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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 06:36

NERO-SOSTE1-300x218.gifLa privatisation de l'eau mise en échec en Grèce, un camouflet pour la multi-nationale française Suez, candidat au rachat !

 

Article MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

La Grèce, laboratoire non pas de l' « austérité » mais de la liquidation pure et simple du patrimoine public au nom d'une dette fabriquée de toute pièce, profitant aux grands monopoles européens. Un processus qui n'est pas une fatalité, comme le montre le cas de l'eau.

 

Athènes, ville à vendre : les compagnies du gaz, des chemins de fer, de la poste, du pétrole mais aussi tous ses aéroports, ses ports, ses autoroutes et même jusqu'à ses monuments historiques et ses plages de rêve, c'est la grande braderie en Grèce orchestrée par le FMI et l'UE !

 

La vente des biens publics devait rapporter momentanément 50 milliards d'euros, une somme désormais revue à la baisse, à 20 milliards d'euros. Chaque année, ce seront des milliards d'euros de perdus, de quoi alimenter pour des décennies une dette bien profitable aux banques européennes.

 

Parmi ce patrimoine du peuple grec démantelé, un secteur stratégique : l'eau.

 

Si la plupart des services d'approvisionnement en eau sont municipalisés, les réseaux des deux principales villes du pays – Athènes et Salonique – sont entre les mains d'entreprises publiques, sous contrôle étatique, ce sont respectivement l'EYDAP et l'EYATH.

 

SUEZ, candidat numéro 1 au rachat des réseaux de Salonique et Athènes

 

Pour l’État grec, l'année 2014 devait être celle du transfert des parts publiques dans ces entreprises entre les mains d'un organisme public (la TAIPED/Fonds de la République hellénique pour le développement patrimonial) chargé de mener un appel d'offre pour assurer leur privatisation.

 

Dans les deux processus de privatisation, un nom commun, celui de la multi-nationale française Suez déjà fermement implantée en France bien sûr, mais aussi en Espagne où elle contrôle le réseau de Barcelone, et désormais en Italie, avec une implantation récente à Rome.

 

Suez a déclaré son intérêt pour le réseau de la capitale athénienne, mais était déjà plus loin dans le processus de rachat de l'entreprise de l'eau de Salonique, l'EYATH, où elle a pris la tête d'un consortium comptant également le grec ELLAKTOR et l'israélien MEKOROT.

 

La gestion catastrophique de SUEZ, premier groupe dans la gestion des réseaux d'eau dans le monde, a déjà suscité des vagues de désengagement : 30 villes dans le monde n'ont pas renouvelé le contrat avec le groupe français dont Johannesbourg, Thu Duc (Vietnam), Shenyang (Chine), La Paz, Buenos Aires, Milwaukee, Atlanta, Budapest, Potsdam, Bordeaux, Grenoble ou Paris.

 

Son alliance avec l'israélien MEKOROT a de quoi indigner les combattants de la cause palestinienne : l'entreprise est connue pour ses forages en territoire palestinien, elle fournit l'intégralité des ressources en eau des colonies israéliennes, et pratique la discrimination dans l'accès et la tarification pour les populations palestiniennes.

 

Il faut dire que le contrat convoité par SUEZ est plus que juteux. Le groupe EYATH a réalisé 110 millions d'€ de profits entre 2007 et 2013, alors que les prix ont triplé depuis dix ans. Or, le rachat de 51 % des parts du groupe était envisagé à hauteur de 110 millions d'€.

 

De quoi rentabiliser en quelques années l'investissement, surtout que SUEZ – outre les promesses d'investissement et de création d'emplois irréalistes (250 millions d'€ et 4 000 emplois sur 5 ans!) - a laissé entendre qu'elle envisageait de rehausser les prix, parmi les plus bas d'Europe.

 

SUEZ qui a pris à la lettre les recommandations de François Hollande qui, au début de l'année 2013, lors de sa visite en Grèce versait des larmes de crocodile sur le sort du peuple grec … tout en recommandant aux entreprises françaises de profiter du processus de privatisation pour se tailler la part du lion.

 

Un processus mis en échec par une mobilisation populaire !

 

Pourtant, SUEZ risque de ne pas profiter du pillage du peuple grec. Car le processus de privatisation est, à l'heure actuelle, mise en échec. Le résultat d'une mobilisation populaire qui a fait reculer le gouvernement.

 

Créée en mars 2013 à l'initiative des syndicats des employés de l'eau, le collectif « SOSTE to NERO » (Sauvons l'eau) a construit un mouvement liant habitants, travailleurs, élus locaux autour d'une revendication simple : rejet de la privatisation, défense de l'entreprise nationalisée.

Un mouvement qui a pris de l'ampleur d'abord grâce aux travailleurs de l'entreprise EYATH, à Salonique, qui depuis plusieurs années mènent la lutte contre la privatisation : de grèves de la faim en journées de grève, de sit-in en occupations de bâtiment.

 

Mais un mouvement qui s'est élargi également aux élus locaux d'Athènes et Salonique. Les 11 maires de l'agglomération de Salonique ont ainsi signé une résolution commune au début du mois de juin refusant de livrer leurs réseaux d'eau communaux à SUEZ et ses partenaires.

 

Cette prise de position fait suite au rapport de force conquis auprès des riverains qui ont pu participer, le 18 mai dernier, à un référendum local auquel 60 % des habitants ont participé et qui ont vu 98 % des votants refuser la privatisation de l'eau de Salonique.

 

C'est dans ce contexte de fronde populaire à Salonique, relayée à Athènes, que le pouvoir a dû céder, rappelé à l'ordre par le Conseil d'Etat qui a jugé fin mai la privatisation de la compagnie d'eau de Salonique comme étant inconstitutionnelle.

 

Trois arguments étaient invoqués : d'abord, le danger pour la continuité, la qualité et l'accessibilité du service public ; ensuite, la remise en cause du droit constitutionnel à la santé ; enfin, l'existence d'un monopole de fait dans le secteur de l'eau.

 

Cette décision du Conseil d'Etat devrait être confirmée dans le cas de la privatisation de l'eau à Athènes et mettre un coup d'arrêt – si ce n'est définitif, en tout cas une halte – au processus de privatisation de l'eau en Grèce.

 


Vague de dé-privatisation de l'eau : processus positif à analyser avec prudence


 

Il est important de rappeler que les deux plus grands opérateurs privés dans le monde sont des multi-nationales françaises, Veolia et Suez, qui à elles seules couvrent un marché de 250 millions d'usagers-clients, plus que tous ses concurrents réunis.

 

Mis en difficulté en France par le non-renouvellement des concessions sur les réseaux en France, Suez et Veolia tentent de renforcer leurs positions sur les marchés à l'étranger, bien que 90 % de l'offre mondiale soit encore en régie publique.

 

Le pillage éhonté des populations, l'exploitation implacable des personnels, le danger pour la santé humaine d'une gestion guidée par le seul profit, tous ces éléments conduisent désormais à une vague de « re-municipalisation » / « dé-privatisation » de l'eau.

 

Un processus positif en soi bien qu'il doive inciter à la prudence, au cas par cas. Il est souvent à l'origine de mouvements de protestation symbolisant le rejet du tout-privé, du règne de l'argent.

 

En Amérique du sud, en particulier en Bolivie dans le cas emblématique de Cochabamba, ce fut le point de départ d'un mouvement de transformation sociale, remettant le contrôle populaire sur l'économie au centre.

 

Ailleurs, en Europe, le processus incite à la prudence, à Naples, Berlin, Budapest comme en France à Paris, Bordeaux, Grenoble, l'eau redevient publique. Une occasion de récupérer les marges colossales réalisées par les SUEZ, Veolia ou RWE.

 

Mais peut-être une aubaine pour certains de ces groupes qui ont délibérément sous-investi dans le réseau, livrant sa rénovation – après s'être gavé de profits dûment encaissés pendant toutes ces années – aux frais du contribuable.

 

Mais si l'analyse du processus dans le détail reste à faire, c'est avec satisfaction qu'on salue la résistance des travailleurs, de la population de Salonique comme d'Athènes : pas de Suez, pas de Veolia en Grèce ni en France, re-nationalisation de ces entreprises maintenant, nationalisation des secteurs du gaz, de l'eau et de l’électricité !

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 06:41

KKE.jpgLe PC grec remonte aux européennes avec 6 % et gagne aux élections locales quatre communes dont la troisième du pays !



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Les élections européennes ont braqué leurs projecteurs sur la Grèce pour présenter la victoire de SYRIZA comme celle de la « gauche radicale ». Une illusion d'optique quand on connaît les ses positions européistes, social-démocrates tempérée d'une part par la progression inquiétante de l'extrême-droite et par la lente remontée du Parti communiste.



Que retenir du scrutin en Grèce, laboratoire de l'austérité, des résistances mais aussi de la recomposition politique ?



Premier enseignement, l'érosion continue des deux pôles traditionnels de la politique grecque, le consensus Droite incarnée par la Nouvelle démocratie, PS sous le nom de PASOK.



Transfert de voix entre le PASOK et SYRIZA : radicalisation de l'électorat, mais même fond européiste et social-démocrate



La « Nouvelle démocratie » (ND) est en recul net avec 22,7 % des voix et 5 députés. La droite avait 8 députés en 2009, elle avait réalisé 29,7 % aux législatives de 2012, 32,3 % aux européennes de 2009 ( - 9,6 points).



Le PASOK continue sa chute avec un historiquement faible 8 % des voix et 2 députés, loin derrière son score de 2009 avec 36,7 % des voix ( - 28, 7 points!), ou même par rapport à son record négatif des législatives de 2012, avec 13,3 % des scrutins exprimés.



Cet effondrement de la gauche socialiste se répercute pour l'essentiel sur SYRIZA.



La « Coalition de la gauche radicale » a mis depuis 2009 encore de l'eau dans son vin, elle qui se distinguait déjà par ses alliances locales avec le PASOK, ses positions pro-européennes et sa préférence pour les questions sociétales sur la lutte de classes.



Depuis 2009, le tournant entamé par Alexis Tsipras vers la droite a permis de rallier nombre d'anciens cadres du PASOK tout en rassurant les dirigeants de l'Union européenne, la bourgeoisie grecque sur le caractère inoffensif de SYRIZA, sa résolution à « sauver l'Europe et l'euro ».



Ces dernières semaines, Alexis Tsipras a tapé fort contre ceux dans son propre parti, comme le vétéran résistant Manolis Glezos qui pousse pour une position plus critique envers l'euro. Tsipras a réaffirmé qu'il n'y avait « pas de question autour de l'euro », se refusant même au moindre référendum sur la question si il était élu.



SYRIZA obtient la première place avec 26,5 % en 2014, contre 26,9 % aux législatives de 2012. Le résultat est incomparable avec les européennes de 2009, où un SYRIZA au bord de l'implosion obtenait 4 % des voix.



Depuis SYRIZA a bénéficié des transfuges du PASOK, du gonflement médiatique comme de la radicalisation de la population grecque.



Deux partis en progression depuis 2012 : l'extrême-droite néo-nazie et les communistes du KKE



Par rapport aux élections de 2012, seuls deux partis progressent.



D'une part, constat préoccupant, l'extrême-droite de l' « Aube dorée » ne cesse de progresser.



Le parti néo-nazi continue sa résistible ascension. Inexistant en 2009 avec 0,5 % des voix, il avait déjà entamé une spectaculaire progression aux législatives de 2012 avec 7 %, aujourd'hui il obtient 9,4 % des suffrages, ainsi que ses trois premiers députés européens.



D'autre part, un signe d'espoir, la lente remontée du Parti communiste grec (KKE).



Dans un climat particulièrement hostile, tant médiatique que politique, avec la pression du « vote utile », le KKE résiste. Certes, avec 6,1 % des voix, il est en recul par rapport au score de 2009, 8,4 %, mais il repart à la hausse après le résultat décevant des législatives de 2012, 4,5 % (+ 1,6 point).



Le KKE conserve ses deux députés européens, talonnant à gauche un PASOK en pleine déconfiture électorale.



Autre résultat positif, la bonne tenue des listes du « Rassemblement populaire » conduites par le KKE aux élections locales.



Les communistes remportent 4 municipalités, dont la 3 ème du pays !



Le KKE était présent au second tour dans quatre municipalités, il les a toutes remportées.



Ce fut le cas dans l'île d'Icarie, connue par certains pour sa riche histoire, sa valorisation touristique récente mais par d'autres comme l' « île rouge » où ont été déporté des milliers de résistants communistes pendant la Guerre civile. Le KKE a obtenu 50,8 % au second tour, 44,1 % au premier.



Victoires également dans deux communes de la banlieue d'Athènes : Petroupolis avec 53 % des voix au second tour (26,8 % au premier) et Haidari, avec 68,5 % au deuxième tour (18,4 % au premier).



Enfin, le succès le plus éclatant reste celui obtenu à Patras, la troisième ville du pays où le KKE remporte haut la main la mairie avec 62,4 % des voix, après avoit rassemblé 25,06 % des voix au premier tour.



« Lancer un mouvement pour la rupture avec l'Union européenne » pour le secrétaire-général du KKE



Le secrétaire-général Dimitris Koutsoumpas a livré une analyse lucide des élections :



« Les résultats électoraux dans l'ensemble des pays européens ne peut qu'être négatif pour les peuples. Il est désormais nécessaire dans chaque pays, dans tous les pays européens, d'entamer un mouvement pour la rupture et le retrait de l'UE pour développer et lutter pour le renversement du pouvoir des monopoles.



Ce mouvement, avec ces objectifs, doit affronter et vaincre le fascisme dans chaque pays, et l'Europe dans son ensemble. Nous pouvons dire que dans ce cadre réactionnaire, il est positif que le KKE en Grèce montre une tendance à la hausse, après la forte pression subie en juin 2012.



La nécessité de la relance et du rassemblement du mouvement ouvrier et communiste en Europe dans son ensemble devient urgent, en particulier en France, Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne, Italie, pour se sortir de l'étreinte mortelle de la social-démocratie, de l'idéalisation de l'UE et de l'intégration politique à la gestion bourgeoisie anti-populaire.



Vous pouvez être sûrs que les voix pour le KKE seront mises à profit dès demain matin dans chaque lieu de travail, chaque quartier, dans les écoles, dans les universités pour mettre en échec de nouvelles réformes, pour lutter pour de nouvelles mesures pour soulager le sort des chômeurs, pour le rassemblement du mouvement ouvrier et populaire, pour l'Alliance populaire sociale.



Le peuple doit se rassembler dans les luttes de masses radicales autour de la proposition du KKE pour une alternative, s'organiser et faire face aux mesures anti-populaires à venir et tracer son propre chemin pour prendre le pouvoir dans ses intérêts de classe. Il faut se rassembler sur une ligne politique de rupture d'avec l'UE.



Ce qu'il faut dans l'immédiat, c'est une forte Alliance populaire, une opposition populaire forte et un mouvement ouvrier et populaire régénéré, qui s'inscrira dans l'opposition au système capitaliste, à l'UE, aux monopoles, leur pouvoir, traçant un cap victorieux pour notre peuple. »



La lutte ne fait que commencer en Grèce pour la rupture avec la politique au service du capital, contre l'UE des monopoles : toute radicalisation de l'électorat est le bienvenu mais elle nécessite une ligne absolument claire, celle portée en Grèce uniquement par le KKE.

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 06:35

akel.jpgPour les communistes chypriotes de l'AKEL : « une rupture radicale avec les politiques de l'UE est nécessaire »




Communiqué de l'AKEL



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Pour l'AKEL, les élections européennes ne portent pas simplement sur l'élection de six personnes qui représenteront notre pays pour les cinq prochaines années au Parlement européen. Elles ont une importance bien plus grande, à la fois pour le présent et l'avenir de notre pays et notre peuple.



Ceci parce qu'elles se tiennent dans une période où la question chypriote bouge, et où notre peuple subit les politiques anti-populaires de la droite européenne qui a ses propres représentants ici, à Chypre.



Depuis mars 2013, le gouvernement de Nikos Anastasiades a convenu avec les forces dirigeantes de l'Union européenne d'un mémorandum qui impose toutes ces politiques que le parti du Rassemblement démocratique au pouvoir et ses alliés essaient depuis des décennies d'imposer contre les travailleurs et la société chypriote en général.



Mais quelle est la situation sociale, économique objective dans l'UE d'aujourd'hui ?



  • Le chômage, l'emploi à temps partiel et le travail précaire augmentent de façon incontrôlable ;

 

  • Une personne sur quatre est officiellement comptabilisée comme pauvre ;

 

  • Les profits des grands groupes économiques atteignent des sommets ;



L'opinion publique est mécontente des politiques de l'UE. Ce ressentiment porte de plus en plus de personnes à s'abstenir aux élections européennes et dévaloriser l'Union européenne et ses institutions.



Pour ce qui est du rapport de forces, les gouvernements, le Conseil européen, la Commission européenne et le Parlement européen sont actuellement entre les mains de la droite conservatrice, du Parti populaire européen, mais aussi d'une partie des Sociaux-démocrates.



Ils portent une responsabilité première à la fois dans l'application de ces politiques contraires au peuple et à ses intérêts, et le caractère clairement anti-démocratique des décisions, mais aussi pour le déficit de participation populaire dans le processus démocratique.



L'Union européenne, et à Chypre également, deux philosophies s'affrontent.



D'une part, les politiques néo-libérales mises en œuvre par les partis politiques dominants, c'est-à-dire le Parti populaire européen, le Parti du Rassemblement démocratique, et les Sociaux-démocrates, et d'autre part les politiques défendues par la Gauche.



Les peuples peuvent, par leur participation active, forcer le changement dans cette Union européenne. Donc, le renforcement de notre lutte pour une autre Europe, une Europe de démocratie, de solidarité, de justice sociale, une Europe des peuples ne peut être conquis par l'abstention, mais par la participation active des peuples aux élections.



La question n'est pas pour autant de participer à cette même Europe néo-libérale conduisant à une impasse, au renforcement des monopoles et des intérêts des puissants. Au contraire, il s'agit fondamentalement d'entreprendre une autre voie, qui suppose une réorientation stratégique des priorités dans les intérêts du peuple comme première étape.



Une coopération est nécessaire pour créer la perspective d'un changement de politique sur des questions fondamentales touchant les travailleurs, les PME, les jeunes, l'orientation générale de l'UE.



Lors de ces élections du 25 Mai, les Chypriotes pourront avec leur voix envoyer un message ; un message de résistance contre ces forces qui ont imposé ce désastreux pillage des comptes bancaires et ce Mémorandum d'austérité au détriment de notre peuple ; un message de dignité à ceux qui soumettent notre peuple à l'extorsion de fonds et au chantage.



L'AKEL n'accepte pas que l'on pratique la politique du « pistolet sur la tempe » comme prétexte pour imposer des décisions contre notre peuple, que ce soit sur l'économie ou la question chypriote.



Notre peuple n'accepte pas la servilité, l'esprit de soumission et les chantages. Le peuple chypriote transmettra un message visant à la libération et à la réunification de notre pays ; un message qui ouvrira une nouvelle voie, celle du développement et de la croissance, de l'Etat social et de la cohésion sociale.



Nous sommes profondément convaincus qu'une autre voie est possible. La première étape dans cette voie, c'est une rupture radicale avec les politiques de l'UE, avec le néo-libéralisme, la militarisation, ainsi que la concentration des pouvoirs entre les mains du Directoire des grandes puissances.



Une condition impérative pour un changement de cap est le renforcement de la gauche et des forces de progrès.

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 05:42

AKROPOLI3Elections locales en Grèce : le Parti communiste (KKE) relève la tête avec près de 9 %

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Des élections municipales et régionales se tenaient en Grèce le 18 mai une semaine avant les élections européennes. Le pays est divisé en 13 régions et 325 municipalités. Les partis politiques ne peuvent participer à ces élections. Le KKE prenait part à ce scrutin sous le nom de « Rassemblement populaire » à l'échelle nationale, avec l’œillet rouge comme symbole dans 13 régions et l'immense majorité des municipalités.



Bien que le décompte des votes ne soit pas achevé, il semble que le KKE enregistre une progression significative dans les régions, approchant des 9 %. En Attique, la plus grande région du pays où se trouvent Athènes et le Pirée, le « Rassemblement populaire » atteint les 10,6 %, tandis qu'il a obtenu des scores importants, au-delà des 10 %, en Égée-septentrionale (14,7 %), dans les îles ioniennes (11,4 %), en Thessalie (10,4 %).



En outre, il a dépassé les 10 % dans plusieurs dizaines de municipalités et participera au second tour dans quatre villes : Patras (4 ème ville du pays), Ikaria, Petroupolis et Haidari.



Dans la plus grande commune du pays, Athènes, le « Rassemblement populaire » a obtenu 7,41 % ( + 2,7 % par rapport au résultat du KKE en 2012).



Le KKE a des dizaines de conseillers déjà élus aux conseils régionaux et municipaux au premier tour. Le nombre exact sera connu à la fin du second tour.



Pour ce qui est des autres partis politiques, SYRIZA, bien qu'il arrive en tête dans la région Attique, obtient des scores inférieurs à ce qu'il avait obtenu nationalement en 2012.



Le parti au pouvoir de la Nouvelle démocratie a subi des pertes importantes, mais à l'exception de la région Attique il semble conserver des forces significatives dans le région de la Grèce.



L'autre parti au pouvoir, le parti social-démocrate PASOK, a aussi connu des pertes, mais sous « couvert » de « candidats indépendants » il a pu pousser certains de ces candidats jusqu'au second tour des élections municipales.



Un élément négatif de ces résultats, c'est le score élevé obtenu par l'organisation fasciste-nazie de l' « Aube dorée » dans la région Attique (11,1 %) et à Athènes (16,1 %).



Les résultats sont positifs et suscitent de l'espoir ! La bataille continue dimanche prochain pour les élections au parlement européen et au second tour, où le « Rassemblement populaire » sera présent.



Ci-dessous, un tableau qui compare les résultats dans 13 régions du pays avec les résultats du KKE en juin 2012 :





 

Résultats du « Rassemblement populaire » soutenu par le KKE lors de ces élections régionales

2014

Résultats du KKE aux élections législatives

2012

Région

Voix

%

Voix

%

Attique

161,746

10.64%

96,578

5.07%

Macédoine centrale

74,932

7.90%

42,347

3.95%

Thessalie

44,864

10.47%

26,295

5.79%

Grèce occidentale

33,751

8.80%

18,245

4.34%

Grèce centrale

26,209

8.76%

14,005

3.99%

Égée-septentrionale

15,506

14.70%

12,819

10.69%

Péloponnèse

22,739

6.43%

12,778

3.34%

Epire

17,380

8.09%

10,760

4.78%

Macédoine orientale-Thrace

17,836

5.43%

10,497

2.76%

Crète

18,343

5.76%

10,465

2.98%

Iles ionniennes

14,483

11.44%

9,581

7.67%

Macédoine occidentale

12,098

6.90%

8,033

4.14%

Egée méridionale

12,766

8.02%

4,824

2.75%

A l'échelle nationale

472,653

8.82%

277.227

4.5%

 

Dans la soirée du 18 mai, le secrétaire-général du KKE Dimitris Koutsoumpas, a fait l'analyse suivante du premier tour des élections municipales et régionales :



« Pour commencer, nous aimerions remercier tous ces hommes et ces femmes qui ont répondu à l'appel du KKE, se sont unis à lui, ont voté pour les listes du Rassemblement populaire, soutenues par le KKE dans tout le pays, dans les régions et les municipalités.



Nous vous appelons à prendre part à cette bataille avec encore plus de confiance, de détermination cette semaine dans chaque foyer, lieu de travail et quartier, afin de renforcer le KKE dimanche prochain, lors des élections européennes.



Nous sommes conscients que cela nous confère plus de responsabilités. Nous devons contribuer de façon plus résolue au rassemblement, à la combativité et au caractère de masse du mouvement ouvrier et populaire, à l'organisation de la lutte quotidienne du peuple, à la création d'une grande alliance populaire, avec un KKE renforcé partout. Nous avons besoin d'un KKE fort partout afin d'empêcher que des mesures encore plus graves soient prises par les administrations locales anti-populaires dans les municipalités et les régions, afin que nous puissions lutter pour la satisfaction des besoins des gens, afin que nous puissions commencer, le peuple au premier plan de ce processus, à briser les chaînes de l'UE, des monopoles, de leurs gouvernements, quelle que soit l'étiquette dont ils se parent.



Nous estimons que les résultats obtenus par les listes soutenues par le KKE dans les 13 régions du pays et la majorité des municipalités sont positifs et source d'espoir.



Les résultats qui ont été décomptés jusqu'à présent nous indiquent qu'elles frôlent les 9 %. Cette tendance, dans une plus ou moins grande mesure, démontre que les listes du Rassemblement populaire dans les communes à l'échelle nationale ont gagné un poids significatif dans toutes les communes, ce qui comprend l'élection de centaines de conseillers municipaux et la possibilité de lutter pour la majorité dans certaines municipalités au second tour.



Nous estimons que les résultats relativement élevés de l'Aube dorée dans la ville d'Athènes et dans la région Attique sont particulièrement négatifs.



Le second tour des élections régionales et municipales se déroulera dimanche prochain. Dans certains cas, il semble que nous avons beaucoup de chance d'être au second tour.



Par exemple, à Patras, Petroupolis, Ikaria et ailleurs, les résultats définitifs ne sont pas encore connus.



Nous appelons les ouvriers, les employés, les travailleurs indépendants, les chômeurs, les retraités, les jeunes hommes et jeunes femmes, qui se sont abstenus et ne sont pas allés voter pour diverses raisons, aux autres qui veulent résister aux politiques anti-populaires et voté pour d'autres partis et d'autres listes, à participer à l'élan dans ces villes où nous serons au second tour en votant pour le « Rassemblement populaire », en renforçant massivement les listes du KKE aux élections européennes.



Là où les listes du Rassemblement populaire ne seront pas au second tour, nous appelons les gens à sanctionner les partis et les listes, quelque soit leur nom, qui collaborent à la politique d'intégration aux nouveaux mécanismes créés après les réformes des collectivités locales « Kallikratis » ainsi qu'à la stratégie de l'UE de l'Europe des régions etc.



La loi électorale pour le second tour déforme les choix du peuple. Le KKE ne se soumet pas et ne se soumettra pas aux fausses alternatives et ne choisira pas le moindre mal en toute circonstance, qui se révèle en dernière analyse être aussi mauvais voire un mal encore pire que celui que l'on voulait éviter.



Le KKE a clarifié cette question de façon opportune dès le début de la bataille électorale, c'est-à-dire que le peuple ne devrait voter pour aucune autre liste. Cela ne signifie ni passivité ni neutralité.



Cela signifie que nous indiquons une voie qui correspond à la seule issue pour notre peuple, que nous nous préparons, dès le lendemain des élections, à un rude affrontement et à une lutte pour soulager le sort des travailleurs, des chômeurs, des foyers populaires, des retraités, des jeunes, de tous ceux qui souffrent.



Nous appelons les gens à résister aux fausses alternatives « stabilité et reprise » ou « déstabilisation », les fausses attentes suscitées par le gouvernement ND-PASOK, puisque la stabilité et la reprise ne seront que pour le grand capital et non pour le peuple.



SYRIZA de son côté ne veut pas ni ne peut sauver le peuple et préparer la rupture révolutionnaire.



Les gens doivent croire au KKE, qui n'est pas lié par les décisions anti-populaires, les signatures déshonorantes et les consensus dangereux, contrairement aux autres partis qui recherchent les voix des gens et veulent à la fois continuer leur travail anti-populaire et devenir califes à la place du calife.



Un vote pour le KKE au second tour des élections locales et des élections européennes signifie que les conditions préalables peuvent être créées pour la renaissance du mouvement populaire, pour le rassemblement des forces dans les intérêts du peuple. Donner de la force au KKE pour que l'on puisse repartir de l'avant. Sortons-en tous plus forts ! ».

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 06:36

foithtikes-ekloges-12.jpgÉlections étudiantes en Grèce : percée des organisations communistes, entre 19 et 22 % des voix !



Communiqué du Parti communiste grec (KKE)



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Les élections pour les comités des syndicats étudiants se tenaient ce 7 mai, 11 jours avant les élections locales et 18 jours avant les élections européennes. Les listes du « Panspoudastiki KS », soutenues par la Jeunesse communiste de Grèce » (KNE), ont pu compter sur un soutien massif dans les urnes.



« Panspoudastiki KS » a amélioré ses résultats dans les Instituts techniques, récoltant 22,4 % (+ 3,9 points) et a pu bénéficié d'une croissance analogue dans les universités, avec 19,2 % (+ 2,8 points).



Même si cette année le taux de participation a été plus faible que l'an passé, « Panspoudastiki KS » a été la seule force à progresser tant en chiffres absolus que relatifs, elle émerge comme la seconde force dans les Instituts techniques comme dans les Universités.



Les forces gouvernementales ont subi des reculs en pourcentages comme en nombre de voix (les conservateurs de la ND et les sociaux-démocrates du PASOK), tandis que l'ultra-gauche et les forces de SYRIZA restent dans les mêmes eaux en pourcentage tout en subissant une légère inflexion en nombre de voix par rapport à l'an dernier.



Il est symptomatique que le rassemblement soutenu par SYRIZA stagne à 6 % dans les universités et à 2 % dans les Instituts techniques, au même niveau que l'an passé, contrairement aux listes appuyées par les jeunes communistes.



Les listes du « Panspoudastiki KS » étaient présentes dans la majorité des facultés.



Un « Panspoudastiki KS » fort le lendemain des élections renfoncera la lutte convergente des étudiants, du Front de lutte des étudiants (MAS), qui mène la lutte aux côtés des travailleurs, du PAME pour leurs droits.



Dans le même temps, les jeunes communistes cherchent à renforcer leurs efforts pour animer des syndicats étudiants combatifs, afin de renforcer la lutte pour obtenir des moyens pour nos établissements, le respect des droits des étudiants dans leurs études, ce qui comprend la gratuité de la restauration, tout comme des transports, des livres, du matériel d'étude, et pour une éducation scientifique de qualité, avec les diplômes comme seule condition préalable à l'embauche.



Dans son communiqué, le secrétaire de la KNE (JC grecque) Thodoris Chionis, a caractérisé le résultat de positif et de « message de lutte et d'optimisme » et il a déclaré :



« Nous devons envoyer un message encore plus résolu, nos rêves et nos besoins n'ont rien à avoir avec le maelstrom de l'UE et du système. Nous appelons les étudiants dans leur ensemble à choisir la voie de la transformation révolutionnaire du système et du retrait de l'UE. Il faut qu'il donne plus de poids à la force qui lutte sans répit pour nos droits et pour la seule solution dans les intérêts du peuple. Nous devons renforcer le KKE dans les échéances électorales que nous allons affronter ».

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Grèce et Chypre
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