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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclarations, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 15:04
15 octobre 2015 : Le syndicat PAME a occupé le ministère du travail grec

Communiqué du Parti communiste grec (KKE), 16 octobre 2015, traduction MlN pour Solidarité internationale PCF

Le matin du 15 octobre 2015, des travailleurs, membres de plusieurs dizaines de syndicats des secteurs privé et public rassemblés dans le « Front militant de tous les travailleurs » (PAME) ont occupé symboliquement le ministère du travail.

Les militants du PAME ont occupé le ministère et déployé une banderole géante sur sa façade sur laquelle était écrit : « Nous ne deviendrons pas les esclaves du 21ème siècle. Non à la destruction de la Sécurité sociale, aux plans de licenciements de masse, aux saisies, à la pauvreté et au chômage » ainsi qu’un appel aux manifestations du PAME le 22 octobre et à la grève du 12 novembre.

Dans sa déclaration, le PAME a souligné que les mesures du gouvernement « écrasait ce qui reste de « social » dans les assurances sociales. En même temps qu’il donne de l’argent pour libérer les grands groupes de leurs dettes, il essaie de détruire la sécurité sociale et de la transformer en charge individuelle pour chaque travailleur.

Ils veulent nous faire travailler jusqu’au grand âge, sans retraite, sans protection au travail, sans accès à la santé et aux aides sociales. Ils précipitent les travailleurs dans les griffes des prédateurs qui considèrent la prévention des risques sociaux comme un moyen de faire du profit, dans les griffes des compagnies d’assurance et des assurances santé privées.   

Le démantèlement de la Sécurité sociale doit échouer ! La nouvelle offensive contre les droits acquis par la lutte et le sang pendant tant d’années doit être mise en échec. »

Christos Katsotis, membre du Comité central du KKE et député a participé au rassemblement du PAME. Le vendredi 16 octobre, l’occupation se poursuivait avant une manifestation dans le centre d’Athènes en soirée, organisée par le PAME.

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 20:39
Le KKE à propos des élections anticipées en Grèce, le 20 septembre 2015

Le KKE à propos des élections anticipées en Grèce, le 20 septembre 2015

Déclaration du KKE du 24 août 2015, traduction révisée par MlN pour Solidarité internationale PCF

Le gouvernement SYRIZA-ANEL vient de démissionner entraînant de nouvelles élections législatives anticipées (le 20/09).

Comme c’est maintenant avéré, SYRIZA a remporté les élections en janvier 2015 en trompant les travailleurs, en promettant l'abolition des lois antipopulaires adoptées précédemment sous les gouvernements PASOK et ND après les accords (mémorandums) avec les organisations impérialistes (UE, FMI, BCE).

Le KKE avait averti en temps utile que SYRIZA, un parti opportuniste de « gauche » muté en parti social-démocrate, avait été choisi par la bourgeoisie pour gérer la crise et ne pouvait pas suivre une ligne politique favorable au peuple.

Notre parti avait exprimé sa position selon laquelle il ne peut y avoir aucune issue favorable à la classe ouvrière et aux autres couches populaires dans le développement capitaliste, l'UE et l'OTAN.

Comme cela a été démontré en quelques mois de gestion du capitalisme, la « gauche » SYRIZA, qui gouvernait avec le parti nationaliste de « droite » ANEL, non seulement n'a pas aboli les deux mémorandums précédents et la plupart des 400 lois antipopulaires de transposition des gouvernements précédents, mais les a mis en œuvre et a fait voter par le Parlement un troisième accord (mémorandum) encore plus douloureux, signé avec les puissances impérialistes. Cet accord a reçu le soutien des partis bourgeois qui l'ont voté au Parlement : la ND de « droite », le PASOK « social-démocrate », le parti du « centre » POTAMI. Cette accord massacre tous les droits sociaux qui restaient, impose de nouvelles réductions des salaires et des retraites, abolit des droits à la sécurité sociale, impose encore plus de taxes aux couches populaires, favorise la politique de privatisations, etc.

En outre, le gouvernement de « gauche patriotique » a inscrit régulièrement son action durant ces mois dans le cadre de la participation de notre pays aux unions impérialistes de l'OTAN et de l'UE, dans celui de l’ « alliance stratégique » avec les États-Unis. Il a participé à toutes les missions et manœuvres de l'OTAN. Il a organisé des manœuvres même avec Israël. Il a promis une nouvelle base pour les États-Unis et l'OTAN (sur l'île de Karpathos). Il a voté au sein de l'UE pour l'extension et le renforcement de la guerre commerciale contre la Russie, etc.

Il a ainsi été démontré dans les faits que le gouvernement SYRIZA-ANEL est un gouvernement antipopulaire de plus, qui sous des slogans de « gauche » a servi aussi loyalement la bourgeoisie, l'UE et l'OTAN que les gouvernements précédents l'avaient fait. Aujourd'hui les partis du gouvernement SYRIZA/ANEL, utilisant les mêmes arguments que ceux que ND et le PASOK avaient utilisés, défendent le nouvel accord antipopulaire comme le seul moyen de maintenir le pays dans la zone euro et l'UE, ce qu'ils présentent comme la planche de salut pour le peuple. SYRIZA, exactement tout comme les autres partis bourgeois, sème l'illusion dans la classe ouvrière et le peuple que l'UE et le capitalisme peuvent être humanisés alors que les travailleurs continuent à subir les mesures antipopulaires.

Dans le même temps, le système politique bourgeois, pour réfréner et contrôler tout éventuel mouvement radical dans la conscience populaire qui pourrait être suscité par la mise en lumière du rôle de SYRIZA, continue à fabriquer de nouveaux partis. Ainsi un parti, dénommé « Laiki Enotita » (Unité Populaire) a été constitué par des députés et d'anciens ministres de SYRIZA. Ces gens, qui s’agitaient en tant que « Plateforme de gauche» à l'intérieur de SYRIZA, portent une lourde responsabilité dans la tromperie du peuple. Ils ont participé, jusqu’au grade de ministres, à la mise en œuvre des lois antipopulaires précédentes. Ils ont participé activement à la tentative, dans la période précédente, de laisser croire au peuple qu'il y aurait une solution alternative pour lui à l'intérieur des murs de l'UE, et ont accepté l'accord antipopulaire signé par le gouvernement SYRIZA-ANEL avec la Troïka le 20 février, avec ses 47 pages de propositions de SYRIZA à l'UE etc. Maintenant que les illusions entretenues par SYRIZA se sont effondrées, ces forces font la promotion du retour à la monnaie nationale comme une solution pour le peuple, combinée avec d'autres mesures de gestion du système. Ils servent de rempart à une radicalisation du peuple, en cherchant à le piéger en l’enfermant dans le mode de développement capitaliste.

Dans l'ensemble de cette période, le KKE a constamment mis en lumière le rôle de SYRIZA et des autres partis bourgeois. Il a lutté pour l'abolition des mémorandums et de toutes les mesures antipopulaires, pour empêcher de nouvelles mesures, pour développer la lutte des travailleurs et du peuple en vue de récupérer les acquis perdus et pour la satisfaction de leurs besoins sans perdre de vue la seule alternative qui soit dans l'intérêt de la classe ouvrière et des autres couches populaires :

Le regroupement du mouvement ouvrier et la construction d'une alliance sociale et populaire entre la classe ouvrière, les agriculteurs pauvres, les travailleurs indépendants des villes, les jeunes et les femmes issues des familles des couches populaires en vue de renforcer la lutte antimonopoliste et anticapitaliste pour un renversement réel, la socialisation des monopoles, pour le désengagement de l'UE et de l'OTAN et pour la dénonciation unilatérale de la dette, avec un pouvoir ouvrier et populaire.

Nous menons la lutte suivant cette ligne dans le but de renforcer le KKE dans le mouvement ouvrier et populaire et, au Parlement, en poursuivant résolument la lutte pour les intérêts de la classe ouvrière et sa libération du joug de l'exploitation capitaliste.

KKE, 24 août 2015

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 15:17
Grèce : Le PAME appelle à manifester le 13 août contre le nouveau mémorandum.

Le gouvernement SIRIZA-ANEL et la Troïka (BCE, UE, FMI) se sont accordés le 11 août sur le 3ème mémorandum. Tsipras convoque le Parlement en session extraordinaire le 13 août pour valider la nouvelle salve de mesures antisociales. Le PAME (organisation syndicale proche du Parti communiste grec KKE) appelle à manifester à Athènes (place Omonia à 19h30) et dans tout le pays. Communiqué du 12 août 2015, traduction MlN pour Solidarité internationale PCF

 

« Le « Front militant de tous les travailleurs grecs » (PAME) appelle la classe ouvrière à apporter une riposte massive, combative, décisive au gouvernement grec et aux monopoles qui font pression pour imposer le 3ème mémorandum et les mesures destinées à démolir ce qui reste du droit du travail. Les syndicats doivent renforcer leur présence sur les lieux de travail, y organiser la lutte à un rythme plus élevé ainsi que dans les quartiers. Demain, quand le gouvernement présentera son « mémorandum-guillotine » au Parlement, c’est par milliers que doit se compter la mobilisation militante des travailleurs dans les initiatives du mouvement syndical de classe.

Les mots d’ordre du syndicat d’orientation communiste:

Nous pouvons mettre en échec le mémorandum et les mesures dirigées contre les travailleurs

Nous pouvons abolir les lois patronales

Participez aux manifestations du PAME, jeudi 13 août ! »



Le gouvernement de coalition entre le parti social-démocrate SYRIZA et le parti d’extrême-droite ANEL soumet au vote du Parlement, suivant une procédure d’urgence, juste avant l’Assomption, le 3ème mémorandum qui représente un véritable désastre pour la classe ouvrière et les couches populaires des villes et des campagnes.

Le « mémorandum-Tsipras » est un nouveau paquet de mesures lourdes contre le peuple. Il détruit ce qui reste des droits des travailleurs et de la protection sociale. Il porte directement un nouveau coup dur au revenu des travailleurs. Il accélère le processus de privatisation des infrastructures stratégiques et des ressources naturelles. Il s’en prend à la petite paysannerie. Le nouveau mémorandum engage le pays à appliquer strictement toutes les lois issues des mémorandums précédents, de 2010 et de 2012 tout en ajoutant de nouvelles mesures dirigées contre le monde du travail.

Particulièrement dans les domaines des relations au travail et de la sécurité sociale, il comporte la mise en œuvre de toute la législation anti-ouvrière des deux mémorandums précédents mais encore la remise en cause des conventions collectives, l’élévation de l'âge de départ en retraite, l’allongement de la durée de cotisation, la perte de certaines bonifications, avec pour conséquences des coupes claires dans les pensions et les prestations de santé. Les mesures antisociales seront mises en route d’ici octobre, le nouveau Plan à moyen terme sur 2016-2019.

De l’autre côté, le gouvernement SYRIZA - ANEL accorde un financement généreux de plusieurs milliards d'euros aux banques et aux grands groupes, prouvant que les négociations se sont déroulées dans l’intérêt des monopoles. Ceux-ci se félicitent de la conclusion des négociations et de l'accord.

Plus aucune ruse ne peut cacher maintenant le caractère antipopulaire du gouvernement de coalition SYRIZA-ANEL. Tous les partis bourgeois lui ont offert leur soutien dont les conservateurs de ND et les socio-démocrates du PASOK qui avaient imposé les précédents mémorandums.

La recherche de la compétitivité et de la rentabilité pour les grandes entreprises, la participation à l'Union européenne sont incompatibles avec les intérêts du peuple. La rupture et la confrontation avec la barbarie capitaliste sont nécessaires, sinon les sacrifices exigés à la classe ouvrière et au peuple tout entier seront sans fin.

Il n’y a pas de temps à perdre ! Aucune résignation, frustration et acceptation ! A l'attaque du gouvernement, de l’UE, du patronat, nous répondons par l’organisation et la lutte dans chaque lieu de travail, chaque entreprise, chaque quartier. Nous renforçons le PAME, les syndicats de classe, les comités populaires. La perspective se trouve dans une lutte de classe puissante et une Alliance sociale forte qui permettra au peuple de bénéficier de la richesse qu'il produit, libéré de l'UE et des capitalistes qui l'exploitent.

Nous apporterons une réponse militante au nouveau « mémorandum – guillotine », avec la participation massive aux manifestations du PAM E (Athènes, jeudi 13 août, à 19h30 à Omonia). Nous ne donnons pas le moindre consentement aux nouvelles mesures antisociales brutales. Elles doivent être mises en échec sur les lieux de travail et dans les quartiers.

Nous nous préparons pour de nouvelles luttes difficiles.

 

Nous imprimons notre marque dans les développements en cours.

Nous pouvons annuler les lois patronales anti-populaires.

Août 2015

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 09:12
Grèce – 5 août : Protestation massive devant le ministère du travail à l’appel du PAME

6 août 2015, traduction MlN pour Solidarité internationale PCF

Le mouvement syndical communiste PAME (Front militant de tous les travailleurs) a tenu un rassemblement de protestation massif devant le ministère du travail ce mercredi 5 août en réponse au gouvernement grec, à l’Union européenne et au grand capital qui détruisent la vie des travailleurs.

Les déclarations faites à la délégation du PAME par le ministre du travail constituent une provocation à l’égard de tous les travailleurs. Le ministre du gouvernement SYRIZA a déclaré ouvertement que « tout est en discussion ». Tous les droits des travailleurs, les retraites, les droits syndicaux : tout est remis en question.

Il a affirmé clairement qu’il soutient l’élévation de l’âge de départ à la retraite !

Il a affirmé clairement qu’il réviserait les droits syndicaux !

Il a affirmé clairement son intention de revenir sur le droit de grève.

Il a montré qu’il y allait avoir une surenchère dans l’attaque contre ce qui reste des droits des travailleurs, alors que, dans le même temps, il demande l’appui des organisations syndicales pour faire passer le nouveau mémorandum !

Ça, c’est un gouvernement de « gauche » ! Ce gouvernement qui impose les mesures les plus brutales contre les travailleurs et qui veut leur faire dresser leur propre potence !

Ne pas attendre ! Pas un pas en arrière ! Alerte !

Le PAME a dénoncé l’attaque impitoyable des grandes firmes qui ont transformé les lieux de travail en ateliers de misère, à coup de licenciements, de coupes dans les salaires, de travailleurs non payés. Le PAME a déclaré que les syndicats de classe ne rentreront pas dans les tentatives de promouvoir la collaboration de classe, avec le « dialogue social » etc.

Le PAME appelle les organisations syndicales à mobiliser, à prendre des initiatives pour informer et organiser la classe ouvrière, à préparer les travailleurs à la riposte militante, combative, décisive au nouveau mémorandum-boucherie qui arrive.

Source: PAME

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 18:34
Situation grecque: analyse du PC portugais

A propos des décisions annoncées au sommet de l’Eurogroupe sur la Grèce

Communiqué du bureau de presse du Parti communiste portugais, 13 juillet 2015, traduction MlN pour Solidarité internationale PCF

  1. A la vue des décisions du sommet de l’Eurogroupe visant à engager des négociations sur un nouveau « mémorandum » pour la Grèce, le PCP réaffirme sa condamnation des procédés de chantage, de déstabilisation et d’asphyxie financière utilisés par l’UE et le FMI pour imposer au peuple grec la poursuite de son endettement, son exploitation, son appauvrissement et sa soumission.

Ce procédé d’ingérence et de chantage, s’il ne s’est pas privé d’exploiter les incohérences, contradictions et compromis du gouvernement grec et s’il a pris ces derniers jours des aspects encore plus durs, révèle la nature politique et les buts politiques du processus capitaliste d’intégration européenne et la crise profonde qu’il rencontre. Ce procédé montre qu’il n’y a pas de solidarité et de cohésion de l’Union européenne.

  1. Le PCP condamne l’alignement du gouvernement portugais et du président de la République sur les diktats de l’Union européenne et de son directoire de puissances. Cet alignement, avec la complicité du Parti socialiste, va à l’encontre de l’intérêt national et trahit la volonté de poursuivre au Portugal la politique d’exploitation, d’appauvrissement et de soumission du pays aux diktats du grand capital, de l’Union européenne et du FMI.
  2. Indépendamment d’une plus ample analyse et de nouveaux développements, le PCP constate que les décisions qui viennent d’être annoncées sont profondément contraires aux aspirations et aux intérêts des travailleurs et du peuple grecs et à la volonté de changement de politique exprimée aux élections du 25 janvier et au référendum du 5 juillet. Elles s’inscrivent dans la continuité et l’aggravation du cours qui a mené la Grèce à la situation actuelle de catastrophe économique et sociale et de dilapidation de ses ressources, actifs et richesses, et qui la maintient ligotée dans le carcan du « Mécanisme de stabilité européen », de l’euro, du Traité budgétaire, de la gouvernance économique et du FMI.

Le PCP constate qu’étant donné la taille et la nature insoutenable de la dette, les institutions de l'UE elles-mêmes admettent l’éventualité d’en changer les termes et les intérêts.

  1. Ce que montre le processus à l’œuvre en Grèce, ce que prouvent la méthode et le résultat du sommet de l’Eurogroupe, c’est qu’une politique véritablement porteuse des valeurs de justice et de progrès social, de développement souverain et de démocratie, exige une rupture avec les contraintes de l’euro et de l’Union monétaire européenne dictées par les intérêts du grand capital financier et le directoire des puissances de l’Union européenne en violation profonde avec la souveraineté des peuples.

Ce processus ne montre pas la fatalité d’une posture de soumission aux injonctions et au chantage de l’Union européenne mais la nécessité de la résistance et de la lutte pour une rupture avec les politiques fondées sur les inégalités et la régression économique et sociale.

  1. Le PCP exprime sa solidarité avec les travailleurs et le peuple grecs, son soutien à leur lutte contre les politiques d’exploitation, d’appauvrissement et de soumission imposées par l’Union européenne, le FMI et les gouvernements successifs au service du grand capital.
  2. L’évolution de la situation dans l’Union européenne et le processus en cours en Grèce attestent de la validité et de la justesse de l’analyse et des propositions du PCP, en particulier en ce qui concerne l’urgence d’une renégociation de la dette portugaise, de ses termes, montants et intérêts (reconnue maintenant par beaucoup comme inévitable) et le besoin d’étudier et de préparer la libération du pays de sa soumission à l’euro afin de résister aux procédés de chantage et de garantir une souveraineté monétaire, budgétaire et économique.

Au Portugal, seule une politique patriotique de gauche peut assurer le développement et le progrès économique et social et briser la voie du déclin et de l’abdication nationale sur laquelle le PS, le PSD et la CDS veulent poursuivre. C’est la voie de l’affirmation de la souveraineté, basée sur la volonté, l’intervention et la force du peuple portugais que le PCP est déterminé à porter, assumant toutes les responsabilités que le peuple voudra lui assigner.

Le PCP, confiant dans la force du peuple portugais et des autres peuples d’Europe, est profondément convaincu qu’il sera possible de construire une Europe de coopération entre Etats souverains avec des droits égaux, de progrès, de liberté et de paix, fondée sur les valeurs de solidarité, de justice sociale, de démocratie et de respect mutuel.

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