Présentation

    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

Recherche

12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 07:03

euro-greeceLa Commission européenne autorise le gouvernement grec à vendre des produits périmés en Grèce !

 

Article JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

La nouvelle est passée quelque peu inaperçue en fin d'année dernière, l'occasion de la rappeler. Elle dépasse les limites de l'horreur en Grèce, pays où depuis le début de la saignée orchestrée par l'UE et le FMI prolifèrent les maladies que l'on pensait éradiquées en Europe.

 

Vendre des produits périmés dans les super-marchés : c'est légal en Grèce depuis le 1er septembre 2013, alors qu'a été modifié en ce sens le code de réglementation de la grande distribution, ce que révélait le site EurActiv dès l'été dernier.

 

Pour le gouvernement grec, c'est la solution miracle : de quoi casser les prix, doper les ventes des commerçants, relancer la consommation … quitte à jouer avec la santé et la vie des Grecs.

 

Cette mesure a suscité l'indignation de la population. Le gouvernement a tenu à rassurer la population, attention, les produits seront étiquetés et devront être à tarif réduit. Les Grecs auront-ils une réduction à l'hôpital ou à la morgue, après avoir ingurgité de telles insanités ?

 

Les responsables de la Comission européenne à la Santé et à la Sécurité donnent leur feu vert !

 

Surtout, le gouvernement a tenu à faire savoir que « ce nouveau code est tout simplement plus conforme à la réglementation de l'Union européenne », de la bouche du vice-ministre grec au développement, Athanasios Skordas.

 

En effet, le gouvernement a garanti qu'il avait consulté divers responsables de la Commission à la santé et à la sécurité qui leur ont donné leur feu vert, confirmant que cette mesure ne rentrait pas en contradiction avec la législation communautaire (sic).

 

On se souvient du scandale touchant l'Agence de sécurité alimentaire européenne, la majorité des «  experts » étant liés aux grandes entreprises de l'agro-alimentaire, dans des situations de conflit d'intérêt ouvert ou latent.

 

« Le gouvernement ne fait que créer des présentoirs de super-marchés pour les pauvres »

 

L'Association des consommateurs grecs, Paremvasia, a dénoncé le fait que « les prix sont élévés. Nous voulons les diminuer, surtout pour les denrées alimentaires, mais pas comme ça ».

 

En effet, dans la seule année 2012, le prix du sucre a augmenté de 15 %, celui des œufs de 7 %.

 

Selon Paremvasia, il s'agit de créer un système à deux vitesses, dont les pauvres – de plus en plus nombreux – seront les victimes : « le gouvernement ne fait que créer des présentoirs de supermarchés destinés aux pauvres ».

 

De quoi alimenter le désastre humanitaire et sanitaire en Grèce. Dans un pays où désormais 30 % de la population est privée de couverture médicale, les maladies et les troubles psychologiques atteignent des proportions inédites.

 

De quoi alimenter le désastre humanitaire en Grèce

 

Les hôpitaux publics, privés de médicaments, ayant perdu 35 000 infirmières, docteurs, travailleurs de la santé depuis 2008, sont débordés, incapables de traiter ces malades. C'est les cliniques privées hors de prix qui en profitent, elles ont vu leur fréquentation augmenter de 25 % depuis 2008.

 

Traitement des cancers, accompagnement des accouchements, suivi des troubles psychologiques : ces opérations lourdes, coûteuses mais vitales sont les premières à subir les coupes de plus de 40 % du budget consacré à la santé depuis 2008.

 

Les conséquences chiffrées sont effrayantes : hausse du taux de mortalité infantile de 40 %, le nombre de dépressions a doublé, les suicides ont augmenté de 45 %, celui du nombre d'infectés du SIDA a été multiplié par trois.

 

Des maladies que l'on croyaient éradiquées ressurgissent, de la malaria au virus du nil occidental.

 

La lutte contre la faim redevient une question vitale en Grèce. Nous avions révélé en octobre dernier que les deux-tiers des enfants grecs vont à l'école la faim au ventre dépassant les chiffres constatés au Mozambique ou au Zimbabwe !

 

Dans certains quartiers populaires d'Athènes, le nombre de personnes qui dépendent de la banque alimentaire et des soupes populaires dépasse désormais les 90 %, alertent les associations de terrain dans un article repris par le journal britannique The Guardian en août dernier.

 

Face à ce désastre humanitaire, au cœur de l'Europe, le gouvernement grec et la Commission européenne n'ont qu'une chose à proposer : déprécier la valeur des marchandises, déprécier la valeur des vies humaines. Détruire les produits, détruire les vies.

 

Socialisme ou barbarie, l'alternative posée par Rosa Luxembourg est toujours actuelle. Il est temps de changer de système économique : rompre avec le capitalisme, rompre avec l'UE du capital, c'est urgent !

 

A relire : La majorité des élèves grecs vont en classe la faim au ventre : conséquence tragique des politiques imposées par l'Union européenne

 

Conflit d'intérêt à l'Agence de sécurité alimentaire européenne : plus de la moitié des « experts » liés à l'industrie agro-alimentaire

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Grèce et Chypre
commenter cet article
3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 10:33

hands-off-cyprus.jpgCrise à Chypre : mise en échec des privatisations imposées par l'UE, chute du gouvernement ... grâce aux communistes ! 

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La petite île chypriote est un grain de sable pour la « Troika » : ce vendredi, un plan de privatisation de trois entreprises publiques a été mis en échec par le Parlement, après des mobilisations populaires, le gouvernement a donné sa démission collective.



Peut-être n'est ce qu'un répit, mais au vu de l'affolement dans la presse économique européenne, c'est aussi un camouflet pour l'Union européenne, le FMI, les milieux financiers européens qui ont tenté d'imposer le bradage du patrimoine national chypriote.



« Nous n'accepterons pas le bradage du patrimoine national » (AKEL)



Le plan de privatisation de trois entreprises publiques majeures a été rejeté par le Parlement à 25 voix contre, 25 voix pour et 5 abstentions. Sur les 25 voix contre, 19 viennent des communistes de l'AKEL, 5 des socialistes de l'EDEK avec 1 écologiste. 5 parlementaires de droite se sont abstenus.



Le plan de privatisation est un élément-clé de l'accord conclu avec le FMI, l'UE l'an dernier de 10 milliards de $. Le leader du parti de droite DISY, Averof Neophytou, a réaffirmé que « les privatisations sont une nécessité ».



Le dirigeant du parti communiste AKEL a, lui, déclaré au Parlement qu'il n'accepterait pas « le bradage du patrimoine national », dénonçant le « chantage des prêteurs internationaux », visant l'UE et le FMI.



Le gouvernement a proposé ce vendredi la privatisation de trois fleurons nationaux : Cyprus Telecom (CyTA), l'Entreprise nationale électrique et les ports du pays, avec comme objectif de lever la somme de 1,4 milliards d'euros pour rembourser les créanciers européens.



Le gouvernement démissionne après le rejet du plan de privatisation



Le rejet de ce plan de privatisation s'inscrit dans le cadre d'une semaine de mobilisation populaire qui a culminé ce vendredi par une manifestation de plusieurs milliers de Chypriotes en colère, devant le Parlement, juste avant le vote.



Ce vendredi, les membres du gouvernement ont donné leur démission collective. Le président chypriote a accepté cette décision et devrait annoncer un nouveau Cabinet d'ici la mi-mars.



Le camouflet du vote contre le plan de privatisations au Parlement, ainsi que des désaccords dans la coalition gouvernement sur les pourparlers de paix autour de la « question nationale » expliquent cette crise politique.



AKEL : refus des privatisations, sortie de l'Euro et alternative à l'UE



AKEL s'est réjoui de cette victoire au Parlement et exige que le « le gouvernement respecte l'issue du vote (…) et ne fasse pas comme à l'accoutumée, méprisant le vote populaire ».



Les communistes chypriotes réaffirment à nouveau la nécessité « d'être ferme avec la Troika et de ne laisser passer aucune privatisation (…) nous sommes prêts à proposer des alternatives au bradage de notre patrimoine national ».



On se rappelle que l'AKEL avait décidé l'été dernier d'adopter officiellement la position de « sortie de l'Euro », après avoir appelé à une politique de rupture avec l'Union européenne et le FMI, faisant son auto-critique par rapport aux espoirs qu'elle avait pu avoir d'aménagement du cadre européen.



 

Un parti qui refuse les privatisations, exige de sortir de l'Euro, construit la mobilisation contre les politiques anti-sociales dans la rue et au Parlement : voilà ce dont nous aurions bien besoin dans la période, à Chypre et partout en Europe !

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Grèce et Chypre
commenter cet article
17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 07:27

tsipras-schulz.jpgQuand SYRIZA et Alexis Tsipras mettaient leurs espoirs dans l'élection de François Hollande pour « changer l'Europe » !

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ *

 

En ce début février, M.Alexis Tsipras était présent à Paris pour présenter sa candidature à la Commission européenne. Il n'avait pas de mots pour décrire sa déception face à la politique de François Hollande. Il faut dire qu'il avait fait sa campagne en 2012 … en Grèce !

 

Ce 3 février, Tsipras rendait publique sa profession de foi à Paris. Dans son discours, sept reprises, il a exprimé sa déception, son indignation, sa rage face à la politique de François Hollande, celle « du défenseur de la politique la plus à la droite que l'Europe ait subi ».

 

« Si le gouvernement Hollande était différent, l'Europe d'aujourd'hui serait différente » ! Avec des si …

 

Pourtant, Alexis ne peut éviter de nourrir la nostalgie de son rêve avorté d'un « Grand soir » électoral : « Si le gouvernement Hollande était différent, toute l'Europe d'aujourd'hui serait différente ! ». Avec des « si », on refonderait l'Europe !

 

Au moment de la crise de l'Union européenne, instrument de domination du grand capital discrédité auprès des peuples, il ne propose encore dans son discours que de « réunifier l'Europe », « reconstruire l'Union européenne », « changer l'Europe ».

 

Le tout sur la base d'un « New Deal » européen, un « Plan Marshall » pour l'Europe, un allégement de la dette semblable à celui de la RFA en 1953. De drôle de références à la fois keynésiennes et atlantistes, pour un candidat présenté comme « radical » dans la presse dominante.

 

On sait que ces derniers mois Alexis Tsipras n'a pas manqué de rassurer les grands de ce monde : le ministre de l’Économie allemand à Berlin, les responsables du FMI à Washington, jusqu'à envoyer une lettre à Mario Draghi, à Herman van Rompuy et José Barroso avec le même discours : « Je ne suis pas dangereux, je veux sauver l'Euro et l'Europe, aidez-moi ».

 

Alors pourquoi – lui qui sème encore tant d'illusions – expriment ces illusions perdues face à Hollande ? Il faut revenir sur les déclarations de SYRIZA, en particulier, de M.Tsipras entre 2010 et 2012 pour comprendre cet acte d'apostasie.

 

Hollande, Tsipras et le « vent du changement » en Europe

 

SYRIZA, en particulier Alexis Tsipras, avait depuis longtemps préparé le terrain opposant l' « Europe des Merkel-Sarkozy » au « vent du changement » que pouvait compter l'élection d'un président « de gauche » en France, pouvant faire basculer l'Europe à gauche.

 

Dès 2010, Tsipras disait qu'il « ne serait pas possible pour la Grèce d'avoir un gouvernement engagé dans le mémorandum si le ministre de l’Économie français déclarait que le pacte budgétaire devait être modifié ».

 

C'était le 17 mai 2010, devant le groupe parlementaire de SYRIZA. De quoi laisser un espoir de changer la situation en Grèce … si un gouvernement « progressiste » était élu en France !

 

Trois jours après, toujours en 2010, il ajoutait au Comité central de SYRIZA : « la volonté populaire est nécessaire pour sortir de la voie à sens unique des néo-libéraux ». Par néo-libéraux, il faut attendre Sarkozy-Markel. Par volonté populaire, vote bien sûr.

 

Si des doutes subsistaient, l'euphorie du côté de SYRIZA en 2012 – année électorale en Grèce comme en France – suffit à les dissiper. Pour Tsipras, l'élection de Hollande marquait le « vent du changement » capable de faire basculer l'Europe à gauche.

 

« Il y a une forte exigence de renverser les talibans du néo-libéralisme, je souhaite que cela vienne d'une victoire de Hollande en France »

 

L'égérie des plateaux télé, la députée Rena Dourou, responsable de SYRIZA aux Affaires étrangères, allait plus loin en mars 2012 quand elle disait de François Hollande :

 

« que le degré de son engagement à renégocier (le pacte d'austérité) dépendra en fin de compte du pourcentage du candidat du Front de gauche (…) qui permettra de peser de façon efficace sur Hollande (…) Si le résultat des urnes confirme les bons sondages, ce sera la preuve que l'unité de la gauche peut changer la donne – une leçon que n'a pas apprise le KKE chez nous ! »

 

Un autre dirigeant de premier plan de SYRIZA, Papadimoulis, pouvait rajouter une couche sur les ondes de Radio FM, le 4 mai, entre les deux tours : « il y a une forte exigence de renverser les talibans du néo-libéralisme, et je souhaite que cela vienne d'une victoire de Hollande en France ».

 

Si on continue dans l'image, Hollande est aux talibans du néo-libéralisme ce que Bush est à Ben Laden : son alter ego.

 

« Si j'étais Français, je ferais comme Mélenchon : je voterai Hollande au deuxième tour, sans conditions »

 

Et Tsipras lui-même, Qu'en pensait-il ?

 

Il défend Mélenchon dans un entretien avec le site protagon.gr le 4 mai, quand celui-ci annonçait qu'il voterait pour Hollande sans conditions au deuxième tour. « Je ferais pareil si j'étais Français »disait-il, « sans illusions ». Ces illusions, il les gardait pour le peuple grec !

 

Après la première place de Hollande au 1er tour, Tsipras criait au triomphalisme en conférence de presse, le 29 avril : « la mobilisation des peuples européennes devient une force de changement qui vient renverser les politiques destructrices de Sarkozy-Merkel ». Le changement, c'est maintenant !

 

Lors de sa rencontre avec Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon à Paris, le 21 mai, juste après l'élection de Hollande, le sourire aux lèvres, Alexis Tsipras pouvait prophétiser :

 

« Il y a un vent de changement, une ambiance de rupture en Europe »… même si il conseillait amicalement à Hollande de « faire attention à ne pas devenir 'Hollandreou' ».

 

On était alors en Grèce dans la campagne pour les secondes élections législatives, qui virent SYRIZA faire un bond électoral de 4,5 % en 2009 à 26,9 % en 2012, à grand renfort de couverture médiatique et de transfuges du navire PASOK en train de prendre l'eau !

 

Tsipras pouvait conclure un meeting électoral place Omonia à Athènes, le 14 juin 2012 : « oui, l'Europe de Juin est bien différente de celle de Mai. L'atmosphère politique a changé ».

 

Que s'est-il passé entre mai et juin ? L'élection de François Hollande, porteur d'un « vent du changement », devait changer la France, changer l'Europe, offrir des perspectives au peuple grec. Deux ans après, que reste-t-il de ces illusions semées par Tsipras ?

 

Les modèles de Tsipras : Soares, Papandreou, Mitterrand, les fossoyeurs de l'alternative !

 

Le peuple grec continue à mourir sous les coups de l'austérité coordonnée par Merkel et Hollande – qui est venu en février 2013 pour encourager la poursuite des coupes sociales, des privatisations dont les monopoles français espèrent tirer profit.

 

Ce 3 février, M.Tsipras peut bien pester contre Hollande. Quelle est sa référence pour changer l'Europe ?

 

Lisons sa déclaration : l'Union de la gauche de 1981, menée par des « vrais socialistes » qui avaient pour nom Soares au Portugal, Papandreou en Grèce, Mitterrand en France : les fossoyeurs de l'espoir,les tueurs d'alternative en Europe.

 

Méfiance, face aux fausses alternatives, « veillons et armons-nous en pensée », comme disait le révolutionnaire allemand Georg Buchner !

 

* nous avons puisé dans les propos tenus par les dirigeants de SYRIZA dans les médias grecs, et nous remercions en cela nos camarades grecs de nous avoir indiqué certaines des déclarations citées ci-dessus

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Grèce et Chypre
commenter cet article
26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 07:28

euro-greeceNoël à Athènes : les familles réduites au chauffage au bois ... pendant que les armateurs se chauffent aux cadeaux fiscaux !



Article d'Arnold Schultzer, pour Junge Welt (journal communiste allemand)





Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

 

 

Noël 2013 dans l'UE : lundi, la chancelière allemande Angela Merkel est à la une, à St-Moritz, pour deux semaines de vacances.

 

 

Le même jour, l'information nous parvient qu'en Grèce, après les dernières mesurées dictées par Berlin, votées la semaine dernière au Bundestag à la fois par le SPD et la CDU/CSU, dans 6 000 entreprises grecques, la prime de Noël est supprimée, ou leurs employés contraints de faire un faux témoignage, pour dire qu'ils ont reçu la prime.

 

Pour les retraités grecs, la prime de fin d'année est déjà supprimée depuis le début de la crise.

 

 

De longues queues se formaient lundi devant les sièges des bureaux de perception, de plus en plus de gens déclarent se séparer de leurs voitures.

 

 

Et le ministre de la Santé Adonis Georgiades a tiré la sonnette d'alarme parce que les pauvres, désespérés, se chauffent désormais avec du bois et que la pollution de l'air a pris des proportions alarmantes dans presque toutes les villes du pays.

 

 

Ce n'est pas la pauvreté qui l'inquiète, mais les particules d'air, le ministre ! S'il y a trop de particules, il n'y a qu'à mettre l'électricité à peu de frais à disposition des chômeurs et des pauvres qui en ont besoin.

 

 

Toutes les familles avec moins de 12 000 € devraient y avoir le droit. Chaque enfant supplémentaire élèverait la limite de 3 000 €.

 

 

Depuis 2009, le revenu en Grèce a diminué en moyenne, selon les syndicats, de près de 40 %.

 

 

Cependant, l'article 107 de la Constitution grecque n'a pas bougé : il garantit aux armateurs du pays une exemption d'impôt.

 

 

C'était le 6 décembre dans le Suddeutsche Zeitung : « Au début du mois de novembre, le gouvernement a forcé les armateurs à mettre la main à la poche pour la première fois, dans le cadre d'un nouveau plan d'austérité, à hauteur de 140 millions d'euros. »

 

 

Ils devraient s'en remettre. Cela correspond à un millième des bénéfices qu'ont fait quelque 700 familles dans les années 2000.

 

 

3760 navires appartiennent à des armateurs grecs, mais seulement 862 sont sous pavillon grec. Les bénéfices issus de la navigation internationale sont exemptés d'impôt, les navires grecs sont imposés selon une loi de 1957 non en fonction des gains, mais d'après le tonnage.

 

 

Les putschistes fascistes à la solde de l'OTAN avaient inscrit cette exemption fiscale dans la Constitution.

 

 

L'argent grec a ensuite été placé soit en Suisse soit dans l'immobilier, en Allemagne ou en Grande-Bretagne. Il est là bien au chaud, chez les Merkel and co.

 

 

Sinon les données publiées lundi parlent d'elles-mêmes : selon les estimations de l'industrie automobile, on constate une perte d'un million de véhicules depuis 2009.

 

 

De janvier à novembre, les nouvelles immatriculations ont chuté de près de 40 %, pour atteindre les 55 000 véhicules. Il s'agit de la plus forte baisse au sein de l'Union européenne.

 

 

Dans une interview accordée à Bild, l'ancien chancelier Helmut Schmidt (SPD) a mis en garde, lors de son 95 ème anniversaire lundi, la crise de l'UE et de ses institutions rattrapera l'Allemagne l'an prochain « et mettra toutes les autres questions de côté ».

 

 

 

Il faudra un allègement de la dette de la Grèce, l'économie ne pourra pas être sauvée autrement.

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Grèce et Chypre
commenter cet article
14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 15:13

akel.jpgLes communistes chypriotes (AKEL) critiquent l’hypocrisie des fonds de cohésion européens, « cheval de Troie de l’austérité »

 

 

Au moment où le Parti de la gauche européenne (PGE) se réunit à Madrid pour lancer son mot d’ordre de « refondation de l’Europe », axé sur l’exigence de ré-orienter les institutions européennes, et de créer des « fonds de solidarité européens », la position de l’AKEL dénonçant l’hypocrisie des « fonds de solidarité européens » est digne à être rappelée :

 

 

Communiqué du Parti des travailleurs chypriotes, l’AKEL

 

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

 

 

Le 20 novembre dernier, la session du Parlement européen a adopté de nouvelles règles pour la Politique de cohésion de l’Union européenne concernant la période allant de 2014 à 2020.

 

 

En ce qui concerne Chypre, nous considérons que lier les fonds de cohésion sociale avec la mise en place des réformes du Mémorandum est inacceptable.

 

 

Pas le moindre montant supplémentaire n’est accordé par l’UE à Chypre qui se trouve au beau milieu d’une crise profonde, qui va en s’intensifiant, en raison des mesures imposées par le Mémorandum.

 

 

Au contraire, même les montants prévus pour la période précédente, sont remis en cause.

 

 

Toute la philosophie des fonds de l’Union européenne est guidée par les « lois » de la pérennité et de la compétitivité des grandes entreprises. Nous faisons juste remarquer que, concernant les PME, toutes les entreprises employant jusqu’à 250 salariés sont comprises.

 

 

Clairement, l’analyse qui est faite n’est liée qu’à la situation économique des grandes entreprises et n’évoquent pas du tout les véritables petites entreprises, qui sont en lutte permanente pour la survie ou sont forcés par les monopoles à fermer leurs portes.

 

 

Nous soulevons la question suivante : avec quels fonds le gouvernement apportera sa propre contribution, étant donné que nous sommes accablés par ce cadre étouffant, pieds et poings liés comme pays par le Mémorandum ?

 

 

Même avec l’augmentation de la part de la contribution de l’UE, d’autres paramètres complexes doivent être pris en compte pour rendre ces programmes efficaces, des paramètres qui ne sont pas réunis.

 

 

 

AKEL a voté contre la philosophie des Fonds structurels pour la reconstruction car ils ne nous ressortent que les mêmes politiques néo-libérales, en échec, celles qui ont mené à l’approfondissement de la crise capitaliste, bien que nous n’ayons pas voté contre les programmes concrets, en affirmant notre propre position.

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Grèce et Chypre
commenter cet article