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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 11:53

KostasVarnalisLidas1935Le KKE rend hommage au poète et écrivain satyrique grec Kostas Varnalis rallié au communisme et au marxisme après la révolution d’Octobre


 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


 

Ce samedi 16 et dimanche 17 avril, le Comité central du KKE a organisé une conférence scientifique dans le palais des Congrès du siège sur l’œuvre de Kostas Varnalis, poète qui a mis son œuvre au service de la classe ouvrière.

 

Kostas Varnalis est né à Bourkas (Bulgarie) en 1884. Il a terminé ses études secondaires à Plovdiv et s’est rendu ensuite à Athènes pour étudier la philologie. Il sort diplômé en 1908 et commence à travailler comme enseignant. En 1919, il se rend à Paris comme boursier et prend des cours de philosophie, de philologie et de sociologie. C’est à cette période qu’il commence à adhérer au Marxisme et au matérialisme dialectique et revoit ses conceptions précédentes concernant la poésie, à la fois sur un plan théorique et pratique. Varnalis est apparu comme un poète engagé en 1922 avec son œuvre « La lumière qui brûle ». Conçue après les guerres Balkaniques, la boucherie de la première guerre mondiale et également après la grande Révolution socialiste d’Octobre dans laquelle les peuples du monde entier ont puisé toutes leurs forces ; elle a allumé une flamme dans les cœurs et les esprits des gens. A l’époque où le poète écrivait ces superbes poèmes, la Grèce se trouvait au beau milieu de la campagne d’Asie mineure qui allait bientôt se solder par une catastrophe.

 

Varnalis se tourna vers la poésie engagée à Paris, où comme dans le reste de l’Europe les mouvements révolutionnaires émergeaient et le mouvement pacifiste anti-impérialiste tenait le haut du pavé.

 

Ses positions révolutionnaires se reflétaient dans ses recueils de poésie satirique.

 

« Le pèlerin » (1919), « La lumière qui brûle » (1922 – qui fut publiée à Alexandrie sous le pseudo de Dimos Tanalias et qui fut republiée à Athènes dans une nouvelle édition en 1933), « Les esclaves assiégés » (1927). Sa poésie s’est muée en critique du pouvoir, en protestation contre la guerre et la violence. Il s’est tourné vers la satire dans ses derniers recueils de poèmes comme : « Le monde libre » (1965), « Colère populaire » (1975 – publié après sa mort). Dans le même temps, Varnalis commença à écrire en prose dans la même perspective : articles satyriques, pamphlets et récits sur des questions politiques, « Le peuple eunuque » (1923 – encore sous le pseudo de Dimos Tanalias), « La vraie apologie de Socrate » (1931), ensuite « Le journal de Pénélope » (1947), un recueil de pamphlets « Les dictateurs » (1954).

On estime que son œuvre poète la plus importante est « La lumière qui brûle », un texte unifié sans un genre clairement défini. Sa forme est essentiellement dramatique, tandis que ses monologues et ses dialogues sont à la fois en prose et en vers. Dans le fond, son contenu repose sur une discussion entre Prométhée, qui représente la mythologie Grecque antique, et Jésus-Christ, qui représente le Christianisme. La controverse se concentre sur la question de qui était le plus grand bienfaiteur de l’Humanité et quelle tradition devait être privilégiée. L’auteur s’incarne dans cette œuvre dans l’ancien dieu Grec de la parodie Momus, qui rejette toutes les traditions. Mais à la fin, une personne apparaît, qui s’appelle « Le chef », qui emporte l’approbation de l’écrivain. Des années après l’achèvement de cette œuvre, Varnalis a admis dans une lettre au journal soviétique Izvestya qu’il voulait à travers ce personnage représenter Lénine.

 

Varnalis était un communiste avec une contribution et une participation de longue date aux luttes ouvrières. En raison de son activité, il fut exilé en 1935 à Mytilène et à Ai Stratis. La classe ouvrière et son parti, le KKE, a traité le poète, dans la mesure que cela était possible dans ces conditions, avec une attention et un amour tout particulier. Entre autres, nous mentionnerons les événements suivants : après sa libération, Varnalis a travaillé pour « Rizospastis », ce qui lui assuré un gagne-pain mais a créé certains problèmes et l’a privé du temps nécessaire pour se consacrer à ses ouvrages artistiques. Quand N.Zachariadis l’a réalisé, il a réglé immédiatement la situation. Zachariadis – selon B.Georgiou dans ses mémoires – « a incontestablement apprécié son travail intellectuel et a immédiatement accepté notre proposition que l’on donne à Varnalis six mois payés pour le laisser écrire ‘le Journal de Pénélope’…

 

En 1956, en Grèce il y eut des commémorations nationales pour fêter le 25ème anniversaire de la publication de son brillant roman satyrique « La vraie apologie de Socrate » dans lequel il a présenté une version contemporaine des événements qui sont décrits dans l’ouvrage de Platon qui porte le même nom. Une similaire interprétation moderne d’une récit traditionnel est le pamphlet romancé « Le journal de Pénélope ». Néanmoins, dans le cas de l’ouvrage sur Socrate, l’écrivain dévie guère du texte de Platon, la seule différence est qu’à la fin il fait du discours du héros un appel moderne aux esclaves afin qu’ils se révoltent et renversent le système social injuste, mais dans le « Journal » il n’oriente pas le récit vers les lignes de l’histoire classique de l’Odyssée mais vers une légende non-traditionnelle qui présente Pénélope comme une femme infidèle et sans scrupules.

 

Varnalis a également écrit des essais de critique littéraire et esthétiques : « Solomos sans métaphysique » (1925), « Esthétiques critiques » (1958) notamment. Il a également écrit la pièce « Attalus le troisième » (1972) et réalisé des traductions d’Aristophane, Euripide et Molière.

 

Dans le même temps, il a travaillé pendant des années comme un enseignant en lycée, et également comme journaliste pour survivre.

 

En 1934, il fut invité en URSS, où il participa au Premier congrès des écrivains soviétiques, tandis qu’en 1959 lui fut remis le Prix international Lénine « pour le renforcement de la paix entre les peuples ».

 

Il mourut le 16 décembre 1974.

 

Des artistes, scientifiques et représentants du mouvement populaire ont participé à la conférence. La conférence a commencé par les salutations de la secrétaire-générale du KKE, Aleka Papariga, qui a déclaré entre autres :

 

« Je ressens le besoin de me concentrer sur quelque chose qui est particulièrement d’actualité et digne d’intérêt, quelque chose de surprenant et d’émouvant, comment cet Homme à un âge relativement avancé, au début du siècle dernier, quelqu’un venant d’une famille assez aisée selon les critères de l’époque, a fui le monde de l’idéalisme, de la métaphysique, le culte des anciens, le nationalisme, le mysticisme, le conservatisme linguistique, les vers travaillés qui ne louent que des expériences personnelles limitées et comment il a changé de camp, pour rejoindre le monde des travailleurs, le matérialisme historique, l’internationalisme, le camp populaire, le monde de l’art partant d’un parti-pris politique et social, pour le peuple et pour les travailleurs. Comment il est parvenu à se débarrasser de l’idée bien-connue et répandue – aujourd’hui encore – de l’ « art pour l’amour de l’art » et a adopté la conception de l’art pour le peuple, pour la lutte, pour la société, pour le socialisme et le communisme.

 

Ce n’est pas quelque chose qui s’est produit par hasard. Puisque ce grand poète et figure littéraire a vécu très directement ce qui constitue la nature de notre époque, qui est une ère de transition du capitalisme au socialisme ; c’est encore la nature de notre époque aujourd’hui, en dépit du fait que, pour des raisons très particulières, la première tentative de construction du socialisme a été renversée de façon inattendue et sauvage ».

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 23:44

23 février - SaloniqueLa lutte continue en Grèce, toujours menée par le PC Grec et son syndicat PAME, avec le succès massif de la grève générale du 23 février


Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

 

 

Un message décisif pour l'intensification de la lutte



La grève générale qui a été organisée en Grèce a connu un succès massif. Une fois de plus, le PAME a joué un rôle dirigeant dans les usines, les commerces, les bateaux, sur tous les lieux de travail.



Des dizaines de milliers de travailleurs et travailleuses, de retraités, de chômeurs, de jeunes, d'immigrés, de travailleurs indépendants ont participé d'une façon massive et militante, dans une des grèves les plus importantes de ces dernières années, aux cortèges de grévistes du Front militant des travailleurs (PAME). Le Rassemblement militant des agriculteurs (PASY), le Rassemblement anti-monopoliste national des travailleurs indépendants et des petits commerçants (PASEVE), de la Fédération des femmes grecques (OGE) et du Front militant des étudiants (MAS) ont également participé aux défilés du PAME qui se sont tenus à Athènes et dans 72 villes Grecques au total. Les travailleurs ont rejoint les rangs des syndicats de classe d'une façon massive, apportant leur réponse aux politiques anti-populaires du gouvernement des sociaux-démocrates du PASOK, du capital, de l'UE, du FMI et des partis de la ploutocratie qui les soutiennent.



23 février - PiréeDès l'aube, de nombreux piquets de grève étaient montés devant les grandes usines et sur les lieux de travail – des « ghettos » pour garantir le succès de la grève, afin que les travailleurs puissent avoir le soutien nécessaire pour briser l'intimidation patronale dans la pratique.



Il faut avoir en tête que, lors de cette grève, les menaces de licenciement brandies par le patronat, en pleine coopération avec les syndicats de collaboration de classe, ont été plus intenses que jamais auparavant, avec comme objectif de saper la grève par tous les moyens possibles. Néanmoins, ces menaces ont été mises en échec. Les forces sur des positions de classe sont prêtes à répondre à toute tentative éventuelle des employeurs de procéder à des licenciements ou à d'autres mesures contre les travailleurs après cette grève.



23 février - AthènesDans le discours central de la manifestation, Giorgios Skiadiotis, membre du secrétariat exécutif du PAME, a évoqué entre autres: « Nous demandons que le gouvernement cesse immédiatement les plans qu'il a préparés et menés pour la suppression des conventions collectives, la remise en cause définitive de la journée de 8 heures, du dimanche comme jour chômé. Nous vous appelons à une lutte continue dans chaque usine, dans chaque industrie, afin que nous puissions construire un puissant front de résistance. Nous demandons ici et maintenant des mesures pour la protection des chômeurs, des jeunes couples sur la base de nos propositions. Nous ne devons pas permettre et nous ne permettrons pas une nouvelle dégradation de nos droits à la sécurité sociale et aux services sociaux. Notre mouvement a des racines profondes et un grand avenir. Nous n'arrêterons pas tant que nous n'aurons pas renversé non seulement les mémorandums, les lois anti-populaires et les gouvernements mais la matrice qui les engendre, soit la propriété capitaliste. Ceux qui pensent que nous pouvons résister et battre le « talon de fer » des monopoles à travers des actions hâtives, mal coordonnées et mal préparées n'ont aucune idée de ce qu'est la lutte de classe ou alors trompe le peuple.



Que suggèrent en fait à la place du gouvernement du PASOK ceux qui nous appellent à la grève juste pour chasser le gouvernement du PASOK? Un nouveau patron à la place du patron actuel? De faire tomber « Moubarak » et laisser un autre « Moubarak » prendre sa place comme cela s'est passé en Egypte? La question pour le peuple n'est pas de changer le personnel politique de la bourgeoisie pendant que les monopoles maintiendraient leurs positions mais de faire changer le pouvoir de mains. C'est-à-dire, une lutte pour une autre ligne politique et pour un pouvoir ouvrier et populaire. Si le mouvement manque d'une telle orientation, les luttes seront menées dans une impasse, elle se dégonfleront ».



G.Skiadotis a également fait référence au soutien internationaliste et à la solidarité de classe avec le PAME exprimés par les messages de dizaines de syndicats et de confédérations de classe venant du monde entier.



La manifestation de masse qui a été bien protégée contre l'activité d'agents provocateurs visant le Parlement. A Athènes, une délégation du Comité central du KKE, menée par la camarade Aleka Papariga, secrétaire générale du CC du KKE, a participé au rassemblement.



Les manifestants ont décidé d'un nouveau rassemblement militant pour le 10 mars. En ce jour, plusieurs activités, de grosses manifestations se tiendront dans le centre d'Athènes et dans d'autres villes, ainsi qu'à l'occasion de la Journée internationale de la femme.

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 01:12

GRECE 9 déc (2)Quatorzième grève générale en un an en Grèce


 

Les communistes continuent à mener la lutte contre la casse sociale ininterrompue du gouvernement socialiste en collaboration avec l'UE et le FMI


 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Ce 15 décembre, la 14ème grève générale en l'espace d'un an (depuis le 17 décembre 2009) s'est tenue contre les mesures anti-populaires barbares prises par le gouvernement social-démocrate, qui a le soutien de l'UE et du FMI.



La grève de 24 heures, appelée par le Front militant des travailleurs (PAME), a touché tous les domaines de la vie économique et sociale du pays: la production s'est arrêtée dans les usines, les transports publics étaient à l'arrêt, les aéroports et les ports ont cessé de fonctionner, les écoles et les universités étaient fermées, tandis que les hôpitaux n'ont traité que les urgences.



Des milliers de communistes, adhérents du KKE et de la KNE, aux côtés d'autres militants, étaient aux piquets de grève dès l'aube du 15 décembre pour défendre la grève aux portes des usines, sur le pont des bateaux, sur chaque lieu de travail où cela était nécessaire.



GRECE 9 déc (1)Le 15 décembre, le PAME a organisé des manifestations dans 63 villes, où une grande majorité des travailleurs grévistes ont participé, montrant de cette façon que de plus en plus de travailleurs tournent le dos aux directions syndicales compromises des fédérations du privé et du public (GSEE et ADEDY), qui ont participé au processus de dialogue social pour décider sur ces mesures anti-ouvrières sauvages à la fois ouvertement et en secret.



Les travailleurs indépendants et petits et moyens paysans ont manifesté aux côtés des ouvriers et employés, tandis que partout la participation massive de la jeunesse (étudiants et travailleurs) a été patente dans les mobilisations de cette journée de grève.



A la veille de la journée nationale de grève



Il convient de noter qu'à la veille de la grève, la majorité gouvernementale a adopté une loi au Parlement, qui abolit les conventions collectives, diminue les salaires, augmente les impôts indirects pour les couches populaires et diminue l'imposition du grand capital.



Plus précisément, le projet de loi prévoit:



  • La réduction générale des salaires (de 10 à 25%) pour les travailleurs dans les anciennes entreprises publiques et services publics;

  • L'abolition des négociations collectives de branche dans le privé et leur substution par des « accords particuliers d'entreprise », sans aucune limute et avec des coupes salariales allant jusqu'à 30-40%;

  • La généralisation des licenciements, de toute forme de relation de travail flexible (temps partiel, rotation du personnel, intérim etc.), des changements drastiques dans les rotations, les vacances, les congés, les primes seront à la discrétion du patronat;

  • La baisse de la rémunération des heures supplémentaires de 10%;

  • La période d'essai pour un nouvel employé pourraît être augmenté de 2 à 12 mois, afin que les patrons puissent embaucher de la main d'œuvre bon marché par cette forme de 'recyclage';

  • Le préavis de licenciement est ramené à un mois;

  • Des allégements fiscaux massifs pour le capital;



Le KKE s'est battu au parlement contre cette législation anti-populaire, tandis que les communistes et les forces syndicales de classe qui sont rassemblées derrière le PAME ont joué un rôle moteur dans les grèves dans toute une série de secteurs, qui a été préparée depuis le début de la semaine.



Ce mardi 14 décembre, une rencontre a eu lieu entre la secrétaire-générale du KKE Aleka Papariga et le premier ministre du pays, G. Papandreou, à la demande de ce dernier. « Nous ne consentons à rien du tout. Notre analyse est que la véritable guerre commence maintenant ». C'est la position claire et non-négotiable du KKE par rapport aux politiques du gouvernement et de ses alliés, et également par rapport aux tentatives d'alimenter un climat de soumission du peuple à sa propre extermination, comme l'a répété la secrétaire-générale du KKE, dans sa déclaration immédiatement après la rencontre sollicitée par le premier ministre sur des questions qui seront discutées au prochain sommet de l'UE.



Au rassemblement principal d'Athènes



GRECE 9 déc (3)Des dizaines de milliers de travailleurs et de jeunes ont participé à la manifestation de masse organisée par le PAME place Omonia au centre-ville. S'en est ensuite suivi un défilé massif dans les rues d'Athènes qui est passé devant le Parlement, place de la Constitution.



Néanmoins, les médias internationaux ont encore une fois concentré toute leur attention sur les incidents isolés d'agents provocateurs avec la police et non pas sur les centaines de milliers de travailleurs qui ont manifesté dans des dizaines de villes Grecques.



Aleka Papariga, menant la délégation du KKE qui a participé au rassemblement principal du PAME à Athènes et au défilé massif qui l'a suivi, a fait la déclaration suivante aux journalistes: « Pas de consentement. Pas de cessez-le-feu. Il est prévu que des mesures secrètes et officielles soient prises jusqu'en 2014.



Soit le peuple sera mis en faillite, soit ce sera le système politique, nous nous battrons contre lui, l'acculerons et éventuellement le renverserons. Il n'y a pas d'autre possibilité, il y a vingt ans les travailleurs pouvaient encore gagner certaines victoires par leurs luttes, mais aujourd'hui nous avons besoin de changements radicaux et seul le peuple peut les réaliser ».

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 17:45

manif 9 décLe PC Grec (KKE) expose la stratégie de l'opposition qui mènera le peuple à remettre en question et renverser le système



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La mobilisation des travailleurs en Grèce contre les mesures anti-populaires, contre le monde du travail du gouvernement continue



Ce 9 décembre, des manifestations de masse se sont tenues à Athènes et à Salonique contre le projet de loi du gouvernement social-démocrate qui:



  • Abolit les conventions collectives, attaquant salaires et primes;

 

  • Diminue le salaire des travailleurs des anciennes entreprises publiques de 25%;

 

  • Intensifie le pillage du revenu des gens du peuple par le biais d'une augmentation de la TVA;

 

  • Introduit des exonérations fiscales et des subventions publiques pour favoriser les investissements du capital;



Les manifestations étaient organisées par le Front militant des travailleurs (PAME). Elles ont été précédées par des manifestations et rassemblements de masse ce mardi 7 décembre contre la visite en Grèce du responsible du FMI, Dominique Strauss-Kahn (cf Le PC Grec organise une manifestation contre la visite du président du FMI en Grèce: « Strauss-Kahn n'est pas le bienvenu en Grèce. Peuples d'Europe, soulevez-vous! »)



La secrétaire-générale du KKE, Aleka Papariga, a noté entre autres que « Dans la guerre menée contre les travailleurs de Grèce et d'Europe, nous devons nous préparer afin que cette guerre s'achève par la victoire du peuple. Le gouvernement est impitoyable. L'opposition officielle trompe le peuple en préparant les mêmes politiques avec une « sauce » différente. Aujourd'hui, nous avons besoin d'une autre stratégie de l'opposition, une stratégie particulière qui mènera le peuple à remettre en question à et à renverser le système et non pas de faux remèdes qui recycleront et amplifieront les problèmes actuels. D'où l'importance de notre appel, aujourd'hui. On ne peut en aucun cas reporter la prise de décision, quand ce qu'il reste des droits du peuple est en danger imminent. Nous avons besoin d'un front populaire et social, maintenant, pour repousser l'offensive et contre-attaquer. Il n'y a aucune solution qui soit à la fois dans les intérêts des piliers du système et dans ceux des travailleurs. Soit le système sera victorieux, soit le peuple vaincra le système capitaliste et son pouvoir. Seuls la classe ouvrière et ses alliés peuvent assurer un véritable développement pour ce pays, en opposition avec la voie de développement capitaliste qui ne sert que le profit. Un véritable développement pour le peuple, et ses besoins actuels en expansion, c'est un développement qui mette fin au chômage, à la pauvreté et aux crises.



Elle a ajouté que: « Désormais, l'heure est venue de constituer un front social et politique, afin que des actions politiques de masse puissent prendre forme, constitué des forces radicales parmi les travailleurs des secteurs public et privé, des petits indépendants et commerçants, des petits paysans, avec une participation accrue des plus jeunes, des enfants des familles ouvrières et populaires, en particulier ceux qui travaillent et étudient, qui sont en formation professionnelle, des femmes et des immigrés, des militants du monde de la science, de l'art et de la culture.



Il existe aujourd'hui des germes de ce front, telles que le PAME, le PASY, le PASEVE, l'OGE, le MAS et d'autres formes de rassemblement que les travailleurs ont formé, d'autres émergeront dans le cours des événements, ainsi que d'autres formes de rassemblement dans les mouvements de masses contre la guerre impérialiste, pour les droits individuels et collectives, les libertés syndicales, rassemblements qui sont actives à l'échelon des collectivités locales.



Ce front populaire et social doit avoir deux objectifs liés entre eux:



Le premier est la lutte pour repousser et saper la mise en place de ces mesures barbares qui ont été élaborées par le gouvernement, ses alliés, et cet appareil qui comprend le système politique bourgeois et la ploutocratie du pays.



La lutte pour saper la mise en place de ces mesures n'est pas suffisante; des victoires plus ou moins importantes doivent être enregistrées.



Mais la tâche la plus importante de ce front doit être créative, celle de libérer l'esprit militante du peuple, son optimiste et sa dignité militante, son patriotisme et son internationalisme de classe, ses initiatives et actions populaires qui transformeront le front en un courant transformateur unissant l'ensemble du peuple pour inverser le rapport de forces.



Ce front a un seul choix, à la fois créatif et réaliste: faire se matérialiser la proposition alternative d'économie et de pouvoir populaire, avec son mot d'ordre essentiel: socialisation des monopoles, création de coopératives populaires là où la socialisation n'est pas possible, planification centrale sous contrôle ouvrier et populaire, de bas en haut. Pour démontrer que de véritables possibilités de développement existe dans ce pays – tant qu'il les possède encore – il n'y a plus de temps à perdre puisqu'elles sont systématiquement sapées et détruites.



Le KKE intensifiera la diffusion de ses propositions politiques en parallèle à son implication dans les luttes quotidiennes. »

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 17:35

skahn grèceLe PC Grec organise une manifestation contre la visite du président du FMI en Grèce: « Strauss-Kahn n'est pas le bienvenu en Grèce. Peuples d'Europe, soulevez-vous! »

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Avant-hier soir, plusieurs milliers de travailleurs salariés, d'étudiants, de travailleurs indépendants, de femmes et de petits paysans ont « accueilli » le responsable du FMI Dominique Strauss-Kahn, la tête haute et l'esprit militant, avec l'urgence sociale du moment comme « bannière ». Tandis que le gouvernement et le patronat ont bien accueilli leur complice dans leurs crimes anti-populaires, les travailleurs d'Athènes lui ont manifesté, dans le cadre d'un rassemblement organisé par le PAME (Front militant des travailleurs), le PASEVE (Rassemblement national anti-monopoliste des travailleurs indépendants et des petits commerçants), le PASY (Rassemblement militant des agriculteurs), le MAS (Front militant des étudiants)et l'OGE (Fédération grecque des femmes) place de la Constitution, le fait qu'il n'était pas le bienvenu en Grèce.



La préparation de la manifestation devant le Parlement avait commencé bien plus tôt dans l'après-midi. Une banderole imposante sur laquelle était écrite en Anglais « Peoples of Europe, rise up (Peuples d'Europe, soulevez-vous », surplombait l'angle des rues Othon et Amalias. Sur la banderole derrière l'estrade, était écrit: « Strauss-Kahn n'est pas le bienvenu en Grèce. Soulevez-vous contre les politiques anti-populaires du gouvernement et de la troïka (Commission, BCE, FMI) ». A côté de l'estrade étaient suspendus quatre mannequins représentant le Syndicat patronal, le gouvernement, le FMI, et les dirigeants syndicaux de la GSEE. Quand le rassemblement a touché à sa fin, ces effigies représentant le gouvernement, les patrons, les impérialistes étrangers et leurs alliés, ainsi que le syndicalisme vendu au patronat et au gouvernement, ont été brûlées symboliquement par les travailleurs.



Pour la secrétaire-générale du KKE Aleka Papariga: « Une contre-attaque de grande ampleur, dès maintenant! »



La secrétaire-générale du Comité central du KKE, Aleka Papariga, a rendu la déclaration suivante hier lors de la manifestation du PAME concernant la visite de Dominique Strauss-Kahn:



« Le temps nous est compté. Dès maintenant, nous devons lancer une contre-attaque de grande ampleur contre les politiques du gouvernement et de la Troïka, qu'ils ont nous imposé en Grèce. Nous avons la capacité de renverser la situation en temps voulu. Pas la moindre minute ne doit être perdue ».

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