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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 06:35

akel.jpgPour les communistes chypriotes de l'AKEL : « une rupture radicale avec les politiques de l'UE est nécessaire »




Communiqué de l'AKEL



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Pour l'AKEL, les élections européennes ne portent pas simplement sur l'élection de six personnes qui représenteront notre pays pour les cinq prochaines années au Parlement européen. Elles ont une importance bien plus grande, à la fois pour le présent et l'avenir de notre pays et notre peuple.



Ceci parce qu'elles se tiennent dans une période où la question chypriote bouge, et où notre peuple subit les politiques anti-populaires de la droite européenne qui a ses propres représentants ici, à Chypre.



Depuis mars 2013, le gouvernement de Nikos Anastasiades a convenu avec les forces dirigeantes de l'Union européenne d'un mémorandum qui impose toutes ces politiques que le parti du Rassemblement démocratique au pouvoir et ses alliés essaient depuis des décennies d'imposer contre les travailleurs et la société chypriote en général.



Mais quelle est la situation sociale, économique objective dans l'UE d'aujourd'hui ?



  • Le chômage, l'emploi à temps partiel et le travail précaire augmentent de façon incontrôlable ;

 

  • Une personne sur quatre est officiellement comptabilisée comme pauvre ;

 

  • Les profits des grands groupes économiques atteignent des sommets ;



L'opinion publique est mécontente des politiques de l'UE. Ce ressentiment porte de plus en plus de personnes à s'abstenir aux élections européennes et dévaloriser l'Union européenne et ses institutions.



Pour ce qui est du rapport de forces, les gouvernements, le Conseil européen, la Commission européenne et le Parlement européen sont actuellement entre les mains de la droite conservatrice, du Parti populaire européen, mais aussi d'une partie des Sociaux-démocrates.



Ils portent une responsabilité première à la fois dans l'application de ces politiques contraires au peuple et à ses intérêts, et le caractère clairement anti-démocratique des décisions, mais aussi pour le déficit de participation populaire dans le processus démocratique.



L'Union européenne, et à Chypre également, deux philosophies s'affrontent.



D'une part, les politiques néo-libérales mises en œuvre par les partis politiques dominants, c'est-à-dire le Parti populaire européen, le Parti du Rassemblement démocratique, et les Sociaux-démocrates, et d'autre part les politiques défendues par la Gauche.



Les peuples peuvent, par leur participation active, forcer le changement dans cette Union européenne. Donc, le renforcement de notre lutte pour une autre Europe, une Europe de démocratie, de solidarité, de justice sociale, une Europe des peuples ne peut être conquis par l'abstention, mais par la participation active des peuples aux élections.



La question n'est pas pour autant de participer à cette même Europe néo-libérale conduisant à une impasse, au renforcement des monopoles et des intérêts des puissants. Au contraire, il s'agit fondamentalement d'entreprendre une autre voie, qui suppose une réorientation stratégique des priorités dans les intérêts du peuple comme première étape.



Une coopération est nécessaire pour créer la perspective d'un changement de politique sur des questions fondamentales touchant les travailleurs, les PME, les jeunes, l'orientation générale de l'UE.



Lors de ces élections du 25 Mai, les Chypriotes pourront avec leur voix envoyer un message ; un message de résistance contre ces forces qui ont imposé ce désastreux pillage des comptes bancaires et ce Mémorandum d'austérité au détriment de notre peuple ; un message de dignité à ceux qui soumettent notre peuple à l'extorsion de fonds et au chantage.



L'AKEL n'accepte pas que l'on pratique la politique du « pistolet sur la tempe » comme prétexte pour imposer des décisions contre notre peuple, que ce soit sur l'économie ou la question chypriote.



Notre peuple n'accepte pas la servilité, l'esprit de soumission et les chantages. Le peuple chypriote transmettra un message visant à la libération et à la réunification de notre pays ; un message qui ouvrira une nouvelle voie, celle du développement et de la croissance, de l'Etat social et de la cohésion sociale.



Nous sommes profondément convaincus qu'une autre voie est possible. La première étape dans cette voie, c'est une rupture radicale avec les politiques de l'UE, avec le néo-libéralisme, la militarisation, ainsi que la concentration des pouvoirs entre les mains du Directoire des grandes puissances.



Une condition impérative pour un changement de cap est le renforcement de la gauche et des forces de progrès.

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 05:42

AKROPOLI3Elections locales en Grèce : le Parti communiste (KKE) relève la tête avec près de 9 %

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Des élections municipales et régionales se tenaient en Grèce le 18 mai une semaine avant les élections européennes. Le pays est divisé en 13 régions et 325 municipalités. Les partis politiques ne peuvent participer à ces élections. Le KKE prenait part à ce scrutin sous le nom de « Rassemblement populaire » à l'échelle nationale, avec l’œillet rouge comme symbole dans 13 régions et l'immense majorité des municipalités.



Bien que le décompte des votes ne soit pas achevé, il semble que le KKE enregistre une progression significative dans les régions, approchant des 9 %. En Attique, la plus grande région du pays où se trouvent Athènes et le Pirée, le « Rassemblement populaire » atteint les 10,6 %, tandis qu'il a obtenu des scores importants, au-delà des 10 %, en Égée-septentrionale (14,7 %), dans les îles ioniennes (11,4 %), en Thessalie (10,4 %).



En outre, il a dépassé les 10 % dans plusieurs dizaines de municipalités et participera au second tour dans quatre villes : Patras (4 ème ville du pays), Ikaria, Petroupolis et Haidari.



Dans la plus grande commune du pays, Athènes, le « Rassemblement populaire » a obtenu 7,41 % ( + 2,7 % par rapport au résultat du KKE en 2012).



Le KKE a des dizaines de conseillers déjà élus aux conseils régionaux et municipaux au premier tour. Le nombre exact sera connu à la fin du second tour.



Pour ce qui est des autres partis politiques, SYRIZA, bien qu'il arrive en tête dans la région Attique, obtient des scores inférieurs à ce qu'il avait obtenu nationalement en 2012.



Le parti au pouvoir de la Nouvelle démocratie a subi des pertes importantes, mais à l'exception de la région Attique il semble conserver des forces significatives dans le région de la Grèce.



L'autre parti au pouvoir, le parti social-démocrate PASOK, a aussi connu des pertes, mais sous « couvert » de « candidats indépendants » il a pu pousser certains de ces candidats jusqu'au second tour des élections municipales.



Un élément négatif de ces résultats, c'est le score élevé obtenu par l'organisation fasciste-nazie de l' « Aube dorée » dans la région Attique (11,1 %) et à Athènes (16,1 %).



Les résultats sont positifs et suscitent de l'espoir ! La bataille continue dimanche prochain pour les élections au parlement européen et au second tour, où le « Rassemblement populaire » sera présent.



Ci-dessous, un tableau qui compare les résultats dans 13 régions du pays avec les résultats du KKE en juin 2012 :





 

Résultats du « Rassemblement populaire » soutenu par le KKE lors de ces élections régionales

2014

Résultats du KKE aux élections législatives

2012

Région

Voix

%

Voix

%

Attique

161,746

10.64%

96,578

5.07%

Macédoine centrale

74,932

7.90%

42,347

3.95%

Thessalie

44,864

10.47%

26,295

5.79%

Grèce occidentale

33,751

8.80%

18,245

4.34%

Grèce centrale

26,209

8.76%

14,005

3.99%

Égée-septentrionale

15,506

14.70%

12,819

10.69%

Péloponnèse

22,739

6.43%

12,778

3.34%

Epire

17,380

8.09%

10,760

4.78%

Macédoine orientale-Thrace

17,836

5.43%

10,497

2.76%

Crète

18,343

5.76%

10,465

2.98%

Iles ionniennes

14,483

11.44%

9,581

7.67%

Macédoine occidentale

12,098

6.90%

8,033

4.14%

Egée méridionale

12,766

8.02%

4,824

2.75%

A l'échelle nationale

472,653

8.82%

277.227

4.5%

 

Dans la soirée du 18 mai, le secrétaire-général du KKE Dimitris Koutsoumpas, a fait l'analyse suivante du premier tour des élections municipales et régionales :



« Pour commencer, nous aimerions remercier tous ces hommes et ces femmes qui ont répondu à l'appel du KKE, se sont unis à lui, ont voté pour les listes du Rassemblement populaire, soutenues par le KKE dans tout le pays, dans les régions et les municipalités.



Nous vous appelons à prendre part à cette bataille avec encore plus de confiance, de détermination cette semaine dans chaque foyer, lieu de travail et quartier, afin de renforcer le KKE dimanche prochain, lors des élections européennes.



Nous sommes conscients que cela nous confère plus de responsabilités. Nous devons contribuer de façon plus résolue au rassemblement, à la combativité et au caractère de masse du mouvement ouvrier et populaire, à l'organisation de la lutte quotidienne du peuple, à la création d'une grande alliance populaire, avec un KKE renforcé partout. Nous avons besoin d'un KKE fort partout afin d'empêcher que des mesures encore plus graves soient prises par les administrations locales anti-populaires dans les municipalités et les régions, afin que nous puissions lutter pour la satisfaction des besoins des gens, afin que nous puissions commencer, le peuple au premier plan de ce processus, à briser les chaînes de l'UE, des monopoles, de leurs gouvernements, quelle que soit l'étiquette dont ils se parent.



Nous estimons que les résultats obtenus par les listes soutenues par le KKE dans les 13 régions du pays et la majorité des municipalités sont positifs et source d'espoir.



Les résultats qui ont été décomptés jusqu'à présent nous indiquent qu'elles frôlent les 9 %. Cette tendance, dans une plus ou moins grande mesure, démontre que les listes du Rassemblement populaire dans les communes à l'échelle nationale ont gagné un poids significatif dans toutes les communes, ce qui comprend l'élection de centaines de conseillers municipaux et la possibilité de lutter pour la majorité dans certaines municipalités au second tour.



Nous estimons que les résultats relativement élevés de l'Aube dorée dans la ville d'Athènes et dans la région Attique sont particulièrement négatifs.



Le second tour des élections régionales et municipales se déroulera dimanche prochain. Dans certains cas, il semble que nous avons beaucoup de chance d'être au second tour.



Par exemple, à Patras, Petroupolis, Ikaria et ailleurs, les résultats définitifs ne sont pas encore connus.



Nous appelons les ouvriers, les employés, les travailleurs indépendants, les chômeurs, les retraités, les jeunes hommes et jeunes femmes, qui se sont abstenus et ne sont pas allés voter pour diverses raisons, aux autres qui veulent résister aux politiques anti-populaires et voté pour d'autres partis et d'autres listes, à participer à l'élan dans ces villes où nous serons au second tour en votant pour le « Rassemblement populaire », en renforçant massivement les listes du KKE aux élections européennes.



Là où les listes du Rassemblement populaire ne seront pas au second tour, nous appelons les gens à sanctionner les partis et les listes, quelque soit leur nom, qui collaborent à la politique d'intégration aux nouveaux mécanismes créés après les réformes des collectivités locales « Kallikratis » ainsi qu'à la stratégie de l'UE de l'Europe des régions etc.



La loi électorale pour le second tour déforme les choix du peuple. Le KKE ne se soumet pas et ne se soumettra pas aux fausses alternatives et ne choisira pas le moindre mal en toute circonstance, qui se révèle en dernière analyse être aussi mauvais voire un mal encore pire que celui que l'on voulait éviter.



Le KKE a clarifié cette question de façon opportune dès le début de la bataille électorale, c'est-à-dire que le peuple ne devrait voter pour aucune autre liste. Cela ne signifie ni passivité ni neutralité.



Cela signifie que nous indiquons une voie qui correspond à la seule issue pour notre peuple, que nous nous préparons, dès le lendemain des élections, à un rude affrontement et à une lutte pour soulager le sort des travailleurs, des chômeurs, des foyers populaires, des retraités, des jeunes, de tous ceux qui souffrent.



Nous appelons les gens à résister aux fausses alternatives « stabilité et reprise » ou « déstabilisation », les fausses attentes suscitées par le gouvernement ND-PASOK, puisque la stabilité et la reprise ne seront que pour le grand capital et non pour le peuple.



SYRIZA de son côté ne veut pas ni ne peut sauver le peuple et préparer la rupture révolutionnaire.



Les gens doivent croire au KKE, qui n'est pas lié par les décisions anti-populaires, les signatures déshonorantes et les consensus dangereux, contrairement aux autres partis qui recherchent les voix des gens et veulent à la fois continuer leur travail anti-populaire et devenir califes à la place du calife.



Un vote pour le KKE au second tour des élections locales et des élections européennes signifie que les conditions préalables peuvent être créées pour la renaissance du mouvement populaire, pour le rassemblement des forces dans les intérêts du peuple. Donner de la force au KKE pour que l'on puisse repartir de l'avant. Sortons-en tous plus forts ! ».

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 06:36

foithtikes-ekloges-12.jpgÉlections étudiantes en Grèce : percée des organisations communistes, entre 19 et 22 % des voix !



Communiqué du Parti communiste grec (KKE)



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Les élections pour les comités des syndicats étudiants se tenaient ce 7 mai, 11 jours avant les élections locales et 18 jours avant les élections européennes. Les listes du « Panspoudastiki KS », soutenues par la Jeunesse communiste de Grèce » (KNE), ont pu compter sur un soutien massif dans les urnes.



« Panspoudastiki KS » a amélioré ses résultats dans les Instituts techniques, récoltant 22,4 % (+ 3,9 points) et a pu bénéficié d'une croissance analogue dans les universités, avec 19,2 % (+ 2,8 points).



Même si cette année le taux de participation a été plus faible que l'an passé, « Panspoudastiki KS » a été la seule force à progresser tant en chiffres absolus que relatifs, elle émerge comme la seconde force dans les Instituts techniques comme dans les Universités.



Les forces gouvernementales ont subi des reculs en pourcentages comme en nombre de voix (les conservateurs de la ND et les sociaux-démocrates du PASOK), tandis que l'ultra-gauche et les forces de SYRIZA restent dans les mêmes eaux en pourcentage tout en subissant une légère inflexion en nombre de voix par rapport à l'an dernier.



Il est symptomatique que le rassemblement soutenu par SYRIZA stagne à 6 % dans les universités et à 2 % dans les Instituts techniques, au même niveau que l'an passé, contrairement aux listes appuyées par les jeunes communistes.



Les listes du « Panspoudastiki KS » étaient présentes dans la majorité des facultés.



Un « Panspoudastiki KS » fort le lendemain des élections renfoncera la lutte convergente des étudiants, du Front de lutte des étudiants (MAS), qui mène la lutte aux côtés des travailleurs, du PAME pour leurs droits.



Dans le même temps, les jeunes communistes cherchent à renforcer leurs efforts pour animer des syndicats étudiants combatifs, afin de renforcer la lutte pour obtenir des moyens pour nos établissements, le respect des droits des étudiants dans leurs études, ce qui comprend la gratuité de la restauration, tout comme des transports, des livres, du matériel d'étude, et pour une éducation scientifique de qualité, avec les diplômes comme seule condition préalable à l'embauche.



Dans son communiqué, le secrétaire de la KNE (JC grecque) Thodoris Chionis, a caractérisé le résultat de positif et de « message de lutte et d'optimisme » et il a déclaré :



« Nous devons envoyer un message encore plus résolu, nos rêves et nos besoins n'ont rien à avoir avec le maelstrom de l'UE et du système. Nous appelons les étudiants dans leur ensemble à choisir la voie de la transformation révolutionnaire du système et du retrait de l'UE. Il faut qu'il donne plus de poids à la force qui lutte sans répit pour nos droits et pour la seule solution dans les intérêts du peuple. Nous devons renforcer le KKE dans les échéances électorales que nous allons affronter ».

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 06:28

protomagia-12.jpg1 er mai en Grèce : les travailleurs en première ligne pour la riposte, avec le syndicat de classe PAME



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Des milliers de manifestants à Athènes, Salonique et dans des dizaines de villes grecques ont participé à des manifestations lors de ce 1 er mai organisées par le Front militant des travailleurs (PAME).



Le PAME a organisé son rassemblement à Athènes dans la principale place de la ville, Syntagma, devant le Parlement.



Dans son discours principal, Giorgios Perros, membre du Secrétariat exécutif du PAME, a dénoncé le gouvernement turc qui a lancé l'assaut contre le 1 er mai des travailleurs à Istanbul.



G.Perros a fait également référence au 15 ème anniversaire de la création du PAME :



« Sa création a donné de la force, de la combativité, de l'espoir à la vie et l'activité du mouvement syndical. Il a contribué à la formation du mouvement sur des positions de classe et est devenu un pôle de rassemblement pour tous ceux qui subissent le joug des monopoles, de l'Union européenne et des partis qui estiment que l'UE et le cap du développement capitaliste sont la seule perspective ».



Il a ajouté qu' « il a contribué à la riposte commune et à la mobilisation de tous ceux qui subissent cette politique anti-populaire, dans l'optique du renforcement de l'alliance sociale des travailleurs, des petits commerçants et artisans, des petits paysans, des jeunes, des femmes ».



Giorgios Perros a précisé que « les mesures qui ont été prises, de réduction des salaires, des retraites, de casse de la sécurité sociale, de rallongement du temps de travail visent à gonfler les profits de la ploutocratie dans la phase d'expansion succédant à la crise, pour cette raison, elles ne sont pas temporaires. Elles sont faites pour durer ».



Il a révélé le fait que cette ligne politique n'est pas une erreur, mais reste le seul moyen pour le capitalisme de surmonter ses crises. Il a fait savoir que le cap du retour à la croissance capitaliste, la compétitivité et la profitabilité du capital exige des sacrifices encore importants de la part de la classe ouvrière.



« Nous ne devons pas laisser les travailleurs être dupés par les histoires qu'on nous raconte : du côté du gouvernement que les sacrifices sont terminés, ou ceux de l'opposition officielle que tout ce dont nous avons besoin pour que les loups deviennent des agneaux, est juste un changement de gouvernement ».



Il a ajouté que « la voie de la lutte pour mettre en échec ces politiques, qui sont fixées par l'UE et le grand capital, est la seule, elle a besoin d'un mouvement résolu, fort et responsable. Il est impératif de mener cette lutte et bien entendu dans la campagne pour les élections européennes, ces politiques doivent être le critère du vote, il faut sanctionner tous les partis qui soutiennent l'UE ».



Giorgios Perros a appelé les travailleurs à réaliser qu'ils peuvent changer la situation, qu'ils en ont les moyens, qu'ils peuvent compter les forces du PAME, PASEVE pour les travailleurs indépendants, PASY pour les agriculteurs, MAS pour les étudiants, OGE pour les travailleuses.



Par rapport aux élections du 18 et 25 mai, il a souligné que « notre intérêt est pour les forces qui soutiennent l'organisation de la classe ouvrière, ses luttes, que l'effort pour former une Alliance populaire en ressorte encore plus fort. Et elles continueront à se tenir aux côtés de ceux qui luttent ».



Il a mis en garde : « si ceci ne devait pas se produire, et que les travailleurs se retrouvent tiraillés parmi les pièges qui leur sont dressés, les choses ne feraient qu'empirer. Demain, ils devront affronter ces pièges. La ploutocratie gagnera le temps nécessaire pour se réorganiser et renouveler son personnel politique, afin de relancer son offensive, nous priver de toute perspective dans nos vies. Cela ne fera que renforcer la désillusion et la résignation parmi les travailleurs ».



Indiquant l'issue à cette situation, il a mentionné entre autres qu'aujourd'hui « toutes les conditions matérielles nécessaires existent pour un emploi stable permanent, pour une réduction du temps de travail et pour l'allongement du temps de loisirs, pour des services exclusivement publics dans la santé, l'éducation, le logement social, la culture et les sports, encore plus de temps libre, pour une des salaires et des retraites à la mesure des besoins populaires de notre temps. Nous pouvons vivre dans un monde qui corresponde à nos efforts, notre travail, nos attentes. Dans un monde qui ne serait pas tourmenté par les guerres, le chômage, les médicaments, le stress et l'insécurité. Où nous vivrons pacifiquement, humainement, sans exploitation de l'homme par l'homme, sans oppression et la barbarie du système dans lequel nous vivons ».

 

Déclaration du secrétaire-général du KKE

 

Une délégation importante du KKE, menée par le secrétaire-général du KKE, Dimitris Koutsoumpas a accompagné le cortège.

 

Dans sa déclaration, il a insisté sur les points suivants : « Nous lançons un message au renforcement des luttes ouvrières, populaires, pour le rassemblement du mouvement populaire et ouvrier à partir de ce 1 er mai place Syntagma. Nous lançons un appel au peuple pour qu'ils joignent ses forces à celles du KKE, renforce le KKE, pour que le peuple devienne plus fort, afin pour nous de créer la chose dont notre peuple, notre pays ont besoin aujourd'hui. Une forte opposition ouvrière et populaire qui ouvrira la perspective, avec l'alliance populaire, qui permettra enfin de briser les chaînes de l'UE, des monopoles, afin d'ouvrir une nouvelle voie où ce sera vraiment le peuple qui aura le pouvoir. »



Plus tôt, le secrétaire-général du KKE, Dimitris Koutsoumpas, à la tête de la délégation du parti a déposé une gerbe sur le peloton d'exécution de Kaisariani, en hommage aux 200 communistes exécutés là le 1 er mai 1944 par les Nazis.

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 05:34

greek-protesters.jpgLa Grèce, de la « faillite sanitaire » organisée par l'Union européenne à la « crise humanitaire »

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

La Grèce, laboratoire de la barbarie de l'Union européenne du capital. En 2004, Giscard louait les origines « grecques » de la civilisation démocratique européenne pour faire passer sa constitution anti-démocratique. Dix ans après, l'Europe détruit la civilisation grecque, ce qu'il pouvait en rester de démocratique.

 

Le rapport publié dans la prestigieuse revue médicale britannique « The Lancet », impliquant des chercheurs de Londres, Cambridge et Oxford ne nous apprend hélas pas de scoops, elle ne fait que confirmer, synthétiser l'ampleur du désastre humanitaire, de la crise sanitaire que vit la Grcèe.

 

« Greece's health crisis: from austerity to denialism », ce rapport publié en février dernier, ne permet plus le déni (denialism) face au développement de maladies que l'on croyait éradiquées, l'explosion des troubles psychologiques, des épidémies, de la mortalité infantile.

 

On a peine à croire que l'OMS classait encore au début des années 2000 le système de santé public grec parmi les 15 plus performants au monde, devant celui allemand ou britannique. Aujourd'hui, le système de santé grec est en « tiers-mondisation », résultat d'un choix politique.

 

Saigné par les mesures de rigueur imposées par la « Troïka », le gouvernement grec a réduit le budget de la santé grecque de près de 40 % depuis 2009. Pour la seule année 2014, le budget de la santé subit une baisse de 19 %, celui de la Sécurité sociale de 30 % !

 

Pour l'hôpital public, la saignée

 

Les premières victimes, les hôpitaux grecs dont le budget a baissé de 26 % entre 2009 et 2011, et qui va connaître une réduction de 32 % seulement en 2014. Ils manquent de tout : lits, médicaments, matériels de base – y compris seringues, compresses, gants – et personnel.

 

Sur les 132 hôpitaux que compte le pays, 50 sont menacés de fermeture d'ici l'an prochain. 12 hôpitaux publics ont déjà fermé leurs portes à Athènes et Salonique au nom des « restructurations-fusions ». L'intégralité des hôpitaux psychiatriques devrait être démantelés en 2015.

 

En termes de lits, 10 000 ont été supprimés depuis le début de la crise.

 

Seconde victime, les travailleurs de la santé, dont l'embauche en contrat permanent est gelé.

 

On estime que 35 000 travailleurs de la santé, infirmières, docteurs ont perdu leur emploi depuis le début de la politique d'austérité, en premier lieu les travailleurs en CDD. Selon l'OMS, 26 000 travailleurs de la santé, dont 9 000 médecins, pourraient être licenciés dans les prochaines années.

 

En quatre ans, le salaire des personnels de santé – médecins, infirmiers, aides – a subi des baisses allant de 30 à 100 %. Désormais, le recrutement des médecins hospitaliers se réalise à 1 000 € pour des horaires extensibles jusqu'à 48 h ou plus.

 

Troisième victime, les patients bien sûr. Selon le rapport de la revue « The Lancet », 800 000 Grecs seraient privés de toute couverture médicale. Le chiffre serait en réalité beaucoup plus élevé, sachant qu'en Grèce l'accès aux soins médicaux est conditionné au travail.

 

Selon le président de l'EOPYY (Instiut de sécurité sociale grec), Dimitris Kontos, ce seraient 3,1 millions de Grecs qui auraient perdu toute couverture médicale publique, soit près de 30 % de la population. Selon lui, 3,3 millions de personnes – notamment les commerçants au bord de la faillite – seraient sur le point de la perdre également.

 

Désormais, comme dans les pays du Tiers-monde, ce sont les ONG – tant locales qu'internationales – ainsi que les centres de santé communautaires qui constituent la seule alternative à cette faillite organisée du système public de santé.

 

au profit du privé, vive le serment d'Hypocrite !

 

A qui profite le crime ? On serait tenté de dire que le secteur privé subit la crise autant que le public, voire plus dans un pays où en 2010 près de 40 % des dépenses de santé étaient assurés par un secteur privé bien implanté dans les cliniques privées, centres de diagnostic, médecins libéraux.

 

En fait, l'emprise du secteur privé sur la santé grecque tend à se renforcer. D'une part, car le gouvernement – tout en diminuant les moyens accordés à l'hôpital public – continue de favoriser l'expansion des cliniques privées.

 

Ainsi, en 2012, comble du cynisme, le gouvernement grec parie encore sur le « tourisme médical », la marchandisation d'opérations cosmétiques ou bénignes (ex : chrirurgie esthétique), espérant faire venir en Grèce 100 000 touristes en cinq ans, attirés par l'expertise médicale grecque.

 

D'autre part, les cliniques privées ont affirmé, en octobre 2013, refuser désormais tous les « clients » assurés par l'organisme public de Sécurité sociale (l'EOPYY), pour la raison que l'EOPYY devait 800 millions de $ aux institutions de santé privées.

 

La marchandisation devient la norme, comme aux Etats-unis, présenter la carte bleue devient le passe pour espérer un traitement des pathologies les plus lourdes tels les cancers.

 

On se rappelle que le ministre de la Santé grec avait osé déclarer en 2013 que « les maladies comme le cancer ne sont pas considérées comme urgentes, sauf si vous êtes dans la phase avancée. » Avec un tel ministre de la Santé, vive le serment d'hypocrite!

 

Les déremboursements ont explosé depuis 2011, les patients devant prendre à leur charge en moyenne 25 % de leurs médicaments – plus 50 autres % si il n'est pas dans la liste de la Sécurité sociale.

 

Toutefois, la dette de l'organisme de Sécurité sociale envers les pharmaciens a poussé ces derniers à exiger des patients à « avancer » la somme intégrale de leur traitement. Ceux qui le peuvent, le font espérant un remboursement ultérieur, les autres qui ne peuvent pas payer se privent de traitement.

 

En 2011, le gouvernement avait augmenté le coût des consultations externes de 3 à 5 $. En 2014, il devait augmenter le coût de toute consultation médicale de 1 $, tout en faisant payer un forfait hospitalier de 25 $ par jour.

 

La responsabilité des grands laboratoires pharmaceutiques multi-nationaux ne peut non plus être minimisée, eux qui sont à l'origine d'une pénurie de médicaments en Grèce, aux conséquences désastreuses pour la santé des Grecs.

 

Les Roche, Pfizer, Sanofi, GSK fuient tous la Grèce, déclarée insolvable, empêchant la livraison de 200 médicaments parfois vitaux, ceux contre l'arthrose, l'hépatite C, le choléstérol, les anti-psychotiques, les anti-biotiques ou les produits anésthésiques.

 

Ces entreprises ont reconnu ne plus livrer de médicaments aux hôpitaux publics, aux pharmacies conventionnées en raison d'une dette de 2 milliards de $ contractée à partir de 2011, surtout face à la faible profitabilité du marché grec, la nécessité objective de casser les prix.



Enfin, la logique du privé s'impose de plus en plus dans les hôpitaux publics, celle de la tarification à l'activité, du « coût-profit » y compris au détriment de la vie humaine.



Le bilan, un « désastre humanitaire et sanitaire »

 

C'est le constat dressé dans l'article publié dans « The Lancet », il fait froid dans le dos, encore il s'appuie essentiellement sur les chiffres portant sur la période 2008-2011, et non sur la période maximale des coupes budgétaires, depuis 2011.

 

Ainsi, le nombre de personnes infectées par le virus du SIDA a doublé depuis 2008, passant de plus de 650 malades à 1 200 en 2012. Parmi les consommateurs de drogue, le chiffre a explosé, passant de 9 à 484.

 

En effet, les distributions de préservatifs, de seringues aux personnes dépendantes de la drogue – dans le cadre de travail de rue réalisé par les personnels de santé – ont chuté respectivement de 25 et 10 %, pour la seule année 2010.

 

Des maladies que l'on croyait disparues refont leur apparition. La malaria, que l'on imaginait éradiquée depuis 40 ans, se développe à nouveau en Grèce, avec la réduction des budgets locaux pour les dispositifs de prévention anti-moustiques.

 

Le virus du Nil occidental a également refait son apparition – pour les mêmes raisons. En 2011, il avait fait un retour foudroyant, contaminant une centaine de personnes, causant le décès de 9 résidents grecs.

 

L'indicateur souvent pris pour mesurer le degré de « développement » d'un pays peut nous aider à mesurer le degré de civilisation :le taux de mortalité infantile a grimpé de 43 % entre 2008 et 2010, après avoir connu une tendance séculaire à la baisse.

 

Le nombre de bébés souffrant d'un poids insuffisant à la naissance a augmenté de 19 % entre 2008 et 2010. On sait que le nombre d'enfants, par la suite, se rendant à l'école dans une situation de « précarité alimentaire » approche les deux-tiers, des chiffres bien supérieurs à ceux de pays africains comme le Malawi ou le Zimbabwe.

 

Enfin, la santé mentale des Grecs en pâtit, le taux de dépression dans la population a quasiment triplé, passant de 3 à 8 % entre 2008 et 2011. Le nombre de personnes ayant commis un suicide a augmenté de 45 % entre 2007 et 2011.

 

Au moment où la demande pour des aides psychologiques a augmenté de 120 % depuis le début de la crise, le gouvernement a déjà divisé par deux le soutien aux institutions publiques consacrées à la santé mentale.

 

Se souvenir du désastre sanitaire dans la transition au capitalisme en Russie

 

Le « traitement de choc » consacré à la Grèce n'est pas le premier. Nombre de pays africains, sud-américains, asiatiques ont connu les recettes miracles du FMI, elles l'ont payé par des tragédies humaines.

 

Comparaison adaptée, le traitement réservé à la Russie après la dissolution de l'URSS, le renversement du régime communiste, qui avait causé la vie à une million de personnes, selon une autre étude réalisée par la revue médicale « The Lancet » (voir ici : http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-1-million-de-morts-imputables-directement-aux-politiques-de-privatisation-en-europe-de-l-est-apres-1989-39087819.html)

 

Une analyse extrêmement prudente, cherchant une corrélation directe entre privatisation de la santé et mortalité restreinte ici aux hommes en âge de travailler.

 

La conclusion du million de mort causé directement par la privatisation de la santé en Russie post-sovétique est donc sans doute sous-estimée. Certaines agences de l'ONU ont parlé de trois millions de morts. Où sont les pourfendeurs des « millions de morts » du communisme ?

 

En tout cas, le peuple grec, tout comme le peuple français, n'a qu'à regarder le sort tragique du peuple russe.

 

Les médecins, infirmières, personnels de santé, tout comme les usagers grecs ne s'y trompent pas. Eux qui mènent la lutte depuis quatre ans contre les fermetures d'hôpitaux, les licenciements dans la santé, les déremboursements.

 

Ce 27 mars, les pharmaciens ont lancé une grève de 24 heure contre le projet de la « Troika » d'accorder des licences à des chaînes de pharmacie privées, ou à des points de vente dans les supermarchés du pays.

 

La lutte continue en Grèce pour redonner au « serment d'Hippocrate » sa raison d'être, en repoussant toute logique de marchandisation de ce besoin inaliénable de l'homme, la santé !

 

Source du rapport publié dans la revue « The Lancet » : http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736%2813%2962291-6/abstract

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Grèce et Chypre
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