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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 06:55

Detroit_city_limits.jpgLe capitalisme est la cause de la faillite de Détroit


Par John Rummel, responsable du Parti communiste des États-Unis dans le Michigan

 

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

C'est le « point culminant de 60 années de déclin ». Voilà les mots du gouverneur républicain Rick Snyder quand il a annoncé que la ville de Détroit allait déposer le bilan.

 

Toutefois, en attribuant à certains les responsabilités de ce déclin, avec les solutions que Snyder et son nouveau gestionnaire de crise Kevyn Orr proposaient, on faisait en sorte de blanchir ceux qui ont joué un rôle décisif dans ce déclin.

 

Snyder a dit que la « classe politique » de Détroit était le principal obstacle au redressement de la ville.

 

Un écho aux allégations des Républicains et du Tea Party pour qui le Parti démocrate – qui a longtemps gouverné la ville – ainsi que les syndicats de la ville portent la plus grande responsabilité dans la situation actuelle.

 

Une bonne partie des critiques émises envers Détroit portent une dose malsaine de racisme, insinuant que le principal problème de la ville, c'est l'existence d'une importante population composée de minorités vivant des aides publiques.

 

Si on parle de vivre sur le dos de la communauté, Exxon Mobil a fait 45 milliards de $ de profits en 2009 mais n'a pas payé un centime de taxes.

 

General Electric a réalisé 10,3 milliards de $ et a reçu pour 1,1 milliards de $ d'abattement fiscal, Wells Fargo avait des profits de 19 milliards de $ et reçut des crédits fiscaux de 19 milliards de $ après avoir racheté Wachovia Bank.

 

La crise de l'immobilier provoquée par les banques, avec les saisies de maisons, induisant des pertes de rentrées fiscales a considérablement réduit la base fiscale de Détroit.

 

On peut continuer à disserter mais ces rentrées fiscales perdues auraient pu mettre fin, une bonne fois pour toutes, aux problèmes de Détroit et d'autres municipalités.

 

Ce n'est pas une surprise que Détroit connaisse des problèmes financiers. Il s'agit d'une ville mono-industrielle qui est passée de 12 usines d’automobile à une seule.

 

La mondialisation, l'automation et la recherche de profits encore plus importants ont fait que toutes les entreprises du secteur automobile, américaines ou étrangères, délocalisent la production.

 

Tout cela a contribué à ce que Détroit perde 90% de ses emplois et de sa base fiscale. Aucune ville ne pouvait survivre à une telle perte.

 

Si il y a une classe politique à accuser de corruption ou de dysfonctionnement, Snyder devrait plutôt regarder du côté de son propre parti, et sa liste interminable d'actions extrémistes, autoritaires et à ses politiques anti-démocratiques.

 

Orr disait : « On ne peut pas noyer le poisson plus longtemps ».

 

C'est un sentiment louable, mais au lieu de rogner sur les retraites et les dépenses publiques, nous devrions plutôt rogner sur les profits des entreprises et l'évasion fiscale.

 

Le système capitaliste, mettant les profits avant les gens, a accumulé des richesses immenses, fruit du travail des ouvriers de Détroit.

 

On est en droit d'attendre que tous les élus agissent dans l'intérêt public. Mais le problème principal que rencontre Détroit et d'autres zones urbaines, de banlieue et rurales n'est pas la corruption ou que les syndicats demandent des salaires et des allocations sociales décentes.

 

Le principal problème, ce n'est pas un manque d'argent – c'est qu'il y a trop d'argent entre si peu de mains.

 

Les inégalités croissantes, et non les déficits budgétaires, sont le problème numéro un. Jusqu'à ce que ce problème soit résolu, les autres ne le seront pas non plus.

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 06:42

idlenomore.jpgLe Parti communiste du Canada solidaire des luttes des Amérindiens : les autochtones portent les droits de tous

SOLIDARITÉ AVEC LE MOUVEMENT « IDLE NO MORE » ! 

Déclaration du comité central du Parti communiste du Canada reprise par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Le 10 Décembre, Journée internationale des droits humains de l’Organisation des Nations Unies, les peuples autochtones sont descendus par milliers dans les rues des villes et des villages du Canada. Le Comité central du Parti communiste du Canada exprime sa plus profonde solidarité avec le mouvement « Idle no more » qui a initié cette lutte historique contre le projet de loi C-45 et l’ensemble du programme raciste du gouvernement conservateur d’Harper.


Les actions de décembre, qui reflètent une forte augmentation des protestations chez les peuples autochtones, ont fait voler en éclat l’arrogant mensonge colonial prétendant que le Canada serait un pays d’égalité, d’équité et de justice sociale. Au Canada, aujourd’hui, les peuples autochtones souffrent de taux élevés de pauvreté, de chômage et d’incarcération, et une durée de vie nettement plus courte. À Attawapiskat et dans d’autres réserves, et même dans les centres urbains, beaucoup vivent dans des conditions de logement épouvantables. Plus de 100 communautés parmi les Premières Nations n’ont pas d’eau potable. Au Manitoba, plus de 2000 membres de la communauté de Lac St. Martin demeurent sans abri 18 mois après que leur réserve ait été délibérément inondée pour épargner Winnipeg et d’autres communautés des grandes inondations de 2011. Malgré des siècles de traités promettant un traitement équitable rompus, et des décennies de protestation et de rapports, cette situation ne s’est pas améliorée. Parmi les plus récents exemples se retrouve le projet de loi C-45 qui supprime la protection fédérale de l’environnement pour des milliers de lacs, de ruisseaux et de rivières qui sont cruciaux pour le bien-être des peuples autochtones dans toutes les régions du Canada, et le gouvernement conservateur bafoue les droits sur le territoire et sur l’eau des Premières Nations qui s’opposent à l’expansion des exportations de sables bitumineux.


Refusant d’accepter ces politiques génocidaires, quatre femmes autochtones de la Saskatchewan ont pris l’initiative l’automne dernier de lancer la campagne Idle No More, en utilisant les médias sociaux et des séminaires pour passer le mot. Leur courageux exemple a inspiré à un certain nombre de chefs de porter leur cause directement au premier ministre Stephen Harper, pour être empêchés finalement d’entrer dans le Parlement. Maintenant, ce mouvement a pris racine dans les communautés de toutes les régions du pays.


Le Parti communiste du Canada appelle les mouvements ouvriers et démocratiques à renforcer leur solidarité avec le mouvement Idle no more et la lutte générale pour les droits des peuples autochtones, y compris la grève de la faim de la chef Theresa Spence d’Attawapiskat et le jeûne entrepris par d’autres femmes.


Le manifeste de Idle No More place véritablement cette lutte dans le contexte de la question nationale au sein de l’État canadien. Comme cette déclaration le dit: «Les traités sont des accords de nation à nation entre le Canada et les Premières nations, qui sont des nations souveraines. Les traités sont des accords qui ne peuvent pas être modifiés ou brisés unilatéralement par une des deux nations qui s’y sont engagées. L’esprit et l’intention de ces traités étaient à l’effet que les peuples des Premières Nations accepteraient de partager la terre, mais conserveraient leurs droits inhérents aux terres et aux ressources. Au lieu de cela, les Premières nations ont connu une histoire de colonisation qui a donné lieu à des revendications territoriales laissées en suspens, au manque de ressources et à un financement inéquitable pour des services tels que l’éducation et le logement. Le Canada est devenu l’un des pays les plus riches au monde en exploitant la terre et ses ressources. Les entreprises canadiennes de l’exploitation minière, forestière, du pétrole et de la pêche sont les plus puissantes dans le monde en raison de la terre et des ressources. Certaines des communautés des Premières Nations parmi les plus pauvres (comme Attawapiskat) ont des mines ou d’autres développements sur leurs terres, mais n’obtiennent aucune part des bénéfices. L’exploitation des ressources a laissé de nombreuses terres et eaux empoisonnées – les animaux et les plantes meurent dans de nombreuses régions du Canada. Nous ne pouvons pas vivre sans la terre et l’eau Nous avons des lois plus anciennes que de ce gouvernement colonial sur la façon de vivre avec la terre. Actuellement, ce gouvernement essaie de faire passer plusieurs lois pour que les terres des réserves puissent également être achetées et vendues par les grandes entreprises pour tirer profit des ressources. Ils promettent de partager cette fois… Pourquoi ces promesses seraient-elles différentes des promesses passées? Nous nous retrouverons avec rien sinon l’eau, la terre et l’air empoisonné. C’est une tentative visant à retirer la souveraineté et le droit inhérent à la terre et aux ressources des peuples des Premières Nations. Nombreux sont les exemples d’autres pays en mouvement vers le développement durable, et nous devons exiger du développement durable aussi. Nous croyons en des communautés en bonne santé, justes, équitables et durables et nous avons une vision et un plan sur la façon de les construire. S’il vous plaît joignez-vous à nous pour créer cette vision. »


Ce manifeste profond confronte le programme destructeur des Conservateurs d’Harper, et présente une alternative qui place les intérêts du peuple et de l’environnement avant les profits des entreprises. Le Parti communiste du Canada se réjouit de ce manifeste pour l’avenir des peuples de ce pays. Nous nous engageons à renforcer et à trouver de nouvelles façons de construire l’alliance des mouvements ouvrier et démocratiques avec les peuples autochtones, dont l’objectif est d’obtenir une pleine justice et le respect des droits nationaux des peuples autochtones au Canada, et la création d’une société plus juste et sans racisme pour toutes et tous.

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 13:15

studentloans2.jpgLe cauchemar de la dette étudiante aux États-Unis : une dette de 26 000 $ par étudiant, 1 000 milliards de $ de dette cumulée



Article AC pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/ et http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





L'endettement d'un pays se mesure non pas au poids de sa dette publique mais bien à celui de sa dette globale, publique et privée. Avec une dette totale de 50 000 milliards de $, soit trois fois et demi le PIB du pays, les États-Unis restent un des pays les plus endettés du monde.



A la base de cette édifice, une dette des ménages américains colossale, équivalant à 115% du PIB. Chaque ménage américain doit en moyenne rembourser une dette de 100 000 $ par an.



Si la dette des ménages diminue légèrement depuis la crise, une seule partie de celle-ci ne cesse d'augmenter : la dette étudiante.



Selon une enquête du Pew Research center, le montant total de la dette étudiante s'élève désormais à plus de 1 000 milliard de $, soit ce qui correspondrait au PIB... du Mexique.



Un ménage américain sur cinq (20%) doit rembourser une dette étudiante (contre 9% en 1990), c'est 40% des foyers de moins de 35 ans.



Le montant moyen de la dette étudiante se chiffre à 26 000 $ (9 000 $ il y a vingt ans). 10% de ces dettes sont supérieures à 60 000 $.



Le rapport confirme également des inégalités sociales criantes face à la dette étudiante.



Si les plus riches sont plus enclins à contracter des prêts (par l'accès de plus en plus barré pour les plus pauvres à l'université), le poids de la dette rapporté aux revenus et au patrimoine est bien moindre.



Pour les ménages aux revenus inférieurs à 20 000 $ par an (20% les plus pauvres), la dette impayée correspond à 25% de leur revenu annuel. Elle ne représente que 2% du revenu annuel des ménages aux revenus supérieurs à 150 000 $ par an (les 10% les plus riches).



Un système universitaire privatisé

 

Le fonctionnement du système universitaire américain constitue une mise en garde pour tous les promoteurs de l'autonomie puis de la privatisation des universités.



Le système américain est construit historiquement sur une base d'universités publiques d’État, de niveau inégal mais minimal garanti et quasi-gratuites, et sur une tête d'universités privés élitistes, de niveau mondial et aux frais exorbitants.



Depuis une vingtaine d'années, c'est la course à la hausse des frais de scolarité.



Les universités publiques, au niveau des États, demandent désormais un minimum de 6 000 $ par an, la moyenne étant supérieure à 10 000 $. Les plus prestigieuses, les seules à livrer une formation réellement valorisable sur le marché du travail, exigent des frais supérieurs à 15 000 $ par an, on peut penser à Berkeley en Californie.



Quant aux universités privées d'élite, la moyenne des frais de scolarité est de 26 000 $ par an. Mais il faut compter en moyenne 40 000 $ pour étudier à Stanford, 45 000 $ à Yale et 50 000 $ par an à Harvard.



Nouveaux venus sur le « marché universitaire » américain, les facultés privées à but lucratif connaissent un boom depuis une quinzaine d'années : un nombre d'étudiants multiplié par trois en dix ans, deux millions d'étudiants à ce jour soit 10% des étudiants américains.



De piètre qualité mais peu exigeantes sur la sélection, elles constituent une opportunité en trompe-l’œil pour des ménages modestes, souvent originaires des minorités ethniques (la moitié des étudiants des facs privés), abusés par les promesses d'emploi illusoires de ces facs peu cotées.



Ces facultés privées sont les plus chères de toutes, avec des frais de scolarité supérieurs en moyenne à 30 000 $ par an.



Pourtant, ce sont ces universités qui dépenses le moins par étudiant : 2 000 $ par an par étudiant, contre 10 000 $ dans les universités publiques, selon le National Center for Education Statistics.



Des « facs privées » dont par ailleurs la moitié du budget est pourtant financé par l’État, via des subventions à l'éducation privée. 25% des aides fédérales à l'université sont dirigées vers ces universités privées à but lucratif.



Baisse générale du niveau de l'éducation, université à deux vitesses, privatisation de l'enseignement supérieur, le tout alimenté par une hausse des frais de scolarité et des subventions aux établissements privés. Explosion de la dette étudiante plaçant des centaines de milliers d'ex, actuels et futurs étudiants dans une situation de précarité existentielle dramatique.



Le « cauchemar américain » nous incite à lutter en France contre ce discours dominant sur l'autonomie-privatisation des universités, elle n'est dans l'intérêt ni des étudiants ni des contribuables, mais seulement dans celui des grands groupes économiques qui font du profit sur l'éducation !

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 07:37

NYSE-American-Flag« Le capital sera le grand gagnant des élections américaines »

 

 

 

 

 

 

Article du Morning Star, quotidien du Parti communiste britannique



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



On ne connaîtra pas le résultat avant mercredi, et les derniers sondages indiquent que cela sera très serré. Pourtant, en réalité, nous savons déjà ce que la plupart des Américains pensent des deux prétendants.



Barack Obama comme Mitt Romney seront bien loin de récolter les suffrages de la majorité des citoyens américains.



Près de 82 millions de personnes aux États-Unis n'ont pas le droit de vote ou ne sont pas enregistrés sur les listes, sur une population adulte de 232 millions de personnes.



Les prédictions les plus optimistes parlent de guère plus de 136 millions de personnes, soit deux-tiers de l'électorat, qui iront réellement voter.



Si on exclut un improbable tremblement de terre de dernière minute, à peu près 70 millions d'électeurs, au maximum, opteront pour le gagnant, qu'il soit Obama ou Romney.



Le prochain président américain, et la personne la plus puissante sur terre, recevra le soutien de moins de 30% de la population adulte du pays, soit moins d'un tiers de l'électorat.



Des chiffres totalement disproportionnés de chômeurs, de jeunes, d'Asiatiques et d'Hispaniques ne joueront aucun rôle dans le processus.



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En termes de participation aux processus électoraux, les États-Unis se rangent à la 139ème place sur 172 pays, selon le Centre d'étude de l'électorat américain.



Il n'est pas dur d'en comprendre la raison.



Dans toutes les sociétés capitalistes développées, le système politique est dominé par les intérêts du grand capital. Ce n'est nul part ailleurs plus évident que dans la plus grande, la plus développée de toutes les sociétés capitalistes.



Aux États-Unis, les monopoles jouent un rôle central en finançant les principaux candidats et leurs machines électorales.



C'est vrai pour Obama et les Démocrates, bien que les syndicats américains jouent un rôle important pour lutter contre le déséquilibre qui favorise traditionnellement le parti le plus à droite, le Parti républicain.



Les lobby religieux fanatiques et aveuglément pro-israéliens exercent également une influence importance, notamment parce qu'eux aussi comptent dans leurs rangs des personnes fortunées et des grandes entreprises.



Les médias de masse qui contrôlent et construisent les flux d'information sont pour l'essentiel entre les mains de millardaires et leurs grands groupes, bien qu'il reste une différence non-négligeable entre Murdoch et son empire farouchement de droite Fox News d'une part, et Ted Turner et le grand groupe CNN, un peu plus objectif, de l'autre.



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Néanmoins, les monopoles médiatiques imposent l'essentiel de l'agenda politique, décidant quelles questions sont à traiter et évacuant les préoccupations des travailleurs, des pauvres, des personnes marginalisées, exclues et tous ceux qui portent des alternatives politiques.



Tous ces éléments ne conduisent pas seulement à fermer le débat public. Ils réduisent également les différences politiques entre les principaux partis et leurs candidats, s'assurant que leurs politiques reflètent dans une large mesure les intérêts du capital monopolistique américain et de l'impérialisme, chez eux comme à l'étranger.



Cela ne veut pas dire que les différences qui restent ne sont pas assez importantes pour ne pas exprimer une préférence.



La plupart des progressistes, des radicaux, des socialistes et des communistes du monde entier préféreraient une victoire d'Obama, en dépit de ses concessions honteuses sur la couverture santé, sa trahison sur Guantanamo et la Palestine et des atrocités des attaques de drone au Pakistan.



Un régime Romney-Ryan s'en prendrait aux droits des femmes, achèveraient la paupérisation des pauvres tout en plongeant le Moyen-Orient dans le chaos le plus total.



Mais une victoire d'Obama ne changerait rien à la réalité des États-Unis qui sont, selon la caractérisation classique de Lénine, une « démocratie pour les riches ».



Peu importe pour qui le peuple votera, ou pas, la classe dominante l'emportera jusqu'à ce que le capitalisme monopolistique lui-même soit remis en cause.

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 17:27

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Aux États-Unis, les grandes firmes et les millardaires décident du futur président à coups de centaines de millions de dollars



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Si les élections aux Etats-unis ont toujours été une affaire d'argent, le financement privé des candidats à la présidentielle américaine ne connaît désormais plus de limites. La campagne actuelle devrait dépasser le milliard de dollars, et selon certaines estimations pourrait atteindre entre trois et six milliards de dollars.



En septembre 2012, un rapport de la Commission mondiale sur les élections, la démocratie et la sécurité de l'ONU pointait du doigt dans les régimes libéraux occidentaux, en premier lieu les États-Unis, l'influence croissante de « financements dérégulés, secrets, illégaux et opaques », tendant à vider de leur sens les institutions démocratiques.



Aux États-Unis, depuis un arrêt de la Cour suprême de 2010, les dons de particuliers, associations, entreprises ne sont plus plafonnés. Au nom de la liberté d'expression.



Des dons privés dépassant déjà l'intégralité des dons depuis plus de vingt ans



Par le biais des « super PAC » (Comités d'action politique), les grandes entreprises et les milliardaires du pays peuvent désormais financer en toute légalité les campagnes des deux principaux candidats.



Là où hier les grandes entreprises devaient contourner les limites légales (30 000 $ par an et par candidat) pour investir plusieurs centaines de milliers dans les campagnes électorales, leurs dons se chiffrent désormais à plusieurs millions de dollars.



Selon le dernier rapport de la Commission électorale fédérale (CEF), les dons privés, prélevés par les super PAC ou d'autres associations du même type, s'élèvent à 500 millions de $ depuis le début de la campagne. Plus que l'intégralité des dons collectés depuis 1990.



Dans leur ensemble, les campagnes officielles du président Barack Obama et de Mitt Romey leur ont permis de collecter 915 millions de $ et de dépenser 756 millions de $, a indiqué la CEF. La campagne Obama a coûté à ce jour 462 millions de $, celle de Romney 294 millions.



Une lutte entre fractions du grand capital américain



Les richissimes donateurs injectent plusieurs millions de dollars dans la campagne.



Côté républicain, le magnat de l'immobilier Bob Perry a donné 10 millions de $ à Romney, le propriétaire de casinos Sheldon Anderson 5 millions. Les dix premiers donateurs particuliers ont versé 30 millions de dollars pour la campagne de Romney.



Du côté d'Obama, le patron de presse de Chicago Fred Eychaner (3,5 millions) ou le responsable de Dreamworks Jeffrey Katzenberg (3 millions) ont également contribué à cette campagne. 25 millions de $ ont été récoltés auprès des dix milliardaires les plus généreux parmi les soutiens du camp démocrate.



Dans l'ensemble, selon le Center for responsive politics, Barack Obama peut compter sur le soutien officiel des entreprises de haute technologie (Microsoft, Google, IBM), du divertissement (Warner), de la grande distribution (Wal-Mart) mais aussi de certains fonds de pension privés.



Mitt Romney bénéficie lui cette fois d'un soutien massif de Wall Street, avec l'appui des secteurs financiers, bancaires (Goldman Sachs, JP Morgan, Crédit Suisse) et immobiliers (52 millions de dons officiels). Les secteurs de l'énergie (pétrole texan, charbon, General Electrics) et de la santé privé figurent également parmi les principaux appuis financiers.



En 2008, le soutien massif du secteur bancaire et financier qu'Obama avait joué un rôle significatif dans son accession à la tête du pays.



A noter néanmoins que nombre de grandes entreprises américaines donnent à la fois le candidat démocrate et le candidat républicain pour mieux couvrir leurs arrières et s'assurer que leurs affaires continuent (« business as usual ») quel que soit le candidat élu.



Parmi les entreprises repérées par le Center for responsive politics : l'entreprise de conseils Deloitte ou encore une banque comme JP Morgan.



Un combat entre multi-millionnaires



La campagne est également un combat entre multi-millionnaires. Un affrontement gagné haut la main par Mitt Romney, dont les 250 millions de $ de fortune personnelle contrastent avec les 8 millions de $ de la famille Obama.



A l'heure actuelle, près d'un congressiste américain sur deux (250 sur 535) est millionnaire, selon les chiffres du Center for responsive politics.



Le revenu médian net d'un sénateur américain est de 2,6 millions de $, un chiffre relativement plus élevé côté démocrate (2,8 millions de $) que côté républicain (2,4 millions de $).



Parmi les cinq congressistes les plus fortunés, l'ancien candidat démocrate à la présidence, prédécesseur d'Obama, John Kerry dont la fortune est estimée à 230 millions de $.



Sources de départ : CubaDebate, Avante, ML Today, Center for responsive politics



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