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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 13:41

Grèce: Mobilisations contre les nouvelles mesures anti-sociales et la chasse aux immigrés


Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



On ne touche pas aux allocations pour les métiers pénibles


Des milliers de travailleurs, de jeunes, de femmes, de travailleurs indépendants et d'immgrés à Athènes, à Salonique ainsi que dans d'autres villes sont descendus dans la rue pour manifester contre la remise en cause du système de Sécurité Sociale. Ils ont participé aux rassemblements menés par le PAME (Le Front Général des Travailleurs Militants) en chantant: « On ne touche pas aux allocations pour les métiers pénibles », revendiquant que le nombre de métiers considéré comme pénibles soit étendu, et que la Sécurité Sociale reste universelle et exclusivement publique.


Les députés du KEE ont condamné également au Parlement cet amendement honteux adopté grâce aux votes des députés pro-gouvernementaux. Cet amendement aboutit sur une réduction des allocations, prévues par le système d'assurance, pour les travaux pénibles. Suivant en cela la ligne du grand capital et de l'UE, le gouvernement a déclassifié une série de métiers, qui avaient été classés comme pénibles jusqu'à maintenant. Invoquant les progrès de la science, qui servent à intensifier encore plus l'exploitation des travailleurs, le gouvernement exclut de l'accès aux allocations un certain nombre de personnes exerçant des métiers pénibles, tout en refusant d'inclure toute une série de nouveaux métiers qui pourraient être caractérisés ainsi. La nouvelle législation ne devrait tout simplement pas être mise en place sachant que les maladies au travail touchent un nombre toujours plus grand de travailleurs et que l'année dernière 124 travailleurs ont trouvé la mort sur leur lieu de travail. Ces amendements sont accompagnés de restructurations défavorables au monde du travail, de la dissolution du système de sécurité sociale, de l'intensification de l'exploitation à travers la baisse du coût de la force de travail et une politique d'intimidation sur les lieux de travail.


Le rejet catégorique de la loi par les travailleurs syndiqués au PAME montre qu'il n'y a aucune solution pour les travailleurs dans la collaboration de classe et dans le soi-disant dialogue social avec les employeurs. Ce type de dialogue est mis en avant par le reste de l'opposition et par les syndicats réformistes. De plus, ceux-ci ne sont en en désaccord [avec le gouvernement] que sur des questions secondaires.


La seule issue pour les travailleurs est le renforcement de la lutte de classe et une participation plus grande aux côtés des forces de classe du mouvement ouvrier.


On ne touche pas aux immigrés et aux réfugiés. Unité des travailleurs grecs et étrangers.


Ces derniers jours, on a constaté une escalade dans le pogrom organisé par l'UE et le gouvernement grec de la Nouvelle Démocratie (conservateurs) contre les immigrés. Ce pogrom est aussi soutenu par le PASOK (sociaux-démocrates) et le parti d'ultra-droite, le LAOS. Récemment, des cadres du parti opportuniste SYNAPSISMOS/SYRIZA qui soutient la voie à sens unique de l'UE, ont aussi signés des résolutions lançant des persécutions contre les immigrés (par exemple à Patras). La politique de l'UE implique l'exploitation des immigrés et leur persécution.

Ce mardi 28 juillet, a eu lieu une opération barbare d'expulsion d' immigrés Somaliens et Palestiniens des ghettos de Chios vers la Turquie, via Salonique et Evros. Cette opération a été accompagnée de violences policières envers les forces du KKE qui ont essayé d'empêcher le transfert. Il y avait trois enfants parmi les réfugiés menottés, entassés dans la cale du bateau, le « Theofilos »


Au même moment, des arrestations massives ont eu lieu dans le centre d'Athènes, aboutissant à l'incarcération de 99 immigrés Somaliens. Les forces de classe du PAME ont réagi immédiatement, en menant une mobilisation de masse, exprimant ainsi leur solidarité avec les victimes des interventions impérialistes, qui sont les témoins ici du caractère barbare et violent du système capitaliste.


Le KKE insiste sur le fait que l'attaque contre les allocations pour les métiers pénibles et toutes les mesures contre les travailleurs est accompagnée de persécutions contre les immigrés et les réfugiés.


On ne touche pas aux immigrés et aux réfugiés. Unité des travailleurs grecs et étrangers.



Site international du Parti Communiste Grec: http://inter.kke.gr/

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 22:13

Rapport du bureau politique du Comité Central de L'AKEL sur les élections européennes de 2009

 

Avec 34,90%, l'AKEL (Parti Progressiste des Travailleurs) a obtenu le meilleur score parmi tous les partis communistes et, comme le fait remarquer ce communiqué, représente un des rares cas d'un parti au pouvoir en progression électorale. Parmi les facteurs explicatifs de ce succès, on peut distinguer en premier lieu la justesse de la position de l'AKEL sur la question chypriote, et le peuple chypriote lui fait confiance pour lui trouver une solution et permettre une réunification de l'île de manière pacifique. Toutefois, l'AKEL qui depuis longtemps défend les intérêts des travailleurs dans l'opposition est parvenu à conserver leur confiance depuis qu'il est au pouvoir.

Cependant, le fait d'entrer dans les institutions jusqu'à prendre la tête du gouvernement n'a pas pour autant transformer le parti communiste qu'est l'AKEL. Au contraire, c'est en s'appuyant sur les bases organisationnelles et idéologiques de tout Parti Communiste est parvenu à ce succès. L'AKEL a des élus mais reste un parti de militants, il prend la tête de coalitions de gauche qui n'effacent pas son identité mais au contraire la renforcent.

La position de l'AKEL sur l'Union Européenne reste nuancée. L'AKEL fustige ceux qui dénoncent son “euro-scepticisme”, ce qui s'explique en partie par les attaques anti-communistes dont est victime l'AKEL, et dont il essaie de se démarquer en démontrant sa nature euro-constructive. Il maintient une position ambigue en disant se battre à la fois pour une “Europe plus démocratique avec un réel contenu social” et pour une Europe des peuples, des droits et intérêts des travailleurs”. N'y-a-t-il pas une contradiction entre ces deux Europes? AC

 


Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Le Bureau Politique du Comité Central de l'AKEL réuni en session aujourd'hui a rendu un premier rapport sur les récentes élections européennes. Par la suite, un rapport plus détaillé de ces élections sera rendu par le Comité Central de l'AKEL.


1. Le Bureau Politique estime que les résultats de ces élections représente un succès important pour l'AKEL. Nous avons obtenu le score élevé de 34,90%. Nous avons gagné 7% par rapport aux précédentes élections européennes et 3,9% par rapport aux élections législatives de 2006. L'AKEL est un des très rares exemples, lors de ces élections, d'un parti au pouvoir au sein de l'Union Européenne qui est parvenu non seulement à conserver son score mais aussi à l'améliorer.


2. L'AKEL a mené la campagne électorale tout en subissant des attaques violentes de la part de presque toutes les forces politiques ainsi que des médias. Malgré tout cela, nous avons enregistré une victoire importante, qui est dûe aux éléments suivants:


- La politique et les positions actuelles du Parti sur le problème de Chypre et sur les questions internes,

- Les relations et les liens permanents, forts et interactifs que le Parti entretient de longue date avec le peuple et en particulier les travailleurs,

- Le travail politique et organisationnel intense réalisé par les dirigeants, cadres, adhérants et sympathisants du Parti,

- Le succès de notre politique de communication,

- La liste électorale présentée par l'AKEL qui comprenait des figures respectées issues du Parti et des forces qui ont coopéré avec lui et,

- Le soutien apporté par les partis, mouvements et personnalités qui ont uni leurs forces aux nôtres lors de la campagne électorale,


3. Le succès de l'AKEL est du dans une large mesure au traitement correct, responsable et patriotique du problème de Chypre par le Président de la République, aussi bien qu'à la manière dont le Président Christofias et son gouvernement ont gouverné le pays dans les intérêts du peuple. Le renforcement de l'AKEL lors de ces élections européennes donne au Parti la force pour continuer à soutenir de manière encore plus effiace le gouvernement de Dimitris Christofias dans sa lutte pour trouver une solution juste au problème Chypriote et pour une société plus juste.


4. Le résultat des élections Européennes a prouvé dans la pratique que le peuple rejète et condamne l'anti-AKElisme, l'anti-communisme, et les calomnies sur le soi-disant “euro-scepticisme” de l'AKEL. Au contraire, le peuple a encore une fois récompensé les services rendus depuis longtemps par l'AKEL à Chypre et à notre peuple, apporté son soutien à sa politique ferme pour une Europe plus démocratique avec un véritable contenu social et libéré de l'Atlantisme.



5. Le résultat des élections Européennes montre aussi que le peuple rejète et condamne les petites attaques non fondées venant de l'opposition, contre la politique menée par l'AKEL et par le président Christofias sur le problème de Chypre, la politique des slogans creux et de la rhétorique “patriotique”, aussi bien que la logique de ceux qui restent toujours figés dans le passé sans avancer une position politique convaincante sur la manière de libérer Chypre de l'occupation et de réunifier notre pays.


6. Nous n'avons pas seulement insisté sur le problème de Chypre et sur les questions internes pendant cette campagne électorale, mais aussi sur des questions qui concernent l'Europe et les peuples Européens. Malheureusement, les autres partis ont soit choisi de traiter exclusivement le problème de Chypre, soit de mener une opposition interne croyant que de cette manière ils pourraient faire du tort à l'AKEL et au Président de la République. La majorité des médias les ont suivi dans leurs efforts, et par conséquent les questions européennes n'ont pas été discutées autant qu'elles auraient dû l'être.


7. L'AKEL, en tant que parti sérieux et responsible, en tant que Parti, au contraire des autres forces politiques et sociales, qui lutte sans cesse pour la politisation du peuple, ne néglige ni ne sous-estime le taux d'absention très élevé enregistré lors de ces élections. Le fait que ces taux d'absentions élevés aient été enregistrés dans toute l'Europe ne peut nous permettre de nous endormir sur nos lauriers. Au contraire, cela doît être un sujet de réflexion, particulièrement pour nous à Chypre, où nous avons réussi à construire une culture politique différente par rapport aux élections. Nous devons étudier en détail les raisons qui ont mené à ce taux d'absention élevé. Nous devons en particulier traiter la question du taux d'absention parmi les électeurs de gauche. Toutefois, il est évident que l'Union Européenne et ses institutions n'ont pas réussi à convaincre les peuples et que cela est dû dans une large mesure aux politiques qui ont été mises en oeuvres contre les intérêts du peuple: des politiques impulsées et mises en avant par les forces conservatrices européennes et par les bureaucrates de Bruxelles. Il est aussi évident que le dénigrement systématique de la participation aux luttes politiques et sociales, défendu par l'ensemble des forces politiques et sociales aussi bien que par les grands médias, a aussi une grand part de responsabilité.
 

8. Nous constatons la montée des forces d'extrême-droite dans un certain nombre de pays européennes, ce qui nous rend inquiet et nous incite à la réflexion. La crise économique, dont la responsabilité est imputable au néo-libéralisme, les politiques néo-libérales mises en place par la droite conservatrice en Europe, l'alignement de la social-démocratie dans la défense et la mise en oeuvre de ces politiques, la xénophobie, le racisme, le nationalisme qui ont été entretenus par la droite traditionnelle, sont des éléments qui servent objectivement les intérêts et les objectifs de l'extrême-droite et des forces pro-fascistes.


9. Le Bureau Politique du Comité Central de l'AKEL félicite le gouvernement et tous les fonctionnaires responsables pour l'excellente organisation des élections européennes, que ce soit à Chypre ou à l'étranger. L'AKEL remarque avec une certaine satisfaction que nos compatriotes qui vivent à l'étranger ont eu l'opportunité d'exercer leurs droits électoraux dans le pays qui les accueille.


10. Le Bureau Politique du Comité Central de l'AKEL remercie chaleureusement les citoyens qui nous ont fait l'honneur de nous accorder leurs votes. Nous exprimons particulièrement nos remerciements aux partis, mouvements, personnalités qui ont mené cette campagne électorale à nos côtés. L'AKEL promet qu'il ne décevra pas la confiance que le peuple lui a porté et qu'il répondra aux aspirations du peuple.


11. L'AKEL adresse ses saluations chaleureuses et remercie du fond du coeur les adhérants et sympathisants du parti qui ont travaillé dur, avec foi et dévouement pour le parti et de manière organisée pendant des mois et des mois afin de diffuser les messages de l'AKEL auprès de chaque citoyen, dans les quartiers, les lieux de travail et dans n'importe quel lieu de vie sociale. Les liens très étroits que nous entretenons avec le peuple se sont encore révélés être une des principales raisons de notre succès.


12. Le Bureau Politique de l'AKEL félicite chaleureusement tous les députés chypriotes élus. Il félicite particulièrement les députés élus pour l'AKEL, mais aussi tous les autres candidats de notre liste électorale, qui avec intégrité, dignité, des positions politiques sensées et un esprit collectif certain, ont mené, aux côtés des autres forces du Mouvement populaire de la gauche, la campagne pour les élections européennes.


13. L'AKEL réitère sa promesse qu'au sein du Parlement Européen il continuera à lutter pour les droits de Chypre et pour les intérêts de notre peuple, en particulier ceux des travailleurs, des couches populaires et moyennes. L'AKEL au sein du Groupe de la Gauche dans le Parlement Européen continuera à mener la lutte pour une Europe des peuples, pour les droits et les intérêts des travailleurs d'Europe, pour une Union Européenne plus démocratique, sensible à la question environnementale, libérée des politiques belliqueuses et militaristes.


Site de l'AKEL: http://www.akel.org.cy/

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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 07:54

KKE: Sur le résultat des élections en Grèce

 

Communiqué de la Section des Relations Internationales du KKE tiré du communiqué du rapport du Comité Central du KKE

 

Traduction JC pour Solidarité-Internationale-PCF

 

En Grèce 27 listes ont été présentées par différents partis politiques et organisations lors de ces élections européennes du 7 juin. Le KKE a obtenu 428 283 voix, soit 8,35% des suffrages exprimés, ce qui a permis l'élection de 2 de ses membres au Parlement Européen (pour cette législature, le nombre de mandats européens grecs a été réduit à 22 contre 24 auparavant).

 

On a relevé un taux élevé d'absention lors de ces élections, près de 47%, qui a mené à une diminution du nombre de voix obtenu par tous les partis par rapport aux résultats des élections législatives de 2007 et aux élections européennes de 2004.

 

Ce 8 juin, le Comité Central s'est réuni pour faire une première évaluation du résultat des élections européennes du 7 juin 2009. Le Comité Central a synthétisé ses conclusions préliminaires et encouragé le lancement d'un processus de discussion à l'intérieur du parti et, plus largement, avec les amis et sympathisants du Parti aussi bien qu'avec les gens qui ont coopéré avec le Parti et lutté à ses côtés.

 

Le Comité Central a présenté ses salutations militantes aux membres du Parti et à la KNE, aux amis et sympathisants du Parti, aux gens qui ont coopéré avec le KEE, qui ont travaillé dur et ont lutté aux côtés des communistes lors de cette bataille électorale et a noté que: « l'action politique de masse, aux multiples facettes, menée par le Parti dans des conditions particulièrement difficiles, conditionnées par la crise économique et la stratégie sophistiquée mise en place par le système pour canaliser la colère populaire, constitue une base importante et ouvre à la voie à de nouvelles expériences positives ».

 

En outre, le Comité Central considère que « ces élections se rapprochent, dans une large mesure, de la tournure qu'avait prise la bataille électorale pour les législatives. Cela a été la campagne électorale la plus difficile et la plus compliquée que nous ayons eu à mener au cours des 25 dernières années; elle s'est déroulée dans les conditions d'une crise économique dont les effets sur la conscience et l'attitude des travailleurs sont contradictoires. Le point de repère fiable pour juger de cette campagne électorale est le résultat des élections législatives et dans une moindre mesure le résultat des élections européennes de 2004 qui se sont déroulées après les élections législatives et dans des conditions politiques différentes ».

 

Le Comité Central a souligné le fait que le KKE a réussi à faire face à la stratégie élaborée dans les rangs du système pendant la période 2007-2009 jusqu'à la veille de ces élections qui visait à porter un coup politique et électoral au KKE et à le déloger de sa position de troisième force politique du pays. En plus des attaques violentes venant des grands médias, il y a eu aussi ces efforts continus, par le biais de sondages montés de toute pièce, pour démontrer qu'il y aurait un recul tel de la force politique du KKE qu'il serait dépassé soit par SYRIZA, cette masse informe représentative de la « nouvelle gauche », soit par le « nouveau » parti des Verts/Ecologistes. En même temps, les directions du parti d'extrême-droite LAOS (Rassemblement Populaire Orthodoxe) et du parti social-démocrate PASOK ont lancé une attaque choquante contre le KKE. Ils ont tenté, sans fournir aucune preuve et en ayant recours à la calomnie et au mensonge, de salir le KKE et de le présenter comme étant impliqué dans les scandales qui ont ébranlé les partis bourgeois au cours des dernières années. Ils cherchaient à s'attaquer à la réputation de haute moralité reconnue aux communistes et à la confiance dont ils jouissent parmi le peuple.

 

Cette offensive anti-communiste s'est déroulée au moment où il est avéré que la ND comme le PASOK sont mouillés dans des scandales et où une bonne partie du peuple est déçue par les conséquences des restructurations capitalistes et plus généralement par les politiques de l'UE. Cette campagne de calomnies s'est mise en place avec le soutien actif et, dans certains cas, avec la bienveillance des autres partis aussi bien que d'une partie des médias. Cependant, l'anti-communisme n'est pas un phénomène Grec; on retrouve ses sources au sein des institutions européennes et dans la majorité des Etats-membres, à travers l'équation fascisme=communisme et les persécutions dont les communistes sont l'objet dans plusieurs pays.

 

Dans une large mesure, cette offensive a échoué. Toutefois, elle a pu poser des obstacles à la dynamique du Parti dans un contexte d'abstention de masse.

 

Le Communiqué du Comité Central a souligné que l'escalade de cette attaque a été motivée en particulier par la réaffirmation de l'unité politique et idéologique du Parti qui a été même approfondie lors du 18ème Congrès avec l'effort qui a été fait pour tirer des conclusions et des leçons des voies prises par la construction du socialisme au 20ème siècle, qui constituent le point de départ pour un renouveau de la lutte pour le socialisme.

 

Le KKE a affronté directement les provocations, prouvant son expérience, sa force et sa capacité de résistance. Il a empêché, dans une certaine mesure, que le vote de résistance et de contre-attaque soit redirigé vers des partis protestataires inoffensifs que la classe dirigeante utilise comme des barrières à la radicalisation du peuple.

 

Le Comité Central du KKE juge que « le résultat final obtenu par le KKE est positif si on prend en considération les éléments mentionnés ci-dessus ».Nous sommes parvenus à la conclusion qu'une « part importante des gens qui ont voté pour le KKE pendant les dernières années, en particulier lors des élections de 2007, sont des nouveaux électeurs avec qui nous n'avons pas réussi à rentrer en contact entre-temps, pour étendre et renforcer nos liens avec eux et, bien sûr, afin qu'ils prennent part de manière systématique aux luttes. Nous devons développer des liens politiques et idéologiques, mutuels et étroits, qui consistuent le plus important facteur de résistance dans des conditions aussi difficiles et complexes. »

 

Entre autre, le Comité Central fait remarquer que « le résultat électoral et la situation en général nous contraint à la plus extrême vigilance. Pas de répit. L'establishment économique et politique dans le pays et les centres impérialistes n'abandonneront pas facilement leur objectif qui est de porter un coup décisif au KKE. L'offensive anti-communiste va continuer avec ces sales coups, par tous les moyens possibles et imaginables. Ils visent à porter atteinte à la dynamique du KKE et principalement au rôle qu'il peut jouer dans un avenir proche dans l'organisation des luttes de classe qui sont l'élément moteur de toute évolution positive. »

 

De plus, le Comité Central du KKE considère que « dans la période qui s'annonce, l'offensive contre les travailleurs, les droits du peuple et le KKE va s'intensifier; tout comme les attaques calomnieuses et diffamatoires visant à nous intimider. La résistance, la contre-attaque et le renforcement des liens essentiels, de nature idéologique et politique, partira du mouvement ouvrier et plus généralement du mouvement populaire, à travers diverss moyens d'expression. Les liens du Parti avec la classe ouvrière et les couches populaires, aussi bien que les liens qu'entretiennent les militants du parti avec les adhérents et plus généralement avec les travailleurs doivent être renforcés et approfondis » (…).

 

« Aujourd'hui, plus que jamais, c'est la grande importance de la lutte collective organisée qui ressort. La colère individuelle, les efforts de chacun pour trouver des solutions individuelles à l'impasse dans laquelle nous sommes n'est pas seulement inefficace mais est aussi préjudiciable car ils repoussent la perspective de la lutte qui doit être menée aujourd'hui, tout en entretenant des illusions et une certaine fatalité. Notre responsabilité collective est quand même importante, même si, pour que cette lutte puisse être menée et soit victorieuse, elle doit reposer sur une prise de conscience individuelle, sur la contribution constante de chaque communiste, de chaque membre de la KNE, de chaque personne qui lutte ».

 

Le Comité Central exprime la nécessité, dans un esprit d'optimisme militant, « d'évaluer les difficultés et les opportunités rencontrées dans l'action militante quotidienne selon la stratégie du Parti et les conditions particulières de chaque secteur, industrie et région. Nous en appelons à la classe ouvrière au sens large, les travailleurs, indépendemment de leurs croyances et de leurs préférences politiques, à défendre le KKE contre les attaques calomnieuses dont il est victime en prenant en compte que la campagne et l'hystérie anti-communiste porte également atteinte au mouvement populaire en général. »

 

Section des Relations Internationales du KKE

 

Traduit de l'anglais depuis le site: http://inter.kke.gr/

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 03:55

Grèce: La liste étudiante communiste reste la principale force de résistance au bi-partisme, avec plus de 15% des voix

 

Traduction AC pour Solidarité-Internationale-PCF

 

La liste étudiante soutenue par les communistes reste une puissante force de rupture et d'opposition révolutionnaire

 

Le 13 mai dernier, ont eu lieu en Grèce les élections au sein des associations étudiantes. En Grèce, les jeunesses politiques participent par le biais de listes étudiantes. La liste étudiante soutenue par la Jeunesse Communiste Grecque (KNE) est Pansopoudastiki (PKS).

Près de 18.000 étudiants ont choisi le bulletin rouge. Dans une dizaine d'associations étudiantes, le PKS a pris la première ou la seconde place.

Selon les résultats cumulés, à ce jour, le PKS obtient 15,48% des voix dans les universités et 14,71% dans les Instituts Supérieurs de Technologie (TEI). Il est évident, au vu de ses résultats électoraux tout autant que de ses positions et de son action, que c'est la force qui résiste au bi-partisme et au rapport de force défavorable au sein des établissements universitaires.

Un élément marquant de ces élections a été la baisse de la participation, 15,000 votants de moins, et par conséquent, la baisse du nombre de voix qui se sont portées sur chacune des listes ainsi que quelques petits changements dans les pourcentages obtenus. Nous devons souligner qu'à chaque fois, les dernières années, que les élections se sont déroulées en Mai (au début de l'été, juste avant les examens de Juin) elles ont présenté le même tableau. La decision d'organiser les élections cette année en Mai a été prise par les forces du DAP (liste étudiante de la ND, le parti au pouvoir) et du PASP (du parti social-démocrate PASOK).

Nikos Sofianos, membre du Bureau Politique du Comité Central du KKE, a fait remarquer dans son article dans “Rizospastis” que “le vote de 140,000 étudiants a déterminé pour cette année le rapport de forces dans le mouvement étudiant. Les élections de cette année se sont déroulées dans une période de préparation des élections européennes. Pendant cette période, les partis du capital et de l'UE cherchent à mettre l'accent sur certains scandales ou certaines formules afin de faire oublier les conséquences de la crise capitaliste en cours, tout comme les décisions de l'UE appliquées par des gouvernements qui font de la vie quotidienne des familles populaires une lutte pour la survie. Nos forces dans les universités et les TEI, les milliers de personnes qui se sont inscrits sur nos listes dans 26 000 institutions et départements, ont mené la lutte et la bataille électorale dans des conditions de crise et d'attaque générale sur nos droits. Ils ont mobilisé leurs collègues pour qu'ils votent pour leurs droits à l'éducation, à l'emploi et à la vie. Ils ont tracé la route de la rupture politique et de la désobéissance vis-à-vis des choix des partis au service des monopoles et de l'UE. Ces choix soumettent actuellement l'éducation aux besoins de l'économie capitaliste; ils transforment un grand nombre d'étudiants des universités et des TEI en des travailleurs et des scientifiques bon marché, taillables et corvéables à merci; la plupart d'entre eux étant déjà des travailleurs précaires.

 

Nos forces ont organisé des débats personnalisés et intensifs avec des milliers d'étudiants dans les universités et les TEI. Ils ont donné un contenu politique à un rendez-vous électoral marqué par la faiblesse des forces du bi-partisme à mobiliser leurs partisans. C'était une bataille électorale qui a été menée par les partis, et dominée par les leçons de morale, les dérapages, les moqueries, le chantage et les pressions diverses.

 

La liste étudiante soutenue par le KKE dans les universités et les TEI a aussi prouvé lors de ces élections qu'elle était la force qui s'opposait au bi-partisme et au rapport de forces défavorable qui s'est développé dans les établissements scolaires, tout comme dans le reste de la société.

 

Ces forces constituent le grand pôle de résistance, organisé, d'opposition révolutionnaire. Elles n'usent pas de slogans faciles pour jeunesse rebelle, d'aventurismes qui arrangent bien le système puisqu'ils ne sont pas porteur d'une réelle perspective; elles ne manipulent pas les étudiants et ne s'auto-proclament pas représentants des étudiants; elles sont au courant que l'idéologie capitaliste est toujours dominante dans les universités et les TEI, que le bi-partisme est toujours capable d'exercer de l'influence malgré sa faiblesse relative.

 

Nikos Sopfianos remarque que « le rapport de forces créé dans les universités et les TEI a été un élément positif pour le KNE, les politiques et les perspectives du KKE plus largement. Nous sommes la seule force politique qui, dans des conditions de bi-polarisation et d'intense activité des organisations liées aux deux pôles qui dans toutes les institutions font pression sur les étudiants, a récolté deux fois plus de voix qu'aux élections nationales ».

 

« Le nombre de voix que les deux partis bourgeois, la ND et le PASOK, ont obtenu lors des élections étudiantes est inférieur à celui qu'ils ont reçus lors des élections nationales. De plus SYRIZA, cette alliance de forces opportunistes, dont le principal élément est le parti représentant de la “nouvelle gauche” SYNASPISMOS a obtenu entre 4 et 5% dans les universités et 2% dans les TEI. La soi-disant gauche extra-parlementaire se trouve dans un état de crise politique; minés par les groupes dissidents alors que dans les TEI ils n'existent même pas » a fait remarquer le membre du Bureau Politique du Comité Central du KKE.

 

D'après Nikos Sofianos, « malgré le soutien total des médias en Décembre, malgré leur propagande insurrectionnelle et leur coopération ouverte avec les forces « anti-autoritaires », les forces opportunistes qui font obstacle à l'émancipation des étudiants de l'influence politique et idéologique des partis du capital, n'ont pas réussi à assimiler les mobilisations avec les actions des provocateurs cagoulés, et de renverser la réalité des choses comme a tenté de le faire SYRIZA »

 

« Notre réponse active à l'anti-communisme et la propagande centrée sur la personne de Staline, à travers le débat autour du socialisme comme perspective politique, constitue une contribution importante à la lutte idéologique au sein des universités et des TEI. Ce programme qui a commencé en Décembre et qui sera complété par la formation d'un pôle militant au sein des universités et des TEI a déjà montré son efficacité. Ce résultat électoral met les nombreuses forces de la KNE au devant de nouveaux devoirs et de nouvelles responsabilités ».

 

« Le rapport de force négatif exige des forces de rupture et d'opposition révolutionnaire qu'elle joue le rôle d'avant-garde dans la lutte idéologique contre les valeurs que l'université bourgeois diffuse, contre l'idéologie du capitalisme, dans la lutte pour son renversement. De plus, il exige de nos forces qu'elle joue un rôle décisif dans la lutte et la mobilisation contre les contre-réformes réactionnaires avancées dans l'éducation supérieure et qui suivent les directives européennes; il démontre la nécessité de lutter aux côtés du mouvement ouvrier de classe en faisant converger les luttes pour se battre pour les droits des jeunes travailleurs et du personnel scientifique; il souligne le besoin urgent, impératif d'une réunification du mouvement étudiant » a ajouté Nikos Sofianos.

 

 

Traduit de l'anglais depuis: http://inter.kke.gr/

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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 05:48

Action de masse organisée par le Parti Communiste Grec contre la conférence du Club Bilderberg


Traduction AC pour Solidarité-Internationale-PCF

 

Parti Communiste Grec – 18 mai 2009


Les organisations du Parti Communiste Grec (KKE) d'Athènes ont péparé, ce Vendredi 15 Mai, une action de masse devant l'hôtel où se tenait la conférence du club Bilderberg. Ce club réunit des politiciens, des économistes et d'autres personnes influentes de l'establishment mondial. Il se déroule en ce moment dans un cadre confidentiel, à l'hôtel Astir Palace à Vouliagmeni près d'Athènes.


Comme cela est bien connu, les rencontres du Club Bilderberg se tiennent en privé, la presse n'y est pas invitée et n'est informée ni du contenu des discussions ni de la composition des invités. Cependant, on sait que l'on retrouve, parmi les membres de ce club, des politiciens grecs, à la fois du parti de droite au pouvoir « Nouvelle Démocratie » (ND), et du parti social-démocrate PASOK. On compte parmi les membres du Club Bilderberg, entre autres, le Secrétaire au Trésor Américain Timothy Geithner, l'ancien premier ministre Italien Romano Prodi, Richard Holbrooje, des scientifiques de la NASA, des PDG de banques, de l'industrie automobile, de l'industrie aéronautique et d'autres entreprises multinationales. Du côté de l'Union Européenne, Jean-Claude Trichet, président de la Banque Centrale Européenne, a participé à la réunion, tout comme le secrétaire général actuel de l'OTAN Japp de Hoop, et également la reine Sophie d'Espagne et Béatrice des Pays-Bas.


Sur la grande banderole, qui était déployée à l'entrée de l'hôtel par des centaines de membres du Parti Communiste Grec et de la Jeunesse Communiste Grecque (KNE), était écrit: « La ND et le PASOK embrassent les chacaux de l'impérialisme du Club Bilderberg. Tournez-leur le dos. Renforcez le KKE ».


Les forces de police et militaires, des centaines d'officiels des services secrets ont bouclé le secteur de l'hôtel sur un large périmètre à la fois depuis la mer et depuis l'intérieur des terres. Toutefois, les mesures de sécurité draconiennes n'ont pas pu empêcher les Communistes Grecs d'exprimer leur indignation, en bloquant pendant deux heures l'entrée de l'hôtel où les membres et invités du club Bilderberg tenaient leur rencontre. Parmi ceux qui participaient à la rencontre du club, on retrouvait le Premier Ministre K.Karamanlis et le Ministre des Affaires Etrangères, D.Bakoyanni, tout comme le leader du PASOK et de l'Internationale Socialiste, G.Papandreou, etc.


Pendant la manifestation, les manifestants du KKE ont crié dans les porte-voix des slogans anti-impérialistes appelant les travailleurs à soutenir le KKE aux élections européennes.


Thanasis Pafilis, membre du Comité Central du KKE, tête de liste du KKE pour les élections européennes et participant à la manifestation, a souligné: « Le peuple Grec doit sanctionner les représentants de l'impérialisme, des monopoles et de l'oligarchie qui participent à cette assemblée de chacals, qui compte parmi ses rangs les dirigeants de la ND et du PASOK, avant tout par leur lutte, mais aussi à travers leur bulletin de vote le 7 juin. Bien que cela soit tenu secret, nous savons qu'ils discutent aujourd'hui des nouvelles mesures qui seront adoptées aux dépens des travailleurs, afin de surmonter la crise économique tout en écrasant la résistance des peuples. Notre mot d'ordre est: Pas de soumission à l'impérialisme. La seule superpuissance, ce sont les peuples. Les travailleurs et le peuple de notre pays doivent sanctionner, à travers leurs bulletins de votes, les représentants de l'impérialisme et de leurs collaborateurs, en soutenant le KKE ».


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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Grèce et Chypre
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