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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclarations, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 09:30

franco-y-hitlerLe Parti communiste Espagnol va porter devant la justice l'affaire du dictionnaire biographique de l'Académie royale d'Histoire qui fait l'apologie de la dictature franquiste

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le PCE va remettre entre les mains de la justice le Dictionnaire biographique élaboré par l'Académie royale d'histoire affirmant qu'il contient une apologie de la dictature franquiste, s'enthousiasmant pour des personnes-clés du régime, comme le dictateur Franco lui-même, Carrero Blanco et Alonso Camilo.



Le secrétaire-général du PCE, José Luis Centella, considère que nous ne sommes pas confrontés à une histoire de mauvais goût mais bien à une tentative de réviser l'histoire pour réhabiliter une interprétation de celle-ci disculpant clairement les bourreaux et incriminant les victimes tout en disqualifiant, par exemple, le Président Negrin, et en reprenant même le qualificatif de « bandits » pour les guérilleros républicains qui ont tenté de suivre en Espagne l'exemple de la résistance européenne face au nazisme et au fascisme.



Centella considère particulièrement grave que ce soit une institution qui essaie de se présenter comme la référence pour l'étude de notre historique qui avalise cette publication. Ne pas effacer ces éléments ferait école pour des avilissements futurs, puisque puiseront dans ce dictionnaire tant les manuels scolaires que les historiens futurs qui se retrouveront avec une histoire manipulée au service des héritiers politiques et idéologiques de la dictature.



En conséquence, en tant que PCE, cela va de soi qu'il n'est pas possible de croiser les bras et de regarder de l'autre côté, il faut agir, pointer des responsabilités et éliminer de l'édition tout ce qui peut être apologie de la dictature ou de ses dirigeants et remettre à leur juste place les représentants de la légitimité républicaine.



La responsable du Secrétariat de la Mémoire historique du PCE, Gloria Aguilar, s'est exprimé dans le même sens : appeler « Guerre de libération » ou « Croisade » la guerre civile contredit directement la Loi de Mémoire historique, tente d'effacer tous les symboles de cette Guerre étant donné qu'il s'agissait d'une rupture de l'ordre légal et légitime que représentait la IInde République Espagnole. Pour elle, il est plus que justifié que la justice fixe des actions à développer pour éviter que ne se poursuive cette déformation de notre histoire.



D'autre part, le PCE estime que le Gouvernement devrait également prendre ses responsabilités pour avoir subventionné à la hauteur de près de 6 millions d'euros une œuvre qui n'a aucunement été suivie, et dont résultat final n'a pas été revu. Il ne s'agit pas d'effectuer des censures préalables, mais tout simplement de vérifier que l'argent public ne soit pas utilisé pour manipuler notre histoire en contradiction flagrante avec la nécessité de retrouver notre mémoire pour remettre tout le monde à sa place, sans transformer les victimes en bourreaux et ces derniers en sauveurs de la Patrie.



diccionario-365xXx80Il est insultant, pour Gloria Aguilar que les centaines de milliers d'espagnols qui ont donné le meilleur de leur vie pour en finir avec la dictature franquiste et pour construire un système démocratique aient à subir aujourd'hui une telle peine en voyant leur histoire manipulée et leur lutte considérée comme du terrorisme ou du banditisme, renvoyant sous sa forme la plus pure au langage des années les plus dures de la répression.



Enfin, le PCE estime que cette audace des forces les plus fascistes de la culture espagnole est liée à l'offensive de la pensée réactionnaire qui cherche à renouer avec les valeurs du franquisme et à obtenir non seulement l’impunité des crimes du franquisme, mais aussi que ses auteurs passent à l'histoire comme des héros libérateurs de la patrie.

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 10:57

image previewÉlections municipales et régionales en Espagne : effondrement du PSOE sur fond de contestation sociale et résultat mitigé pour Izquierda Unida



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


 

On attendait beaucoup de ce scrutin-test pour le gouvernement socialiste de Zapatero, sur fond de plan d'austérité, de dégradation des conditions de vie pour les couches populaires et de contestation sociale lancée par le mouvement dit du 15 mai, les mobilisations pour la « démocratie réelle ».

 

Ces élections municipales et régionales du 22 mai ont été marquées par une participation relativement élevée de 66% (+ 3 points par rapport à 2007). Et surtout par la déroute historique du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).


 

 

Déroute historique du PSOE : perte d'1,5 million de voix ainsi que de Barcelone et Séville


 

 

Le PSOE obtient 27,79%, perdant 7,13 points par rapport à 2007 et plus d'1 million 500 000 voix. L'écart avec la formation de droite du Parti populaire (PP) atteint son maximum depuis les élections municipales de 1995, près de dix points.

 

Pourtant, la progression du PP est modeste (+ 1,91%) mais les 37,53% remportés par le PP suffisent à lui garantir une victoire écrasante lors de scrutin.

 

Tant aux élections municipales que régionales, la marée bleue renverse tout sur son passage.

 

Aux municipales, le PSOE perd non seulement 3 000 conseillers municipaux mais surtout plusieurs de ses fiefs historiques dont la capitale Andalouse, Séville, et sans doute la deuxième plus grande ville du pays, Barcelone qu'il gouvernait depuis 1979, bien que le scrutin soit serré et l'issue des diverses tractations encore incertaine.


 

 

Régionales : la marée bleue ne laisse aux socialistes que l'Extrémadure


 

 

Aux élections régionales, sur les 13 régions soumises au vote, les socialistes ne peuvent espérer en conserver qu'une, l'Extrémadure, en pactant avec Izquierda Unida (IU) alors que le PP avait conquis la majorité relative.

 

Le PSOE perd cinq régions dont la Castille-la-Manche, l'Aragon et les Asturies et ne conserve à l'heure qu'il est que l'Andalousie, dont le vote se déroulera en mars prochain, mais où le PSOE a été sèchement battu lors des municipales (39,36% pour le PP contre 32,22% pour le PSOE).


 

 

Victoire en trompe l’œil pour Izquierda Unida : fin de l'érosion et persistance du vote communiste


 

 

L'effondrement des socialistes a-t-il profité à Izquierda Unida, qui avait une opportunité historique, sans aucun concurrent à sa gauche ?

 

On serait tenté de dire : pas vraiment au vu d'un résultat somme toute mitigé.

 

Certes, pour la première fois depuis quinze ans, IU ne connaît pas de nouvelle érosion. Avec 6,13% des voix, il progresse même très légèrement par rapport aux scores de 2007 (+0,83%) dans un scrutin qui lui réussit généralement plutôt bien.

 

La carte électorale d'Izquierda Unida révèle sans surprise que ses meilleurs résultats restent dans les régions de tradition communiste : en Andalousie (11,98%), en Asturies (13,38%), dans la banlieue Madrilène (10,81%).


 

 

Les espoirs déçus d'un bond en avant électoral et la perte du « califat rouge » de Cordoba


 

 

Pourtant, ce succès apparente dissimule une réalité plus contrastée.

 

Tout d'abord, parce que les dirigeants d'Izquierda Unida nourrissaient de grands espoirs lors de ce scrutin. Sans aucun concurrent à gauche, et face à un PS en pleine décrépitude, ils espéraient réaliser un bond en avant. Le score obtenu ne constitue guère qu'un petit pas en avant.

 

Ensuite, parce que ces élections marquaient une nouvelle politique d'alliances, avec Los Verdes (les Verts espagnols), intégrée dans le processus dit de « Refondation d'Izquierda Unida ». Certes, les Verts sont une force mineure de la vie politique espagnole mais ils restaient sur un bond électoral aux dernières européennes de 2009, avec 2,5% et un député européen. Il n'est pas à exclure que les écologistes aient contribué, dans une petite mesure, à la croissance électorale constatée.

 

Enfin, comme le rappelait le dirigeant andalou d'Izquierda Unida, s'il y a victoire, elle a un « goût amer ». Car Izquierda Unida a perdu le bastion communiste, le « califat rouge », la ville de Cordoba, passée entre les mains de la droite.

 

A bien y regarder, le résultat d'Izquierda Unida, s'il marque bien un coup d'arrêt ponctuel dans la chute d'IU est loin de constituer une réussite.


 

 

Dans les Asturies, les communistes qui ont refusé Izquierda Unida, malgré les menaces et les pressions, font de la résistance dans le bassin minier


 

 

A noter que dans les Asturies, la direction du PCE – en connivence avec celle d'Izquierda Unida – a tout fait pour écraser les camarades qui refusaient l'alliance avec IU et le PSOE et désiraient se présenter en tant que liste communiste de rassemblement.

 

La force de l'appareil et des élus, la collaboration avec les socialistes, les menaces agressives d'exclusion du Parti ont pesé lourd mais n'ont pas entamé la détermination des camarades de onze sections des Asturies à présenter des candidatures communistes. Dans le bassin minier, les résultats sont honorables : 4,49% à Llanes, 5,09% à Cudillera, 7,26% à Taramundi, 9,93% à Norena avec 1 conseiller et surtout 10,15% dans la plus grande ville du bassin houllier, plus grosse section des Asturies, Langreo où les communistes gagnent deux sièges au conseil municipal.

 

 

La situation des communistes espagnols est toujours aussi chaotique. Le score d'Izquierda Unida montre la persistance du vote communiste mais la « Refondation d'Izquierda Unida » avec les écologistes espagnols échoue à enclencher une quelconque dynamique. La seule perspective offerte reste institutionnelle et centrée sur l'unité de la gauche : peser électoralement à gauche pour pouvoir tirer le PSOE vers la gauche.

 

 

Pourtant, plus que jamais le peuple d'Espagne a besoin d'un Parti communiste fort, combatif, présents dans la rue et sur les lieux de travail, donnant la priorité aux luttes et à l'alternative politique !

 

 

Le mouvement du 15 mai est demandeur d'une réelle alternative au consensus dominant PSOE-PP et non d'un remake gauchi d'une énième union de la gauche, source de désillusions et faisant le lit de la droite la plus extrême. Aux communistes espagnols de la construire, en recherchant une porte de sortie au piège que représente Izquierda Unida.

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 22:01

El-movimiento-de-los-indignados-irrumpe-en-la-campana-electLettre du secrétaire-général du PC Espagnol aux militants du PCE à propos du « mouvement de rébellion » dit du 15 mai et des mobilisations dans diverses villes d'Espagne

 

Lettre de José Luis Centella, secrétaire-général du PC Espagnol, aux militants du PCE



Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Chers camarades,



Ces jours-ci se développent un mouvement de rébellion qui depuis les manifestations du 15 mai mobilise des milliers de personnes qui protestent contre la situation de crise que nous subissons et les sorties que nous imposent le gouvernement et les institutions de l'UE suivant les diktats du capital financier-spéculatif qui cherchent seulement à maintenir son taux de profit au détriment des travailleurs et des couches populaires.



La réalité de ce mouvement est très plurielle et diverse. Malgré le fait que, de façon intéressée, les médias mettent en avant les positions minoritaires, les attitudes anti-partis, abstentionnistes et mettent l'accent sur son caractère anti-système, avec toute la connotation péjorative que ces médias y mettent, l'essentiel est que ses propositions politiques, ses propositions pour sortir de la crise sont celles qu'en tant que Parti communiste (PCE), Jeunesse communiste (UJCE) et Izquierda Unida (IU) nous avons porté dès son déclenchement. Ainsi, on pointe les coupables (les banques et/ou les marchés), on dénonce ceux qui avec leurs politiques nous font payer la crise et nous privent de nos droits de citoyens (le PSOE et le Parti populaire) et on exige un système électoral plus juste et un changement de système qui redonne sa dignité à la politique et garantisse les droits des citoyens.



En ce sens, j'estime nécessaire de revenir sur certaines réflexions concernant la situation actuelle.



Le succès de la mobilisation du 15 mai dernier a surpris en premier lieu ceux qui l'avaient convoqué, les militants de diverses organisations, parmi lesquelles les nôtres (PCE, UJCE, IU).

Mais surtout elle a surpris les partis et les représentants du système qui devenaient de plus en plus nerveux au fur et à mesure que les rassemblements se renforçaient. Cela a surpris également certains militants qui ne parviennent pas à comprendre les aspects positifs de cette mobilisation et peuvent en venir à le disqualifier et ni plus ni moins qu'à le rejeter, ce qui les place dans un sectarisme qui nous isole du peuple.



Nous devons avoir en tête que lorsqu'une partie du peuple descend dans la rue pour manifester sa colère et pour protester contre les banques, les grands patrons, le bi-partisme, identifiés comme les coupables de la crise sociale et économique, le devoir de tout révolutionnaire est de l'écouter, de le respecter, de l'analyser et de lui apporter une réponse...



Mais dans ce cas, c'est que, au-delà du dire, nous et particulièrement l'UJCE participons activement au mouvement. Quand cela fait des mois qu'on appelle à des mobilisations, lorsque celles-ci commencent à se produire, nous ne pouvons pas en rester en-dehors, au contraire nous devons considérer que nous sommes sur la voie d'atteindre notre objectif, que commencent à se mobiliser la jeunesse, les femmes, doublement exploitées, les chômeurs, les retraités, ceux qu'on a mis à la porte de chez eux, les éternels précaires, en définitive toutes les couches sociales qui paient une crise qu'ils n'ont pas causé, que commence à prendre forme un mouvement qui affronte la crise.



Il est vrai qu'existent des contradictions, la décision de continuer la mobilisation avec installations de tentes à la Puerta del Sol et dans d'autres lieux d'Espagne pour donner une suite à la mobilisation s'est révélé une sage décision, la réponse arrogante et myope du gouvernement central et local de déloger la Puerta del Sol, la plus grosse erreur que l'on pouvait commettre si ce que l'on cherchait était de dissoudre le mouvement et le réduire à l'état d'anecdote. La réponse citoyenne a surpris la classe politique dirigeante qui ne sait plus comment réagir (pour la première fois dans l'histoire de ce pays, on pouvait voir les unités anti-émeutes expliquant « gentiment » à ceux qui voulaient rejoindre la manifestation de la Puerta del Sol que celle-ci était interdite).



Le mouvement est contradictoire car, comme nous le disions, il est hétérogène et pluriel, ce qui a résisté depuis dimanche peut être l'avant-garde d'un mouvement de masse beaucoup plus large ou peut finir par devenir un point de référence minoritaire et testimonial, les mobilisations convoquées pour samedi peuvent être un baromètre de ce que nous disons. En tout cas, il paraît clair que moins l'on tentera de « corseter » le mouvement, dans un sens ou dans un autre, plus il y aura de possibilités que se consolide un mouvement de masses, si au contraire les gens perçoivent que l'on cherche à manipuler à des fins particulières (aussi légitimes puissent-elles être), ils feront sûrement machine arrière. Ecouter, respecter, analyser et apporter des réponses à ceux qui se lancent dans la lutte, telle est nôtre tâche en ces moments-ci.



Pour nous, l'essentiel est d'impliquer dans la mobilisation le plus grand nombre de secteurs touchés par la crise et transformer la mobilisation de samedi en une démonstration de force de ceux d'en bas, il faut faire descendre des centaines de milliers de personnes dans la rue et réfléchir, après, pour voir comment elles s'orientent et se maintiennent dans le temps sans, et cela est fondamental, nous l'approprier ou le manipuler, nous faisons partie du mouvement, rien de plus.



De façon naturelle, nous verrons que nombreux sont les travailleurs et les citoyens qui peuvent trouver un point de référence en notre parti, si nous sommes capables de gagner leur confiance, en démontrant concrètement que nous sommes différents, que nous ne faisons pas partie de la « classe politique », mais que nous faisons partie de la classe ouvrière et comme tels, nous avons les mêmes intérêts que ceux qui descendent dans la rue ces derniers jours, nous sommes partie prenante de la mobilisation.


Pour cela, nous devons nous impliquer dans la consolidation de cette dynamique mobilisatrice, comme une lutte politique et sociale qui contribue à construire une alternative au système capitaliste coupable de cette crise.



A partir de ces réflexions, avec sincérité, loyauté et sens de l'unité, je désire lancer un appel aux militants du Parti, à ses sympathisants et amis pour qu'ils rejoignent la mobilisation et contribuent à lui apporter une perspective d'avenir.



De la même manière, nous devons discuter avec les camarades qui se méfient de la politique, non pour les combattre, mais pour les convaincre, non pour les affronter mais pour rechercher la synthèse et construire ensemble l'avenir.



D'autre part, tout en travaillant à la mobilisation sociale, nous ne pouvons pas oublier le travail propre du Parti et reconnaître la nécessité de réactiver, une fois passées les élections municipales et régionales, la campagne du PCE contre la crise et pour la défense de l'unité de la gauche autour d'une ALTERNATIVE SOCIALE et ANTI-CAPITALISTE pour sortir de la crise à partir de la certitude que nos propositions contiennent des éléments fondamentaux pour apporter des réponses aux questions que posent les milliers de citoyens qui continuent la mobilisation.

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 09:12

pc asturiasLes dirigeants et militants communistes Asturiens « suspendus » par la direction nationale du PCE coupables d'avoir présenté une liste communiste contre Izquierda Unida !

 

 

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le Comité fédéral du PCE (équivalent du Conseil national) devait statuer avant-hier sur le sort à réserver aux communistes asturiens qui se présentaient, aux prochaines élections municipales et régionales, sous une liste communiste de rassemblement contre la liste Izquierda Xunida (Fédération asturienne d'Izquierda Unida) soutenue par la direction nationale du PCE.



Il a tranché à 65 voix contre 21 pour la suspension du parti des dirigeants du PC Asturiens présents au Comité fédéral, de l'exécutif du PCA et de près de 200 militants du PCA qui se présentent sur les listes communistes.



Il convient de rappeler qu'il y a deux semaines de cela, le secrétaire d'Izquierda Xunida Jesus Iglesias avait demandé à la direction nationale du PCE de « prendre les mesures opportunes » envers les communistes qui se présenteraient contre Izquierda Unida. Il avait même poussé la menace jusqu'à affirmer que « sur les autres listes que la nôtre, il ne pourra y avoir que des anciens communistes ».



Deux semaines plus tard, force est de constater que la direction nationale du PCE a obéi fidèlement aux ordres des directions régionale et nationale d'Izquierda Unida quitte à désavouer sa propre base militante en Asturies, et à ouvrir la porte à une exclusion collective de la fédération.



A faire des véritables communistes Asturiens des « anciens communistes » et des liquidateurs du communisme, ceux qui pourront parler en leur nom et décider de leur sort à leur place.



Car il s'agit bien d'un processus préalable à une purge dans la fédération, même si la direction nationale du PCE prétend le contraire. En effet, la condition de la réintégration des militants et dirigeants du PC Asturien est simple, abjurer ses convictions communistes, rejoindre Izquierda Unida:



« En tant que PCE, nous avons bien exprimé le fait que nous ne voulions expulser personne mais, au contraire, compter sur les communistes des Asturies pour renforcer IU en Asturies et renforcer les progrès réalisées dans la politique d'IU tel que cela a été adopté au Congrès du PCE, en concertation avec la direction fédérale d'Izquierda Unida. »



Impensable pour les militants communistes Asturiens qui affrontent depuis six ans l'anti-communiste viscéral et méthodique de la direction régionale d'Izquierda Xunida. Expulsés en 2004 d'Izquierda Xunida, les communistes Asturiens étaient coupables d'être trop opposés au PSOE, trop portés sur les luttes et pas assez sur les institutions, trop proches des travailleurs, trop communistes en somme.



Alors qu'Izquierda Xunida collaborait au gouvernement régional avec le PSOE dans sa politique anti-sociale, de casse du droit du travail, de gel des salaires des fonctionnaires, d'encouragement à la spéculation immobilière, le PC des Asturies a toujours refusé la soumission à la social-démocratie et aux politiques du capital, d'où qu'ils viennent.



Tel est son péché originel aux yeux des dirigeants d'Izquierda Unida mais aussi de la majorité de la direction du PCE.



Plus que jamais, les paroles du tête de liste communiste en Asturies,Juan Francisco Cañete, sonnent juste: « Les liquidateurs du communismene peuvent pas avoir le toupet de parler au nom des communistes ».



L'exemple Asturien a déjà suscité des émules en Espagne, comme à Salamanque – capitale d'Extrémadure – où les communistes présenteront également une liste autonome et opposée à Izquierda Unida.



Il est maintenant nécessaire que les communistes d'Espagne, mais aussi de France et d'ailleurs', fassent leur le mot d'ordre des communistes Asturiens: « ne laissons pas les liquidateurs du communisme parler en notre nom! »

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 07:23

logopce-partidotrabajadores.jpgLe PCE manifeste le 1er mai contre la droite et les politiques de droite



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La montée du capitalisme le plus féroce au cours des dernières années, a fait de tous les 1ers Mai de la dernière décennie des moments particuliers du point de vue des luttes concrètes des travailleurs et des travailleuses. Mais sans aucun doute, ce 1ermai 2011 marque une différence par rapport au fiasco, laissant dans son sillage chômage et pauvreté, des politiques dictées par les organismes qui ont soutenu théoriquement et pratiquement le Capitalisme dans les dernières années.



Jamais auparavant, les politiques dictées par le FMI, les Clubs de pression du Capitalisme, et par d’autres théoriciens, ont débouché sur un échec manifeste avec un prix à payer tellement élevé pour les Etats, pour la Démocratie et surtout pour les travailleurs et les travailleuses.



Que les travailleurs/euses (qu’ils soient salariés ou travailleurs autonomes), paient une crise dont ils ne sont pas à l’origine, n’est pas un destin divin, mais une stratégie adoptée par les pouvoirs qui en sont réellement à l’origine, pour sauver un Capitalisme, qui apparaît aux yeux de tous comme incapable de sortir de la crise.



La Réforme du Marché du travail instituant le licenciement à peu de frais, une diminution injuste des Retraites, un abandon des politiques d’investissement public et du respect des engagements pris par le Gouvernement (sans doute, ce qui a le plus touché les couches les plus faibles a été le retrait de la Loi sur la dépendance), et désormais la démolition de la base juridique des droits des travailleurs, à travers la réforme de la Négociation collective, esquissent intentionnellement les traits de la destruction de l’Etat de droit pour ceux qui que considéraient jusqu’à présent comme classes moyennes et une « maroquinisation » des droits des travailleurs.



Le gouvernement du PSOE, soutenu par le PP et les droites nationalistes, a mené une politique terrible qui ne vise à qu’utiliser les richesses de tous les citoyens pour couvrir les méfaits liées à l’accumulation de richesses dont ont profité les banques et les grandes entreprises dans la dernière décennie. Même pas une once d’exigences envers ceux qui se sont enrichis par nos efforts, d’investissement pour créer de l’emploi, de limitation des grandes fortunes, mais bien au contraire, une collusion flagrante, qui a le toupet de s’afficher publiquement dans les appels successifs de soutien des Grandes banques et des multi-nationales espagnoles à Zapatero.



D’autre part, la stratégie syndicale des dernières années a conduit à minimiser l’hégémonie politique dont les travailleurs ont besoin pour affronter les grandes coupes sociales que la droite politique et les politiques de droitemettent en œuvre. L’image des Grandes organisations syndicales, qui n’ont trouvé le soutien que d’un petit nombre de députés sur leurs positions, doit faire réfléchir sur le caractère erroné de cette stratégie.



Durant toute cette période d’agression, le PCE a maintenu une position combative, appelant à une multitude d’actions et de mobilisations contre ces politiques, en même temps qu’une position autonome et claire par rapport à toutes et à chacune des agressions légales que subissent les travailleurs, tant dans la CONVERGENCE avec les syndicats (grève générale du 29 septembre, collecte de signatures pour un référendum national, lutte contre la remise en cause des droits des fonctionnaires, entre autres), que dans la DIVERGENCE avec eux (réforme des retraites et les positions dans certaines Communautés autonomes).



Cette position clairement combative et de dénonciation, s’accompagne d’un blocage des propositions pour trouver une solution pour sortir de la crise par la Gauche. Ainsi l’Alternative sociale anti-capitaliste que IU a élaboré et dont le PCE se sent constructeur, met en place des mesures concrètes pour la création d’emplois, la protection des droits, la stimulation de l’économie pour soutenir les travailleurs, salariés ou autonomes, et les entreprises de l’économie sociale, ainsi que le démantèlement d’un capitalisme financier qui n’apporte que la pauvreté à la grande majorité des citoyens au bénéfice d’une poignée.



Mais ce jour de revendication de la Classe ouvrière de 2011 a une autre particularité, il se situe à trois semaines des Elections municipales et locales, où les travailleurs (peut-être pour la première fois dans l’histoire) doivent être égoïstes et soutenir les alternatives politiques qui les soutiennent, celles qui présente des alternatives pour la création réelle d’Emplois et pour la protection sociale comme axe de la société dont nous avons besoin.



Ainsi, en ce 1ermai, avec notre participation dans les mobilisations, auxquelles le PCE lance un appel à participer, nous allons exiger le retrait des lois qui ne font que créer du chômage et enlever des droits.



CONTRE LA DROITE POLITIQUE ET LES POLITIQUES DE DROITE



VIVE LE 1
erMAI!

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