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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclarations, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 07:07
Référendum au Royaume-Uni: déclaration du PC grec (KKE)

Traduction de NK pour le site JC 42 et "Solidarité internationale PCF - vivelepcf", 24 juin 2016

DÉCLARATION DU BUREAU DE PRESSE DU COMITÉ CENTRAL DU KKE SUR LE RÉSULTAT DU RÉFÉRENDUM BRITANNIQUE EN RELATION AVEC LE RETRAIT DE LA GRANDE-BRETAGNE DE L'UE

Le résultat du référendum britannique démontre le mécontentement croissant de la classe ouvrière et des forces populaires envers l'Union Européenne et ses politiques anti-populaires. Cependant, ces forces doivent se distinguer des choix des différentes fractions et forces politiques de la bourgeoisie et acquérir des caractéristiques anti-capitalistes radicales. Le résultat reflète la dissipation des espérances qui ont longtemps été cultivées par tous les partis bourgeois en Grèce et par les instances européennes qui prétendaient que les peuples pouvaient vivre une vie prospère à l'intérieur du cadre de l'UE.

Le fait que la question du départ d'un pays ait été relevée de manière si intense (même pour un pays de la taille de la Grande-Bretagne) est lié d'une part aux contradictions internes de l'UE, à l'inégalité des économies de ses pays-membres, et d'autre part à la concurrence ayant lieu entre les forces impérialistes, devenue encore plus vive dans les conditions de la récession économique. Ces facteurs renforcent le soi-disant euroscepticisme, les tendances séparatistes, mais également d'un autre côté les tendances à rechercher un changement dans la forme de gestion politique de l'UE et de la zone euro.

Les moteurs de “l'euroscepticisme” réactionnaire sont les partis nationalistes, racistes et fascistes, tels que le Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) de Farage, le Front National de Le Pen en France, l'”Alternative pour l'Allemagne” et d'autres factions similaires en Autriche, et en Hongrie, ainsi que les fascistes de l'Aube Dorée et le parti Unité Nationale de Karatzaferis en Grèce, etc. Mais "l'Euroscepticisme" est aussi exprimé par des partis affichant une étiquette de gauche, qui critiquent ou rejettent l'UE et l'euro, soutiennent le recours à une monnaie nationale et recherchent d'autres alliances impérialistes, mais dans tous les cas avec une stratégie opérant dans le cadre du système capitaliste.

Ces contradictions et antagonismes pénètrent les classes bourgeoises de chaque État membre de l'Union européenne. Les processus économiques et politiques qui sont en cours d’exécution, à la fois en Grande-Bretagne et dans l'UE, et les négociations concernant la position de la bourgeoisie britannique à l'avenir peuvent mener à de nouveaux accords temporaires entre l'UE et la Grande-Bretagne. Ce qui est certain c'est que tant que la propriété capitaliste des moyens de production et le pouvoir bourgeois resteront en place, tout nouveau développement sera accompagné de nouveaux sacrifices douloureux pour la classe ouvrière et les forces populaires.

Le résultat du référendum britannique compromet les positions des autres forces politiques en Grèce, qui ont glorifié la participation de la Grèce à l'UE durant ces dernières années, la présentant comme un processus irréversible ou semant des illusions sur la nécessité de “plus d'Europe de la justice et de la démocratie.” Ce résultat compromet également la position des forces qui considèrent le recours à une monnaie nationale comme étant un idéal qui mènerait à la prospérité du peuple. La Grande-Bretagne avec sa Livre sterling a pris les mêmes mesures anti-populaires et anti-ouvrières que les autres pays qui sont dans la Zone Euro. Elle continuera de prendre les mêmes mesures à l'extérieur de l'UE aussi, puisque cela est essentiel pour la compétitivité et la rentabilité de ses propres monopoles.

Il est certain que dans les prochains jours , les voix à s'élever ainsi que les déclarations larmoyantes vont se multiplier, tant de la part du gouvernement SYRIZA-ANEL que de la part des autres partis bourgeois, au sujet de la « nécessité de refonder l'UE », ou dans l'idée que « l'UE a fait fausse route et doit revenir à ses racines », etc. Cependant, l'UE depuis sa création a été et reste une alliance réactionnaire des classes bourgeoises de l'Europe capitaliste, dans le but de saigner les travailleurs à blanc et de voler les autres peuples du monde, dans le cadre de la concurrence avec les autres puissances impérialistes. L'UE n'a pas toujours été et ne sera pas toujours un arrangement permanent, tout comme des alliances similaires par le passé n'ont pas duré éternellement. La variabilité capitaliste, la concurrence, et l'évolution de la corrélation des forces, tôt ou tard, mettront en évidence des contradictions qui ne pourront plus être comblées par des compromis temporaires et fragiles. Simultanément, de nouveaux phénomènes, des processus pour de nouvelles alliances réactionnaires seront achevés sur le terrain du capitalisme.

Les intérêts du peuple Grec, du peuple Britannique, et de tous les peuples d'Europe, ne doivent pas être placés sous “fausse bannière”. Ils ne doivent pas être placés sous les bannières de la bourgeoisie et de ses différentes fractions, qui déterminent leurs choix et alliances internationales selon leurs intérêts et sur la base de la plus grande exploitation possible des travailleurs. Il est nécessaire de condamner l'alliance prédatrice du capital, l'UE, de lutter pour que tous ses pays-membres s'en retirent mais pour que cette lutte soit efficace, elle doit impérativement être reliée au renversement nécessaire du pouvoir du capital par le pouvoir des travailleurs. L'alliance sociale de la classe ouvrière et des autres couches populaires, le regroupement et le renforcement du mouvement communiste international sont des conditions préalables pour frayer la voie à cette perspective d'espoir

ATHÈNES – 24/06/16

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 20:50
La position du Parti communiste grec (KKE) sur la question des réfugiés/migrants

8 mars 2016, Traduction TF pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf »

Le Secrétaire général du Comité Central du Parti communiste grec (KKE), Dimitris Koutsoumpas, a remis ce vendredi 4 mars 2016, à l’occasion de la rencontre des responsables politiques convoquée par le Président de la République sur la question des réfugiés, un texte présentant la position complète élaborée par le Parti sur ce sujet spécifique.

1. Le KKE, dès que le problème des réfugiés/migrants a commencé à s’aiguiser, a fait en sorte d'en expliquer les causes au peuple grec. Elles se trouvent dans les guerres et les interventions lancées par les USA, l'OTAN et l'Union Européenne dans tout le Moyen-Orient, à l'est de la Méditerranée, en Afrique du nord, dans le cadre de leur compétition avec d'autres puissances, comme la Russie.

2. Il va sans dire que les personnes qui sont victimes des guerres, des interventions et des régimes réactionnaires ont le droit de rechercher une vie plus sûre dans d'autres pays, malgré le fait qu'une solution permanente au problème pourrait être trouvée si les peuples de chaque pays s'organisaient et luttaient pour renverser le système qui crée les guerres, la pauvreté et pousse les gens à fuir.

3. La situation s'est récemment aggravée du fait de la confrontation entre la Russie et la Turquie, du développement des activités militaires turques dans le nord de la Syrie, ainsi que du récent engagement de l'OTAN en mer Égée. Cet engagement a été décidé au récent sommet des ministres de la défense de l'OTAN, à la demande également du gouvernement grec. La question des réfugiés est utilisée comme un prétexte pour cet engagement alors que ses raisons de fond sont liées aux antagonismes et à l'intensification de la guerre en Syrie, tout en ouvrant la possibilité à de nouvelles interventions dans d'autres pays de la région. Un tel développement ne fera qu'aggraver le problème de l'afflux de réfugiés. Dans le même temps, il encourage l’agressivité et les provocations de la Turquie. Les actes récents de cette dernière le montrent. La Turquie conteste les droits souverains de la Grèce en mer Égée en instrumentalisant la conception de l'OTAN qui fait de la mer Égée une zone d'opération unique. Cela pourrait remettre en question les frontières maritimes de la Grèce.

4. Le gouvernement grec doit immédiatement retirer son accord à un engagement des forces navales de l'OTAN en mer Égée. Il ne doit fournir aucune assistance, ni infrastructures, ni bases, il ne doit pas permettre l'utilisation de son territoire terrestre et maritime ou de son espace aérien pour la préparation ou la réalisation d'interventions ou de guerres impérialistes. De plus, il doit retirer son soutien aux décisions de l'Union Européenne, qui, avec l'accord de Schengen et les règlements de Dublin, condamnent des milliers de réfugiés à rester bloqués, piégés, en Grèce contre leur volonté.

5. Le KKE, dès les tout premiers moments, quand l'exacerbation des problèmes liés aux réfugiés/migrants est devenue visible, a dénoncé la ligne politique de l'UE sur cette question comme étant la cause principale de la rétention des réfugiés et des migrants dans certains « pays-portes d'entrée » de l'Europe, notamment la Grèce. La décision du sommet du 23 septembre 2015 a créé les conditions de la situation de blocage insoutenable que nous vivons actuellement. Cette décision, qui a été saluée par le gouvernement grec comme un succès, a prévu la relocalisation vers d’autres pays de l’UE d'un petit nombre de réfugiés, ceux que les économies capitalistes des pays européens veulent absorber, tout en laissant une large majorité des réfugiés retenus dans des pays comme la Grèce, confrontés à la répression et à l'exclusion. Le sommet du 18 décembre 2015 a encore resserré l'étau sur les réfugiés et les migrants en décidant d'appliquer à la lettre les accords de Schengen et de créer un « Corps européen de garde-frontières et de garde-côtes ». Dans le même temps, il est rentré en contradiction avec la Convention de Genève et ne reconnaît pas les personnes venant de pays tels que l'Afghanistan comme des réfugiés, alors que ce pays est une zone de guerre sous occupation impérialiste.

6. La récente décision du sommet de l'UE du 19 février continue dans les mêmes impasses: fermeture des frontières, barrières barbelées, forces de répression et gaz lacrymogène, plafonnements et quotas s'appliquant même aux réfugiés. Le terrain est préparé pour des solutions définitives encore plus douloureuses. Certains passages de la décision sont caractéristiques: “ face aux flux continus et soutenus de migrants irréguliers le long de la route des Balkans occidentaux, qui restent un sujet de vive préoccupation, il faut continuer d'agir de manière concertée, rompre avec la politique du "laisser passer" et pallier l'absence de coordination en ce qui concerne les mesures prises le long de cette route...” « Les demandeurs d'asile n'ont pas le droit de choisir dans quel État membre ils demandent l'asile ». Ces décisions donnent le feu vert à des expulsions et à la rétention des migrants. Elles renforcent la position des Etats qui, comme l'Autriche, ferment leurs frontières de façon inhumaine. Dans le même temps, l'Allemagne et la Suède renforcent les contrôles aux frontières et les restrictions concernant le droit d'asile, ce qui favorise les réseaux de trafic humain et nourrit les organisations fascistes.

7. Partant de ces considérations, et étant donné qu'il ne peut pas y avoir de solution ni même d’allègement du problème tant que continueront les guerres et les interventions impérialistes et tant que les décisions régionales de l'UE et de l'OTAN resteront en vigueur, le KKE propose des positions spécifiques pour soulager le problème, qui requièrent néanmoins l'annulation des décisions des ensembles et alliances impérialistes. Les conséquences ne peuvent être traitées que dans cette direction.

--Transfert immédiat et sécurisé des réfugiés/migrants depuis les premiers pays d’arrivée tels que la Turquie, la Jordanie, le Liban, ainsi que des îles grecques, jusqu'à leur pays de destination ultime, sous la responsabilité de l'ONU et de l'UE, et dans le respect complet des droits découlant de leur statut de réfugiés. Pour ce qui concerne les îles, c'est une réponse directe à ceux qui versent des larmes sur les préjudices pour le tourisme, l'économie...

--Retrait de l'OTAN de mer Égée. L'implication de l'OTAN en mer Égée - sans parler des risques pour les droits souverains de notre pays et de plus grande insertion de notre peuple dans l’enchevêtrement des plans militaires des impérialistes en Syrie et dans l'est de la Méditerranée - est dangereux, inacceptable. Elle marque un engagement plus affirmé de notre pays dans une guerre impérialiste de plus en plus généralisée. Elle se trouve en rupture directe avec les traités des Nations Unies et le Droit international concernant les réfugiés, selon lesquels il est illégal d'empêcher ou de dissuader des réfugiés de demander asile à des pays qui ont accepté et ratifié les traités internationaux sur les réfugiés. Le renvoi de réfugiés est également en contradiction totale avec le Droit international.

-- Respect total de la Convention de Genève et du Droit international concernant les réfugiés. En particulier:

a) Les droits qui découlent du statut de réfugié et de demandeur d'asile doivent être reconnus à toutes les nationalités auxquelles l'ONU attribue un « profil de réfugiés », ce qui inclut les réfugiés afghans.

b) Les mesures policières répressives aux frontières à l'encontre des réfugiés doivent cesser, ainsi que la fermeture des frontières qui se produit en ARYM [Ancienne république yougoslave de Macédoine] et dans d'autres pays.

c) Levée immédiate des plafonnements du nombre de demandes d'asile. Cette pratique a été instaurée au fil du temps selon une logique de répartition proportionnelle, sur la base des quotas qui ont été décidés par l'UE en violation complète du droit des réfugiés.

--Un financement conséquent destiné aux infrastructures et à des personnels de secours, particulièrement au cours des mois d'hiver, notamment pour l'accueil, la prise en charge médicale et l'enregistrement, placés sous la responsabilité exclusive de l’Etat, sans aucune implication des ONG.

--La création de centres d'accueil temporaire décents, qui fonctionneront sous la responsabilité du ministère de l'immigration, pour la durée nécessaire aux procédures d'accueil, de soins médicaux, d'enregistrement et de préparation des papiers qui permettront la poursuite de leur voyage en toute sûreté à ceux qui le souhaitent - c'est à dire l'écrasante majorité des réfugiés - ou l'examen de leurs demandes d'asile pour ceux qui choisissent de faire de la Grèce leur destination ultime, qui représentent une petite minorité.

--Des bases militaires désaffectées, des bâtiments inutilisés, des terrains et des locaux appartenant au secteur public... peuvent être utilisés et adaptés afin de fournir des logements, la satisfaction des besoins des réfugiés et de tous les habitants de la zone concernée étant le premier critère de choix. Le transfert organisé des milliers de réfugiés stationnant au port du Pirée et sur la place Victoria doit mettre un terme à leurs conditions de vie inacceptables actuelles. Des mesures immédiates, employant tous les moyens disponibles, sous la responsabilité de l'Etat, doivent créer des conditions de vie dignes et humaines pour les milliers de réfugiés qui attendent temporairement à Idomeni.

--Les “Hot Spots”, les centres de relocalisation, les camps de réfugiés/migrants sont par essence des centres de tri, d’où un très petit nombre sera transféré, d’une façon ordonnée vers d'autres Etats-membres de l'UE tandis que la majorité sera retenue en Grèce contre leur volonté. Cela a été confirmé après l'échec flagrant du soi-disant programme de relocalisation des réfugiés de l'UE. Les 50 000 abris “temporaires”, selon le gouvernement, sont devenus des lieux de rétention permanent, comme l'avait prédit le KKE, et bien sûr, on n'en restera pas là puisqu'à ce nombre vont être ajoutées plus de 100 000 places supplémentaires en préparation.

--Abolition et dissolution des règlements de Dublin, de l'Espace Schengen, de l'agence FRONTEX et de tous les mécanismes répressifs de l'UE. Refus des nouvelles mesures et des nouveaux mécanismes de l’UE de répression de l'UE et de remise en causes de la souveraineté aux frontières comme le soi-disant « Corps européen de garde-frontières et de garde-côtes » qui sera bientôt créé. Nous sommes particulièrement préoccupés par l’instrumentalisation de la question en vue d’intensifier la répression contre les peuples en Europe.

--Aucune participation de la Grèce dans les guerres et les interventions impérialistes, et aucune mise à disposition de ses forces armées dans ces conflits qui sont la cause, parmi tous les tourments qu'ils imposent aux peuples, de la situation de milliers de réfugiés et de personnes déracinées. Toutes les bases militaires de l'OTAN-USA en Grèce doivent être fermées dès maintenant.

8. Le KKE, avec les exigences exprimées plus haut, s'adresse directement et en premier lieu au peuple grec, qui fait face aux graves conséquences de la crise de l'économie capitaliste. Il exprime dans le même temps sa solidarité pleine et entière aux réfugiés par tous les moyens possibles. Le mouvement du peuple et des travailleurs doit lutter pour des mesures immédiates pour soulager et soutenir les réfugiés et pour leur acheminement vers leur pays final de destination, contre les décisions de l'UE. Il doit renforcer la solidarité internationale et la lutte contre les guerres impérialistes et le système d'exploitation pourri qui les suscitent.

9. Il s'ensuit que le KKE rejette les positions du gouvernement en vue du sommet du 7 mars. Il apparaît clairement que les décisions de l'UE prennent une direction qui va aggraver les causes du problème et ne permettront pas de gérer les conséquences négatives pour les peuples de l'UE et les réfugiés eux-mêmes.

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 21:27
Le SG du CC du Parti communiste grec (KKE) condamne les attentats de Bruxelles

Ces actes meurtriers font monter les dangers de nouvelles interventions et de mesures répressives

Dans sa déclaration sur les attaques meurtrières à Bruxelles, le secrétaire général du Parti communiste grec (KKE), Dimitri Koutsompas a insisté sur les points suivants ( traduction MlN pour Solidarité internationale PCF – vivelepcf »), 23 mars 2016

« Nous condamnons les actes meurtriers commis à Bruxelles et exprimons, naturellement, une nouvelle fois, notre entière solidarité avec le peuple belge et avec les familles des victimes. Ces actes meurtriers servent, fondamentalement, à faire monter encore les dangers de nouvelles interventions, de nouvelles guerres, le développement de l’activité terroriste, comme à susciter des mesures répressives contre les peuples, une poussée de la xénophobie et du racisme. Ces phénomènes sont à combattre, non seulement en Belgique, mais en Europe et dans le monde entier. »

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 18:19
Attentats de Paris : déclaration du Parti communiste grec - KKE

Démêler dans l'immédiat les dangereux plans impérialistes

Déclaration du Bureau politique du Comité central du Parti communiste grec (KKE), 20 novembre 2015, traduit de l'anglais par la rédaction du PADS (Lien)

Le Parti communiste de Grèce a condamné les attaques meurtrières et criminelles à Paris et a exprimé ses condoléances sincères aux familles des victimes et sa solidarité avec le peuple français.

Aujourd'hui, peu de jours après, nous voyons qu'il y a une tentative d'utiliser ces attaques, au nom du combat contre le terrorisme, comme un alibi pour des engagements impérialistes supplémentaires en Syrie et en même temps pour des mesures de police d'Etat supplémentaires et renforcées, de répression, de racisme et xénophobie en Europe.

Au regard de ces évolutions, qui requièrent une vigilance de la part des ouvriers et du développement de la lutte populaire, il es nous est nécessaire de présenter les questions suivantes:

1. La guerre qui fait rage maintenant depuis 5 années en Syrie et qui a coûté les vies à des centaines de milliers de personnes, alors que des millions d'autres ont été déracinées de leurs foyers, est une partie de l'agressivité impérialiste et de la rivalité entre impérialistes. Elle démontre que le capitalisme, qui accroît la richesse d'une poignée d'exploiteurs, crée en même temps des crises, des problèmes sociaux, des guerres, des réfugiés, avec des conséquences pénibles pour des millions de personnes ordinaires.

Le KKE, dés le premier moment, et quand les autres partis bourgeois et opportunistes célébraient le prétendu Printemps Arabe, a souligné la barbarie capitaliste qui était le terrain sur lequel la guerre en Syrie se poursuivait. Il a également mis en évidence la participation organisée des puissances impérialistes, les USA et l'UE, et de leurs alliés dans la région, Israël, la Turquie, l'Arabie Saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis, à intervenir dans les affaires intérieures de la Syrie.

2. Le but de ces interventions sont la promotion du plan du "Grand Moyen Orient", qui, comme nous l'avons affirmé d'une manière opportune, est lié à la sauvegarde de l'accès des monopoles US et Européens aux sources d’énergie et aux nouveaux dépôts d'énergie dans l'Est Méditerranéen, pour le contrôle d'une large région qui est "un passage" pour le commerce et le transport.

En même temps, ces interventions visent à reconstruire les régimes bourgeois en vue d'assurer les bases les plus stables possibles pour l'expansion des groupes monopolistiques dans les marchés de la région.

Ces plans entrent dans une opposition féroce avec les intérêts monopolistiques des autres puissances dans les régions, telles que ceux de la Russie, de la Chine et de leurs alliés régionaux.

3. Le prétendu Islam politique fut utilisé par les impérialistes euro-atlantiques pour accomplir les buts de cette intervention, comme ils avaient précédemment utilisé les Talibans en 1980 en Afghanistan. Divers groupes de ce genre furent soutenus, organisés et armés par les impérialistes durant leur intervention en Syrie.

L'intervention impérialiste en Syrie, avec tout ce qui l'a précédée dans les années récentes, telle que l'occupation en Afghanistan et en Irak, le démantèlement de la Libye, ont conduit à la monstrueuse et criminelle création du soi-disant Etat Islamique.

4. L'intervention militaire russe dans la région à la fin de septembre 2015 fut un signe d'un aiguisement supplémentaire des contradictions. Nous parlons au sujet des féroces contradictions pour le contrôle des matières premières, des routes de transport des produits, des partages des marchés, des acquisitions géopolitiques et militaires dans la région de l'Est Méditerranéen et du Moyen-Orient.

L'attaque sanglante à Paris, qui est utilisée par la France et les autres Etats capitalistes dans le but d'aggraver leur intervention militaire, peut avoir des conséquences tragiques, tel que le démembrement de la Syrie ou une confrontation militaire plus généralisée ou un faux compromis de paix "avec le canon sur la tête des peuples".

Les ouvriers ne doivent pas être trompés par les prétextes du "droit international", d'une "crise humanitaire", "la vague des réfugiés-immigrants" etc. que chaque puissance impérialiste utilise dans le but de faire progresser ses plans. Ils ne doivent pas permettre que leurs enfants deviennent de la chair à canon dans la rivalité entre impérialistes et de verser leur sang pour des intérêts qui leur sont étrangers, c.à.d. pour les intérêts des différentes alliances des monopoles.

5. Les ouvriers de Grèce et des autres pays européens doivent examiner ce qui est caché derrière les criminels armés, c'est-à-dire ceux dont le plan crée, arme, ravitaille, entraîne et à la fin utilise ces forces dans de le but de faire progresser leurs plans.

La tentative de créer une atmosphère de peur, de tolérance aux interventions impérialistes, aux mesures répressives contre les peuples, une nouvelle vague de xénophobie et de racisme qui est développée et qui est nourrie par les divers appareils bourgeois, ne doit pas réussir.

Les ouvriers doivent rejeter les positions que promeuvent les partis bourgeois et les mass-médias et même par les fascistes de "Aube Dorée" qui prétendent que "l'Europe est sous une attaque", que ce qui est mené est une "guerre des civilisations ou des religions" et que nous devons tous "répondre à cette attaque avec un esprit "d'unité nationale (ou Européen)".

Cette "rhétorique" trompeuse "pro-occidentale", "pro-européenne", et "patriotique" a une seule mission: empoisonner la conscience des ouvriers avec le racisme, la xénophobie, et les conduire ensuite à être des meurtriers pour les intérêts des groupes monopolistes des USA, de l'UE, de l'OTAN et de leurs alliés, qui entrent en conflit dans l'Est de la Méditerranée avec les monopoles russes et chinois et leurs alliés.

6. Le gouvernement de SYRIZA-ANEL porte d'énormes responsabilités parce qu'il s'est emparé du bâton des précédents gouvernements de ND et du PASOK, à la fois dans sa politique étrangère et nationale, et il applique une ligne politique anti-populaire dangereuse.

Derrière le discours au sujet d'une soi-disant politique étrangère multidimensionnelle et les tentatives d'une amélioration géostratégique le gouvernement sert les intérêts des groupes monopolistiques grecs. Il exprime sa foi dans les unions euro-atlantique qui ont conduit à tant de tourments pour notre peuple et le pays, à la perte des droits souverains. Et ainsi maintenant il livre le territoire, les ports, les aéroports et d'autres infrastructures du pays aux unions impérialistes de l'OTAN et de l'UE afin qu'elles poursuivent des interventions impérialistes et des guerres. Il renforce aussi sa coopération militaire avec Israël contre les peuples de la région.

Le gouvernement a été dévoilé par la décision unanime du conseil des ministres de la défense de l'UE qui, sous le prétexte de l'attaque criminelle dans Paris, a mis à exécution l'article 42, paragraphe 7 du traité de l'UE (Traité de Maastricht) qui reconnaît le rôle fondamental de l'OTAN, c'est à dire, le rôle hégémonique des USA et qui donne une assistance en fournitures militaires aux efforts pour aggraver et généraliser l'intervention impérialiste au Moyen Orient et en Afrique du nord.

Notre peuple doit être sur ses gardes au sujet des développements des relations entre la Grèce et la Turquie, les "compensations " à la Turquie que recherchent l'UE pour régler le problème des réfugiés et de l'immigration, qui sont aussi liées aux développements dans les négociations sur la question de Chypre, tout comme son objectif permanent d'établir des formes d'une "souveraineté commune" dans la mer Égée, pour étendre les "zones d'ombre" etc...

En même temps, notre peuple doit être prêt au sujet des conséquences de la politique de "fermeture des frontières", qui est appliquée par les Etats de la région, exécutant plus que jamais le piège de centaines de milliers de réfugiés et de migrants en Grèce.

7. Maintenant la lutte du peuple contre la participation de notre pays à l'intervention impérialiste et la guerre doit être intensifiée.

 

Les forces armées du pays ne doivent pas être placées au service des plans impérialistes.

 

Toutes les bases US-OTAN doivent être fermées immédiatement.

Pas une installation ou infrastructure ne doit être fournie pour servir au déclenchement des attaques contre la Syrie et d'autres pays.

Notre peuple doit être vigilant, il ne doit tolérer aucune mesure autoritaire à son dépens, au nom du "combat contre le terrorisme".

L'attaque dans Paris ne doit pas être utilisée pour appliquer des mesures contre les réfugiés et de les piéger dans notre pays.

Le peuple doit isoler l'organisation criminelle Nazi des assassins de "Aube Dorée", qui soutient les interventions militaires impérialistes et qui sème la haine contre les peuples.

Le slogan du peuple "Pas de terre, pas d'eau pour les assassins du peuple" doit devenir une réalité.

La lutte populaire doit être renforcée contre les monopoles et le capitalisme, pour le désengagement des unions impérialistes de l'UE et l'OTAN, avec le pouvoir populaire aux ouvriers.

Le Bureau politique du CC de KKE

20 novembre 2015

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 17:31
Grèce : Le PAME, à chaud, sur la grève générale du 12 novembre 2015

Communiqué du secrétariat exécutif du PAME, traduction MlN pour Solidarité internationale PCF, 12 novembre 2015

Le secrétariat exécutif du PAME salue la participation de milliers de travailleurs à cette journée de grève générale nationale.

Dans plus de 70 manifestations, à l’initiative du PAME, à travers toute la Grèce, des dizaines de milliers de grévistes, de travailleurs, d’étudiants, de paysans, de travailleurs indépendants, de femmes et de chômeurs ont défilé en guise de réponse à la politique antipopulaire de Syriza. Durant les manifestations, des messages de solidarité provenant d’organisations syndicales du monde entier ont été lus et les manifestants ont acclamé les initiatives de solidarité organisées le même jour en Turquie et en Afrique-du-Sud. Sur la manifestation d’Athènes ont flotté les bannières et drapeaux de la FSM.

Le mouvement de grève et de manifestation du PAME a écarté les intimidations des employeurs. Il a surmonté le climat de fatalisme et de compromis, d’acceptation d’une vie au rabais que cultivent le gouvernement et les partis politiques de la ploutocratie.

Dans ces conditions d’attaque généralisée, il est d’une importance critique de contrecarrer les forces du patronat et des syndicats gouvernementaux, qui non seulement n’ont pas levé le petit doigt pour l’organisation et le succès de la grève mais, au lieu de cela, ont soutenu la mise en œuvre des mesures antipopulaires. Ils sont des instruments pour tromper le peuple, pour imposer le consensus et la collaboration de classe.

La grève d’aujourd’hui n’est qu’un début !

Nous appelons les syndicats, les associations de jeunesse, les chômeurs, les paysans, les femmes, les retraités et les ouvriers de toutes les industries et ateliers à continuer les actions militantes pour faire monter notre réponse !

Nous appelons, dans chaque ville, chaque quartier, chaque usine et lieu de travail à mener la bataille de l’information sur la politique monstrueusement tournée contre la sécurité sociale à l’œuvre, à multiplier les discussions et à renforcer les actions collectives.

Nous appelons à préparer la prochaine étape dans l’élévation du mouvement militant, la réponse par une nouvelle grève générale à la nouvelle attaque contre la sécurité sociale, nos droits et nos vies.

Tous dans la rue ! Tous dans les luttes !

Un développement au service du peuple et non du profit des grands groupes !

Prenons en main notre avenir et nos vies !

Contrecarrons le régime d’esclavage moderne qu’il programme pour nous !

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