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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 18:28
Le Parti communiste grec KKE est opposé au consensus antipopulaire des partis bourgeois. 07/07/2015

Le Parti communiste grec KKE est opposé au consensus antipopulaire des partis bourgeois. 07/07/2015

Traduction ML, depuis la version anglaise du site du KKE, pour Solidarité internationale PCF, 7 juillet 2015

Une réunion des dirigeants des partis politiques s’est tenue au palais présidentiel, le lendemain du référendum du 5 juillet, sous la présidence de P. Pavlopoulos, Président de la République. Y assistaient le premier ministre et président de SYRIZA, A. Tsipras, le président exécutif de ND, E. Meimarakis, le président de POTAMI, S. Theodorakis, le secrétaire général du Comité central du KKE, D. Koutsoumbas, le président d’ANEL, P. Kammenos et le président du PASOK, F. Gennimata. La rencontre a duré 7 heures.

Lors de cette rencontre, les partis SYRIZA, ANEL, ND, POTAMI et PASOK sont arrivés à un accord et ont signé une déclaration commune, interprétant le résultat du référendum comme une adhésion de l’euro et de l’UE et pavant la voie à un nouvel accord antipopulaire.

Le secrétaire général du CC du KKE, D. Koutsoumbas, a exprimé son désaccord total avec la déclaration commune.

Le secrétaire général du CC du KKE, Dimitri Koutsoumbas, a fait la déclaration suivante à la suite de la réunion d’hier des dirigeants des partis politiques :

« Nous avons écouté l’exposé du premier ministre, à la rencontre qui a eu lieu sous la présidence du Président de la République, sur l’état de la poursuite des négociations et des discussions après le référendum.

Pour notre part, nous avons exprimé clairement, une fois de plus, les positions du KKE sur la signification du référendum, surtout en rapport avec les problèmes énormes vécus par le peuple grec au sein de l’alliance prédatrice qu’est l’UE. Cette dernière a une ligne politique qui aggrave continuellement les difficultés vécues par les gens, dans leur revenu, qui aggrave la situation du pays et la situation de notre peuple pris globalement. Il a été démontré, une fois de plus, qu’il ne peut y avoir aucune négociation qui se fasse dans l’intérêt du peuple et des travailleurs, à l’intérieur du carcan de l’UE, dans une voie capitaliste de développement.

Le KKE est en désaccord avec l’ensemble de la déclaration commune adoptée par les autres dirigeants et partis politiques. Notre désaccord repose sur notre analyse du vote du peuple grec hier. Il porte en particulier sur l’état des négociations et sur les tactiques que propose le gouvernement pour les pour les poursuivre et que tous les autres partis acceptent, du moins dans le cadre et orientation généraux.

Personne n’a donné mandat à qui que ce soit pour signer de nouveaux mémorandums, de nouvelles mesures douloureuses pour notre peuple. Et ces mesures seront terribles ».

En réponse à une question d’un journaliste qui demandait s’il parlait d’une « solution par la sortie de l’euro », D. Koutsoumbas a insisté :

« Non. Nous nous sommes exprimés clairement sur ce sujet. Cette ligne politique peut aller dans deux directions. Ou bien, comme cela semble le cas et bien prévu – nous le verrons dans les jours qui viennent – ils signent un nouvel accord douloureux, comprenant des mesures dures pour le peuple, un nouveau mémorandum, ou bien nous allons connaître une faillite d’Etat, avec un « Grexit », avec une sortie de l’euro ou l’établissement d’une double monnaie ou encore quelque chose d’autre. Nous entendons parler de cela principalement par nos « partenaires ». Les partis politiques ne l’ont pas évoqué à la réunion des dirigeants politiques. Mais les « partenaires » en parlent. Donc notre peuple doit se préparer. La position du KKE est que ces deux issues possibles, c’est-à-dire un accord avec un nouveau mémorandum et de dures mesures ou bien un grexit ou quelque chose comme ça se feront aux dépens du peuple grec.

La rupture avec l’UE, avec le capital et leur pouvoir est la condition préalable à une stratégie totalement différente, avec un pouvoir véritablement aux travailleurs et au peuple, allant vers la socialisation des moyens de production, un détachement de l’UE et une dénonciation unilatérale de la dette. C’est la proposition globale, totalement différente, que porte le KKE. Elle n’a rien à voir avec différents points de vue conduisant à une nouvelle paupérisation de notre peuple. Et je veux parler des points de vue qui existent au sein d’autres partis, minoritairement pour l’instant (notamment le parti qui gouverne et pour cela), qui parlent de sortie uniquement de la monnaie unique ».

07/07/2015

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 11:47
Déclaration du secrétaire général du CC du KKE, Dimitris Koutsoumbas, sur le résultat du référendum du 5 juillet 2015

Déclaration du secrétaire général du CC du KKE, Dimitris Koutsoumbas, sur le résultat du référendum du 5 juillet 2015

Traduction ML (depuis la version allemande du KKE) pour Solidarité internationale PCF, 6 juillet 2015

 

Nous saluons les milliers de personnes qui ont suivi l’appel du KKE à ne pas céder au chantage. Nous saluons en particulier les électrices et électeurs qui ont inséré le bulletin du KKE reprenant sa proposition de formulation de la question pour le référendum faite au Parlement mais bloquée par le gouvernement. Comme cela, le peuple a été privé du droit de voter sur cette proposition, la possibilité lui a été ôtée de pouvoir choisir entre plusieurs propositions.

Face à la question parcellaire et contradictoire du référendum-éclair, une partie de la population a pu déjouer la confusion, donner une première réponse avec des bulletins nuls ou blancs, alors qu’un grand nombre de personnes sont restées à l’écart de ce vote, ne serait-ce qu’à cause de difficultés financières et des coûts trop élevés des transports pour se rendre sur les lieux de vote.

Dès la décision prise d’organiser le référendum, nous avons constaté, à juste titre, qu’indépendamment de l’issue du vote, il ne peut y avoir de solutions alternatives, véritablement positives pour le peuple, dans le cadre de l’UE, des voies capitalistes, de la reconnaissance des dettes. Toutes les autres forces politiques, aussi bien dans le camp du NON que dans celui du OUI portent des solutions incluses dans ce cadre. Elles se retrouvent toutes à défendre la nécessité de se conformer aux règles de l’UE, à défendre les intérêts des parties du capital qu’elles représentent respectivement.

Nous nous adressons particulièrement aux électrices et électeurs qui ont voté aujourd’hui pour le NON et ont cru qu’il pourrait ainsi être mis fin à la politique d’austérité, qu’ils pourraient résister efficacement aux mesures les plus dures et au mémorandum. Nous appelons tous ceux qui se sentent aujourd’hui renforcés par la victoire du NON, à ne pas rester passifs et à ne pas valider la tentative du gouvernement de transformer ce NON en un OUI à de nouveaux accords antipopulaires. Nous leur tendons la main pour les combats à venir contre l’aggravation de leurs conditions de vie.


Parallèlement, nous nous adressons aussi aux électrices et aux électeurs qui ont voté OUI sous la pression de leur employeur, dans la peur de la fermeture des banques, dans l’idée de protéger leur salaire, pension et quelques économies. Nous les appelons à réfléchir à nouveau à leur vote, à résister à partir d’aujourd’hui aux chantages, à ne pas glisser dans des directions conservatrices et réactionnaires, à ne pas apporter de l’eau au moulin des partis précédemment au gouvernement.

Le gouvernement de collation SYRIZA-ANEL ne doit pas pouvoir oser utiliser le résultat du référendum pour infliger à notre peuple de nouveaux et lourds sacrifices, de nouveaux mémorandums valables dans la durée. Les accords que M. Tsipras a promis de signer, sur la base de sa proposition d’il y a trois jours aux « trois institutions », c’est-à-dire à la Troïka, conduisent, avec une précision mathématique, à un nouveau mémorandum encore pire. Il légitime ainsi les mémorandums précédents, y compris les lois qui les ont mis en œuvre, et, encore plus grave : il n’hésite pas à conduire le peuple à une véritable faillite. L’autre alternative possible, dont la Troïka a parlé, c’est-à-dire une voie de sortie de l’euro, représente également une option qui frapperait seulement la classe ouvrière et les autres couches populaires.

Il n’en est que plus urgent et nécessaire que le mouvement et le peuple reprennent massivement la proposition du KKE de sortie de la crise. Les conditions préalables en sont : la socialisation des monopoles, le détachement de l’UE, la dénonciation unilatérale de la dette, l’établissement d’une planification centrale scientifique pour le développement de la société, pour le peuple, avec le peuple réellement au pouvoir. Le KKE se tiendra au premier rang de tous les combats de notre peuple dans la période à venir. Nous continuerons à renforcer le caractère antimonopoliste et anticapitaliste de la lutte, sa jonction avec le KKE.

Nous organisons et préparons la résistance, la disposition à résister dans l’éventualité de nouveaux développements négatifs. Nous soutenons les plus faibles, les méprisés. Nous organisons des initiatives pour aider les familles des couches populaires à survivre, avec des comités d’action sur les lieux de travail, dans les entreprises, les hôpitaux, les supermarchés, dans les bureaux, avec des comités populaires dans les quartiers, avec des groupes de solidarité et d’entraide, avec des groupes et comités de contrôle.

Notre réponse à la tentative de polarisation et de division du people réside dans l’unité de la classe ouvrière, la diffusion des positions de classe dans le mouvement, dans le renforcement du rassemblement populaire. La proposition du KKE réunit la majorité du peuple dans le présent et pour l’avenir, contre l’ennemi véritable, l’UE, le capital et sa domination.

Athènes, 5 juillet 2015

 

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 11:46
Référendum Grèce/KKE : Nous ne choisissons pas entre les mesures antipopulaires d’UE, du FMI ou du gouvernement

Référendum Grèce/KKE : Nous ne choisissons pas entre les mesures antipopulaires d’UE, du FMI ou du gouvernement

Communiqué du Parti communiste grec (site), traduction ML pour Solidarité internationale PCF, 5 juillet 2015

Le KKE a tenu ce 2 juillet son meeting central avant la tenue du référendum le 5 juillet. Dimitris Koutsoumpas, secrétaire général du Comité central du KKE a pris la parole et notamment souligné ces éléments (extraits choisis par le KKE - NDT):

"Notre people est appelé à participer à un référendum et à s’exprimer par un OUI ou par un NON qui ne sont différents seulement qu’en apparence. »

« Aussi bien le OUI que le NON signifient l’acceptation d’un nouveau mémorandum, ensemble de mesures antipopulaires, peut-être le pire que nous ayons vu jusqu’à présent. Aussi bien le OUI que le NON conduiront le peuple à de nouvelles souffrances et tragédies. »

« Aussi bien le OUI que le NON sont synonymes de nouvelles mesures contre les travailleurs et contre le peuple. »

“Le referendum est un alibi pour faire passer un nouvel accord sur un mémorandum aux dépens du peuple grec ».

“ Le KKE appelle le peuple grec à rejeter tout ce chantage, à exprimer ses propositions dans l’urne et à dire:

NOUS NE VOULONS PAS DE MESURES ANTIPOPULAIRES. NOUS NE VOULONS PAS DE NOUVEAU MEMORANDUM. NOUS REJETONS LES FAUSSES ALTERNATIVES.

NOUS DISONS NON A LA PROPOSITION DE L’UE, DU FMI ET DE LA BCE ET NON A TOUTE PROPOSITION DE COMPROMIS DU GOUVERNEMENT, PARCE QU’ILS VEULENT TOUS LA FAILLITE DU PEUPLE.

NOUS DEMANDONS LE DESENGAGEMENT DE L’ALLIANCE PREDATRICE QU’EST L’UE AVEC LE PEUPLE VERITABLEMENT AUX RENES DU POUVOIR. »

« Le people doit mettre dans l’urne un bulletin qui ne prête pas à confusion. Un bulletin doit être déposé avec le contenu suivant: "NON à la proposition de l’UE, de la BCE et du FMI. NON à la proposition du gouvernement. Désengagement de l’UE avec le people tenant les rênes du pouvoir.

Même s’il est considéré comme un bulletin nul. »

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 16:39
Non au mémorandum de la Troïka, non au mémorandum de SYRIZA !

Non au mémorandum de la Troïka, non au mémorandum de SYRIZA !

Communiqué de presse du PAME (émanation syndicale du Parti communiste grec, KKE), 28 juin 2015 – traduction (depuis l’anglais) ML pour Solidarité internationale PCF

Le gouvernement de coalition entre le parti social-démocrate SYRIZA et le parti d’extrême-droite ANEL a approuvé cette nuit au Parlement la tenue d’un référendum le 5 juillet. Cette résolution a été adoptée au Parlement par 178 voix « pour » émanant principalement de trois groupes politiques : Syriza, le parti d’extrême-droite raciste ANEL et le parti néo-fasciste Aube Dorée.

La coalition SYRIZA-ANEL vise, avec ce référendum, à transférer la responsabilité au peuple grec. Au même moment, ils essaient de tromper les travailleurs avec de nombreux mensonges, comme par exemple le faux dilemme posé par le référendum. Le gouvernement grec a refusé d’inclure dans la question du référendum le mémorandum proposé par le gouvernement qui inclut des mesures – de l’ordre de 8 milliards d’euros – dirigées contre le peuple et les travailleurs et signé par le premier ministre Alexis Tsipras lui-même à destination de la Troïka.

Au lieu de cela, le référendum ne pose que la question de savoir si le peuple grec approuve ou non le mémorandum proposé par la Troïka qui, dans la réalité, est très peu différente de la proposition du gouvernement.

Aujourd’hui, le président de la République, Prokopis Paulopoulos, approuvera la loi décidant la tenue du référendum. Il est important de noter que le président de la République est élu par le Parlement, que son nom a été choisi par SYRIZA et qu’il a obtenu les votes de SYRIZA, ANEL et des néoconservateurs de la Nouvelle Démocratie. Le président de la République actuel a également été député pendant 16 ans ainsi que ministre pendant 7 ans. Dans les faits, durant la période 2004-2009, il a fait office de « super-ministre » de l’intérieur et chef des services secrets de Grèce.

Le 5 juillet, la classe ouvrière de notre pays doit dénoncer par son vote, à la fois le mémorandum de la Troïka et celui du gouvernement. Pour dénoncer l’Union Européenne, le FMI et la Banque centrale européenne et pour exiger l’autonomie vis-à-vis de ces organisations impérialistes. Le mouvement de classe doit utiliser ces cinq jours pour informer toute les couches populaires. Le gouvernement appelle à un référendum sur une si courte période dans l’objectif clair d’empêcher toute discussion de fond.

Au même moment nous appelons la classe ouvrière à dénoncer les forces politiques qui acceptent l’Union Européenne comme la seule voie possible car elles ont une responsabilité considérable dans la ce qui arrive actuellement à notre peuple.

 

Le bureau de presse du PAME.

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 06:20

pavlopoulos.jpgUn nouveau président de droite pour la Grèce qui fait polémique : le symbole douteux de l'Etat clientélaire et policier

 



Article pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



C'est la gueule de bois. La décision de nommer Prokopis Pavlopoulos comme Président passe mal, un personnage que l'extrême-gauche a adoré détester, comme le symbole du pire de la classe dirigeante, de sa droite corrompue et encore marquée par l'héritage de la dictature.



C'est l'Union sacrée ou presque. Le candidat proposé par SYRIZA pour la Présidence a obtenu une majorité écrasante, bien au-delà du gouvernement Tsipras, avec 233 voix sur 300. Ls partis de droite ANEL (Grecs indépendants) et surtout la « Nouvelle démocratie » ont soutenu le choix de SYRIZA.



M.Prokopis Pavlopoulos jouit d'une certaine respectabilité, destinée à rassurer l'oligarchie grecque et les bailleurs de fonds : ancien ministre de l'Intérieur d'un gouvernement conservateur, juriste formé à Assas et professeur d'université en droit. Pour le premier président nommé par un « gouvernement de ('la vraie') gauche », difficile de faire plus droitier.



Alexis Tsipras présente ce choix celui comme d'une personne qui a montré sa « haute sensibilité démocratique, un sens aigu de la conscience nationale et qui bénéficie d'un très large soutien dans la société et dans le Parlement ».



Malgré les dires de leur leader, certains soulignent à SYRIZA que Pavlopulos n'a pas pris ouvertement et clairement position contre les plans d'austérité. Il bénéficie surtout de la réputation d'être un européiste convaincu.



Pour l'aile-gauche du mouvement, la décision reste en travers de la gorge. Et c'est surtout son passage au Ministère de l'Intérieur de 2004 à 2009 qui suscite le plus de controverses, écornant le « vaste soutien » que Tsipras pense reconnaître à Pavlopoulos au sein la société grecque.



Premièrement, parce qu'il est connu pour avoir été une des figures marquantes du clientélisme grec. Il a embauché à l'Intérieur plus de 80 000 fonctionnaires, dont beaucoup d'amis et partisans de droite, du parti traditionnel de la Nouvelle Démocratie.



Si la pratique était courante, elle atteignait des proportions inédites, prétexte facile pour les plans d'austérité et licenciements ultérieurs enclenchés par ses successeurs. Loin d'être un pourfendeur de l'austérité, Pavlopoulos a surtout été le pilier d'un système corrompu que Tsipras dit combattre.



Ensuite, M.Pavlopoulos avait été au cœur de la polémique qui avait frappé la en Grèce, en 2008 étant un des éléments déclencheurs des manifestations des années suivantes : l'assassinat par les forces de police du jeune de 15 ans, Alexandros Grigoropoulos.



Le Ministre de l'Intérieur avait alors été critiqué pour avoir couvert le rôle de la police dans cet assassinat, qui avait déclenché une série d'émeutes urbaines durement réprimées par une police encore héritière sur bien des aspects des pratiques brutales de celle de la dictature.



Enfin, plus récemment, bien que ce soit plus anecdotique, la population grecque avait été choquée en 2012 par l'agression sur un plateau télévisé du porte-parole du parti néo-nazi Aube dorée, Ilias Kasidiaris, contre la députée communiste Liana Kanelli, sous les yeux de Pavlopoulos.



Accusé par Rena Dorou, de Syriza, le responsable néo-nazi lui avait jeté un verre d'eau au visage avant de s'en prendre à sa voisine communiste et de la frapper trois fois en plein visage.



M.Pavlopoulos n'était alors pas intervenu, restant stoïque face à l'agression dont étaient victimes les deux femmes politiques de gauche mais en particulier la députée du KKE, suscitant une polémique dans les médias, bien que Pavlopoulos ait reconnu par la suite avoir été choqué par le comportement du cadre de la formation néo-nazie.



Le plus inquiétant est que Prokopis Pavlopoulos n'était peut-être pas le premier choix de Tsipras.



Selon certaines sources, il aurait envisagé d'accorder la place à Kostas Karamanlis, le cacique de la Nouvelle démocratie, ancien premier ministre de 2004 à 2009, issu de la dynastie de droite des Karamanlis, dont l'oncle fut à plusieurs reprises Premier ministre de 1955 à 1981. Et il aurait été écarté pour ses relations jugées trop cordiales avec la Russie de Poutine.



Ce qui est certain, c'est que le poste avait été ouvert d'abord pour Dimitris Avramopoulos, une des figures les plus établies de la droite grecque: ancien maire d'Athènes, il fut surtout entre 2011 et 2013 ministre des Affaires étrangères et deux fois Ministre de la Défense.



Il représentait une option plus sûre par ses positions et ses relations au niveau de l'Union européenne comme de l'OTAN – et un appel du pied décisif vers le compromis européen de la part de Tsipras – mais Jean-Claude Juncker aurait mis son veto, ne voulant pas se séparer de celui qui était devenu le Comissaire européen à l'Intérieur depuis 2014.



L'illusion lyrique n'aura décidément pas duré longtemps. Les vieux renards (de droite) de la politique grecque gardent les postes de pouvoir, l'Etat clientaire se recompose doucement avec un nouveau pôle de gauche. Gare à la désillusion, et à la déception des attentes du peuple grec.

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