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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 20:40

OhioMar82Après le Wisconsin, l’Etat de l’Ohio fait passer une loi remettant en cause les droits syndicaux et sociaux des fonctionnaires


Article du Morning Star, quotidien du PC de Grande-Bretagne


 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


 

Le gouverneur républicain de l’Ohio a ratifié jeudi une loi limitant les droits à la négociation collective des 350 000 travailleurs du public. La signature de John Kaisch a suivi l’adoption de la loi par la Chambre de l’Etat et le Sénat qui sont dominés par ses amis Républicains.


 

Les opposants souhaitent mettre cette question au cœur du scrutin de Novembre, donnant aux électeurs une opportunité de mettre en échec la loi. Les syndicats envisagent de descendre dans la rue et de récolter des signatures contre la mesure, qui a provoqué des semaines de manifestations suivies par des milliers de personnes.


 

Des débats sur la restriction des droits à la négociation collective ont explosé dans tous les États-Unis, notamment au Wisconsin, où le gouverneur a ratifié le projet de loi supprimant la plupart des droits des travailleurs concernant les conventions collectives et en diminuant leurs salaires. Mais jeudi un juge a temporairement bloqué l’entrée en vigueur de la loi en Wisconsin.


 

Les Républicains du Wisconsin ont fait pression pour l’adoption du projet de loi tout au long du mois dernier en dépit de trois semaines de manifestations massives qui ont dépassé les 70 000 personnes et d’un boycott par les sénateurs d’Etat démocrates.


 

Les conservateurs soutiennent que de telles mesures sont nécessaires pour équilibrer les budgets et pour réduire les déficits. Mais pour les opposants, il ne s’agit que de mesures anti-syndicales. Le projet de loi a poussé des milliers de manifestants dans la rue, a incité le leader de la défense des droits civiques, le révérend Jesse Jackson, à se rendre dans l’Etat et a rempli des salles d’audience durant des semaines.


 

Cette loi empêche les syndicats de négocier les salaires, elle supprime également les augmentations automatiques de salaires et interdit les grèves. Elle s’applique aux enseignants, infirmières et à de nombreux autres fonctionnaires – y compris les policiers et les pompiers, qui en étaient exemptés dans le Wisconsin. Une commission parlementaire a également ajouté des amendements qui rendent encore plus difficiles la rentrée de cotisations pour les syndicats.


 

Sous le projet défendu en Ohio, les policiers et les pompiers ne seront pas en mesure de négocier sur le nombre de personnes en service. Cela signifie qu’ils ne peuvent négocier le nombre d’agents affectés aux camions de pompiers ou aux voitures de police. Une des plus grosses inquiétudes concerne les voitures de patrouille composées d’une seule personne, a déclaré le président du syndicat des policiers municipaux de Cleveland. Sous la convention actuelle, les agents de police de Cleveland doivent être deux dans une voiture de patrouille quand ils roulent dans certains quartiers dangereux.


 

Les effectifs de la police de Cleveland ont diminué au cours de la dernière décennie. Deux vagues de licenciements ont fait fondre la force de travail de plus de 300 agents depuis 2004. L’unité chargée des crimes de rue, qui enquêtait ordinairement sur la prostitution et le jeu, n’existe plus. Celle qui s’occupait des vols de voiture a été également dissoute. Et une ville qui s’étend sur 35 km le long du lac Erié n’a même plus un seul bateau pour patrouiller dans ses eaux.


 

Cf sur la lutte dans le Wisconsin: Les fonctionnaires du Wisconsin engagent la contre-attaque des travailleurs aux États-Unis: des dizaines de milliers de manifestants contre la casse des droits syndicaux et sociaux

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 23:16

wisconsinprotest 460x276De Los Angeles à New York, des dizaines de milliers d'états-uniens manifestaient ce week-end en solidarité avec la lutte des fonctionnaires du Wisconsin pour leurs droits syndicaux

 

 


Les manifestations s'étendent à tous les Etats-unis


Traduction JC à partir d'un article du Morning Star pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Des rassemblements ont été organisés aux quatre coins des Etats-unis ce samedi pour soutenir les dizaines de milliers de manifestants devant le capitole du Wisconsin dans leur lutte contre la législation anti-syndicale.



Des dizaines de milliers de partisans des syndicats ont organisé des rassemblements de New York à Los Angeles dans une véritable démonstration de solidarité alors que les manifestations à Madison, capitale du Wisconsin, sont entrées dans leur 12ème ininterrompu et ont réussi à attirer une foule de plus de 70 000 personnes.



Des centaines d'entre eux ont tapé sur des tambours et crié dans des mégaphones, tandis que les autres avaient bravé une météo glaciale et des chutes de neige lors d'un rassemblement qui a littéralement inondé les rues de la ville.



Le gouverneur Républicain Scott Walker a présenté un projet de loi qui comprend la remise en cause pour presque tous les travailleurs du public, des bibliothécaires aux conducteurs de chasse-neige, de leur droit à la négociation collective de leurs conditions de travail et leurs avantages sociaux.



« Le Wisconsin est en train d'ouvrir un peu les yeux des gens », a déclaré Jay Van Loenen, un enseignant qui a assisté à un rassemblement à Denver qui a attiré un millier de personnes.



« Je pense que l'idée, c'est d'essayer d'emmener les gens à s'impliquer plus dans leurs syndicats et de créer un front plus puissant afin que si quelque chose se passe ici, nous soyons préparés »



Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblés pour une manifestation à Colombus, dans l'Ohio, où les législateurs envisagent un projet de loi similaire.



Les démocrates de l'Indiana sont parvenus la semaine dernière à mettre en échec un projet de loi Républicain qui aurait fait de l'interdiction d'adhérer à un syndicat une condition à l'emploi.



Des foules importantes d'enseignants, de pompiers et de fonctionnaires ont également participé à des rassemblements dans d'autres capitales dont Topeka au Kansas, Harrisburg en Pennsylvanie et Olympia dans l'état de Washington.



A Los Angeles, les travailleurs du public et d'autres secteurs brandissaient des pancartes où on pouvait lire: « Nous sommes tous des travailleurs du Wisconsin ».



Couverts d'épaisses couches de manteaux, d'écharpes, de chapeaux et de gants, près d'un millier de manifestants ont occupé le devant du Capitole du Minnesota en scandant « Les droits des travailleurs sont des droits de l'Homme » et en agitant des pancartes, où sur certaines ont pouvait lire: « Unis on peut négocier, divisés nous ne pouvons que mendier ».



« Le droit à la négociation collective est un droit Américain », a affirmé devant la foule réuni à St.Paul, Eliot Seide, dirigeant syndical local.



« Il ne peut y avoir de démocratie Américaine si il n'y a pas de fort mouvement syndical ».



Les manifestants ont effectué un sit-in sur les marches du capitole du Wisconsin et ont rempli tant la pelouse gelée que les rues environnantes.



Plusieurs milliers de contre-manifestants avaient tenté une sortie samedi dernier pour soutenir Walker, mais ils se sont rendus très peu visibles cette fois.

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 23:53

WisconsinHearOurVoicesLes fonctionnaires du Wisconsin engagent la contre-attaque des travailleurs aux États-Unis: des dizaines de milliers de manifestants contre la casse des droits syndicaux et sociaux

 



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Ils étaient encore plus de 70 000 travailleurs à manifester samedi dans la capitale du Wisconsin, Madison, pour lutter pour le cinquième jour consécutif contre un projet républicain de casse des conventions collectives des fonctionnaires d'Etat, lançant un mouvement devenu depuis l'exemple de la contre-attaque de la classe ouvrière au cœur du système impérialiste mondial.



Entamé en début de semaine dernière par les travailleurs du public, le mouvement est progressivement monté en puissance avec comme moments forts la première manifestation monstre du jeudi 17, avec 50 000 personnes dans les rues de la capitale, et l'occupation du Capitole le 18 janvier aux cris de « Casser les syndicats, c'est anti-américain ».



wiscosin-7-580x435Samedi 19 janvier, ils étaient plus de 70 000 travailleurs à porter leur colère devant le capitole de l'État du Wisconsin. Si les enseignants constituaient la colonne vertébrale de la mobilisation, à tel point que la plupart des écoles de l'État ont dû fermer leurs portes, pompiers et policiers municipaux ont également participé à l'action.



Fait intéressant, les travailleurs du privé étaient présents en masse aux manifestations: métallurgistes, tôliers ou encore électriciens.



Parmi les slogans préférés des manifestants, le résolu « Mettons en échec le projet de loi », le fier « Voilà à quoi ressemble la démocratie » ou encore, chanté par des centaines de collégiens et de lycéens: « Casser les syndicats, c'est dégueulasse! ».



La cible de la mobilisation: le projet de loi du gouverneur Républicain Scott Walker visant à remettre en cause les droits sociaux garantis dans les conventions collectives, à augmenter les cotisations pour la Sécurité sociale de près de 10% et plus largement à saper la légitimité des syndicats et des conventions collectives comme garanties pour les droits des travailleurs.



L'ampleur de ce mouvement spontané a surpris les directions syndicales et politiques réformistes qui se sont déchirés sur l'attitude à adopter à son égard. Une partie des représentants démocrates a soutenu le projet de loi tandis que la majorité des dirigeants démocrates et syndicaux ont soutenu modérément le mouvement, appelant à l'instauration d'un dialogue entre le gouverneur et les fonctionnaires mobilisés.



Toutefois, les directions sont déjà dépassées par la vigueur du mouvement tandis que le gouverneur a encore une fois annoncé lundi qu'il ne cèderait pas et irait jusqu'au bout. La remise en cause des droits syndicaux et sociaux des fonctionnaires du Wisconsin a en effet valeur de test pour la droite états-unienne. Des offensives similaires sont à prévoir dans les semaines qui viennent dans les Etats de l' Indiana, l'Ohio, le Michigan, la Pennsylvanie et le New Jersey.



Face aux équivoques et à l'hypocrisie d'un Parti démocrate prêt à soutenir du bout des lèvres un mouvement dont il ne partage pas l'essence du combat, seul le Parti communiste des États-Unis se tient résolument du côté des travailleurs saluant « le début d'un soulèvement populaire de masse » contre « une offensive brutale, coordonnée à l'échelle nationale par les Républicains de droite et aussi certains Démocrates conservateurs ».



wiscosin-8-580x435Saignée à blanc et réduite à l'impuissance, par la destruction de ses organisations syndicales et politiques de classe dès les années 1930, la classe ouvrière états-unienne subit depuis une vingtaine d'années une offensive brutale contre ses conditions de vie et de travail. La lutte des travailleurs du Wisconsin, aussi symbolique qu'elle puisse paraître, marque le début de la contre-attaque des travailleurs États-Unis pour la défense des acquis sociaux qui peut lui rester!



(A partir des articles du Morning Star et de People's World, quotidiens respectifs du PC de Grande-Bretagne et des États-Unis)

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 09:55

Capitalism-A-Love-StoryLe parti de l'argent, parti unique aux Etats-unis: la moitié des députés et sénateurs états-uniens millionnaires d'après une étude réalisée par un Institut indépendant


 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Article publié par le site ML Today (représentants de l'aile-gauche du Parti communiste des Etats-unis) à partir d'une nouvelle issue de CBS News et d'un rapport réalisé par le « Center for responsive politics »

 

 

Au Congrès, le débat sur l'extension des cadeaux fiscaux accordés par Bush aux Américains les plus riches est aussi une affaire personnelle.

 

Tandis que la rémunération de base pour les membres du Congrès est de 174 000 dollars annuels, près de la moitié – 261, pour être précis – sont des millionnaires, selon une analyse réalisée à partir des données de 2009 par le « Center for responsive politics » (il y a au total 534 membres à la Chambre et au Sénat). Seulement 1% des Américaines peuvent en dire autant.

 

Alors que l'économie a globalement ralenti au cours des deux dernières années, les membres du Congrès ont en réalité vu leur richesse personnelle agrégée augmenter de plus de 16% entre 2008 et 2009, selon l'étude, qui a analysé les données des déclarations fiscales publiées plus tôt dans l'année.

 

Pas moins de 55 membres du Congrès ont accumulé une richesse moyenne estimée à plus de 10 millions de dollars en 2009, selon le Centre.

 

Selon les estimations du Centre, le membre le plus riche du Congrès est le député républicain californien Darrell Issa, dont les actifs dépassent les 305 millions de dollars. La députée républicaine californienne Jane Harman le talonne avec 293 millions de dollars, et le sénateur démocrate du Massachussetss John Kerry ferme ce podium avec 238 millions de dollars.

 

Il est seulement exigé des membres du Congrès qu'ils rendent compte de leur patrimoine et de leurs dettes dans les grandes lignes, donc le Centre a calculé la richesse estimée moyenne de chaque membre du Congrès en déterminant la valeur minimale et maximale de leurs actifs. De plus, les déclarations de ressources financières fédérales n'exigent pas que les membres du Congrès déclarent certains actifs tels que les résidences personnelles.

 

La liste des membres les plus riches au Congrès est bi-partisane. A la Chambre, cinq démocrates et cinq républicains forment le top 10 des députés les plus riches, alors qu'au Sénat, ce sont six démocrates et quatre républicains qui constituent le top 10.

 

La richesse médiane d'un député en 2009 s'élevait à 765 010 dollars, alors que la richesse médiane d'un sénateur en 2009 était approximativement de 2,38 millions de dollars.

 

Les députés et sénateurs ont réalisé des investissements lors de l'année écoulée dans un certain nombre d'entreprises fortement représentées au Capitole, dépensant des sommes importants en démarches de lobbying et en dons politiques. L'entreprise la plus populaire parmi les Congressistes, selon le Centre, se trouve être General Electric, dans laquelle 82 congressistes ont investi. La deuxième entreprise plus populaire est Bank of America, qui a bénéficié des investissements de 63 membres du Congrès.

 

Le rapport du Centre vient au moment où le Congrès doit juger ce qu'il convient de faire des cadeaux fiscaux de l'ère Bush, qui arrivent à expiration à la fin de l'année. Le président Obama est depuis longtemps un partisan d'une extension de ces cadeaux fiscaux à tous exceptés pour les individus qui gagnent plus de 200 000 dollars ou pour les ménages gagnant plus de 250 000 dollars – soit les 2% des contribuables les plus riches. Les républicains et certains démocrates modérés, toutefois, veulent étendre à tous sans exceptions ces cadeaux fiscaux, et la Maison blanche a souligné sa volonté de parvenir, dans une certaine mesure, à un compromis à ce sujet.

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 22:20

estados-unidos-y-los-nazisLa CIA a garanti à des hauts dignitaires et tortionnaires Nazis un « refuge sûr » aux Etats-unis, révèle un rapport secret publié par le New York Times



Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Extrait d'un article publié initialement dans le New York Times du 14 novembre 2010 et répercuté par le site CubaDebate



Une histoire secrète de l'opération de chasse aux Nazis du gouvernement des Etats-unis conclut que les responsables du renseignement Américain ont créé un « refuge sûr » aux Etats-unis pour les Nazis et leurs collaborateurs après la seconde guerre mondiale, et elle détaille des décennies de conflits, souvent dissimulés, avec d'autres nations sur le sort criminels de guerre ici et à l'étranger.



Le rapport de 600 pages, que le Département de justice a essayé de garder secret pendant quatre ans, fournit de nouvelles preuves sur plus d'une vingtaine parmi les cas les plus notoires de dignitaires Nazis sur les trois dernières décennies. (...)



Le rapport dresse la liste à la fois des succès et des échecs de la bande d'avocats, d'historiens et de chercheurs du Bureau des enquêtes spéciales (OSI) du Département de la justice, qui a été créé en 1979 pour extrader les Nazis.



Peut-être que les révélations les plus accablantes de ce rapport viennent de l'étude qui est faite de la collaboration de la CIA avec des émigrés Nazis. Des universitaires et de précédents rapports gouvernementaux avaient admis l'usage par la CIA de Nazis à des fins de renseignement après la guerre. Mais ce rapport va plus loin en nous informant sur le niveau de la complicité et de la tromperie Américaine dans de telles opérations.



Le rapport du Département de la Justice, décrivant ce qu'il appelle « la collaboration du gouvernement avec les persécuteurs », affirme que les enquêteurs de l'OSI ont appris que certains des Nazis « avaient reçu en toute connaissance de cause la permission d'entrer » aux Etats-unis, même quand les fonctionnaires étaient au courant de leurs antécédents. « L'Amérique, qui se targue d'être un refuge sûr pour les persécutés, est devenue – dans une certaine mesure – un refuge sûr pour les persécuteurs également », déclare-t-il.



Le rapport rend compte également des divisions au sein du gouvernement sur les efforts, et les écueils juridiques, concernant la prise en compte des témoignages des survivants de l'Holocauste datant d'il y a plusieurs décennies. Le rapport conclut également que le nombre de Nazis qui ont pu se réfugier aux Etats-unis était très certainement bien en-deça des 10 000, chiffre souvent cité par les responsables gouvernementaux.



Le département de la Justice a résisté à la publication de ce rapport depuis 2006. Sous la menace de poursuites judiciaires, elle a rendu une version lourdement expurgée le mois dernier à un groupe de recherche privé, le National security archive, mais même à ce moment-là, les partis les plus sensibles sur le plan légal et diplomatiques étaient omises. Une version complète a pu être obtenue par le New York Times.



Le Département de la Justice a déclaré que le rapport, produit de six années de travail, n'a jamais été formellement terminé et ne représente pas ses conclusions officielles. Il cite de « nombreuses erreurs factuelles et omissions », mais a refusé de spécifier où elles se trouvaient. (…)



von bronschwigEn retraçant les cas de Nazis qui ont été aidés par les agents du renseignement Américains, le rapport cite l'aide que les agents de la CIA ont apporté en 1954 àOtto von Bolschwing, un associé d'Adolf Eichmann qui avait contribué à développer les plans initiaux pour « purger l'Allemagne des Juifs » et qui a plus tard travaillé pour la CIA aux Etats-unis. Dans une série de notes de service, des responsables de la CIA débattent pour savoir quoi faire si von Bolschwing était attaqué sur son passé – soit nier toute affiliation Nazie soit « l'expliquer sur la base de circonstances atténuantes », affirme le rapport. (…)



Le rapport examine également le cas de Arthur L. Rudolph, un scientifique nazi qui gérait l'usine de munitions de Mittelwerk. Il a été amené aux Etats-unis en 1945 pour son expertise dans la fabrication de fusées dans le cadre de l'Opération Paperclip, un programme américain qui recrutait des scientifiques qui avaient travaillé en Allemagne nazie. Rudolph sera plus tard honoré par la NASA en tant que père de la fusée Saturne V.



Le rapport cite une note de service de 1949 du numéro 2 du Département de la Justice pressant des agents de l'immigration de laisser Rudolph revenir au pays après un séjour au Mexique, déclarant que si ce n'était pas le cas, cela « serait au détriment de l'intérêt national ».



Les chercheurs du Département de la Justice ont trouvé plus tard des preuves que Rudolph était engagé bien plus activement dans l'exploitation des travailleurs forcés à Mittelwerk que ce que lui ou les agents du renseignement Américains avaient admis, selon les dires du rapport. (…)



En 1980, les procureurs ont déposé une motion qui « dénaturait les faits » en affirmant que des vérifications dans les dossiers de la CIA et du FBI ne révélaient aucune information sur le passé Nazi de Tscherim Soobzokov, ancien soldat de la Waffen SS. En fait, selon le rapport, le Département de la Justice « savait que Soobzokov avait informé la CIA de ses liens avec la SS après son arrivée aux Etats-unis ». (…)



mengele4Le chapitre sur le Dr. Josef Mengele, un des Nazis les plus célèbres ayant pu échapper aux poursuites, détaille les efforts sophistiqués de l'OSI au milieu des années 1980 pour déterminer si il avait fui aux Etats-Unis et s'il pouvait être vivant.



Il décrit comment les chercheurs ont utilisé des lettres et des carnets apparemment écrites par le Dr.Mengele dans les années 1970, ainsi que des fiches dentaires Allemands et des annuaires Munichois pour suivre sa trace.



Après la mise en place des tests ADN, le morceau de cuir chevelu [conservé dans un tiroir d'un haut fonctionnaire du Département de la Justice]qui avait été rendu aux autorités Brésiliennes, s'est révélé être une preuve capitale pour établir que le Dr.Mengele avait fui au Brésil et y était mort en 1979 sans jamais être entré aux Etats-unis. (...)



demanjuk 505f5Un chapitre sur l'échec le plus médiatisé de l'OSI – l'affaire contre John Demanjuk, un ouvrier de l'automobile Américain à la retraite que l'on ait pas parvenu légalement à faire identifier comme le Ivan le Terrible de Treblinka – supprime des dizaines de détails, y compris une décision rendue par la Cour d'appel en 1993 qui a soulevé des accusations de caractère éthique envers certains hauts responsables du Département de la justice.

 

 

 

Cette section omet également un passage révélant que des émigrés Lettons sympathisants avec M.Demanjuk se sont secrètement arrangés pour que la poubelle de l'OSI leur soit livrés chaque jour entre 1985 et 1987. Les émigrés fouillaient les poubelles pour y trouver des documents classifiés qui auraient pu aider M.Demanjuk, qui est actuellement poursuivi dans un procès  à Munich, pour des accusations de crimes de guerre.



Mme Feigin, en charge du rapport, a déclaré qu'elle était abasourdie par la tentative du Département de la Justice de conserver secrète une part centrale de son histoire aussi longtemps. « C'est une histoire incroyable qui doit être racontée », a-t-elle déclaré.

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