les liquidateurs du communisme ne peuvent parler en notre nom »

 

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Cf aussi notre dossier: Parti communiste contre Izquierda Unida en Espagne

 

Réponse de Juan Francisco Cañete, candidat communiste à la présidence de région des Asturias, à Jesus Iglesias, coordinateur de Izquierda Xunida Asturies



Le 19 avril dernier, M.Jesus Iglesias, coordinateur de Izquierda Xunida des Asturies (IXA), député et candidat de cette formation aux prochaines élections locales, a réalisé des déclarations dans la presse selon quoi les seules candidatures communistes seraient celles d’IXA. (1)



Ce personnage, qui a consacré ses dernières années à discréditer et attaquer en toute impunité les idées des communistes asturiens et espagnols, avec des phrases telles que « ce sont des hommes des cavernes », « ils sont rivés dans le passé », « il faut vivre avec son temps », etc., se déclare maintenant, à un mois des élections, Communiste, et décide qui sont les Communistes et qui ne le sont pas.



Ce culot, cette insolence, cette mascarade, cette manière de tromper son monde, a un but, celui d’identifier les idées communistes avec ces dirigeants d’Izquierda Xunida des Asturies afin de gagner des voix.



Ce sont des raisons électorales qui poussent ceux qui mènent cette initiative à s’identifier avec un nom qu’ils ont méprisé et qu’ils méprisent chaque jour passant…



Ces commentaires reflètent la crainte, la peur, lors de ces élections, face à l'existence d’une force politique qui s’appelle « Frente de la izquierda » qui se présente aux élections locales en Asturies et dans treize localités de la Région, dans certains cas en coalition avec ASCIZ (Citoyens pour la gauche), candidatures qui sont composées en grande partie par des hommes et des femmes communistes qui veulent véritablement changer les Asturies, et non pas maintenir l’état des choses actuel comme le fait l’Izquierda Unida de Jesús Iglesias et Noemí Martín, entre autres.



Cette inquiétude du candidat d’Izquierda Unida, s’étend à ses partisans au Gouvernement (ou plutôt desgobierno*) des Asturies, puisqu’ils veulent continuer à participer au gouvernement et ont besoin des voix communistes à cette fin, ainsi que pour obtenir une majorité politique qui continuent à défendre les politiques néo-libérales imposées depuis Madrid.



Jesus Iglesias croit-il, anti-communiste reconnu comme tel parmi les communistes Asturiens, qu’être communiste, c’est adopter une politique suiviste vis-à-vis du PSOE, organisation qui met en œuvre, comme bras armé des pouvoirs économiques et financiers internationaux, nationaux et régionaux, des réformes économiques, du droit du travail et de la sécurité sociale, comme celle sur les retraites qui s’attaquent à la classe ouvrière dans son ensemble ?



Est-ce être communiste que de voter au Parlement régional la baisse des salaires pour les fonctionnaires et leur gel par la suite ?



Est-ce être communiste cette politique d’acheter des logements aux spéculateurs immobiliers de la région, avec les impôts des citoyens, quand le problème de ces spéculateurs est justement qu’il n’arrive pas à les vendre à cause d’une crise qu’ils ont eux-mêmes contribué à créer ?



Est-ce communiste cette politique refusant de créer des commissions d’enquête sur des cas présumés de corruption, comme dans l’affaire « Renedo » ?



Pourquoi se permettent-ils ces politiques, pourquoi collaborent-ils avec elles, pourquoi au nom de la gauche mènent-ils des politiques de droite, des politiques parfaitement assumées par les choix de la droite traditionnelle ?



Faut-il que les communistes opposent leurs idées à cette politique incohérente que mène Jesus Iglesias et Izquierda Unida en Asturies ? J’en suis convaincu.



La peur est forte quand il existe des personnes qui vivent exclusivement de l’exercice du pouvoir politique, et qu’il n’y en a qui n’ont comme objectif, comme j’en suis convaincu c’est le cas pour nombre d’élus, y compris d’IU-Asturies, que le salaire de représentant, au lieu de la défense du représenté, créant de cette façon des relations de dépendance qui subordonne en dernière instance l’action politique à l’intérêt personnel.



Je terminerai cette réponse aux déclarations d’Iglesias en disant que c’est sur les listes d’IU qu’il y a des anciens communistes, et que si l’on ne doit pas mettre tout le monde dans le même panier, et que si certains sont de bonne foi croient encore qu’ils le sont, qu’ils fassent une analyse sérieuse de leurs agissements contre la classe ouvrière et les citoyens durant les dernières années dans notre région.



Ceux qui ont voulu liquider le communisme ne peuvent pas avoir le toupet de parler au nom des communistes.



  1. (1) – Le coordinateur de IU des Asturies et candidat régional de la coalition de gauche, Jesus Iglesias, a averti cette semaine que le Parti communiste d’Espagne prendra « les mesures opportunes » contre ces militants du parti qui participeront aux prochaines élections municipales et locales du mois de mai en représentant des candidatures extérieures à Izquierda Unida. Dans les cités minières, sont déjà formalisés des candidatures à Langreo, Laviana et Lena, qui ont prévu de se présenter sous le sigle du Frente de la Izquierda.

Jesus Iglesias – connu pour ses attaques répétées contre le Parti communiste des Asturies, condamné même par la justice – a exprimé le fait que la direction du PCE a clairement fait savoir que « la seule option électorale des communistes est IU ». A cet égard, il a exposé que, une fois les listes seront officielles, le PCE les « examinera et verra s’il y a des militants du parti qui se présentent en dehors de IU. Après il prendra les mesures opportunes, comme il l’a déjà annoncé. » Selon le coordinateur régional de la coalition de gauche, il y aura seulement des communistes sur les listes d’IU. « Sur les autres candidatures, il ne pourra y avoir que des anciens communistes », a déclaré le candidat régional d’Izquierda Xunida.



*desgobierno – jeu de mot sur le contraire de gouvernement, et désordre politique

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 16:38

CABECERA.pngLes communistes de Salamanque présenteront une liste alternative à celle d’Izquierda Unida pour les prochaines municipales contre les consignes de la direction nationale du PCE


 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


 

La tension monte d’un cran entre les communistes dans les fédérations, désireux de récupérer l’intégralité des compétences de leur parti et donc de se présenter aux prochaines élections locales en tant que PCE, et la direction nationale du PCE, engagée de plus en plus clairement dans le projet de « refondation d’Izquierda Unida ».


 

La direction nationale du PCE manie la carotte et le bâton face aux communistes désireux de faire vivre leur Parti


 

En effet, la direction nationale du PCE a émis un nouveau communiqué le 9 mars pour réaffirmer, dans la lignée de la décision du Comité fédéral du 6 février (cf La direction du PCE fait le choix d'Izquierda Unida en interdisant les listes communistes aux prochaines élections locales contre la décision souveraine des adhérents dans les fédés), que « le projet politique et électoral du PCE est Izquierda Unida ainsi que cela a été ratifié à une écrasante majorité à son dernier Congrès. Il n’est donc pas possible que le PCE, ses organisations et militants soutiennent ou promeuvent des candidatures à la marge d’Izquierda Unida ».

 

Visés en premier lieu les communistes des Asturies pour lesquels la direction nationale offre tantôt la carotte tantôt le bâton.

 

La carotte bien amère de la réintégration, impossible dans les faits, dans Izquierda Unida, devant qui les communistes Asturiens devraient faire acte de pénitence alors qu’ils furent exclus par la direction même d’Izquierda Xunida !


 

Le bâton des mesures disciplinaires qui, d’après le texte, concernerait dans un premier temps plusieurs sections à l’avant-garde de la ligne défendant des candidatures communistes (Norena, Siero) plutôt que l’intégralité de la fédération, à laquelle la direction nationale demande, en semant la division de manière pernicieuse, de faire le ménage dans sa propre fédération.


 

Mais la colère gronde dans les fédérations où la rupture entre le Parti communiste et Izquierda Unida est consommée. Outre les Asturies, c’est également le cas en Extrémadure.


 

Nous évoquions le 2 mars dernier l’anti-communisme de la direction fédérale d’Izquierda Unida qui, en dépit des appels du pied des directions nationales du PCE et d’IU, confirmaient l’exclusion des communistes de cette formation (cf En Extrémadure , la direction d’Izquierda Unida confirme l’exclusion des communistes qui envisagent la formation d’une liste autonome pour les élections locales). Nous disions alors que les communistes d’Extrémadure envisageaient de présenter des listes hors d’IU


 

Les communistes de Salamanque se présenteront contre la liste d’Izquierda Unida, et contre le consensus dominant PSOE-PP


 

Les communistes de Salamanque, la section la plus importante de la fédération, ont annoncé désormais qu’ils comptaient passer des paroles aux actes, même si ils  ne se présenteront pas sous le sigle du PCE mais sous l’étiquette « La gauche de Salamanque », pour des raisons tant liées aux pressions de la direction nationale appuyées sur les statuts qu’à la nature locale du scrutin.

 

L’objectif de la liste est bien de représenter une réelle alternative au consensus dominant, loin des calculs politiciens d’une IU, soutien indéfectible du PSOE et de sa politique social-libérale:

 

« Le Parti communiste de Salamanque (PCE) par conséquent, considère que « La Gauche de Salamanque » peut être une alternative sérieuse à l’insipide bipartisme qui existe dans notre ville, qui contraint les citoyens à choisir entre les politiques conservatrices du Parti populaire et les politiques de casse des droits des travailleurs que met actuellement en œuvre le PSOE ».

 

La liste sera menée par Abel Sanchez, avocat travaillant pour le syndicat des Commissions ouvrières, ancien conseiller municipal de 1991 à 1999 et dirigeant local historique du PCE. Elle sera impulsée essentiellement par l’organisation et les militants du PCE mais ouverte à tout un ensemble d’associations et de citoyens se reconnaissant dans le projet alternatif porté par les communistes.

 

La direction nationale du PCE n’a pas pour l’instant réagi à la décision de la section de Salamanque dont il est n’est pas encore sûr qu’elle sera même soutenue par la fédération d’Extrémadure.

 

Au vu du dernier communiqué officiel du PCE, le conflit semble désormais ouvert entre une direction enferrée dans un projet Izquierda Unida en pleine décrépitude et des communistes dans les fédérations décidés à reconquérir leur souveraineté et à animer et à renforcer le Parti communiste dans les luttes surtout mais aussi à travers les moments électoraux !

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 23:50

Pce19En Extrémadure , la direction d’Izquierda Unida confirme l’exclusion des communistes qui envisagent la formation d’une liste autonome pour les élections locales

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

La lutte des communistes espagnols pour leur indépendance vis-à-vis d’Izquierda Unida continue.

 

Dans les derniers mois, nous avons mis en avant l’exemple des Asturies où les communistes sont exclus depuis 2005 d’Izquierda Unida et luttent pour récupérer leur souveraineté pleine et entière et pour reconquérir le droit de se présenter en tant que communistes, ce qui serait une première en Espagne depuis 1986.

 

Mais la situation en Extrémadure montre que le cas Asturien n’est en aucun cas isolé.

 

 

Les communistes d’Extrémadure exclus depuis 2007 partisans d’une liste communiste autonome

 

 

En 2007, les principaux dirigeants du Parti communiste d’Extrémadure (PCEx) sont exclus d’Izquierda Unida (IU) coupables d’avoir préférés la reconstruction du Parti communiste à la refondation d’Izquierda Unida.

 

Depuis, les relations entre les communistes et le groupe dirigeant d’IU sont des plus conflictuelles, et si la rupture est consommée dans les faits, le point de non-retour n’était pas encore atteint aussi nettement qu’en Asturies.

 

A l’approche des élections locales de 2011, les dirigeants communistes Extrémaduriens – poussés par leur base militante – envisageaient donc logiquement de présenter des listes hors d’IU, suivant la ligne préconisée par leurs camarades Asturiens.

 

 

La direction nationale du PCE appuie la « refondation d’Izquierda Unida » contre la lutte des communistes d’Extrémadure pour leur autonomie !

 

 

Or, la direction nationale du PCE n’a pas apporté son soutien à sa fédération en Extrémadure dans son combat contre les anti-communistes d’Izquierda Unida.

 

Elle est même allé jusqu’à faire pression sur la direction du PCEx, pourtant exclue d’IU en 2007, pour proposer un « traité de paix » qui prendrait la forme d’une liste unitaire PCEx/IU où la liste de tête serait non-communiste et le numéro 2 le secrétaire–général du PCEx, Cristobal Guerrero.

 

Le 6 février, la direction du PCE faisait voter devant le Conseil national une résolution interdisant aux communistes de monter des listes indépendantes identifiées au Parti et donnant comme consigne de se ranger partout derrière les candidatures et les listes d’IU.

 

Seuls les dirigeants fédéraux d’Extrémadure et des Asturies ont voté contre cette résolution.

 

 

La direction d’IU persiste dans l’anti-communisme, les communistes d’Extrémadure vers une liste indépendante

 

Prête à tous les renoncements pour sauver une Izquierda Unida au bord de l’éclatement, la direction nationale du PCE n’a malgré tout pas mesuré l’étendue de l’anti-communisme régnant dans les fédérations d’IU.

 

La direction d’Izquierda Unida a ainsi refusé l’accord proposé par le PCEx, sous pression de la direction nationale, et a confirmé l’exclusion des communistes des listes que présentera IU localement.

 

« Aucun accord ne les intéresse. Pas plus que le PCEx ne les intéresse. Il semble qu’il recherche l’épreuve de force lors de ces élections », a déclaré Cristobal Guerrero ; secrétaire-général du PCEx. Il a confirmé qu’aucun communiste ne serait sur les listes d’IU et que le PCEx ne soutiendrait évidemment pas la liste présentée par IU.

 

Alors que la base du Parti en Extrémadure pousse pour la présentation d’une liste communiste autonome, la direction du PCEx admet qu’elle envisage désormais de présenter une liste autonome d’IU, bien que les questions de statuts contraignent le PCEx à se présenter sous un autre nom que celui de communiste.

 

L’expérience en Extrémadure et dans les Asturies de la lutte ouverte entre communistes et anti-communistes d’Izquierda Unida, et de la difficile reconstruction du PCE hors d’IU met en évidence la nature anti-communiste et liquidatrice d’IU et le danger que constitue ce « piège à communistes » pour ceux qui veulent faire vivre et renforcer le PCE.

 

Plus que jamais est nécessaire la reconstruction d’un PCE dont le peuple d’Espagne a besoin pour lutter contre la politique du capital !

 

 

 

 

 

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 14:15

03-12La direction du PCE fait le choix d'Izquierda Unida en interdisant les listes communistes aux prochaines élections locales contre la décision souveraine des adhérents dans les fédés

 

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



L'échec de plus en patent de l'expérience Izquierda Unida, en particulier depuis le minimum historique atteint après les législatives de 2008 (3,8%), avait mené la direction du PCE à brandir de nouveau le drapeau du renforcement et de la reconstruction du PCE, à partir du Congrès de 2004, mais en l'articulant étroitement à un processus de refondation d'Izquierda Unida.



Ainsi, la direction du PCE intégrée au processus Izquierda Unida parvenait à calmer la colère grandissante de la base militante tout en ne remettant pas en cause encore l'existence d'Izquierda Unida comme organisation parallèle et plate-forme électorale incontournable pour les communistes espagnols.



Renforcement du PCE et refondation d'Izquierda Unida? Un compromis transitoire entre deux projets antagonistes



Or, ce compromis entre deux projets antagonistes ne pouvait être autre qu'une solution transitoire. Dans nombre de fédérations, les tensions à la base entre militants communistes et directions d'Izquierda Unida s'intensifiaient de jour en jour.



En Extrémandure et en Asturies, les directions d'Izquierda Unida en étaient venus à exclure de la coalition les communistes, coupables de défendre leur identité et de critiquer la soumission institutionnelle d'Izquierda Unida au PSOE.



Dans ses deux fédérations, pour la première fois depuis 1986, le projet de présenter des listes autonomes de rassemblement, identifiées comme communistes, aux élections municipales et régionales de 2011 prenait forme.



Les communistes d'Asturies avaient notamment voté à l'unanimité au dernier Congrès fédéral le principe de listes communistes autonomes d'Izquierda Unidaen vertu d'une disposition statutaire permettant exceptionnellement de présenter des listes hors de la plate-forme d'Izquierda Unida quand l'accord politique était devenu impossible.



La direction du PCE fait clairement le choix d'Izquierda Unida en interdisant les listes communistes autonomes en Asturies et en Extrémandure



La direction du PCE vient toutefois de mettre au jour les équivoques de son intenable solution de compromis: « Renforcement du PCE etrefondation d'Izquierda Unida », en faisant le choix d'Izquierda Unida contre l'autonomie du PCE.



En effet, le 6 février dernier, la direction du PCE a rejeté officiellement le principe de listes communistes autonomes aux prochaines élections locales, contre les seules oppositions des fédérations des Asturies, d'Extrémandure et d'une partie de la fédération de Madrid.



La désillusion est grande chez les camarades qui espéraient de l'actuelle direction du PCE un pas en avant vers la reprise d'autonomie du PCE, la réaffirmation de la raison d'être du parti révolutionnaire et du parti de la classe ouvrière que devrait être le PCE.



Face à la capitulation et la soumission à la social-démocratie des organisations historiques de la classe ouvrière , la nécessité de reconstruire le PCE sur des bases de classe!



Alors que les deux principales centrales syndicales, dont le syndicat historiquement sur des positions de classe, les Commissions ouvrières, ont signé un nouvel acte de capitulation devant le patronat et le gouvernement socialiste fin janvier avec le recul à 67 ans de l'âge de départ à la retraite, le secrétaire-général d'Izquierda Unida Cayo Lara a lui manifesté une opposition toute mesurée si ce n'est tue au projet.



Carla direction d'Izquierda Unida, avec la complicité active de la direction du PCE, prépare activement les prochaines élections avec certains calculs opportunistes en tête: grignoter une partie des voix des déçus du PSOE, en manifestant une opposition de façade aux politiques du PSOE, pour mieux négocier des places institutionnelles avec ce même PSOE; ménager les syndicats de collaboration de classe que sont l'UGT et désormais les CC.OO pour espérer compter sur leur soutien dans ces manœuvres politiques.



La colère gronde dans les Fédérations du PCE.



Les communistes des Asturies ont déjà exprimé leur opposition à ce verdict de la direction du PCE, conforme à une certaine visée politique mais pas aux statuts du Parti révisés en 2004.



Ils manifestent leur volonté de ne pas céder. Leur refus de plier face à une direction fédérale d'Izquierda Unida qui les a exclus, humiliés et traînés dans la boue, et devant lesquels ils devraient désormais faire pénitence.



Plus que jamais, le peuple d'Espagne, saigné par le PSOE et l'UGT à la solde du patronat, abandonné par ces organisations de classe historiques, a besoin d'un PCE fort, renouant avec sa raison d'être révolutionnaire, sur des positions autonomes de classe!



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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 15:42

zapatero-toxo-mendezAvec la collaboration des syndicats réformistes et face à la seule opposition des communistes, le gouvernement socialiste espagnol fait passer l'âge de départ à la retraite de 65 à 67 ans



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Nous l'avions annoncé déjà il y a plusieurs mois (cf Le PCE organise la mobilisation contre l'augmentation du départ de l'âge à la retraite à 67 ans décidée par le gouvernement Zapatero), la dernière grande contre-réforme du gouvernement PSOE de José Luis Zapatero, le recul de l'âge de la retraite de 65 à 67 ans, est désormais scelléeaprès l'accord conclu mercredi dernier entre le gouvernement socialiste, les représentants patronaux et les deux syndicats réformistes, l'UGT (socialiste) et les CC.OO (historiquement liées au PCE – aujourd'hui 'a-politique').



Le premier ministre José Luis Zapatero a exprimé sa satisfaction d'avoir obtenu cet accord dans le cadre du « dialogue social » et le schéma institutionnel du Pacte de Tolède, ce forum de collaboration de classe réunissant depuis 1995 syndicats patronaux et de salariés, sous l'égide du gouvernement, en vue de la négociation des contre-réformes cassant le système public de retraites.



Le rapport du gouvernement socialiste, alimentant la négociation avec les « partenaires sociaux » et la future élaboration du projet de loi, avait par ailleurs déjà bénéficié d'un vote quasi unanime à la Chambre des députés où seuls 10 députés s'étaient opposés à ce rapport alors que 334 députés, PS et droite confondus, l'avaient adopté.



Les directions réformistes de l'UGT et des CC.OO fidèles à la ligne du « dialogue social »



Cet accord négocié avec les syndicats est une cruelle désillusion non seulement pour la frange la plus combative de la classe ouvrière mais aussi pour l'ensemble du salariatqui s'était mobilisé massivement le 29 septembre dernier, avec plus de 10 millions de grévistes et 1,5 millions de manifestants dans les rues (cf Grève générale massivement suivie en Espagne: 10 millions de grévistes et 1,5 million de manifestants expriment leur colère contre les mesures anti-sociales du gouvernement Zapatero)



L'idée d'un appel à la grève générale montait dès lors un peu partout en Espagne. Pourtant, les deux confédérations syndicales, derrière une opposition de façade au gouvernement, ont freiné et empêché tout développement du mouvement. Aujourd'hui, la duplicité de la ligne des directions syndicales réformistes est révélée au grand jour.



Après la signature de l'accord, les secrétaires-généraux des deux grandes centrales syndicales se complaisaient dans l'auto-satisfaction



Ignacio Toxo, secrétaire-général des CC.OO, pouvait ainsi faire passer ce recul historique comme une avancée: « C'est un accord qui regarde vers l'avenir, qui mise sur la transformation de l'économie espagnole, car il n'est pas possible de reproduire dans la sortie de la crise les facteurs de croissance qui nous ont mené dans cette crise. »



Dans la même veine, Candido Mendez, de l'UGT proposait une justification audacieuse de cet accord ignominieux: « face à ceux qui estiment que l'obéissance aux marchés est la seule façon de combattre la crise (sic), les mauvais chiffres actuels du chômage montrent jusqu'à quel point il fallait sortir de l'inertie des mesures unilatérales du gouvernement ».



Pourtant, cette collaboration avec le gouvernement socialiste dans la casse des droits des travailleurs est tout sauf une volte-face. Depuis le début des années 1980, les deux centrales syndicales ont contribué à faire passer huit contre-réformes du marché du travail, plusieurs vagues de privatisation, le plan de renflouement (Plan E) des banques et de l'industrie en 2008, et donc aujourd'hui le recul de l'âge de départ à la retraite à 67 ans.



Si l'UGT socialiste remplit sa fonction historique en collaborant à la casse du système de Sécurité sociale, le rôle joué par les CC.OO rentre en contradiction avec les raisons qui ont présidé à la naissance de cette centrale syndicale, dont le regretté dirigeant communiste Marcelino Camacho fut le fondateur.



Ainsi, ce nouveau pas dans la collaboration de classe a suscité la désapprobation du « secteur critique des CC.OO », aile-gauche de la confédération restée sur les positions historiques du syndicat. Le secteur critique a refusé de voter l'adoption par les CC.OO du projet gouvernemental dénonçant dans l'approbation de cette réforme non-nécessaire et inopportune un acte de soumission au patronat et au pouvoir, et plus largement à l'idéologie dominante



Consensus total dans les partis bourgeois, de la droite nationale aux nationalistes, face à la seule opposition des communistes



Pour faire passer son projet au Congrès, le gouvernement socialiste n'a pas peur de nouer des alliances douteuses. Ainsi, le PSOE s'est assuré de tout retournement de dernière minute du Parti populaire au Parlement en pactant avec les formations nationalistesde CiU (le parti nationaliste catalan), du Parti nationaliste basque (PNV) et de la Coalition des Canaries (CC) au prix d'ajustements mineurs aux textes.



Car le Parti populaire (PP – parti de la droite post-franquiste) a su habilement tenir un double discours sur la question du recul de l'âge à la retraite.



Devant les électeurs largement opposés à ce projet, il jouait la sa fibre sociale manifestant son opposition verbale au projet de loi promettant même un retour à 65 ans en cas de victoire de la droite aux prochaines élections.



Dans l'hémicycle comme dans les coulisses des négociations,le PP apportait son soutien sur le fond tout en désirant ne pas se griller face aux électeurs mécontents. Mariano Rajoy, leader du PP, a ainsi reconnu officiellement sur le ton de l'euphémisme que son parti « avait de bonnes dispositions » pour voter le projet et José Luis Zapatero a plus clairement affirmé que c'était une « bonne chose » que le PP ait apporté son soutien.



Seule formation parlementaire à porter une opposition au projet dans les institutions, Izquierda Unida(IU – formation à laquelle participent essentiellement les communistes qui compte sur seulement deux députés au Congrès après la déroute de 2008)a néanmoins participé au discours dominant sur la réforme nécessaire du système de retraites en jouant le rôle du « partenaire critique mais constructif »proposant ses mesures alternatives au gouvernement pour sauver le système.



C'est finalement du côté du Parti communiste espagnol (PCE)dont la voix est hélas étouffée par celle de la coalition IU, beaucoup plus timide et dont elle est pourtant la force motrice, que l'on retrouve à la fois l'analyse la plus complète et l'opposition la plus résolue au projet de loi:



« La politique du gouvernement de Zapatero de remise en cause des droits des travailleurs de ce pays continue. Se confirme sa soumission aux pouvoirs économiques laissant apparaître clairement une fois de plus que l'objectif des politiques du gouvernement PS consiste à récompenser les responsables de la crise et de punir ceux qui n'ont rien à voir dans les causes qui l'ont engendré. La nouvelle remise en cause du droit à la retraite ne vise en fait qu'à les diminuer, que ce soit leur montant que le nombre de personnes qui y auront droit, avec comme dessein de renforcer les systèmes privés de retraite afin de générer des profits plus importants encore pour les banques privés ».



Pour le PCE, cette mesure n'est pas seulement injuste mais c'est une véritable absurdité économique:

« Cette attitude politique est encore plus grave si on prend en compte le fait que plus de 900 000 jeunes de moins de 25 ans sont au chômage dans notre pays et que le président du Gouvernement même reconnaissait lui-même au Congrès quelques jours auparavant, que le chômage des jeunes en Espagne est structurel, ce qui veut dire qu'il condamne consciemment une grande partie de la population à ne pas recevoir une retraite répondant aux exigences d'un minimum de dignité ».



Le boulet de l'expérience Izquierda Unida pour la relance d'un projet communiste impulsant les luttes et leur donnant une perspective!



Les travailleurs espagnols manquent cruellement aujourd'hui non seulement d'une centrale syndicale sur des positions de classe mais aussi d'une organisation politique révolutionnaire, de classe et de masse, ce que fut historiquement le Parti communiste espagnol (PCE), capable de la remettre sur des positions de lutte de classe.



L'échec de l'expérience Izquierda Unida (IU) pèse lourd dans la situation d'échec dans laquelle se trouve la gauche de classe en Espagne, avec une hégémonie de la social-démocratie réformiste dans le champ syndical et politique (IU y compris) et une impuissance des forces révolutionnaires, des communistes, privées de toute action et de toute expression autonome hors d'une IU liée structurellement au PS.



Aux communistes, et aux syndicalistes de classe des CC.OO, de reconquérir leur autonomie!


Plus que jamais, dans un pays ravagé par le chômage et la pauvreté de masse, le peuple d'Espagne a besoin d'un PCE fort et combatif!

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