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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 11:12
Grèce et UE: débat public à l'initiative du KKE

Nous informons nos lecteurs de cette réunion publique, susceptible de les intéresser, et qui rencontre notre ligne éditoriale. Un compte-rendu en sera diffusé. Solidinter.

 

L'organisation du Parti communiste de Grèce (KKE) en France vous invite à une réunion publique:

 

Grèce et Union européenne: l'actualité politique et la position du KKE

 

Introduction de Yorgos Marinos, membre du bureau politique du Comité central du KKE

Vendredi 7 octobre 2016, à 19h30

à l'AGECA, 177 rue de Charonne, Paris 11ème (métros Charonne ou Alexandre Dumas)

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 15:52
L’anticommunisme de l’UE ne passera pas - Déclaration du PC Grec KKE, à propos de la "Journée européenne du Souvenir" du 23 août

En complément de la déclaration du KKE, on peut relire l'article de vivelepcf contre l'institution de cette "journée du souvenir" anticommuniste par le Parlement européen en 2009 sur le lien suivant: LIEN

 

DECLARATION DU PARTI COMMUNISTE GREC:

 

La délégation du KKE au Parlement européen dénonce les événements anticommunistes organisés par l'Union européenne et la présidence slovaque de l'UE. Les événements se déroulent dans le cadre de la soi-disant « Journée européenne de commémoration des victimes de régimes totalitaires » que l'UE tente d’instaurer le 23 août. Dans ces événements participent des représentants des ministères de la Justice des États membres de l'UE, plusieurs «instituts» et des ONG qui sont financées par des fonds communautaires ayant pour mission spécifique de calomnier le socialisme et réécrire l'Histoire.

Un objectif clair de ce rassemblement anticommuniste est la manipulation de la conscience des travailleurs, du peuple, en premier lieu de la jeunesse, en utilisant comme leurs armes la falsification de l'histoire et des calomnies contre les gains sans précédent des travailleurs dans le socialisme. À travers l’équation historiquement inexacte du communisme et du fascisme, ils cherchent en fait à exonérer le monstre fasciste et le «ventre» qui lui donne naissance et le reproduit: le système capitaliste.

Les événements de l'UE et de la présidence slovaque de cette année, avec l'ajout des discussions sur « la radicalisation en Europe », cherchent encore plus ouvertement à cibler la lutte du peuple pour la libération sociale, l'activité et l'idéologie communiste, comme cela se passe dans des différents États membres de l'UE, où les partis communistes et l'activité politique des communistes sont soumis à des poursuites pénales.

Le gouvernement SYRIZA-ANEL porte d'énormes responsabilités, car avec sa participation à ce rassemblement réactionnaire il légitime et contribue au renforcement de l'anticommunisme, qui est une idéologie officielle de l'UE, et à l'exonération du fascisme qui, historiquement, comme aujourd'hui, se sont révélés des conditions nécessaires à la mise en œuvre de la politique antipopulaire dans tous les États membres de l'UE.

Les peuples ont la mémoire, l'expérience du passé et l'expérience d'aujourd'hui de la barbarie antipopulaire des politiques des monopoles, de l'UE et des gouvernements bourgeois de ses États membres, afin de faire face à la fois à la campagne anticommuniste et la ligne politique antipopulaire, en ouvrant par leur propre alliance la voie vers le pouvoir ouvrier-populaire et leur prospérité.

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 17:44
Sommet de l’OTAN à Varsovie des 8 et 9 juillet 2016 : Déclaration du Parti communiste grec (KKE)

Traduction, MlN pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF »

Des déclarations en faveur de la paix, des décisions pour la guerre

Le sommet de l’OTAN de Varsovie a démontré, une fois de plus, le rôle criminel de cette organisation impérialiste.

Elle y a décidé :

  • La poursuite de la concentration et du transfert de forces armées opérationnelles dans des pays frontaliers de la Russie.
  • L’achèvement de l’installation et la mise en route du soi-disant « bouclier anti-missiles », basé en Roumanie et en Pologne, relié à un support naval et une infrastructure générale permettant l’usage d’armes nucléaires dans une confrontation destructrice. Ce n’est pas par hasard si la déclaration finale du sommet souligne la capacité de l’OTAN à faire usage d’armes nucléaires.
  • La création et le renforcement d’une présence permanente de l’OTAN en Mer Noire, en Mer Baltique, dans l’Atlantique nord, en Mer Egée et en Méditerranée, dans ces deux derniers cas, au prétexte de contrôler les flux de réfugiés qui résultent précisément des guerres impérialistes avec leur cortège de conséquences douloureuses pour les peuples.
  • Le maintien et le renforcement de la présence de l’OTAN en Afghanistan et en Irak, à l’ouest des Balkans, dans le Caucase, en Afrique du nord, dans ces régions en lien avec la poursuite des opérations militaires en Syrie et la préparation d’une nouvelle intervention en Libye.
  • Les décisions de l’OTAN et l’approfondissement de sa collaboration avec L’UE impérialiste, adoptés au nom de la « paix » et de la « sécurité », n’ont, de toute évidence, aucun rapport avec les intérêts réels des peuples mais visent uniquement la « sécurité » des profits des monopoles euro-américains.

Le KKE dénonce le gouvernement grec de coalition Syriza-Anel qui participe activement à tous ces plans dangereux des Etats-Unis, de l’OTAN et de l’UE, plans qui dans le contexte d’antagonisme avec la Russie peuvent entraîner un véritable holocauste pour les peuples d’Europe et d’ailleurs.

Ce qui est nécessaire maintenant, c’est l’intensification des luttes contre l’implication de la Grèce dans les plans guerriers de l’OTAN, pour la sortie de notre pays du « nid de frelons » qu’est l’OTAN et de toute alliance impérialiste, pour faire une réalité du slogan : « pas un pouce de territoire, sur la terre ou sur l’eau, aux assassins des peuples ».

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 07:07
Référendum au Royaume-Uni: déclaration du PC grec (KKE)

Traduction de NK pour le site JC 42 et "Solidarité internationale PCF - vivelepcf", 24 juin 2016

DÉCLARATION DU BUREAU DE PRESSE DU COMITÉ CENTRAL DU KKE SUR LE RÉSULTAT DU RÉFÉRENDUM BRITANNIQUE EN RELATION AVEC LE RETRAIT DE LA GRANDE-BRETAGNE DE L'UE

Le résultat du référendum britannique démontre le mécontentement croissant de la classe ouvrière et des forces populaires envers l'Union Européenne et ses politiques anti-populaires. Cependant, ces forces doivent se distinguer des choix des différentes fractions et forces politiques de la bourgeoisie et acquérir des caractéristiques anti-capitalistes radicales. Le résultat reflète la dissipation des espérances qui ont longtemps été cultivées par tous les partis bourgeois en Grèce et par les instances européennes qui prétendaient que les peuples pouvaient vivre une vie prospère à l'intérieur du cadre de l'UE.

Le fait que la question du départ d'un pays ait été relevée de manière si intense (même pour un pays de la taille de la Grande-Bretagne) est lié d'une part aux contradictions internes de l'UE, à l'inégalité des économies de ses pays-membres, et d'autre part à la concurrence ayant lieu entre les forces impérialistes, devenue encore plus vive dans les conditions de la récession économique. Ces facteurs renforcent le soi-disant euroscepticisme, les tendances séparatistes, mais également d'un autre côté les tendances à rechercher un changement dans la forme de gestion politique de l'UE et de la zone euro.

Les moteurs de “l'euroscepticisme” réactionnaire sont les partis nationalistes, racistes et fascistes, tels que le Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) de Farage, le Front National de Le Pen en France, l'”Alternative pour l'Allemagne” et d'autres factions similaires en Autriche, et en Hongrie, ainsi que les fascistes de l'Aube Dorée et le parti Unité Nationale de Karatzaferis en Grèce, etc. Mais "l'Euroscepticisme" est aussi exprimé par des partis affichant une étiquette de gauche, qui critiquent ou rejettent l'UE et l'euro, soutiennent le recours à une monnaie nationale et recherchent d'autres alliances impérialistes, mais dans tous les cas avec une stratégie opérant dans le cadre du système capitaliste.

Ces contradictions et antagonismes pénètrent les classes bourgeoises de chaque État membre de l'Union européenne. Les processus économiques et politiques qui sont en cours d’exécution, à la fois en Grande-Bretagne et dans l'UE, et les négociations concernant la position de la bourgeoisie britannique à l'avenir peuvent mener à de nouveaux accords temporaires entre l'UE et la Grande-Bretagne. Ce qui est certain c'est que tant que la propriété capitaliste des moyens de production et le pouvoir bourgeois resteront en place, tout nouveau développement sera accompagné de nouveaux sacrifices douloureux pour la classe ouvrière et les forces populaires.

Le résultat du référendum britannique compromet les positions des autres forces politiques en Grèce, qui ont glorifié la participation de la Grèce à l'UE durant ces dernières années, la présentant comme un processus irréversible ou semant des illusions sur la nécessité de “plus d'Europe de la justice et de la démocratie.” Ce résultat compromet également la position des forces qui considèrent le recours à une monnaie nationale comme étant un idéal qui mènerait à la prospérité du peuple. La Grande-Bretagne avec sa Livre sterling a pris les mêmes mesures anti-populaires et anti-ouvrières que les autres pays qui sont dans la Zone Euro. Elle continuera de prendre les mêmes mesures à l'extérieur de l'UE aussi, puisque cela est essentiel pour la compétitivité et la rentabilité de ses propres monopoles.

Il est certain que dans les prochains jours , les voix à s'élever ainsi que les déclarations larmoyantes vont se multiplier, tant de la part du gouvernement SYRIZA-ANEL que de la part des autres partis bourgeois, au sujet de la « nécessité de refonder l'UE », ou dans l'idée que « l'UE a fait fausse route et doit revenir à ses racines », etc. Cependant, l'UE depuis sa création a été et reste une alliance réactionnaire des classes bourgeoises de l'Europe capitaliste, dans le but de saigner les travailleurs à blanc et de voler les autres peuples du monde, dans le cadre de la concurrence avec les autres puissances impérialistes. L'UE n'a pas toujours été et ne sera pas toujours un arrangement permanent, tout comme des alliances similaires par le passé n'ont pas duré éternellement. La variabilité capitaliste, la concurrence, et l'évolution de la corrélation des forces, tôt ou tard, mettront en évidence des contradictions qui ne pourront plus être comblées par des compromis temporaires et fragiles. Simultanément, de nouveaux phénomènes, des processus pour de nouvelles alliances réactionnaires seront achevés sur le terrain du capitalisme.

Les intérêts du peuple Grec, du peuple Britannique, et de tous les peuples d'Europe, ne doivent pas être placés sous “fausse bannière”. Ils ne doivent pas être placés sous les bannières de la bourgeoisie et de ses différentes fractions, qui déterminent leurs choix et alliances internationales selon leurs intérêts et sur la base de la plus grande exploitation possible des travailleurs. Il est nécessaire de condamner l'alliance prédatrice du capital, l'UE, de lutter pour que tous ses pays-membres s'en retirent mais pour que cette lutte soit efficace, elle doit impérativement être reliée au renversement nécessaire du pouvoir du capital par le pouvoir des travailleurs. L'alliance sociale de la classe ouvrière et des autres couches populaires, le regroupement et le renforcement du mouvement communiste international sont des conditions préalables pour frayer la voie à cette perspective d'espoir

ATHÈNES – 24/06/16

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 20:50
La position du Parti communiste grec (KKE) sur la question des réfugiés/migrants

8 mars 2016, Traduction TF pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf »

Le Secrétaire général du Comité Central du Parti communiste grec (KKE), Dimitris Koutsoumpas, a remis ce vendredi 4 mars 2016, à l’occasion de la rencontre des responsables politiques convoquée par le Président de la République sur la question des réfugiés, un texte présentant la position complète élaborée par le Parti sur ce sujet spécifique.

1. Le KKE, dès que le problème des réfugiés/migrants a commencé à s’aiguiser, a fait en sorte d'en expliquer les causes au peuple grec. Elles se trouvent dans les guerres et les interventions lancées par les USA, l'OTAN et l'Union Européenne dans tout le Moyen-Orient, à l'est de la Méditerranée, en Afrique du nord, dans le cadre de leur compétition avec d'autres puissances, comme la Russie.

2. Il va sans dire que les personnes qui sont victimes des guerres, des interventions et des régimes réactionnaires ont le droit de rechercher une vie plus sûre dans d'autres pays, malgré le fait qu'une solution permanente au problème pourrait être trouvée si les peuples de chaque pays s'organisaient et luttaient pour renverser le système qui crée les guerres, la pauvreté et pousse les gens à fuir.

3. La situation s'est récemment aggravée du fait de la confrontation entre la Russie et la Turquie, du développement des activités militaires turques dans le nord de la Syrie, ainsi que du récent engagement de l'OTAN en mer Égée. Cet engagement a été décidé au récent sommet des ministres de la défense de l'OTAN, à la demande également du gouvernement grec. La question des réfugiés est utilisée comme un prétexte pour cet engagement alors que ses raisons de fond sont liées aux antagonismes et à l'intensification de la guerre en Syrie, tout en ouvrant la possibilité à de nouvelles interventions dans d'autres pays de la région. Un tel développement ne fera qu'aggraver le problème de l'afflux de réfugiés. Dans le même temps, il encourage l’agressivité et les provocations de la Turquie. Les actes récents de cette dernière le montrent. La Turquie conteste les droits souverains de la Grèce en mer Égée en instrumentalisant la conception de l'OTAN qui fait de la mer Égée une zone d'opération unique. Cela pourrait remettre en question les frontières maritimes de la Grèce.

4. Le gouvernement grec doit immédiatement retirer son accord à un engagement des forces navales de l'OTAN en mer Égée. Il ne doit fournir aucune assistance, ni infrastructures, ni bases, il ne doit pas permettre l'utilisation de son territoire terrestre et maritime ou de son espace aérien pour la préparation ou la réalisation d'interventions ou de guerres impérialistes. De plus, il doit retirer son soutien aux décisions de l'Union Européenne, qui, avec l'accord de Schengen et les règlements de Dublin, condamnent des milliers de réfugiés à rester bloqués, piégés, en Grèce contre leur volonté.

5. Le KKE, dès les tout premiers moments, quand l'exacerbation des problèmes liés aux réfugiés/migrants est devenue visible, a dénoncé la ligne politique de l'UE sur cette question comme étant la cause principale de la rétention des réfugiés et des migrants dans certains « pays-portes d'entrée » de l'Europe, notamment la Grèce. La décision du sommet du 23 septembre 2015 a créé les conditions de la situation de blocage insoutenable que nous vivons actuellement. Cette décision, qui a été saluée par le gouvernement grec comme un succès, a prévu la relocalisation vers d’autres pays de l’UE d'un petit nombre de réfugiés, ceux que les économies capitalistes des pays européens veulent absorber, tout en laissant une large majorité des réfugiés retenus dans des pays comme la Grèce, confrontés à la répression et à l'exclusion. Le sommet du 18 décembre 2015 a encore resserré l'étau sur les réfugiés et les migrants en décidant d'appliquer à la lettre les accords de Schengen et de créer un « Corps européen de garde-frontières et de garde-côtes ». Dans le même temps, il est rentré en contradiction avec la Convention de Genève et ne reconnaît pas les personnes venant de pays tels que l'Afghanistan comme des réfugiés, alors que ce pays est une zone de guerre sous occupation impérialiste.

6. La récente décision du sommet de l'UE du 19 février continue dans les mêmes impasses: fermeture des frontières, barrières barbelées, forces de répression et gaz lacrymogène, plafonnements et quotas s'appliquant même aux réfugiés. Le terrain est préparé pour des solutions définitives encore plus douloureuses. Certains passages de la décision sont caractéristiques: “ face aux flux continus et soutenus de migrants irréguliers le long de la route des Balkans occidentaux, qui restent un sujet de vive préoccupation, il faut continuer d'agir de manière concertée, rompre avec la politique du "laisser passer" et pallier l'absence de coordination en ce qui concerne les mesures prises le long de cette route...” « Les demandeurs d'asile n'ont pas le droit de choisir dans quel État membre ils demandent l'asile ». Ces décisions donnent le feu vert à des expulsions et à la rétention des migrants. Elles renforcent la position des Etats qui, comme l'Autriche, ferment leurs frontières de façon inhumaine. Dans le même temps, l'Allemagne et la Suède renforcent les contrôles aux frontières et les restrictions concernant le droit d'asile, ce qui favorise les réseaux de trafic humain et nourrit les organisations fascistes.

7. Partant de ces considérations, et étant donné qu'il ne peut pas y avoir de solution ni même d’allègement du problème tant que continueront les guerres et les interventions impérialistes et tant que les décisions régionales de l'UE et de l'OTAN resteront en vigueur, le KKE propose des positions spécifiques pour soulager le problème, qui requièrent néanmoins l'annulation des décisions des ensembles et alliances impérialistes. Les conséquences ne peuvent être traitées que dans cette direction.

--Transfert immédiat et sécurisé des réfugiés/migrants depuis les premiers pays d’arrivée tels que la Turquie, la Jordanie, le Liban, ainsi que des îles grecques, jusqu'à leur pays de destination ultime, sous la responsabilité de l'ONU et de l'UE, et dans le respect complet des droits découlant de leur statut de réfugiés. Pour ce qui concerne les îles, c'est une réponse directe à ceux qui versent des larmes sur les préjudices pour le tourisme, l'économie...

--Retrait de l'OTAN de mer Égée. L'implication de l'OTAN en mer Égée - sans parler des risques pour les droits souverains de notre pays et de plus grande insertion de notre peuple dans l’enchevêtrement des plans militaires des impérialistes en Syrie et dans l'est de la Méditerranée - est dangereux, inacceptable. Elle marque un engagement plus affirmé de notre pays dans une guerre impérialiste de plus en plus généralisée. Elle se trouve en rupture directe avec les traités des Nations Unies et le Droit international concernant les réfugiés, selon lesquels il est illégal d'empêcher ou de dissuader des réfugiés de demander asile à des pays qui ont accepté et ratifié les traités internationaux sur les réfugiés. Le renvoi de réfugiés est également en contradiction totale avec le Droit international.

-- Respect total de la Convention de Genève et du Droit international concernant les réfugiés. En particulier:

a) Les droits qui découlent du statut de réfugié et de demandeur d'asile doivent être reconnus à toutes les nationalités auxquelles l'ONU attribue un « profil de réfugiés », ce qui inclut les réfugiés afghans.

b) Les mesures policières répressives aux frontières à l'encontre des réfugiés doivent cesser, ainsi que la fermeture des frontières qui se produit en ARYM [Ancienne république yougoslave de Macédoine] et dans d'autres pays.

c) Levée immédiate des plafonnements du nombre de demandes d'asile. Cette pratique a été instaurée au fil du temps selon une logique de répartition proportionnelle, sur la base des quotas qui ont été décidés par l'UE en violation complète du droit des réfugiés.

--Un financement conséquent destiné aux infrastructures et à des personnels de secours, particulièrement au cours des mois d'hiver, notamment pour l'accueil, la prise en charge médicale et l'enregistrement, placés sous la responsabilité exclusive de l’Etat, sans aucune implication des ONG.

--La création de centres d'accueil temporaire décents, qui fonctionneront sous la responsabilité du ministère de l'immigration, pour la durée nécessaire aux procédures d'accueil, de soins médicaux, d'enregistrement et de préparation des papiers qui permettront la poursuite de leur voyage en toute sûreté à ceux qui le souhaitent - c'est à dire l'écrasante majorité des réfugiés - ou l'examen de leurs demandes d'asile pour ceux qui choisissent de faire de la Grèce leur destination ultime, qui représentent une petite minorité.

--Des bases militaires désaffectées, des bâtiments inutilisés, des terrains et des locaux appartenant au secteur public... peuvent être utilisés et adaptés afin de fournir des logements, la satisfaction des besoins des réfugiés et de tous les habitants de la zone concernée étant le premier critère de choix. Le transfert organisé des milliers de réfugiés stationnant au port du Pirée et sur la place Victoria doit mettre un terme à leurs conditions de vie inacceptables actuelles. Des mesures immédiates, employant tous les moyens disponibles, sous la responsabilité de l'Etat, doivent créer des conditions de vie dignes et humaines pour les milliers de réfugiés qui attendent temporairement à Idomeni.

--Les “Hot Spots”, les centres de relocalisation, les camps de réfugiés/migrants sont par essence des centres de tri, d’où un très petit nombre sera transféré, d’une façon ordonnée vers d'autres Etats-membres de l'UE tandis que la majorité sera retenue en Grèce contre leur volonté. Cela a été confirmé après l'échec flagrant du soi-disant programme de relocalisation des réfugiés de l'UE. Les 50 000 abris “temporaires”, selon le gouvernement, sont devenus des lieux de rétention permanent, comme l'avait prédit le KKE, et bien sûr, on n'en restera pas là puisqu'à ce nombre vont être ajoutées plus de 100 000 places supplémentaires en préparation.

--Abolition et dissolution des règlements de Dublin, de l'Espace Schengen, de l'agence FRONTEX et de tous les mécanismes répressifs de l'UE. Refus des nouvelles mesures et des nouveaux mécanismes de l’UE de répression de l'UE et de remise en causes de la souveraineté aux frontières comme le soi-disant « Corps européen de garde-frontières et de garde-côtes » qui sera bientôt créé. Nous sommes particulièrement préoccupés par l’instrumentalisation de la question en vue d’intensifier la répression contre les peuples en Europe.

--Aucune participation de la Grèce dans les guerres et les interventions impérialistes, et aucune mise à disposition de ses forces armées dans ces conflits qui sont la cause, parmi tous les tourments qu'ils imposent aux peuples, de la situation de milliers de réfugiés et de personnes déracinées. Toutes les bases militaires de l'OTAN-USA en Grèce doivent être fermées dès maintenant.

8. Le KKE, avec les exigences exprimées plus haut, s'adresse directement et en premier lieu au peuple grec, qui fait face aux graves conséquences de la crise de l'économie capitaliste. Il exprime dans le même temps sa solidarité pleine et entière aux réfugiés par tous les moyens possibles. Le mouvement du peuple et des travailleurs doit lutter pour des mesures immédiates pour soulager et soutenir les réfugiés et pour leur acheminement vers leur pays final de destination, contre les décisions de l'UE. Il doit renforcer la solidarité internationale et la lutte contre les guerres impérialistes et le système d'exploitation pourri qui les suscitent.

9. Il s'ensuit que le KKE rejette les positions du gouvernement en vue du sommet du 7 mars. Il apparaît clairement que les décisions de l'UE prennent une direction qui va aggraver les causes du problème et ne permettront pas de gérer les conséquences négatives pour les peuples de l'UE et les réfugiés eux-mêmes.

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