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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 07:15

fidalgo-633x458-1-300x217.jpgEn Espagne, un représentant des Commissions ouvrières (CC.OO) vote la Réforme des retraites de la droite !



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

(Légende de la photo: une conférence du think tank du PP où l'ancien premier ministre José Maria Aznar accueille l'ancien secrétairre-général des Commissions ouvrières José Maria Fidalgo)

 

 

Jusqu'où iront les Commissions ouvrières (CC.OO) dans sa dérive vers la « concertation sociale », autrement dit la collaboration dans les contre-réformes de casse du système de Sécurité sociale et du Code du Travail, promus tantôt par la droite tantôt par le PS ?



La nouvelle a produit le désarroi dans les bases syndicales des CC.OO, le syndicat historiquement sur des positions de classe, proche des communistes : son représentant dans le « Conseil des sages » destiné à préparer la nouvelle Réforme des retraites a voté pour le projet de droite.



Parmi les dix votes positifs de ce « Conseil des sages », neuf correspondent à des experts appointés par les banques et les assurances privées, ajouté à Migel Angel Garcia, professeur d'économie à l'Université de Madrid et directeur du Cabinet d'études économiques des CC.OO.



Le malaise, c'est que deux voix ont exprimé une position critique : M.José Luis Tortuero, spécialiste du droit du travail, membre du PSOE, s'est abstenu, tandis que M.Santos Ruesga, représentant de l'UGT, le syndicat réformiste proche du PSOE, s'est opposé.



Car la Réforme des retraites, préparée par la droite, s'attaque au point le plus sensible pour les retraités espagnols, jusqu'ici moins touchés que les salariés : la baisse directe du montant des retraites.



Le projet du gouvernement de droite : baisser le montant des retraites en les désindexant des prix



Deux ans après la réforme des retraites du PSOE, qui a notamment fait passer avec les syndicats l'âge de départ à la retraite de 65 à 67 ans, le Parti populaire (droite) s'attaque désormais au montant même des pensions, actuelles et futures.



Au nom de la dite « durabilité » des pensions, le gouvernement avance, sur proposition de l'Union européenne, l'allongement de la durée de cotisations (de 35 à 37 ans), du calcul des années pour le montant de la pension (25 ans).



Enfin, surtout le gouvernement prévoit la désindexation des retraites sur les prix, qui permet jusqu'à présent – tout du moins officiellement, au vu de la sous-estimation du taux d'inflation – de limiter la perte de pouvoir d'achat.



Or, la réforme prévoirait la ré-évaluation des retraites en fonction de la conjoncture économique, des rentrées du système ainsi que d'un « taux d'équité inter-générationnelle » qui indexerait, à la baisse, le montant des retraites sur la hausse supposée de l'espérance de vie.



L' « aile-droite » économiste du syndicat pousse pour la Réforme de la droite, la direction s'accroche … à la contre-réforme socialiste de 2011 !



Dans le syndicat des CC.OO, l' « aile-droite » organisée autour des économistes du syndicat pousse désormais ouvertement en faveur des contre-réformes proposées par la droite, le Parti populaire (PP).



Un courant organisé autour de l'ancien secrétaire-général des Commissions ouvrières, de 2000 à 2008, José Maria Fidalgo, lui-même très proche de la droite, ami d'Aznar et participant régulier aux conférences du think tank libéral proche du PP, « Fondations pour l'analyse et les études sociales ».



Fidalgo a continué la dérive réformiste déjà entamée par Antonio Gutierrez dès la fin des années 1980, la transformation du syndicat de classe en un syndicat de collaboration sociale, au nom du « dialogue social » et de l'intégration européenne. Les CC.OO adhèrent à la CES en 1988.



Dans les années 2000, sous la direction de Fidalgo, les CC.OO ont avalé toutes les couleuvres des réformes libérales, d'Aznar à Zapatero : contre-réforme des retraites mais aussi casse du Code du travai, privatisation des services régionalisés ou remise en cause des allocations sociales.



L'existence de ce courant droitier, lié au Parti populaire, n'a pas de mal à faire passer la direction actuelle, et le secrétaire-général Ignacio Fernandez Toxo comme plus « à gauche ».



Or, ce courant « centriste » est lui aussi partisan du dialogue social et tout aussi engagé dans le soutien critique aux réformes promues par les gouvernements, plutôt « socialistes ».



Ainsi, Ignacio Fernandez Toxo, sommé de clarifier la position du syndicat, a déclaré qu'à titre personnel « il n'était pas forcément favorable à une nouvelle réforme », se déclarant « satisfait de l'accord conclu en 2011 avec le gouvernement socialiste ».



Le Monsieur Retraite des CC.OO, Carlos Bravo, a déclaré que « la Réforme des retraites doit être le fruit du dialogue social », proposant une Réforme différente mais convergente de celle du pouvoir, refusant toute bataille revendicative autour de l'indexation des retraites sur les prix, ou sur le maintien de la durée de cotisations.



Il convient de rappeler qu'en 2011, les Commissions ouvrières avaient accepté la Réforme de Zapatero, reculant l'âge de départ à 67 ans, en échange d'une maigre compensation : retraite à taux plein à 65 ans pour ceux qui ont cotisé 38 années et demi … soit 4 ans de plus que la durée légale !



Colère des bases syndicales, opposition du « Courant critique »



Un tel alignement sur une contre-réforme de la droite a suscité une vague d'opposition très forte dans les bases du syndicat, contraignant certaines directions fédérales à désavouer la décision du représentant des CC.OO dans le Comité des experts.



De la même façon, le Courant critique (Sector critico) des Commissions ouvrières, représentant l'aile-gauche du syndicat, organisé historiquement depuis les années 1990 pour s'opposer à la dérive réformiste et à la rupture du lien entre Parti communiste et syndicat, a aussi condamné cette décision.



Dans le communiqué publié par le « Secteur critique », il est souligné que le vote positif du représentant des CC.OO« porte un nouveau coup à l'image et à la crédibilité de notre syndicat, face à une position qui n'a été débattue ni rendue publique dans notre organisation ».



Le courant de classe du syndicat appelle « à une position claire et une dénonciation à plus haut niveau du contenu du rapport » ainsi qu'à la « disqualification publique du représentant des CC.OO dans le Comité, si jamais il avait pris cette décision à titre personnel, exigeant que les mesures adéquates soient prises à son égard ».



La direction des Commissions ouvrières (CC.OO) est actuellement un des fers de lance de la Confédération européenne des syndicats, dont Ignacio Fernandez Toxo est le président, organe central de coordination des syndicats sur une ligne réformiste et pro-européenne.



Ces derniers jours, les Commissions ouvrières (CC.OO) ont également apporté tout leur soutien à l' « Alter-sommet » d'Athènes, qui réunit non seulement certains partis, associations de « gauche » aux profils très divers mais surtout une bonne partie des syndicats de la CES, dont la plupart – IG Metall, le TUC anglais, la CGIL italienne – collaborent, directement ou indirectement, à la politique de casse sociale.



Les bouches s’ouvrent dans le syndicat, comme dans le parti en Espagne. Plus que jamais est nécessaire en Espagne la reconquête du syndicat de classe, mais surtout la reconstruction d'un Parti communiste fort, et sur des positions de classe, en mesure d'éviter l'inexorable dérive réformiste du syndicat.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 06:54

250px-LogoPsuc.jpgSur le processus d'unité des communistes en Catalogne

 

 

 

Communiqué commun du Parti communiste d'Espagne (PCE) et du Parti socialiste unifié de Catalogne (PSUC-viu)

 

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

 

Ce mercredi 20 mars se sont rencontrées à Barcelone deux délégations du PCE et de PSUC-Viu, menées par leurs secrétaires généraux respectifs, José Luis Centella et Alfredo Clemente. L'objectif de la rencontre était de réfléchir ensemble sur le processus d'unité communiste en Catalogne.

 

 

Après un débat fructueux, ont été constatées des convergences importantes entre les deux partis sur l'occasion historique de dépasser la division qui a marqué le monde communiste en Catalogne ces 30 dernières années, et encore plus à un moment où une profonde crise économique, sociale et démocratique rend nécessaire une issue qui fasse que les intérêts de la classe ouvrière l'emportent sur ceux du capital, rendant encore plus nécessaire un grand parti communiste, qui lutte contre l'exploitation, contre les inégalités, et pour la démocratie réelle et le socialisme comme l'a toujours fait le PSUC.

 

 

Le PSUV-Viu et le PCE ont affirmé leur volonté d'avancer dans la mise en route du processus d'unité en Catalogne. Un processus qui, par le renforcement de l'unité d'action entre PSUC-Viu et le PCC intègre d'anciens militants du PSUC, des syndicalistes, des militants des mouvements sociaux, des intellectuels et fondamentalement des travailleurs et travailleurs qui subissent les conséquences d'une crise qu'ils n'ont pas provoqué.

 

 

Un processus qui pourrait ensuite culminer sur la reconstruction du PSUC comme un parti unifié de tous et toutes les communistes de Catalogne. Un parti qui retrouve l'élan de la fondation du PSUC en 1936 et de son parcours dans la lutte contre le franquisme et dans la transition, pour la reconquête des libertés et pour le socialisme en partant de son caractère de classe et national.

 

 

Un parti qui, à partir de la pleine actualité de l'idéal communiste, actualiste le projet de construction du socialisme pour le temps présent. Un parti qui continue à être le parti frère du PCE, comme l'a toujours été le PSUC et continue de l'être le PSUC-Viu.

 

 

Avec une pleine et entière co-responsabilité politique qui émane de la conviction d'avoir en nous les mêmes principes et la même volonté de participer à un même projet communiste fédéral et républicain, avec une même politique et un même parti-pris dans le projet stratégique, avec EuiA et IU, et les mêmes critères organisationnels.

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 12:20

20130206_6399.JPGGrève des lycéens massivement suivie en Espagne contre les coupes dans l'éducation et l'autonomie des lycées

 

Article AC pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/ et http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Le mouvement de grève organisé par le Syndicat des étudiants a paralysé les lycées espagnols les 5, 6 et 7 février. En ligne de mire, la loi LOMCE qui organise la pénurie pour mieux légitimer un processus d'autonomie-privatisation de l'enseignement secondaire.

 

Préparé par 750 assemblées-générales et 500 piquets de grève, le mouvement convoqué par le Syndicat des étudiants, soutenu par les syndicats enseignants (FETE-UGT et FECC.OO)ainsi que par les parents d'élèves (CEAPA) a été un succès incontestable.

 

20130206_6330.JPGSelon les chiffres du Syndicat des lycéens, la grève a été suivie par 80 à 90% des lycéens avec une paralysie quasi totale en Galice, dans les Asturies, en Aragon, Catalogne, Extrémadure, en Andalousie ou encore à Madrid.

 

La manifestation étudiante et enseignante du jeudi a réuni près de 200 000 manifestants dans 120 cortèges dans tout le pays : 40 000 à Madrid, 20 000 à Barcelone, 20 000 en galice, 30 000 en Andalousie, 15 000 à Valence et 4 000 tout de même à Saragosse.



La loi LOMCE : la pénurie organisée pour légitimer la casse de l'éducation publique



Les slogans arborés sur les pancartes des adolescents ont révélé un haut degré de conscience politique, parmi les slogans-phares : « C'est aux riches de payer la crise ! », « Non à la privatisation » ou le direct « Si il n'y a pas de solution, il y aura révolution ».



sevilla8.jpgL'objet de la colère lycéenne : la LOMCE (Loi organique pour l'amélioration de la qualité de l'éducation) du ministre de l'éducation José Ignacio Wert, un nom de code pour faire accepter les coupes budgétaires donc la dégradation de la qualité de l'éducation publique.



La dégradation se fait déjà sentir avec les 6 milliards d'euros de coupes dans l'éducation depuis 2010 : classes bondées, matériel manquant, professeurs non-remplacés, fin des aides pour les livres deviennent le lot de tous les Institutos (lycées) espagnols.



Mais le pire est à venir. La LOMCE prévoit 4 milliards de coupes supplémentaires d'ici 2015. Selon les estimations du gouvernement même, 4 000 professeurs ne seraient pas remplacés l'an prochain.



Cette casse de l'éducation publique sera à la charge des communautés autonomes (régions) dans un des pays d'Europe où la logique de régionalisation a été poussée le plus loin : les régions fixent les programmes, gèrent le budget de l’Éducation ainsi que le personnel enseignant.



Si cinq régions ont émis leurs critiques pour des raisons politiciennes (les socialistes Andalousie, Asturies, Canaries) ou nationalistes (Catalogne, Pays Basque), leur opposition vise fondamentalement à l'amendement du projet de loi, non à son retrait.



Mais le projet va plus loin et s'inscrit dans une grande « réforme » de l'éducation. En organisant la pénurie et la dégradation de l'éducation publique, le gouvernement de droite construit une éducation à plusieurs vitesses profitant au lycées prestigieux, publics et surtout privés.



Comme le résume le secrétaire du Syndicat des étudiants Tohil Delgado : « Ce sont les patrons des écoles privées qui vont se tailler la part du lion dans une éducation qui deviendra de plus en plus élitiste pour l'accès à l'université et à une formation professionnelle de qualité ».



Autonomie des lycées et éducation à plusieurs vitesses

 

L'analyse en détail de la loi révèle un plan méthodique de casse de l'éducation publique instructif pour nous, lycéens et étudiants français.



Premier point fondamental, l'autonomiedes lycées. Les chefs d'établissement auront désormais toute latitude pour choisir leur personnel, y compris enseignants sous divers statuts, ainsi que pour accepter ou refuser des élèves dans leur lycée.



La loi prévoit notamment une spécialisation des lycées selon le type de branches ou d'élèves. Une institutionnalisation de la distinction entre lycées d' « excellence » et lycées « poubelle ».



Un système à deux vitesses qui sortira renforcé par la levée de fonds privés, notamment via l'introduction d'activités lucratives au sein des établissements ou la location des infrastructures scolaires à des opérateurs privés.



Dans le même temps, naturellement, les établissements privés – à plus de 80% religieux – continuent à recevoir des financements publics et sortiront relativement avantagés par la politique de casse de l'éducation publique.



Deuxième point, le renforcement de la séparation entre « filière générale » et « filière professionnelle »pourtant regroupées dans les mêmes lycées, une séparation déjà actée au cours de l'année de 3ème (cuarto curso).



La main-mise du patronat sur les filières professionnels se renforce, une filière par ailleurs conçue non comme une alternative au cursus général mais bien comme une filière de seconde zone pour les élèves en décrochage.



Troisième point, la dévalorisation des matières jugées « non-fondamentales ». Hormis l'Espagnol, les mathématiques et l'anglais, les autres matières sont toutes touchées.



La philosophie est éjectée en terminale, le français (2ème langue parlée derrière l'espagnol) est menacé tandis que l'histoire et la géographie deviennent optionnelles... en 3ème.



Quatrième point, le renforcement de la sélection à l'université.



Le caractère national du Baccalauréat (à moitié assuré en contrôle continu) est remis en cause par la Loi qui accorde aux universités la possibilité, en parallèle du Bac, de faire passer des examens (revalidas) d'entrée selon leurs critères propres.



Dans ce tableau désolant, il convient de ne pas oublier le sort des professeurs. Réduits à l'état de main d’œuvre à la merci des chefs d'établissement dans le cadre de l'autonomie, leur compétence même est remise en cause sous prétexte de valorisation de la « polyvalence ».



Avec la LOMCE, un professeur d'EPS peut enseigner le français s'il l'a vaguement étudié dans sa jeunesse, un professeur d'Histoire peut remplacer le professeur d'Espagnol. Il s'agit de gérer la pénurie et de dévaloriser la formation professionnelle du corps enseignant.



Chômage et exil pour les jeunes espagnols : une politique du désastre national coordonnée par l'UE



Dans un pays où 57% des jeunes entre 18 et 25 ans sont au chômage, cette politique de casse de l'éducation secondaire espagnole mise en place par la droite avec la collaboration du PSOE est une politique du désastre national pilotée par l'Union européenne.



Comme au Portugal ou en Grèce, la seule perspective pour la jeunesse espagnole est l'exil : 300 000 Espagnols sont partis à l'étranger seulement entre 2008 et 2011 pour s'installer à l'étranger, la majorité hautement qualifiés de 20 à 30 ans.



Afflux de jeunes ingénieurs espagnols en Allemagne, des jeunes infirmières en France mais de plus en plus d'étudiants : on compte 16% d'étudiants espagnols en plus en 2012 par rapport à 2011 en France.



IMG-20130205-WA0051.jpgCette politique s'inscrit dans les politiques de libéralisation du secteur de l'éducation impulsées par l'Union européenne, notamment du processus de Bologne ouvrant la voie à l’autonomie et à la privatisation de l'éducation supérieure.



En Espagne comme en France, la défense de l'éducation publique, gratuite et nationale est une nécessité. Tout comme la rupture avec cette Union européenne qui privatise le bien public et met en concurrence les peuples pour garantir la domination du capital.

 

Images: photographies publiées par le Syndicat des étudiants

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 08:25

izquierdaeuropea.jpgIzquierda Unida organise avec le PGE sa mue en une SYRIZA espagnole:

 

entre « gauchisme institutionnel » et « réformisme radical »

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Près de 1 000 délégués ont assisté à Madrid entre le 15 et le 17 décembre à la X ème Assemblée d'Izquierda Unida. Une assemblée où a été présenté le projet d'IU : celui de constituer une nouvelle organisation et de représenter une « option de gouvernement » calquée sur Syriza.

 

« La voilà la SYRIZA espagnole, pas besoin de la chercher ailleurs ! », ces mots lancés par le coordinateur général d'IU, Cayo Lara, à la presse espagnole révélait l'enjeu de ce Congrès : transformer la formation créée en 1986 et moribonde il y a quatre ans en SYRIZA espagnole.

 

Les « guest-stars » parmi les invités internationaux confirment le projet : le Bloc de gauche côté Portugais et surtout SYRIZA en Grèce. Deux modèles du PGE en lutte acharnée contre les deux Partis communistes. Alexis Tsipras, a ainsi pu délivrer un long message depuis Athènes.

 

Les médias l'ont souligné, le contraste avec la IX ème Assemblée de 2008 est saisissant : une impression d'unité si ce n'est d'unanimité, un climat de paix interne après des années de querelle.

 

En 2008, Izquierda Unida sortait de plusieurs années de collaboration avec le PSOE de Zapatero, d'une cuisante déroute électorale (3% aux législatives), et surtout d'une fronde des militants du PCE (Parti communiste d'Espagne) posant la question de la sortie d'Izquierda Unida.

 

Dans un climat de crise interne et de remise en cause de la stratégie institutionnelle et réformiste de la « gauche unie », le projet avait alors été sauvé par des dirigeants membres ou proches du PCE, inscrits dans le projet européen du PGE (Parti de la gauche européenne)

 

L'élection de Cayo Lara en 2008 a ainsi permis de relancer le processus de « refondation d'Izquierda Unida ». Malgré de bons résultats tardifs (6,8% en 2011 avec un effondrement du PS), ces quatre années ont été émaillés de crises politiques aiguës : en Andalousie, Asturies, Extrémadure.

 

L'objectif de cette Assemblée est bien de parachever ce projet en suivant trois axes : radicaliser le discours sur les questions « identitaires », dessiner une alternative institutionnelle et réformiste et enfin construire une nouvelle organisation éliminant tout risque de fronde des bases communistes.

 

Sur l'UE, le rapport au PS : derrière la radicalisation du discours, des positions de compromis

 

Dans la résolution finale « Transformer la mobilisation en organisation, la rébellion en alternative et l'alternative en pouvoir », au-delà de la radicalisation dans le vocabulaire employé, plusieurs discours co-existent dans la résolution.

 

Un double discours même, fruit autant d'un compromis entre divers courants internes qu'il n'est lui-même expression d'une ligne politique délibérément éclectique et ambiguë :

 

On peut y parler tantôt de « dictature du capital » que de « pouvoir des marchés » ; d'une « Union européenne sans issue » pour ensuite évoquer « la refondation de cette Union européenne ».

 

Dans ce document, sur les deux questions centrales que sont l'Union européenne et le rapport au Parti socialiste, derrière la radicalisation du discours, un flou intégral est délibérément maintenu sur le concret :

 

Sur l'Union européenne : maintien du cap de l'Europe sociale

 

La critique semble radicale d'une « UE sans issue » qui n'est pas « au service des gens ». Or, dans le détail, IU ne fait que re-proposer le projet d'une « Europe sociale » tout en escamotant le débat actuel, brûlant à gauche en Espagne, celui sur la monnaie unique.

 

Ce que reproche IU à l'UE, c'est d'avoir « dérégulé le marché et le système financier » et d'avoir créé une « monnaie unique sans Trésor public ni Banque centrale capable d'agir comme une Réserve fédérale », donc d'avoir rendue impossible « une intégration régionale au service des gens » et une réelle « cohésion sociale, territoriale et la création d'emplois ».

 

Ce n'est donc pas le processus d'intégration européenne capitaliste qui est en cause, mais son orientation actuelle. Et la solution, c'est donc « Plus d'Europe », l'approfondissement d'une autre intégration européenne au service des gens.

 

Ce que propose IU, c'est une « refondation de l'UE pour la mettre au service des gens ». Comme l'a affirmé Cayo Lara lors de son discours en plénière : « Ce que nous voulons, c'est une Europe sociale ».

 

Dans son élan, il a rajouté un éclairant : « Ce qu'il nous faut c'est une Gauche unie dans toute l'Europe pour obtenir la majorité au Parlement européen et changer les institutions européennes ».

 

A noter que le débat autour de la monnaie unique a été totalement escamoté. La question a été soulevée par de nombreux intervenants lors de l'Assemblée, posant la question d'une sortie de l'Euro. Un débat qui monte dans les milieux de gauche en Espagne, pourtant totalement passé sous silence dans les documents finaux.

 

Sur le rapport au PS : silence sur la collaboration dans les exécutifs régionaux

 

Dans le discours, la prise de distance est nette avec un PS assimilé au PP (droite) : par les mesures libérales qui ont conduit à la crise, par leur soumission aux diktats des marchés et de Bruxelles, par leur connivence dans les réformes constitutionnelles

 

« La gauche ne doit pas seulement parler d'une autre politique, mais la mettre en pratique », proclame la résolution finale.

 

Qu'a fait concrètement Izquierda Unida à l'échelon où elle a pu agir jusque-là, c'est-à-dire dans les régions pour mener « une autre politique » que celle du PS ?

 

Dans les Asturies, après plusieurs années de collaboration dans la mise en œuvre des réformes de libéralisation, les bases d'IU refusent en 2012 un nouveau gouvernement PS-IU. La direction nationale d'IU tente d'imposer un « pacte de gouvernement » mis en échec par les bases militantes qui désavouent leur direction à 51% lors d'un référendum pourtant verrouillé.

 

En 2011, en Extrémadure, la direction régionale décide courageusement de refuser de cautionner un gouvernement social-libéral et s'abstient lors de l'investiture. La direction nationale lance une chasse aux sorcières contre la direction régionale pour lui imposer un pacte de gouvernement.

 

Enfin, en Andalousie, deuxième région d'Espagne, la direction régionale et nationale d'IU est parvenu à faire imposer un pacte de gouvernement avec le PS régional, particulièrement corrompu et libéral. Une première depuis trente ans. Parmi les premières mesures de la Junta de Andalucia : baisse de salaires, hausse des impôts, réduction du nombre de fonctionnaires.

 

Derrière les grandes proclamations, aucune réflexion critique sur les expériences gouvernementales, régionales, à laquelle a participé IU depuis 2008. Frappant dans un pays où la régionalisation est si poussée, où la santé et l'éducation sont quasiment intégralement à la charge des régions.

 

Une alternative moulée dans le « gauchisme institutionnel » et le « réformisme radical »

 

L'alternative avancée par Izquierda Unida s'inscrit à la fois dans un discours nettement radicalisé mais inséré dans une perspective réformiste keynésienne sur le plan économique, et institutionnel sur le plan politique.

 

L'alternative économique, c'est un keynésianisme de gauche : une politique d'investissement public pour créer des emplois, la création d'un « système bancaire au service des gens », un « audit sur la dette » pour ne pas payer la partie illégitime de la dette (donc l'acceptation de payer le reste), enfin la « modernisation » des services publics.

 

Si le flou est maintenu sur l'échelle à laquelle pourrait être mise en place cette politique, la partie sur l'Europe regrette cette UE « sans trésor public ni Banque centrale comme l'est la FED ». Autrement dit, le projet d'une politique d'investissement européenne, d'une ré-orientation de la BCE et enfin d'un approfondissement du fédéralisme fiscal est donc présent.

 

Sur le plan politique, selon les mots du secrétaire du PCE, José Luis Centella, il s'agit de « transformer une majorité sociale en majorité politique ». Cesser d'être le « point de référence politique » pour « organiser politiquement la rébellion sociale ».

 

Le projet, radical en apparence, s'inscrit dans une perspective institutionnelle : faire d'Izquierda Unida une « option de gouvernement » plus crédible à gauche que le Parti socialiste, canaliser les mouvements sociaux que connaît l'Espagne, des travailleurs en grève dans tous les secteurs aux « Indignés » vers une solution institutionnelle à la crise.

 

IU dénonce un Parlement, une constitution vidés de leur sens, une « démocratie formelle pour proposer le changement... par la voie parlementaire, « démocratique ». Les trois propositions phares d'IU sont :

 

  • un processus constituant pour une nouvelle Constiution « démocratique et républicaine », masquant une volonté d'éviter la question de la rupture avec le système économique derrière la proposition d'un changement institutionnel juste par ailleurs ;

     

  • l'organisation de référendums contre les mesures libérales, au lieu de mettre l'accent sur la convergence des luttes et la grève générale - au moment où un potentiel de lutte inédit existe dans le pays - c'est proposer le vote comme seule solution ;

     

  • enfin, la conquête de toutes les institutions, des communes à l’État. Le mot d'ordre « Prenez le pouvoir » signifiant « prise de pouvoir » par les élus d'IU dans toutes les institutions « démocratiques » en espérant pouvoir les subvertir de l'intérieur. On a vu ce qu'il en est advenu en Andalousie ou dans les Asturies.

 

« L'organisation de demain » : mouvementisme, centralisme anti-démocratique et petits arrangements entre amis

 

C'est dans le cadre de ce projet d'une « alternative » institutionelle et réformiste que se dessine l'ambition de créer une nouvelle organisation à partir de la « refondation d'Izquierda Unida » dont les yeux sont rivés vers la Grèce et SYRIZA, le modèle antagoniste à celui du Parti communiste.

 

Si les contours définitifs de cette organisation sont encore à définir, les traits de ce SYRIZA espagnol semblent les suivants :

 

  • une « aspiration mouvementiste » dépassant la vieille forme-parti autour d'un « Bloc politique et social » envisageant dans le discours une fusion entre « mouvements sociaux » notamment des Indignés et « mouvement politique » représenté par IU et d'autres partenaires. Concrètement, le modèle actuellement mis en avant est celui de la coalition « Alternative galicienne de gauche » (AEG) qui a réalisé une percée électorale aux élections régionales galiciennes d'octobre 2012. Or, loin de représenter une « nouvelle forme d'organisation », il ne s'agit que d'un cartel électoral avec la frange de « gauche » des nationalistes galiciens, autour de Xosé Manuel Beiras, dirigeant historique du nationalisme social-démocrate galicien.

 

  • le renforcement d'un « centralisme anti-démocratique », paradoxalement ce discours mouvementiste s'alimente d'un retour à une gestion centralisée et autoritaire depuis Madrid de l'organisation. L'idée est d'éviter les rebellions des organisations régionales refusant la collaboration avec le PSOE. Non moins de quatre mesures ont été adoptées en catimini lors de l'Assemblée par la révision des statuts : une réduction du poids des fédérations dans la structure centrale, un renforcement de la gestion nationale du fichier des adhérents, la possibilité de faire annuler nationalement toute décision prise par les organes régionaux et enfin l'octroi exclusif à l'échelon national de la décision de la politique d'alliances ;

 

  • dernier point éclairant, le maintien des « négociations de couloir entre courants ». Dans ce nouveau parti déstructuré en apparence mais centralisé comme jamais, le règne des petits arrangements entre « amis », courants supposés contradictoires. Un seul exemple, le cas du courant « Gauche ouverte » de Gaspar Llamazares. L'ancien secrétaire d'IU entre 2000 et 2008, partisan zélé des alliances avec le PS, a servi d'épouvantail de droite commode à la direction nationale. Pestant contre un discours trop anti-PS, posant la menace d'une scission interne, il a joué son rôle jusqu'au bout obtenant finalement le statu quo institutionnel, soit 20% des postes de direction, négociés directement avec Cayo Lara. Comme le rappelle avec cynisme ce spécialiste des magouilles institutionnelles : « Il y a bien plus de choses qui nous rapprochent que ce qui nous sépare » ;

 

Ce projet explique mieux les fortes tensions entre le Parti communiste grec (KKE) et Izquierda Unida. Le KKE avait proposé l'an dernier une critique intégrale du programme d'aménagement du système d'IU. Récemment, le KKE s'est opposé à ce que le PCE organise la prochaine « Rencontre des partis communistes et ouvriers ».

 

Il faut rappeler que la Jeunesse communiste d'Espagne (UJCE) a récemment clarifié sa position sur la situation en Grèce, affirmant haut et fort que son référent en Grèce était le Parti communiste et non l'organisation « réformiste » que constitue SYRIZA. Sa position peut servir de point de repère pour refuser ce processus d'effacement et de liquidation de l'organisation communiste en Espagne.

 

Comme en Italie, quatre ans après l'existence d'un rapport de force historique pour reconstruire un véritable Parti communiste dans un pays laminé par trente ans de liquidationnisme dans la veine euro-communiste, le rapport de force a été anéanti, perverti, récupéré par les directions proches du PGE pour les orienter vers un projet de « Bloc de gauche », à la SYRIZA, tantôt compatible avec la social-démocratie, tantôt force de substitution de cette social-démocratie.

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 07:18

sanidad.jpgLutte contre la privatisation de la santé en Espagne

 

Troisième semaine de grève pour les personnels hospitaliers madrilènes



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



« Une marée blanche » : plusieurs dizaines de milliers de blouses blanches ont inondé les rues de Madrid dimanche pour protester contre le plan du gouvernement régional de privatisation de la santé, dans la troisième semaine d'un mouvement de grève historique.



« La santé ne se vend pas, elle se défend » : ce mot d'ordre a rassemblé plus de 25 000 travailleurs de la santé ce dimanche dans la capitale espagnole. Il continue de mobiliser au moment où la grève des médecins hospitaliers entre dans sa troisième semaine.



Le mouvement de grève convoqué par le Syndicat des médecins spécialistes madrilènes(AFEM) mobilisait encore 77% des médecins ce lundi 10 décembre.



Première dans l'histoire du secteur de la santé, ce mouvement de grève généralea pu rassembler médecins, infirmiers et l'ensemble des personnels de la santé et non-sanitaires.Ce fut le cas les 26 et 27 novembre, puis les 5 et 6 décembre, avec un taux d'adhésion de 90% dans les deux cas.



Une grève qui bénéficie d'un soutien inédit du côté du corps médical.

Le Corps des médecins, les sociétés scientifiques mais aussi 600 chefs de service ont exprimé leur opposition à un processus de privatisation dans lequel ils perçoivent des menaces de dégradation des soins et de remise en cause de son caractère universel.



En cause le« Plan de garantie de la durabilité du système sanitaire public »adopté par la communauté autonome de Madrid, gouverné par le Parti populaire (droite).



Un plan de privatisation larvé qui prévoit entre autres mesures : l'externalisation de la gestion non-sanitaire de tous les hôpitaux publics, l'externalisation de la gestion des soins de 6 hôpitaux et 27 centres de santé publics, la privatisation de tous les personnels non-sanitaires et enfin l'institution du forfait de 1 € par visite médicale.



Une privatisation déguisée de la santé financée par la région



Outre les mesures de coupes dans la santé publique, c'est bien le plan d'externalisation des soins assurés par les hôpitaux publics qui suscite l'opposition la plus résolue : dégradation de la qualité des soins, médecine à deux vitesses et surtout aide déguisée à la santé privée, dans un système entièrement régionalisé.



Le scandale est aussi celui de la formule adoptée, celle d'une « privatisation déguisée », selon le terme repris par les syndicats.



Les hôpitaux resteront formellement propriété publique mais leur gestion sera déléguée à des groupes sanitaires privés, moyennant un contrat négocié avec la région en fonction du coût annuel estimé. A charge de l'opérateur privé de diminuer les coûts pour réaliser sa marge.



A l'origine, une étude réalisée par une société de conseil selon laquelle les hôpitaux publics seraient moins efficaces et plus coûteux que les cliniques privées (440 € par an par patient potentiel contre 600 € dans le public).



Une étude fortement contestée par les syndicats de médecins. D'une part car elle sous-estime le poids des dépenses complémentaires liées au service public de la santé(prise en charge des opérations moins rentables, missions de formation et de recherche), d'autre part par la véracité même de chiffres, publiés sans preuve à l'appui.



Le collectifMi salud no es un negocio, regroupant les médecins et professionnels opposés à la privatisation,a livré sa contre-expertise et révélé que la Communauté autonome de Madrid réservait un budget de 277 000 € par an et par lit pour les hôpitaux publics, contre 440 000 € par an et par lit pour les hôpitaux privés et semi-privés.



Les professionnels soulignent par ailleurs que les six hôpitaux publics menacés de privatisation ont des coûts inférieurs à 450 € par an et par patient personnel, quatre d'entre eux inférieurs à 400 € par an et par patient.



Socialisation des pertes et privatisation des profits



Pourquoi une telle sur-estimation des coûts de l'hôpital public et sous-estimation de ceux du privé ?



Non seulement pour légitimer l'externalisation mais aussi pour négocier des contrats sur-évalués permettant aux opérateurs privés de dégager de substantiels profitstout en continuant de grever les budgets publics.



Un exemple parlant, celui de l'hôpital de l'Infante Leonor à Madrid. Un hôpital public dont les dépenses annuelles s'élèvent à 100 millions d'euros pour un bassin de 300 000 patients, soit un coût de 350 € par patient.



Dans le contrat fixé avec un opérateur privé, si le seuil arbitraire est ramené à 440 € par an et par patient potentiel, le contrat signé par la région s'élève déjà à 150 millions d'euros.



Sans toucher aux coûts actuels, l'entreprise privée est assurée de réaliser une marge de 50 millions d'euros, sans risques, en attendant de comprimer encore les dépenses – au détriment de la qualité des soins – pour accroître ses profits.



Le scandale du financement public des profits sanitaires privés est au cœur de la lutte actuelle. « Ils démantèlent l'ensemble du secteur public pour engraisser le secteur public », souligne Pilar Jimeno, déléguée CCOO à l'hôpital La Princesa.



Dans le budget 2011 de la région, le financement des hôpitaux publics a diminué de 9% tandis que celui des soins privés a augmenté de 30%.



Les groupes de santé privés : grands gagnants de ce hold-up



Qui seront les bénéficiaires de l'opération ?



Les grands groupes privés du secteur : le suédois CAPIO et les espagnols Ribera Salud et USP-Quiron. Le marché que vient d'ouvrir la région est estimé à 500 millions d'euros.



Selon la FADSP (Fédération des associations pour la défense de la santé publique), ces groupes privés devraient réaliser 150 millions de bénéfices netssur l'externalisation de ces hôpitaux, en ayant l'assurance de voir les coûts (800 millions d'euros) couverts par le contribuable.



Un exemple, CAPIO a réalisé un chiffre d'affaires l'an dernier de 650 millions d'euros, en Espagne seule à travers la gestion de 25 hôpitaux.



Il assume avec orgueil et cynisme le fait de participer à des « hôpitaux publics mais de gestion privée ». CAPIO est financé à 65% par les pouvoirs publics.



Socialisation des coûts et privatisation des profits, tout en alimentant une dette artificiellement gonflée par les subventions et les contrats sous-évalués accordés au privé.



La lutte continue en Espagne, comme en Grèce, au Portugal contre la casse de la santé publique. Une lutte qui sonne aussi comme un avertissement pour nous en France



Un démantèlement alliant régionalisation préalable, organisation d'une santé à deux vitesses, financement de la santé privée et réductions budgétaires pour le public au nom d'une dette montée de toute pièce : ce schéma incite à la vigilance en France également.

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