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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 03:55

Grèce: La liste étudiante communiste reste la principale force de résistance au bi-partisme, avec plus de 15% des voix

 

Traduction AC pour Solidarité-Internationale-PCF

 

La liste étudiante soutenue par les communistes reste une puissante force de rupture et d'opposition révolutionnaire

 

Le 13 mai dernier, ont eu lieu en Grèce les élections au sein des associations étudiantes. En Grèce, les jeunesses politiques participent par le biais de listes étudiantes. La liste étudiante soutenue par la Jeunesse Communiste Grecque (KNE) est Pansopoudastiki (PKS).

Près de 18.000 étudiants ont choisi le bulletin rouge. Dans une dizaine d'associations étudiantes, le PKS a pris la première ou la seconde place.

Selon les résultats cumulés, à ce jour, le PKS obtient 15,48% des voix dans les universités et 14,71% dans les Instituts Supérieurs de Technologie (TEI). Il est évident, au vu de ses résultats électoraux tout autant que de ses positions et de son action, que c'est la force qui résiste au bi-partisme et au rapport de force défavorable au sein des établissements universitaires.

Un élément marquant de ces élections a été la baisse de la participation, 15,000 votants de moins, et par conséquent, la baisse du nombre de voix qui se sont portées sur chacune des listes ainsi que quelques petits changements dans les pourcentages obtenus. Nous devons souligner qu'à chaque fois, les dernières années, que les élections se sont déroulées en Mai (au début de l'été, juste avant les examens de Juin) elles ont présenté le même tableau. La decision d'organiser les élections cette année en Mai a été prise par les forces du DAP (liste étudiante de la ND, le parti au pouvoir) et du PASP (du parti social-démocrate PASOK).

Nikos Sofianos, membre du Bureau Politique du Comité Central du KKE, a fait remarquer dans son article dans “Rizospastis” que “le vote de 140,000 étudiants a déterminé pour cette année le rapport de forces dans le mouvement étudiant. Les élections de cette année se sont déroulées dans une période de préparation des élections européennes. Pendant cette période, les partis du capital et de l'UE cherchent à mettre l'accent sur certains scandales ou certaines formules afin de faire oublier les conséquences de la crise capitaliste en cours, tout comme les décisions de l'UE appliquées par des gouvernements qui font de la vie quotidienne des familles populaires une lutte pour la survie. Nos forces dans les universités et les TEI, les milliers de personnes qui se sont inscrits sur nos listes dans 26 000 institutions et départements, ont mené la lutte et la bataille électorale dans des conditions de crise et d'attaque générale sur nos droits. Ils ont mobilisé leurs collègues pour qu'ils votent pour leurs droits à l'éducation, à l'emploi et à la vie. Ils ont tracé la route de la rupture politique et de la désobéissance vis-à-vis des choix des partis au service des monopoles et de l'UE. Ces choix soumettent actuellement l'éducation aux besoins de l'économie capitaliste; ils transforment un grand nombre d'étudiants des universités et des TEI en des travailleurs et des scientifiques bon marché, taillables et corvéables à merci; la plupart d'entre eux étant déjà des travailleurs précaires.

 

Nos forces ont organisé des débats personnalisés et intensifs avec des milliers d'étudiants dans les universités et les TEI. Ils ont donné un contenu politique à un rendez-vous électoral marqué par la faiblesse des forces du bi-partisme à mobiliser leurs partisans. C'était une bataille électorale qui a été menée par les partis, et dominée par les leçons de morale, les dérapages, les moqueries, le chantage et les pressions diverses.

 

La liste étudiante soutenue par le KKE dans les universités et les TEI a aussi prouvé lors de ces élections qu'elle était la force qui s'opposait au bi-partisme et au rapport de forces défavorable qui s'est développé dans les établissements scolaires, tout comme dans le reste de la société.

 

Ces forces constituent le grand pôle de résistance, organisé, d'opposition révolutionnaire. Elles n'usent pas de slogans faciles pour jeunesse rebelle, d'aventurismes qui arrangent bien le système puisqu'ils ne sont pas porteur d'une réelle perspective; elles ne manipulent pas les étudiants et ne s'auto-proclament pas représentants des étudiants; elles sont au courant que l'idéologie capitaliste est toujours dominante dans les universités et les TEI, que le bi-partisme est toujours capable d'exercer de l'influence malgré sa faiblesse relative.

 

Nikos Sopfianos remarque que « le rapport de forces créé dans les universités et les TEI a été un élément positif pour le KNE, les politiques et les perspectives du KKE plus largement. Nous sommes la seule force politique qui, dans des conditions de bi-polarisation et d'intense activité des organisations liées aux deux pôles qui dans toutes les institutions font pression sur les étudiants, a récolté deux fois plus de voix qu'aux élections nationales ».

 

« Le nombre de voix que les deux partis bourgeois, la ND et le PASOK, ont obtenu lors des élections étudiantes est inférieur à celui qu'ils ont reçus lors des élections nationales. De plus SYRIZA, cette alliance de forces opportunistes, dont le principal élément est le parti représentant de la “nouvelle gauche” SYNASPISMOS a obtenu entre 4 et 5% dans les universités et 2% dans les TEI. La soi-disant gauche extra-parlementaire se trouve dans un état de crise politique; minés par les groupes dissidents alors que dans les TEI ils n'existent même pas » a fait remarquer le membre du Bureau Politique du Comité Central du KKE.

 

D'après Nikos Sofianos, « malgré le soutien total des médias en Décembre, malgré leur propagande insurrectionnelle et leur coopération ouverte avec les forces « anti-autoritaires », les forces opportunistes qui font obstacle à l'émancipation des étudiants de l'influence politique et idéologique des partis du capital, n'ont pas réussi à assimiler les mobilisations avec les actions des provocateurs cagoulés, et de renverser la réalité des choses comme a tenté de le faire SYRIZA »

 

« Notre réponse active à l'anti-communisme et la propagande centrée sur la personne de Staline, à travers le débat autour du socialisme comme perspective politique, constitue une contribution importante à la lutte idéologique au sein des universités et des TEI. Ce programme qui a commencé en Décembre et qui sera complété par la formation d'un pôle militant au sein des universités et des TEI a déjà montré son efficacité. Ce résultat électoral met les nombreuses forces de la KNE au devant de nouveaux devoirs et de nouvelles responsabilités ».

 

« Le rapport de force négatif exige des forces de rupture et d'opposition révolutionnaire qu'elle joue le rôle d'avant-garde dans la lutte idéologique contre les valeurs que l'université bourgeois diffuse, contre l'idéologie du capitalisme, dans la lutte pour son renversement. De plus, il exige de nos forces qu'elle joue un rôle décisif dans la lutte et la mobilisation contre les contre-réformes réactionnaires avancées dans l'éducation supérieure et qui suivent les directives européennes; il démontre la nécessité de lutter aux côtés du mouvement ouvrier de classe en faisant converger les luttes pour se battre pour les droits des jeunes travailleurs et du personnel scientifique; il souligne le besoin urgent, impératif d'une réunification du mouvement étudiant » a ajouté Nikos Sofianos.

 

 

Traduit de l'anglais depuis: http://inter.kke.gr/

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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 05:48

Action de masse organisée par le Parti Communiste Grec contre la conférence du Club Bilderberg


Traduction AC pour Solidarité-Internationale-PCF

 

Parti Communiste Grec – 18 mai 2009


Les organisations du Parti Communiste Grec (KKE) d'Athènes ont péparé, ce Vendredi 15 Mai, une action de masse devant l'hôtel où se tenait la conférence du club Bilderberg. Ce club réunit des politiciens, des économistes et d'autres personnes influentes de l'establishment mondial. Il se déroule en ce moment dans un cadre confidentiel, à l'hôtel Astir Palace à Vouliagmeni près d'Athènes.


Comme cela est bien connu, les rencontres du Club Bilderberg se tiennent en privé, la presse n'y est pas invitée et n'est informée ni du contenu des discussions ni de la composition des invités. Cependant, on sait que l'on retrouve, parmi les membres de ce club, des politiciens grecs, à la fois du parti de droite au pouvoir « Nouvelle Démocratie » (ND), et du parti social-démocrate PASOK. On compte parmi les membres du Club Bilderberg, entre autres, le Secrétaire au Trésor Américain Timothy Geithner, l'ancien premier ministre Italien Romano Prodi, Richard Holbrooje, des scientifiques de la NASA, des PDG de banques, de l'industrie automobile, de l'industrie aéronautique et d'autres entreprises multinationales. Du côté de l'Union Européenne, Jean-Claude Trichet, président de la Banque Centrale Européenne, a participé à la réunion, tout comme le secrétaire général actuel de l'OTAN Japp de Hoop, et également la reine Sophie d'Espagne et Béatrice des Pays-Bas.


Sur la grande banderole, qui était déployée à l'entrée de l'hôtel par des centaines de membres du Parti Communiste Grec et de la Jeunesse Communiste Grecque (KNE), était écrit: « La ND et le PASOK embrassent les chacaux de l'impérialisme du Club Bilderberg. Tournez-leur le dos. Renforcez le KKE ».


Les forces de police et militaires, des centaines d'officiels des services secrets ont bouclé le secteur de l'hôtel sur un large périmètre à la fois depuis la mer et depuis l'intérieur des terres. Toutefois, les mesures de sécurité draconiennes n'ont pas pu empêcher les Communistes Grecs d'exprimer leur indignation, en bloquant pendant deux heures l'entrée de l'hôtel où les membres et invités du club Bilderberg tenaient leur rencontre. Parmi ceux qui participaient à la rencontre du club, on retrouvait le Premier Ministre K.Karamanlis et le Ministre des Affaires Etrangères, D.Bakoyanni, tout comme le leader du PASOK et de l'Internationale Socialiste, G.Papandreou, etc.


Pendant la manifestation, les manifestants du KKE ont crié dans les porte-voix des slogans anti-impérialistes appelant les travailleurs à soutenir le KKE aux élections européennes.


Thanasis Pafilis, membre du Comité Central du KKE, tête de liste du KKE pour les élections européennes et participant à la manifestation, a souligné: « Le peuple Grec doit sanctionner les représentants de l'impérialisme, des monopoles et de l'oligarchie qui participent à cette assemblée de chacals, qui compte parmi ses rangs les dirigeants de la ND et du PASOK, avant tout par leur lutte, mais aussi à travers leur bulletin de vote le 7 juin. Bien que cela soit tenu secret, nous savons qu'ils discutent aujourd'hui des nouvelles mesures qui seront adoptées aux dépens des travailleurs, afin de surmonter la crise économique tout en écrasant la résistance des peuples. Notre mot d'ordre est: Pas de soumission à l'impérialisme. La seule superpuissance, ce sont les peuples. Les travailleurs et le peuple de notre pays doivent sanctionner, à travers leurs bulletins de votes, les représentants de l'impérialisme et de leurs collaborateurs, en soutenant le KKE ».


http://inter.kke.gr/

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 17:43

Rencontre avec un représentant du Parti Communiste de Grèce

« Le mouvement grec a le soutien de la classe ouvrière et des travailleurs »

Que s'est-il passé en Grèce en décembre 2008? Babis Angourakis, dirigent du KKE, répond aux questions de l'Ernesto sur la crise économique, la politique d'intégration européenne, les rapports entre la jeunesse et le mouvement ouvrier, le racisme et le chauvinisme grandissant. Enfin, se dirige-t-on enfin vers une sortie de la bipolarisation de la vie politique?

Les grands médias italiens ont beaucoup insisté pour présenter les protestations en Grèce sous l'angle des actes vandales de « radicaux anarchistes », descendus spontanément dans les rues pour semer le chaos, après le meurtre d'un jeune par un policier...


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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 22:11

Communiqué du Comité Central du Parti Communiste de Grèce

Sur les dernières évolutions à l’occasion de la mobilisation suite à l’assassinat de l’adolescent de 15 ans

Le Comité Central du Parti Communiste de Grèce (CC du KKE) s’est réuni le mardi 9 décembre et a discuté de la situation politique du pays à l’occasion des évolutions des derniers jours, les luttes massives des travailleurs et de la jeunesse, qui ont manifesté leur protestation contre l’assassinat de l’élève de 15 ans, leur indignation pour les problèmes populaires aigus. Le CC du KKE est arrivé aux conclusions suivantes :

1.                  Le CC du KKE salue les jeunes hommes et femmes, élèves, étudiants, travailleurs, qui dès le premier moment et jusqu’à ce jour ont réagi avec des mobilisations de masse et de la protestation à l’assassinat d’Alexandros Grigoropoulos. Ils ont révélé les raisons politiques intemporelles qui ont armé la main de l’assassin, les responsabilités précises du parti de la Nouvelle Démocratie. Les mobilisations avaient aussi comme support les problèmes populaires aigus, l’autoritarisme, la répression d’état, l’indignation de la jeunesse, l’angoisse et l’incertitude pour l’avenir. Le CC du KKE adresse un appel combattif de continuation et intensification des luttes du peuple et  de la jeunesse qui sont en effervescence tous ces derniers mois et qui doivent s’échelonner afin de repousser la nouvelle attaque en raison de la crise économique et de l’autoritarisme d’état qui s’intensifie. Le KKE signale : aucun sursis à l’action et mobilisation de combat populaire, l’organisation et sauvegarde des luttes, au développement de formes supérieures de lutte à travers de processus collectifs avec de la participation populaire et un sentiment de responsabilité de lutte. Des luttes populaires qui toucheront tout le spectre de la politique dominante, depuis la flambée de la répression et violence d’état jusqu’aux revendications économiques et sociales de la classe ouvrière, des petites et moyennes couches sociales de la ville et du village, de la jeunesse et des femmes, contre l’immense attaque que subissent leurs droits. Les travailleurs, ici et maintenant, doivent prendre cette affaire en main. Les lieux de travail, les usines, les secteurs, les chantiers, les grands magasins des villes, les lieux d’éducation et d’habitation doivent devenir des cellules vivantes de la renaissance et du développement du mouvement ouvrier et populaire.

 

2.                  L’assassinat de sang-froid de l’élève de 15 ans Alexandros Grigoropoulos le soir du samedi 6 décembre, par des gardes spéciaux des forces de répression d’état, était une « chronique de mort annoncée » par la répression et violence d’état, par une politique qui voit comme ennemis le peuple et la jeunesse qui revendiquent, qui luttent, qui contestent le pouvoir de la ploutocratie du pays et ses partis politiques. Une politique qui est inamicale envers toutes les formes combattives d’action, envers les mobilisations de grève, les manifestations, les occupations, envers toutes les formes de lutte qui sont organisées et politiquement élevées. Une politique qui est inamicale à l’organisation collective et à l’action des ouvriers, des agriculteurs, des petites et moyennes couches sociales des villes, de la jeunesse. L’assassinat de l’élève est la continuité de la violence et de l’autoritarisme policiers, qui s’est intensifié ces dernières années contre les ouvrières et ouvriers sur les lieux de travail avec des chantages et intimidations, contre les immigrés, victimes de l’exploitation et des guerres, contre les étudiants et élèves qui sont persécutés car ils revendiquent une éducation publique gratuite. C’est le même ventre du système qui crée les victimes de l’indifférence du patronat, les ouvrières et ouvriers morts sur le lieu du travail.

 

3.                  Énormes sont les responsabilités de tous les gouvernements du pays jusqu’à ce jour, de la Nouvelle Démocratie et du PASOK. Ils ont promulgué  et appliqué les lois qu’eux-mêmes ont à tour de rôle voté au parlement. Les lois « anti »-terroristes, le traité de Prüm (Schengen III), les lois pour l’usage des armes par les policiers qui facilite leur usage abusif, l’élargissement  des pouvoirs des services secrets, la création de systèmes de surveillance, l’implication progressive des Forces Armées dans des questions d’ordre intérieur. La création d’un autre mécanisme, complémentaire de la police nationale au niveau municipal, l’élargissement  de l’usage de chiens de police lors des apparitions publiques de la police nationale et lors des manifestations, l’élargissement du port d’arme des agences privées de sécurité et tant d’autres.

 

4.                  La violence aveugle des casseurs encagoulés dont nous devenons témoins surtout à travers des chaînes de télévision, tend d’être utilisée par l’état bourgeois, le gouvernement de la Nouvelle Démocratie, afin de bloquer la vague de contestation et intervention populaire qui se développe. La sauvegarde des luttes est l’affaire du mouvement populaire organisé et non pas de la police, des forces de répression. Avec  la contribution du KKE et des forces de classe, les luttes, le mouvement peuvent être sauvegardées par eux-mêmes et faire face tant à l’état de répression qu’aux casseurs encagoulés qui sont les alliés et le bras droit de tous ceux qui veulent voir le peuple résilié et terrorisé. Leur noyau s’est formé au sein de l’état, de source interne et externe au pays, sous le PASOK et la Nouvelle Démocratie. Comme il s’agit souvent dans des cas similaires ceux-ci peuvent échapper également au contrôle des leurs inspirateurs d’origine.

 

5.                  Sont également responsables ceux qui donnent des « lettres d’expiation » à la violence aveugle des casseurs encagoulés, en essayant de les identifier avec des actions spontanées des élèves indignés. Ceux qui caressent les oreilles des casseurs comme le parti SYRIZA et un groupe d’alliés qui lui font la propagande via les médias, ont une responsabilité politique lourde. Objectivement, avec sa pratique le parti SYRIZA soutient contre le mouvement des formes d’action qui sont ouvertes et vulnérables à l’infiltration des mécanismes de répression d’état et d’autres services. La position de SYRIZA est un opportunisme politique. Il s’intéresse, uniquement pour des raisons électorales à flatter, sert de « paratonnerre » à toutes sortes de casseurs, en ciblant les urnes et les jeux de la formation d’un gouvernement après les élections. Avec sa pratique politique et tactique soutient contre le mouvement organisé des formes d’action ouvertes et vulnérables à l’infiltration des mécanismes bourgeois et de répression.

 

6.                  Le CC du KKE salue la réponse de dizaines de milliers de manifestants, travailleurs et jeunes  à son invitation de participer à la manifestation qu’il a organisé en partenariat avec la Jeunesse Communiste de Grèce (KNE) hier, lundi 8 décembre. Il a été évident qu’il existe un plan d’implication du KKE dans une confrontation avec les casseurs d’un côté et les forces de répression de l’autre. Le KKE n’a pas été pris dans le piège, il a organisé un grand rassemblement et une manifestation dans les rues d’Athènes, ainsi que dans des dizaines de villes du pays qui ont été couronnés de succès avec un dynamisme inédit. Des manifestations qui sont arrivées à leur destination d’origine sans un seul blessé. Aujourd’hui, le besoin est pressant de faire entrer en action tous ceux qui jusqu’à ce jour n’avaient pas fait le pas ou ceux qui se sont démobilisés par le passé. Que le mouvement populaire organisé prenne l’affaire en mains avec comme départ les lieux de travail et de vie, avec des coordinations par secteur, par commune, par quartier. Dans le cas où les élus syndicaux, ne répondent pas ou vendent les luttes et bloquent les fermentations de lutte, les travailleurs doivent prendre eux-mêmes l’affaire en main,  avec de processus de masse en formant des comités de lutte. Ils doivent se rassembler et coordonner leurs forces dans tout le pays avec des revendications économiques, sociales et politiques ainsi que contre les lois répressives.

 

Qu’une préparation complète se développe devant la probabilité d’élections anticipées, pour qu’un grand coup soit donné aux partis du bipartisme, que le KKE en sorte renforcé. Le KKE est le facteur décisif du développement de la lutte de classe, du Front sociopolitique, dans la lutte pour des acquis, dans la voie de la rupture et du renversement de situation. La Nouvelle Démocratie et le PASOK doivent recevoir une leçon significative aux prochaines élections. Le peuple doit condamner de façon décisive, affaiblir et tourner le dos au bipartisme ainsi qu’à leurs alliés. Tous ceux qui essaient de dégénérer le radicalisme pour préserver le pourri, injuste et corrompu système de répression et de violence. Le premier pas dans cette perspective est le renforcement et le rassemblement avec le KKE partout. Avec initiative et détermination, avec intensification de la vigilance et de la préparation, de façon bien plus créative, les communistes, les jeunes de la KNE doivent  combiner l’information du peuple concernant les positions du KKE sur l’actualité avec la discussion interne devant le 18e Congrès du Parti, avec une bien plus grande contribution au développement des luttes du peuple et de la jeunesse.

 

- QUE LE PEUPLE ET LA JEUNESSE DONNENT MAINTENANT LEUR REPONSE AVEC LEUR LUTTE ET LEUR VOTE !

 

- LUTTE-ORGANISATION-VIGILANCE-PRÉPARATION

 

- AVEC LE  KKE  NOUS ORGANISONS LA CONTRE-ATTAQUE DU PEUPLE ET DE LA JEUNESSE POUR UNE GRANDE ALLIANCE POPULAIRE SEUL ESPOIR ET GARANTIE POUR UN VRAI POUVOIR POPULAIRE

 

Athènes, 9/12/2008 - Le bureau de presse du CC du KKE

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 22:12

Déclaration du Comité Central du PCG après le meurtre d’un jeune de 15 ans.

Nous condamnons le meurtre de sang froid d’un jeune de 15 ans, Alexandros Andreas Grigoropoulos commis dans le quartier d’Exarchia à Athènes.

 

Les dirigeants des forces de police et le gouvernement en portent la responsabilité écrasante. Ce drame est le résultat de l’instruction et des directives données aux forces de sécurité, qui les dirigent contre le peuple, contre le mouvement social et la classe ouvrière, contre la jeunesse en lutte.

 

Les mesures répressives de l'État correspondent entièrement aux attaques qui frappent la vie quotidienne et le droit des jeunes au travail, à l’éducation, à un emploi stable, à travers la flexibilité. Leur but est d’intimider les travailleurs et la jeunesse.

 

Les actes de vandalisme et les voies de fait n'ont rien à voir avec le mouvement populaire de masse. Ces actes légitiment la violence et l'autoritarisme. Par ailleurs, elles sont utilisées comme un alibi par le gouvernement réactionnaire de la « Nouvelle Démocratie » (droite NDRL) comme par ses prédécesseurs pour dissimuler le fait que la vraie cible de la répression étatique est le mouvement ouvrier.

La seule réponse efficace aux provocations du gouvernement est l’organisation du mouvement social, la mobilisation de la jeunesse, combative, organisée et disciplinée. Les causes réelles et la responsabilité de ce drame ne doivent pas être dissimulées comme ça s’est passé dans d'autres cas (par exemple la torture des immigrés dans les commissariats de police, le passage à tabac d’un étudiant à Salonique, etc.)

Nous appelons la jeunesse à exprimer fortement son indignation, et de faire, par l'intermédiaire de sa lutte organisée, désigner les responsabilités politiques, criminelles de la répression policière.


Les écoles, les universités, les instituts d'enseignement technique, de formation professionnelle et les écoles du soir doivent rester fermés. Les organisations de masses doivent diffuser des déclarations condamnant les agressions policières et organiser des manifestations de masse et des rassemblements.

 

Nous appelons les jeunes, ensemble avec les travailleurs à prendre part en masse à :

• aux manifestations organisées par le Parti communiste de Grèce et la Jeunesse communiste à Athènes et dans toute la Grèce contre l'Etat policier

• à la grève générale le mercredi 10 décembre par les organisations syndicales de classe, aux rassemblements organisés à Athènes et dans 63 villes de Grèce
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