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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 07:00

tsipras-europa.jpgTsipras drague l’élite capitaliste européenne au Bildeberg italien … et y loue les politiques de Draghi (BCE), Monti !

 

Introduction et traduction JC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Alexis Tsipras règnera-t-il sur la Grèce ? Assurément. Changera-t-il la face de la Grèce ? Sûrement pas, nous le craignons.


 Les articles se multiplient dans la presse française pour faire avancer l’idée que la finance internationale craindrait l’arrivée du leader d’une formation issue de la gauche radicale. Une vision plutôt déformée de la réalité.


Non que certaines fractions du capital financier – celles craignant le plus une inévitable restructuration de la dette grecque – n’aient de réelles craintes sur Tsipras, mais l’ensemble du capital européen ne semble pas hostile à l’arrivée d’un leader dont ses solutions impliquent toutes un bond fédéraliste européen, le maintien de l’euro et le paiement de la dette (restructurée).


Pour donner une idée du programme d’Alexis Tsipras, nous publions ici un document que nous avions en réserve, la traduction de l’intervention de M.Tsipras à une rencontre organisée le 5 septembre 2014, au Forum Ambrosetti, sur le lac de Come.


Le Forum Ambrosetti est moins connu que le Club Bildeberg, mais il participe de la même logique : réunir les leaders politiques dominants, l’élite des grands groupes capitalistes et des économistes libéraux pour dessiner les contours du maintien du système capitaliste italien et européen.

L’invitation lancée par le Forum et acceptée par Tsipras est significative. Il y côtoyait des hommes politiques clés de l’UE : Joaquin Almunia, Michel Barnier, José Barroso, Enrico Letta, Mario Monti, Romano Prodi, Jean-Claude Trichet.


Des ministres clés de l’économie et des finances ou des affaires sociale d’Espagne, d’Allemagne, d’Italie, des Pays-Bas, d’Autriche étaient présents. On y trouvait aussi les PDG de JP Morgan, Fiat, Goldman Sachs pour ne citer que les cas les plus célèbres.


Laissons la parole à Tsipras, présenté aux grands d’Europe comme « président de SYRIZA. Leader de l’opposition en Grèce. Vice-président du PGE ». Nous publions le texte en intégral, nous nous contenterons de souligner et commenter certains passages.


Eloges pour la politique de Mario Draghi à la tête de la BCE, celle de Monti précédemment (pour une recapitalisation européenne des banques). Nécessité des réformes structurelles, d’un plan de privatisation efficace. Identification de l’ennemi euro-sceptique, urgence de penser une alternative à la crise renforçant l’intégration européenne. A méditer.


Intervention d’Alexis Tsipras au 40 ° Forum de la fondation Forum Ambrosetti


« Mes chers amis,


Je voudrais commencer mon intervention, en reconnaissant que l’invitation qui m’a été envoyée repose sur deux raisons.


La première raison, c’est que vous savez que je vous présenterai une vision différente, peut-être hérétique diront certains, une analyse critique de la politique actuelle, de la politique dominante dans l’UE.


La deuxième raison, c’est que je représente un parti en Grèce, le pays où, par le biais la troïka, on a appliqué le programme d’ajustement le plus violent jamais réalisé en Europe.

 

J’ai entendu il y a peu M.Barroso, presqu’en excusant, dire qu’il n’y avait pas à avoir honte des résultats de nos efforts pour sortir de la crise. Je ne sais pas si quelqu’un aurait en réalité à avoir honte, mais on ne peut certainement ni célébrer ni être fiers de ces résultats.


Je veux ainsi commencer par une introduction. La crise est encore ici. Et ce n’est pas juste que la crise est encore là, mais c’est qu’elle n’en finit pas de résister, qu’elle crée des métastases. Nous luttons depuis cinq ans contre la crise, mais nous ne sommes pas parvenus à en réchapper. La crise est partie des banques, elle est passée à l’économie réelle, et de l’économie réelle elle est passée désormais dans la société, menace la cohésion sociale, et l’Europe se trouve face à une triple crise. Crise politique, économique, mais aussi crise du système politique, crise de confiance. Cela est révélé par les résultats des élections européens, cela démontre le fait qu’une immense majorité des citoyens européens ne croit pas que, nous ( !) qui discutons ici, nous pouvons apporter une solution efficace aux problèmes qu’ils doivent affronter, et ils tournent le dos à la politique. Cela se manifeste par la percée inquiétante de l’extrême-droite populiste, mais aussi par la montée inquiétante de l’anti-européisme.


Si aujourd’hui « un spectre hante l’Europe », ce n’est pas celui du communisme ( !), comme disait Marx dans le Manifeste du Parti communiste, mais le populisme de l’extrême-droite anti-européiste, c’est le spectre de l’euro-scepticisme et de l’anti-européisme ( !!).


Permettez-moi d’apporter brièvement quelques chiffres pour vous prouvez la faillite du programme en Grèce. En seulement quatre années, le PIB a reculé d’un quart, une chose sans précédent pour un pays en temps de paix. Le taux de chômage officiel est arrivé à 28 %, ce qui est inacceptable pour un pays au cœur de l’Europe, et nous avons une dette publique qui de 126 % du PIB se chiffre aujourd’hui à 175 % et augmente encore. Et nous avons également toute une série de dés-investissements. Je pense ensuite que, partant du présupposé que le traitement qui a été donné au patient a aggravé la maladie, nous devons tous nous mettre d’accord sur le fait que ce traitement doit être interrompu. Et je pense que la majorité des citoyens en Europe pense justement que la troika, comme institution qui a été imposée dans le schéma institutionnel européen, doit être abolie.


Je pense donc que nous avons besoins de changer de stratégie, personne ne dit – au moins, nous, nous le disons pas – qu’il faut revenir à l’époque des déficits. Mais la persévérance dans cette voie, avec un dévouement dogmatique et religieux, ne mène nulle part.


En premier lieu, tout simplement, parce qu’aucun pays dans l’histoire économique moderne ne peut faire face à une dette qui s’élève à près du double de son PIB, un PIB qui ne cesse de se contracter, du moment que ce pays doit payer chaque année plus de 10 milliards d’€ d’intérêts, et il doit émettre un excédent de 4,5 % qui ira intégralement au paiement de la dette. Tout simplement, de façon mathématique, le développement est impossible dans un tel cadre. Et sans croissance, on ne sortira pas de la crise. Même si nous croyons qu’il y a des richesses, surtout en Grèce, qui ces dernières années restent intactes, ces richesses doivent être taxées, et nous sommes en mesure de trouver ainsi des ressources mais nous devons avoir la perception que nous avons besoin de créer de nouvelles richesses pour sortir de la crise. Et sans croissance, on ne produit pas de richesses.


En second lieu, le programme de privatisations, qui était censé être un instrument pour sortir de la crise, ne peut pas fonctionner dans un contexte de désinvestissements et dévaluation des valeurs. Ils pensaient récupérer 50 milliards par les privatisations, nous en avons trouvé 2,9 milliards et dans le meilleur des cas, si le programme continue, nous trouverons 9 milliards.


En troisième lieu, les réformes structurelles. Les réformes structurelles vont dans la direction opposée des nécessaires réformes structurelles. Nous n’affrontons pas les grandes pathologies de l’économie grecque : l’évasion fiscale, l’Etat clientélaire. Avec une application dogmatique, ils promeuvent des réformes qui n’ont plus rien d’autre à proposer que la libéralisation des licenciements dans une économie qui compte près de 30 % de chômeurs. Je crois qu’il y a de nombreuses opportunités dans le cadre européen, mais pas dans l’adhésion dogmatique à la logique de l’austérité, pas dans le contexte de la troïka.


La troïka a failli, elle doit être arrêtée. Il existe d’autres solutions. Ici je veux rappeler cela, en juin 2012, M.Monti avait proposé que la re-capitalisation des banques soit réalisée directement par le MES(Mécanisme euroépen de stabilité), sans plomber les dettes publiques. Cette proposition, si elle avait été suivie, nous aurait permis d’aller beaucoup mieux à l’heure qu’il est.


Ainsi, aujourd’hui, nous sommes confrontés à une réalité qui est caractérisée par la stagnation, le risque de déflation, le creusement des dettes publiques et privées. Pour faire face à cette réalité, nous avons besoin :


-         En premier lieu, d’une politique courageuse de la BCE, un « quantitative easing ». Les propositions de Draghi vont pour nous dans une direction positive, mais il faut des mesures encore plus radicales pour traiter le problème ;

 

-         En second lieu, nous avons besoin d’initiatives pour le développement, à l’échelle européenne pour affronter la récession, en étendant le rôle de la Banque européenne pour les investissements ;

 

-         En dernier lieu, nous devons résoudre – nous aurions déjà du le faire, il y a des années, quand a commencé la crise – le problème de la dette. Nous proposons une solution européenne, pour trouver une base durable, dans une logique de solidarité, dans la logique de la Conférence de 1953 qui a traité la dette de l’Allemagne. Ce fut un grand moment de solidarité pour l’Europe. Nous devons redécouvrir ces valeurs fondatrices de l’Europe. Solidarité, démocratie, cohésion sociale. »

 

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Grèce et Chypre
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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 12:12

kaisarianh-ekloges-7.jpg_205347674.jpgUne 5 ème municipalité communiste en Grèce, dans la banlieue d'Athènes ! Le KKE bat SYRIZA au 2nd tour

 

Communiqué du Parti communiste grec (KKE)



Traduction MA pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



La municipalité de Kaisariani (26 000 habitants), dans la banlieue est d'Athènes, est passée entre les mains des « rouges » le 30 novembre, après le 2ndtour des élections municipales.



Il convient de noter que lors des élections organisées en mai, la liste du « Rassemblement populaire », soutenue par le KKE, a obtenu 22,36 % (2 766 voix) et a été injustement exclue du 2nd tour pour 1 voix.



Le candidat du nouveau parti social-démocrate SYRIZA accédait au 2ndtour avec 26,26 % des voix (3 249 voix) face au candidat de l'ancien parti social-démocrate PASOK avec 22,36 % (2 767 voix). Le représentant de SYRIZA avait alors remporté le 2ndtour (avec 61,5 % des voix).



Toutefois, l'appel en justice déposé par le « Rassemblement populaire » a été reçu, montrant que plusieurs votes du « Rassemblement populaire » avaient été déclarés nuls, sans raisons valables.



Par conséquent, ce 30 novembre 2014, il y a eu un nouveau vote pour le 2nd vote des élections municipales à Kaisariani entre le candidat soutenu par SYRIZA et le candidat soutenu par le KKE.



Le représentant du « Rassemblement populaire », le communiste Ilias Stamelos, a remporté 51,52 % des voix (3 917 voix) contre 48,48 % (3 686) pour son opposant de SYRIZA.



Kaisariani devient donc une nouvelle municipalité communiste qui s'ajoute aux quatre autres (Patras, Petroupoli, Haidari, Ikaria) où un candidat des listes du « Rassemblement populaire », soutenu par le KKE, a été élu à la tête de l'autorité communale.



On peut noter que Kaisariani, qui était à l'origine un espace consacré aux réfugiés venant de Grèce après la guerre gréco-turque de 1922 (venant essentiellement d'Izmir et des villages voisins) a des liens de sang et de lutte avec le KKE.



Pendant l'occupation fasciste, le mouvement de résistance était très fort dans ces quartiers, ouvrant une des pages les plus héroïques de l'histoire grecque contemporaine, lorsque les Nazis ont exécuté 200 communistes grecs dans le stand de tir de Kaisariani, le 1er mai 1944.



Voici la déclaration du Bureau de presse du KKE sur les résultats des élections municipales à Kaisariani :



« Nous saluons les citoyens de Kaisariani qui ont choisi le « Rassemblement populaire » comme nouvelle autorité municipale. Nous les appelons dès demain à continuer à apporter leur soutien, par leur engagement militant et leur participation, aux efforts de la nouvelle municipalité pour aider les familles populaires de la ville et être un point d'appui dans leurs problèmes quotidiens comme dans leurs luttes.



Kaisairiani rejoint Patras, Petroupoli, Haidari et Ikaria comme municipalités élues sur les listes du « Rassemblement populaire », elles déjà en place depuis mai, qui ont lutté dès les premiers instants contre la ligne politique du gouvernement et le cadre réactionnaire étouffant de l'administration locale afin d'aider les couches populaires, les travailleurs, les chômeurs par des mesures changeant radicalement les choses, afin de faire barrage aux plans du gouvernement qui visent les travailleurs municipaux et afin de soutenir concrètement les luttes quotidiennes partant de la population.



Le résultat à Kaisariani est un message positif de lutte et de résistance contre l'idéologie alimentant tant l'idée de collaboration dans le système que la résignation face à une ligne politique allant contre les intérêts du peuple, une ligne suivie par les autorités municipales et régionales, dont la couleur politique va de la coalition gouvernementale actuelle (PASOK/Nouvelle démocratie) à SYRIZA.



La population de Kaisariani, avec leur histoire et leurs traditions militantes, peuvent contribuer à la lutte plus générale du peuple grec contre le vol organisé par le gouvernement, ainsi que contre ceux qui bercent les gens de nouvelles illusions, de réelles impasses, et qui poursuivent la même voie : celle de l'UE du Capital, celle de l'acceptation et de la reconnaissance de la dette.



Elle doit contribuer au renforcement du mouvement ouvrier et populaire, de l'Alliance populaire, renforcer le KKE, pour qu'émerge une solution réellement dans les intérêts du peuple ».

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 06:06

tsipras1.jpgLe président de SYRIZA Tsipras en visite au mont Athos pour rassurer l’Église sur ses privilèges fonciers et fiscaux !



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Alexis Tsipras, leader du parti grec SYRIZA, était en visite du 7 au 9 août au mont Athos, lieu sacré de l'orthodoxie, qui dispose avec ses vingt monastères d'un « statut spécial » en Grèce. Le symbole d'une Église grecque arc-boutée sur ses privilèges, ses abus, son hypocrisie.



Ceux qui voient encore en Tsipras un leader de « gauche radicale » en Grèce ont eu du mal à en croire leurs yeux. Comment ? Lui, la figure montante du « PGE » (Parti de la gauche européenne) et de SYRIZA au Mont Athos ?



La « sainte montagne », lieu saint de l'orthodoxie mais aussi passage obligé pour les futurs gouvernants de la Grèce, halte de prestige pour les « Grands » de ce monde : de Poutine aux oligarques russes, de la famille royale britanniques aux armateurs grecs.



Le mont Athos : Une étape dans la normalisation de SYRIZA, un pas obligé pour tout « honnête » Premier Ministrable



La « normalisation » est en marche, une étape de plus dans la route vers le pouvoir.



Après les assurances envers les dirigeants de l'UE, du FMI, de l'OTAN sur sa volonté de « sauver l'Euro et l'UE », de restaurer la « stabilité sociale » en Grèce, il s'agit maintenant de rassurer les piliers de l'ordre social en Grèce : le patronat, l'armée et maintenant l’Église.



Tsipras a pourtant fort à faire tant l'identité « de gauche », progressiste en Grèce se lie à l'anti-cléricalisme, le ressentiment face à une Eglise au rôle contre-révolutionnaire depuis deux siècles, alliée des régimes dictatoriaux, nantie de privilèges dignes de l'Ancien régime, jouant avec l'Armée la vieille mélodie du 'sabre et du goupillon'.



Alors, que retiendra-t-on de Tsipras au Mont Athos ? M.Tsipras tient à insister qu'il nti'est venu sur ce mont sacré regroupant 20 monastères intégrés à une « république théocratique du Mont Athos » que sur invitation personnelle de la communauté monastique.



Il est néanmoins accompagné de ses deux conseillers aux affaires religieuses Yannis Amanatidis et Makis Lykopoulos, ainsi que de Nikos Pappas, son bras droit. On voit mal ce que ces trois personnes influentes dans la ligne politique (et ici religieuse du parti) auraient à faire dans une simple « visite de courtoisie ».



En décembre, il était prêt à taxer les croyants … en août, il évoque son « respect pour l'Eglise » !



La visite de Tsipras fait suite à une délégation de la communauté monastique à Athènes avec le leader de « gauche » en décembre.



Il y a huit mois, Tsipras aurait évoqué l'hypothèse non d'une nationalisation des biens du clergé, mais d'une taxe sur tous les croyants, comme cela est le cas en Allemagne. Les moines avaient alors encouragé M.Tsipras à mûrir sa position et à venir les rencontrer à Athos.



Tsipras a mûri sa position. Selon ce qu'en rapporte la presse, il aurait cité Nietzsche et Héraclite, devisé sur Dieu et l'homme, la vocation monastique. Au diable les préoccupations mondaines, les taxes foncières non acquittées, les exonérations fiscales maintenues, la laïcisation de l'Etat.



Tsipras aurait par la suite manifesté « son profond respect pour l'Eglise grecque », pour ensuite trouver bien des points communs entre les moines d'Athos et son parti : des valeurs d' « honnêteté (sic) et de respect », les mêmes idéaux « d'égalité et de solidarité ».



L'abbé (bien-nommé) Philotheos lui a rendu la pareille, confiant tout le bien qu'il pense de son attitude auprès des moines, lui confiant : « On suit votre parcours, nous prions pour que la Grèce, les Grecs puissent avoir de bons gouverneurs ». Amen.



Le pacte : Tsipras ne touchera pas aux privilèges de l'Eglise, en échange elle ne fera pas obstacle à son élection



La presse grecque ne s'est pas trompée sur le sens de cette visite « touristique » de Tsipras.Le leader de « gauche » sait qu'il ne peut être majoritaire si il s'aliène le vote des croyants (79 % des Grecs croient en Dieu).



Il sait que ce vote dépend du pouvoir social énorme de l’Église, qu'aucun premier ministre ne peut être élu sans recevoir la bénédiction de l'institution ecclésiastique.



D'où un pacte simple, tacite, forgé durant ce séjour : (1) – un gouvernement mené par SYRIZA ne remettra pas en cause les privilèges de l'Eglise, sa situation prédominante ; (2) – l'Eglise ne fera pas obstacle à l'accession au pouvoir de Tsipras, lui accordant sa bénédiction.



Ce type de marchandages politiciens, bradant l'héritage des luttes populaires pour l'émancipation de la domination cléricale, a indigné un certain nombre de militants mais aussi de cadres de SYRIZA, telle Hélène Portaliou, membre du Comité central, dirigeante du Parti à Athènes.



Elle a dénoncé dans son article « Alexis Tsipras au mont Athos » le fait que « notre dirigeant (Tsipras) est prêt à aller à la pêche aux voix qu'il espère ramener par la voie religieuse ».



Il a osé le slogan zapatiste « Tout est à tous, rien est à nous ici » … dans le temple des privilèges de l'Eglise grecque, riche et corrompue !



Une phrase du leader de « gauche » a particulièrement choqué. Louant le mode de vie monastique, Tsipras a repris le mot d'ordre zapatiste : « Ici, on peut dire que vous vivez sous ce slogan : 'tout est à tout le monde, rien est à nous' ! ».



Serait-ce à Athos, le socialisme du XXI ème siècle ? Cela pourrait prêter à sourire, si les « moines du Mont Athos » ne représentaient pas pour les travailleurs grecs tout ce qu'il y a de plus scandaleux dans la toute-puissance de l'Eglise grecque dans la société.



Rappelons : (1) qu'il n'y a pas de séparation en Grèce entre Eglise et Etat. C'est ce qui explique le voyage de Tsipras à Athos, hors de l'Eglise point de salut pour les dirigeants de Grèce dans un pays où la Constitution impose « le christianisme orthodoxe comme religion d'Etat ».



Cela signifie aussi que les prêtres grecs sont payés par l’État. Une facture qui s'élève à 200 millions d'euros chaque année.



(2)que l'Eglise est le premier propriétaire foncier dans le pays. Un patrimoine (sous-) évalué entre 1 et 2,5 milliards d'euros. Outre les bâtiments religieux, l’Église contrôle 130 000 ha de terres, des réseaux d'hôpitaux et écoles privés, et même des hôtels et restaurants de luxe.



(3)qu'elle bénéficie de privilèges fiscaux exorbitants. Quand on sait que l’Église n'a payé que 12 millions d'euros en 2012, on est loin du compte, au vu du patrimoine officiel. Il faut dire que, jouant de son influence sur le pouvoir politique, l’Église a continué à voir ses privilèges intacts.



En 2010, le gouvernement socialiste avait aboli la taxe de 35 % sur le denier du culte. En 2011, il avait exempté l’Église du paiement de la taxe sur la propriété foncière qui a touché tous les Grecs via la facture d'électricité.



(4)que les moines d'Athos sont un exemple de la richesse fraduleuse de l’Église. Que Tsipras puisse présenter les moines comme un modèle d' « honnêteté », un communisme théocratique en acte, c'est proprement incroyable, pour tout connaisseur de la Grèce.



Athos et l'argent, pour un Grec, c'est le plus grand scandale immobilier, de corruption, de vol du patrimoine public de ces dernières années.



En 2005, alors que les moins entament la rénovation onéreuse du monastère de Vatopedi, ils découvrent lors de fouilles des droits de propriété pluri-séculaires sur des terrains au Nord de la Grèce autour du lac de Vistonida.



Des terres de faible valeur que les moines – par l'entremise du pieux père Ephraim – s'empressent de troquer à l'Etat en échange de terrains publics à haut potentiel immobilier.



Les moines re-vendent immédiatement les terrains et dégotent une plus-value chiffrée entre 100 millions et 1 milliards d'€.



En 2011, le scandale éclate, père Ephraim est rattrapé par la justice : 200 millions d'€ sont retrouvés sur son compte en banque. Ce genre d'opérations de spéculation immobilière sous patronage ecclésiastique n'est hélas pas une exception en Grèce, où elles se chiffraient à plusieurs dizaines.



 

« Tout est à eux, rien est à nous : tout ce qu'ils ont, ils l'ont volé! ». Ce slogan qu'on connaît bien, chaque militant de gauche en Grèce l'entonne depuis des décennies face à une force qui a fait systématiquement obstacle au changement, et qui désormais est prêt à bénir Saint-Alexis.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 06:36

NERO-SOSTE1-300x218.gifLa privatisation de l'eau mise en échec en Grèce, un camouflet pour la multi-nationale française Suez, candidat au rachat !

 

Article MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

La Grèce, laboratoire non pas de l' « austérité » mais de la liquidation pure et simple du patrimoine public au nom d'une dette fabriquée de toute pièce, profitant aux grands monopoles européens. Un processus qui n'est pas une fatalité, comme le montre le cas de l'eau.

 

Athènes, ville à vendre : les compagnies du gaz, des chemins de fer, de la poste, du pétrole mais aussi tous ses aéroports, ses ports, ses autoroutes et même jusqu'à ses monuments historiques et ses plages de rêve, c'est la grande braderie en Grèce orchestrée par le FMI et l'UE !

 

La vente des biens publics devait rapporter momentanément 50 milliards d'euros, une somme désormais revue à la baisse, à 20 milliards d'euros. Chaque année, ce seront des milliards d'euros de perdus, de quoi alimenter pour des décennies une dette bien profitable aux banques européennes.

 

Parmi ce patrimoine du peuple grec démantelé, un secteur stratégique : l'eau.

 

Si la plupart des services d'approvisionnement en eau sont municipalisés, les réseaux des deux principales villes du pays – Athènes et Salonique – sont entre les mains d'entreprises publiques, sous contrôle étatique, ce sont respectivement l'EYDAP et l'EYATH.

 

SUEZ, candidat numéro 1 au rachat des réseaux de Salonique et Athènes

 

Pour l’État grec, l'année 2014 devait être celle du transfert des parts publiques dans ces entreprises entre les mains d'un organisme public (la TAIPED/Fonds de la République hellénique pour le développement patrimonial) chargé de mener un appel d'offre pour assurer leur privatisation.

 

Dans les deux processus de privatisation, un nom commun, celui de la multi-nationale française Suez déjà fermement implantée en France bien sûr, mais aussi en Espagne où elle contrôle le réseau de Barcelone, et désormais en Italie, avec une implantation récente à Rome.

 

Suez a déclaré son intérêt pour le réseau de la capitale athénienne, mais était déjà plus loin dans le processus de rachat de l'entreprise de l'eau de Salonique, l'EYATH, où elle a pris la tête d'un consortium comptant également le grec ELLAKTOR et l'israélien MEKOROT.

 

La gestion catastrophique de SUEZ, premier groupe dans la gestion des réseaux d'eau dans le monde, a déjà suscité des vagues de désengagement : 30 villes dans le monde n'ont pas renouvelé le contrat avec le groupe français dont Johannesbourg, Thu Duc (Vietnam), Shenyang (Chine), La Paz, Buenos Aires, Milwaukee, Atlanta, Budapest, Potsdam, Bordeaux, Grenoble ou Paris.

 

Son alliance avec l'israélien MEKOROT a de quoi indigner les combattants de la cause palestinienne : l'entreprise est connue pour ses forages en territoire palestinien, elle fournit l'intégralité des ressources en eau des colonies israéliennes, et pratique la discrimination dans l'accès et la tarification pour les populations palestiniennes.

 

Il faut dire que le contrat convoité par SUEZ est plus que juteux. Le groupe EYATH a réalisé 110 millions d'€ de profits entre 2007 et 2013, alors que les prix ont triplé depuis dix ans. Or, le rachat de 51 % des parts du groupe était envisagé à hauteur de 110 millions d'€.

 

De quoi rentabiliser en quelques années l'investissement, surtout que SUEZ – outre les promesses d'investissement et de création d'emplois irréalistes (250 millions d'€ et 4 000 emplois sur 5 ans!) - a laissé entendre qu'elle envisageait de rehausser les prix, parmi les plus bas d'Europe.

 

SUEZ qui a pris à la lettre les recommandations de François Hollande qui, au début de l'année 2013, lors de sa visite en Grèce versait des larmes de crocodile sur le sort du peuple grec … tout en recommandant aux entreprises françaises de profiter du processus de privatisation pour se tailler la part du lion.

 

Un processus mis en échec par une mobilisation populaire !

 

Pourtant, SUEZ risque de ne pas profiter du pillage du peuple grec. Car le processus de privatisation est, à l'heure actuelle, mise en échec. Le résultat d'une mobilisation populaire qui a fait reculer le gouvernement.

 

Créée en mars 2013 à l'initiative des syndicats des employés de l'eau, le collectif « SOSTE to NERO » (Sauvons l'eau) a construit un mouvement liant habitants, travailleurs, élus locaux autour d'une revendication simple : rejet de la privatisation, défense de l'entreprise nationalisée.

Un mouvement qui a pris de l'ampleur d'abord grâce aux travailleurs de l'entreprise EYATH, à Salonique, qui depuis plusieurs années mènent la lutte contre la privatisation : de grèves de la faim en journées de grève, de sit-in en occupations de bâtiment.

 

Mais un mouvement qui s'est élargi également aux élus locaux d'Athènes et Salonique. Les 11 maires de l'agglomération de Salonique ont ainsi signé une résolution commune au début du mois de juin refusant de livrer leurs réseaux d'eau communaux à SUEZ et ses partenaires.

 

Cette prise de position fait suite au rapport de force conquis auprès des riverains qui ont pu participer, le 18 mai dernier, à un référendum local auquel 60 % des habitants ont participé et qui ont vu 98 % des votants refuser la privatisation de l'eau de Salonique.

 

C'est dans ce contexte de fronde populaire à Salonique, relayée à Athènes, que le pouvoir a dû céder, rappelé à l'ordre par le Conseil d'Etat qui a jugé fin mai la privatisation de la compagnie d'eau de Salonique comme étant inconstitutionnelle.

 

Trois arguments étaient invoqués : d'abord, le danger pour la continuité, la qualité et l'accessibilité du service public ; ensuite, la remise en cause du droit constitutionnel à la santé ; enfin, l'existence d'un monopole de fait dans le secteur de l'eau.

 

Cette décision du Conseil d'Etat devrait être confirmée dans le cas de la privatisation de l'eau à Athènes et mettre un coup d'arrêt – si ce n'est définitif, en tout cas une halte – au processus de privatisation de l'eau en Grèce.

 


Vague de dé-privatisation de l'eau : processus positif à analyser avec prudence


 

Il est important de rappeler que les deux plus grands opérateurs privés dans le monde sont des multi-nationales françaises, Veolia et Suez, qui à elles seules couvrent un marché de 250 millions d'usagers-clients, plus que tous ses concurrents réunis.

 

Mis en difficulté en France par le non-renouvellement des concessions sur les réseaux en France, Suez et Veolia tentent de renforcer leurs positions sur les marchés à l'étranger, bien que 90 % de l'offre mondiale soit encore en régie publique.

 

Le pillage éhonté des populations, l'exploitation implacable des personnels, le danger pour la santé humaine d'une gestion guidée par le seul profit, tous ces éléments conduisent désormais à une vague de « re-municipalisation » / « dé-privatisation » de l'eau.

 

Un processus positif en soi bien qu'il doive inciter à la prudence, au cas par cas. Il est souvent à l'origine de mouvements de protestation symbolisant le rejet du tout-privé, du règne de l'argent.

 

En Amérique du sud, en particulier en Bolivie dans le cas emblématique de Cochabamba, ce fut le point de départ d'un mouvement de transformation sociale, remettant le contrôle populaire sur l'économie au centre.

 

Ailleurs, en Europe, le processus incite à la prudence, à Naples, Berlin, Budapest comme en France à Paris, Bordeaux, Grenoble, l'eau redevient publique. Une occasion de récupérer les marges colossales réalisées par les SUEZ, Veolia ou RWE.

 

Mais peut-être une aubaine pour certains de ces groupes qui ont délibérément sous-investi dans le réseau, livrant sa rénovation – après s'être gavé de profits dûment encaissés pendant toutes ces années – aux frais du contribuable.

 

Mais si l'analyse du processus dans le détail reste à faire, c'est avec satisfaction qu'on salue la résistance des travailleurs, de la population de Salonique comme d'Athènes : pas de Suez, pas de Veolia en Grèce ni en France, re-nationalisation de ces entreprises maintenant, nationalisation des secteurs du gaz, de l'eau et de l’électricité !

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Grèce et Chypre
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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 06:41

KKE.jpgLe PC grec remonte aux européennes avec 6 % et gagne aux élections locales quatre communes dont la troisième du pays !



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Les élections européennes ont braqué leurs projecteurs sur la Grèce pour présenter la victoire de SYRIZA comme celle de la « gauche radicale ». Une illusion d'optique quand on connaît les ses positions européistes, social-démocrates tempérée d'une part par la progression inquiétante de l'extrême-droite et par la lente remontée du Parti communiste.



Que retenir du scrutin en Grèce, laboratoire de l'austérité, des résistances mais aussi de la recomposition politique ?



Premier enseignement, l'érosion continue des deux pôles traditionnels de la politique grecque, le consensus Droite incarnée par la Nouvelle démocratie, PS sous le nom de PASOK.



Transfert de voix entre le PASOK et SYRIZA : radicalisation de l'électorat, mais même fond européiste et social-démocrate



La « Nouvelle démocratie » (ND) est en recul net avec 22,7 % des voix et 5 députés. La droite avait 8 députés en 2009, elle avait réalisé 29,7 % aux législatives de 2012, 32,3 % aux européennes de 2009 ( - 9,6 points).



Le PASOK continue sa chute avec un historiquement faible 8 % des voix et 2 députés, loin derrière son score de 2009 avec 36,7 % des voix ( - 28, 7 points!), ou même par rapport à son record négatif des législatives de 2012, avec 13,3 % des scrutins exprimés.



Cet effondrement de la gauche socialiste se répercute pour l'essentiel sur SYRIZA.



La « Coalition de la gauche radicale » a mis depuis 2009 encore de l'eau dans son vin, elle qui se distinguait déjà par ses alliances locales avec le PASOK, ses positions pro-européennes et sa préférence pour les questions sociétales sur la lutte de classes.



Depuis 2009, le tournant entamé par Alexis Tsipras vers la droite a permis de rallier nombre d'anciens cadres du PASOK tout en rassurant les dirigeants de l'Union européenne, la bourgeoisie grecque sur le caractère inoffensif de SYRIZA, sa résolution à « sauver l'Europe et l'euro ».



Ces dernières semaines, Alexis Tsipras a tapé fort contre ceux dans son propre parti, comme le vétéran résistant Manolis Glezos qui pousse pour une position plus critique envers l'euro. Tsipras a réaffirmé qu'il n'y avait « pas de question autour de l'euro », se refusant même au moindre référendum sur la question si il était élu.



SYRIZA obtient la première place avec 26,5 % en 2014, contre 26,9 % aux législatives de 2012. Le résultat est incomparable avec les européennes de 2009, où un SYRIZA au bord de l'implosion obtenait 4 % des voix.



Depuis SYRIZA a bénéficié des transfuges du PASOK, du gonflement médiatique comme de la radicalisation de la population grecque.



Deux partis en progression depuis 2012 : l'extrême-droite néo-nazie et les communistes du KKE



Par rapport aux élections de 2012, seuls deux partis progressent.



D'une part, constat préoccupant, l'extrême-droite de l' « Aube dorée » ne cesse de progresser.



Le parti néo-nazi continue sa résistible ascension. Inexistant en 2009 avec 0,5 % des voix, il avait déjà entamé une spectaculaire progression aux législatives de 2012 avec 7 %, aujourd'hui il obtient 9,4 % des suffrages, ainsi que ses trois premiers députés européens.



D'autre part, un signe d'espoir, la lente remontée du Parti communiste grec (KKE).



Dans un climat particulièrement hostile, tant médiatique que politique, avec la pression du « vote utile », le KKE résiste. Certes, avec 6,1 % des voix, il est en recul par rapport au score de 2009, 8,4 %, mais il repart à la hausse après le résultat décevant des législatives de 2012, 4,5 % (+ 1,6 point).



Le KKE conserve ses deux députés européens, talonnant à gauche un PASOK en pleine déconfiture électorale.



Autre résultat positif, la bonne tenue des listes du « Rassemblement populaire » conduites par le KKE aux élections locales.



Les communistes remportent 4 municipalités, dont la 3 ème du pays !



Le KKE était présent au second tour dans quatre municipalités, il les a toutes remportées.



Ce fut le cas dans l'île d'Icarie, connue par certains pour sa riche histoire, sa valorisation touristique récente mais par d'autres comme l' « île rouge » où ont été déporté des milliers de résistants communistes pendant la Guerre civile. Le KKE a obtenu 50,8 % au second tour, 44,1 % au premier.



Victoires également dans deux communes de la banlieue d'Athènes : Petroupolis avec 53 % des voix au second tour (26,8 % au premier) et Haidari, avec 68,5 % au deuxième tour (18,4 % au premier).



Enfin, le succès le plus éclatant reste celui obtenu à Patras, la troisième ville du pays où le KKE remporte haut la main la mairie avec 62,4 % des voix, après avoit rassemblé 25,06 % des voix au premier tour.



« Lancer un mouvement pour la rupture avec l'Union européenne » pour le secrétaire-général du KKE



Le secrétaire-général Dimitris Koutsoumpas a livré une analyse lucide des élections :



« Les résultats électoraux dans l'ensemble des pays européens ne peut qu'être négatif pour les peuples. Il est désormais nécessaire dans chaque pays, dans tous les pays européens, d'entamer un mouvement pour la rupture et le retrait de l'UE pour développer et lutter pour le renversement du pouvoir des monopoles.



Ce mouvement, avec ces objectifs, doit affronter et vaincre le fascisme dans chaque pays, et l'Europe dans son ensemble. Nous pouvons dire que dans ce cadre réactionnaire, il est positif que le KKE en Grèce montre une tendance à la hausse, après la forte pression subie en juin 2012.



La nécessité de la relance et du rassemblement du mouvement ouvrier et communiste en Europe dans son ensemble devient urgent, en particulier en France, Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne, Italie, pour se sortir de l'étreinte mortelle de la social-démocratie, de l'idéalisation de l'UE et de l'intégration politique à la gestion bourgeoisie anti-populaire.



Vous pouvez être sûrs que les voix pour le KKE seront mises à profit dès demain matin dans chaque lieu de travail, chaque quartier, dans les écoles, dans les universités pour mettre en échec de nouvelles réformes, pour lutter pour de nouvelles mesures pour soulager le sort des chômeurs, pour le rassemblement du mouvement ouvrier et populaire, pour l'Alliance populaire sociale.



Le peuple doit se rassembler dans les luttes de masses radicales autour de la proposition du KKE pour une alternative, s'organiser et faire face aux mesures anti-populaires à venir et tracer son propre chemin pour prendre le pouvoir dans ses intérêts de classe. Il faut se rassembler sur une ligne politique de rupture d'avec l'UE.



Ce qu'il faut dans l'immédiat, c'est une forte Alliance populaire, une opposition populaire forte et un mouvement ouvrier et populaire régénéré, qui s'inscrira dans l'opposition au système capitaliste, à l'UE, aux monopoles, leur pouvoir, traçant un cap victorieux pour notre peuple. »



La lutte ne fait que commencer en Grèce pour la rupture avec la politique au service du capital, contre l'UE des monopoles : toute radicalisation de l'électorat est le bienvenu mais elle nécessite une ligne absolument claire, celle portée en Grèce uniquement par le KKE.

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