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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 07:36

De nombreux Américains préfèrent le socialisme au capitalisme

De Teresa Albano, pour People's Weekly World (http://www.pww.org/)


Traduction MA pour Solidarité-Internationale-PCF

 

Ce sondage a fait notre journée


Selon un des derniers sondages Rasmussen, seulement 53% des adultes Américains croient que le capitalisme est un meilleur système que le socialisme.


Pas une bonne publicité pour tous ceux qui vantent les mérites de la maximisation des profits et de l'enrichissement individuel. Ayn Rand doit retourner dans sa tombe.

Ces chiffres reflètent bien sûr l'esprit de l'époque, et ses profondes transformations, dans laquelle nous vivions. Une dépression économique est une épreuve marquante pour les gens qui la subissent, elle les pousse à remettre en question le système qui nous y a mené.


Et puis il y a les 20% qui disent que le socialisme est un meilleur système que le capitalisme, selon ce même sondage.
Quelle surprise! 27% des gens n'ont pas de certitudes sur lequel des deux systèmes est le meilleur.

Plus les gens s'éloignent des années de guerre froide, plus ils sont ouverts au socialisme. La population de moins de 30 ans est fondamentalement divisée: 37% préfèrent le capitalisme, 33% le socialisme et 30% sont indécis.


Les trentenaires soutiennent de manière un peu plus prononcée le système actuel avec 49% pour le capitalisme et 26% pour le socialisme.


Mais ceux qui ont plus de 40 ans sont de farouches partisans du capitalisme, et seulement 13% d'entre eux pensent que le socialisme est un meilleur système. Qu'est-il arrivé à la génération radicale des baby-boomers ?!

Comme vous pouvez l'imaginer, ceux qui ont l'argent nécessaire pour investir sont cinq fois plus nombreux à préférer le capitalisme au socialisme. Mais pour le reste d'entre nous qui n'a pas l'argent pour investir – et bien un quart d'entre nous dit que le socialisme serait une bonne chose. Seulement 40% de ceux qui n'ont pas de capital pour investir pensent que le capitalisme est un meilleur système.


Ce sont des statistiques étonnantes si on prend en compte que Rasmussen n'a défini ni le capitalisme ni le socialisme dans ses questions.


Dans un précédent sondage publié par cette même entreprise.70% des Américains disaient préférer l'économie de marché. D'après Rasmussen, l'utilisation du terme « Economie de marché » plutôt que celui de « capitalisme » accroît le nombre de personnes soutennant le système.


« D'autres sondages soutiennent la même idée.
Au lieu de voir les grandes entreprises comme étant dévouées au libre-marché, deux-tiers des Américains croient que l'Etat et les grandes entreprises travaillent souvent ensemble au détriment des consommateurs et des investisseurs », pour reprendre le texte accompagnant le sondage.

Imaginez comment les Américains réagiraient si un véritable débat national avait lieu sur les avantages du système socialiste. En ce moment, la plupart des américains le voient comme une économie « administrée » et ils ne sont pas convaincus que le gouvernement puisse faire mieux que les chefs d'entreprises, selon d'autres données issues de ces sondages.

Ce qu'on oublie dans cette vision populaire du socialisme c'est l'idée de la démocratisation de l'économie – où les représentants de toutes les communautés, de tous les syndicats, de toutes les écoles, etc., pourraient être impliqués dans la définition des politiques économiques et dans la prise de décision à tous les niveaux – local ou national.

Récemment, un de mes collègues, Sam Webb, président du Parti Communiste, a déclaré concernant la situation politique et économique actuelle:

« Y-a-t-il une raison de penser que ces millions de gens qui se mobilisent ne pourraient pas transformer ce pays et le monde pour en faire cette 'Terre Promise' juste, écologique et pacifique, dont rêvait Martin Luther King? »

« Ce serait une erreur profonde de sous-estimer le potentiel progressiste et socialiste inhérent à notre époque. Le peuple Américain a une occasion unique à saisir. »


Edition hebdomadaire (25 avril-1er Mai) de People's Weekly World, journal associé au PC des Etats-Unis d'Amérique

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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 18:27

L’élection de Barack Obama ne surprend personne. La médiatisation à outrance de sa campagne ne visait pas tant à combattre Mac Cain, qui s’est aussitôt rallié au vainqueur, qu’à forger l’image mondiale du futur président.

 

La vraie bataille politique a eu lieu avant, lors de la primaire démocrate l’opposant à Hilary Clinton. Allait-on proposer aux Américains une alternance traditionnelle avec le retour du Parti démocrate, version Clinton, sur des propositions sociales plutôt moins timides que celles d’Obama ?

Les milieux d’affaires, relayés par des media influents ont penché vers un autre choix. 

 

L’impérialisme américain traverse une double-crise. Aux Etats-Unis même, le modèle de crédit et de financiarisation de l’économie a atteint une limite. Au plan mondial, la domination américaine perd à la fois de son effectivité et de sa légitimité. Les prétentions d’autres puissances montent. Les opérations d’Irak et d’Afghanistan s’embourbent. L’opinion publique internationale, en particulier dans des pays alliés ou satellites, rejette de plus en plus fortement la politique des USA. Les conditions de l’hégémonie américaine sont entamées.

 

Pour le capitalisme américain, les méthodes de l’équipe Bush ne sont plus appropriées pour asseoir la domination US. Le soutien massif des marchés financiers et des multinationales à Obama  traduit la nécessité pour eux de marquer une rupture, de faire voir un changement radical d’image et de méthode. De tout changer pour que rien ne change.

 

Obama a les caractéristiques pour incarner ce changement de façade qui doit apparaître comme radical. La première est sa couleur de peau. Quoi de plus symbolique pour marquer une rupture aux Etats-Unis que d’élire une personnalité identifiable à la communauté la plus écrasée historiquement par le modèle US : les noirs. Peu importe que M. Obama n’ait rien à voir personnellement comme socialement avec les descendants des esclaves qui ont tant contribué à bâtir les Etats-Unis.

 

On comprend les sentiments des citoyens américains d’origine africaine. Le symbole de l’élection d’Obama a en lui-même une signification politique et sociale immédiate qu’il convient pourtant de relativiser. La présence de Colin Powell, rallié à Obama, à la tête des armées US agressant l’Irak, la présence de Condoleeza Rice à la tête de la diplomatie US n’ont guère amélioré le sort des millions de noirs victimes de discrimination et de relégation sociales. La présence à la tête de l’Inde pendant des années de Mme Gandhi, n’a pas empêché que les droits humains les plus élémentaires soient toujours refusés à des centaines de millions de femmes de son pays.

 

Les progressistes ne peuvent qu’observer avec intérêt la défaite de Bush et de sa politique, la volonté de rupture avec une politique ultra « libérale » et ultra réactionnaire qui a trouvé dans la candidature d’Obama un moyen pour s’exprimer. L’augmentation du taux de participation en est un signe, même si Obama n’obtient les suffrages que d’un quart de la population adulte et que la majorité de la classe ouvrière reste tenue à l’écart ou se tient à l’écart des élections.

 

Mais quel changement réel peut représenter Obama ? Le capitalisme américain devra lâcher, comme à d’autres époques, quelques réformes pour éviter une crise sociale majeure. Obama pourra s’en prévaloir.

Mais, au-delà des formules publicitaires vides (« oui, nous pouvons » mais quoi ?), toutes les positions fondamentales d’Obama se situent dans la droite ligne des choix du grand capital américain.  

Au plan intérieur, il a été le premier à défendre le plan Paulson d’aide de 700 milliards de dollars aux milieux financiers. Sur les questions de société, il n’a cessé de donner des gages aux milieux les plus rétrogrades.

Au plan extérieur, il s’est affirmé pour l’intensification de l’intervention en Afghanistan, la montée des pressions sur  l’Iran, etc…, il a confirmé son soutien inconditionnel à Israël.

 

Au centre du programme d’Obama se trouve une priorité exprimée explicitement : « renewing American leadership », « renouveler l’hégémonie américaine dans le monde ».  

 

Pas de quoi enthousiasmer les progressistes de monde ! Pas de quoi céder au battage médiatique mondialisé ?

 

En France, comme ailleurs, une vaste campagne a été orchestrée pour susciter la sympathie pour Obama. Elle s’évertue à transformer le rejet de Bush et de la politique récente des Etats-Unis en soutien à Obama.

Avec la figure présentable d’Obama, il s’agit de réhabiliter non seulement la politique de l’impérialisme américain mais aussi les politiques qui le suivent.

Le traité de Lisbonne marque ainsi l’alignement des gouvernements des pays de l’UE sur l’OTAN, l’OMC et sur le leadership américain. Ils viennent d’adopter les mêmes plans de soutien à la finance.

En France, les partis qui appuient ces choix politiques, notamment de gauche, trouvent dans Obama un moyen d’autojustification. Accessoirement, nous assistons à une tentative d’importer avec l’avènement d’Obama le modèle communautariste américain, incompatible avec la laïcité républicaine.

 

Communistes français, nous ne tomberons pas dans la mystification.

L’aspiration au changement exprimée par des dizaines de millions de travailleurs américains, la montée de la contestation de l’impérialisme américain sont des encouragements.

Mais nous ne pouvons pas leur donner le nom d’Obama.

 

Plus que jamais, nous demandons le retrait des troupes françaises d’Afghanistan, une action indépendante de la France, membre du conseil de sécurité de l’ONU, pour une paix juste et durable en Palestine, la sortie de notre pays de l’OTAN, le respect du rejet par les peuples du traité européen de Lisbonne.

 

Plus que jamais, nous nous opposons aux impérialismes, au premier d’entre eux, l’impérialisme américain.

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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 18:34

Ci-dessous deux réactions communistes portant plutôt au scepticime et tranchant avec l'enthousiame dominant devant l'élection de Barack Obama. 


Sur les élections aux Etats-Unis - Note du Bureau de presse du Parti communiste portugais, PCP, 5 novembre 2008

La gigantesque opération autour des élections présidentielles aux Etats-Unis ne saurait être dissociée de la crise actuelle du capitalisme - qui a eu une expression particulière aux Etats-Unis - et des nombreuses tentatives en cours visant à réhabiliter le système capitaliste et le rôle hégémoniquedes Etats-Unis dans la sphère internationale.

Sans ignorer les différences entre les candidats républicain et démocrate, la vérité est que les deux « tickets » ne masquent pas leurs liens avec un projet de domination économique, idéologique et militaire du monde.

Pour le PCP, l'élection de Barack Obama comme président des Etats-Unis est bien loin de correspondre aux attentes que la gigantesque campagne médiatique mondiale a cherché à susciter pour créer l'illusion d'un changement et d’une inflexion des Etats-Unis et de leur rôle sur la scène internationale.

 

Une analyse de la section du PCF Paris 15, en lien

 

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 17:22

Fidel Castro n’est pas dupe des arrière-pensées de l’Union européenne !


Les ETATS-UNIS, L’EUROPE ET LES DROITS DE L’HOMME.


Réflexion du camarade Fidel Castro, 20 juin 2008

La manière discréditée de suspendre les sanctions contre Cuba que l’Union Européenne vient d’adopter le 19 juin a été commentée par 16 bureaux internationaux de presse. Elle n’a absolument aucune conséquence
économique pour notre pays. Au contraire, les lois extraterritoriales des Etats-Unis et son blocus économique et financier continuent d’être pleinement en vigueur.


A mon âge et dans mon état de santé, on ne sait combien de temps on va vivre mais dès maintenant, je veux exprimer mon mépris pour l’énorme hypocrisie que contient une telle décision. Cela devient encore plus évident quand cela coïncide avec la mesure européenne brutale d’expulser les immigrants en situation irrégulière venant des pays latino-américains dont la population est majoritairement d’origine européenne. Les émigrants sont, en outre, le résultat de l’exploitation coloniale, semi-coloniale et capitaliste. Au nom des droits de l’homme, ils exigent de Cuba l’impunité pour ceux qui prétendent livrer pieds et poings liés la patrie et le peuple à l’impérialisme.

 

Même les autorités du Mexique doivent reconnaître que la mafia de Miami au service du gouvernement des Etats-Unis lui a arraché par la force - ou acheté - un important contingent d’agents migratoires de ce pays, des dizaines d’immigrants illégaux arrêtés à Quintana Roo et, parmi eux, des enfants innocents transportés de force sur des mers dangereuses et même des mères contraintes à émigrer. Les trafiquants de personnes comme les trafiquants de drogue qui disposent selon leurs caprices du plus grand marché du monde et du plus convoité ont mis en danger l’autorité et la morale dont chaque gouvernement a besoin pour diriger l’Etat, répandant le sang latino-américain de toute part sans parler de ceux qui meurent pour avoir voulu émigrer en traversant ce mur frontalier humiliant sur ce qui fut le territoire du Mexique.


La crise alimentaire et énergétique, les changements climatiques et l’inflation harcèlent les nations, l’impuissance politique règne, l’ignorance et les illusions tendent à se généraliser. Aucun gouvernement, et moins encore ceux de la République Tchèque et de la Suède qui rechignaient contre la décision européenne, ne pourrait répondre de façon cohérente aux interrogations qui sont sur le tapis.


Tandis que, à Cuba, les mercenaires et ceux qui bradent la patrie au service de l’empire s’arrachent les cheveux et déclirent leurs vêtements pour défendre les droits à la traîtrise et à l’impunité. J’ai beaucoup de choses à dire mais pour aujourd’hui, ça suffit. Je ne veux pas ennuyer mais je vis et je pense.

Je divulguerai cette réflexion seulement par internet ce vendredi 20 juin 2008.

(traduction Gaston Lopez, amendée – Cuba Si Provence)

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 15:11

VISITE DE BUSH EN FRANCE :

Pour la Paix et la Justice, la démocratie, et le respect du droit des peuples

Manifestation vendredi 13 juin , à 18h30

 

APPEL COMMUN DE 24 ORGANISATIONS DONT LE PCF


Ni Bush, Ni guerre, ni Otan

Pour la Paix et la Justice, la démocratie, et le respect du droit des peuples

Les 13 et 14 juin prochain, à un moment où le gouvernement français accentue son alignement inacceptable sur la politique des États-Unis, et à la veille de la présidence française de l’Union Européenne, Georges Bush sera reçu à Paris par le Président Sarkozy.

La conséquence de la « guerre des civilisations » de Bush et de son « Grand Moyen Orient », après 7 ans en Afghanistan et 5 ans en Irak, c’est la guerre civile, la corruption, la misère, le terrorisme, des centaines de milliers de victimes civiles et des pays détruits à tout point de vue !

Le règlement de ces 2 conflits passent par le respect des droits des peuples, dans le cadre du droit international. Nous demandons :

-  l’arrêt immédiat de toutes les opérations militaires en Irak ainsi qu’en Afghanistan et le retrait des troupes d’occupation des Etats-Unis et de leurs alliés.
-  Une aide internationale immédiate financée notamment par les pays responsables de l’occupation, principalement par les Etats Unis.

Loin de résoudre les crises, Bush et ses alliés attisent les conflits, par le soutien inconditionnel à Israël qui accélère la colonisation des Territoires palestiniens occupés, poursuit la construction du mur déclaré illégal ; c’est le blocus meurtrier à Gaza et l’agression contre le Liban de juillet 2006 ! Le peuple palestinien a droit à un Etat comme le reconnaissent les résolutions de l’ONU jamais appliquées. C’est la condition indispensable pour que puisse être trouvée une solution politique négociée avec des frontières sures et reconnues pour les deux Etats.

Sans tirer les leçons de ses échecs, le Président Bush menace les pays qui comme en Amérique Latine, prennent d’autres voies que celles dictées à Washington. Il est fin prêt pour d’autres attaques au Moyen-Orient. Malgré la nature condamnable du régime iranien, une attaque contre ce pays pourrait conduire à un véritable désastre, comme c’est le cas en Irak aujourd’hui.

Nous demandons la création d’une zone dénucléarisée pour l’ensemble du Moyen Orient, première étape vers une dénucléarisation générale.

Nous refusons l’escalade guerrière, la France ne doit pas s’aligner sur le gendarme du monde, mais se faire porteuse de l’exigence que les peuples ont exprimé lors des grandes manifestations contre la guerre en 2003.

Nous voulons agir pour en finir avec la domination et le pillage impérialiste pour construire un monde de paix, de solidarité et de justice fondé sur la coopération internationale.

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