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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 06:29

8marsURSS

Lénine à propos de la Journée internationale des travailleuses en 1921

Texte repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 


La journée internationale des travailleuses


 

Le trait essentiel, fondamental du bolchévisme et de la Révolution d’Octobre, c’est d’amener à la politique ceux qui étaient les plus opprimés sous le régime capitaliste. Les capitalistes les étouffaient, les dupaient et les pillaient aussi bien sous la monarchie que dans les républiques bourgeoises démocratiques. Cette oppression, cette duperie, ce pillage du labeur populaire étaient inévitables tant que subsistait la propriété privée de la terre, des fabriques et usines.


L’essence du bolchévisme, du pouvoir soviétique est de remettre tout le pouvoir d’Etat entre les mains des masses laborieuses exploitées, en dévoilant la duperie et l’hypocrisie de la démocratie bourgeoise, en abolissant la propriété de la terre, des fabriques et des usines. Ce sont ces masses qui prennent en main la politique, c'est-à-dire l’édification de la société nouvelle. C’est une œuvre difficile, les masses sont abruties et accablées par le capitalisme, mais il n’existe pas, il ne peut exister d’autre issue à l’esclavage salarié, à l’esclavage capitaliste.


On ne saurait amener les masses à la vie politique sans y attirer les femmes. Car en régime capitaliste, les femmes, la moitié de l’espèce humaine, sont doublement exploitées. L’ouvrière et la paysanne sont opprimées par le capital, et par surcroît, mêmes dans les républiques bourgeoises les plus démocratiques, premièrement elles ne jouissent pas de tous les droits, car la loi ne leur confère pas l’égalité avec les hommes ; deuxièmement, et c’est là l’essentiel, elles restent confinées dans « l’esclavage domestique », elles sont les « esclaves du foyer » accablés par les travaux ménagers, les plus mesquins, ingrats, durs et abrutissants, et en général par les tâches domestiques et familiales individuelles.


La révolution bolchévique, soviétique, coupe les racines de l’oppression et de l’inégalité des femmes de façon extrêmement profonde, comme aucun parti et aucune révolution au monde n’ont osé les couper. Chez nous, en Russie soviétique, il n’existe pas trace de l’inégalité des femmes par rapport aux hommes au regard de la loi. Le régime des soviets a totalement aboli l’inégalité odieuse, basse, hypocrite dans le droit matrimonial et familial, l’inégalité touchant l’enfant.


Ce n’est là que le premier pas vers l’émancipation de la femme. Aucun des pays bourgeois, même parmi les républiques les plus démocratiques n’a osé faire ce premier pas. On n’a pas osé, par crainte de la « sacro-sainte propriété privée ».


Le deuxième pas et le principal a été l’abolition de la propriété privée de la terre, des fabriques et des usines. C’est cela et cela seul qui fraye la voie de l’émancipation complète et véritable de la femme, l’abolition de « l’esclavage domestique » grâce à la substitution de la grande économie collective à l’économie domestique individuelle.


Cette transition est difficile ; il s’agit de refondre « l’ordre des choses » le plus enraciné, coutumier, routinier, endurci ( à la vérité, c’est plutôt une monstruosité, une barbarie). Mais cette transition est entreprise, l’impulsion est donnée, nous sommes engagés dans la nouvelle voie.


En cette journée internationale des ouvrières, on entendra dans les innombrables réunions des ouvrières de tous les pays du monde, saluer la Russie soviétique qui a amorcé une œuvre incroyablement dure et difficile, une grande œuvre universelle de libération véritable. Des appels galvanisants inciteront à ne pas perdre courage face à la réaction bourgeoise furieuse, souvent même sauvage. Plus un pays bourgeois est « libre » ou « démocratique », et plus les bandes capitalistes sévissent avec fureur et sauvagerie contre la révolution des ouvriers ; c’est le cas pour la république démocratique des Etats-Unis d’Amérique. Mais la masse ouvrière s’est déjà réveillée. La guerre impérialiste a définitivement éveillé les masses endormies, somnolentes, inertes de l’Amérique, de l’Europe et de l’Asie arriérée.


La glace est brisée dans toutes les parties du monde.


L’affranchissement des peuples du joug impérialiste, l’affranchissement des ouvriers et des ouvrières du joug capitaliste avance irrésistiblement. Des dizaines et des centaines de millions d’ouvriers et de paysans, d’ouvrières et de paysannes ont fait progresser cette œuvre. Voilà pourquoi l’affranchissement du travail délivré de la servitude capitaliste triomphera dans le monde entier.


4 mars 1921. Publié dans la Pravda du 8 mars 1921.

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 07:38

lenin-october-revolutionOctobre vit et vivra



Article de Albano Nunes, membre du secrétariat du Parti communiste portugais (PCP), dans Avante, organe central du PCP à l'occasion du 94ème anniversaire de la Révolution d'Octobre



Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Pour les communistes portugais, évoquer le 7 novembre et célébrer la première révolution socialiste victorieuse est un acte de cohérence révolutionnaire et de fidélité aux racines de son parti. Le PCP, tout en étant œuvre de la classe ouvrière portugais et produit du mûrissement du mouvement ouvrier portugais, est né de l'extraordinaire impact mondial de la Révolution d'Octobre et de l'exemple exaltant du parti bolchevique et de Lénine. Cette année où nous célébrons le 90ème anniversaire du Parti, il est particulièrement opportun de souligner que le 6 mars et le 7 novembre sont des moments inséparables de l'histoire de ce parti patriotique et internationaliste,une histoire que, avec ses victoires et ses défaites, ses lumières et ses ombres, le PCP assume fièrement dans son intégralité.



L'évocation du 7 novembre représente la juste valorisation d'une épopée qui, de la conquête du pouvoir par la classe ouvrière à l'entreprise pionnière de construction d'une nouvelle société, a transformé de fond en comble la vieille Russie impériale tsariste, démontrant aux travailleurs et aux peuples du monde entier que leur libération du joug du capital non seulement était possible, mais qu'était possible également la participation engagée et créative des travailleurs sous la direction de son avant-garde révolutionnaire à la construction sur les ruines du vieil ordre d'un nouvel ordre plus libre, plus juste, plus pacifique, plus humain, d'une société réellement supérieure à la société capitaliste.



Aujourd'hui, la lutte contre les campagnes visant à effacer la signification de la Révolution d'Octobre et à ré-écrire l'histoire de façon à priver les exploités et les opprimés de l'espoir et de la confiance dans la possibilité de victoire de leur lutte, occupe une place centrale dans la lutte contre l'idéologie bourgeoise. Et c'est pour cela qu'il est nécessaire de ne pas oublier les grandes avancées libératrices du XXème siècle, à commencer par toute une nouvelle génération de droits sociaux après la défaite du nazisme et du fascisme, sont inséparables de l'action désintéressée et du projet des communistes, et d'insister sur le fait queles défaites du socialisme en URSS et en Europe de l'Est n’annulent en rien ses extraordinaires réalisations, et ne changent rien à la nature exploiteuse, oppressive et agressive du capitalisme.



Vingt ans après la contre-révolution dans la patrie de Lénine et l'explosion triomphaliste d'un capitalisme victorieux du bras de fer de la « guerre froide », ce qui est au premier plan de l'actualité politique, ce sont les brutales manifestations de la crise du capitalisme et la confirmation que le socialisme est plus que jamais nécessaire et urgent. Dans l'époque historique que nous vivons ouverte par la Révolution d'Octobre,la phase de transition du capitalisme au socialisme reste la solution aux graves problèmes que doit affronter le monde actuellement, solution qui ne peut qu'être trouvée dans la voie de profondes transformations économiques et sociales, anti-monopolistes et anti-capitalistes qui dépasse les contradictions qui sont à l'origine de la crise structurelle et systémique dans laquelle est plongée le système capitaliste, à commencer par la contradiction entre le caractère social de la production et son appropriation privée.



Tout comme la Révolution d'Octobre a signifié un gigantesque bond en avant dans l'histoire de l'Humanité.



Mais un tel cap n'est pas inévitable. Il faut lutter sur tous les continents. Au Portugal, animés par les idéaux et les réalisations de la Révolution d'Octobre, nous n'accorderons pas de répit au pacte d'agression et nous continuerons la lutte pour une politique patriotique et de gauche, pour une démocratie avancée, pour le socialisme et le communisme, objectifs suprêmes du PCP.

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 06:01

edelmanEntretien avec la présidente centenaire du PC Argentin, Fanny Edelman, sur son expérience de brigadiste internationale pendant la Guerre civile espagnole





Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Ses premiers pas en politique, elle les a effectués à l'âge de 20 ans. En février, elle a fêté ses 100 années de vie et 80 de lutte pour un monde meilleur. Elle a combattu les forces de Franco pendant la guerre civile espagnole. Elle a parcouru le monde, soutenant les revendications des travailleurs et l'exigence d'une égalité de genre. Fanny Edelman est tout un symbole du fait que l'engagement militant n'est jamais terminé.



Comme beaucoup de jeunes qui s'engagent aujourd'hui mus par le désir de construire un monde meilleur, Fanny Edelman avait seulement 20 ans quand elle a fait ses premiers pas dans la lutte contre les injustices sociales. Elle fit partie du Secours rouge ; rejoignit le Parti communiste ; participa à la défense de la République pendant la Guerre civile espagnole ; travailla pendant 50 ans (de 1947 à 1997) à l'Union des femmes argentines ; fut secrétaire-générale de la Fédération démocratique internationale des femmes, organisation qui sous sa direction a réalisé des efforts importants avec l'ONU, l'UNESCO, l'UNICEF et l'OIT (sous sa direction, la Fédération fut une des organisations qui a proposé à l'ONU la création de la journée internationale de la femme). Son engagement militant l'a menée au Vietnam, à Cuba, en Afrique et dans chaque coin du monde où elle pouvait œuvrer pour les droits et les revendications des travailleurs et pour l'égalité de genre. Aujourd'hui, à tout juste 100 ans, elle continue à militer avec lucidité et enthousiasme. Elle préside le Parti communiste et assure qu'il faut soutenir de manière critique le processus mené par le gouvernement deCristina Fernández Kirchner.



Peu de temps après la commémoration d'un nouvel anniversaire de la fin de la Guerre civile espagnole, nous nous entretenons avec elle sur ses débuts dans la vie militante et sa participation à ce processus qui a marqué l'histoire mondiale, et dont assure-t-elle lui elle garde la ferme conviction qu'un peuple qui se bat pour ses droits possède une force invincible.



Quelles furent les origines de votre engagement ?



J'ai toujours été sensible aux souffrances des autres. Je viens d'un foyer très modeste qui a également beaucoup souffert. Jusqu'à l'âge de 20 ans, je me suis toute consacrée à aider mon père et ma mère. Mais je dirai que le grand saut je l'ai fait au moment de la première dictature militaire, dans les années 1930. Cette dictature qui a volé des droits, qui a transformé complètement la vie de la nation. Cette dictature a lancé une grande campagne de répression contre les anarchistes et les communistes. Les prisons se sont remplies.



C'est dans ce contexte que vous avez fait vos premiers pas dans la vie militante ?



Dans ces circonstances, j'ai fait la connaissance d'une russe, dont le nom m'échappe aujourd'hui, une femme qui après le triomphe de la révolution russe a été poussée à l'exil par son mari, qui n'avait pas beaucoup de sympathie pour les révolutionnaires. Elle a toujours ressenti une douleur intense d'avoir abandonné son pays qu'elle aimait beaucoup et dont elle aimait tant également le processus qui s'y déroulait.



Quand je l'ai connue, elle s'est rendue compte de mes inquiétudes, de mes préoccupations et m'a invité à travailler au Secours rouge. Elle m'a expliqué que le Secours rouge était une institution internationale qui mettait en pratique une solidarité active avec les prisonniers politiques et sociaux. Les membres de ce groupe parcouraient les villes et récoltaient des aliments pour les prisonniers et pour les proches des prisonniers. Par ailleurs, on collectait de l'argent pour compenser le salaire que le chef de famille ne pouvait plus apporter en tant que prisonnier.



C'est là que se fit le lien avec la pensée communiste ?



Oui, ce fut là car le Secours rouge était dirigé par trois communistes éminents qui eurent une très grande influence sur moi, surtout Alcides de la Peña, médecin diplômée de Córdoba qui avait été expulsée de la faculté car communiste. J'ai noué avec elle une profonde amitié jusqu'à sa mort. Une femme que je respectais infiniment.



D'autres personnes m'ont également beaucoup enrichi. Lorsque nous vivions à Vicente López, nous avons connu un groupe d'anarchistes. Des hommes de grand talent, des gens d'une très grande valeur humaine. Pour moi cela a signifié beaucoup car ils m'ont fait pénétré dans les aspects culturels de la pensée révolutionnaire. Je connus là des figures comme Álvaro Yunque, qui m'a énormément impressionnée ; ou Leónidas Barleta, qui avait créé le théâtre du peuple. Avec mon compagnon, nous avons noué une amitié solide avec lui. C'est une figure qui hélas est un peu passée dans l'oubli, celle de Leónidas Barleta.



C'est à cette époque que commence à prendre forme ce qui deviendra ensuite la Guerre civile espagnole ?



En 1934, nous avons été profondément émus par une grande grève du bassin minier des Asturies, qui fut réprimée brutalement. Ils étaient les moins bien payés de toute l'Europe. Cette grève eut des répercussions ici, dans ce que nous appelions le Comité espagnol de l'aide aux victimes de la Mine. Nous nous sommes rapprochés à ce moment-là. La répression fut si brutale, dirigée qu'elle était par le général Franco, qu'une commission s'était formée pour enquêter sur ces horreurs. Il y eut des fosses communes, des tortures brutales, une chose épouvantable. C'est alors qu'apparut la figure de la Pasionaria, fille de mineurs, épouse de mineurs, sœur de mineurs. Elle a consacré toute sa force et ses capacités à la solidarité avec les mineurs. Une femme à la personnalité passionnante, par sa capacité de mobilisation, sa détermination, son contact humain permanent avec le peuple. Pendant la guerre, elle a joué un rôle capital.



Fanny EdelmanComment avez-vous rejoint les troupes qui allaient combattre en Espagne ?



Quand la guerre a éclaté, notre parti et d'autres forces politiques ont lancé un grand mouvement de solidarité. Un mouvement de solidarité matérielle, morale et politique. On a constitué ce qu'on a appelé la Fédération d'organisations d'aide à la République espagnole, qui a mobilisé plusieurs milliers de personnes. On a récolté de l'argent, des vêtements, des chaussures, des médicaments, des couvertures, tout ce qu'il était possible de récolter. Mon compagnon était journaliste d'une grande organisation ouvrière, la Fédération du Bâtiment. Dans le petit cercle où il travaillait, on commentait la présence de plus en plus importante en Espagne de brigades internationales ; en réalité, il s'agissait de camarades persécutés dans leurs pays d'origine qui devaient aller ailleurs. Ces brigades internationales ont joué un rôle essentiel pendant la guerre et, naturellement, ont impulsé une solidarité massive. Pour moi, la solidarité est un élément essentiel de notre pensée révolutionnaire. C'est à ce moment-là que naquit l'idée d'aller en Espagne.



Comment y avez-vous participé ?



En Espagne, j'ai intégré le Secours rouge et mon compagnon, qui était journaliste, y est allé comme reporter de la Nueva España, qui était le journal qui représentait sur place le mouvement de solidarité.



Nous y sommes restés deux ans. Ce fut une expérience inoubliable, incomparable. Quand un peuple défend sa survie, quelle force il peut avoir.. quelle force. On luttait avec la faim, le froid et même parfois désarmés.



C'est dans ce contexte que vous avez fait la connaissance du poète Antonio Machado?
 
Oui, nous avons eu la chance, la chance énorme, de connaître le grand poète Antonio Machado, qui fut celui qui, lors du rude hiver 1936, a lancé un appel espagnol afin de donner tout ce qu'il pouvait pour répondre aux besoins des soldats. Et je fus chargé de mener la campagne, un honneur extraordinaire et une expérience inoubliable.



La défaite fut un coup très dur ?



La guerre ne s'est pas perdue par notre incompétence, mais plutôt en raison de la trahison d'un des chefs de la République, qui a ouvert les portes de Madrid aux troupes franquistes.



Ce fut un moment réellement tragique, tragique. Il y eut la ruée vers la frontière française de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants, de vieux et de jeunes. Et à la frontière française, au lieu de les recevoir comme des réfugiés, on les a mis dans des camps de concentration. Le gouvernement français a une responsabilité terrible, car elle a favorisé la politique de Franco et de ses alliés nazis en empêchant que les armes que le gouvernement Espagnol avait acheté traversent la frontière et entrent en Espagne. Ce fut vraiment une période sombre.



Comment fut le retour ?



Nous sommes revenus et nous nous sommes consacrés à l'accueil des réfugiés. Dans le mouvement de solidarité d'Argentine, du Chili et d'Uruguay, nous avons récolté de l'argent pour 3 000 réfugiés. Ensuite aussi, avec beaucoup plus de difficultés, nous avons organisé l'aide aux prisonniers politiques. La dictature de Franco comptait 100 000 prisonniers politiques, dont 20 000 femmes. Les tortures, les crimes qui furent commis pendant 40 ans de dictature sont indicibles.



Des crimes qui restent impunis.



C'est seulement maintenant, 70 ans après la fin de la guerre, que le gouvernement espagnol commence un peu à bouger pour renouer avec la mémoire. Cela a été permis grâce à la pression énorme des proches de ceux qui sont morts durant la guerre, pour trouver les fosses communes et retrouver leurs morts.



Cette guerre fut fondamentale non seulement pour l'Espagne mais pour le monde entier.



Franco a pris le pouvoir en avril et en septembre les nazis attaquaient la Pologne et c'était le début de la seconde guerre mondiale, qui est devenue une guerre anti-fasciste après l'entrée en guerre de l'Union soviétique et la mise en place de la coalition des pays anti-fascistes. Ici aussi se développa un mouvement énorme de solidarité profondément enraciné au sein du peuple. Je crois que ces deux mouvements (pour l'Espagne d'abord et pour l'Union soviétique ensuite) ont contribué à une élévation considérable du sentiment anti-fasciste de notre peuple. La Guerre civile espagnole la réveillé et la Seconde guerre mondiale l'a développé de façon extraordinaire.



Vous avez dit dans une précédente interview que la défaite de la Guerre civile espagnole ne vous avez laissé aucune déception.



Non, car nous connaissions le peuple. Nous connaissions son héroïsme, son esprit de sacrifice, et ce sentiment patriotique si profond, ancré au fond de chacun d'entre eux. Par ailleurs, il convient de faire remarquer que le gouvernement de Front populaire a élaboré la constitution la plus progressiste qu'ait connue l'Europe, et a mis en œuvre la réforme agraire, quelque chose de fondamental pour un peuple soumis pendant des siècles à la rapacité du féodalisme de la noblesse. Ce fut donc pour les paysans une libération extraordinaire. Et cela fut mis en place pendant la guerre. Ce fut une expérience extraordinaire.



Bien plus qu'une figure historique, Edelman participe activement au débats politiques au sein du Parti communiste argentin, voilà pourquoi on ne pouvait mettre cette question de côté dans notre conversation :



Quel est votre rapport avec le Gouvernement ?



La présence de la jeunesse, poussée par la mort de Kirchner, est une question à approfondir encore plus. Pourquoi la mort d'un homme comme Kirchner a tant mobilisé les jeunes ? Je crois que cette jeunesse a vu dans la politique kirchnériste un changement. Nous avons une politique très claire vis-à-vis du gouvernement. Nous sommes dialectiques, et nous entendons bien qu'il y a des aspects de la politique gouvernementale qui sont positifs et que nous devons soutenir. Nous soutenons l'Allocation universelle par enfant, les avancées sur les retraites, la nationalisation de la compagnie aérienne Aerolineas, la Loi sur les médias cassant les monopoles privés, la politique étrangère avec tout ce que représente l'UNASUR ; nous avons également soutenu le Gouvernement pendant le conflit de la résolution 125 [taxe sur l'industrie agro-alimentaire destinée à financer les programmes sociaux du gouvernement et qui a suscité l'opposition massive des industriels du secteur], etc. Ce sont des progrès nets pour la société. Mais, de la même façon, nous le critiquons sur d'autres questions, comme la loi sur les partis politiques, qui selon nous va dans le sens du bi-partisme, la loi anti-terroriste, ou l'insuffisance des mesures frappant les grandes multi-nationales, afin d'obtenir l'argent qui garantisse aux retraités un taux de couverture de 82%. Nous attendons du gouvernement qu'il radicalise sa politique et, entre autres, reprenne possession du patrimoine national (le pétrole, les mines, la marine marchande, etc.).



Nous avons notre propre programme, qui vise au socialisme, mais dans les conditions actuelles, nous croyons que nous devons apporter un soutien critique et constructif, car nous ne croyons pas que les autres partis politiques peuvent défendre une politique en faveur des intérêts du peuple.

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 13:49

eltsine 19 aoutSur les événements du 19 août 1991 en URSS

 

 

Communiqué du Parti communiste portugais (PCP)



Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



1. Les événements du 19 août 1991 en URSS, que les apologistes du capitalisme rappellent dans une opération classique de diversion idéologique, ont constitué une tentative désespérée et ratée de la part de hauts dirigeants du Parti et de l’État soviétiques pour empêcher la désintégration de l'URSS, un événement parmi d'autres dans une lutte aiguë qui se jouait alors en Union soviétique pour le sort de ce puissant pays multi-national et de son système socialiste. Il s'agit d'un événement qui a servi alors de prétexte à une violente campagne internationale anti-communiste, campagne qui en plus de viser à l'affaiblissement, la division et la dégénérescence des partis communistes, cherchait surtout à justifier l'ingérence brutale de l'impérialisme dans les affaires internes de l’État soviétique et à apporter une couverture politique et idéologique aux forces contre-révolutionnaires qui, en déchirant la Constitution soviétique, préparaient déjà l'assaut au pouvoir. Assaut qui s'est produit peu de temps après la dissolution et l'interdiction du PCUS et, s'en est suivi de tout un ensemble d'actes violents et criminels, dont le bombardement du Soviet suprême est un exemple particulièrement significatif.



2. Historiquement, ce qui est important, ce ne sont pas les événements du 19 août mais la vive escalade contre-révolutionnaire menée par Eltsine qui, contre la volonté expresse du peuple soviétique – lors du référendum du 17 mars 1991, et en dépit de la confusion déjà bien installée alors dans la société, 76% des soviétiques avaient voté pour le maintien de l'URSS – a conduit au démantèlement de l'URSS et à la destruction de son système socio-économique socialiste. Système qui, en dépit des retards, des erreurs et des déformations qu'il était devenu nécessaire de dépasser, a bien révélé sa supériorité par rapport au capitalisme, a apporté au peuple soviétique de grandes conquêtes et réalisations, a apporté la contribution la plus héroïque et décisive à la défaite du nazisme et du fascisme et a exercé une influence déterminante dans les grandes avancées transformatrices et révolutionnaires du XXème siècle. Sa destruction ne pouvait pas ne pas représenter, comme cela a été le cas dans les faits, de grandes pertes et d'immenses sacrifices pour les travailleurs et pour les peuples d'URSS ainsi que pour les peuples du monde entier.



Avec la disparition du puissant contre-poids que l'URSS et le système socialiste ont représenté par rapport à l'impérialisme et sa politique agressive d'exploitation, et la modification brutale du rapport de forces en découlant, le monde est devenu plus injuste, plus dangereux, plus inhumain.



Vingt ans après, se révèle clairement toute la fausseté et l'hypocrisie des arguments « démocratiques » et « humains » qui ont régi la campagne anti-soviétique et anti-communiste autour des événements du 19 août 1991, fausseté et cynisme que le PCP a dénoncé sans cesse depuis, s'opposant avec fermeté aux opérations de falsification et de calomnie qui visaient, au Portugal, à discréditer, affaiblir et diviser le parti, confirmant et affirmant ses principes et son identité révolutionnaire et exprimant toute sa confiance dans l'idéal et le projet communiste.



3. Il convient de souligner la défaite politique et idéologique de ceux qui ont proclamé alors la « mort du communisme », le « déclin irréversible » du PCP, la « fin de la lutte de classes », la « fin de l'Histoire », en somme, la défaite de l'apologétique d'un capitalisme triomphant et revanchard, prétendant ré-écrire l'Histoire en fonction de son intérêt.



La réalité de la crise profonde dans laquelle le système capitaliste est englué parle d'elle-même. Le capitalisme non seulement s'est révélé incapable de résoudre les problèmes des travailleurs et des peuples, mais il tend à les aggraver considérablement mettant en danger, avec la course au profit maximal, l'agression contre l'environnement et la guerre, l'existence même de l'Humanité. Comme l'a souligné le XVIIIème Congrès du PCP, l'alternative au capitalisme, le socialisme, est plus actuelle et nécessaire que jamais.

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 16:28

gdr symbols50ème anniversaire du mur de Berlin : une analyse plus approfondie



par Victor Grossman, correspondant du Morning Star à Berlin



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


Cette année, la chaîne publique Berlinoise nous a bourré le crâne chaque jour déjà un mois avant l'anniversaire du mur de Berlin. Chaque soir, depuis fin juillet, elle livrait une interview avec quelqu'un, à peu près n'importe qui, qui pouvait nous raconter une histoire émouvante sur le Mur. Chaque jour, on nous montrait les bonnes vieilles et familières photos d'évasions, des images de ruines du mur et une pléthore de cérémonies.



Ai-je l'air cynique? Le mur de Berlin était un édifice tragique, un grand nombre de personnes en ont souffert et beaucoup sont morts en rapport avec son existence. Chaque décès était une perte amère. Il est impossible d'enjoliver sa mémoire, comme n'importe qui a vécu tout près de lui peut en offrir un témoignage poignant.



Pour quiconque qui pousse l'analyse plus loin, cependant, certaines questions appellent encore des réponses. Pourquoi a-t-il été construit ? Et pourquoi, après tant d'années, est-il de façon si peu commune mis encore sous le feu des projecteurs ? La presse ici a très largement oublié les tragédies liées à l'époque Nazie dans les quelques années qui ont suivi 1945.



Le mur a été construit en désespoir de cause, la seule méthode que les dirigeants est-allemands pouvaient trouver pour arrêter l'hémorragie de la population de l'Est vers l'Ouest. Je trouve plusieurs explications principales à cette hécatombe dramatique.



Premièrement, la quasi totalité de ceux qui dans le tiers-est de l'Allemagne étaient impliqués dans les crimes de guerre ou les autres brutalités Nazie, estimant avec raison qu'ils seraient bien plus en sécurité sous la coupe occidentale que sous celle Soviétique, ont décampé aussi vite que possible. Voilà ce que firent ceux qui mus par la haine la plus forte et la plus profonde envers les Communistes et les Russes, qui a été attisée avec tant de force par Hitler et sa bande, les hommes les plus mouillés dans le massacre systématique des Communistes et des Russes. Par bien des aspects, l'Allemagne de l'Est a eu la chance de perdre ces gens, mais ils ne comptaient pas que des troupes d'assaut et des agents de la Gestapo mais aussi une forte part de techniciens, managers et spécialistes de toute sorte.



Deuxièmement, l'économie est-allemande ravagée par la guerre était désavantagée dès le départ. Elle était depuis longtemps une région économiquement plus faible ; même où il existait une industrie, elle était largement dépendante des matières premières issues des régions cédées à la Pologne ou des sources ouest-allemandes de fer, de charbon et d'autres matières premières. Plus important encore, les puissances victorieuses avaient convenu que l'Allemagne de l'Ouest devrait payer des réparations aux pays occidentaux, l'Allemagne de l'Est à l'Union soviétique et à la Pologne. Mais les pays occidentaux plus riches avaient subi des dégâts beaucoup moins importants. Le paiement des réparations cessa bien vite alors que les États-Unis, qui n'avaient subi aucun dégât, utilisait sa puissante économie pour accroître rapidement ses investissements dans le cadre du plan Marshall, contribuant à réaliser ce que l'on connaît comme le « miracle économique » ouest-allemand.



L’Allemagne de l'est, de son côté (et après 1949 la République démocratie allemande, ou RDA), ne pouvait pas être exemptée des réparations à la Pologne et à l'Union soviétique dont les économies, moins développées avant la guerre et détruites de façon inimaginable par les Nazis, avaient besoin désespérément des machines Allemandes et d'autres produits. Donc, pendant huit années capitales, l'Allemagne de l'Est eut à supporter le poids de plus de 90% des réparations.



La RDA a été contrainte de relever la tête par ses propres moyens – et c'est exactement ce qu'elle fit, comme des économistes impartiaux l'ont souligné. Elle a rapidement atteint les niveaux d'avant-guerre, industrialisé des régions arriérées figées dans l'ère féodale, mis en place de nouvelles industries et donné la terre aux pauvres paysans et à ceux venant des provinces de l'Est perdues.



En 40 années d'existence, elle a été capable d’offrir le plein emploi, une couverture médicale et une éducation de la petite enfance au doctorat complètement gratuites, des crèches gratuites et des progrès importants vers la réalisation du difficile objectif de l'égalité pour les femmes, avec le planning familial et l'avortement légal. Elle a grandement réduit l'écart entre riches et pauvres et a presque éliminé totalement la pauvreté. Pour moi, de telles réalisations, extraordinaires si on les analyse depuis notre perspective actuelle, ont représenté une expérience marquante dans la voie vers le socialisme.



Mais en dépit de ces réalisations, nombreux furent ceux qui tentèrent de partir ! Et quand leur nombre ne cessa de croître, ce Mur terrible fut construit.



Fondamentalement, c'était un cercle vicieux. Berlin-Ouest était aidé à coup de milliards afin d'impressionner et de gagner les citoyens de RDA. Une propagande extrêmement efficace, reposant sur tous les biens de la culture consumériste Américaine, élaborée à partir des procédés très subtiles de l'industrie publicitaire, était articulée à d'innombrables encouragements à l'émigration, visant en particulier une nouvelle génération d'experts est-allemands tout juste formés.



Ma femme, travaillant dans un hôpital, connaissait un jeune spécialiste Ouest-Berlinois qui parlait régulièrement aux docteurs et les encourageait à « fuir à l'Ouest ». Former un docteur en RDA signifiait investir jusqu'à un demi-million de marks ; de telles pertes ont provoqué des trous, douloureux économiquement et parfois aussi de façon très littérale.



Les médias occidentaux en appelaient constamment aux sentiments nationaux allemands : « Nous ne sommes qu'un peuple, frères et sœurs ! » Mais chaque tentative orientale tendant vers une sorte d'unification neutraliste ou au moins de confédération a été repoussée, en réalité ignorée. La stratégie était « Tout ou rien ». C'est seulement après que l'Allemagne de l'Ouest a mis sur pied une nouvelle armée intégrée à l'OTAN que la RDA a abandonné ses efforts.



C'est là qu'opère le cercle vicieux. Le parti et les autorités gouvernementales de RDA ne pourraient jamais trouver les antidotes adéquats à l'attraction magnétique croissante pour les biens de consommation occidentaux et la culture Américanisée et l'exode de docteurs bien formés, d'ingénieurs et d'artisans qualifiés. Il y avait des efforts louables : le meilleur de l'opéra, de la danse, des théâtres magnifiques, des activités culturelles et sportives pour tous les âges et tous les goûts.



Mais les dirigeants étaient héritiers de leur propre éducation politique, en grande partie forgée dans les actions politiques anti-Nazies des années 1920, 1930 et 1940. Menacés par les conséquences de l'offensive occidentale, ils ont ressenti la nécessité de prendre des mesures énergiques.



Presque tous les pays sévissent contre l'opposition qu'ils considèrent menaçante. Les États-Unis actuels en offrent suffisamment d'exemples. Mais en RDA, en partie en raison de la proximité d'une menace qui n'offrait aucune barrière protectrice naturelle, en partie aussi à cause des conceptions bornées de dirigeants vieillissants se concevant comme omniscients et infaillibles – et l'existence de couches opportunistes et carriéristes renforça ces conceptions – leur « répression » fit plus de mal que de bien.



En conséquence, le flux qui n'avait rien d'extraordinaire de personnes vers une économie perçue comme plus prospère s'était renforcé de ceux qui ne pouvaient pas accepter les pressions d'une direction de plus en plus coupée de sa population. Constatant que l’Église luthérienne ouest-allemande aidait souvent les dissidents de RDA, le gouvernement a souvent pris des mesures répressives contre des membres et des dirigeants de l’Église présentés comme fauteurs de troubles, tandis qu'il finançait dans le même temps l’Église de bien des façons.



Tout en soutenant avec libéralité les arts, le théâtre et le cinéma, elle était souvent méfiante envers ce qu'elle voyait comme une opposition de mèche avec l'Allemagne de l'Ouest, venant grossir les rangs de ceux qui désiraient partir. Le Mur était une réponse désespérée à ce véritable cercle vicieux. De façon peut-être surprenante, pendant des années il a permis de grands progrès et même fut une source de satisfaction accrue de la part de tous ceux qui étaient les moins directement concernés.



Vers la fin, ces tendances souvent contradictoires ont subi les conséquences de la lutte de la RDA pour ne pas être trop à la traîne dans la révolution électronique transformant les économies capitalistes avancées. Mais avec aucune aide même de la part de ses alliés Soviétique ou de l'Est, et exclue de l'essentiel du développement occidental, elle a été contrainte d'investir des milliards dans une vaine compétition avec Sony ou IBM, ainsi que dans un gigantesque programme de logement et dans son appareil militaire de défense. En fin de compte, cela s'est avéré trop pour elle.



Juste avant que le Mur ne soit construit, les flots de ceux qui partaient, craignant que ce ne soit leur derrière chance, ont menacé la RDA d'écroulement. Le gouvernement ouest-allemand, depuis Bonn, était à l'affût d'une telle opportunité. Mais toute étincelle dans cette situation tendue pouvait mener facilement au conflit ; avec les forces américaines et Soviétiques possédant l'arme atomique, que les événements prennent une tournure catastrophique était tout sauf une idée fantaisiste. On cite parfois le président Kennedy affirmant que le Mur « n'est pas une bonne solution mais que c'est mille fois mieux que la guerre ».



Mais pourquoi est-ce que lorsque les anniversaires offrent l'occasion de gloser sur les défauts et les erreurs de l'ancienne RDA, comme le Mur, ceux-ci ne sont ni oubliés ni pardonnés, mais au contraire on les rappelle en martelant le cerveau des gens sans cesse, chaque jour et chaque soir ?



Pour moi, la réponse me paraît évidente. Avec la RDA hors-jeu, les dirigeants d'une République fédérale élargie n'avaient plus besoin de services sociaux et de niveaux de vie suffisamment attractifs pour soutenir la comparaison avec la RDA. Les 21 dernières années ont vu une dégradation constante. Les soins médicaux et dentaires sont de plus en plus chers, payer l'éducation des enfants est une lutte permanente, l'âge de départ à la retraite a été relevé à 67 ans, la TVA et les loyers ont connu une escalade alarmante.



Alors que l'Allemagne connaît un peu moins le chômage que la plupart des pays, grâce à sa position dominante dans l'exportation de biens à haute valeur ajoutée, de plus en plus de gens sont contraints à des emplois précaires, temporaires et payés une misère. Un sentiment de sécurité, conditionnant des décisions sur le mariage, les enfants, le logement entre autres, est quelque chose de rare. Le patronat n'a plus à craindre la moindre compétition avec la RDA. Et cette absence d'une RDA concurrente, faisant constamment l'éloge de la paix, a permis à l'Allemagne d'envoyer des troupes, des navires et des avions de guerre en Serbie, au Liban et en Afghanistan.



La situation pourrie actuellement pousse les gens à se souvenir des meilleurs aspects de la RDA, en particulier dans les domaines du contrôle des loyers, de la garde d'enfants, des soins médicaux et dentaires et surtout de la sécurité de l'emploi et concernant son avenir. Avec l'économie actuelle confrontée à des évolutions inquiétantes dans les années à venir, les dirigeants économiques et politiques craignent de telles conceptions dangereuses. Et cela explique leur message constant, une déformation selon laquelle la RDA n'était que le Mur et rien d'autre, ce socialisme abominable n'était pas seulement un échec, il était aussi mauvais, peut-être même pire, que la dictature fasciste d'Hitler. Et c'est ce qu'on nous sert en Allemagne tous les jours, puissance trois ou quatre pendant les périodes de commémoration.

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Histoire
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