Présentation

    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

Recherche

12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 07:51

kanelli.jpgLe PC grec (KKE) condamne l'agression de la députée communiste Liana Kanelli par un dirigeant néo-nazi :

 

« On les battra par un mouvement populaire fort et organisé »

 

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Le Parti communiste grec (KKE) condamne l'attaque brutale du représentant de l' « Aube dorée » contre la député du KKE Liana Kanelli et plus généralement son comportement sur le plateau télévisé 'Bonjour Grèce' contre les représentants d'autres partis, notamment SYRIZA.

 

On ne pourra se débarrasser de cette formation Nazie qu'en renforçant et radicalisant le mouvement populaire et ouvrier. Seul un mouvement prônant la rupture révolutionnaire peut éliminer de telles organisations qui agissent comme le bras armé du système. En outre, « L'Aube dorée » a soutenu pendant des années les organisations patronales contre les travailleurs, en agissant comme des briseurs de grève, etc.

 

Les travailleurs, les jeunes, les retraités qui ont voté pour l' « Aube dorée » doivent la laisser tomber et rejoindre leur classe, ainsi que le KKE.

 

Voici des extraits tirés de la conférence de presse de la secrétaire-générale du KKE, Aleka Papariga :

 

« Permettez-moi de condamner, au nom du parti bien sûr, cette agression brutale du candidat de l' « Aube dorée » contre Liana Kanelli et la candidate de SYRIZA, Rena Dourou.

 

Nous voulons clarifier notre position : notre réponse à l' « Aube dorée » ne pourra être ni 'œil pour œil, dent pour dent', ni une volonté de vengeance. La réponse, elle sera donnée par le peuple lors des élections. Bien entendu, nous n'accusons pas ceux qui ont voté pour l'« Aube dorée » des agissements et de l'orientation de ce parti. Néanmoins, ils doivent réaliser qu'ils ont l'arme de leur vote et qu'ils doivent marginaliser l' « Aube dorée » car c'est la seule chose qu'ils méritent.

 

De telles formations Nazies ne peuvent être traitées que par un mouvement ouvrier et populaire bien organisé et profondément politisé. Nous soulignons la question d'une profonde politisation car nos repères, pour donner une direction au mouvement en période de crise, sont complètement différents de ceux des périodes précédentes.

 

Nous souhaitons vous rappeler quelque chose d'autre : « Aube dorée » a toujours offert ses services aux patrons et au syndicalisme jaune, et ses services ont même été mobilisés à plusieurs occasions pour casser des grèves, et avec sa brutalité et sa politique de la terreur, pour pousser les travailleurs à abandonner ces formes de lutte.

 

Je pense qu'il est temps pour les travailleurs de repenser à la raison pour laquelle le KKE était sceptique et réservé sur ces divers mouvements qui sont apparus pendant la crise, quels que soient leurs mots d'ordre, et qui étaient des mouvements sans identité clairement définie. L' « Aube dorée » était une de ses forces qui ont opéré systématiquement dans ces mouvements et ont tenté de remplacer les revendications populaires spontanées par ces slogans désormais célèbres '300 au poteau d'exécution de Goudi', 'Brûlez le Parlement' etc, des expressions que l'on a pu retrouver sous des formes encore crues. Naturellement, les gens de la base qui ont participé à de telles initiatives ne sont pas à blâmer. Il y eut également les slogans 'Dégagez les partis' et 'Dégagez les syndicats'. Dans ces mouvements sans identité claire, qui peuvent avoir dans une certaine mesure un caractère spontané, de telles organisations peuvent opérer à leur aise et peuvent jouer un rôle très néfaste sur la politisation des masses ouvrières et populaires, mais surtout par la provocation et en brisant des protestations véritablement spontanées, ce qui a pu conduire à leur dissolution.

 

Ceux qui ont dénoncé le KKE quand il a exprimé ses doutes sur la réalité de mouvements sans identité claire, devraient y penser à deux fois. »

 

Vidéo commentée de l'agression de la députée communiste par le dirigeant néo-nazi :

http://www.youtube.com/watch?v=wP1fmuO64-A&feature=related

 

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Grèce et Chypre
commenter cet article
9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 08:19

Tsipras24.jpgLe responsable de SYRIZA, Alexis Tsipras, rassure les diplomates des États-Unis et des grandes puissances capitalistes : il ne sortira pas du camp impérialiste


Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


Ce mercredi 6 juin, le président de SYRIZA, Alexis Tsipras, rencontrait les ambassadeurs et diplomates des Etats-membres du G20. Le journal 'Rizospastis', organe du Comité central du KKE, a commenté la nouvelle en ces termes :


« M.Tsipras a livré ses 'lettres de créance', lors d'un événement véritablement solennel, à un haut dignitaire de l'ambassade Américaine et aux diplomates des 19 pays capitalistes les plus puissants du monde. La rencontre entre le président du SYRIZA et les ambassadeurs des pays du G20 nous renvoient au passé récent, en particulier à l'ancien premier ministre Giorgos Papandreou, qui est parti sans laisser de traces ces dernières semaines... Les mêmes mots d'ordre sur 'une nouvelle politique étrangère pacifique et multi-polaire', les mêmes références aux 'initiatives internationales pour la démocratisation du système de relations internationales' et la nécessité de 'réformer le rôle de l'ONU'.


Et dans le même temps, aucune mention de l'OTAN. Motus et bouche cousue ! L'OTAN qui s'est récemment réuni à Chicago et a pris de nouvelles décisions dangereuses pour l'expansion de son activité, pour la répression de chaque force, de chaque peuple qui chercherait à prendre en main son avenir. Le silence de M.Tsipras concernant les ingérences incessantes contre la Syrie est effarant. Aucune mention, comme si des plans d'intervention militaire dans la région n'étaient pas préparés. Comme si l'utilisation de la base américaine à Suda ne faisait pas partie des plans concernant l'intervention, et l'usage plus généralement des ports, de l'espace aérien et des mers de notre pays. Le président de SYRIZA n'a rien dit sur la façon dont un gouvernement de « gauche », qu'il s'est engagé à former, réagirait dans une telle situation.


Pourquoi ? C'est évident. Puisqu'il ne pose pas la question du retrait de notre pays des plans impérialistes, de l'organisation impérialiste que constitue l'OTAN, au nom des « obligations de l'alliance », le pays sera entraîné dans une nouvelle guerre impérialiste sanglante, sous un gouvernement de « gauche ». Mais M.Tsipras n'a pas omis de mentionner qu'il jouait un rôle important dans la constitution d'un « Moyen-Orient sans armes nucléaires », pointant du doigt le programme nucléaire Iranien, qui est le prétexte qui sera utilisé par les Etats-unis et Israel pour justifier une possible attaque militaire contre l'Iran, une nouvelle guerre. Pas un mot sur les armes nucléaires qu'Israel possède déjà.


Le président de SYRIZA a tenu une nouvelle fois à affirmer sa loyauté envers l'UE impérialiste, et la nécessité que la Turquie intègre l'UE, quelque chose que le mouvement ouvrier et communiste Turc refuse. Enfin, il considère approprié devant ces ambassadeurs étrangers de cracher sans la moindre hésitation son venin sur le socialisme connu en URSS et dans d'autres pays au XX ème siècle, et qui, en dépit de ses faiblesses, fut pendant plus de 50 ans un point d'appui irremplaçable pour la paix et la sécurité des peuples et une épine dans le pied des impérialistes. »

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Grèce et Chypre
commenter cet article
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 07:04

fwto_xalibourgiki.jpgLa justice grecque déclare « illégale » la grève des sidérurgistes de Hellenic Halyvourgia : répression contre les luttes, pression sur les élections


Article EDT pour Vivelepcf et pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

En lien : notre appel de soutien au Parti communiste grec, KKE, avec une deuxième liste de signataires.

 

Depuis neuf mois, les ouvriers de l’usine sidérurgique Hellenic Halyvourgia, à 50 km d’Athènes se battent contre le chantage patronal à la baisse des salaires (- 40% !) au nom de la rigueur et de la compétitivité.


Le 6 juin 2012, un tribunal d’Athènes a déclaré cette grève « illégale » ouvrant la voie à une nouvelle vague de répression et de licenciements de militants syndicaux.


Cette décision judiciaire ne doit évidemment rien au hasard. Le pouvoir au service du capitalisme veut donner un signal à 10 jours des élections législatives.


La lutte à Hellenic Halyvourgia est en effet devenue un symbole national de résistance, suscitant un élan de solidarité dans tout le pays. Elle est conduite par le syndicat PAME, principalement animé par les communistes du KKE.


Elle montre l’implication totale du capitalisme et du patronat grecs dans la faillite du pays qui doit leur permettre de maximiser leurs profits en écrasant les salaires et les acquis sociaux. Ces profiteurs préfèreraient se ranger parmi les victimes d’un système politique qu’ils contrôlent pourtant et d’une UE et d’un euro qu’ils défendent…


Pour les tenants du système, avant les élections, il faut indiquer au peuple en proie à la colère et la désespérance que l’issue n’est pas dans les luttes, dans les entreprises, dans le pays, mais dans les urnes avec une droite ou avec une « gauche radicale » (Syriza, social-démocratie de substitution) acceptant la tutelle européenne.  


Le KKE, le PAME sont les seuls adversaires conséquents de ce scénario. A sa façon, le jugement du tribunal d’Athènes rend hommage à leur action.


Plus que jamais, soyons solidaires de ceux mènent la lutte des classes du côté des travailleurs !

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Grèce et Chypre
commenter cet article
7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 09:38

arton2540-08c33-copie-1Motion de soutien aux travailleurs grecs et au Parti communiste de Grèce
 
 
 

Communiqué de trois partis communistes et ouvriers du Bénélux repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/  

 

 

 

  
 
Les trois partis du Benelux, le Parti communiste du Luxembourg (KPL), le Nouveau Parti communiste des Pays-Bas (NCPN) et le Parti du Travail de Belgique (PTB) déclarent leur entière solidarité avec les travailleurs, les chômeurs, les retraités de Grèce ainsi que leurs familles et avec la Parti communiste de Grèce (KKE), qui défend résolument et courageusement leurs intérêts fondamentaux.
 
 
Le Parti communiste de Grèce se bat pour le développement de la lutte de classes, pour le rehaussement de la conscience des travailleurs. Il dénonce la propagande perfide avec laquelle les partis de la bourgeoisie grecque et européenne veulent faire accepter par la population grecque, des politiques d'austérité inhumaines. Il  construit une alliance de tous ceux qui travaillent, les travailleurs dans les entreprises, les paysans et les travailleurs indépendants, visant non juste un autre type de gouvernement, mais un État totalement différent, un État dans lequel les gens du peuple ont le pouvoir, et non plus un petit groupe de super-riches.
 
 
Dans nos pays respectifs, nous promouvons la solidarité populaire avec la lutte des travailleurs grecs et du KKE. La Grèce montre jusqu'où les entreprises européennes et les banques transnationales et leurs représentants politiques sont prêts à aller pour garantir leurs milliards de bénéfices. Les droits sociaux obtenus après de longues années de luttes, sont éliminés du jour au lendemain, les salaires et les allocations sociales sont poussés en dessous du seuil de pauvreté tandis que les services publics, l'enseignement et les soins de santé sont en cours de démantèlement et commercialisés. Nous ne pouvons pas laisser agir à leur guise ces grands capitalistes dans l'ensemble de l'Europe, car ils veulent réduire les travailleurs à la pauvreté, sans plus de droits.

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Grèce et Chypre
commenter cet article
5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 06:49

tsipras_katseli.jpgGrèce : Ralliement de l’ex-ministre PASOK, Louka Katseli, à Syriza. L’opération politique se précise



Article EDT pour http://vivelepcf.over-blog.fr/ repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La presse grecque a fait état du ralliement de Mme Louka Katseli et de sa formation politique « Accord social » à la coalition de « gauche » Syriza avant les élections du 17 juin 2012.



Mme Katseli n’est pas n’importe qui. Elle a été jusqu’il y a peu une des figures de proue du Parti socialiste, PASOK, le plus disqualifié dans la gestion de la crise. Mieux encore, elle a été elle-même ministre de l’économie de Papandréou de 2009 à 2010, responsable du premier pacte d’austérité avant de passer ministre des affaires sociales, puis, en 2011 de faire le choix de se désolidariser de son parti.



Les termes de l’accord entre Mme Katseli et le leader médiatisé de Syriza, Alexis Tzipras, ont de quoi rassurer ceux qui s’inquiéteraient encore de la « radicalité » affiché par l’alliance de gauche. Voilà le texte de la dépêche de « Athens News Agency » du 1er juin:



«   La présidente de l'Accord social, Louka Katseli, a annoncé officiellement mercredi le soutien de son parti à la SYRIZA sur la base de convergences de programme, à l'issue d'une rencontre avec le chef de file de la SYRIZA, Alexis Tsipras, qui s'est dit convaincu pour sa part que "le peuple tournera la page" le 17 juin.



La discussion de Mme Katseli et M. Tsipras a été centrée sur les axes d'un gouvernement progressiste de gauche, qui ôtera du peuple le nœud coulant du Mémorandum, M. Tsipras informant être convenu avec Mme Katseli que l'enjeu des élections n'est pas le maintien ou non dans l'euro, mais le maintien dans la zone euro avec le peuple vivant avec dignité ou en étant pillé, sans espoir ni droits.

 

 

Tsipras a parlé également d'un accord sur la nécessité de remplacer le Mémorandum par un plan national pour le redressement du pays, pour la restructuration de la production et pour un assainissement budgétaire juste. »



L’austérité « juste », voilà qui n’est pas sans rappeler François Hollande auquel M. Tsipras a fait appel dès son élection.



Mme Katseli s’est déjà exprimée dans la presse française.



Dans une interview que nous avions commentée dans les Echos du 14 novembre 2011, elle redoutait une « explosion sociale » et une poussée de l’influence communiste :



« On risque aussi des grèves, qu'elles soient explicites ou qu'elles ne disent pas leur nom. Les confédérations syndicales n'ont pas les moyens de prévenir une explosion sociale, car elles sont peu représentatives sur le terrain, notamment dans le secteur privé. Le risque associé est que le Parti communiste [de stricte orthodoxie stalinienne NDLR] capitalise la colère ».



La multiplication des transfuges, parmi les dirigeants syndicaux, du Pasok vers Syriza répond à l’inquiétude exprimée par Mme Katseli. Syriza leur sert à redorer le blason, à retrouver un peu de crédibilité pour garder le contrôle de leurs troupes, tout en conservant la même orientation politique de fond. Syriza s’avère bien une social-démocratie de substitution !



Progressistes français, ne soyons décidément pas les dupes de l’opération Syriza/PGE !



Les Echos du 6 mars 2012 ont repris à nouveau les analyses lucides de Mme Katseli :



« Ancienne ministre des Affaires sociales, cette grande figure du Pasok prédit, elle, une déstabilisation durable du système politique grec, ponctuée par une succession d'élections anticipées. A ses yeux, tous les maux de la Grèce seraient aujourd'hui liés aux mesures d'austérité qui lui sont imposées, et rendant chaque jour plus probable le risque de défaut, car elles tuent dans l'œuf tout espoir de relance. Avec plusieurs autres exclus du Pasok, Louka Katseli travaille à un plan B, qui respecterait les objectifs du nouveau programme européen d'ajustement, mais proposerait d'autres moyens pour y parvenir. »



Ce plan B, c’est le programme partagé avec le Syriza de M. Tsipras !



Voilà pourquoi Syriza est à ce point mis en avant par l’idéologie dominante, en Grèce dans une bipolarisation avec la droite, comme ailleurs en Europe, dont en France où il est présenté comme l’alter ego du Front de gauche de M. Mélenchon.



Après les élections du 6 mai, avant celles du 17 juin, la perspective politique doit être entièrement encadrée entre deux fausses alternatives, toutes les deux inscrites dans le carcan de l’UE, dans l’intérêt des capitalistes grecs et européens.



Plan A :Il reste le pronostic le plus probable. La droite (« La Nouvelle démocratie » - ND) constitue une majorité. Dans le cadre de bipolarisation électorale, la campagne de Syriza pour la sauvegarde de l’euro, attisant les craintes d’une rupture avec l’UE, favorise aussi le vote sur ND, jugée par beaucoup bien plus crédible dans cet objectif. ND élue entreprend alors de mettre en œuvre, au moins encore un temps, le plan de rigueur actuel (le dernier « mémorandum ») sans exclure de l’aménager. Une partie du patronat y a manifestement intérêt comme les possédants dont les biens en euros sont non-délocalisables. C’est aussi l’intérêt immédiat de l’UE, la BCE et le FMI qui gagnent du temps pour aménager la suite de la zone euro, avec ou sans la Grèce…



Plan B :Tsipras est élu. Il interrompt le « memorandum », engage une renégociation du remboursement de la dette et aménage les programmes de rigueur avec le but de desserrer la pression sur le peuple tout en préservant l’euro. Les chances de succès de cette politique de rigueur « juste » sont faibles, sinon nulles dès le départ. Les caisses sont vides et le resteront. Les pays dominants de l’UE ne sont pas disposés à payer, à passer à la politique européenne « de croissance » (au service du capital) tant que la phase de super-austérité ne sera passée partout, ce qui n’est pas encore le cas, notamment dans la France de l’allié Hollande. Enfin politiquement, l’adhésion, l’illusion, électorale obtenue par Syriza sur la base de ses vagues promesses sociales ne durera pas devant l’impossibilité de les tenir hors de toute rupture avec l’UE et l’euro.



La suite du plan B, plus encore que celle du plan A, est un plan C, de plus en plus largement évoqué et préparé par les dirigeants et banquiers européens : celui de l’exclusion de la Grèce de l’euro.



La sortie de la Grèce de l’euro ne serait pas incompatible avec l’intérêt de branches entières du capitalisme grec, armateurs ayant leur patrimoine placé en euros ou en dollars à l’étranger, patronat des activités de main d’œuvre… Pour les capitalistes ouest-européens, la Grèce n’a plus l’intérêt géopolitique d’autrefois quand elle était une vigie capitaliste à l’est, au milieu des pays socialistes puis post-socialistes. L’essentiel n’est pas l’euro en Grèce mais la préservation de la tutelle de l’UE.



Toute la question pour l’UE et la BCE, c’est d’éviter la « contagion » économique et politique à d’autres pays qui menaceraient l’avenir de l’euro, monnaie de domination,sur le point de s’étendre à la Pologne.



Comme ils l’ont commencé depuis plus de deux ans en restructurant dans les faits la dette publique grecque, ils finissent de préserver les systèmes financiers des autres pays des conséquences d’un défaut de paiement grec.



Sur le plan politique, il leur faut absolument empêcher le précédent d’un peuple qui dit NON à l’euro et NON à l’UE. Si les Grecs doivent sortir de l’euro, c’est indignes, punis, et en aucun cas en s’en étant libérés.Voilà pourquoi Merkel et Sarkozy n’ont pas laissé fin 2011 Papandréou, déjà à bout politiquement, recourir à un référendum sur le plan européen. Le vote aurait été un vote contre l’Europe, aboutissant à s’émanciper de l’euro. Inconcevable !



Aux élections de juin 2012, tout est contrôlé. Le vote Syriza/Tsipras sera un vote pour l’euro et pour l’UE. C’est tout son intérêt pour les capitalistes.



La sortie de l’euro, mais le maintien dans l’UE, pourra d’autant mieux être présentée nationalement et internationalement comme l’incapacité du pays et de son peuple à y rester, à la suite de l’échec du plan B Tsipras/Katseli ou du plan A Nouvelle démocratie/Samaras…



Un seul parti politique en Grèce, au cœur des entreprises et des classes exploitées place la lutte à son vrai niveau : pour ou contre l’UE du capital.



C’est le Parti communiste grec, KKE. Mme Katseli l’a bien identifié comme le vrai ennemi du capitalisme grec et européen.  



Dans notre intérêt en France, soutenons son combat !



Signez la déclaration de soutien à nos camarades !

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Grèce et Chypre
commenter cet article