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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 17:57

110807 NagasakiIl y a 66 ans: Hiroshima et Nagasaki. Désarmement nucléaire unilatéral de la France !



Déclaration de la section Paris 15ème du PCF reprise par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Il faut l’anniversaire des bombardements américains sur Hiroshima et Nagasaki pour que l’on reparle, un peu, de la menace de guerre nucléaire qui pèse sur le monde.


L’accident de la centrale Fukushima a relancé un large débat sur le nucléaire civil, alimenté par les rivalités des multinationales de l’énergie (ce qui n’empêche pas les inquiétudes d’être sérieuses et fondées).


Mais rien sur le nucléaire militaire, qui est pourtant, lui, développe de l’énergie uniquement pour tuer.

 

Les bombes nucléaires seraient des armes dont on ne sert pas, paraît-il ?



Mais à Hiroshima le 6 août 1945, puis à Nagasaki le 9 août, les bombes ont bien été lâchées. Les destructions « massives », totales, ont fait quelque 200.000 morts sur le coup, des dizaines de milliers ensuite. Des rescapés, leur descendance, souffrent toujours des conséquences des radiations.

 

Le crime des dirigeants des Etats-Unis avait un but militaire et politique.


Il s’agissait peut-être de précipiter la reddition du Japon, sûrement d’affirmer la force du clan capitaliste face à l’Union Soviétique.


Les Etats-Unis engageaient une course à l’armement nucléaire qui n’est pas achevée. Des dizaines de milliers d’Hiroshima sont toujours en réserves. « La prolifération » continue sur la planète.

 

Quel « équilibre de la terreur » pourrait en retenir l’utilisation ?

 

Au sommet de l’OTAN en décembre 2010 à Lisbonne, a été réaffirmé que « la défense anti-missile ne saurait se substituer à la dissuasion nucléaire ».


Les programmes de recherche, les essais en laboratoire, continuent à mettre au point des armements nucléaires, à impact « limité », utilisables dans le cadre d’ « opérations extérieures ».


C’est toujours le cas, par exemple, au Laser Mégajoule sur le Bassin d’Arcachon pour la part française.


Rien n’est plus clair aujourd’hui que l’intégration totale du pseudo-programme de dissuasion française, dès le départ, dans la force de frappe de l’OTAN. L’illusion, aussi dangereuse que la réalité, d’une défense nucléaire européenne, a fait long feu. Un impérialisme et des bombes européens indépendants seraient-ils meilleurs ?

 

La bataille pour le désarmement nucléaire est toujours d’une actualité pressante alors que l’impérialisme multiplie les foyers de tension dans le monde.


La campagne, qui n’a pas cessé, pour une éventuelle intervention militaire contre l’Iran, supposé développer l’arme atomique, ne saurait faire oublier qu’Israël en dispose déjà, menaçant ses voisins. Comme l’Inde et le Pakistan…

 

L’Appel de Stockholm de 1950 lancé par Frédéric Joliot-Curie et le Conseil mondial de la paix (15 millions de signatures en France) pourrait toujours faire l’objet d’une campagne massive de pétition*.

Aujourd’hui, exigeons en France :

 

-         Le démantèlement unilatéral de la force de frappe nucléaire française (qui coûte 3,5 milliards d’euros au budget de la Nation).

 

-         Un engagement de la France pour la stricte application du Traité de non prolifération et pour l’abolition de l’arme atomique. 

 

N’oublions jamais Hiroshima et Nagasaki !



TEXTE DE L’APPEL DE STOCKHOLM, 19 MARS 1950 :

 

" Nous exigeons l'interdiction absolue de l'arme atomique, arme d'épouvante et d'extermination massive des populations.


Nous exigeons l'établissement d'un rigoureux contrôle international pour assurer l'application de cette mesure d'interdiction.


Nous considérons que le gouvernement qui, le premier, utiliserait, contre n'importe quel pays, l'arme atomique, commettrait un crime contre l'humanité et serait à traiter comme criminel de guerre.


Nous appelons tous les hommes de bonne volonté dans le monde à signer cet appel."



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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 20:56

KepiroRéhabilitation du fascisme et du nazisme en Europe de l'Est : un criminel de guerre nazi acquitté par un tribunal hongrois

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Ces derniers jours, dans l'indifférence la plus absolue des autorités et des organes de presse des pays de l'Union européenne, un tribunal de Budapest a disculpé le nazi hongrois Sandor Kepiro de l'accusation de complicité de crimes de guerres commis en 1942 par les troupes d'occupation allemande et les collaborateurs locaux.



En raison de ce qui vient d'être évoqué, pour celui qui du haut de ses 97 ans est un des derniers criminels de guerre nazis encore vivants, le procureur avait demandé la perpétuité pour le massacre de janvier 1942, à Novi Sad, en territoire serbe, ville annexée par la Hongrie alors alliée de l'Allemagne d'Hitler.



Au moins 1 200 civils, juifs et serbes, sont morts en conséquence de ce massacre. Kepiro, incriminé en 2006, avait ordonné personnellement l'exécution sommaire de 36 personnes.



Dès 1944, Sandor Kapiro avait été condamné à dix ans de prison par un tribunal militaire, mais la sentence avait été annulée. En 1946, le criminel de guerre nazi écopa en Hongrie d'une nouvelle peine de 14 ans de prison, qu'il réussit à éviter grâce à sa fuite en Argentine, où il resta plus d'un demi-siècle jusqu'à son retour à Budapest en 1996.



Notice issue du site de la revue italienne l'Ernesto

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 06:53

Kukryniksy-razgromimDéclaration du président du PC Russe (KPRF), Guennadi Ziouganov, sur le 70èmeanniversaire du 22 juin 1941, début de la résistance du peuple soviétique à l’invasion nazie

 

Déclaration de Guennadi Andreïevitch Ziouganov, président du Comité Central du KPRF


 

Traduction BL pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 


 

 

Compatriotes !



Il y a soixante-dix ans, le 22 juin, des hordes fascistes armées jusqu’aux dents attaquèrent lâchement notre pays. Ils sont arrivés avec une intention préméditée et clairement planifiée : effacer de la surface de la terre le premier Etat ouvrier et paysan au monde,  l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, détruire et asservir nos peuples, s’approprier les richesses de notre pays.



Ce jour-là, l’URSS n’a pas été confrontée qu’à l’Allemagne nazie. Elle a été frappée par une machine colossale, qui avait absorbé presque toue l’Europe. Nos frontières, de la Mer Noire à la Mer Baltique, ont été franchies non seulement par les troupes germano-fascistes, mais aussi par les hordes de leurs collaborateurs, venus d’Italie, de Roumanie, de Hongrie et d’autres pays. Plus tard, des groupes de bandits issus de formations nationalistes et fascistes les ont rejoints : miliciens, déserteurs et autres traîtres. C’est l’économie de nombreuses nations captives qui travaillait pour le monstre hitlérien : l’Autriche et la République Tchèque, la France et la Bulgarie, la Hongrie et la Belgique, les Pays-Bas et la Pologne. Les régimes fascistes d’Italie, d’Espagne et du Japon étaient de loyaux alliés de l’agresseur.



Le gouvernement du pays des Soviets savait que la guerre contre le fascisme était inévitable. Il a tout fait pour en retarder le commencement. Sous la direction du Parti des bolchéviques, au cours des dix années qui ont précédé la guerre, notre pays a développé à un rythme accéléré sa puissance économique et militaire. Tout au long de ces années, la production civile, aussi bien que militaire, a augmenté régulièrement. De nouvelles divisions ont été formées, des instituts et des académies militaires ont été ouverts. Les meilleurs modèles d’armements ont été produits en série : le célèbre tank T-34, la légendaire « Katioucha » … Le pays construisait les chasseurs et bombardiers de Iakovlev, Lavotchkine, Petliakov et Tupolev, produisait des mitraillettes, des fusils et des mortiers qui ont permis de tenir l’ennemi à distance.



En réponse à la signature par les gouvernements français et britannique des honteux Accords de Munich avec Hitler et Mussolini, notre pays a été forcé de faire un pas. En août 1939 a été signé le Pacte de non-agression germano-soviétique. Le Parti et le gouvernement comprenaient bien que ces mesures n’empêcheraient pas l’inévitable invasion nazie. Mais le pacte a permis à notre pays de repousser ses frontières loin à l’Ouest, et d’assurer temporairement sa sécurité.



Le mythe des « erreurs » du gouvernement soviétique, qui aurait « manqué » le début de la guerre, ne se fonde sur aucun fait documenté. Ils démontrent exactement le contraire. Ainsi, la veille de la guerre, Staline a émis un décret portant création des commandements de front, remplaçant les districts militaires existants. Une semaine avant le début de la guerre, dans les ambassades soviétiques situées dans les capitales des puissances fascistes, tous les documents secrets ont été détruits. Le personnel diplomatique, les membres de leur famille et les autres citoyens soviétiques ont été transportés sur le territoire des ambassades. Il était prévu de les exfiltrer au début de la guerre en échange du personnel de l’ambassade allemande à Moscou, ce qui fut fait.



On peut discuter longuement les raisons des échecs des troupes soviétiques dans les premiers moments de la guerre. Mais, dès décembre 1941 et la bataille de Moscou, il était clair que le fascisme serait vaincu. Les bataillons du peuple soviétique se sont battus et son mort au nom de cela. Ce sont eux qui allaient au front au pas cadencé, à travers la Place Rouge enneigée de novembre 41. C’est au nom de la Victoire que sont mortes sur l’échafaud les résistantes Zoïa Kosmodemianskaïa et Vera Volochina.



L’Armée Rouge a chassé les nazis des plaines de Moscou. Et elle a démontré au monde qu’un peuple qui défend sa terre, sa liberté et son indépendance ne peut être vaincu.



Soixante-dix ans après cette guerre brutale et sanglante, on voit relever la tête des fascistes insatisfaits, des héritiers des bouchers sanguinaires, des anticommunistes de tout poil, des nationalistes de tous bords. Leur but est d’arracher à l’Union Soviétique sa Victoire, de rabaisser le communisme au niveau du nazisme, de calomnier notre histoire et nos anciens combattants.



Le Parti Communiste de la Fédération de Russie est inséparable de notre glorieuse histoire. Nous avons défendu l’étendard rouge de la Victoire et soutenu le droit à une large célébration populaire de la Victoire. Nous croyons fermement que le peuple qui a brisé la nuque au fascisme, éloigné les conséquences de la trahison et de la dévastation, est sur la voie de la réunification, afin de rendre à chaque homme une vie digne.



Nous nous souvenons des exploits de nos pères et de nos grand-pères. Nous pleurons nos morts et sommes fiers de nos vivants !



Gloire au peuple soviétique victorieux !



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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 23:15

gagarin2« Un communiste dans l’espace ! » : chronique du 13 avril 1961 pour le 50ème anniversaire du voyage du citoyen soviétique Youri Gagarine dans l’espace

 

Traduction JC du dossier du Morning Star consacré à Youri Gagarine pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Un communiste dans l’espace

 

De Dennis Ogden, correspondant du Daily Worker, Moscou, 13 avril 1961

 

Voilà l’accueil réservé au héros par ceux qui attendaient anxieusement l’astronaute de 27 ans, le major Youi Gagarine revenu à Moscou ce vendredi matin.

 

Des nouvelles du « Chelovek e Kosmos -  l’Homme dans l’espace » firent le tour de la ville à une vitesse cosmique ce matin. La foule se pressa auprès des haut-parleurs sur les places et dans les rues pour entendre le compte-rendu du vol de 108 minutes dans le vaisseau spatial de 4,5 tonnes « Vostok » (Est)

 

Les automobilistes le long de la rue Gorki s’arrêtèrent sur le trottoir et allumèrent leurs radios pour permettre aux gens d’écouter les dernières nouvelles.

 

Un bourdonnement d’excitation et des murmures de « Molodets » - « bon gars » - accueillirent les mots annonçant que le vol s’était déroulé normalement et que le major Gagarine se portait bien.

 

« Bonne chance à toi et reviens-nous sain et sauf », murmurait une vieille femme aux cheveux blancs, se tenant à mes côtés.

 

Les étudiants de l’université de Moscou interrompirent leurs cours et se dirigèrent vers la Place Rouge, déjà bondée. Ils brandissaient des posters sur lesquels était écrit à la hâte : « Gloire au cosmonaute soviétique ».

 

Quand la nouvelle se propagea dans toute la ville que le portrait du premier cosmonaute serait montré à la télévision, les gens dans la rue frappèrent aux portes des maisons d’étrangers, impatients de voir la tête du héros.

 

Ensuite, lorsque la nouvelle triomphale de l’atterrissage sans heurts fut rendue publique, la foule se rassembla sur la place Maiakovski, se mit l’acclamer et à applaudir à tout rompre, la tension devenue presque insupportable était enfin libérée.

 

Alors que toute l’Union soviétique était ivre de joie, Radio Moscou baptisait le Major Gagarine « le Christophe Colomb de l’espace inter-planétaire ».

 

Une femme me dit encore et encore : « Je suis si heureuse ».

 

Le communiqué de l’agence officielle Tass mettait fin à une période d’incertitude ouverte par les indications claires qu’un vol spatiale de grande ampleur était imminent.

 

« L’atterrissage s’est déroulé normalement ; je me sens bien et n’ai ni blessures ni contusions », tel était le message du Major Gagarine, à son retour de l’espace, qu’il demandait que l’on envoie à M.Khroutchev

 

« Ton vol tourne une nouvelle page dans l’histoire de la conquête de l’espace par l’Humanité, emplit les cœurs du peuple Soviétique d’une immense joie et d’une grande fierté pour leur patrie soviétique », a répondu le premier ministre Soviétique par télégramme.

 

« De tout mon cœur, je te félicite de ton heureux retour sur terre après ton séjour dans l’espace. Je t’embrasse. A bientôt à Moscou. N.Khroutchev ».

 

Ses collègues de l’aviation soviétique espèrent fournir une escorte aérienne au major Gagarine à son arrivée à l’aéroport de Vnukovo. On avance des propositions pour une célébration gigantesque sur place Rouge ce vendredi.

 

Une édition spéciale de la Pravda, normalement journal du matin, est sorti plus tard aujourd’hui.

 

Des nouvelles de ce triomphe sur les forces de la nature furent publiées dans une série de communiqués de Tass, le premier à 10h20.

 

« Ce 12 avril 1961, le premier vaisseau Spoutnik au monde, le Vostok, avec un homme à bord a été placé sur orbite en Union soviétique », proclamait d’un ton guilleret le présentateur vedette de radio Moscou, Youri Levitan.

« Le pilote du vaisseau spoutnik Vostok est un citoyen d’Union soviétique, major des forces aériennes, Youri Alexeyevich Gagarine ».

 

102256754Youri Gagarine (1934-1968)

 

Né dans un petit village de Klushino, dans la région de Smolensk, les origines de Garagine étaient fort modestes.

 

Son père était charpentier et sa mère travaillait dans une ferme collective.

 

Ils perdirent leur maison en 1941 quand l’armée Allemande avançait dans le territoire Russe et ils furent contraints de s’improviser un toit de fortune dans une cabane dans leur jardin.

 

Quand l’Armée Rouge libéra le village en 1944, Youri put enfin aller à l’école et il décida qu’il voulait continuer à étudier plutôt que de rester à la campagne.

 

Mais ne disposant pas des années d’éducation nécessaires, il ne put accéder à l’université, ce qui l’emmena à fréquenter un établissement professionnel à Lubertsy, rattaché à une aciérie, et il commença une formation de métallurgiste.

 

Il rejoignit le Club aéronautique de Saratov où il passa son temps libre et apprit à manier des avions légers.

 

Diplômé à l’âge de 20 ans, il fut recommandé à l’Ecole d’Aviation militaire d’Orenburg, rejoignant l’armée de l’air soviétique en tant que pilote en 1956.

 

Cinq ans plus tard, et comme visage du programme spatial Soviétique, la vie de Gagarine changea de façon spectaculaire à partir du moment où il fut éjecté en parachute à une hauteur de sept kilomètres.

 

Son vol spatial en fit un héros national et une célébrité mondiale.

 

Il voyagea beaucoup pour promouvoir les réalisations de l’Union soviétique et eut envie de voler encore, mais en tant que héros national on lui interdit de nouveaux vols spatiaux.

 

Il forma plusieurs autres cosmonautes, et s’inscrit à l’Institut du génie aéronautique de Zhukovsky en 1965, diplômé avec mention pour avoir conçu un engin spatial à voilure fixe similaire à la navette spatiale américaine.

 

En mars 1968, lors d’un vol d’essai de routine dans un MIG-15, l’avion de Gagarine s’écrasait, le tuant lui et son co-pilote. Il avait 34 ans.

 

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 01:36

Jorge Rafael VidelaLe dictateur argentin Rafael Videla, responsable de la disparition de plus de 30 000 opposants politiques, condamné à perpétuité



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Communiqué de la chaîne de télévision vénézuelienne TeleSur



Le Tribunal fédéral numéro 1 de Córdoba, a prononcé la perpétuité dans une prison de droit commun pour l'oppresseur argentin Jorge Rafael Videla, accusé de crimes contre l'humanité lors de la dernière dictature militaire.



Videla a été condamné, avec 29 autres accusés, parmi eux, Luciano Benjamin Menendez, qui passera devant une commission médicale pour estimer s'il peut purger sa peine dans une prison de droit commun.

 

Les juges Jaime Diaz Gavier, Carlos Lazcano et José Perez Villalobo, ont estimé Videla et Menendez responsable des crimes qui leur étaient imputés et qui correspondent à la mort de 31 prisonniers politiques, auxquels s'ajoutent les personnes enlevées et torturées par les anciens policiers présents sur le banc des accusés.

 

L'ancien chef des armées avait déjà été condamné à perpétuité lors du procès de la Junte des Commandants organisé en 1985, mais il avait été gracié par le président Carlos Menem (1989-1999), en dépit des protestations des Argentins.

 

Le verdict, qui impose que cette peine soit purgée dans une prison de droit commun, a été accueillie dans la joie par les proches des victimes et les survivants de la répression illégale, tant devant les portes du tribunal de Cordoba qu'à Buenos Aires, où le verdict a été retransmis en direct au siège du Secrétariat des droits de l'Homme d'Argentine.



Le correspondant de teleSUR en Argentine, Sergio Darco, a souligné que « c'était ce que l'on attendait, l'excitation et la joie de toutes ces personnes qui se trouvaient aux portes des tribunaux ».



« L'ancien président de facto Jorge Rafael Videla ira dans une prison de droit commun, il convient de rappeler que Jorge Rafael Videla avait déjà été condamné et qu'il a pu passer sa peine chez lui ».



Pour ce qui est de Menendez, Darco a rappelé qu'il « avait laissé entendre que, pour des raisons de santé, il ne pouvait aller en prison ». Toutefois, après le verdict de mercredi, « il sera soumis à un examen médical pour évaluer si il peut finalement purger sa peine dans une prison de droit commun ».



Le procès avait commencé le 2 juillet dernier et s'est conclu par le verdict rendu ce mercredi. On attend encore la décision finale concernant les autres oppresseurs placés par la justice Argentine sur le banc des accusés.



Pour se défendre, l'ancien dictateur Videla a revendiqué les agissements des Forces Armées durant son mandat et a insisté sur le fait que « la société argentine a été la principale force protagoniste de cet affrontement et c'est elle qui a donné ordre à son bras armé d'intervenir en sa légitime défense ».



De son côté, l'oppresseur Luciano Benjamin Menendez, qui s'est distingué durant la dictature militaire comme le chef du 3ème corps d'Armée, a justifié le terrorisme d'Etat en avançant l'idée que « les argentins ont subi l'assaut des subversifs marxistes qui, sur ordre de l'Union soviétique et de sa succursale américaine, Cuba, voulaient soumettre le pays à leur système. »



Le prix Nobel de la Paix et responsable du Service Paix et Justice (Serpaj), Adolfo Perez Esquivel, qui a assisté aujourd'hui à l'audition 62 du procès, a déclaré que l'Argentine « est allé plus loin que n'importe quel autre pays » en ce qui concerne les procès pour violations des droits de l'Homme, ce qui, dit-il, a constitue une « très importante décision politique du peuple argentin. »



Perez Esquivel a affirmé par ailleurs que le procès est « une avancée de la plus haute importance dans le droit à la vérité et à la justice, où le Pouvoir Judiciaire et la décision politique d'avancer dans ces procès vont permettre d'établir qui sont les responsables de ces crimes contre le peuple et que cela ne se reproduira plus jamais ».



« Cela constitue un précédent non seulement en Argentine, mais aussi dans le monde entier », a ajouté Perez Esquivel.

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