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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclarations, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 11:36

Grecsparlement.jpgUne lutte populaire organisée est nécessaire

 

 

Article communiqué par le Parti communiste grec (KKE)

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



« La grande majorité des travailleurs, des gens doit déclarer cela au pouvoir du capital : Nous ne vous croyons pas quoique vous nous disiez. Nous nous rassemblons pour remporter des petites et des grandes batailles et finalement la guerre », a souligné Aleka Papariga, parmi tant d'autres choses, dans son discours prononcé dans le cadre d'un rassemblement de masse et dynamique du KKE dans la soirée du 25 mai dans la ville de Larissa.



La secrétaire-générale du Comité central du parti a souligné qu'aujourd'hui des luttes populaires et ouvrières plus dynamiques et mieux organisées sont nécessaires, tout comme il faut remporter des petites et des grandes victoires. Mais il doit être clair que nous devons mener une lutte qui mènera au renversement du pouvoir des monopoles.



Plus tôt, dans une interview à la station de radio « Real FM », Aleka Papariga répondant à une question concernant les tentatives à partir du 25 mai, dans plusieurs cités Grecques, de lancer des mobilisations organisées comme celles qui se déroulent en Espagne, a fait remarquer entre autres que :



« Nous, en raison de notre nature en tant que parti, regardons toujours avec sympathie – et je le dis en toute sincérité – les tentatives populaires pour trouver un moyen de s'exprimer. Le spontané existe toujours et surtout se développe quand il existe simultanément une activité politique consciente – le spontané n'opère jamais dans le vide.



D'autre part, nous sommes très prudents sur le fait de dire que c'est la seule façon de riposter. Ce sont certaines explosions sans organisation, sans enracinement sur les lieux de travail, dans les industries, que ce soient dans le privé comme dans le public, ils n'ont aucune direction politique fondamentale. Nous craignons que ce ne soit qu'une explosion, une mode qui va passer. Ce n'est pas quelque chose de négatif que des jeunes, qui cherchent un moyen de s'exprimer, acquièrent de l'expérience. Ce sera certainement une expérience. Nous n'adoptons pas une position hostile à leur égard. Mais cela m'a laissé l'impression que certains ennemis jurés du mouvement mettent cela en avant comme quelque chose d'important et d'idéal par opposition à la grève. Ceci est une erreur. Une des formes de la lutte, pas la seule, par laquelle le travailleur peut démontrer sa force, est la grève ; car il doit surmonter sa peur du patron. Il est beaucoup plus facile de se rassembler sur les places des grandes villes. »



En outre, dans un commentaire publié par le journal du KKE, Rizospastis, elle faisait remarquer : « Qui a un intérêt particulier dans un mouvement aux orientations « non-partisanes », quand en face l'adversaire dispose de partis avec une ligne et une stratégie politiques spécifiques, auxquels les divers fractions du capital identifient leur intérêt particulier ?



Sans vouloir sous-estimer les intentions de nombreuses personnes ordinaires qui protestent contre la dégradation continuelle de leurs conditions de vie, il est plus que certain que des mobilisations qui cherchent à libérer un sentiment de frustration sont beaucoup plus faciles à manipuler et beaucoup plus facile à « dégonfler ». La publicité reçue par l'initiative d'hier (mardi 24 mai) constitue une exploitation de l'esprit de résistance, que le système politique bourgeois, dans une démonstration de force, pose contre la lutte de classe. De cette façon, il peut intervenir pour se sauver, à un moment où la colère populaire augmente dangereusement et les conditions d'une radicalisation sont en passe d'être créées. Le mouvement a une expérience de telles aventures, lors des divers « forums », à Gênes etc. Il a également une expérience des mobilisations via internet, telles que celles organisées après les feux de forêts de 2007 et quatre ans plus tard, continuant le travail de la droite, le gouvernement brade ce qu'il reste de la terre, de la mer et de l'air. Nous devons aborder ces personnes ordinaires, qui se sont mobilisés spontanément afin qu'elles se rallient consciemment à la lutte de classe. Le PAME l'a déjà fait, avec une réponse positive. L'ennemi a une stratégie, une organisation et un nom. Le mouvement populaire doit faire la même chose pour gagner la guerre qui a été déclaré contre lui. »



Il convient de rappeler que le PAME a tenu samedi dernier 28 mai des manifestations dans de nombreuses villes Grecques. La déclaration commune duPAME, du PASEVE, du PASY, du MAS et de l'OGE affirme que: « Dans le cadre du développement capitaliste, il ne peut y avoir d'avenir ni de perspectives favorables au peuple. Les sacrifices, qu'ils nous appellent à faire, n'auront pas de fin. Vous n'avez pas de responsabilité dans la crise capitaliste. La dette et le déficit appartiennent à la ploutocratie. Ne les reconnaissez pas. Pas de consentement, aucun sacrifice, la ploutocratie doit payer pour la crise. »

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 17:54

theme02 enÉlections Législatives à Chypre : Succès pour les communistes (AKEL) qui continuent leur progression avec 32,67% des voix et consolident leur position au pouvoir



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



 

Ce dimanche 22 mai se tenaient les élections législatives à Chypre. Outre les 56 sièges de la Chambre des représentants en jeu, les élections mettaient à l'épreuve la coalition gouvernementale menée par les communistes.



Les médias dominants annonçaient une défaite cuisante des communistes, supposément affaiblis par la démarche historique de négociations entamée par le président Dimitris Christofias en vue de la réunification de l'île.



Les résultats démentent cet espoir nourri par les forces de la bourgeoisie chypriote.



Certes, le parti de droite DISY (Rassemblement démocratique) prend la première place du scrutin. Mais il l'emporte d'une courte tête, avec 34,28% des voix et 20 députés.



Toutefois, les scores du Parti communiste (AKEL) démontrent l'enracinement profond du parti dans la société et la justesse de sa ligne politique, approuvée encore une fois par les électeurs chypriotes.



En effet, l'AKEL a encore progressé par rapport à son résultat historique de 2006, avec 32,67% des voix (+ 1,36%) et il gagne un nouveau député, comptant désormais sur 19 représentants à la Chambre.



D'autre part, la coalition gouvernementale et le président communiste Dimitris Christofias ressortent consolidés du scrutin.



Certes, depuis que l'Etat Chypriote est soumis à un régime présidentiel, les élections législatives n'ont pas d'impact direct sur l'exécutif, toutefois la mise en œuvre d'une politique audacieuse impulsée par l'exécutif reste dans une large mesure conditionnée par la garantie d'une majorité parlementaire.



Néanmoins, l'allié majeur du Parti communiste, le parti de centre-gauche DIKO (Parti démocrate) confirme sa place de troisième force du pays avec 15,76% des voix et 9 députés. Ainsi, l'AKEL et DIKO conservent 28 sièges au Parlement soit la majorité nécessaire au gouvernement pour mener à bien sa politique.



Parmi les autres forces, rien de nouveau sous le soleil. Le Parti social-démocrate (EDEK) stagne toujours avec 8,96% des voix et 5 députés, le Parti européen perd un tiers de ses voix, un de ses trois députés et chute à 3,88%, et enfin les Verts conservent leur seul député et 2,21% des voix.



Le secrétaire-général de l'AKEL Andros Kyprianou s'est félicité de ce résultat positif. Le dirigeant communiste notait tout d'abord que les partis au pouvoir dans les autres pays Européens perdent une grande part de leur force, tandis que d'autres essuyaient de lourdes pertes et s'effondraient. Pour faire ressortir l'exceptionnalité communiste à Chypre,« l'AKEL n'a non seulement pas perdu de sa force ou n'a pas été balayé, mais au contraire il a réussi dans des conditions très difficiles et dans l'adversité à augmenter son score ».



« Notre travail ne s'achève pas avec ce résultat électoral, au contraire il ne fait que commencer »,avertit Andros Kyprianou.



La priorité absolue reste la résolution de la question Chypriote, avec comme perspective une« solution qui soit juste (…)visant à la réunification de l'île et de notre peuple ».



Toutefois, la crise économique qui touche aussi durement Chypre que les autres pays de la région sera un sujet majeur de préoccupation pour le gouvernement communiste. Une chose est sûre,les communistes refuseront tout plan d'austérité : « L'AKEL n'acceptera pas l'adoption de mesures allant dans un sens anti-populaire. »

 

 

akel.gifNous ne pouvons que nous féliciter de ce nouveau succès de nos camarades Chypriotes.



Une preuve de plus que c'est en restant un Parti communiste fidèle aux fondamentaux théoriques et organisationnels, appuyée sur une ligne politique juste, enraciné dans la société et sur les lieux de travail, que l'on peut devenir une force majoritaire !

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 11:53

KostasVarnalisLidas1935Le KKE rend hommage au poète et écrivain satyrique grec Kostas Varnalis rallié au communisme et au marxisme après la révolution d’Octobre


 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


 

Ce samedi 16 et dimanche 17 avril, le Comité central du KKE a organisé une conférence scientifique dans le palais des Congrès du siège sur l’œuvre de Kostas Varnalis, poète qui a mis son œuvre au service de la classe ouvrière.

 

Kostas Varnalis est né à Bourkas (Bulgarie) en 1884. Il a terminé ses études secondaires à Plovdiv et s’est rendu ensuite à Athènes pour étudier la philologie. Il sort diplômé en 1908 et commence à travailler comme enseignant. En 1919, il se rend à Paris comme boursier et prend des cours de philosophie, de philologie et de sociologie. C’est à cette période qu’il commence à adhérer au Marxisme et au matérialisme dialectique et revoit ses conceptions précédentes concernant la poésie, à la fois sur un plan théorique et pratique. Varnalis est apparu comme un poète engagé en 1922 avec son œuvre « La lumière qui brûle ». Conçue après les guerres Balkaniques, la boucherie de la première guerre mondiale et également après la grande Révolution socialiste d’Octobre dans laquelle les peuples du monde entier ont puisé toutes leurs forces ; elle a allumé une flamme dans les cœurs et les esprits des gens. A l’époque où le poète écrivait ces superbes poèmes, la Grèce se trouvait au beau milieu de la campagne d’Asie mineure qui allait bientôt se solder par une catastrophe.

 

Varnalis se tourna vers la poésie engagée à Paris, où comme dans le reste de l’Europe les mouvements révolutionnaires émergeaient et le mouvement pacifiste anti-impérialiste tenait le haut du pavé.

 

Ses positions révolutionnaires se reflétaient dans ses recueils de poésie satirique.

 

« Le pèlerin » (1919), « La lumière qui brûle » (1922 – qui fut publiée à Alexandrie sous le pseudo de Dimos Tanalias et qui fut republiée à Athènes dans une nouvelle édition en 1933), « Les esclaves assiégés » (1927). Sa poésie s’est muée en critique du pouvoir, en protestation contre la guerre et la violence. Il s’est tourné vers la satire dans ses derniers recueils de poèmes comme : « Le monde libre » (1965), « Colère populaire » (1975 – publié après sa mort). Dans le même temps, Varnalis commença à écrire en prose dans la même perspective : articles satyriques, pamphlets et récits sur des questions politiques, « Le peuple eunuque » (1923 – encore sous le pseudo de Dimos Tanalias), « La vraie apologie de Socrate » (1931), ensuite « Le journal de Pénélope » (1947), un recueil de pamphlets « Les dictateurs » (1954).

On estime que son œuvre poète la plus importante est « La lumière qui brûle », un texte unifié sans un genre clairement défini. Sa forme est essentiellement dramatique, tandis que ses monologues et ses dialogues sont à la fois en prose et en vers. Dans le fond, son contenu repose sur une discussion entre Prométhée, qui représente la mythologie Grecque antique, et Jésus-Christ, qui représente le Christianisme. La controverse se concentre sur la question de qui était le plus grand bienfaiteur de l’Humanité et quelle tradition devait être privilégiée. L’auteur s’incarne dans cette œuvre dans l’ancien dieu Grec de la parodie Momus, qui rejette toutes les traditions. Mais à la fin, une personne apparaît, qui s’appelle « Le chef », qui emporte l’approbation de l’écrivain. Des années après l’achèvement de cette œuvre, Varnalis a admis dans une lettre au journal soviétique Izvestya qu’il voulait à travers ce personnage représenter Lénine.

 

Varnalis était un communiste avec une contribution et une participation de longue date aux luttes ouvrières. En raison de son activité, il fut exilé en 1935 à Mytilène et à Ai Stratis. La classe ouvrière et son parti, le KKE, a traité le poète, dans la mesure que cela était possible dans ces conditions, avec une attention et un amour tout particulier. Entre autres, nous mentionnerons les événements suivants : après sa libération, Varnalis a travaillé pour « Rizospastis », ce qui lui assuré un gagne-pain mais a créé certains problèmes et l’a privé du temps nécessaire pour se consacrer à ses ouvrages artistiques. Quand N.Zachariadis l’a réalisé, il a réglé immédiatement la situation. Zachariadis – selon B.Georgiou dans ses mémoires – « a incontestablement apprécié son travail intellectuel et a immédiatement accepté notre proposition que l’on donne à Varnalis six mois payés pour le laisser écrire ‘le Journal de Pénélope’…

 

En 1956, en Grèce il y eut des commémorations nationales pour fêter le 25ème anniversaire de la publication de son brillant roman satyrique « La vraie apologie de Socrate » dans lequel il a présenté une version contemporaine des événements qui sont décrits dans l’ouvrage de Platon qui porte le même nom. Une similaire interprétation moderne d’une récit traditionnel est le pamphlet romancé « Le journal de Pénélope ». Néanmoins, dans le cas de l’ouvrage sur Socrate, l’écrivain dévie guère du texte de Platon, la seule différence est qu’à la fin il fait du discours du héros un appel moderne aux esclaves afin qu’ils se révoltent et renversent le système social injuste, mais dans le « Journal » il n’oriente pas le récit vers les lignes de l’histoire classique de l’Odyssée mais vers une légende non-traditionnelle qui présente Pénélope comme une femme infidèle et sans scrupules.

 

Varnalis a également écrit des essais de critique littéraire et esthétiques : « Solomos sans métaphysique » (1925), « Esthétiques critiques » (1958) notamment. Il a également écrit la pièce « Attalus le troisième » (1972) et réalisé des traductions d’Aristophane, Euripide et Molière.

 

Dans le même temps, il a travaillé pendant des années comme un enseignant en lycée, et également comme journaliste pour survivre.

 

En 1934, il fut invité en URSS, où il participa au Premier congrès des écrivains soviétiques, tandis qu’en 1959 lui fut remis le Prix international Lénine « pour le renforcement de la paix entre les peuples ».

 

Il mourut le 16 décembre 1974.

 

Des artistes, scientifiques et représentants du mouvement populaire ont participé à la conférence. La conférence a commencé par les salutations de la secrétaire-générale du KKE, Aleka Papariga, qui a déclaré entre autres :

 

« Je ressens le besoin de me concentrer sur quelque chose qui est particulièrement d’actualité et digne d’intérêt, quelque chose de surprenant et d’émouvant, comment cet Homme à un âge relativement avancé, au début du siècle dernier, quelqu’un venant d’une famille assez aisée selon les critères de l’époque, a fui le monde de l’idéalisme, de la métaphysique, le culte des anciens, le nationalisme, le mysticisme, le conservatisme linguistique, les vers travaillés qui ne louent que des expériences personnelles limitées et comment il a changé de camp, pour rejoindre le monde des travailleurs, le matérialisme historique, l’internationalisme, le camp populaire, le monde de l’art partant d’un parti-pris politique et social, pour le peuple et pour les travailleurs. Comment il est parvenu à se débarrasser de l’idée bien-connue et répandue – aujourd’hui encore – de l’ « art pour l’amour de l’art » et a adopté la conception de l’art pour le peuple, pour la lutte, pour la société, pour le socialisme et le communisme.

 

Ce n’est pas quelque chose qui s’est produit par hasard. Puisque ce grand poète et figure littéraire a vécu très directement ce qui constitue la nature de notre époque, qui est une ère de transition du capitalisme au socialisme ; c’est encore la nature de notre époque aujourd’hui, en dépit du fait que, pour des raisons très particulières, la première tentative de construction du socialisme a été renversée de façon inattendue et sauvage ».

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 23:44

23 février - SaloniqueLa lutte continue en Grèce, toujours menée par le PC Grec et son syndicat PAME, avec le succès massif de la grève générale du 23 février


Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

 

 

Un message décisif pour l'intensification de la lutte



La grève générale qui a été organisée en Grèce a connu un succès massif. Une fois de plus, le PAME a joué un rôle dirigeant dans les usines, les commerces, les bateaux, sur tous les lieux de travail.



Des dizaines de milliers de travailleurs et travailleuses, de retraités, de chômeurs, de jeunes, d'immigrés, de travailleurs indépendants ont participé d'une façon massive et militante, dans une des grèves les plus importantes de ces dernières années, aux cortèges de grévistes du Front militant des travailleurs (PAME). Le Rassemblement militant des agriculteurs (PASY), le Rassemblement anti-monopoliste national des travailleurs indépendants et des petits commerçants (PASEVE), de la Fédération des femmes grecques (OGE) et du Front militant des étudiants (MAS) ont également participé aux défilés du PAME qui se sont tenus à Athènes et dans 72 villes Grecques au total. Les travailleurs ont rejoint les rangs des syndicats de classe d'une façon massive, apportant leur réponse aux politiques anti-populaires du gouvernement des sociaux-démocrates du PASOK, du capital, de l'UE, du FMI et des partis de la ploutocratie qui les soutiennent.



23 février - PiréeDès l'aube, de nombreux piquets de grève étaient montés devant les grandes usines et sur les lieux de travail – des « ghettos » pour garantir le succès de la grève, afin que les travailleurs puissent avoir le soutien nécessaire pour briser l'intimidation patronale dans la pratique.



Il faut avoir en tête que, lors de cette grève, les menaces de licenciement brandies par le patronat, en pleine coopération avec les syndicats de collaboration de classe, ont été plus intenses que jamais auparavant, avec comme objectif de saper la grève par tous les moyens possibles. Néanmoins, ces menaces ont été mises en échec. Les forces sur des positions de classe sont prêtes à répondre à toute tentative éventuelle des employeurs de procéder à des licenciements ou à d'autres mesures contre les travailleurs après cette grève.



23 février - AthènesDans le discours central de la manifestation, Giorgios Skiadiotis, membre du secrétariat exécutif du PAME, a évoqué entre autres: « Nous demandons que le gouvernement cesse immédiatement les plans qu'il a préparés et menés pour la suppression des conventions collectives, la remise en cause définitive de la journée de 8 heures, du dimanche comme jour chômé. Nous vous appelons à une lutte continue dans chaque usine, dans chaque industrie, afin que nous puissions construire un puissant front de résistance. Nous demandons ici et maintenant des mesures pour la protection des chômeurs, des jeunes couples sur la base de nos propositions. Nous ne devons pas permettre et nous ne permettrons pas une nouvelle dégradation de nos droits à la sécurité sociale et aux services sociaux. Notre mouvement a des racines profondes et un grand avenir. Nous n'arrêterons pas tant que nous n'aurons pas renversé non seulement les mémorandums, les lois anti-populaires et les gouvernements mais la matrice qui les engendre, soit la propriété capitaliste. Ceux qui pensent que nous pouvons résister et battre le « talon de fer » des monopoles à travers des actions hâtives, mal coordonnées et mal préparées n'ont aucune idée de ce qu'est la lutte de classe ou alors trompe le peuple.



Que suggèrent en fait à la place du gouvernement du PASOK ceux qui nous appellent à la grève juste pour chasser le gouvernement du PASOK? Un nouveau patron à la place du patron actuel? De faire tomber « Moubarak » et laisser un autre « Moubarak » prendre sa place comme cela s'est passé en Egypte? La question pour le peuple n'est pas de changer le personnel politique de la bourgeoisie pendant que les monopoles maintiendraient leurs positions mais de faire changer le pouvoir de mains. C'est-à-dire, une lutte pour une autre ligne politique et pour un pouvoir ouvrier et populaire. Si le mouvement manque d'une telle orientation, les luttes seront menées dans une impasse, elle se dégonfleront ».



G.Skiadotis a également fait référence au soutien internationaliste et à la solidarité de classe avec le PAME exprimés par les messages de dizaines de syndicats et de confédérations de classe venant du monde entier.



La manifestation de masse qui a été bien protégée contre l'activité d'agents provocateurs visant le Parlement. A Athènes, une délégation du Comité central du KKE, menée par la camarade Aleka Papariga, secrétaire générale du CC du KKE, a participé au rassemblement.



Les manifestants ont décidé d'un nouveau rassemblement militant pour le 10 mars. En ce jour, plusieurs activités, de grosses manifestations se tiendront dans le centre d'Athènes et dans d'autres villes, ainsi qu'à l'occasion de la Journée internationale de la femme.

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 01:12

GRECE 9 déc (2)Quatorzième grève générale en un an en Grèce


 

Les communistes continuent à mener la lutte contre la casse sociale ininterrompue du gouvernement socialiste en collaboration avec l'UE et le FMI


 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Ce 15 décembre, la 14ème grève générale en l'espace d'un an (depuis le 17 décembre 2009) s'est tenue contre les mesures anti-populaires barbares prises par le gouvernement social-démocrate, qui a le soutien de l'UE et du FMI.



La grève de 24 heures, appelée par le Front militant des travailleurs (PAME), a touché tous les domaines de la vie économique et sociale du pays: la production s'est arrêtée dans les usines, les transports publics étaient à l'arrêt, les aéroports et les ports ont cessé de fonctionner, les écoles et les universités étaient fermées, tandis que les hôpitaux n'ont traité que les urgences.



Des milliers de communistes, adhérents du KKE et de la KNE, aux côtés d'autres militants, étaient aux piquets de grève dès l'aube du 15 décembre pour défendre la grève aux portes des usines, sur le pont des bateaux, sur chaque lieu de travail où cela était nécessaire.



GRECE 9 déc (1)Le 15 décembre, le PAME a organisé des manifestations dans 63 villes, où une grande majorité des travailleurs grévistes ont participé, montrant de cette façon que de plus en plus de travailleurs tournent le dos aux directions syndicales compromises des fédérations du privé et du public (GSEE et ADEDY), qui ont participé au processus de dialogue social pour décider sur ces mesures anti-ouvrières sauvages à la fois ouvertement et en secret.



Les travailleurs indépendants et petits et moyens paysans ont manifesté aux côtés des ouvriers et employés, tandis que partout la participation massive de la jeunesse (étudiants et travailleurs) a été patente dans les mobilisations de cette journée de grève.



A la veille de la journée nationale de grève



Il convient de noter qu'à la veille de la grève, la majorité gouvernementale a adopté une loi au Parlement, qui abolit les conventions collectives, diminue les salaires, augmente les impôts indirects pour les couches populaires et diminue l'imposition du grand capital.



Plus précisément, le projet de loi prévoit:



  • La réduction générale des salaires (de 10 à 25%) pour les travailleurs dans les anciennes entreprises publiques et services publics;

  • L'abolition des négociations collectives de branche dans le privé et leur substution par des « accords particuliers d'entreprise », sans aucune limute et avec des coupes salariales allant jusqu'à 30-40%;

  • La généralisation des licenciements, de toute forme de relation de travail flexible (temps partiel, rotation du personnel, intérim etc.), des changements drastiques dans les rotations, les vacances, les congés, les primes seront à la discrétion du patronat;

  • La baisse de la rémunération des heures supplémentaires de 10%;

  • La période d'essai pour un nouvel employé pourraît être augmenté de 2 à 12 mois, afin que les patrons puissent embaucher de la main d'œuvre bon marché par cette forme de 'recyclage';

  • Le préavis de licenciement est ramené à un mois;

  • Des allégements fiscaux massifs pour le capital;



Le KKE s'est battu au parlement contre cette législation anti-populaire, tandis que les communistes et les forces syndicales de classe qui sont rassemblées derrière le PAME ont joué un rôle moteur dans les grèves dans toute une série de secteurs, qui a été préparée depuis le début de la semaine.



Ce mardi 14 décembre, une rencontre a eu lieu entre la secrétaire-générale du KKE Aleka Papariga et le premier ministre du pays, G. Papandreou, à la demande de ce dernier. « Nous ne consentons à rien du tout. Notre analyse est que la véritable guerre commence maintenant ». C'est la position claire et non-négotiable du KKE par rapport aux politiques du gouvernement et de ses alliés, et également par rapport aux tentatives d'alimenter un climat de soumission du peuple à sa propre extermination, comme l'a répété la secrétaire-générale du KKE, dans sa déclaration immédiatement après la rencontre sollicitée par le premier ministre sur des questions qui seront discutées au prochain sommet de l'UE.



Au rassemblement principal d'Athènes



GRECE 9 déc (3)Des dizaines de milliers de travailleurs et de jeunes ont participé à la manifestation de masse organisée par le PAME place Omonia au centre-ville. S'en est ensuite suivi un défilé massif dans les rues d'Athènes qui est passé devant le Parlement, place de la Constitution.



Néanmoins, les médias internationaux ont encore une fois concentré toute leur attention sur les incidents isolés d'agents provocateurs avec la police et non pas sur les centaines de milliers de travailleurs qui ont manifesté dans des dizaines de villes Grecques.



Aleka Papariga, menant la délégation du KKE qui a participé au rassemblement principal du PAME à Athènes et au défilé massif qui l'a suivi, a fait la déclaration suivante aux journalistes: « Pas de consentement. Pas de cessez-le-feu. Il est prévu que des mesures secrètes et officielles soient prises jusqu'en 2014.



Soit le peuple sera mis en faillite, soit ce sera le système politique, nous nous battrons contre lui, l'acculerons et éventuellement le renverserons. Il n'y a pas d'autre possibilité, il y a vingt ans les travailleurs pouvaient encore gagner certaines victoires par leurs luttes, mais aujourd'hui nous avons besoin de changements radicaux et seul le peuple peut les réaliser ».

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