Présentation

    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

Recherche

8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 22:12

Déclaration du Comité Central du PCG après le meurtre d’un jeune de 15 ans.

Nous condamnons le meurtre de sang froid d’un jeune de 15 ans, Alexandros Andreas Grigoropoulos commis dans le quartier d’Exarchia à Athènes.

 

Les dirigeants des forces de police et le gouvernement en portent la responsabilité écrasante. Ce drame est le résultat de l’instruction et des directives données aux forces de sécurité, qui les dirigent contre le peuple, contre le mouvement social et la classe ouvrière, contre la jeunesse en lutte.

 

Les mesures répressives de l'État correspondent entièrement aux attaques qui frappent la vie quotidienne et le droit des jeunes au travail, à l’éducation, à un emploi stable, à travers la flexibilité. Leur but est d’intimider les travailleurs et la jeunesse.

 

Les actes de vandalisme et les voies de fait n'ont rien à voir avec le mouvement populaire de masse. Ces actes légitiment la violence et l'autoritarisme. Par ailleurs, elles sont utilisées comme un alibi par le gouvernement réactionnaire de la « Nouvelle Démocratie » (droite NDRL) comme par ses prédécesseurs pour dissimuler le fait que la vraie cible de la répression étatique est le mouvement ouvrier.

La seule réponse efficace aux provocations du gouvernement est l’organisation du mouvement social, la mobilisation de la jeunesse, combative, organisée et disciplinée. Les causes réelles et la responsabilité de ce drame ne doivent pas être dissimulées comme ça s’est passé dans d'autres cas (par exemple la torture des immigrés dans les commissariats de police, le passage à tabac d’un étudiant à Salonique, etc.)

Nous appelons la jeunesse à exprimer fortement son indignation, et de faire, par l'intermédiaire de sa lutte organisée, désigner les responsabilités politiques, criminelles de la répression policière.


Les écoles, les universités, les instituts d'enseignement technique, de formation professionnelle et les écoles du soir doivent rester fermés. Les organisations de masses doivent diffuser des déclarations condamnant les agressions policières et organiser des manifestations de masse et des rassemblements.

 

Nous appelons les jeunes, ensemble avec les travailleurs à prendre part en masse à :

• aux manifestations organisées par le Parti communiste de Grèce et la Jeunesse communiste à Athènes et dans toute la Grèce contre l'Etat policier

• à la grève générale le mercredi 10 décembre par les organisations syndicales de classe, aux rassemblements organisés à Athènes et dans 63 villes de Grèce
Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Grèce et Chypre
commenter cet article
23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 14:51

Grève en Grèce, le 21 octobre 2008 

 

Communication du bureau international du Parti communiste grec, KKE (traduction depuis l'anglais - vivelepcf).

 

Des centaines de milliers de manifestants ont marché dans à travers Athènes et les principales villes grecques en protestation contre les privatisations, le blocage des salaires et la réforme du système de retraite.

 

Le gouvernement conservateur du premier ministre Costas Karamanlis entend en effet accélérer son programme de privatisation et réviser le système de pension du pays.

 

Son plan comprend la suppression des dispositifs de retraites anticipées, la fusion de caisses de retraites avec des fonds de pension et l’absorption des retraites complémentaires.

 

Dans tout le pays, les services publics ont dû rester fermés, des centaines de milliers de travailleurs ayant rejoint la grève nationale à l’appel du PAME [Front général des travailleurs militants] et de deux syndicats officiels.

 

Près de 200 vols intérieurs et internationaux, de nombreuses liaisons ferroviaires ont été annulées. Des ferries sont restés dans les ports.

 

Les transports publics ont été interrompus plus de 12 heures. Les hôpitaux d’Etat ont fonctionné avec des effectifs minimum alors que les écoles, les universités et les bureaux de poste n’ont pas ouvert leurs portes. Un grand nombre d’usines, d’entreprises privées, des milliers de petits commerces sont également restés fermés.

 

Des employés de banque, des juristes, des journalistes, des ingénieurs civils se sont joints aussi au mouvement de grève. Les journaux n’ont pas paru, les chaînes de radio et de télévision n’ont pas émis pendant 24 heures. Le pays est effectivement resté paralysé.

 

Dans beaucoup de secteur, le taux de grévistes a dépassé les 90%.

 

De grandes assemblées et des manifestations ont été organisées par le PAME dans les 63 plus grandes villes du pays pour réclamer :

 

-          le rejet du projet de budget pour 2009 qui doit être soumis au Parlement cette semaine.

-          le rejet des mesures en faveur des banques et du grand capital prises en lien avec la crise.

-          le salaire de base à 1400 euros.

-          l’arrêt de toutes les privatisations

-          des mesures pour les travailleurs immigrés

-          la solidarité avec la grève des étudiants

 

Les manifestants ont condamné le plan de 28 milliards d’euros décidé par le gouvernement pour venir à l’aide des banques frappées par la crise financière internationale. Sur une banderole, on pouvait lire : « pas un euro pour soutenir les capitalistes ».

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Grèce et Chypre
commenter cet article
11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 17:10

Les analyses du Parti communiste de Chypre (AKEL), trois mois après l'élection d'un président communiste

Décision/Appréciation du Comité Central de l’AKEL
au sujet des élections présidentielles

 

La session plénière du Comité Central de l’AKEL s'est réunie mardi 13 mai 2008 pour procéder à l’appréciation des élections présidentielles des 17 et 24 février 2008. Elle a également défini les devoirs du Parti dans le cadre de la situation nouvelle produite par les résultats des élections. La discussion a eu lieu sur la base des documents du Bureau Politique et du rapport du Secrétaire Général du Comité Central, Président de la République Dimitris Christofias.

 

L'élection de Dimitris Christofias à la Présidence de la République constitue un succès d'importance historique, non seulement pour la Gauche, mais aussi pour tout le peuple chypriote en son entier. Ce succès a renversé des préjugés de plusieurs décennies et a tracé de nouvelles perspectives porteuses d'espoir, tant pour le combat pour une résolution juste de la Question chypriote, que pour une société plus juste. Le succès électoral constitue également une contribution particulière aux luttes et à la situation de la Gauche en Europe, et plus largement dans le monde. C’est précisément pour cette raison que les partis de gauche à l'étranger ont salué, avec une remarquable joie et satisfaction, l'élection de Dimitris Christofias.

 

Le Comité Central de l’AKEL félicite chaleureusement les cadres et les membres du Parti, et de manière générale ceux qui ont participé au Mouvement Populaire pour leur contribution multilatérale au succès du combat préélectoral. La victoire de Dimitris Christofias est principalement due à leur enthousiasme, leur foi et leur dévotion formidables, ainsi qu’à un travail dur et organisé durant la période préélectorale. Le Comité Central adresse des salutations particulières et de chaleureuses félicitations à la jeunesse du Mouvement Populaire, qui s'est trouvée en première ligne du combat électoral en donnant le meilleur de soi.

 

Le Comité Central de l’AKEL remercie et félicite les partis politiques et les organisations, les mouvements de soutien à la candidature de Christofias, et les personnalités qui se sont engagées en sa faveur, soit dès le début de son combat électoral, soit au deuxième dimanche des élections. L'élection de Christofias est également redevable pour une grande part de leur soutien et de leur contribution.

 

Le Comité Central de l’AKEL estime que la victoire aux élections présidentielles est le produit de la combinaison de nombreux facteurs. Ces facteurs sont :

 

Une ligne politique sans équivoque et suivie du Parti sur la Question chypriote, la contribution de l’AKEL et du Mouvement Populaire aux problèmes économiques et sociaux du pays, ainsi qu'au combat pour une société plus juste. L’AKEL s’est établi dans la conscience du peuple comme force authentiquement patriotique, qui se bat scrupuleusement sur des principes, mais aussi avec souplesse pour une solution du problème chypriote. L’AKEL s’est également établi dans la conscience du peuple comme force politique responsable et sérieuse, par ses prises de positions politiques réfléchies. La sensibilité de l’AKEL en matière de politique sociale et de justice sociale est largement reconnue par le peuple.

 

Une claire politique de collaborations que suit constamment et consciencieusement l’AKEL.

 

La capacité d’innovation de l’AKEL, et sa reconnaissance en tant que force de modernisation de la société, porteuse de valeurs et d’espoirs de croissance et de progrès.

 

La justesse de la décision du Parti d’avancer la candidature de Dimitris Christofias pour la fonction suprême de la République, au moment propice d’un point de vue temporel et politique. Cette candidature, renforcée par une procédure de désignation entièrement démocratique, a été acceptée avec satisfaction par le peuple. La candidature de Dimitris Christofias a été présentée au moment précis où les conditions étaient mûres ; c’est pour cela qu’elle s‘est avérée victorieuse.

 

Dimitris Christofias lui-même, dont les dispositions particulières, et les qualités qui le distinguent à la fois en tant qu’homme et homme politique, et qui l’ont révélé, depuis des années, comme le leader politique le plus aimé du peuple, qui concentre sur lui le respect et l'estime des citoyens indépendamment de leur positionnement idéologico-politique. La personnalité de Dimitris Christofias et les positions qu’il exprime ont grandement contribué au rassemblement tant de la plus large partie de la Gauche que des forces et des gens extérieures à cette espace.

 

Le fait d’être parvenu à avoir des cadres de l’AKEL présents dans toutes les instances du pouvoir, dans les collectivités locales, les organismes semi-publics, le Parlement et le Gouvernement, ainsi que, en ce qui concerne Dimitris Christofias lui-même, à la présidence de la Chambre des Députés.

 

La qualité spécifique et la vocation de la Gauche – et celles personnellement de D. Christofias – qui sont d’exprimer les intérêts du peuple tout entier des Chypriotes Grecs et Chypriotes Turcs ; spécialement en promouvant la communication et la collaboration entre les deux communautés, en s’opposant au nationalisme et en combattant pour le rapprochement sur une base établie de longue date.

 

Le désir intense du peuple d'aller de l’avant, d'échapper à un arrimage stérile au passé, d'ouvrir des voies et des perspectives. La candidature de Christofias répondait précisément à cette envie populaire de changement, d’espoir et de perspective.

 

La bonne politique de communication mise en œuvre par l’état-major de campagne de Dimitris Christofias et par l’AKEL, et l’organisation et la collaboration efficaces du Parti, du Mouvement Populaire, des Forces Nouvelles, des Groupes de Soutien et de tous ceux qui ont travaillé pour la candidature de D. Christofias.

 

Le Parti était le fondement et le levier essentiel de tout le travail politique, de communication et d'organisation. Tant que le Parti reste puissant, uni, bien organisé et correctement orienté du point de vue politico-idéologique, des succès similaires se reproduiront.

 

La session plénière du Comité Central de l’AKEL expose, devant ses instances et la totalité du Parti, ses devoirs qui découlent du résultat des élections présidentielles, et appelle tout le monde à travailler pour leur concrétisation la plus complète.

 

Le premier devoir du Parti et du plus large Mouvement Populaire (note: le Mouvement Populaire correspond à l'ensemble des différentes organisations de masses, telles que l'Organisation de la Jeunesse (EDON), les syndicats de classe de la Fédération Panchypriote du Travail (PEO), l'Organisation des Agriculteurs (EKA), l'Organisation des Femmes (POGO) et d'autres organisations progressistes et de gauche) est de soutenir le gouvernement de Christofias et de l'aider le plus fortement possible afin qu'il réussisse dans sa tâche et soit à la hauteur des attentes du peuple. Les positions et les objectifs qui sont répertoriés dans le programme de gouvernement du président de la République constituent aussi notre propre engagement et contrat envers le peuple. Certes, la responsabilité de concrétiser le programme revient au Gouvernement dans son ensemble et à chacun des ministres séparément. Cependant, nous devons, en tant que Parti, nous investir de toutes nos forces dans cet effort. Par conséquent, le Parti, le Groupe Parlementaire de l’AKEL-Gauche-Forces Nouvelles, les commissions du Comité Central et les organisations de masses doivent être engagées dans le travail de réalisation du programme gouvernemental. Le degré de concrétisation de ce programme aura inévitablement une répercussion sur le développement ultérieur de l'influence et du prestige du Parti au sein du peuple.

 

Le programme gouvernemental est quinquennal. Le Gouvernement hiérarchise ses objectifs et pose des priorités. Une certaine aisance et du temps doivent lui être donnés, pour qu’il planifie et envisage ses actions. Aussi devons-nous aider par notre intervention à faire comprendre qu’il n'est pas possible que tout ce qui est prévu dans le programme se réalise dès les premiers mois.

 

Notre objectif doit être au préalable la concrétisation des protections fondamentales inscrites dans le programme, afin de faire avancer la solution au problème chypriote, et d’obtenir une amélioration dans des secteurs et pour des questions qui concernent de larges parties de la population ; c’est-à-dire que nous devons nous centrer en priorité sur les sujets qui renouvelleront radicalement les questions sociales du pays et inviteront à des innovations.

 

Nous ne pouvons sans doute pas ignorer les nombreux problèmes quotidiens, ordinaires ou non, des gens. Sans que cela nous déroutent de notre objectif principal, nous devons, eux-aussi, les traiter avec patience et compréhension ; en trouvant des solutions raisonnables et justes, et en démontrant ce qui est déraisonnable et infondé.

 

Ce qui, à la base, nous aidera à orienter nos actions devra rester la méritocratie, l’égal traitement, et la légalité. Il n’est pas question que le Gouvernement de Christofias s’occupe des citoyens en fonction de leur couleur politique et de leur credo idéologique ; auquel cas, nous agirions contre nos principes pour, au final, des résultats négatifs. C’est cette position qu’il nous faut expliquer avec patience et constance au monde, en donnant certes raison, dans la mesure du possible, à ceux qui ont été lésés en raison de pratiques indignes ou de comportements partiaux.

 

Nous devrons expliquer à notre peuple, que par la prise en compte des points ci-dessus, le Président de la République et son Gouvernement sont Président et Gouvernement de tous les Chypriotes, et devront se comporter en tant que tels. Il faudra par ailleurs bien tenir compte du fait que le Président et le Gouvernement agissent dans le cadre défini par notre participation à l'Union Européenne, dans les difficultés d’une économie mondialisée, et bien entendu sous l’occupation [du nord du pays]. D’un autre côté, il est clair que, indépendamment de cela, la Présidence et notre Gouvernement sont progressistes et agiront dans l’intérêt du peuple.

 

L’AKEL et le plus large Mouvement Populaire devront conserver leur caractère combatif et revendicatif en tant que force de défense des droits des travailleurs et plus largement du peuple, et en tant qu’avant-garde de la lutte pour la consolidation et l'élargissement de ses conquêtes. Le Parti et le Mouvement Populaire le plus large doivent continuer ainsi à produire des idées et des politiques qui aident aussi le Gouvernement dans sa recherche de solutions dans sa confrontation aux problèmes qui, soit existent aujourd'hui, soit apparaîtront au fur et à mesure. Avec l'élection de Christofias, l’AKEL a endossé des responsabilités particulières, augmentant les attentes du peuple envers notre Parti. Tous les efforts doivent alors être faits pour que nous y répondions, et que nous offrions, ensemble avec le Président et le Gouvernement, les meilleurs résultats possibles au profit de Chypre et de notre peuple.

 

En ce qui concerne l’AKEL, il devra continuer à travailler pour l’unité sur le front intérieur et pour le renforcement des relations d'amitié et de collaboration qui existent entre les partis participant au gouvernement.

 

Le Comité Central de l’AKEL constate avec satisfaction que, depuis l'élection de Dimitris Christofias, il existe aujourd’hui, comme résultat des initiatives qu’il a prises, une évolution appréciable de la Question chypriote. En un peu moins de trois mois, le climat a complètement changé, et des gestes concrets et porteurs d'espoir ont été faits. Nous saluons la rencontre du 21 mars et ses résultats. Nous saluons l'ouverture de la rue de Lidras, ainsi que la constitution et le fonctionnement de groupes de travail et de commissions techniques. Nous attendons que ceux-ci produisent un effort de rapprochement des points de vue des deux communautés. Il est indispensable que les groupes de travail et les commissions techniques obtiennent des résultats pour que l’on puisse passer à la prochaine étape, celle des négociations entre les représentants des deux communautés. La détermination politique et la bonne volonté du Président Christofias de travailler ardemment afin que nous arrivions à une solution le plus rapidement possible, sont des faits acquis. Nous appelons les dirigeants de la communauté chypriote turque à faire de même. Plaider pour une solution à deux états, deux peuples, pour une « parthénogenèse », pour le séjour de tous les colons et les « droits » imprescriptibles de la Turquie sur Chypre, n’est absolument pas constructif, et met en péril toute la procédure qui est en marche.

 

Le Comité Central de l’AKEL appelle les Nations-Unies, les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité, l'Union Européenne, et de manière générale la communauté internationale à faire pression sur Ankara pour qu'elle change sa politique vis-à-vis du problème chypriote. Ce n’est qu’ainsi qu’une voie pourra être ouverte vers la solution. L’AKEL répète qu'il s'engage pour la solution d’une fédération bizonale et bicommunautaire sur la base des résolutions des Nations-Unies, des accords à Hauts Niveaux, du droit international et européen. Le Comité Central de l’AKEL adresse ses salutations amicales et respectueuses à nos compatriotes Chypriotes Turcs, et appelle à un combat commun pour que justice soit rendue à notre patrie commune. Il assure en même temps qu'il continuera à lutter contre le nationalisme et le chauvinisme, et à œuvrer pour le rapprochement des deux communautés.

 

Le Comité Central de l’AKEL salue et soutient les initiatives du Président Christofias pour le maintien d’un climat d'unité sur le front intérieur, qui constitue une condition indispensable de succès pour le combat pour que justice soit rendue à Chypre. Il salue également et appuie les initiatives du Président pour la revalorisation du rôle et de l'efficacité du Conseil National (note: Conseil National - Organe consultatif pour le Président de la République composé de tous les partis parlementaires et des anciens Présidents). L’AKEL agira dans la mesure du possible pour contribuer activement et avec créativité au renforcement de l'unité de notre front intérieur, et pour le meilleur fonctionnement du Conseil National.

 

En ce qui concerne la politique intérieur, la session plénière du Comité Central de l’AKEL estime que les premières mesures du gouvernement de Christofias sont très positives. Elles dénotent le fait que le programme gouvernemental a commencé à être mis en œuvre avec détermination et une sensibilité sociale. L’AKEL salue les positions du gouvernement en matière de politique socio-économique et sur des questions relatives au travail, telles qu’elles ont été formulées par le Président dans son discours lors des célébrations de la fête du 1er Mai.

La session plénière du Comité Central appelle les membres du parti à l’engagement et au combat pour que nous offrions à la patrie et à notre peuple l'avenir que nous méritons.

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Grèce et Chypre
commenter cet article
25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 18:11
Un président communiste élu Chypre.

 

Demetris Christofias a été élu président de la République de Chypre, au second tour de scrutin, dimanche 24 février avec 53,36% des suffrages exprimés. Christofias, candidat du Parti progressiste des travailleurs (AKEL), le Parti communiste cypriote, dont il est le secrétaire général, avait obtenu 33,3% au 1er tour.

undefined

C’est un événement d’abord bien sûr pour Chypre. Le parti communiste y est un parti de masse, très influent. Mais n’avait jamais gagné les élections présidentielles. Christofias a réussi à rassembler largement notamment sur ses positions en faveur de la reprise des négociations en vue de la réunification de l’île.

Dans la situation historique et géostratégique particulière de Chypre, AKEL est un parti de gouvernement qui a participé à différentes coalitions. Il n’a pas pour autant abandonné les symboles et les bases théoriques des partis communistes. Il tient notamment avec constance de fermes positions anti-impérialistes.

L’élection de Demetris Christofias est aussi une très bonne nouvelle pour les communistes des autres pays.

Quel symbole d’abord ! Un communiste est élu à la magistrature suprême d’un pays membre de l’UE, quand tous les media dominants martèlent sur le « déclin historique mondial du communisme ».

Le nouveau président va aussi siéger au « Conseil européen », réunissant les chefs d’Etat et de gouvernement des pays de l’UE. Il sera le premier et le seul à être issue d’une formation politique qui s’oppose au nouveau traité européen « de Lisbonne ». Les parlementaires de AKEL ont voté contre la ratification de feu le traité constitutionnel en 2005. Ce parti a signé toutes les expressions communes de partis communistes et ouvriers des pays d’Europe contre la violation de la souveraineté des peuples.

Autant de raisons pour les communistes français de saluer fraternellement le succès de leurs camarades cypriotes et de féliciter le nouveau président de la République !
undefined

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Grèce et Chypre
commenter cet article