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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 07:31

MG_9451.jpgGrèves étudiantes massives au Québec

 

300 000 étudiants manifestent à Montréal contre la hausse de 75% des frais de scolarité



Article AC pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/et http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La lutte que sont en train de mener les étudiants québécois contre la politique de casse de l'université publique menée par le gouvernement libéral de Jean Charest est une preuve de plus de l' « exception » québécoise en Amérique du nord.



Exception qui ne repose pas seulement sur ses aspects les plus connus, la défense de la langue française ou de la souveraineté, mais qui s'appuie avant tout sur un État social particulièrement avancé pour le continent nord-américain etune tradition de lutte, dans une province qui avait déjà connu des luttes massives en 2005 contre un projet similaire.



La manifestation du jeudi 22 mars, avec 300 000 étudiants et professeursbrandissant des carrés rouges (l'emblème du mouvement) paralysant le centre de Montréal a marqué une étape significative dans une lutte entamée depuis décembre, ponctuée par des manifestations hebdomadaires et par des occupations d'amphithéâtres et le blocage de plusieurs facultés.



En cause la réforme du gouvernement provincial du libéral Jean Charest qui prévoit la hausse de 75% de frais de scolarité d'ici 2017, soit une augmentation de 1 625 $ par an.



Jusqu'à présent, le Québec est resté une des rares provinces d'Amérique du nord où les études sont encore accessibles aux enfants des couches populaires, en dépit d'une hausse de plus de 50% depuis 2007. Une année d'études coûte en moyenne 2 000 $ au Québec, contre 4 800 $ en Colombie-Britannique, 5 600 $ en Alberta et 6 640 $ dans la province voisine d'Ontario.



En dépit de cette situation privilégiée, en 2005, 57% des étudiants avaient recours à un prêt pour financer leurs étudeset 27% sont déjà endettés à plus de 20 000 $.



Une mobilisation construite par un front syndical hétéroclite et par une campagne unitaire spécifique, de « CLASSE »



Le Québec possède une longue tradition de luttes étudiantes, de mai 1968 à 2005, lorsqu'un projet similaire du gouvernement libéral de Charest, déjà lui, avait mobilisé des dizaines de milliers d'étudiants et fait plier le gouvernement.



Cette fois, la mobilisation est encore plus large, touchant principalement les universités francophones (UdM, UQAM, Laval) mais aussi désormais les universités anglophones (Concordia, Mcgill. Elle intègre un ensemble de coordinations de base, en particulier à Laval et à McGill, ainsi que les deux principales confédérations syndicales, la FEUQ et l'ASSE.



LaFEUQ (Fédération étudiante universitaire du Québec) est la première centrale syndicale avec 150 000 affiliés, réformiste participant à la co-gestion des universités francophones, en particulier à l'Université de Montréal (UdM). Organiquement liée au Parti québecois (PQ – parti nationaliste de centre-gauche), elle constitue sa réserve de cadres en puissance.



Dans l'opposition parlementaire au niveau provincial, le PQ tente de se refaire une cerise dans l'opposition après le fiasco électoral des élections fédérales de 2011 où il s'était écroulé, perdant 45 de ses 49 députés au Québec. La mobilisation de la FEUQ, avec ses importants moyens humains et financiers, participe aussi de cette logique électoraliste et opportuniste.



Face à elle, l'ASSE(Association pour une solidarité syndicale étudiante) est une centrale regroupant 50 000 étudiants sur des positions combatives, de lutte mais aussi gauchisantes avec une extrême hétérogénéité interne (écolos, alter-mondialistes, anarchistes, trotskistes, communistes). Puissante dans les universités francophones, elle est en position de force à l'Université du Québec à Montréal (UQAM).



Le succès de l'ASSE lors de cette mobilisation est d'avoir su rassembler plus large avec la campagne CLASSE (Coalition large de l'ASSE) qui a permis de coordonner les divers comités de lutte locaux. Le leader politique et médiatique du mouvement est aussi un des deux porte-paroles de l'ASSE, Gabriel Nadeau-Dubois.



Le mouvement est parti de l'Université de Laval le 13 février dernier, suivi par le CEGEP (lycée québécois) du Vieux-Montréal, ont embrayé rapidement l'Université de Montréal puis l'UQAM début mars. Le mouvement a été rejoint par certains départements de McGill et Concordia à la mi-mars.



Actuellement,200 000 lycéens et étudiants sont en grève illimitée, ne participant à aucun cours jusqu'à la fin de la mobilisation.



Pour les jeunes communistes québécois, il faut appeler à la grève générale contre le gouvernement



Les jeunes communistes sont présents dans le mouvement, participant à la lutte menée par les syndicats étudiants. L'enjeu pour la Jeunesse communiste québecoise est de construire la convergence des luttesavec le mouvement ouvrier :


« Les étudiants sont en première ligne de la lutte contre cette offensive capitaliste, ici au Québec », pour Marianne Breton-Fontaine, responsable de la JC Québecoise. « Il est crucial que cette grève monte en puissance, et qu'elle intègre les travailleurs au mouvement et aide à construire une grève politique contre le gouvernement ».



La marée rouge qui a inondé Montréal le 22 mars n'est qu'un début pour les centaines de milliers d'étudiants qui participent depuis plusieurs semaines au mouvement.



Plus que jamais, le Québec est le centre de gravité des luttes en Amérique du nord, et la lutte des étudiants québécois est source d'inspiration pour les étudiants français confrontés à des attaques similaires dans les suites de la loi LRU.



Le mot d'ordre, diffusé par le groupe de rap québécois Loco Locass lors des manifestations de 2005, est hélas toujours d'actualité : « Libérez-nous des libéraux ! »

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 06:51

WisconsinHearOurVoicesLutte de classes aux États-Unis

 

 

Par André Levy, pour la revue théorique du Parti communiste portugais (PCP)

 



Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



« Il y a effectivement une lutte de classes, mais c'est ma classe, celle des riches, qui mènent cette guerre, et nous sommes en train de la gagner ». Les mots sont de Warren Buffett, investisseur et philanthrope américain et un des hommes les plus riches au monde, prononcés quelques années avant le déclenchement de la crise actuelle économique et financière.

 

La vérité est encore devenue plus limpide avec le déroulement de la crise, les banques et les institutions financières ont reçu 700 milliards de $ pour les « sauver » (une partie de cette somme scandaleusement utilisée en bonus versés aux responsables du krach financier), mais les travailleurs et leurs familles ont perdu leurs maisons, rencontrent des difficultés accrues au travail et subissent l'aggravation des inégalités sociales.

 

 

Pays des extrêmes



La crise n'a fait toutefois que renforcer des tendances de fond. Au cours des 30 dernières années, les inégalités salariales aux États-Unis ont considérablement augmenté, approchant le niveau atteint avant la Grande dépression. La différence entre les salaires les plus bas et le salaire moyen a fortement augmenté dans les années 1970 et 80, mais le principal moteur des inégalités est l'augmentation démesurée des revenus les plus élevés. Depuis 1979, les 10% les plus riches de la population se sont accaparés les deux-tiers de l'augmentation des revenus globale, et le 1% des salariés les plus riches se sont taillés un copieux 38,7% de ce gâteau. Le rapport du PNUD datant de 2009 sur les inégalités de revenus dans les économies avancées a placé les États-Unis juste derrière Hong-Kong et Singapour dans les pays où le fossé entre les revenus des plus pauvres et des plus riches est le plus grand (suivent Israël et le Portugal).



La disparité des 30 dernières années contraste avec la période précédente, de 1947 à 1973, phase de domination de l'économie mondiale et de croissance de la classe moyenne aux États-Unis. Durant cette période, les différentes strates économiques connaissent des taux de croissance de leur revenu relativement identiques. Avec le ralentissement de la productivité dans les années 1970, les revenus des ménages ont stagné, à la traîne par rapport au taux de croissance économique, c'est-à-dire que leurs revenus réels ont diminué tandis que les revenus les plus élevés ont explosé. Ces tendances n'ont pas été altérées en dépit d'une certaine reprise économique à partir des années 1990. Pourquoi ? Selon le Prix Nobel d’Économie, Joseph Stiglitz : « les économistes ne sont pas sûrs de l'explication à donner aux inégalités croissantes en Amérique, mais une grande partie de l'explication réside dans le fait que le 1% le plus riche les recherche, ces inégalités ».



Les tendances de la répartition des richesses ne se sont pas traduites juste par des inégalités relatives, mais en chiffres absolues de pauvreté. Les chiffres de la pauvreté se sont mis à augmenter, atteignant les 25% parmi les noirs et les hispaniques, plus du double que chez les blancs non-hispaniques. L'augmentation du chômage, qui est d'environ 9,5%, s'élevant à 16,2% parmi la population noire, est un des facteurs déterminants. En 2008-2009, le nombre d'emplois a diminué de 8 millions, chiffre supérieur à celui de toute autre récession antérieure. Mais le plus significatif, c'est la chute de la valeur réelle des revenus les plus bas. Entre 2007 et 2009, la proportion de ménages employés avec des bas revenus – moins de 200% du seuil officiel de pauvreté – a augmenté pour atteindre les 30%. Un ménage sur trois aux États-Unis, même s'il travaille, vit dans la pauvreté. Cette réalité touche 44 millions de personnes, dont 22 millions d'enfants, plaçant les États-Unis juste derrière le Mexique, parmi les économises avancées, avec 22% de ses enfants dans la pauvreté.



Les « nouveaux emplois » offrent généralement des bas salaires et ne comprennent pas d'assurance-maladie, ou de dispositif de retraite. Parmi les employés à temps plein, 10% offrent des bas salaires, 30% ne comprennent pas d'assurance-maladie et 40% de plan de retraite. Pour les travailleurs à temps partiel, service d'agences de travail temporaire, ou de travailleurs autonomes, on atteint des sommets. Près de 5% des travailleurs ont plus d'un emploi à temps plein.



L'aggravation des inégalités de revenus, dans les années de 1970 et 80, ne peut pas être déconnecté de deux autres processus liés : (a) Une chute du taux de syndicalisation, de 20%, en 1983, à 11,3% en 2010, avec des effets plus significatifs dans le secteur privé (où le taux est de 6,9% ; 7,1 millions de travailleurs) que dans le secteur public (36,2% ; 7,6 millions) ; (b) une chute du montant du salaire minimum et son incidence sur le marché du travail, des offensives permanentes contre les conventions collectives, ainsi que d'autres processus de dérégulation du marché du travail.



L'éclatement de la bulle du crédit mobilier a aggravé les disparités sociales, touchant tout particulièrement les membres des minorités noires et hispaniques. Les inégalités économiques entre ethnies sont encore plus profondes quand nous mesurons la richesse et non seulement le revenu, c'est-à-dire, quand nous intégrons la maison, la voiture, l'épargne et les investissements (moins les dettes liées au crédit mobilier, automobile ou aux cartes de crédit). Noirs et hispaniques ont moins d'actifs financiers, leur patrimoine dépendant plus étroitement de la valeur de la maison. En 2005, le ratio de richesse entre les Blancs et les Noirs ou les Hispaniques était de 10 pour 1. Aujourd'hui, c'est plus du double.



Alors que 75% des ménages blancs sont propriétaires de leur maison, ce chiffre n'était que de 50% pour les ménages noirs et hispaniques. Ces derniers ont constitué donc un marché pour écouler l'offre de produits financiers. Les banques et les agents financiers ont offert de préférence à ces familles des prêts sub-primes, avec des taux d'intérêt plus élevés et des conditions moins favorables, même quand les familles étaient éligibles à des prêts normaux. Lorsque le marché des valeurs mobilières s'est écroulé, à partir de 2006, ces ethnies ont été touchées de façon disproportionnée : en seulement trois ans, la récession a conduit à une diminution de 16% de la richesse des familles branches, mais de 53% parmi les familles noires, 54% parmi celles asiatiques et 66% parmi les Hispaniques. Contrairement aux espoirs suscités, la présidence d'Obama n'a pas constitué l'avènement d'une ère « post-raciale », mais a coïncidé avec le plus important recul économique des minorités ethniques sur les 20 dernières années.



Les travailleurs résistent



La récession économique a affecté les budgets de l’État, dont les revenus ont diminué en 2009 de près de 31%, soit 1 100 milliards de $. Pour 2011, 40 États envisagent un déficit total cumulé de 113 milliards de dollars, emmenant 46 États à augmenter les impôts, à couper dans les dépenses publiques et à mener une offensive contre les travailleurs et les syndicats du secteur public au nom de l'austérité. (Cela ne vous rappelle rien?).



C'est dans ce contexte que le Parti républicain a gagné la majorité au Congrès et le gouvernement de plusieurs États, aux élections de mi-parcours de 2010, et a lancé des offensives massives contre les droits des travailleurs. Scott Walker, nouveau gouverneur du Wisconsin, et John Kaisch, gouverneur républicain de l'Ohio, ont proposé la fin des conventions collectives et du droit de grève dans ce secteur. Le nouveau gouverneur démocrate de New York, Andrew Cuomo, a conclu en juin un accord quinquennal pour geler les salaires, mettre en place une banque d'heures et augmenter les cotisations pour l'assurance santé, et il a comme objectif de diminuer les retraites en 2012. Le nouveau gouverneur démocrate de Californie, Jerry Brown, remet déjà en question les avantages sociaux et les retraites des travailleurs de l’État (notons qu'aux États-Unis, les services publics – enseignement primaire, secondaire et supérieur, transports, énergie, santé, eau et égouts – sont gérés par les États et leurs communes, non par le gouvernement fédéral).



Les législateurs républicains dans 10 États veulent introduire des lois qui empêchent les syndicats du secteur privé de prélever automatiquement les cotisations des travailleurs qu'ils représentent, arguant que les syndicats tiennent les bons emplois en otage du paiement de leurs cotisations. Ils prétendent que les États « prisonniers des syndicats » perdent des sommes à investir dans les États où prévaut le « droit au travail », comme si la syndicalisation était une perte de liberté. Dans les emplois syndiqués, le salaire est en moyenne supérieur de 200 $.



Le National labour relations act (NLRB), en 1935, protège le droit des travailleurs du secteur public à la syndicalisation (tout en créant d'énormes obstacles), mais il laisse à chaque État la décision d'autoriser la syndicalisation des travailleurs de son secteur public. Cela a été permis dans les États de la côte Est et au Centre-nord, comme ce fut le cas du Wisconsin et de l'Ohio, avec une tradition industrielle. Les travailleurs des secteurs publics ont seulement commencé à s'organiser et à se syndiquer dans les années 1960 et, en dépit de la chute générale du taux de syndicalisation, ce secteur représente désormais la majorité des travailleurs syndiqués.



C'est dans ce contexte historique que les leaders de droite ont parlé des avantages, privilèges et droits excessifs des travailleurs du secteur public, cherchant à les opposer à ceux des travailleurs « moins privilégiés » du secteur privé. Ce discours a eu son petit effet, avec des cas de négociations séparées avec les syndicats du secteur privé et public, par exemple dans le secteur de la santé, l’État essayant de jouer les uns contre les autres.



Mais ces attaques ne sont pas restées sans réponse. Au début de l'année, le Sénat du Wisconsin (avec une nouvelle majorité républicaine) a adopté toute une série d'exonérations fiscales au profit des multi-nationales et des grandes entreprises. En Février, le gouverneur Walker a annoncé la nécessité de diminuer les dépenses et a proposé, sans la moindre concertation sociale, des coupes dans les salaires, les retraites et les avantages sociaux des travailleurs du secteur public, supprimant ainsi leurs droits à la négociation collective (le Wisconsin a adopté, en 1959, la Loi sur la négociation collective étendant les droits syndicaux du National act aux travailleurs du secteur public de l’État).



Dans une sombre manœuvre, Walker avait placé la Garde nationale d’État en état d'alerte pour faire face aux actions de protestation des travailleurs de l’État et des collectivités locales. Les manifestations ne se sont effectivement pas faites attendre. A quelques jours de l'annonce des mesures, le 14 février, 10 000 professeurs, étudiants entre autres ont manifesté face au Capitole de l’État, dans la ville de Madison. Cinq jours plus tard, ils étaient 30 000 à manifester devant l'édifice, contribuant à reporter le vote : les sénateurs démocrates abandonnant l'assemblée laissant le Sénat sans quorum. Le jour suivant, un samedi, 80 000 travailleurs ont manifesté pour défendre la négociation collective. Les policiers et les pompiers, d'abord exemptés des mesures du gouverneur, ont rejoint les autres travailleurs dans le mouvement pour protester et exprimer leur solidarité. Les sondages ont révélé une ouverte à la négociation concernant les coupes, mais une opposition ferme pour ce qui est de la défens des droits des travailleurs.



Les manifestations se sont étendues à l’État d'Ohio, où des milliers de travailleurs se sont rassemblés devant le Capitole à Colombus contre le Projet de loi 5, mesure qui exige des travailleurs de l’État l'abandon des conventions collectives, l'augmentation des frais pour l'assurance-santé et la mise en place d'un système salarial basé sur le « mérite ». Le gouverneur Kaisch a menacé les travailleurs qui faisaient grève de les licencier. Les manifestations se sont étendues aux États d'Indiana et d'Idaho où se sont faits jour de nouvelles offensives contre les négociations collectives.



Les manifestations au Wisconsin devant le Capitole (et dans le bâtiment même) et dans tout l’État sont montées en puissance pendant 13 jours, atteignant la barre des 100 000, dans une des plus impressionnantes mobilisations de ces dernières décennies aux États-Unis. Le Sénat a adopté les mesures du gouverneur Walker dans la plus longue session de l'histoire de cette assemblée. Mais les manifestations et l'occupation du Capitole ont continué et la lutte a été portée devant les tribunaux. En Juillet, il y eut des signes qui ont filtré selon lesquels les travailleurs pourraient être licenciés et remplacés par des prisonniers. La population carcérale du Wisconsin a déjà été utilisée dans un nombre limité de projets de l’État, mais il existe désormais une plus grande liberté pour leur livrer des emplois auparavant réservés aux travailleurs syndicalisés. La lutte a ouvert les yeux des travailleurs du Wisconsin, de l'Ohio et de tout le pays sur la lutte de classes et la nécessité de défendre leurs droits de travailleurs et leurs droits syndicaux.



Les travailleurs du secteur privé sont aussi sous la menace. Le Parti républicain a introduit au Congrès en Juin, le projet HR 258, intitulé de façon euphémistique « Loi de protection des emplois de l'intervention du Gouvernement », qui cherche à interdire au NRLB d'empêcher la suppression ou la délocalisation d'emplois. Voyons un exemple. En 40 ans d'activités de BMW en Amérique du nord, avec des usines en Caroline du sud, les travailleurs syndiqués n'ont jamais fait la moindre grève. En 2008, l'entreprise a reçu un prêt de 3,6 milliards de $ de la Réserve fédérale, à faible taux d'intérêt, soit disant pour sauvegarder la productivité et les emplois. L'an passé, elle a réalisé 4,7 milliards de $ de profits et les dividendes des actionnaires ont augmenté de 950 millions de $. Cette année, on prévoit une augmentation de 10% de profits. Mais l'entreprise a annoncé qu'elle délocaliserait une partie de sa production en Ontario, au Canada. S'il est adopté, le HR 2587 détruira tout mécanisme contraignant la BMW à remplir ses obligations et à maintenir des emplois aux États-Unis. Selon Bill Samuel, de la confédération syndicale AFL-CIO, cette loi évidera toute l'autorité de la NLRB visant à « remettre les travailleurs à leurs postes alors que les entreprises veulent tout simplement éliminer des emplois pour supprimer des travailleurs syndicalisés, ou pour éviter de remplir leurs obligations légales à la négociation collective. »



Aux prises avec la plus longue guerre de son histoire, avec la perte de son hégémonie économique mondiale et la plus grave crise économique depuis la Grande dépression, avec une dépendance étrangère croissante en terme d'importations et de change, avec des inégalités sociales croissantes, les États-Unis se trouvent à un moment critique. Sa domination mondiale repose de plus en plus sur sa puissance militaire, ce qui est annonciateur d'immenses périls pour le monde entier. La présidence Obama a lancé des promesses d'espoirs et d'unité nationale, des promesses bien vite déçues. Les États-Unis sont encore en Afghanistan, en Irak et ils attaquent désormais la Libye, la base de Guantanamo sert encore de centre de détention, et alors que les dépenses sociales subissent des coupes, les dépenses militaires ne faiblissent pas. La crise économique a fait clairement apparaissent des fractures sociales toujours plus profondes entre les travailleurs et les plus riches ainsi que leurs serviteurs.

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 07:10

communist-party of-canadaA l'occasion de son 90ème anniversaire, le Parti communiste du Canada tire les leçons de son histoire et réaffirme son engagement communiste, loin de toute vélléité liquidatrice!

 

 

Communiqué par le Parti communiste du Canada via Solidnet repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Résolution spéciale du Comité Central du Parti communiste du Canada

 

27 et 28 août, 2011

 

Leçons de notre Histoire

 

 

Cette année marque le 90ième anniversaire de la naissance du Parti communiste du Canada. Depuis son congrès de fondation tenu en 1921 dans une grange à Guelph en Ontario, jusqu'à aujourd'hui, nous nous sommes efforcés de rester fidèles à nos principes directeurs et théoriques qui reposent fermement sur le marxisme-léninisme et l'internationalisme prolétarien, et à les mettre en pratique en tant que parti révolutionnaire de la classe ouvrière du Canada dans nos activités quotidiennes et dans les luttes.

 

Alors que nous célébrons cet anniversaire, nous nous souvenons des nombreuses contributions et réalisations de notre parti au cours de ces 90 années. Que ce soit en organisant les inorganisés, en forgeant la plupart des syndicats des secteurs industriel et public qui existent aujourd'hui dans notre pays, en construisant et en dirigeant les mouvements de fermiers pour leur survie et leur dignité, en organisant les chômeuses et chômeurs au Canada pendant la Grande Dépression, en lançant la fameuse Grande Marche sur Ottawa, en mobilisant des milliers de jeunes volontaires pour lutter contre le fascisme en Espagne et plus tard à travers l'Europe pendant la Seconde Guerre mondiale et en construisant le mouvement pour la paix et le désarmement dans les années d'après-guerre, en menant la lutte historique du mouvement ouvrier au Canada anglais afin de reconnaître les droits nationaux du Québec, en aidant à construire le mouvement étudiant pancanadien dans les années 1970, en aidant à construire de  larges mouvements pour des réformes civiles,  pour les soins de santé publics et universels et pour la défense de la souveraineté canadienne, nous nous souvenons avec fierté de toutes ces luttes et de ces réalisations, ainsi que de nombreux autres épisodes de notre histoire.

 

Nous nous souvenons aussi que nous avons tenues nos activités révolutionnaires dans un contexte d’hostilité et d’incessantes attaques de la part de la classe dirigeante capitaliste du Canada et de son État. Que ce soit durant les périodes où notre parti était contraint de travailler dans des conditions d'illégalité, lorsque Tim Buck et d’autres dirigeantes et dirigeants ainsi que des membres de notre parti ont été condamnés et emprisonnés, lorsque des chasses aux sorcières digne du maccarthisme visaient nos membres et nos sympathisantes et sympathisants dans les syndicats dirigés par des communistes, lorsque fut élaborer ProFunc, le plan secret de l'État canadien pour arrêter et incarcérer des milliers de communistes et leurs familles, lors des attaques idéologiques et de propagande constantes, et même des attaques physiques contre notre Parti (perpétrées à la fois par la droite et par la «gauche») parce que nous avons refusé de succomber à l'antisoviétisme,  nous nous souvenons de tous ces jours difficiles, et nous honorons la mémoire de ces camarades qui ont enduré de tels outrages avec courage et détermination. Nous en sommes venus à comprendre – tant au niveau théorique qu’à travers ces expériences vécues en tant que parti – que l’intérêt de classe de ces attaques était non seulement d’affaiblir et de diminuer nos rangs, d'isoler les communistes et de couper leurs liens vivants avec la classe ouvrière, mais cela était également fait dans le but d’ébranler les communistes dans leurs assises de classe  et pour faire pression sur le Parti afin qu’il abandonne son idéologie révolutionnaire.

 

C'est dans ce contexte que nous soulignons un autre genre d’anniversaire cette année – puisqu’il a de cela 20 ans, une lutte interne a presque liquidé notre Parti. Vers la fin des années 1980, George Hewison devint le dirigeant du Parti et peu après, un groupe hétéroclite d’opportunistes de droite, d’arrivistes et de trotskystes ont progressivement gagné une certaine ascendance sur le Comité central du PCC. Ils ont été capables de le faire en cachant leur agenda liquidateur et en profitant de la confusion et de la désorientation qui régnait alors dans les rangs du Parti en raison des développements dans l'ancien Parti communiste de l'Union soviétique (PCUS), où, sous la direction de Gorbatchev, s'amoncelaient les nuages annonciateurs de la contre-révolution. Au moment opportun, la clique Hewison a entrepris de démanteler notre Parti morceau par morceau, en commençant par la dissolution de la Ligue de la jeunesse communiste et par la mise-à-pied de cadres du Parti, puis s’ensuivit la fermeture de l'imprimerie du Parti, de sa maison d'édition et de ses librairies progressistes à travers le pays.

 

Lorsque leur projet liquidateur eut gagné assez de terrain, ce groupe a commencé à rompre ouvertement avec les principes idéologiques et la ligne politique de notre Parti. Ils ont alors renié l'histoire de notre Parti (et celle du mouvement communiste international en général) en la dénonçant comme ayant été «sectaire», «avant-gardiste» et «doctrinaire». Ils ont avancé les idées réformistes du «changement progressif» pour remplacer le concept de la transformation révolutionnaire du capitalisme vers le socialisme-communisme. Ils ont même décrété que «l'impérialisme» était une notion dépassée (!) qui ne caractérisait plus le « capitalisme post-industriel ». Ils ont ensuite attaqué le centralisme démocratique, le principe organisationnel de notre Parti, et ont entrepris de démanteler les cellules du Parti et d'autres structures organisationnelles. Au fil du temps, leurs dénonciations du «stalinisme» a conduit à des attaques sur les idées léninistes, et finalement à une réfutation des principes du marxisme lui-même. Et ils ont proposé que le Parti change son nom et laisse tomber toute référence au «communisme» sur sa bannière.

 

En coulisse, cette faction liquidatrice a commencé à tenir des réunions secrètes avec des sociaux-démocrates et des «indépendants de gauche», pour dissoudre le Parti communiste dans le but de former un nouveau «parti unifié de la gauche socialiste», en utilisant les biens du parti pour financer leur nouvelle entreprise.

 

Suite au congrès de 1990, l'opposition à l'abandon de plus en plus évident par le groupe dirigeant d’Hewison de la théorie et de la pratique marxiste a grandi à travers le pays. Lorsque des preuves détaillées de leurs plans secrets pour dissoudre le Parti et voler ses biens ont fait surface et que les expulsions de membres ont débuté, la majorité des membres du parti ont exigé un congrès pancanadien de toute urgence pour résoudre la situation. Mais le groupe liquidateur a refusé et ont plutôt dissout les cellules et les comités provinciaux qui s’étaient opposés à leur conspiration. Les membres du parti étaient forcés de prêter un serment de loyauté à la direction d’Hewison sous peine de se voir refuser le renouvellement de leur statut de membres.

 

En fin de compte, ce sont les membres de la base du parti qui ont fait échouer leurs plans et qui ont sauvé le Parti communiste de la destruction, mais tout cela a eu sur les plans politique, organisationnel et financier un coût très élevé.

 

Nous n’avons pas été le seul parti communiste à vivre une telle expérience. D'autres partis à travers le monde ont traversé des épreuves semblables, et parfois pires, durant ces années difficiles. Au sud de chez nous, une faction liquidatrice a tenté de prendre le contrôle de notre parti frère, le Parti communiste des États-Unis d’Amérique, mais a été vaincue avec succès.

 

Les leçons tirées de cet épisode douloureux de notre histoire sont importantes pour les communistes au Canada – tant pour les vétérans que pour les nouveaux membres. Mais il y a des leçons qui peuvent également être utiles aux communistes internationalement, dans notre lutte commune pour l'émancipation sociale, pour mettre fin à l'exploitation de classe et à l’oppression – pour le socialisme.

 

C'est dans ce contexte que nous commentons maintenant les développements récents et les débats qui ont eu lieu au chez nos frères voisins, le PCEUA. Depuis maintenant plusieurs années, de nombreux membres de notre parti ont fait part au comité central de leur grande préoccupation à propos des changements politiques et organisationnels qui y ont cours, et de la renonciation par des cadres dirigeants de concepts fondamentaux du marxisme tels que « la dictature du prolétariat », « le centralisme démocratique » et « l'internationalisme prolétarien ».

 

Les préoccupations soulevées ont porté sur un certain nombre de questions interreliées, telles que diverses déclarations du PCEUA traitant de questions internationales, en particulier sur la lutte palestinienne, et sur les guerres américaines d'occupation en Irak et en Afghanistan; à propos de la politique syndicale, plusieurs pensent qu’elle n'est pas suffisamment critique de la collaboration de classe de la direction de l'AFL-CIO (ce qui a une influence directe au Canada étant donné la présence importante d’affiliés de l'AFL-CIO au sein du Congrès du travail du Canada); beaucoup sont critiques de l'évaluation que le PCEUA fait du rôle et de la position de classe de l'Administration Obama et du Parti démocrate, ainsi que de l'absence de toute présence électorale indépendante du PCEUA;  les déclarations de diverses figures de proue du PCEUA sur un possible changement de nom du parti, et leur façon de décrire les dépenses de millions de dollars par le  gouvernement pour le renflouer des banques comme étant «une dose de socialisme », etc. inquiètent; nous sommes aussi préoccupés par les décisions organisationnelles du PCEUA de mettre fin aux éditions imprimées de People’s Weekly Worldet de Political Affairs, de renvoyer des cadres payés pour l’organisation du Parti et de la LJC et la nouvelle approche de «porte ouverte» via Internet pour recruter de nouveaux membres.

 

Bien que profondément préoccupé par beaucoup de ces développements, notre Comité central s'était jusqu'à présent abstenu de tout commentaire. Toutefois, compte tenu de la publication plus tôt cette année de l'article «Un Parti du socialisme au 21e siècle»1(A Party of Socialism in the 21st Century) par le président du PCEUA, Sam Webb, notre Comité central estime qu'il est nécessaire de clarifier la position de notre parti sur certaines questions essentielles qui y ont été soulevées. Bien que les différentes thèses présentées dans cet article se réfèrent, en premier lieu, à une proposition de réorientation du PCUSA lui-même, le texte ainsi que son titre, semblent indiquer que ces idées devraient constituer le «modèle» de l'approche politique des partis communistes en général, ou du moins dans les autres pays capitalistes avancés comme au Canada. Cette hypothèse c’est vue confirmée lorsque le PCEUA a activement sollicité des commentaires de la part d’autres partis frères, une pratique très inhabituelle.

 

Nous avons pris connaissance des réponses officielles données à cet article par les partis communistes de Grèce (KKE)2et du Mexique3. Notre parti est d'accord avec les principales critiques exprimées dans ces documents par ces deux partis. Nous considérons que la ligne politique avancée dans «Un Parti du socialisme au 21e siècle»  constitue une rupture fondamentale avec la théorie et la pratique marxiste-léniniste. La poursuite d'une telle approche conduira objectivement à la liquidation du PCEUA en tant que parti révolutionnaire de la classe ouvrière au États-Unis.

 

* * * * * * * *

 

Basé sur nos 90 années de lutte, sur le programme de notre parti « Notre avenir au Canada : le socialisme!»4, notre Constitution5, et sur les décisions prises dans nos congrès, le Parti communiste du Canada comprend sa nature et son rôle, et exerce ses activités politiques, guidé entre autres, par les considérations et conclusions générales suivantes:

 

  • que la contradiction principale du système capitaliste aujourd'hui au Canada demeure la contradiction de classe qui se reflète dans la lutte de classes entre les deux principales – la classe dirigeante capitaliste (en particulier son coeur, le capital monopoliste) et la classe ouvrière de notre pays, une contradiction qui ne peut être résolue que par la transformation révolutionnaire de notre société pour passer du capitalisme au socialisme;

 

  • qu’en tant que parti révolutionnaire, la tâche principale du PCC est de défendre et de promouvoir les intérêts à long terme de la classe ouvrière et dans la poursuite de cet objectif ultime, de lutter « pour devenir le principal parti politique de la classe ouvrière, de toutes les personnes qui travaillent de leurs mains et de leur cerveau. Il est issu de la classe ouvrière et constitue le détachement politique organisée de cette classe. Le Parti  n'a pas d’autres intérêts que ceux de la classe ouvrière dans son ensemble. » [Chapitre 8 du programme de notre parti « Notre avenir au Canada : le socialisme! »];

 

  • que notre Parti soutient la lutte pour des réformes immédiates afin d’améliorer les conditions de la classe ouvrière et du peuple sous le capitalisme, et cherche l'unité avec toutes les autres forces qui soutiennent et qui acceptent de se battre pour de telles avancées. En même temps, notre parti ne perd jamais de vue l'objectif ultime du socialisme, ni le fait qu'il ne peut y avoir aucune autre voie vers le socialisme que  le renversement révolutionnaire de l'ordre existant. À cet égard, nous considérons qu’une compréhension correcte de la relation dialectique entre réforme et révolution est d'une importance primordiale;

 

  • que dans la poursuite de l'unité la plus large possible avec d’autres classes et d’autres forces sociales pour réaliser des progrès immédiats, il est absolument impératif pour notre Parti de préserver son rôle indépendant comme parti révolutionnaire de la classe ouvrière et de s'opposer à toutes tendances ou pressions – soit de l'intérieur ou de l’extérieur de nos rangs – pour effacer ou amoindrir notre rôle indépendant. Le PCC considère qu'il est vital de diffuser son point de vue directement, de manière visible et ouverte en son nom  propre, et de s'engager dans la lutte idéologique – la «bataille des idées» – contre la bourgeoise, les réformistes et les concepts de collaboration de classes qui affaiblissent, désarment et de divisent le mouvement;

 

  • que « la vision du monde du Parti communiste est basée sur le marxisme-léninisme, qui incarne la théorie du socialisme scientifique mise en évidence par Karl Marx, Friedrich Engels et Lénine. Le marxisme-léninisme n'est pas un dogme : c'est une théorie vivante en constant développement, un outil d'analyse et un guide pour l'action. Il incorpore l'expérience concentrée de toutes les luttes de la classe ouvrière, aussi bien au Canada que partout à travers le monde [chapitre 8 du programme de notre parti « Notre avenir au Canada : le socialisme »];

 

  • que le PCC est  imprégné d’une perspective internationaliste prolétarienne, qui se reflète à la fois dans notre lutte pour instaurer le socialisme au Canada, mais aussi dans notre solidarité active avec les luttes anti-impérialistes et révolutionnaires, et les efforts pour construire le socialisme dans le monde. Un aspect essentiel de notre responsabilité internationaliste est la lutte idéologique contre les calomnies et les distorsions que fait la bourgeoisie de l’histoire du mouvement ouvrier international et de ses efforts pour forger le socialisme, à la fois dans le passé et le présent; et.

 

  • que de nos principes d'organisation en tant que Parti communiste «sont déterminés par ses objectifs politiques. Afin de guider la classe ouvrière vers la  réalisation de ces buts et  mener victorieusement, en tête du peuple, la lutte commune, le Parti doit s’appuyer sur des bases idéologiques, politiques et d’unité organisationnelles fermes, et sur l'activité continue  et organisée de ses membres en étroit contact avec les travailleuses et les travailleurs, connaissant leurs vues et leurs besoins, et capables d'expliquer la politique du Parti. Le centralisme démocratique est le principe d'organisation qui assure cela. » [Constitution du Parti communiste du Canada].

 

C'est là notre position et ce sont les principes que nous sommes résolus à défendre.

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 18:05

american-dream-uploadLe « cauchemar américain » : triste record de 46 millions de pauvres comptabilisés officiellement en 2010 aux États-Unis

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Le nombre d'états-uniens vivant sous le seuil de pauvreté a atteint l'an passé le chiffre record de 46,2 millions de personnes, tandis que l'économie peinait à sortir de la récession, a déclaré mardi le Gouvernement.



Dans un rapport qui souligne les défis économiques que doivent affronter le président Barack Obama et le Congrès, le Bureau du recensement a fait savoir que le taux national de pauvreté a augmenté l'an passé pour la troisième année consécutive.



La pauvreté a augmenté de 0,8% en 2010, pour atteindre les 15,1%, par rapport à 2009 lorsqu'il y avait 43,6 millions d'états-uniens vivant dans la pauvreté.



Le rapport indique que le nombre d'états-uniens pauvres en 2010 est un record depuis 52 ans que l'on publie des estimations de pauvreté, alors que le taux de pauvreté est lui le plus élevé depuis 1993.



Le revenu familial médian a également diminué de 2,3% pour une somme annuelle de 49 445 $, alors que le nombre d'états-uniens sans couverture médicale avoisine les 50 millions de personnes.



La détérioration économique que reflètent les chiffres s'est probablement accentuée en 2011 avec le ralentissement de la croissance économique, le maintien du taux de chômage au-dessus des 9% et les craintes croissantes d'une rechute en récession.



Le rapport sur l'avancée de la pauvreté coïncide avec l'initiative d'Obama visant à promouvoir un plan de création d'emplois de 450 milliards d'euros et les débats au Congrès destinés à couper au moins 1 200 milliards de déficit budgétaire états-unien dans les dix prochaines années.



Confronté à une chute de son soutien populaire, le président tente de convaincre les républicains au Congrès de donner leur appui à son plan pour l'emploi.



Les analystes disent que les questions liées à la pauvreté rencontrent relativement peu d'échos parmi les politiciens à Washington, mais ils espèrent que les nouveaux chiffres pousseront la « super-commission » bi-partisane à éviter les coupes budgétaires qui toucheront les pauvres.



Les États-Unis ont depuis longtemps un des taux de pauvreté les plus élevés du monde développé. Parmi les 24 pays examinés par l'OCDE, seuls le Chili, Israël et le Mexique ont des taux de pauvreté plus élevés.

 

Article publié initialement sur le site CubaDebate

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 07:32

foodstamps1Un états-unien sur six, soit 45 millions d'états-uniens, ne survit que grâce aux bons alimentaires

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Le nombre de bénéficiaires des bons alimentaires a encore augmenté durant les deux dernières années aux Etats-unis, où 45,7 millions de personnes les utilisent aujourd'hui pour pouvoir survivre, rapporte Prensa Latina.



Il s'agit d'un chiffre record avec les plus fortes augmentations dans des états comme l'Alabama, le New Jersey et la Caroline du Nord, selon les chiffres les plus récents diffusés par le Département de l'Agriculture (USDA).



L'USDA estime qu'au moins 14,7% de la population du pays souffre d'insécurité alimentaire, un chiffre qui s'élève à 26,9% dans le cas des hispaniques.



Selon ces statistiques, l'utilisation des bons a augmenté de 34% par rapport aux taux enregistrés en 2009 et de 12% par rapport à 2010, souligne le journal new-yorkais « El Diario La Prensa ».



Ce programme, connu sous le nom de SNAP, vise à répondre aux besoins alimentaires d'individus à faibles revenus, qui ne peuvent troquer ce bon uniquement contre de la nourriture, dans les établissements qui les acceptent.



Le document fait remarquer que les territoires abritant les populations hispaniques les plus importantes comme la Californie, la Floride, New York et le Texas sont aussi ceux qui concentrent le plus de bénéficiaires des coupons, dépassant chacun les trois millions de citoyens concernés.



Les données révèlent que, dans ce tableau d'ensemble, près de 17 millions d'enfants vivent dans des ménages « soumis à l'insécurité alimentaire » et que 5,2 millions d'enfants latinosentrent dans cette catégorie.

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